19/02/2012

Coûts des heures supplémentaires de la police, qui a intérêt à attiser une telle polémique ?

 

Ainsi donc les heures supplémentaires de la police sont en augmentation, ainsi donc les heures supplémentaires de la police ont un coût, pourtant :

 

J'ai souvenir d'une Commission des finances qui hurlait au sujet d'une prime demandée pour des heures supplémentaires effectuées.

 

J'ai souvenir d'une Cour des comptes qui fustigeait l'opacité du mode de compensation et de paiement des heures supplémentaires.

 

J'ai souvenir d'un Grand argentier qui désirait maîtriser ces coûts avec une Loi, des Règlements.

 

J'ai souvenir d'un Président de département qui expliquait déjà que le manque d'effectifs avait des répercutions sur les engagements opérationnels, et donc sur le nombre d'heures supplémentaires nécessaires.

 

J'ai souvenir d'un protocole d'accord signé, de l'entrée en vigueur d'une nouvelle Loi sur la police et d'un Règlement d'application.

 

J'ai souvenir que c'est l'employeur, sous la pression de la Commission des finances, de la Cour des comptes, du Parlement, qui a proposé :

 

  • Une modification de l'âge de la retraite, mettant au bénéfice d'un pont les plus touchés, sans opacité;
  • Un lissage de la grille salariale, sans opacité;
  • Des débours forfaitaires, sans opacité;
  • Des horaires annualisés, sans opacité;
  • Une compensation des heures supplémentaires de 25 % sur un jour de travail et de 100 % sur un congé, ce qui se rapproche le plus du MIOPE, sans opacité;
  • Un mode de récupération, puis de paiement des heures supplémentaires réglementé, sans opacité;
  • L'instauration d'un Piquet, pour des besoins opérationnels évidents, avec une compensation de 15 %, sans opacité;
  • Une fiscalisation de l'indemnité pour risque inhérent à la fonction, que les syndicats ont combattue en vain, le tord étant physique et moral, une imposition sans opacité.

 

Toutes ces modifications devaient, si je me souviens bien, apporter une grande clarté dans la gestion de la police, allant de ses engagements à ses budgets en passant par son mode de rémunération.

 

Aujourd'hui, nous citoyens constatons que nous avons des policiers avec un horaire annuel aux normes, des débours reconnus comme frais réels, un salaire d'une grande clarté, des prestations étatiques réglées par une Loi et des Règlements, une retraite adaptée aux règles fédérales.

 

Reste qu'une « réorganisation » de la police est prévue par le Département et une Cour des Comptes qui voudrait que ses recommandations inadaptées soient mises en application.

 

Reste un Grand argentier qui peut budgétiser tous ces frais sans opacité.

 

Reste le véritable problème du manque d'effectif et pour lequel le recrutement n'est pas encore une réussite, constat qui devrait faire dire à l'employeur qu'une redistribution du cahier des charges entre les divers partenaires serait plus efficiente qu'un hypothétique tsunami de personnel, qui aurait de facto un coût de gestion dont personne ne parle à ce jour.

 

Alors, à qui profite le crime, car les problèmes rencontrés par nos policiers ne sont pas en lien avec leur rémunération, mais bien avec des choix politiques, législatifs et administratifs. Aujourd'hui, les responsabilités sont donc politiques, pas policières.

 

Il est vrai que pendant que l'on parle de gros sous, on ne parle plus d'insécurité, mais sachant que la sécurité à un coût, tout comme la santé, qui a donc intérêt d'attiser une telle polémique ?

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

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13/02/2012

Les Dieux de l'Acropole regardent l'Europe et lui demandent de revisiter ses valeurs.

Alors que les événements se précipitent en Grèce, je crois que notre société se retrouve à un tournant important pour la civilisation occidentale. Après le « printemps arabe », voilà que c’est l’Europe qui gronde, qui résonne, qui détonne, qui s'interroge, qui ose.

Les populations européennes sont devenues les otages d’un système économique et financier basé sur la croissance, sur la spéculation, sur une monnaie qui a une certaine valeur mais qui a perdu toutes ces valeurs.

Les politiques monétaires et budgétaires menées précipitent actuellement l’Europe dans un précipice, dans lequel quelques États membres sont déjà tombés. Ces derniers ne se retiennent encore que par que quelques baudriers accrochés aux cotations de la bourse et aux aides financières accordées, une sécurité précaire basée sur des valeurs qui n’en sont pas.

Dans les prochains mois, la révolte populaire européenne sera pécuniaire et sociale, en lutte contres les systèmes financiers en place. La politique du développement économique durable devrait devenir la référence dans une société de libre échange où la croissance ne sera plus la valeur primaire, déclassée qu’elle serait par le partage des richesses, du travail et des biens de premières nécessités.  

Cette crise qui sera sans précédant va surtout réveiller les consciences, qui vont devoir se retourner sur notre société avant d’en redéfinir les véritables valeurs. Soyons certain que le « Nouveau Monde » est en route, il devrait éclore le 21 décembre 2012.  

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon. 

24/01/2012

Genève, où es-tu ?

Genève, où es-tu !

 

Genève, tu es la ville la mieux gérée de Suisse, mais Genève je ne te reconnais plus.

 

Pourtant, il y a encore quelques années je t'imaginais conquérante, courageuse, ambitieuse, pragmatique, grande et belle avec un Esprit rayonnant.

 

Il y a quelques années, je t'espérais avec des valeurs sauvegardées, avec une image universelle, avec une capacité à t'offrir, à te proposer, à t'engager.

 

Il y a quelques années, je te voulais garante d'une neutralité reconnue, placée au centre des besoins, des espoirs, des attentes, engagée entre les décideurs et les voix des peuples qui gondent.

 

Il y a quelques années, je croyais que le développement durable de l'humanité se devait de passer par toi, comme un exemple, comme un gage de réussite, de progrès, de compromis, d'une prise de conscience universelle.

 

Il y a quelques années, je te dessinais avec un pont magnifique, une rade illuminée, des quais fleuris, des parcs verdoyants, des rues lieux de vie communautaire et des routes guides de nos déplacements à la croisée des destinées.

 

Genève, aujourd'hui je ne te reconnais plus, je ne te reconnais pas. Tu as perdu ton Esprit qu'une Constituante improbable, contestée, contestable, tente de retrouver entre les traverses d'une guerre des clans qui n'entrent pas en constitution.

 

Genève, tes valeurs, tes croyances, tes richesses, tes Grands Hommes avaient pourtant su construire les fondations solides d'une cité universelle, d'un canton reconnu comme un label de qualité, de fiabilité, de dialogue, de médiation, de sincérité, de paix.

 

Genève, où es-tu ?

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

11/01/2012

Désamorcer la bombe ... vite, très vite !

 

Ce qu'il a de bien en vacances, c'est qu'on a le temps, celui de lire, d'écouter, d'observer, de réfléchir et d'analyser.

 

Le conflit qui s'est ouvert entre les syndicats de police et le DSPE s'est rapidement transformé en bombe à retardement. A travers la détermination déployée, les policiers attendaient une réaction, celle du Conseil d'Etat. Elle vient de tomber.

 

Le Conseil d'Etat a exprimé son soutien total à Isabel Rochat, magistrate de tutelle de la police, prise à partie depuis le début de la semaine par le syndicat de la gendarmerie. Le Conseil d'Etat a annoncé qu'il a convoqué demain matin la hiérarchie de la police. Il va lui demander d'analyser la légalité des actions ou des menaces d'actions annoncées lundi par le syndicat.

