10/09/2010

Roms ou forcené de Bienne, accuser la police de tous les maux, des attaques insupportables qui ne sont jamais condamnées par les autorités politiques.

Répression, passivité, bavure, cafouillage, abus d'autorité, désorganisation, manque de réserve, etc.

Depuis des mois la police est très souvent attaquée, par les médias, par des politiques, par des avocats qui représentent un client ou une association.

Dans tous les cas, les allégations déposées sont de suite assimilées à la vérité, aux faits, discriminant ainsi la police tout en supprimant de facto la nécessaire présomption d'innocence, et bien souvent un droit de réponse.

Deux exemples rien que pour cette semaine.

1) "Roms, harcelés par la police, ils se tournent vers la prostitution"

C’est l’avocate Dina Bazarbachi, présidente de Mesemrom, l’association pour les Roms de Genève, qui le déclarait le 7 courant : «On a vu apparaître des cas à partir de la fin de l’année dernière», déplore cette militante genevoise, qui met en cause la politique de traque contre les mendiants: «C’est désolant, mais la misère et le harcèlement policier exercé pour lutter contre la mendicité conduisent des personnes à chercher d’autres façons de gagner leur vie depuis le début de l’année: des vols à la prostitution.

Donc si de jeunes Roms se prostituent à Genève c'est à cause du harcèlement policier dont ils sont victimes comme mendiants. Nos pandores poussent donc des adolescents à la prostitution, c'est terrible ça, mais pire encore, cette déclaration insupportable n'a même pas été contestée par nos autorités. On laisse dire, mais on laisse aussi la gangrène morale ronger l'image de la police et salir le travail de nos agents. Stigmatiser la police sans craindre une réponse, une contre-attaque, une réaction, c'est juste devenu si facile de cracher sur nos uniformes. Et pourtant, la reconnaissance de l'autorité passe aussi par la confiance et la légitimité de nos actes que se doit de nous rendre notre employeur, quitte à prendre la défense de notre profession, quitte à dénoncer les mensonges, quitte à poursuivre pénalement les auteurs de ces calomnies.

2) "La police humiliée par un homme de 67 ans, honte à elle"; "Comment le forcené de Bienne a-t-il pu s’enfuir, malgré la présence de dizaines de policiers ? "; " Bienne, la police a-t-elle cafouillé ? "; "La police nie toute bavure".

Un forcené qui tire sur la police, blessant grièvement un agent, qui menace la sécurité publique et de faire sauter son immeuble. Voilà le motif d'un déploiement de force sans précédent en ville de Bienne. Et pourtant, alors que d'énormes moyens sont mis en oeuvre pour interpeller cette homme caché dans la ville, les médias traitent ce grave fait divers comme une simple petite intervention, plus occupés à déjà accuser la police pour son intervention qu'à comprendre les fondements de celle-ci, la nomenclature de cette affaire et le but recherché.

Si le but recherché avait été d'abattre cet homme, comme un chien, il y a probablement longtemps que cela aurait été fait, mais voilà nous n'avons pas comme valeur première d'ôter la vie, mais d'en sauver. Protéger les habitants, les citoyens d'une ville, protéger les policiers qui interviennent, protéger la vie du forcené, car l'interpellation de ce dernier vivant demeure une priorité.

Alors effectivement la critique est facile, solidement installé dans un fauteuil rédactionnel, mais les policiers qui travaillent sur place sans relâche et au péril de leur vie n'apprécient probablement pas cette vindicte médiatique illégitime.

Conclusions.

Aux échecs ou au poker il est reconnu que la meilleure défense est l'attaque, mais de là à perpétuellement attaquer la police et l'accuser de tous les maux d'une société qui part à la dérive, c'est juste mettre échec et mat la motivation de fonctionnaires d'autorité qui demeurent au service d'une population qui apprécie probablement que l'ordre et la loi règnent, dans le respect des règles et de la vie humaine.

Laissons travailler la police, écoutons un peu plus les policiers, et après seulement vous porterez vos accusations si elles demeurent légitimes.

Walter SCHLECHTEN

 

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07/09/2010

La sécurité des genevois est-elle sur la bonne voie ... ?

Quelle police pour demain ?

 

Telle est la question, en ma qualité de citoyen, que j'ai déposé sur ce blog il y a quelques temps.

 

A ce jour, aucune réponse n'est venue nourrir cette interrogation, pourtant si légitime.

