24/07/2010

Le bleu vous va si bien !

Il n'y a pas si longtemps que ça, je discutais avec une jeune élue qui me demandait pour quelles raisons l'imge de la police n'était pas bonne !

Je lui ai offert mes explications, et des solutions.

Depuis, la Lake est passée par là, Loué aussi, car visiblement il y a deux façons de passer l'été en batterie pour les bleus de la gendarmerie.

En batterie, dans un fourgon à Loué :

DR

(photo TDG / DR)

Ou au son des batteries à Genève :

20835_445496146795_236413916795_6112747_6479990_n.jpg

photos : Haykel EZZEDDINE / http://planetephotos.blog.tdg.ch/about.html

20835_445496156795_236413916795_6112749_3078247_n.jpg

photos : Haykel EZZEDDINE / http://planetephotos.blog.tdg.ch/about.html

 

34755_445519856795_236413916795_6113428_4216654_n.jpg

photos : Haykel EZZEDDINE / http://planetephotos.blog.tdg.ch/about.html

36850_445498466795_236413916795_6112832_6902725_n.jpg

photos : Haykel EZZEDDINE / http://planetephotos.blog.tdg.ch/about.html

37647_445496421795_236413916795_6112754_2061981_n.jpg

photos : Haykel EZZEDDINE / http://planetephotos.blog.tdg.ch/about.html

Car pour le poulet, être élevé en batterie ne suffit pas, il faut aussi lui donner le sens du rythme, de l'image, de la proximité, juste pour offrir des ailes à une image bien souvent négative, et ce n'est pas à Loué que l'on nous dira le contraire !

Vive la police de proximité !

11:20 Publié dans Culture, Genève, Humour, Images, Musique, Techno | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

10/07/2010

Brumes scintillantes, acte IV et Fin

"J'ai le plaisir de vous faire partager sur quatre jours une nouvelle policière écrite il y a peu pour un concours. Cette fiction est toute simple, mais tel est le but d'une nouvelle."

Les brumes scintillantes !

Acte IV et Fin.

 

L'urgence devient plus grande devant la monstruosité de cet acte. Il décide de ne plus perdre de temps et retourne à sa voiture pour aviser sa centrale des faits. L'enquête de police criminelle doit débuter sans retard, même si l'inconnu est mort depuis au moins 4 semaines. En effet, nous avons eu un bel été indien début octobre, et la chaleur a du facilité la putréfaction qui a entrainé la désolidarisation du corps et de la tête.

En moins de 30 minutes les "casquettes" sont là, sitôt suivies d'un Brigadier bedonnant, un vieux de la vieille comme l'on dit dans la "Grande Maison". La brigade criminelle a été avisée, mais il faudra du temps avant que deux de ses hommes arrivent, tout comme l'Officier de police. Le substitut du Procureur de la République qui a été nanti des faits attend la suite avant de se déplacer.

Dans l'attente J.-C.-S fait part de ses constations. Il a découvert le corps d'un type qui est décédé dans des circonstances incroyables. Un meurtre, un assassina crapuleux probablement. Il a du se voir mourir, il a du souffrir terriblement. La ou les personnes qui ont fait ça sont inhumaines déclare t'il. Ses collègues le regarde un peu penaud tout en jetant un œil furtif au cadavre encore en contrebas. Pas joli joli pense le plus jeune des argoulets.  

Derrière, le vieux briscard qui détourne son chemin. Il recule, non il descend à proximité du cadavre. Faut dire que le Brigadier n'a pas la réputation d'être un doux, un tendre. C'est donc pas un cadavre qui pue qui va l'impressionner.

Du haut du ravin, tous l'observent. J.-C.S lui lance même une requête pour qu'il ne touche à rien. Le Brigadier relève furtivement la tête et lui lance un regard de braise comme toute réponse. Il se dirige d'un pas décidé sur la gauche du corps et sans hésiter se penche sur la manche droite de la veste du défunt. A son extrémité, dissimulée sous des feuilles, la deuxième main de malheureux, semi décomposée mais qui tient encore un Opinel, lame ouverte, lui-même retenu par une dragonne attachée au poignet. C'est l'extrémité de cette lame que le vieux briscard avait  vu briller de loin. Il saisi ce couteau et relevant une seconde fois la tête invectiva l'inspecteur ;

"Il s'est pendu tout seul ton gaillard. Sa corde qui le retenait assis, il l'a sectionnée lui-même pour se balancer dans le vide. Ce n'est pas un meurtre, encore moins un assassina. Juste un pauvre type qui devait en avoir marre de vivre et qui est venu crever ici. Il en a même fini par perdre définitivement la tête". 

Les regards désapprobateurs des "casquettes" fustigèrent J.-C-S, qui chercha bien vite à se dissimuler derrière son pardessus souillé. Il fini par se retrourner en jurant une dernière fois ; "quelle journée de merde".

J.-C.-S n'en revenait pas, alors qu'il pensait enfin être tombé sur une grosse affaire, il se devait de constater qu'il venait de subir les déductions tortueuses d'un esprit fatigué, malade probablement, le sien.

L'assassin est en nous, il est dans toutes les têtes, tout comme l'esprit meurtrier ou le désespoir, mais de l'inconscience à l'acte, il n'y a bien souvent que quelques brumes matinales.