 

Le Conseil d'Etat attend également de la hiérarchie de la police qu'elle fasse des propositions de sanction et de mesures destinées à rétablir l'ordre et la discipline au sein du corps de police, s'il s'avère que les actions votées lundi par les policiers ne sont pas conformes avec la loi. Pour mémoire, lors de l'assemblée générale de la gendarmerie, les policiers ont voté la grève des amendes, le refus d'effectuer des heures supplémentaires lors des jours de congé et la tenue d'une manifestation dans la rue.

 

Précisons encore que le Conseil va demander à la hiérarchie de la police de procéder à une analyse précise des revendications des représentants des policiers. Il se dit ouvert à tout dialogue constructif.

 

A la lecture de cette communication, je devine que la direction de la police va servir de fusible, tout comme l'écrit si bien Pascal Décaillet sur son dernier blog. Son analyse est d'ailleurs, et comme souvent, pertinente, je vous laisse en prendre connaissance :

 

http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2012/01/11/pol...

 

La réaction du Conseil d'Etat ne pouvait pas être autre. Sous le sceau de la collégialité le soutien clamé est logique. La responsabilisation de la direction de la police et l'éventuelle pénalisation des actions syndicales sont tactiques. L'analyse des revendications et le message d'ouverture à tout dialogue constructif sont la porte ouverte pour sortir d'une situation qui échappe à tous.

 

N'oublions pas qu'en moins de vingt-quatre heures nous avons lu Eric Bertinat sur son blog qui demande une rocade départementale au sein du Pouvoir Exécutif, ce qu'il a confirmé de vive voix sur Léman Bleu, suivi dans son raisonnement par René Longer et Eric Stauffer :

 

http://riton.blog.tdg.ch/archive/2012/01/09/police-le-con...

 

Ce jour, nous avons lu Vincent Maitre exiger sur son mur Facebook la démission du président du syndicat UPCP.

 

Une danse du scalp injustifiée, comme si, dans la situation que nous traversons, une tête qui tomberait maintenant permettrait aux autres de relever la leur, ou quand les illusions perdues sont à la recherche d'alibis.

 

  • Les syndicats espéraient être entendus du Conseil d'Etat, c'est fait.

 

  • Isabel Rochat attendait le soutien du Conseil d'Etat, c'est fait.

 

  • La hiérarchie de la police retrouve une technocratie perdue et les responsabilités qui vont avec.

 

  • Quelques voix se sont exprimées, sortant du bois, elles ont été entendues.

 

Rien n'est solutionné, des décharges ont été distribuées mais la bombe à retardement issue de ce conflit doit être désamorcée maintenant, car les dégâts collatéraux seraient bien trop nombreux si implosion il devait y avoir, et là le risque est grand.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

10/01/2012

Dialogue de sourds ou analyse aveugle de la situation ?

 

Cela devait se produire, cela s'est réalisé hier. Le conflit larvé entre les policiers et le DSPE a éclot. Cette fois ci, la situation est grave, et il ne s'agit pas d'un simple combat de personnes qui oppose la présidente d'un département et le responsable d'un syndicat, le mal est bien plus profond.

 

D'un côté, nous nous retrouvons avec une magistrate qui vient de perdre le contrôle de ses troupes, de la situation, des événements, de l'ordre républicain qui se devrait d'être légitimement établi. Si elle n'a pas encore perdu la face, c'est la crédibilité managériale de l'ensemble du DSPE qui est remise en cause ce matin. Ne doutons pas que le Conseil d'Etat incorpore va réagir et soutenir Isabel Rochat, mais la brèche est ouverte sachant que certains députés ou journalistes s'y sont déjà engouffrés.

 

De l'autre côté, nous constatons la présence de policiers déterminés car fâchés. Ils sont furieux et le font savoir, maladroitement probablement mais avec sincérité et unanimement à travers leur syndicat. Nos pandores en ont marre, ils sont fatigués, ils sont démotivés, ils sont consternés, mais surtout ils se sentent incompris et trop peu respectés.

 

Que trouvons-nous dans leurs revendications ; un meilleur salaire, une indemnité de plus, quelques jours de vacances supplémentaires ?

 

Que nenni, en ma qualité de citoyen, en écoutant et en observant l'actualité, je devine que les policiers genevois sont en attente de moyens, de légitimité, d'une image positive, de reconnaissance, de respect.

 

Des moyens car nos argoulets on besoin d'un soutien administratif, avec l'engagement jugé nécessaire de commis administratifs afin de les soulager de ces tâches qui les éloignent du terrain. Car nos policiers constate eux aussi la dégradation de la situation sécuritaire en rue, et ne peuvent décemment pas supporter celle-ci. Une véritable amélioration passe par l'augmentation drastique du nombre de procureurs et de juristes auprès du pouvoir judiciaire, ainsi qu'un accroissement important des places de détention afin que l'autorité pénale ne se retrouve pas pieds et poings liés. Tout ceci à un coût, celui de la sécurité de tous et cette question se doit de résonner en commission des finances, même si le plan quadriennal devait à en être modifié.

 

De légitimité car les gendarmes sont un maillon important de la chaîne sécuritaire, ils en souffrent par des engagements opérationnels très nombreux, imposés, et qui engendrent des heures supplémentaires. Celles-ci sont reconnues hiérarchiquement comme nécessaires au bon fonctionnement de l'institution afin que les missions premières de la police puissent être assurées. Le problème est que ces mêmes heures supplémentaires sont jugées insupportables par leur employeur, qui déclare ne pas comprendre la croissance de celles-ci. Faire toujours plus avec encore moins, pas certain que cette formule fonctionne encore.

 

D'une image positive car si la véritable solution au problème demeure une augmentation des effectifs policiers dans les trois corps, reste que le recrutement n'apporte pas les résultats escomptés. Alors que nous nous retrouvons en période de crise économique, alors que le salaire à l'engagement est intéressant, alors que ce métier comporte certes des contraintes mais qu'il demeure une formidable école de la vie, les postulants espérés ne sont pas présent au portillon. Ne faudrait-il pas alors poser les véritables questions à ces jeunes gens et leur demander entre autre pour quelles raisons ils ne choisissent pas la profession de policier. Sommes-nous face à un problème d'image ou un véritable phénomène de société où les jeunes ne s'engagent plus au service des autres ?

 

De reconnaissance car pour avoir discuté avec des amis policiers, je devine que ceux-ci n'ont plus de plan de carrière. Celui-ci a été réduit à néant par le lissage de leur grille salariale il y a deux ans, dernier cadeaux de la législature de Laurent Moutinot. Prendre du grade, des responsabilités et diriger plusieurs dizaines de collaborateurs pour une valorisation salariale proche du néant, c'est plonger la police dans le grand bain de la fonction publique et de tous ses travers.

 

Une erreur de plus qui est probablement venue nourrir ce fort sentiment d'irrespect de la fonction, d'un métier d'autorité et donc des hommes et des femmes qui s'y attèlent tous les jours.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

08/11/2011

Genève doit entrer en guerre contre l'insécurité, la criminalité, les incivilités, afin que nos valeurs redeviennent les piliers de notre société.

« Encore un fait-divers à Genève, un de plus. A travers une banalisation de la violence, des statistiques, des victimes, des effets collatéraux, des craintes et des inquiétudes réelles des citoyens de ce canton, c'est notre société qui meurt à petit feu.

 

Ce soir, un homme va probablement mourir, pour avoir reçu une balle dans la tête à la sortie d'une Migros. Règlement de compte, jalousie, mafia, drogue, argent, acte gratuit et crapuleux ou meurtre banal dans une société qui a perdu tous ses repères à travers la disparition de ses valeurs ?

