03/07/2013

Usagers motorisés de la route, les nouveaux contribuables désignés !

 

Normalement, tout roule, mais là nous sommes en temps de crise et visiblement l’on cherche à mettre des bâtons dans les roues des usagers de la route motorisés.

 

La Suisse dispose d’un parc de véhicules motorisés très important. Il est principalement constitué de voitures et deux-roues récents, bien entretenus et utilisés au quotidien. La politique forcée et menée pour imposer la mobilité douce ne répond pas aux attentes de ces  usagers suburbains. La plupart des trajets ne se résumant plus à aller du point A au point B, il leur est nécessaire de garder une certaine liberté de mouvement, sachant que le temps de déplacement se gère dorénavant autrement face aux contraintes sociétales.

 

L’explosion des deux-roues motorisés en Suisse est la preuve de ces modifications de comportements en lien avec les déplacements. Par exemple, il y avait 12’370 scooters sur nos routes en 1990, il y en a aujourd’hui 260'000.

 

Malheureusement, les infrastructures routières n’ont pas suivi, priorité étant accordée aux transports publics et à une mobilité douce urbaine. Il n’en demeure pas moins que nous ne pouvons ignorer les usagers motorisés. D’ailleurs, nous remarquons que ceux-ci sont devenus une cible économique, un contribuable supplémentaire désigné, culpabilisé et stigmatisé.

 

En Suisse, les frais d’entretien et les primes d’assurances des véhicules sont élevés, même si les prestations sont de qualité. L’impôt plaque a été augmenté et selon la cylindrée le montant est parfois exorbitant. Les possibilités de parcage ont été restreintes en milieu urbain. Le macaron Zone Bleue payant est alors devenu indispensable pour les habitants des quartiers urbains, alors que les localités suburbaines y viennent aussi. A Genève, la fondation des Parking est devenue la bête noire des automobilistes, le stationnement limité étant sujet à un contrôle strict et immédiatement sanctionné en cas de dépassement.

 

L’augmentation du prix de la vignette autoroutière n’est plus taboue, elle viendra s’ajouter à la longue liste des frais nécessaires à l’usage d’un véhicule à moteur. Et comme cela ne suffisait pas, voilà que les deux-roues motorisés vont devoir se soumettre au stationnement payant, le parcomètre devenant une nouvelle tirelire des finances cantonales.

 

Est-il judicieux de l’envisager, sachant que cette catégorie d’usagers de la route a été totalement délaissée dans les projets de réhabilitation du centre-ville. Les motards et autres scootéristes doivent subir les modifications de tracés qui privilégient la mobilité douce, les transports en commun, alors qu’aucun aménagement digne de se nom n’a été prévu pour le stationnement de leurs engins.

 

Certes le parking sauvage des deux-roues, y compris les cycles, est devenu un véritable problème sur nos trottoirs, mais l’Etat a-t’il joué son rôle en n’étant pas prévoyant dans ses projections en lien avec la mobilité et les modifications de comportements ?

 

A trop avoir voulu chasser du centre-ville les voitures, nos politiques et autres ingénieurs en circulation ont créé un engouement pour le deux-roues motorisé, notamment le scooter. Aujourd’hui, nos centres urbains se retrouvent confrontés à des problèmes qui n’ont pas été anticipés.

 

Et comme on ne change pas une politique qui ne fonctionne pas, la mise en place de stationnements payants sur la voie publique (mais l’est-elle encore), pour chasser les envahisseurs qui chevauchent leurs bécanes agiles et parfois bruyantes, sera la solution proposée.

 

Ecœurant, et ce n’est pas la création d’un certain nombre de places deux-roues dans les parkings souterrains publics qui vont apporter une solution équitable, sachant qu’elles seront insuffisantes en quantité pour absorber le flux et surtout qu'elles seront créées au détriment des automobilistes, ceux-là même qui ont dû quitter la voie publique à grands frais d’abonnements de parking.  

 

Dans notre société qui s’égare à travers des dogmes, les usagers motorisés de la route sont donc devenus une nouvelle source de revenus, un contribuable de plus qui va devoir passer à la caisse. Et le pire est à venir, car l’argument du pollueur payeur n’a pas encore été abordé, ce qui laisse entrevoir encore bien des tracas pour les finances des usagers concernés.

 

Walter Schlechten, motard, automobiliste et habitant de Perly-Certoux. 

16/05/2013

La "Grande" Genève !

Sécurité, propreté, prospérité, mobilité, attractivité, qualité, simplicité, humilité, oisiveté, universalité, représentativité, Genève l’internationale vivait de ses charmes et en vivait bien.