Minet

00:05 Publié dans Culture, Fiction, Genève, Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

09/07/2010

Brumes scintillantes, acte III

"J'ai le plaisir de vous faire partager sur quatre jours une nouvelle policière écrite il y a peu pour un concours. Cette fiction est toute simple, mais tel est le but d'une nouvelle."

Les brumes scintillantes !

Acte III

 

Il lui faut rapidement retrouver ses esprits. Il doit joindre sa centrale par radio, impossible pourtant. Ces radios portables, c'est comme les préservatifs, c'est toujours quand on en a besoin que l'on en a pas sur soi, comme aimait à le lui répéter son supérieur, et là il a oublié la sienne sur le siège de sa voiture.

La raison le rappelle à l'ordre et les repères professionnels prennent le dessus. Une tête, mais pas de corps. Pourtant il y a cette forte odeur. Un coup d'œil rapide dans le dévers du sous-bois en direction du ruisseau, et il y devine dans la pente la partie manquante. Un jeans surmonté d'une veste rouge, le corps d'un homme visiblement, couché sur le ventre. La main droite, décomposée, est visible à l'extrémité d'une manche.  Logiquement, il n'y a pas de tête au dessus du col de la veste. Malgré les effluves pestilentiels du cadavre, il s'en approche. Les premières investigations sont souvent les plus importantes. Alors qu'il se penche pour mieux voir, il retient brusquement son souffle. Les chevilles, les genoux, la taille et les bras à la hauteur des coudes sont attachés au moyen de cordelettes, pas les poignets. Des liens serrés, avec des nœuds de marin. Une autre corde, très courte, fait le lien entre l'attache de la taille et les genoux, et c'est visiblement la même corde de lin qui a été utilisée.

La déduction est rapide, le constat aussi. Ce type a été pendu attaché et sous l'effet de la putréfaction le corps s'est détaché de la tête pour retomber en contrebas. Sans encore retourner le cadavre, il lui faudra aviser l'officier de service et attendre la criminelle, la médecine légale  et les pompes funèbres avant de toucher au corps. Là, il remarque un autre bout de cordelette, rattachée aux liens de la taille. Elle est sectionnée, un coup net donné par une lame d'un couteau probablement ou d'un objet très tranchant.  Mais où est l'autre bout de cette attache ?

Il relève la tête et observe le crâne figé au dessus du ravin.  Sur la même branche qui retient le nœud de pendu, il y devine une seconde attache. Il lui faut remonter la pente glissante pour observer ceci de plus prêt. Sans tomber il y arrive, aidé de quelques jurons. Au regard de ce deuxième indice, il est évident qu'il tient là la deuxième partie de la corde sectionnée. Et là le schéma change radicalement. Ce type qui se décompose dans l'oubli de tous n'était pas simplement pendu, il était avant tout suspendu. En effet, la nature des liens et la présence de deux cordes de suspension laissent deviner la scène. Ce mec était en position assise, dans le vide, tel un parapentiste, attaché et retenu ainsi par la première corde, alors qu'une seconde avec un nœud de pendu lui avait été passée autour du cou.  

A-t-on torturé ce pauvre gars en l'attachant suspendu dans le vide, pour le faire parler, voire pour le faire taire en sectionnant cette attache, ce qui précipita son corps dans le vide telle l'ouverture de la trappe sous une potence ? 

(la suite demain)

07:45 Publié dans Culture, Fiction, Genève, Médias, Région | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

08/07/2010

Brumes scintillantes, acte II

"J'ai le plaisir de vous faire partager sur quatre jours une nouvelle policière écrite il y a peu pour un concours. Cette fiction est toute simple, mais tel est le but d'une nouvelle."

Les brumes scintillantes !

Acte II

 

Notre inspecteur situe bien le cours d’eau, il a joué au foot étant gamin sur le stade attenant, et bien souvent le ballon a fini sa course dans ce filet d’eau aux émanations repoussantes. Notre limier a du arrêter ce sport il y a quelques années, ses genoux n’ayant plus vingt ans, et bien plus du double même. C’est un aussi à cause de ses ménisques douloureux qu’il a été rattaché au service du Commissariat, à l’Hôtel de Police, populairement nommé Carl-Vogt, du nom du boulevard qu’il domine dans le vieux quartier populaire de la Jonction. Être encore inspecteur, à son âge c’est déjà une tare, deux promotions bloquées suite à ses problèmes d’alcool et aux rapports du médecin conseil de l’Etat. Un vieux toubib surnommé Dr Pilule, un adepte des antibiotiques, pour soigner un rhume, une hernie ou un eczéma.

Comme personne n'était libre au bureau des enquêtes générales en ce lundi matin, il a décidé de se rendre seul sur les lieux. Après vingt longues minutes de trajet, son mal de tête n’est pas passé, mais il est enfin sur place. Il stationne son « container », comme il aime à la surnommer, sur le trottoir étroit du chemin. En s’éloignant de sa voiture il se rend compte qu’il n’a pas déposé la pancarte cartonnée « Police » sur le tableau de bord. Demi-tour pour corriger cet oubli. Il passerait pour un con s’il était amené à devoir récupérer cette épave à la fourrière, les « casquettes » passant souvent dans le secteur pour aller boire l’apéro en campagne. Se faire enlever la voiture par des collègues, tout, mais pas ça.