 

Nous ne pouvons plus continuer ainsi, l'indolence politique doit cesser et les responsabilités ayant engendré ce chaos doivent être mises en évidence. Il faut oser, il faut dénoncer, il faut critiquer, il faut changer, il faut se révolter et dire stop à la violence, à l'insécurtié.

 

- Oser relever l'indolence politique sur les véritables problèmes liés à l'insécurité.

 

- Dénoncer les incompétences stratégiques à travers les priorités accordées.

 

- Critiquer l'insouciance de nos élus qui s'endorment une fois certaines élections passées.

 

- Changer de ton, de comportement, d'attitude, de méthode, de vision d'avenir pour redonner vie à notre canton.

 

- Se révolter car il n'est plus admissible que la population de cette ville, de ce canton, aie peur d'envoyer son enfant faire une course dans un supermarché sans craindre pour sa sécurité, son intégrité, sa vie.

 

- Se révolter encore car il n'est plus tolérable que nos hôtes se fassent détrousser, voler, spolier, abuser.

 

- Se révolter ensuite car il n'est plus acceptable d'entendre dire que nous ne pourrons jamais revenir en arrière, que c'est la société qui change, que dans d'autres grandes villes c'est pire, que c'est la faute de l'autre.

 

- Se révolter toujours car les responsables de cette catastrophe sociétale sont les mêmes qui décident de quoi demain sera fait, alors qu'aujourd'hui est déjà un gouffre ce qui nous est insupportable.

 

- Se révolter enfin car il n'est pas envisageable d'imaginer que la sécurité de demain puisse être menée par des milices, privées ou citoyennes, en lieu et place d'une police forte, déterminée et déterminante. Il en va de la survie de la démocratie.

 

Mais pour cela il faut du courage ;

 

-         Courage politique d'admettre ses erreurs

-         Courage judiciaire d'entendre les clameurs

-         Courage hiérarchique d'écouter les acteurs

-         Courage citoyen de dire « stop à la violence » et de se révolter

 

Le canton de Genève doit entrer ne guerre contre l'insécurité, contre la criminalité, contre les incivilités, contre la perte par assassinat de nos valeurs qui ont pourtant fondé cette société, par devoir de mémoire envers nos anciens qui ont lutter pour la sauvegarde de nos libertés, par instinct de survie pour que nos familles puissent vivre en paix et par respect pour l'avenir de nos enfants, car demain peut être un jour nouveau si volonté il y a de se révolter, et d'oser enfin. »

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

« N'est-il pas étrange de nous voir défendre plus farouchement nos erreurs que nos valeurs ? »

Khalil Gibran

 

 

01/11/2011

Quand la démocratie est attaquée par des nations devenues aveugles, en allant à l'encontre de la Paix !

Lundi, la Palestine est officiellement et démocratiquement devenue membre à part entière de l'UNESCO. Ce qui devait être un grand pas vers la paix est devenu depuis ce jour un nouveau défit pour les organisations onusiennes.

 

Si la position de la Suisse lors de ce vote, qui s'est contentée de s'abstenir, n'a pas été glorieuse pour notre pays, terre qui se veut esprit de paix dans le monde, celle des États-Unis n'est pas plus belle. Ce pays, gendarme du monde, a voté contre cette adhésion et déçu du résultat démocratique les USA viennent de suspendre le versement de 60 millions de dollars en faveur de l'UNESCO, un affront à la démocratie. Une décision qui se veut « automatique » mais qui ressemble bien à une sanction d'influence.

 

Pire encore, ce jour nous apprenons qu'Israël, qui vient d'essuyer un revers politique certes, prend des mesures de rétorsion en accélérant ses implantations en Cisjordanie, tout en gelant à titre provisoire le transfert de fonds destinés à l'Autorité palestinienne, qui servent pourtant au bon fonctionnement des institutions palestiniennes.

 

Des sanctions inadmissibles qui ne respectent en aucun cas une décision démocratique, source d'espoir de paix au Proche-Orient. Les intérêts discutables de certain pays rendent les hommes aveugles et plonge une nouvelle fois cette partie du monde dans la crise.

 

Ces gens de mauvaise volonté accélèrent la destruction du processus de paix, qui était pourtant en route. Ils vont à l'encontre de la paix des hommes, mais surtout ces décideurs et ces nations bafouent les fondamentaux de l'UNESCO, ses valeurs, ses objectifs et sa mission première qui est de contribuer à la construction d'une culture de paix, à l'éradication de la pauvreté, au développement durable et au dialogue interculturel à travers l'éducation, les sciences, la communication et l'information, et bien plus encore.

 

Comme le rappelle si bien le préambule de l'Acte constitutif de l'UNESCO, les guerres prenant naissance dans l'esprit des hommes, c'est dans l'esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix.

 

Au delà des guerres, des conflits, des religions, des croyances, des intérêts politiques ou économiques, l'humain et la paix doivent demeurer les priorités des débats. C'est l'humantié entière qui est souillée ce soir.

 

J'espère que demain, au banc des nations, des voix s'élèveront contre ces mesures de rétorsion, ces sanctions, en criant vigoureusement que la démocratie ne doit pas être bafouée, afin d'aider l'UNESCO à réaliser sa tâche qui s'annonce déjà insurmontable, même dans l'intérêt des hommes.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

http://www.unesco.org/new/fr/unesco/

 

26/10/2011

Demain, il nous faudra sortir des ténèbres !

Si au lendemain des élections fédérales certain partis politiques se sont réveillés avec la gueule de bois, pour des raisons diverses, c'est ce matin que je m'éveille. Depuis quatre ans les cauchemars et les rêves de notre société nous accompagnent, guidés par les pouvoirs législatifs.

 

Genève, elle, se trouve dans les ténèbres depuis trop longtemps, chômage, logement, sécurité, mobilité, coûts de la santé publique, coûts de la vie, image et Esprit de Genève. Il est temps d'en sortir, mais ce n'est pas les dernières élections fédérales qui changeront quelque chose. Les élus genevois reconnus dimanche vont bien tenter d'apporter une pierre à l'édifice de la reconstruction de Genève, mais ce rêve demeure une utopie si tous nos représentants ne vont pas unis au combat en montant à la Berne fédérale pour défendre les intérêts de la République et de sa population.

 

Placer trop d'espoirs autour de la fosse aux ours, ce serait faire preuve d'une grande naïveté politique en nos qualités d'électeurs. Certes les troisièmes voies, routières et CFF, ainsi que la traversée de la rade dépendent d'une décision fédérale au sujet du financement de ces ouvrages, mais aussi de la vision d'avenir que la Confédération envisage au sujet de la mobilité urbaine et suburbaine. Reste les problèmes des assurances sociales ou celui des montants des primes de l'assurance-maladie obligatoire, dont les variations entres les cantons sont devenues inacceptables. De vastes sujets avec des enjeux économiques importants, « garanties » de débats longs et incertains sous la Coupole fédérale.

 

C'est là où nous devons prendre conscience que si Genève veut sortir rapidement des ténèbres qui l'habitent, c'est en premier lieux en nos terres et en nos murs que nous devons trouver les premières solutions, notamment sur les thèmes du logement, du chômage, de la sécurité, de la mobilité, de l'image et de l'Esprit de Genève.

 

Seul un pouvoir législatif cantonal possédant une vision du monde nouvelle pour Genève, en sortant du carcan institutionnel politique en place depuis trop longtemps et qui nourri simplement les oppositions, pourra trouver des solutions cantonales aux problèmes relevés qui sont depuis devenus des défis.