 

Malheureusement, certains ont trop vite oublié que rien n’est jamais acquis et la belle carte postale qui était vendue sur nos quais s’est cornée, a jauni, a perdu ses couleurs et sa lumière.

 

A qui la faute, aux coûts de la vie surfaits ?

 

A qui la faute, aux désastres de la BCG ?

 

A qui la faute, aux scandales des fonds en déshérence ?   

 

A qui la faute, aux dettes étatiques endémiques ?

 

A qui la faute, aux traversées du lac manquées ?

 

A qui la faute, aux manifestations violentes du G8 ?

 

A qui la faute, aux frontaliers abondants ?

 

A qui la faute, aux abus de la recourite ?

 

A qui la faute, aux crises pétrolières et économiques ?

 

A qui la faute, aux spéculateurs immobiliers ?

 

A qui la faute, aux générations de soixante-huitards ?

 

A qui la faute, aux gauchistes qui rêvent d’équité équitable ?

 

A qui la faute, aux libéraux qui rêvent d'investissements vertigineux ?

 

A qui la faute, aux mouvements populistes qui peignent le diable sur la muraille ?

 

A qui la faute, aux citoyens trop habitués à leur petit confort ?

 

A qui la faute, aux élus qui se sont succédés sans briller ?

 

A qui la faute, aux médias avides de manchettes houleuses ?

 

A qui la faute, aux parlementaires fédéraux qui abandonnent Genève ? 

 

A qui la faute, aux organisations internationales qui jouissaient en silence ?

 

A qui la faute, aux projets égocentriques du « Grand Genève » ?

 

A qui la faute, aux égos surdimensionnés de « Genève, un monde en soi » ? 

 

A qui la faute ?

 

La réponse vient de passer sous vos yeux. La faute incombe à l’image que la « Grande » Genève n’a pas été capable de préserver, se contentant ostentatoirement de briller par ses errances, oubliant que si l’Europe s’enfonce dans une crise identitaire, de grandes villes envisagent un avenir onusien, international, mondial.

En regardant depuis trois jours les débats jouxtants la salle des Pas-Perdus, en passant de la plaine de Plainpalais à la traversée du lac, je me pose une autre question ! 

Est-il trop tard pour que l’Esprit de Genève vienne dépolluer nos mémoires, juste pour que nous puissions nous souvenir que devant nous c’est notre passé que nous observons, et que pour deviner l’avenir il faut parfois savoir se retourner ?

 

Walter Schlechten, habitant de Perly-Certoux ! 

20/03/2013

L'Ami Norbert

Ainsi donc tu nous as quittés, fidèle à toi-même, discrètement, lentement, paisiblement je l'espère.

Toi qui dévorais la vie comme un jeune homme, toi qui étais amoureux fou du football, de celui pratiqué par les anciens, dont tu nous parlais tant au détour d'une histoire, d'un souvenir, d'un instant partagé lors de nos retrouvailles. Tu aimais les "Belli-Facchinetti-Tamini-Pasteur-Fatton - Barlie - Bosson - Meylan - Heuri - Pazmandy - Nemeth - Hamberg - Barberis - Schnyder - Neuville - Sinval - Anderson - Pédat - Favre ou Fournier, sans compter les Rappan - Snella - Petkovic - Castella - Lucien Favre" et j'en oublie.

Tu aimais les techniciens, mais aussi les hommes qui mouillaient leur maillot. Tu aimais les gens de cœur, tu étais un clubiste, un homme simple et discret mais qui avait toujours le petit mot sympathique pour soutenir les joueurs du club, les entraineurs aussi, parfois. 

Cher Norbert, aux côtés d'Irma ton épouse, de tes enfants Valérie et Éric, tu m'as vu grandir, moi le mioche d'Onex, le gamin des Racettes. Tu étais pour moi l'un des ces vieux grognards qui avait connu le bon vieux temps, celui ou le gendarme était craint mais respecté.

Plus tard, c'est à travers les périples du FC Police que nous nous sommes retrouvés, côtoyés. Voyages, championnats Suisses, matchs corporatifs, soirées choucroute, lotos, souvent accompagné de ton épouse tu étais de toutes ces manifestations, présent, disponible, clubiste, amoureux du football tout simplement.

Tu as aimé ton métier, tu as choyé ta famille, mais tu as adoré le football et toutes les amitiés sportives qui en sont nées. Pour tous ces instants partagés avec toi, je tenais, à titre personnel, à te dire merci Norbert, tout en sachant que là déjà tu discutes ballon rond avec ces anciens dont tu nous parlais tant.

Chère farmille, Irma, Valérie, Éric, à vos proches et amis, je vous présente mes condoléances pour ce deuil qui nous touche … A toi, Norbert, je te dis simplement "Au Revoir l'Ami".