Revenu à l’affaire, Jean-Claude Saudan, surnommé J.-C.-S, pour Jésus-Christ-Superstar dans la bouche de ses collègues, enjambe la barrière en bois qui délimite le coin du bois. La lisière du ruisseau n'est pas très longue, mais avec le froid de canard qui s’est abattu cette nuit et ce brouillard qui réduit énormément la visibilité, pas simple d’aller de l’avant pour trouver quelque chose. Il glisse même sur la glaise humide. Le cul par terre, c’est un juron grossier qui l’aide à se relever. La boue n’ést pas la meilleure amie de son unique costume deux pièces. Heureusement, son manteau de pluie vert-bouteille a joué son rôle protecteur et son blazer n’est pas souillé. Le joggeur n’étant resté sur place, le civisme à des limites que le froid délimite bien vite, J.-C.-S. va au feeling. De toute façon, c’est probablement une blague des gamins des Eaux-Vives, un morceau de corde, un nœud de pendu et un bout de bois accroché, juste pour rire. Lui ne rigole pas, il est frigorifié, sa tête sonne le glas et l'odeur des eaux usées du ruisseau viennent se mélanger aux relents d'un café trop fort et d’une haleine fétide.  

Mais la chance est avec lui. Il distingue soudainement, à une dizaine de mètres, une corde suspendue dans le vide, avec quelque chose d’accroché à son extrémité. Une "tête de singe" songe-t-il, ridicule, ce n'est qu'un morceau de bois. Mais brusquement il se fige, se raidi et écarquille grand les yeux. Alors qu'il n'est plus qu'a deux mètres, il devine une oreille, puis un crâne issu d’une décomposition. C'est en effet une tête qui se balance au bout de cette corde de lin. Une tête humaine, osseuse, avec encore quelques lambeaux de peau et des cheveux parsemés. 

Afin de ne pas effacer les traces, J.-C.-S contourne l'arbre qui se dresse devant lui. Trois pas sur sa gauche, mais là il se retrouve soudainement face au vent. Un pas de trop c'est certain. Une forte odeur de putréfaction lui agresse les narines. Comme souvent dans ce cas, les yeux piquent et la nausée est immédiate. Cette odeur il la connaît, tous les flics connaissent cette puanteur. Notre enquêteur n'avait pas besoin de ça ce matin, son estomac étant déjà bien chahuté. Trop tard, penché devant un buisson, il se vide de son petit déjeuner, les trois cafés avalés trop vite, avant de s'essuyer du revers de son pardessus. "Matinée de merde" jure-t-il.

(la suite demain)

07:10 Publié dans Culture, Fiction, Genève, Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

07/07/2010

Première note de Minet libre-penseur, une nouvelle policière pour l'été, sous le titre : Les brumes scintillantes.

"J'ai le plaisir de vous faire partager sur quatre jours une nouvelle policière écrite il y a peu pour un concours. Cette fiction est toute simple, mais tel est le but d'une nouvelle."

Les brumes scintillantes !

Acte I

Genève, premier lundi de novembre 1989, onze heures du matin. Il fait froid. Le brouillard qui s’est installé durant la nuit sur la ville n’arrive pas à se lever. Il est à "couper au couteau" comme l’on dit chez nous. Il faut dire que ce phénomène météorologique ne dispose d’aucune porte de sortie naturelle, la cité de Calvin étant coincée entre le lac Léman et un cul de sac montagneux en forme de V. Celui-ci est constitué du Salève,  un gros rocher gris dont le point culminant est à 1380 mètre, le goulet du Rhône dominé par un ouvrage militaire fortifié, construit à flanc de montagne et désaffecté depuis 1956 par l’armée française, Fort l’Écluse, et enfin la longue chaîne du Jura, frontière naturelle entre la Suisse et la France. Et comme souvent à Genève, prendre de la hauteur n’est pas chose facile. Certains, comme Philibert Berthelier, en ont perdu la tête.

C’est un peu comme Jean-Claude Saudan, inspecteur à la police judiciaire, qui ce matin n’arrive pas à sortir de son brouillard synthétisé la veille par un pur malt de 12 ans d’âge, une migraine liée à ses insomnies récurrentes et les deux aspirines avalées avec ses trois premiers cafés du matin. Pourtant, c’est au volant de sa petite Opel Corsa grise, un véhicule  de service sans âge, dont le compteur ne fonctionne plus depuis bien trop longtemps,  tout comme les freins, qu’il va devoir se frayer un chemin dans ces brumes pour se rendre à la réquisition surprenante qui vient de lui être attribuée. 

Une heure avant, un opérateur de la centrale d’urgence police venait de recevoir un appel troublant. Un jogger, un des ces fous furieux qui participent en décembre à la Course de l’Escalade, 12 ème édition cette année, vient de signaler au moyen de la cabine publique située devant la buvette du stade de Frontenex, une vielle bâtisse classée qui garde tout son charme à proximité des nouveaux bâtiments huppés de la région, qu’un "crâne de singe" se balançait au bout d’une corde, dans le sous-bois situé dans le prolongement du chemin de Grange-Canal, le long du ruisseau.

(la suite demain)

00:18 Publié dans Culture, Fiction, Genève, Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

21/06/2010

Guy Mettan, au nom de qui, au nom de quoi ?

Guy Mettan, membre du PDC est depuis 2005 député au Grand Conseil du canton de Genève et président du Club Suisse de la Presse, dont il est un membre fondateur. Ancien journaliste, il a aussi été rédacteur en chef de la TDG.  Homme cultivé et pluridisciplinaire, il est lu et écouté.