 

Dans deux ans, il faudra une nouvelle fois aller voter dans le cadre d'élections. Dans deux ans, nous serons une nouvelle fois inondés d'affiches aux slogans substantiels et aux sourires artificiels. Dans deux ans, nous devrons enfin faire comprendre de quel avenir nous voulons pour Genève, pour notre population, pour nos enfants.

 

Dans deux ans, il faudra s'indigner, et aller voter pour les consciences qui se seront depuis réveillées.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

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23/10/2011

Le temps de retrouver un travail, je compte les minutes à l'OCE !

Ceci n'est qu'une fiction, à la recherche du temps perdu, des minutes nécessaires, des secondes attendues, des espoirs intemporels, celui de trouver un emploi.

 

Le 12 août 2012, environ 18'000 personnes (une moyenne entre les 20'833 demandeurs d'emploi et les 15'095 chômeurs) devront se rendre rue de Montbrillant, derrière la gare de Cornavin, pour bénéficier des prestations de l'Office Cantonal de l'Emploi (OCE). Pour désengorger le centre-ville, c'est pas la meilleurs des idées que nos élus ont eu là, mais bon, passons, l'important est ailleurs.

 

En comptant 22 jours ouvrables par mois et un passage à l'agence mensuel par bénéficiaire des prestations, nous arrivons à 818 personnes jours. Sachant que les agences, généralistes dans le traitement des dossiers, seront au nombre de 4 en ce lieu, avec une dizaine de conseillers en personnel prévus pour chacune, nous arrivons à 20,45 dossiers jour par conseiller.

 

En divisant les huit heures de travail à disposition par ce nombre, nous arrivons à 23 minutes par personne, soit 1'380 secondes mensuelles pour aider un citoyen dans ses démarches, soit pour bénéficier d'une allocation, soit pour un retour à l'emploi, voire bien souvent les deux en ouverture de dossier.

 

C'est déjà court, sachant qu'il ne faut pas oublier un conseiller en vacances par groupe et un malade ou en formation continue, et nous tombons à huit collaborateurs par entité, soit une augmentation des dossiers par employé. Nous arrivons alors à 25,5 suivis jour par conseiller, soit 18 minutes et donc 1'080 secondes par mois pour accompagner le chômeur.

 

Là, c'est très court, tout comme la politique genevoise menée depuis des années envers les chômeurs non qualifiés ou ne bénéficiant pas d'un profil adéquat pour un retour à l'emploi. C'est la loi du marché qui dicte ses règles, probablement, mais c'est l'humain qui reste sur le bord de la route, à compter les secondes qui le séparent d'un prochain entretien, en espérant ne pas arriver en fin de droits et finir à l'Hospice général, car là c'est une autre calcul qui débute, en dehors de toutes statistiques.

http://www.geneve.ch/oce/doc/2010-cdp-novembre.pdf

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

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20/10/2011

Pourquoi la dépénalisation des stupéfiants est une hérésie !

Que la commission mondiale pour la politique des drogues préconise la dépénalisation des drogues par la voix de Mme Ruth Dreifuss, ancienne Présidente de la Confédération suisse, est une chose. Que cette instance se base sur son rapport de juin 2011 en est une autre, mais que le bon sens ne vienne pas nourrir les fondamentaux de cette analyse est inquiétant pour l'avenir de notre société et de nos enfants.

 

Ainsi donc la guerre mondiale contre les drogues a échoué, avec des conséquences dévastatrices pour les hommes et pour les sociétés du monde entier ;

- La guerre mondiale contre les drogues, ah bon. J'ignorais qu'un tel combat, digne d'une bataille universelle que l'on veut gagner, avait été mené au plan mondial. J'ignorais aussi que la gagne passait pas une victoire totale, alors que bien des petits combats sont vainqueurs au quotidien dans cette lutte menée par les soldats de nos valeurs.

- Rendre les armes ainsi, sans vouloir combattre plus en avant, plus loin, plus profondément, en usant de stratégies nouvelles mais sans reddition, c'est donner gain de cause à l'adversaire, c'est le renforcer dans ses convictions profondes que le crime paie, que la drogue fait vivre et que les valeurs de ces grandes mafias sont plus fortes que celles de notre société.

- Jamais notre population ne devrait avoir l'ombre d'un doute au sujet de cette guerre qui doit être menée contre les stupéfiants, contre ceux qui cultivent, contre ceux qui fournissent, contre ceux qui trafiquent, contre ceux qui sont corrompus par ce fléau, contre ceux qui sont dépendants de ce vice, car la drogue est la gangrène sociétale de ce siècle.

- Il est "heureux" dans ce malheur de se rendre compte que les conséquences sont dévastatrices pour les hommes et pour les sociétés du monde entier, mais ce n'est pas cet embryon de guerre qui en est la cause, mais bien la drogue et tous ses dommages collatéraux. Il ne faut pas lutter contre la guerre, mais contre la drogue. Aucun combat n'est simple à gagner, mais se rendre sans y avoir mis toutes ses forces, c'est mourir en léguant une société sans avenir à nos enfants.

 

 

Ainsi donc il faut mettre un terme à la criminalisation, à la marginalisation et à la stigmatisation des consommateurs de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui ;

- A ce jour, je ne connais aucun consommateur de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui, seules les personnes totalement sevrées ont gagné ce pari fou, celui de vaincre la drogue et ne plus nuire à son entourage, à ses proches surtouts, à sa famille en premier bien souvent.

- La marginalisation et la stigmatisation ne proviennent en aucun cas de la criminalisation de la consommation de drogue, mais bien de la consommation de ces substances illicites qui engendrent une désocialisation totale de l'être, une perte des valeurs et du respect de soi-même. Seul le produit compte et induit des comportements stigmatisant, puis la marginalisation au regard d'une société où le consommateur ne s'implique plus.

- Une aide, un accompagnement, un suivi avec des objectifs qui passent par la revalorisation de l'humain, de ses valeurs, des ses repères est le minimum que l'on puisse offrir à tout consommateur qui fait vœux de sortir de cette déchéance humaine. Un appui thérapeutique devient alors souffle de vie avec des produits de substitutions adéquats.

- Malheureusement, bien souvent l'appel du manque demeure plus fort que la cure, et le toxicomane replonge de plus haut pour s'évader un peu plus dans ses nébuleuses. Les marchés parallèles sont ainsi alimentés pour répondre à cette demande, avec un trafic sans cesse innovant, dans les moyens, dans les produits proposés et avec l'avènement des drogues de synthèse.

 

 

 

Ainsi donc il faut rejeter les idées préconçues sur le trafic, la consommation et la dépendance au lieu des les renforcer ;

- Une énumération de ces idées préconçues serait intéressante, même si le nerf de la guerre n'est pas là. Peu importe l'idée, elle germe de nos valeurs, de nos repères, de notre vision du monde qui en seront les guides. C'est bien là qu'il faut travailler en amont, retrouver des valeurs qui ont su, par le passé, faire avancer notre société en luttant contre les fléaux dévastateurs qui se sont succédés.

- Quelles valeurs accordons-nous à la drogue, au trafic, à la consommation de celle-ci et de la dépendance qui en résulte inévitablement pour les drogues dures ?

- Quels repères sociétaux prêtons-nous à la drogue, au trafic, à la consommation de celle-ci et de la dépendance qui en résulte inévitablement ?

- Quelle vision du monde offrons-nous face à la drogue, au trafic, à la consommation de celle-ci et à la dépendance qui en résulte ?