 

Walter Schlechten, habitant de la Croix-de-Rozon.

26/02/2013

Fusion des caisses de pension, avons-nous le choix ? La réponse est non!

Le droit fédéral est suprême, il dicte des obligations aux cantons, aux institutions, au peuple. L’assainissement des caisses de pension, avec comme objectif de pouvoir en assurer la pérennité, est le défi que la Confédération a lancé aux élus de notre République. Devant cet état de crise, deux éléments apparaissent comme probants.

 

1) En aucun cas les assurés/pensionnés des caisses CIA et CEH ne sont responsables de ce qui arrive aujourd’hui. L’autorité de surveillance était la même que celle qui se portait garante de la solvabilité des prestations nécessaires et celles envisagées. L’Etat n’a pas su, n’a pas vu, n’a pas anticipé, n’a pas capitalisé, n’a pas restructuré à temps afin d’éviter ce défaut de couverture qui fait foi aujourd’hui. Certes les assurés/pensionnés devront participer à l’effort, il en va de la survie des caisses de pensions et du versement des rentes. D’ici six ans (fin de la prochaine législature), voire plus tôt, un allongement de la durée des cotisations et une redistribution de la quote-part de ce financement seront nécessaires, ils devront garantir la pérennité des prestations. Mais à ce jour, c’est la survie de ces deux caisses qui est en jeu, et là nous n’avons pas le choix. La fusion proposée est la seule alternative, le premier maillon d’une chaîne qui nous conduira au sauvetage des-dites caisses, tout en évitant une faillite étatique dont le canton ne se remettrait pas.

 

2) La fusion est la première des solutions, n’en déplaise à certains, elle aura un coût et notamment celui des errances du passé, de la gestion calamiteuse des fonds, des placements, des biens immobilier, de la structure même de fonctionnement. Certes, deux krachs boursiers sont passés par là, mais des placements à risque ont probablement plongé les finances des caisses dans les chiffres rouges. Il faut aujourd’hui en assumé les pertes. Le mode de financement est à revoir, les assurés/pensionnés devront participer à l’effort demandé pour sauver les fondamentaux des prestations attendues. Elles seront modifiées, mais garanties.

 

Pour toutes ces raisons et afin de garantir le bon fonctionnement des institutions, car elles s’effondreraient en cas de dissolution des caisses, nous n’avons pas le choix lors de la prochaine votation et il nous faudra accepter la fusion proposée, une première pierre à la réorganisation de notre système de retraites, une première diminution des coûts de gestion mais aussi un premier caillou dans la marre du prochain gouvernement qui entamera une nouvelle législature, car nous sommes aussi en année des hannetons, ne l’oublions pas.   

 

Walter Schlechten, habitant du Grand-Lancy. 

11/02/2013

Le bruit, une pollution urbaine qui exige une solution humaine !

La République est en effervescence depuis quatre jours, la révolte gronde, la résistance d’organise. Erreur judiciaire, injustice sociale, mensonge politique où bavure administrative, nul ne sait ? Pourtant, la presse s’en est fait l’écho et des personnalités de la place montent aux barricades.

 

Sur des centaines de bistrots, vingt neuf n’auraient pas reçu l’autorisation de prolongation d’horaire sollicitée auprès du Scom. Une fermeture à minuit est donc exigée, comme la loi le prévoit au-delà des exceptions qui étaient devenues la règle.

 

Nuisances, le mot est lâché et la sanction est tombée. Elle est administrative, elle est instinctive, elle est motivée et notifiée. Depuis de nombreuses années on nous parle du bruit, du fait qu’il représente une pollution, probablement la première en milieu urbain. Nos Autorités se devaient donc d’agir les exploitants n’ayant pas su réagir.

 

Si les réactions sont aussi vives c’est que l’objectif visé est atteint, la prévention globale par la sanction administrative, sachant que la réponse pénale est inefficace. Ce coup de semonce aura le don de remettre en question des fondamentaux qui guident le monde de la nuit et une certaine économie.

 

Le mieux vivre ensemble passe aussi par le respect et ce ne sont pas les habitants d’une rue, d’un quartier, qui ne s’investissent plus dans la vie active de ces bars branchés et qui attirent une clientèle suburbaine, qui vont s’en plaindre. Dans le pire des cas, ils pourraient retrouver le calme peu après minuit, et enfin dormir.

 

Tous les arguments des fêtards urbains ne tiennent pas la route, ce n’est pas parce que l’on habite en ville que l’on doit tout accepter ou subir. Reste une question, la clause du besoin ne devrait-elle pas être instaurée en nos rues lors de l’installation ou la reprise d’un établissement public ?