Sa stature l'a même porté au poste de président du Grand Conseil, siège qu'il occupe actuellement. C'est notamment lui qui a ouvert la cérémonie du 7 décembre 2009 dans le cadre de l'investiture du Conseil d'Etat pour le discours de Saint-Pierre.

http://www.ge.ch/fao/2009/doc/20091211.pdf

Pourtant, malgré ses qualités, il vient de faire part de ses positions sur l'affaire Kadhafi, sans la retenue qui devrait être sienne dans le cadre des ses diverses fonctions, et surtout en sachant qu'il serait attentivement écouté, mais probablement pas suivi.

Dans une interview accordée au Grand Pascal, il fustige Genève, son image, sa police, sa justice, sa presse régionale tout en brisant la collégialité politique dans une affaire où pourtant le Conseil d'Etat, pouvoir exécutif s'il en faut, n'a lui jamais baissé la tête.

Son affligeante déclaration, un simulacre de jugement dernier issu d'une bonne conscience motivée par la recherche d'un blanc-seing énigmatique, dénonce des "boulettes genevoises" ;  

1)      Première boulette : une surréaction de la police genevoise, lors de l’arrestation des époux Kadhafi, où il n'était pas nécessaire d’agir contre trois personnes avec un commando anti-terroriste.

 

2)      Deuxième boulette : une exagération de la justice genevoise, pour avoir coffré deux jours le fils Kadhafi alors que deux heures  auraient suffi.

 

3)      Troisième boulette : une faute, un délit d'un employé d'Etat qui a transmis des photos d'identité judiciaire à la presse.

 

4)      Quatrième boulette : celle du journal la Tribune  de Genève qui publie les photos incriminées.

 

Si pour le point trois la faute grave, un acte inadmissible, un délit même qui a été reconnu comme tel et pour lequel l'auteur est toujours recherché suite à une ouverture d'une procédure pénale, l'on peut se demander ce qui motive un tel lynchage étatique de nos institutions, voire de la presse et de sa liberté si souvent muselée.

Certes la publication de ces photos n'était pas de bon goût, sachant que la provenance de celles-ci était illicite, mais l'on a bien souvent vu et lu pire dans nos feuilles de choux, où quelques scribouillards en mal de reconnaissance ont parfois dépassé des limites du respectable, quand ce n'est pas la rédaction elle-même qui pousse en avant de telles démarches.

Par contre, flinguer la police genevoise, en tenant des propos qui ne sont ni le reflet des réalités, ni des faits, c'est prendre une position isolée contre l'Etat et le pouvoir exécutif.

Par contre, flinguer la justice genevoise, en tenant des propos qui font honte à la démocratie et à l'état de droit, qui se voudraient alors un renoncement à l'égalité de traitement au profit du plus riche, du plus puissant, du plus grand, du plus craint, c'est prendre une position grave contre les droits humains et l'égalité de ceux-ci devant les hommes.

Des questions se posent aujourd'hui : 

Guy Mettan pouvait-il tenir de tels propos en public et diffuser ainsi ses "boulettes" qui frisent l'ignorance du dossier et le déni de la collégialité d'un gouvernement, d'un Etat, d'un pays face à l'ennemi et l'adversité ?

Le président du Club Suisse de la Presse jugeait-il la police, la justice, l'Etat ou simplement la TDG ?

Le député PDC jugeait-il la police, la justice, l'Etat, la TDG ou simplement un ancien président de département ?

Le prédisent du Grand Conseil jugeait-il la police, la justice, le pouvoir exécutif, la TDG, en son nom propre ou en représentativité du pouvoir législatif ?

L'homme de lettre jugeait-il le comportement de Genève en son entier et comme unique coupable ou simplement omettait-il de se souvenir que deux victimes étaient à l'origine de cette affaire, où des auteurs présumés ont été interpellés, sous l'égide de nos lois, de nos valeurs, de nos croyances, de nos règles, du respects des droits humains, tous égaux devant les ténèbres dans une démocratie ?

La classe politique jugera, le peuple aussi !

 

 

22:25 Publié dans Genève, Histoire, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook

15/06/2010

Affaire Kadhafi ; vont-ils sacrifier Genève pour sauver les fondements de la diplomatie ?

En lisant la TDG de ce matin, je constate que l'affaire Kadhafi est redevenue le roman de l'été, tome II.

Les langues se délient et les plumes déposent des mots qui ont déjà une forte odeur de jugement. Tous les acteurs sont dans la trame, en place, désignés ou destinés à un avenir différent.

Laurent Moutinot ; chef du département lors des faits. Il n'a jamais changé de fusil d'épaule et a gardé sa ligne de conduite, tel un homme d'Etat qui a voulu préserver les fondements de notre démocratie. Un courage qu'il faut saluer, aujourd'hui encore.

Le Parquet ; bras d'une justice démocratique, armé d'un glaive d'une main et dicté par la balance et le poids des éléments dans l'autre. L'analyse des faits, des lois, des volontés du législateur, donc du peuple. Le Parquet ne cède pas, il décide, et la loi offre les recours nécessaires au maintient des droits démocratiques des auteurs présumés, des condamnés. Une doctrine qu'il faut saluer, aujourd'hui encore.

La Police ; bras armé de l'Etat. Elle obéit aux ordres afin de faire appliquer les lois, de permettre l'ouverture de procédures et ainsi de garantir les droits des victimes, des lésés, sans distinction selon les fondements de notre Constitution, qui sont aussi les valeurs des citoyens de notre canton et du serment de nos policiers. Un serment qu'il faut saluer, aujourd'hui encore. 