- Les solutions pour une approche nouvelle passent indéniablement par les réponses obtenues à ces questions. Il en va de l'avenir de notre société.

Ainsi donc il faut encourager l'expérimentation par les gouvernements de modèles de régulation légale des drogues, de manière à réduire le pouvoir du crime organisé et à protéger la santé et la sécurité des citoyens ;

- Quelle naïveté que celle de croire que qu'un modèle de régulation légal et gouvernemental viendrait réduire le pouvoir du crime organisé et qui plus est protéger la santé et la sécurité des citoyens.

- Le crime organisé se réorganisera avec des substances nouvelles, dont l'attrait et probablement la spécificité feront que le marché parallèle, le trafic, demeureront avec le risque que la rareté des produits illicites proposés fasse grimper les prix de ceux-ci.

- La libéralisation à travers une distribution étatique, pharmaceutique, médicale a déjà été testée avec la méthadone. Ce produit est une aubaine lors d'un traitement, mais il est bien souvent détourné de l'usage personnel et individuel prévu, pour réapparaitre sur le marché parallèle. Il en va de même avec de nombreux médicaments prescrits, tel le Dormicum. C'est alors l'Etat, les pharmaciens et les médecins qui alimentent ce marché parallèle de substitution, un comble pour qui veut contrôler ladite distribution.

 

Ainsi donc cette recommandation s'applique particulièrement au cannabis, pour d'autres drogues il faudrait encourager également d'autres expériences en matière de dépénalisation et de réglementation capables d'atteindre les mêmes objectifs.

 

La politique des drogues menée à ce jour aurait eu comme effets pervers :

 

1. Le développement d'un « gigantesque marché noir criminel » financé par les bénéfices exponentiels générés par la satisfaction de la demande internationale en drogues illicites.

- Si indéniablement le "gigantesque marché noir criminel" diminuerait à l'aube d'une légalisation, les drogues nouvelles et alors illicites, de synthèse probablement, viendraient rapidement inonder un nouveau marché gris criminel.

- La satisfaction de la demande internationale en drogues n'est que la résultante du marché, de l'offre et de la demande. La question ne se pose pas en capacité de fournir étatiquement le produit, mais bien de déterminer les conditions et les habitudes des consommateurs. Le malaise sociétal est une des causes importantes de l'augmentation des abus, il faut là aussi rechercher les causes de ces addictions.

 

2.  D'importants errements politiques, résultant des ressources allouées au financement d'un vaste système de répression contre ce marché criminel.

- La répression contre ce marché criminel a un prix, mais il est aussi possible d'envisager autrement le financement de cette lutte, les saisies judiciaires pourraient par exemple venir financer ce combat. L'argent de la drogue contre la drogue.

- C'est un faux débat, les premières économies ne doivent pas venir aider à une augmentation de l'insécurité en attaquant les budgets de la sécurité.

 

3.  Le déplacement géographique, aussi appelé « effet ballon », dû au changement des régions de production dans le but de contourner les mesures répressives.

- Les mesures répressives contre les régions de production, alors que nous savons tous que ce sont les gouvernements de ces pays qu'ils faut mettre au pas, devant le fait accompli des décisions issues de nos valeurs, de nos repères sociétaux, de notre vision du monde. Le trafic de drogue doit être poursuivi dans l'ensemble de son œuvre, la corruption aussi.

 

4.  Le changement de substance, ou le passage des consommateurs à d'autres substances lorsque leur drogue habituelle devient difficile à obtenir, par exemple suite à des mesures de répression.

- C'est bien là que se trouve le problème sociétal actuel rencontré en occident, mais ce n'est pas les mesures répressives qui en sont la cause majeure, mais bien l'augmentation de l'offre, des produits, des mélanges possibles, du détournement de médicaments de leur usage premier à l'arrivée de nouvelles drogues de synthèse.

- C'est là aussi les véritables raisons de ce comportement en toxicomanie qui doit être analysé, car si mélange il y a, la désintoxication deviendra quasi impossible.

 

5.  La stigmatisation, la marginalisation et l'exclusion sociale des toxicomanes.

- A ce jour, je ne connais aucun consommateur de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui, seules les personnes totalement sevrées ont gagné ce pari fou, celui de vaincre la drogue et ne plus nuire à autrui, à ses proches surtouts, à sa famille en premier bien souvent.

- La marginalisation et la stigmatisation ne proviennent en aucun cas de la criminalisation de la consommation de drogue, mais bien de la consommation de ces substances illicites qui engendrent une désocialisation totales de l'être, une perte des valeurs et du respect de soi-même. Seul le produit compte et induit des comportements stigmatisant, puis la marginalisation au regard d'une société ou le consommateur ne s'implique plus.

- Une aide, un accompagnement, un suivi avec des objectifs qui passent par la revalorisation de l'être, de ses valeurs, des ses repères est le minimum que l'on doit offrir à tout consommateur qui fait vœux de sortir de cette déchéance humaine. Un appui thérapeutique devient alors souffle de vie avec des produits de substitutions adéquats.

- Malheureusement, bien souvent l'appel du produit demeure plus fort que la cure, et le toxicomane replonge de plus haut pour s'évader un peu plus. Les marchés parallèles sont ainsi alimentés pour répondre à cette demande, avec des trafiquants sans cesse innovant, dans les moyens, dans les produits proposés avec l'avènement des drogues de synthèse.

 

 

http://www.idpc.net/sites/default/files/library/Global_Co...

 

Les réalités de la toxicomanie sont bien complexe, de la demande et de l'offre perpétuelles, des contraintes physiques et psychiques des cures et autres prescriptions régulées qui ramènent si souvent le drogué à une consommation parallèle à son traitement.

Pour moi, la politique des quatre piliers n'est pas aboutie en Suisse à travers ses priorités, mais elle demeure la seule solution envisageable pour l'instant.

Malheureusement et à ce jour, l'encadrement sanitaire par la réduction des risque est insuffisant - La prévention est inadaptée aux réalités - Les thérapies sont souvent incontrôlées, ouvrant ainsi le marché gris - La répression est sans effet sachant que les peines encourues demeurent minimes et donc en aucun cas dissuasive. Mais tous ces éléments sont issus de choix politiques. S'il le faut, j'y reviendrai dans un prochain texte. 

Je vous en rappelle les fondamentaux des quatre piliers :

Le pilier « prévention » contribue à la réduction de la consommation de drogues en évitant que les gens ne se mettent à en consommer et ne développent une dépendance.


Le pilier « thérapie » contribue à la réduction de la consommation de drogues en permettant de sortir d’une dépendance ou à en préserver la possibilité. Elle contribue en outre à la promotion de l’intégration sociale et de la santé des personnes traitées.

Le pilier « réduction des risques » contribue à minimiser les effets négatifs de la consommation de drogues sur les usagers et – indirectement – sur la société en rendant possible une consommation entraînant moins de problèmes individuels et sociaux.

Le pilier « répression et régulation du marché » contribue, par des mesures de régulation servant à appliquer l’interdiction des drogues illégales, à réduire les effets négatifs de la consommation de drogues.

La dépénalisation ne représenterait qu'un désastre humain de plus, un signe fort de la perte des valeurs de notre société, de nos repères, dans une société justement à la recherche de celles-ci car disparues à travers une vision du monde utopique de nos politiques de gauche. Mais si la droite veux si mettre aussi, pas de problème, après il faudra en assumer les conséquences mais je ne suis pas certain que nos aînés la suive sur ce chemin là. Par contre, ce jour lors de ma pause de midi, je me suis rendu vers la gare de Cornavin auprès d'une demi-douzaine de toxicomanes qui ont touché à toutes les drogues de la place de Genève ces dix dernières années, et je leur ai posé cette simple question : "d'homme à homme, et pour l'avenir de nos enfants, êtes-vous pour la dépénalisation des drogues dures ?"