 

Au fait, ils ont fait comment tous les bistrots qui ont obtenu ladite prolongation ?  

 

Walter Schlechten, ex-habitant de La Croix-de-Rozon. 

06/01/2013

L'année des hannetons !

«Observant le grand bain de la politique genevoise avec un certain recul, peut-être avant d’y plonger un jour, la réflexion suivante me vient à l’esprit.

 

Dans quelques semaines les partis politiques vont déposer les listes de leurs candidats en vue des prochaines élections. Au grand jeu des alliances et des querelles de clocher il y aura des gagnants, mais aussi des perdants.

 

Si pour moi il devient une évidence que l’Entente devra compter sur une liste PLR-PDC équitable pour garder la majorité au Conseil d'Etat, il apparaît aussi à mes yeux comme indispensable que le MCG et l’UDC poursuive leur alliance. Pas de fusion, pas de grand mot ou de gros mot, juste une liste commune à travers une politique commune (chômage – immigration – sécurité). Pour le reste, le poumon gauche du MCG doit vivre à travers un projet politique, le poumon droit de l’UDC doit lui survivre à Genève en reprenant son souffle auprès des instances nationales du parti.

 

Autre évidence, et ce n’est en aucun cas une attaque personnelle, il serait souhaitable qu’Eric STAUFFER ne se présente pas au Conseil d’Etat. Une liste à quatre POGGIA – AMAUDRUZ – GOLAY – LEYVRAZ aurait bien plus de chance sans la présence du volubile STAUFFER. Cet homme reste l’un des moteurs du parti, mais il devrait en demeurer le guide emblématique, le symbole d’une révolte dont la réussite politique se doit maintenant d’être incarnée par d’autres moins exposés.

 

La gauche va devoir se battre face à ces adversaires, le risque est grand de voir les Verts perdre un siège au Conseil d’Etat et il n’est pas certain aujourd’hui que le parti Socialiste soit prêt à saisir la place libérée. En effet, il doit d’abord penser à repourvoir sa place laisée vacante tout en évitant une crise interne entre les candidats à la candidature.

 

L’année 2013 va être guidée par ces élections sauf que là nos élus doivent en priorité adopter un budget, puis gagner des votations importantes pour envisager de faire passer l’intérêt partisan ou dogmatique avant les réalités sociétales. L'année des hannetons vient de prendre du retard.»

 

Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon !

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01/01/2013

La mort des dogmes politiques ouvrirait la porte à la démocratie directe !

Depuis de nombreuses années nous avons la chance démocratique de pouvoir élire les représentants du peuple auprès du Grand Conseil et au Conseil d’Etat. Depuis des années, un équilibre « naturel » droite-gauche au gauche-droite se dessine dans la République, la Ville de Genève servant de contrepoids institutionnel.

 

Malheureusement, depuis des années nous nous plaignons des bilans de nos élus, ne pouvant que constater les manquements structurels qui s’accumulent, bloqués par des dogmes, des idéaux, des intérêts privés privilégiés ou tout simplement des blocages politiques improductifs. N’en demeure pas moins que depuis quelques temps se sont des questions budgétaires qui enraient un système qui se devrait évolutif, démocratique et ambitieux. Le Ceva a été le dernier grand chantier utopique qui aura su provoquer un investissement conséquent, mais qui ne sera pas sans conséquences pour la dette de la dette.

 

A ne pas avoir su, à ne pas avoir voulu, à ne pas avoir vu, à ne pas avoir anticipé, nos élus ont créé une machine à perdre, un outil qui ne devient productif et créatif politiquement qu’en période préélectorale, mais c’est tout.

 

Je crois qu’il est grand temps que nous changions tout cela, je crois qu’il est grand temps que le peuple ne se rende plus aux urnes pour élire un homme, une femme, représentant un parti, des idéaux politiques ou un programme constitué de promesses et d’utopie. Je crois que le temps est venu de relever la tête et d’exiger des personnes qui ont le courage de s’engager en politique de venir devant nous avec des projets, constitués des points majeurs pour lesquels nous restons en attente de solutions d’une vision novatrice basée sur un plan de financement, un échéancier, un évaluation des coûts, des contraintes mais aussi des plus-values attendues.

 

La réduction de la dette, une gestion plus rationnelle du budget, un développement défini et durable pour les transports, une position claire et déterminée pour la sécurité, une articulation pragmatique et basée sur la mutualité pour gérer les coûts de la santé, une responsabilisation des familles pour l’éducation face à l’instruction publique, etc.