Alors il nous reste Genève, canton-ville à la fois si important pour la Suisse et pourtant parfois si isolé. Genève c'est aussi une image, un nom, un symbole mondial. Genève c'est à la fois le gage de la paix et le respect des droits humains. Genève c'est le lieu où pouvoir de l'argent se mêle aux pouvoirs politiques, où le pouvoir des grandes organisations de mêle aux pouvoirs des Etats membres.

La TDG a commencé la rédaction de cet imbroglio politico-judiciare, dans lequel il faudra bien aussi y retrouver la Berne fédérale et le gouvernement de notre pays. Après "Da Vinci Code", nous voilà avec "Ka Dhafi Code", un dossier presque encore top secret. Je vais terminer mon mot par la reprise d'un texte lu ce matin dans l'éditorial du journal Le Temps, sous le titre "Les deux Genève", signé de la plume de Joëlle Kuntz, même si l'antépénultième phrase est de trop :

"Il est possible que les Suisses aient de la peine à comprendre Genève. C’est normal car plusieurs Genève ont conjugué leurs efforts pour créer l’affaire Kadhafi.

La première, c’est la Genève républicaine et égalitaire, historiquement prompte depuis avant Rousseau à dénoncer les privilèges, qu’ils soient sociaux, juridiques ou diplomatiques. Cette Genève-là tient pour vertu de mettre toute personne à égalité devant la loi, indépendamment de son rang ou de son statut, quoi qu’il en coûte au reste du monde ou au reste de la Suisse. La façon dont le gouvernement et la justice continuent de traiter le dossier atteste bien de cet état d’esprit fondamental.

L’autre Genève, c’est celle du droit humanitaire, de la Croix-Rouge, des droits de l’homme et de toutes ces normes élaborées dans les organisations internationales qui sont destinées à insuffler du progrès dans les comportements des hommes et des Etats. Une population d’ONG est là pour diffuser et défendre ces thématiques. Sans se mêler directement de ce travail d’écriture du droit, Genève est fière d’en être le lieu.

Par coïncidence, au moment où Max Göldi est libéré, l’Organisation internationale du travail discute d’une convention sur les employées de maison. Des dizaines d’associations de travailleuses domestiques sont venues défendre leurs droits, émues de trouver à Genève un forum où exposer leurs doléances et leurs revendications. Les Genevois ignorent l’événement car la Genève genevoise se désintéresse de ce que fait la Genève internationale. Il lui arrive même de s’en plaindre, mais au final elle trouve dans l’universalisme de l’ONU de quoi flatter celui dont elle se réclame elle-même.

Ces deux Genève ont vécu l’affaire Kadhafi avec la même émotion que le reste de la Suisse. Elles ont évoqué l’amateurisme ou l’excès de zèle de la police. Mais de là à prendre une responsabilité, non, le dossier ne mérite pas pour elles l’acte de contrition que pourrait leur demander la Suisse. Il n’y a pas de troisième Genève pour trouver une bonne solution."

"Genève, un monde en soie."

 

09:56 Publié dans Economie, Genève, Histoire, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

13/06/2010

Max Göldi, le retour attendu aux vérités suspendues !

Max Göldi a été libéré et il pourrait arriver en Suisse ce soir ou demain. C'est la plus heureuse des nouvelles.

Ce retour est attendu, par tous, car nous sommes tous conscients que cet homme vient de traverser un désert diplomatique et juridique qui n'a servi que la main de la vengeance et le bras économique de notre pays.

Des langues vont-elles enfin se délier dans les jours à venir ?

J'en doute !

Ce qui est certain, c'est que beaucoup devront prendre leur courage à deux mains pour venir oser saluer ce retour.

C'est probablement ce même manque de courage qui va faire que les bonnes questions ne seront pas posées.

Reste à savoir si Max Göldi voudra lui donner des réponses que d'autres ne souhaitent pas entendre, le fardeau de la faute étant trop grand pour eux !

Walter Schlechten

21/05/2010

Suis-je Franco-Valdo-Genevois ?

Je ne sais pas vous, mais depuis quelques semaines j'ai l'impression de perdre mon identité, que l'on tente de me déraciner, tel un vieil arbre qui ne se trouve plus au bon endroit dans un verger, qui après avoir fait trop d'ombre à ses voisins les empêchent visiblement maintenant d'envahir le territoire des autres. Pourtant, les fruits de ce vieux végétal ligneux sont encore nobles, frais, vitaminés et sucrés, mais cette abondance ne suffit plus.

Entre la mondialisation, et ses fruits et légumes qui arrivent par avions entiers, entre l'eurocompatibilité et ses marchandises et denrées qui arrivent pas camions entiers, entre cette régionalisation et ses produits cuisinés qui arrivent par cabas entiers, je ne sais bientôt plus quel goût a le produit de mon vieil arbre, pourtant si simple à cueillir car à portée de main. 

J'ai bien envie de me retrouver sur un étal avec mes compatriotes, produits du canton et reconnus de qualité. Certains l'ont bien compris, cette identité a une valeur, est une valeur, car elle a une histoire. Des hommes et des femmes ont saigné pour l'ériger, mais voilà, à force de laisser l'argent et l'appât du gain devenir roi, c'est notre âme que nous abandonnons, tout comme vous avez déjà abandonnez ce vieil arbre au centre de votre verger.