 

Les réponses ont été franches, sans équivoque et unanimes : "NON"

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

19/10/2011

Dépénalisation des drogues, ou comment des experts de la commission mondiale pour la politique des drogues, dont Mme Ruth Dreifuss, vont assassiner l'avenir de nos enfants !

Il y a des jours où je préférerais ne pas me réveiller pour prendre connaissance des dernières informations. Il y a des jours où je me demande si les décideurs de ce monde ont une quelle conque expérience humaine des sujets dont ils traitent.

 

Ainsi donc la commission mondiale pour la politique des drogues préconise la dépénalisation des drogues par la voix de Mme Ruth Dreifuss, ancienne Présidente de la confédération suisse ;

 

Ainsi donc la guerre mondiale contre les drogues a échoué, avec des conséquences dévastatrices pour les hommes et pour les sociétés du monde entier ;

 

Ainsi donc il faut mettre un terme à la criminalisation, à la marginalisation et à la stigmatisation des consommateurs de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui ;

 

Ainsi donc il faut rejeter les idées préconçues sur le trafic, la consommation et la dépendance au lieu des les renforcer ;

 

Ainsi donc il faut encourager l'expérimentation par les gouvernements de modèles de régulation légale des drogues, de manière à réduire le pouvoir du crime organisé et à protéger la santé et la sécurité des citoyens ;

 

Ainsi donc cette recommandation s'applique particulièrement au cannabis, pour d'autres drogues il faudrait encourager également d'autres expériences en matière de dépénalisation et de réglementation capables d'atteindre les mêmes objectifs.

 

La politique des drogues menée à ce jour aurait eu comme effets pervers :

 

1. Le développement d'un « gigantesque marché noir criminel » financé par les bénéfices exponentiels générés par la satisfaction de la demande internationale en drogues illicites.

 

2.  D'importants errements politiques, résultant des ressources allouées au financement d'un vaste système de répression contre ce marché criminel.

 

3.  Le déplacement géographique, aussi appelé « effet ballon », dû au changement des régions de production dans le but de contourner les mesures répressives.

 

4.  Le changement de substance, ou le passage des consommateurs à d'autres substances lorsque leur drogue habituelle devient difficile à obtenir, par exemple suite à des mesures de répression.

 

5.  La stigmatisation, la marginalisation et l'exclusion sociale des toxicomanes.

 

http://www.idpc.net/sites/default/files/library/Global_Co...

 

Ce sont donc notamment ces raisons qui poussent ces "experts" à tenir un discours aussi ouvert, aussi permissif, aussi irresponsable car ne tenant pas compte des réalités de la toxicomanie, de la demande et de l'offre perpétuelles, des contraintes physiques et psychiques des cures et autres prescriptions régulées qui ramènent si souvent le drogué à une consommation parallèle à son traitement.

 

Je vous laisse à vos réflexions chers lecteurs, la mienne sera publiée dans mon prochain billet, car là ma colère est grande face à l'irresponsabilité des hommes et des femmes qui préconisent la dépénalisation des drogues, sachant que si la politique des quatre piliers n'est pas aboutie à travers ses priorités, elle demeure la seule solution envisageable pour l'instant. Je vous en rappelle les fondamentaux :

 

Le pilier « prévention » contribue à la réduction de la consommation de drogues en évitant que les gens ne se mettent à en consommer et ne développent une dépendance.


Le pilier « thérapie » contribue à la réduction de la con sommation de drogues en permettant de sortir d’une dépendance ou à en préserver la possibilité. Elle contribue en outre à la promotion de l’intégration sociale et de la santé des personnes traitées.

Le pilier « réduction des risques » contribue à minimiser les effets négatifs de la consommation de drogues sur les usagers et – indirectement – sur la société en rendant possible une consommation entraînant moins de problèmes individuels et sociaux.

Le pilier « répression et régulation du marché » contribue, par des mesures de régulation servant à appliquer l’interdiction des drogues illégales, à réduire les effets négatifs de la consommation de drogues.

 

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

 

 

16/10/2011

Place des Nations, je me suis indigné !

Samedi dernier, je me suis rendu à proximité de la place des Nations. Je voulais me joindre aux Indignés.

 

Ce que j'aime en ce mouvement c'est que pour l'instant il n'est pas manipulé, ou si peu. Chacun est libre de s'indigner publiquement à travers une démonstration pacifique mais citoyenne, et pour le thème qu'il désire.

 

Personnellement je souhaitais m'indigner au sujet du monde dans lequel nous vivons, avec une vision humaniste.

 

La famine, les conflits armés meurtriers issus d'enjeux économiques, la misère humaine, la pauvreté, la valeur irréelle de l'argent virtuel, les gouvernements antagonistes qui alimentent la guerre sans vouloir trouver la paix, les injustices sociales, la pollution de la planète, les droits humains qui ne sont pas respectés, la prolifération des drogues, les promesses politiques tenues jamais respectées, tels sont les thèmes qui me touchent.

 

Arrivé sur place, je ne me suis pas reconnu, ni à travers les Indignés présents, ni à travers la politisation des débats.

 

Arrivé sur place, j'ai alors tourné la tête de l'autre côté de la rue, en direction du majestueux Palais des Nations, et j'y ai vu deux agents de police en faction. D'autres se trouvaient à quelques mètres de là, en attente vers un fourgon, tel du bétail. Je me suis alors demandé si eux étaient indignés de se trouver ici, probablement sur un de leur jour de congé, juste pour servir une démocratie qui ne les écoute plus.

 

Je n'ai pas trouvé la réponse à cette question, mais j'ai aussitôt quitté les lieux, indigné !

 

Walter Schlechten, habitant de la Croix-de-Rozon.

 

 

30/09/2011

L'abusé abuseur !

En quinze ans, soit depuis l'introduction de la LaMal, les hausses annuelles cumulées de l'assurance maladie atteignent 121 %, passant en Suisse d'un prime moyenne de CHF 173.- à CHF 382.-, un chiffre incroyable au regard de l'évolution parallèle du coût de la vie.

 

Ce qui ne fonctionne plus dans ce système mutualiste c'est que nous sommes passés d'une "prestation de remboursement" à une "prestation de consommation".

 

Je m'explique.

 

L'assurance maladie demeure un organe de remboursement de prestations, de soins, de médicaments, mais ce qui a fondamentalement changé à travers la hausse perpétuelle et exorbitante de la prime de base, c'est le comportement des assurés.

 

Ceux-ci sont entrés dans la peau du consommateur payeur. Je paie, je paie cher même donc j'utilise. Ceci est encore plus présent dans le cadre des assurances complémentaires.

 

L'assuré stock des médicaments, fait des réserves, gaspille, se fait prescrire des compléments pharmaceutiques ou des actes paramédicaux qui sont remboursés, il consomme, il abuse.

 

L'assuré cherche son bien-être à travers les prestations « offertes », soit remboursées. Il considère ceci comme un retour sur investissement. Il part de la réflexion qu'il paie donc qu'il a droit à ceci, à cela, sachant qu'il est couvert. Il a payé pour y obtenir, pour en bénéficier donc il consomme, il abuse.

 

Avec de tels comportement, la médecine et les soins ne représentent plus une aide, une solution, une prestation, mais deviennent des produits de consommation courants.