 

Pourtant, voici le schéma dans lequel nous nous retrouvons sur le canton de Genève, aux yeux de la population, des observateurs et du simple citoyen, comme moi.

 

  • Une police judiciaire, composée d'inspecteurs-trices et d'administratifs, une entité en manque d'effectifs qui devrait fondamentalement changer dans sa structure avec l'arrivée du NCPP (nouveau code de procédure pénale), de son organigramme à ses prérogatives en lien avec le Parquet, en passant par ses horaires. A ce jour, cette grande révolution demeure une inconnue, rien ne filtre, ni sur ce qui se prépare, ni sur ce qui n'est pas entrepris.  
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  • Une gendarmerie, composée d'agents-tes en uniforme et d'administratifs, des bleus démilitarisés qui se retrouvent de plus en plus confronté au travail judiciaire, au maintien de l'ordre et qui n'arrivent plus à répondre avec toute la polyvalence attendue aux nombreuses requêtes. Le NCPP devrait aussi modifier leur méthode de travail, mais là également, si les leçons sont données rien ne se dessine vraiment structurellement. Cette entité devait voir ses tâches administratives diminuées, pourtant elles augmentent et continueront à le faire avec les contraintes futures imposées.

 

  • Une police de sécurité internationale (PSI), une entité mort-née car trop éloignée de ses missions premières à travers une polyvalence voulue mais parfois surréaliste. Là aussi, ces agents devaient relever les policiers de tâches subalternes, mais à la place ils sont devenus policiers, mais sans disposer du cahier des charges complet de la profession. Plus de policiers à Genève, pas certain.

 

  • Des assistants de sécurité publique (ASP), un regroupement de personnels variés sous une appellation unique, pour une efficacité opérationnelle qui reste à démontrer. Le cahier des charges de ces collaborateurs uniformés devra être très clair, et défini selon les besoins des autres métiers, sinon le but recherché initialement ne sera jamais atteint, à savoir, libérer les policiers de tâches subalternes.

 

  • Des agents de police municipale (APM), un nouveau nom avec des uniformes Unimatos neufs, accompagnés d’un règlement d’application qui ne va pas assez loin dans le cahier des charges et les prérogatives. Des doublons qui devaient disparaître mais qui par manque d’ambition du législateur demeurent opérationnellement, avec un personnel municipal qui est rarement titulaire d'un certificat/brevet de policier.

 

  • Un corps des gardes-frontière qui a modernisé son image, omniprésent sur le terrain mais qui pour certain devrait devenir une police fédérale. On démilitarise la gendarmerie mais dans le même temps on veut accorder plus de prérogatives de police à l'armée !?

 

  • Une fondation des parkings qui verbalise à tout va, des contrôleurs TPG qui aspirent à devenir une police des transports, une police ferroviaire pas assez basée sur la police de proximité, que l'on veut armer jusqu'aux dents, des agents privés de sécurité qui inondent un marché alimenté par l’insécurité croissante, des agents de la brigade du trafic appelés à disparaître bien qu'au bénéfice d’une solide expérience de terrain.

 

De quoi y perdre son latin, comme touriste, comme citoyen, et pourtant avec autant d’éléments sous la main, c’est véritablement la redistribution des tâches, des missions, des cahiers des charges, des responsabilités, des pouvoirs, des actions qui doivent encore être dessinés, car avec une politique des petits pas l’on avancera jamais aussi vite que la criminalité, qui elle n'attend pas le train d’une législature pour sévir.

 

Il est temps d’avoir enfin une véritable politique sécuritaire humaine, opérationnelle, préventive, répressive, active et surtout efficace dans notre canton. Les belles idées et les promesses ne suffisent pas, il faut oser, avancer, construire, bâtir, agir.

 

Agir sans avoir peur de déplaire, agir sans cacher les réalités des chiffres, agir sans se mentir, agir sans démotiver les troupes, agir sans ruiner des statuts métiers, agir pour demain, mais agir aujourd’hui.

Mais pour l'instant, on attend que le phénix de la réorganisation renaisse de ses centres, après nul ne sait.

 

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Minet.

 

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23/06/2010

Les maux bleus !

22 juin 2010 - STOP - France éliminée - STOP - Aucune victoire - STOP - Équipe à la dérive - STOP - Pays humilié - STOP - Domenech lâché par la FFF - STOP - Avion de retour annoncé - STOP - Paris reste attentive - STOP - Bachelot noyée dans la masse média - STOP - Les joueurs vont balancer - STOP - La presse va se déchaîner - STOP - Bloemfontein 22h47 - STOP.