Walter SCHLECHTEN

 

 

 

18/05/2010

La guerre du bitume n'a pas fini de faire couler du goudron à Genève !

Tous les soldats sont là, dans leurs belles tuniques, seul le pont du Mont-Blanc les sépare. Ils vont se battre, rue par rue, pavé par pavé. Rose et Vert d'un côté, les libérateurs, Bleu et Gris de l'autre, les occupants. Les premiers sont en charrette, à vélo ou à cheval, les seconds en moto ou en voiture 4x4 rutilante.

Il y a quelques jours, des âmes de bonne volonté on bien tenté d'éviter le conflit. L'idée du pacte n'était pourtant pas mauvaise. Afin de libérer des places à conquérir, on dissimulait celles-ci en sous-sol en échange.

Tout allait bien et un certain consensus circulait, mais soudainement, trop vite, avec excès vitesse probablement, les Verts ont voulu prendre les Bleus et Gris à revers, passant même à côté des Roses sans les voir. L'opération d'occupation était lancée, 200 rues devaient être prises rapidement, pour ne laisser aucune chance aux occupants. C'était sans compter sur les richesses des Bleus et Gris, car tout ceci a un prix. Une belle somme, 22,2 millions que les Roses et Verts n'ont pas. Une somme dont leurs adversaires disposent, mais qu'ils veulent économiser et/ou utiliser comme prétexte pour garder pignon sur rue.

Le pacte ne tiendra pas, c'est certain, le premier parking du centre rive gauche Pierre-Fatio a du plomb dans l'aile, alors que le parking de Sécheron rive droire est contesté à son tour par un recours de la ville. 

Creuser ainsi un gouffre des idées alors que ce sont des parkings libérateurs qui devraient voir le jour, c'est repousser la réaffectation de nos rues, juste pour ne pas perdre la face.

Une belle farce que tout ceci, plus de 22 millions pour redonner 200 rues à nos piétons, et probablement autant pour construire des parkings qui correspondent à la demande et à l'échange naturel de territoires. Le consensus n'est pas d'actualité, l'amélioration de nos conditions de vie non plus, tout comme celle de notre mobilité, douce ou motorisée, rien ne va plus à Genève. C'est un peu la bataille du tramway suburbain et des parkings périphériques qui est rejouée.

Dans tous les cas, une guerre du bitume qui risque bien, au final, d'en voir certain finir avec du goudron et des plumes.

GENEVE, UN MONDE EN SOI

 

 

14/05/2010

200 rues piétonnes à Genève, un projet, quel projet ?

A la lecture de la cartographie proposée par Les Verts pour ce projet, je me demande juste si ces élus ont tenu compte d'autre chose que des desideratas d'une certaine population sédentaire sondée ?

En effet, qui n'accepterait pas, sous condition que les accès à l'immeuble, au parking privatif, aux livraisons demeurent, que la rue qui se trouve sous son balcon devienne piétonnière, personne.

 

La question est mal posée pour ce projet, le sujet est mal proposé, le plan de localisation des rues transformables n'est pas en adéquation avec les réalité de la mobilité urbaine.

 

Et si la réflexion partait de l'autre bout du guidon, à savoir délimitons les axes principaux d'accès et de sortie de la ville, facilitons le flux sur ces artères, définissons les transversales utiles, et après seulement proposons les rues adéquates pour les modifications d'usage prévues afin de redonner celles-ci aux piétons.

En lien avec un tel projet, la politique de constructions de parkings périphériques, afin d'inciter, d'inviter l'automobiliste à faire usage des transports publics, doit aussi être mise en oeuvre. Il serait temps aussi de diminuer le nombre de signalisations lumineuses en place, Genève étant une des ville d'Europe les plus dense à ce niveau. 

Si les verts veulent faire avancer les choses, diminuer les rouges et libérer les pénétrantes sont pour moi indissociables de leur projet. ll ne faut pas chercher à faire fuir les automobiliste de la ville, il faut les convaincre de laisser leur jouet à la périphéries de la cité, voire de la zone urbaine densifiée.

Walter SCHLECHTEN

 

15:40 Publié dans Développement durable, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

04/05/2010

Observation des politiques genevoises et de leurs constellations !!!

Le canton de Genève et ses habitants ont bien souvent revendiqué une certaine identité, historique, religieuse, culturelle, financière, sportive et politique.

Si le temps a permis à la Cité Calvin de se nourrir de cette religion, de cette culture, de cette richesse, et dans un passé plus récent du sport, il demeure un point sur lequel notre identité reste bien fragile, voire incertaine, celui de la politique. En revenant de quelques pages dans le grand livre de la République, nous découvrons plusieurs lectures possibles.

Durant la révolution industrielle, il y avait deux castes aux yeux du peuple. Sur notre droite, des partis bourgeois qui représentaient les milieux économiques et une société plus poche des valeurs pécuniaires qu'humaines. Sur notre gauche, des partis sociaux, perpétuellement en lutte contre le pouvoir, avec des travailleurs et des ouvriers comme forces vives, au-delà de quelques intellectuels. Depuis, les grands patrons sont morts, mais nos deux castes ont perduré.

Cette image symbolique et naïve de la politique est voulue, afin de démontrer combien nous partons vers l'inconnu. Que nous reste-t-il aujourd'hui comme schéma ?