 

Ne plus colmater, ne plus rapiécer, ne plus improviser, ne plus éclairer notre république à coût/coup de bouts de chandelles. Un budget de plus de sept milliards ne doit plus être dilapidé à travers la résultante d'additions de subventions, un budget de plus de sept milliards ne doit plus être le poumon social d’une administration trop gourmande car omniprésente, un budget de plus de sept milliards ne doit plus être envisagé comme une béquille à la dette mais bien comme une solution à la réduction de celle-ci.

 

La faillite étatique qui nous guette est économique, politique, humaine, sociale, sécuritaire, urbaine et suburbaine, la banqueroute qui nous attend sera elle irréversible.

 

Gérer économiquement la République et canton de Genève c’est aussi faire de la politique autrement, à travers le mieux vivre ensemble, à travers des projets électifs que la Constituante n’a pas osé entrevoir à cause de conflits d’intérêts, politiquement incorrects pour être bousculés.

 

Walter Schlechten, un habitant de la Croix-de-Rozon. 

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PS: en ce premier jour de l'An, un grand merci à tous les lecteurs-blogueurs qui me suivent, à qui je présente mes meilleurs voeux à travers notre bogosphère, de celle qui apporte une ouverture d'esprit et un regard différents sur l'actualité. 

22/12/2012

Les fêtes de fin d’année n’auront pas le même goût pour tout le monde !

« Genève, ville de paix, d’esprit, d’argent, ville des contradictions et des contrastes. Genève, un canton à vocation internationale, un canton qui gère des milliards, un canton qui doit des milliards. Genève, une République qui cache sa pauvreté pour mieux afficher ses richesses, dissimulant sa honte derrière une politique sociale cantonale, couvée par un esprit de gauche qui habite la Ville de Genève.

 

C’est oublier un peu vite que notre canton compte aujourd'hui un taux de chômage de 5.2 %, c’est omettre de préciser que 4.0 % de la population est dépendante de l’aide sociale. Un constat sociétal qui ne devrait pas nous satisfaire en usant des comparaisons européennes, des taux qui ne doivent pas être vulgarisés car derrière se trouvent des parcours de vie, une histoire, une difficulté, une épreuve, un humain tout simplement.

 

Alors que nos élus s’écharpent pour voter un budget, alors que nos entreprises tirent un bilan d’une crise dont les retombées négatives ne sont pas encore arrivées, alors que la population active prépare les fêtes avec la même ardeur, d’autres devront simplement se réjouir d’être debout avec la force de croire que l’An prochain sera meilleur pour eux.

 

Alors, au moment de trinquer, avec un très grand champagne millésimé ou un verre Lambrusco, il nous faudra chasser ce goût amer qui reste en bouche, nous regarder à travers l'âme de l'autre et ne pas oublier d’espérer que le mieux vivre ensemble demeure possible. »

 

Walter Schlechten, un habitant de la Croix-de-Rozon. 

06/11/2012

Equilibre budgétaire pour 2013, restrictions pour 2014/2016, les dix propositions provocantes de Minet !

La situation étant grave, nous ne pouvons plus nous permettre de supputer que, de croire que, d'espérer que. Si les recettes sont incertaines, les dépenses sont contrôlables, tel dans un ménage en proie à des difficultés financières.

Il nous faut agir, vite, avec fermeté et conviction. Il nous faut réagir, avec détermination et solidarité. Des mesures déplaisantes mais indispensables à une maîtrise des coûts, à la stabilisation de la dette et au redressement réclamé, car devenu indispensable. 

 

Équilibre budgétaire pour 2013, restrictions pour 2014/2016, les dix propositions de Minet :

 

1. En 2013, baisse de 3 % des subventions dont le montant dépasse  CHF 1'000'000.-

 

2. En 2013, baisse de 2 % des subventions contenues entre CHF 100'000.- et 1'000'000.-

 

3. En 2013, baisse de 0,5% de la masse salariale des employés d’Etat, imputée au 13ème salaire.

 

4. A Partir de 2013, instauration d’une taxe personnelle « anti-déficit » de CHF 200.- à tous les contribuables enregistrés du canton.

 

5. A Partir de 2014, blocage des subventions, au niveau de la baisse précitée, durant 3 ans pour tous les bénéficiaires (cas particuliers d’investissement sur présentation d’un projet validé par la Cour des comptes).

 

6. A Partir de 2013, blocage de l’annuité durant 3 ans pour tous les employés d’Etat.

 

7. A Partir de 2014, baisse du nombre de cadres supérieurs dans les départements par le non remplacement des départs naturels.

 

8. A Partir de 2014, baisse de 2 % des budgets de fonctionnement du pouvoir exécutif et législatif à travers une maîtrise des dépenses et/ou la baisse de la valeur du jeton de présence.