Et après, ils vont parler alors que l'on sait tous ce qu'ils vont dire haut et fort, car personne ne voudra payer le prix de cette débâcle sportive, mais surtout nationale. 

Pourtant, vu de loin, il est évident que l'équipe nationale française de football a été assassinée, un petit meurtre entre amis !

Les responsables ;

1) Les politiques, à trop vouloir surfer sur le succès de 1998, l'image de la France et l'usage répétitif des vainqueurs de cette fameuse coupe du monde, ont sabordé le navire France sur la distance. D'ailleurs, "les bleus" n'étaient plus une équipe, mais une marque, un sigle, un étendard national. On se souvient tous du fameux "black, blanc, bleu". À vouloir porter trop haut ce symbole, il ne pouvait que redescendre très vite, trop vite, loin des illusions perdues.

2) Certains vainqueurs de 98, une génération qui certes avait du talent, mais qui a eu la chance de devenir championne du monde. Aujourd'hui, ces icônes du foot français sont devenues intouchables, des repères sportifs, voire même de la société, des hommes qui pourtant manquent terriblement d'humilité dans leurs analyses devenues journalistiques, sur fond de polémiques.

3) La presse, trop fière de ces champions du monde, d'un foot français qui pourtant depuis n'a rien gagné. Une presse exigeante, comme dans tous les pays, mais une presse poubelle, à scandale, où la vente d'un torchon est devenue bien plus importante qu'une analyse, sportive ou de société. Le quatrième pouvoir a aussi le pouvoir de nuire, ne l'oubliez jamais.

4) Le staff et Domenech, indéniable, indiscutable, une évidence qui pourtant n'a pas engendré la décision nécessaire il y a 4 ans. Un navire France sans gouvernail, c'était la garantie d'échouer rapidement, sans convaincre, sans séduire, sans l'évolution nécessaire pour guider le groupe.

5) Les joueurs, pas pour leur révolte, que je peux comprendre, mais pour le star système dans lequel ils sont presque tous entrés. L'agent, la pub, le luxe, les défilés de mode, les soirées VIP, et surtout des salaires honteux dans de grands clubs. Ils en oublient le sport, les valeurs de celui-ci et celles de la nation. Ils privilégient des carrières personnelles à la place du groupe, probablement aussi par un manque de reconnaissance en cette nation qui n'a plus d'identité car à la dérive politiquement.

6) La FFF, une fédération qui est tombée dans les travers de l'argent, de la gloire, de la vanité aussi. Une fédération qui doit oublier 98 et partir sur une éthique nouvelle, la jeunesse, le sport, le développement de soi-même et d'une société à la recherche de repères où l'individualisme n'a pas raison dêtre, où la solidarité et l'humilité doivent régner.

C'est un petit joueur de 4e ligue qui écrit tout ça, mais c'est surtout un amoureux du foot, et là le football a été sali, bafoué, et j'ai honte pour eux, pour le peuple français qui devrait crier à sa jeunesse "Aux armes", car l'avenir lui appartient depuis hier soir.

 

21/05/2010

Suis-je Franco-Valdo-Genevois ?

Je ne sais pas vous, mais depuis quelques semaines j'ai l'impression de perdre mon identité, que l'on tente de me déraciner, tel un vieil arbre qui ne se trouve plus au bon endroit dans un verger, qui après avoir fait trop d'ombre à ses voisins les empêchent visiblement maintenant d'envahir le territoire des autres. Pourtant, les fruits de ce vieux végétal ligneux sont encore nobles, frais, vitaminés et sucrés, mais cette abondance ne suffit plus.

Entre la mondialisation, et ses fruits et légumes qui arrivent par avions entiers, entre l'eurocompatibilité et ses marchandises et denrées qui arrivent pas camions entiers, entre cette régionalisation et ses produits cuisinés qui arrivent par cabas entiers, je ne sais bientôt plus quel goût a le produit de mon vieil arbre, pourtant si simple à cueillir car à portée de main. 

J'ai bien envie de me retrouver sur un étal avec mes compatriotes, produits du canton et reconnus de qualité. Certains l'ont bien compris, cette identité a une valeur, est une valeur, car elle a une histoire. Des hommes et des femmes ont saigné pour l'ériger, mais voilà, à force de laisser l'argent et l'appât du gain devenir roi, c'est notre âme que nous abandonnons, tout comme vous avez déjà abandonnez ce vieil arbre au centre de votre verger.

Walter SCHLECHTEN