  • Un parti Libéral qui tente de sauver les apparences d'une chute annoncée par la crise économique, une déperdition sociale de la valeur de l'argent remplacée par le rapport à l'humain, un changement pour lequel les libéraux ne sont pas prêts.
  • Un parti Radical qui se fait absorber par les libéraux, à cause d'une perte identitaire issue d'une timidité politique bien souvent trop centriste et si peu proactive. Le PLR risque de n'être qu'une bouée de sauvetage pour certains qui devront laisser couler leurs idéaux.
  • Un parti Démocrate Chrétien qui vient de comprendre qu'il doit se redessiner une identité, celle d'un centre droit plus fort, sous risque de se retrouver lui aussi dans les griffes de l'ogre libéral.

Une droite historique qui abandonne ses valeurs historiques, ses mémoires même, pour dessiner un avenir dont personne ne veut vraiment à Genève, mais pour lequel beaucoup ont dû se résoudre, par instinct de survie.

Quelques rebelles résistent et tentent un dernier appel des troupes pour ne pas galvauder leurs idées, les Libéraux Verts. Des nains politiques aux appétits d'ogres a t'on pu lire, mais le festin n'autorisera probablement pas de telles gourmandises.

  • Un parti socialiste qui vient de chasser quelques démons, dans une gauche caviar qui s'était trop éloignée de la base, du peuple, des syndicats, de la fonction publique même. Un rattrapage tardif pour un avenir meilleur, mais sans personnalité d'envergure.
  • Un parti des Verts qui a grignoté l'électorat de gauche, mais dont les réserves s'épuisent, sauf au centre, tout en ayant de la peine à se situer pour l'avenir. Centre gauche ou à gauche du centre. La crédibilité de ses actes devra être accompagnée par une doctrine politique, car l'écologie n'est pas un vecteur suffisant en Suisse occidentale.

Là aussi quelques rebelles tentent de sauver une certaine gauche, celle du passé et des extrêmes, mais même avec un appétit d'ogre, ceux-ci ne sortiront probablement plus du bois, si ce n'est pour se rendre en rue et brandir ce rouge et noir qui trouble parfois l'Europe.

Depuis, le populisme est passé par là, et ces nouveaux partis prennent les places laissées vacantes, mais la période des moissons est terminée.

  • Un parti de l'UDC genevoise qui se décompose au jour le jour, tel un château de sable, alors que l'organe national lui tient la route et garde le cap. Une guerre des idées, des méthodes, des chefs, de clans, dans laquelle les plus forts ne seront peut-être par les véritables vainqueurs, l'électora romand s'éloignant de cette droite qui ne garde pas la ligne du parti.
  • Un parti régional du MCG, un seul chef, peu de projets, quelques idées, mais surtout des discours populistes qui plaisent, car ils dénoncent et stigmatisent. Des aboiements qui manquent de crédibilité, mais qui donne du mordant. Un populisme qui a une qualité, celle d'intéresser à nouveau la population des classes moyennes et inférieures à la politique. Mais là aussi, les vendanges tardives ne seront plus fructueuses.

En remplissant mes bulletins de vote fin 2009, je recherchais déjà une identité politique genevoise pour trouver des réponses à mes questions, en vain souvent.

Aujourd'hui, nous nous devons de retrouver les traces de cette identité politique genevoise, au risque de la perdre totalement au profit d'une région qui elle ne ressemble pas à la cité de nos anciens qui ont construit Genève, et dont les noms guident nos rues.

Walter.

 

 

21:19 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

02/03/2010

Genève - Un monde en soi !

Genève - Un monde en soi !

Photos de blogs - Un monde en soi !

mendiant.jpg

Photo Haykel EZZEDDINE

feu manif.jpg
 
Photo Pierre ALBOUY
 
ordures.jpg
Photo Haykel EZZEDDINE
ordures1.jpg
Photo Haykel EZZEDDINE
mendiantslits.jpg
Photo Favrice ARALDI
MENDIANT2.jpg
Photo Haykel EZZEDDINE
mendiants4.jpg
Photo L'Illustré
travaux.jpg
Photo Haykel EZZEDDINE
Genève - Un monde en soi pour CHF 200'000.-
Genève - Ouvre les yeux et retourne toi !

00:56 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

18/02/2010

VELASCO - LONGET ou comment le renouveau du parti socialiste passera par un véritable débat, et c'est très bien ainsi !

Jeudi 18 février 2010, midi et une seconde, les inscriptions sont closes.

René LONGET, Président sortant du parti socialiste genevois brigue un nouveau mandat. Il l'avait annoncé, il l'avait affirmé, c'est confirmé.

Pascal DECAILLET, journaliste de talent, cherchait encore ce matin à deviner si cette candidature serait unique. Il en doutait, il avait raison, mais oh surprise, ce n'est pas Carlo SOMMARUGA qui s'est présenté avant la seconde fatidique, mais le très populaire Alberto VELASCO.

En ouvrant ainsi le débat en vue de l'assemblée générale du parti, prévue le 20 mars 2010, ce candidat surprise aura eu le mérite de ne pas laisser l'avenir du parti socialiste se scléroser. Non pas que son rival n'ait pas la carrure pour le poste, mais seule une véritable remise en question des doctrines, des objectifs, des idées parfois permettra au parti socialiste de renaître de ses cendres.