 

9. A Partir de 2014, privatisation de l’OCAN et du SCOT.

 

10. A partir de 2014, contrôle systématique par la Cour des comptes de l’usage des crédits d’études accordés par le Parlement. 

 

Walter Schelchten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

 

28/10/2012

La Cour des contes !

Souvent, le soir, la petite n’arrive pas à s’endormir. Elle me réclame alors parfois un conte, juste pour s’assoupir sagement et entrer dans le pays des rêves. Ce soir, c’est auprès de la Cour que mon imagination débordante ira  chercher refuge pour nourrir le compte des moutons d’une petite fille.

 

« Il était une fois, une très belle et très jolie Chancelière. Elle était au service du Roi Pierre-François et du Prince François, accompagnés de cinq sages.

 

Un jour, la Cour des contes, constituée de nobles chargés de veiller au grain, à son usage et à sa valeur, fut décapitée par un scandale, un sceau de trop au pays des sots. Des sacs de grains n’avaient pas été appréciés à leur juste valeur et le Roi y aurait perdu de l’argent, du temps et la confiance du peuple.

 

Il fut alors décidé de renouveler la Cour des contes. Peu ou prou de candidats se précipitèrent, juste quelques notables qui désiraient moudre le grain pour éviter famine.

 

Triste fin pour une faim, car le peuple n’y retrouva aucun héros connus pour se régaler. Point de Grisélidis, de Peau d’Âne, de Belle au bois dormant, de Chat botté, de Cendrillon, de Riquet à la houppe ou de Barbe bleue, même au-delà de sept lieues. Pas de quoi faire rêver les foules, ni une petite fille. 

 

La populace dû se contenter des choix proposés par la Chancelière, qui se fit fort mais avec quelques difficultés de battre le pavé pour répandre les noms des postulants. Le peuple, pris par la famine démocratique, n’accorda pourtant que peu d’importance à ce devoir et préféra concentrer ses efforts à compter les quelques grains de patience qu’il lui restait en attendant l’année des hannetons, synonyme de moissons de promesses et de renouveau.

 

A la lueur du jour, lors d'un dimanche hivernal, la Cour des contes fut pourtant élue, sans tenir compte des comptes des voix, tant l’écho de la parole du peuple fut faible. »

 

La petite dort, heureusement, ainsi je n’aurai pas de compte à lui rendre en explications perdues ni en supputations farfelues.

 

Walter Schlechten, un habitant de la Croix-de-Rozon.  

 

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16/10/2012

Interpellation urgente écrite au Grand Conseil - IUE 1966 / 1


"Exercice de style"

 

Secrétariat du Grand Conseil           IUE 1966/1

 

Interpellation présentée par un habitant de la Croix-de-Rozon :

M. Walter Schlechten

 

Date de dépôt : 16 octobre 2012

 

 

Interpellation urgente écrite

Sécurité routière, il devient urgent de rendre obligatoire le port du gilet jaune pour les cyclistes, usagers de la route qui se retrouvent en danger des aurores à l’aube.  

 

 

Mesdames et

Messieurs les députés,

 

La politique menée par le Conseil d’Etat en matière de mobilité douce, soutenue par le Parlement, aspire à une diminution du parc automobile en Ville de Genève pour le trafic pendulaire et usuel.

 

On devine une ambition toute relative afin d’améliorer les prestations des TPG, et une autre incitative auprès de la population pour qu’elle adopte le cycle comme principal article de la mobilité douce préconisée.

 

Ainsi, le marché des deux-roues, motorisés ou pas, a explosé. Conséquences, l’offre de stationnement ne correspond déjà plus à cette mutation durable. Motos, scooters et cycles parsèment nos trottoirs. Les modifications comportementales attendues à travers l’abandon de la voiture se dessinent. Elles ont aussi des répercutions sur nos routes.

 

Pistes et bandes cyclables fleurissent, mais elles demeurent insuffisantes pour assurer la sécurité espérée aux cyclistes, usagers qui bien souvent ignorent l’obligation d’utilisation de ses sites.

 

Le véritable problème sécuritaire, soulevé par cette motion, est celui de la visibilité des deux-roues non motorisé et des cyclistes, surtout de nuit ou par mauvaise visibilité. Si les lois, les règlements et les ordonnances régissent l’équipement des cycles, les usagers eux ne sont soumis à aucune contrainte.

 

Pourtant, en matière de prévention et de conseils, il existe bien des artifices pour améliorer la visibilité des cyclistes ou de leur engin, mais nous nous devons d’admettre que seul le port du gilet jaune fluorescent représente une garantie suffisante. 

 

En effet, trop de citoyens, enfant ou adulte, circulent des aurores à l’aube sans prendre soin de s’assurer qu’ils sont visibles. Pire encore, nombreux sont ceux qui trouvent moyen d’être vêtus de sombre. Une mise en danger dont on ne saurait faire porter la responsabilité aux autres usagers de la route. Ceux-ci se doivent certes d’être prudents, d’être attentif, de faire preuve d’égards, mais pour cela faut il encore que le danger éventuel soit visible, identifiable.

 

Les amoureux de la petite reine, dont ceux qui ne voudront pas s’encombrer ou s’accoutrer d’un gilet jaune, argumenteront que l’amélioration des éclairages publics se doit d’être la première mesure entreprise. Celle-ci est complémentaire et fait déjà partie des aménagements envisagés, mais la responsabilisation de l’humain passe par l’acte personnel, individuel, sécuritaire et pratique.


Dans le mieux vivre ensemble il y a aussi le mieux circuler ensemble. Afin de réaliser cet objectif, chacun doit prendre ses responsabilités, l’Etat, les usagers motorisés de la route et les cyclistes.

 

Afin d’assurer la sécurité des cyclistes, il devient urgent, au niveau cantonal, de rendre obligatoire le port du gilet jaune fluorescent pour cette catégorie d’usager, de la tombée de la nuit au levé du jour, ainsi que par conditions météorologiques engendrant une mauvaise visibilité. Nos élus, à qui s’adresse cette interpellation, sauront-t-il prendre toute la mesure de cette urgence ?

14/10/2012

Hommage à Gilles Duchoud, dit "Gillou"

Gillou, mon Gillou, toi le dernier flic à l'ancienne, le poète du bitume, l'ours au grand coeur, toi qui donnais des baffes à la vie et des noms d'oiseux aux cons, là tu ne nous fais plus rire, bien au contraire. Ton départ est prématuré et le fruit d'une grande injustice. 

 

Dans la vie, il y a ceux dont on se souviendra, et il y a ceux que l'on n'oubliera jamais. Toi, tu fais partie des deux car on se souviendra de toi éternellement et jamais nous n'oublierons tous les bons moments partagés, en rue ou à table. 

 

Tu soignais rarement la présentation, mais tu accordais énormément de valeur à la qualité des produits, au goût et aux saveurs de la vie. Tu auras été mon dernier chef de groupe à Rive, que de souvenirs engendrés, que de rires partagés, que de soucis éliminés, que d’histoires de comptoir échangées.  

 

Tu étais devenu une légende urbaine. Un homme brut de décoffrage mais doté d’une très grande sensibilité envers tes amis, tes collègues et tes proches. Ceux qui se faisaient appeler « sculpteur de nuages, marchand de brouillard, professeur de chant pour oiseaux » sont orphelins ce matin, et nous en deuil.

 

Alors, mon Gillou, quand au détour d’un songe tu reviendras nous voir, peux-tu s’il te plaît distribuer quelques tirades aux vivants qui nous pourrissent la vie, juste pour qu’ils se souviennent que Gillou veille sur nous, juste pour tes anecdotes continuent à nous faire dire que tu étais un type incroyable.

 

Là, nous sommes tristes à cause de toi, je te déteste ce matin, même si je sais que tu as bouffé la vie comme on dévore un succulent repas, sans en perdre une miette. Visiblement, tu n'avais plus la place pour le dessert de la retraite. 

 

C’est à son épouse, à ses enfants, à ses proches, à ses amis, à ses collègues dans la peine et la douleur que je souhaite faire savoir que mon amitié vous accompagne dans cette épreuve. Du fond du cœur, je vous exprime mes plus sincères condoléances.

 

A toi Gillou, je te dis adieu mon ami.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon

 

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07/10/2012

Constitution : dire non serait un acte profondément démocratique !

Depuis quelques jours, des citoyens influents favorables au projet de constitution sortent du bois. Il faut dire qu’ils ont vu de quel bois se chauffent les opposants, décriant le projet de toutes flammes, arguments révélateurs pointés au tisonnier.

 

La crainte, la peur, de voir échouer ce projet est grande. A travers un tel échec, que de gens d’esprits remis en cause, que d’heures gaspillées pour des consensus, que d’agent dépensé pour un projet sans ambition, sans mémoire, sans fondamentaux surtout.

 

Un refus, un rejet du projet de constitution serait une "Genfereï" de plus, certes mais il serait surtout un échec individuel, personnel, démocratique de la Constituante. J’y devine alors une mauvaise lecture qui a été faite de l’environnement sociétal qui nous accompagne, qui nous guide, qui nous fait avancer, et  une méconnaissance des responsabilités fondamentales qui sont les nôtres, qui sont les vôtres face à l’avenir.

 

Lors de l’élection des membres qui composent celle-ci, j’avais pourtant pris le soin de panacher mon bulletin de vote. Des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, de gauche, du centre, de droite, décelant des jeunes loups innovants et téméraires où des chefs de meute, mémoires vivantes et garants de nos valeurs, de nos repères sociétaux, de notre histoire. Un espoir fou que ces générations sauraient se rencontrer, fusionner. 

 

Le résultat est tout autre. Un report massif des responsabilités sur l’Etat à travers un catalogue démuni de nos valeurs et de nos repères historiques, démuni d’ambition et du mieux vivre ensemble, une énumération des différences qui ne fait que les stigmatiser, comme si justification il devait y avoir pour les valoriser.

 

La constitution doit représenter les droits et les devoirs fondamentaux et élémentaires de tous, des personnes morales et physiques, de la population comme des voyageurs, de l’Etat et des institutions.

 

La constitution c’est le livre de chevet de la démocratie, celle-là même qui nous offre la richesse humaine de se prononcer et d’oser dire non.

 "Dire non ce n'est pas refuser, c'est demander une autre vision du monde"

Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

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03/10/2012

Un projet sans capitale n'est pas un projet constitutionnel.

Ce soir j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai tenté de lire le projet de constitution soumis à votation cantonale le 14 octobre 2012. Malheureusement, j'ai échoué dans cet exercice laborieux mais ma conviction est fondée. Je partage donc avec vous les premières flammes qui m'ont brûlé les yeux : 


Dispositions générales

 

Il n’y est pas mentionné que la capitale du Canton est la Ville de Genève.

 

Il n’y est pas mentionné que la cohésion cantonale est menée dans le respect de la diversité culturelle.

 

Il n’est pas mentionné que toute personne est tenue d’accomplir les devoirs que lui imposent la Constitution et la législation, ni qu’elle doit assumer sa part de responsabilité envers sa famille et l’environnement.

 

 

Droits fondamentaux

 

La dignité humaine est inviolable alors qu’elle se devrait d’être intangible.

 

Garantir constitutionnellement l’accès des personnes handicapées aux bâtiments, installations et équipements, est un mandat qui ne pourra jamais pleinement être respecté à travers toutes les constructions existantes, il aurait été préférable que l’Etat et les communes prennent des mesures en vue de compenser les inégalités qui frappent les handicapés et de favoriser leur autonomie et leur intégration économique et sociale.

 

Le libre choix du domicile et du lieu de séjour n’y est pas garanti.

 

Droits politiques

 

Le syndrome de la parité, qui n’ose pas porter son nom, s’exclame à travers un Etat qui promeut une représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des autorités, alors que le coefficient de calcul de cet équilibre n’est pas mentionné (candidats-élus-parité simple).

 

* * *

 

J’arrête là, sachant que cette proposition de constitution est trop lourde, trop longue, elle comporte 237 articles, alors que la constitution fribourgeoise en a 153 et la vaudoise 180, allez comprendre. 

 

Je vous souhaite néanmoins une bonne lecture du projet de constitution de la République et canton de Genève, sachant que pour ma part je le refuserai lors de la votation du 14 octobre 2012. 

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon. 

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19/09/2012

J'ai égaré ma liberté de pensée !

Chers lecteurs, chères lectrices, 

Pour des raisons indépendantes de ma volonté, cette nuit j'ai égaré ma liberté de pensée. Je ne sais si la cause en est un défaut technique, une erreur de manipulation, une lecture inappropriée d'un mode d'emploi ou une mauvaise interprétation de l'usage qui en était fait, reste que cette liberté là s'est égarée. 

Donc, en attendant de retrouver celle-ci, je vais devoir écrire autrement, en y apposant une réflexion différente car cintrée par de grands murs habillés de barbelés, les mêmes qui limitent l'accès à la liberté dans une prison.

Sentiment étrange que de regarder le monde depuis le point zéro, comme si un danger se devait d'être maîtrisé, comme si un langage cloisonné avait moins de valeur que celui d'un homme libre, comme si les cris et les mots n’étaient plus les outils de la parole, de l’écriture, et les armes nécessaires face à l’injustice des hommes ou à l’intolérance de nos démocraties.

Reste que ma loyauté d'écriture demeure, à mon humble niveau, un plaisir que je vais continuer de partager avec vous sur des sujets de société, en ma qualité de citoyen du canton et d'habitant de La Croix-de-Rozon, tout comme avant. 

Belle journée à vous, car c'est un temps idéal pour plonger dans un bon livre.                             

Walter Schlechten, un Minet habitant la Croix-de-Rozon.