 

Ce comportement déviant est aidé par la non maîtrise des coûts usuels de la santé et des médicaments, augmentation des coûts alimentée par les attitudes de certains médecins prescripteurs  et d'une industrie pharmaceutique incapable de produire des génériques moins chers et conditionnés autrement que pour une consommations accrue.

 

J'aime à dire dans ce cas que l'abusé devient abuseur, mais à qui la faute ?

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

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27/09/2011

"La Patience"

 

Ainsi donc nos policiers genevois doivent faire preuve de patience, dixit le porte-parole du DSPE. Un effet de manches de plus ou une nouvelle erreur de communication ?

 

Je me le demande, car venir exiger à ces mêmes employés de faire preuve de patience, eux qui viennent pour la plupart de voir leur temps de travail augmenter de 6 à 8 ans (la limite d'âge de départ à la retraite ayant été modifiée) et qui sont depuis des semaines pressés comme des citrons au niveau de leurs horaires, voyant leurs congés supprimés pour assurer de nombreuses manifestations voire le service courant (le tout sans devoir générer d'heures supplémentaires pour plaire à la Cour des comptes), c'est un peu fort de café.

 

Faut dire que la patience à Genève on connaît.

 

Nous patientons depuis des lustres, alors un peu plus ou un peu moins, ceci étant valable pour la traversée de la rade à la troisième voie CFF et autoroutière, du Ceva aux travaux des nouvelles lignes du tram, des zones piétonnes aux nouveaux parkings P+R, du PAV au déclassement de zones agricoles, de la diminution de la dette à la finalisation de la Constituante, à Genève il faut effectivement être patient.

 

Le problème, c'est que le genevois ne l'est pas, ne l'est plus et que de ce fait il faut maintenant que nos élus prennent enfin des décisions claires et clairvoyantes, des positions déterminées et déterminantes, à travers des investissements réfléchis et réfléchissants pour un avenir sécuritaire et sécurisant, politiquement, socialement, économiquement, sécuritairement, humainement, sincèrement parlant.

 

Mais nos élus auront-ils la patience de prendre le temps de se prononcer, ou préfèreront-ils attendre patiemment la prochaine année des hannetons, je me pose la question car ceci ne figure par dans le plan quadriennal qui nous a été présenter au début de cette législature.

 

Patientons alors encore 18 mois, les choses devront bien bouger d'ici là, car il faudra que certains présentent leur bilan, et que d'autre se rendent aux urnes, avec une certaine impatience à n'en pas douter.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

23:05 Publié dans Culture, Economie, Genève, Histoire, Humour, Images, Médias, Police, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

13/09/2011

Horaires de la police, mais qu’espérait donc la Cour des comptes ?

Septembre 2011, le rapport annuel de la Cour des comptes est diffusé. Dans le tome 1, sous « Faits marquants », on y trouve en point 1 : Audits relatifs au Corps de police de l'Etat de Genève (rapports no 17, 20 et 32)

 

Rapidement, on peut lire que sur les 17 recommandations déposées par la Cour, 7 n'ont pas été mises en œuvre, elles concernent principalement la mise en place d'horaires de travail minimisant la création d'heures supplémentaires et la mise en place de fortes fonctions finance et RH, qui n'ont pas suffisamment abouti.

 

« Relativement aux horaires, la police n'a pas effectué d'analyses démontrant que les horaires sont adaptés au besoin du terrain.

Par exemple, considérant qu'en 2007 le nombre d'heures récupérées (hors paiement) était plus élevé que le nombre d'heures supplémentaires créées, la Cour avait recommandé que les horaires ne soient pas établis en planifiant 100% des heures normales à travailler mais par exemple 90%, les 10% d'heures de réserve servant à couvrir les événements extraordinaires. La recommandation n'a pas été suivie en tant que telle.

Toutefois la direction de la police a choisi de mettre en œuvre un horaire avec une flexibilité  sur la période de l'horaire du premier jour de travail de la semaine (« flex »). Cependant, aucune analyse préalable n'a été effectuée permettant de justifier ce choix d'un point de vue opérationnel ou financier. De plus, ce système reste optionnel pour les différents services.

Finalement, il ne résout pas les problèmes de création d'heures supplémentaires : les horaires actuels de la gendarmerie montrent que plus de 100% des heures normales à travailler sont planifiées, ce qui engendre de facto des heures supplémentaires.

L'absence de mise en œuvre de certaines recommandations montre que les choix entrepris par la police ne sont pas justifiés alors même que les enjeux financiers peuvent se révéler importants. A ce jour, aucune analyse ne permet d'évaluer l'efficacité de l'horaire « flex » choisi par la police et de son application.

Par ailleurs, aucun suivi régulier des heures supplémentaires permettant d'identifier la création, la majoration, la reprise et le paiement des heures supplémentaires n'a été effectué.

• Les stocks d'heures supplémentaires ont diminué entre le 31 décembre 2009 et le 30 juin 2011 uniquement par le  fait qu'environ 500'000 heures effectuées avant le 31 décembre 2009 ont été payées. Sur le premier semestre 2011, le stock d'heures supplémentaires de l'année a

augmenté de 94'899 unités soit un coût d'environ de 6 millions.

• Le système informatique ne comptabilise pas (encore) les heures de piquet. Or, les compensations pour heures de piquet sont évaluées à 56'000 heures par an soit un coût d'environ 3.6 millions.

Il résulte de ces points qu'à ce jour aucun tableau de bord ne fait mention du niveau d'engagement ni des raisons qui ont conduit à créer ce niveau d'heures supplémentaires, comme les « projets sécuritaires » (Figaro, manifestations sportives, protections diplomatiques, etc.), le pont de fin d'année ou encore la planification dépassant le 100% du temps de travail réglementaire.

Si l'activité du premier semestre 2011 se poursuit à ce rythme, l'augmentation du stock d'heures supplémentaires de l'année pourrait atteindre environ 200'000 heures et de compensation pour heures de piquet environ 50'000 heures. Il en résulterait un engagement financier d'environ 16 millions dont seule la partie liée aux heures de piquet (2.2 millions) figure au budget 2011. »

 

Mais qu'espérait donc la Cour des comptes ?

 

La Cour reste en attente d'une analyse qui démontrerait que les horaires sont adaptés aux besoins du terrain, certes, mais à ce jour aucun rapport n'est venu démontrer que ces horaires n'étaient pas adaptés à ces besoins, sachant que le simple fait d'assurer police urgence 24/24 nécessite déjà l'horaire en vigueur pour 500 gendarmes.

 

L'exemple cité par la Cour, qui s'est basée uniquement sur l'année 2007, où le nombre d'heures récupérées (hors paiement) était plus élevé que le nombre d'heures supplémentaires créées, préconisait que les horaires ne soient pas établis en planifiant 100% des heures normales à travailler mais par exemple 90%, les 10% d'heures de réserve servant à couvrir les événements extraordinaires. Si cette recommandation n'a pas été suivie en tant que telle, c'est simplement parce qu'elle est inapplicable sans péjorer gravement le fonctionnement général de la police, à travers ses tâches et ses missions premières, dont police urgence.

 

Si ce système horaire est en place à Zurich, c'est aussi du fait que ce canton dispose d'effectifs suffisants pour justement ne pas péjorer les missions premières qui se doivent d'être assurées. Un tel système pourra éventuellement voir le jour à Genève si l'effectif de la gendarmerie venait à dépasser les 1200 unités, et pas à travers une augmentation déguisée de l'effectif qui serait issue de fusions avec les APM et/ou la PSI, sachant que les cahiers des charges de ces entités se devraient alors d'être repris pas cette « gendarmerie unique », soit comme résultat opérationnel une simple équivalence sur la situation actuelle, avec aucune plus-value. Il faut 1200 gendarmes à Genève pour appliquer un horaire planifié à 90 % tout en assurant les fonctions principales de la police.

 

La Cour relève que la direction de la police a choisi de mettre en œuvre un horaire avec une flexibilité sur la période de l'horaire du premier jour de travail de la semaine ("Flex"). Elle affirme qu'aucune analyse préalable n'a été effectuée permettant de justifier ce choix d'un point de vue opérationnel ou financier.

 

Je vous rappelle que ce choix est issu du rapport Annoni et que ce mode de faire est appliqué dans d'autres cantons, avec succès. A Genève, la mise en place de ce "Flex", contraignant pour les policiers, a déjà permis, à n'en pas douter, d'éviter la fluctuation des heures supplémentaires requises par les événements spéciaux prévisibles. Par contre, ce "Flex" s'opère au détriment du personnel de jour, qui voit son nombre diminuer de facto puisque une partie des collaborateurs basculent leur horaire, sur ordre et en général pour un service de nuit, ce qui péjore le service de jour.

 

Certes, ce système reste optionnel pour les différents services, c'est juste, mais il ne peut en aucun cas être généralisé. Il ne peut, pour les motifs invoqués ci-dessus, être appliqué tous les jours auprès de chaque policier. On basculerait alors sur du travail à l'appel, ce qui est farouchement contrer par tous les syndicats du monde, voir par la médecine du travail.

 

Le "Flex" ne résout pas les problèmes de création d'heures supplémentaires, il permet de neutraliser celles-ci sur les événements prévisibles. La Cour relève que les horaires actuels de la gendarmerie montrent que plus de 100% des heures normales à travailler sont planifiées, ce qui engendre de facto des heures supplémentaires.

 

Ce n'est pas la planification des horaires à 100 % qui engendre de facto des heures supplémentaires, ou si peu, mais le manque d'effectifs policiers, administratifs, et surtout tous les événements. ainsi que toutes les tâches et les missions imprévues qui découlent d'une simple journée de travail.

 

La Cour affirme que les choix entrepris par la police ne sont pas justifiés alors même que les enjeux financiers peuvent se révéler importants. A ce jour, aucune analyse ne permet d'évaluer l'efficacité de l'horaire "Flex" choisi par la police et de son application. Ces deux affirmations sont fausses.

 

Les choix entrepris correspondent aux possibilités actuelles applicables à travers la marge de manœuvre disponible, vu les effectifs et l'augmentation du travail. Certes les enjeux financiers peuvent se révéler importants, mais comme nous l'avons toujours affirmé, la sécurité à un prix, tout en vous précisant que les policiers ne capitalisent pas leurs heures supplémentaires, ils les reprennent au gré des possibilités du service, lui-même ne devant alors pas être péjoré par ces récupérations. Le paiement annuel des heures supplémentaires, proposé par le Conseil d'Etat je vous le rappelle, demeure une option qui a aussi ses incidences et ses retombées fiscales, ne l'oubliez pas.

 

La Cour relève enfin qu'aucun suivi régulier des heures supplémentaires permettant d'identifier la création, la majoration, la reprise et le paiement des heures supplémentaires n'a été effectué.

 

Cette affirmation est inexacte, sachant que le suivi est assuré par l'application COPP, où toutes les missions, les fonctions, les manifestations, les tâches, les horaires et les heures supplémentaires y auront été inscrits. C'est l'extraction de ces données qui demeure compliquée, mais le suivi permettant d'identifier la création, la majoration la reprise et le paiement des heures supplémentaires est en application.

 

La Cour relève enfin que les stocks d'heures supplémentaires ont diminué entre le 31 décembre 2009 et le 30 juin 2011 uniquement par le  fait qu'environ 500'000 heures effectuées avant le 31 décembre 2009 ont été payées. Sur le premier semestre 2011, le stock d'heures supplémentaires de l'année a augmenté de 94'899 unités soit un coût d'environ de 6 millions.

 

Il faudrait alors se poser la question de savoir pour quelles raisons le stock d'heures supplémentaire est en augmentation, car s'il ne peut plus être attribué à une "mauvaise gestion" du personnel, il faut se rendre à l'évidence que c'est tout simplement la quantité de travail qui a augmenté, allant du nombre de réquisition aux lourdeurs du NCPP, des événements sportifs à risque aux réunions internationales, de la hausse de la criminalité aux opérations Mousquetaires, BA, à  bien d'autres événements qui expliquent cette augmentation. Rappelons aussi que certaines périodes de l'année, la récupération d'heures supplémentaires est impossible pour des raisons opérationnelles, organisationnelles, sécuritaires, voire politique.

 

Ce n'est pas le policier qui se créé des heures supplémentaires, mais l'exercice de sa fonction à travers ses tâches, ses missions, ses écritures, ses obligations, ses contraintes.

 

La Cour reproche que le système informatique ne comptabilise pas (encore) les heures de piquet. Or, les compensations pour heures de piquet sont évaluées à 56'000 heures par an soit un coût d'environ 3.6 millions. Les modalités du piquet ont été établies, reste à englober celles-ci dans l'application COPP. Un problème informatique, pas humain.

 

Selon la Cour des comptes, il résulte de ces points qu'à ce jour aucun tableau de bord ne fait mention du niveau d'engagement ni des raisons qui ont conduit à créer ce niveau d'heures supplémentaires, comme les « projets sécuritaires » (Figaro, manifestations sportives, protections diplomatiques, etc.), le pont de fin d'année ou encore la planification dépassant le 100% du temps de travail réglementaire.

 

Ainsi la Cour désire un tableau de bord, mais il existe, il est accessible à travers le rapport annuel de la police, où tout y est scrupuleusement expliqué, allant de 88'000 réquisitions aux centaines d'heures consacrées soit aux événements sportifs, soit à la Genève internationale, soit aux opérations ciblées, etc. On y trouve aussi le récapitulatif des collègues blessés, le nombre d'heures supplémentaires, le nombre d'heures reprises courant année. Pour les détails, ce n'est pas dans un tableau de bord qu'il faut aller les chercher, mais dans l'application COPP.

 

La Cour des comptes à par contre probablement raison sur le dernier point, si l'activité du premier semestre 2011 se poursuit à ce rythme, l'augmentation du stock d'heures supplémentaires de l'année pourrait atteindre environ 200'000 heures et de compensation pour heures de piquet environ 50'000 heures. Il en résulterait un engagement financier d'environ 16 millions dont seule la partie liée aux heures de piquet (2.2 millions) figure au budget 2011.

Je vous rappelle que le piquet a aussi été instaurer afin de maîtriser les heures supplémentaire, en ne mobilisant pas 60 collaborateurs mais en les gardant de piquet par exemple. De ce fait, le coût est bien moindre, en temps, en argent et en ressources humaines.

 

La bonne question est de savoir si ces prochaines années l'Etat veut véritablement économiser de l'argent sur le dos de la sécurité et péjorer les citoyens à travers les prestations fournies par la police, car toute diminution du temps de travail, au regard des effectifs et à travers l'horaire ou la neutralisation des heures supplémentaires, engendrerait irrémédiablement des répercutions importantes, voire graves, sur le bon fonctionnement des services de police, et ses prestations.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon,

et pour ce billet, ancien président de l'UPCP.

 

 

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