Genève a besoin d'un parti véritable parti de gauche, avec des hommes et des femmes aux idées rénovatrices mais structurées sur des valeurs qu'un parti populaire se doit d'avoir.

- Si un premier diagnostique avait déjà été effectué au lendemain de la perte d'un siège au Conseil d'Etat, notamment par Christian BRUNIER,

- Si un retour aux sources, aux valeurs, aux croyances, aux attitudes et aux comportements qui se doivent de dessiner un parti socialiste proche du peuple, des ouvriers, des employés, des familles, des syndicats, des services sociaux, des PME, du monde du travail, mais aussi celui de la misère,

- Si une réorganisation du comité central devrait remettre ce train dévoué à la défense des citoyens qui restent en attente d'un parti plus proche des véritables préoccupations du peuple et de notre société,

Seul un débat entre deux candidats à la présidence du parti pouvait provoquer ce renouveau,

C'est chose faite depuis midi et un seconde, grâce à un certain Alberto VELASCO, homme courageux qu'un député libéral avait pourtant rabaissé par la moquerie, à travers un humour douteux, lors de son départ du Parlement, brocardant son accent et son phrasé pas toujours parfait. La qualité d'un homme ne se juge pas seulement dans ses paroles, mais aussi à travers ses actes !

Bravo M. VELASCO.

Walter SCHLECHTEN

Habitant de Confignon.

16:08 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

10/02/2010

Plus aucun policier à la fonction de Député au Parlement genevois, moi je veux bien, mais pour quelles raisons ?

En ma qualité de citoyen genevois, je suis les débats médiatiques issus du PL déposé par les députés Deneys, Bolay et Droin, portant l'intitulé "Incompatibilités avec le mandat de député-e", qui vise à retirer aux policiers leur droit d'éligibilité auprès du Parlement genevois.

A la lecture de ce document http://rogerdeneys.blog.tdg.ch/media/01/02/1600222272.pdf

et après avoir écouté certains élus qui se sont exprimés par voie de presse, je me pose simplement une question en ma qualité d'électeur.

Pour quelles raisons certains députés veulent-ils chasser les policiers genevois du pouvoir législatif ?

La phrase qui est revenue sur toutes les lèvres depuis deux jours est que la pratique de la loi acceptée par le peuple il y a 12 ans, et qui donnait enfin le droit d'éligibilité aux fonctionnaires, est un échec ; "cela ne fonctionne pas" !

Au delà de ce leitmotiv, aucun argument n'est venu nourrir ce prétexte à modification, à exclusion, à suppression d'un droit constitutionnel, et ce n'est pas le PL susmentionné qui nous apporte des réponses.

Cet écrit fait ressortir ceci ;

- Le policier est un fonctionnaire doté de pouvoir d'autorité; il est astreint à un devoir de subordination au Conseil d'Etat et à sa hiérarchie; il est donc placé sous l'autorité du président du département concerné; la mission du policier est clairement définie par la Loi; il doit suivre avec exactitude les prescriptions relatives à son office et qui lui auront été transmises par ses supérieurs administratifs.

- A travers cette énumération, selon les auteurs du PL, le métier de policier est incompatible avec la fonction de député, car pour eux ce même député se retrouve en sa qualité de policier en position de légiférer, de questionner, de dicter à travers les décisions du pouvoir Législatif, la conduite du pouvoir Exécutif qui au demeurant lui donne des ordres.

Ce comparatif est inexplicable pour moi, simple habitant du canton. A mes yeux, un policier, comme tous les autres députés-es, dépose sa profession, ses intérêts professionnels, ses préjugés, ses affinités au vestiaire de la salle des pas perdus pour devenir un élu du peuple, représentant un parti politique, les idées, le programme et les choix de celui-ci.

Il m'arrive souvent de suivre les débats sur Léman Bleu, et je n'ai jamais vu un policier s'exprimer, juste des députés-es. Reste la problèmatique du déroulement des commissions de ce Parlement ou celle du vote lors d'un conflit d'intérêt. Mais ces deux derniers problèmes concernes tous les députés-es de l'hémicycle il me semble, chacun ayant le devoir d'abstention selon l'article 24 le la B 1.01 ;

Art. 24 Obligation de s’abstenir
Dans les séances du Grand Conseil et des commissions, les députés qui, pour eux-mêmes, leurs ascendants, descendants, frères, sœurs, conjoint, partenaire enregistré, ou alliés au même degré, ont un intérêt personnel direct à l’objet soumis à la discussion, ne peuvent intervenir ni voter, à l’exception du budget et des comptes rendus pris dans leur ensemble.

Pour moi, c'est visiblement cet article de Loi qui est trop imprécis, trop vague et qui ne donne pas un descriptif suffisant de la notion de "l'intérêt personnel direct". Où commence un intérêt et où se termine-t-il pour chaque député-e ? Vaste sujet d'une grande opacité.

En conclusion, comme habitant de Genève, je ne vois pas de problème à l'éligibilité des fonctionnaires, même les policiers. Ces derniers apportent une vision sans concession de notre société, ils sont donc aptes, en leur qualité de citoyens élus, à se pencher sur les problèmes qui nous occupent, et ils sont nombreux et variés.

De relever que quelque chose ne fonctionne pas au Parlement c'est très bien, mais faut il encore être certain d'avoir trouvé les véritables grains de sable qui entravent ce bon fonctionnement !

Walter SCHLECHTEN

Habitant de Confignon.

 

 

 

22:52 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook