23/01/2010

Genève va-t-elle se laisser mettre en bouteille par Evian ?

C'est avec un plaisir non dissimulé que la population genevoise a pris note de la candidature de la ville d'Evian pour le G20 qui devrait se dérouler en 2011.

Les réactions ne se sont pas fait attendre et plusieurs élus de notre canton ont déjà exprimé leur scepticisme.

Nous avons tous en souvenirs les événements du G8 de 2003, durant lesquels Genève avait servi de lieu de rassemblement pour les manifestations liées à cette réunion de chefs d'Etats, alors qu'Evian avait été transformée en une place forte impénétrable, donc totalement sécurisée.

Des émeutes durant 3 jours à Genève, des millions de dégâts, une image catastrophique pour notre cité, notre canton, notre pays, et une conseillère d'Etat qui avait servi de bouc émissaire pour faire passer la pilule.

Que nous reste-t-il de tout ça. Une certaine expérience de manifestations violentes, une amélioration des contacts transfrontaliers entre les divers services de police, mais surtout une blessure indélébile dans les âmes de nos rues, auprès de nos commerçants, de nos citoyens et aussi de nos policiers.

La police genevoise avait en effet vécu ces événements comme un énorme traumatisme, où le pouvoir politique avait pris ses responsabilités alors que les nécessités sécuritaires constitutionnelles, issues de la mission de la police, soit assurer la tranquillité, la sécurité et l’ordre publics, n'étaient pas assumées par les garants de l'état de droit.   

Cette semaine, le député maire d'Evian, M. Marc Francina, ne s'est pas contenté d'annoncer la postulation de sa cité pour l'événement précité, il s'est aussi autorisé des critiques déplacées et irrespectueuses sur notre canton, oubliant un peu vite les sacrifices opérés par Genève en 2003, sachant que cet élu considère aujourd'hui que ce G8 a été une grande réussite, avec des retombées très positives pour Evian et la région.

A l'heure où nos propres élus s'expriment ouvertement sur la région Franco-Valdo-Genevoise, l'on peut se demander si nous devons tolérer les propos désobligeants de M. Francina ?

Evian mettra-t-elle Genève en bouteille, Genève va-t-elle servir une nouvelle fois de placebo à Evian, où la pureté des relations transfrontalières va-t-elle permettre de ne plus faire couler d'encre sous les ponts ? 

Pour mémoire, je vous invite à lire, ou relire, cet ouvrage ;

Genève, juin 2003 ... Un G8 pas comme les autres. Micheline Spoerri, édition Slatkine.

 

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12/12/2009

Avec 61 millions on peut faire une plage, un port et un parc, mais aussi ...

Au début du mois, le Grand Conseil a voté un crédit de 61 millions, pour une plage, un port et un parc, dans l'intérêt public des genevois. Les partis ont unanimement salué un projet enthousiasmant qui améliorera la qualité de vie de la population.

On ne demande qu'à les croire et à ne pas supposer qu'il y a un engagement d'intérêts en faveur des membres très sélects de la Nautique, voire dans l'optique du projet à 200 millions de  Swiss Development Group à Genève-Plage. Cette société, présidée par un Kazakh dont la famille est installée à Genève, veut déposer un pojet de construction d'un hôtel, d'un spa, d'un night-club et d'une piscine-plage à Genève-Plage.

Une plage pour le peuple sur le quai et une plage de luxe après la Nautique. Probablement la récompense pour la valorisation du travail et de l'effort selon le discours de Saint-Pierre !  

Mais revenons à la plage à Cramer. Donc ce parlement fraîchement élu veut améliorer la qualité de vie de la population, certes, mais avec 61 millions on peut aussi :

- Créer 2033 places en crèche, le prix de "construction" d'une pour un enfant étant de 30'000 CHF.

- Terminer l'Hôtel de police de la Gravière.

- Sortir de terre un bâtiment de l'OCAN digne de ce nom, aux normes Minergie.

- Offrir la gratuité des TPG tous les week-end.

- Construire 1525 places de parking telles qu'à Sous-Moulin.

- Construire une cité-studio universitaire.

- Engager 40 policier sur dix ans, selon les calcul erronés et médians de la cour des comptes.

- Ouvrir deux EMS

- Aider la petite enfance et la garde continue sur plusieurs années.

- Équiper tous les robinets genevois d'aérateurs d'eau pour économiser 50 % d'eau.

- Garder en détention administrative 150 indésirables, voleurs, délinquants sans papier durant 3 ans.  

- Construire une patinoire neuve et un centre sportif pour nos jeunes.

- Aider Nez Rouge sur 10 ans.

Mais, que je suis stupide, comme nous serons tous à la plage, pas besoin de tous ces projets qui eux n'amélioreraient pas la qualité de vie des genevois ....

Encore des idées qui tombent à l'eau !

 

 

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07/12/2009

Prestation du Conseil d'Etat en live sur ce blog !

Un café dans une main, je regarde le début de la cérémonie qui se déroule à l'instant en la Cathédrale Saint-Pierre, pour la prestation de serment de nos sept sages !

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Sur une musique légère d'un allegro, nos cent députés-es viennent de prendre place. Ils sont suivis par le pouvoir judiciaire, les diverses Autorités et enfin les sept représentants du peuple élus il y a peu.

Tout le monde est en place, l'assemblée debout, alors que Guy Mettan, Président du Grand Conseil, invite les invités à s'asseoir. On sent que ce moment est solennel, non seulement pour nos Conseillers d'Etat, mais aussi pour l'assistance. L'appel nominal de nos députés en est la preuve. Il faut dire que c'est aussi devant le pouvoir législatif que le pouvoir exécutif prête serment ce jour.

Sur les premières images, l'on devine que Madame Rochat Isabel est très émue, elle tranche avec la froideur de certains visages. Relevons que les deux femmes élues se retrouvent aux extémités du banc officiel.

Guy Mettan assume sa charge et ouvre officiellement la cérémonie en accueillant les invités officiels et autres délégations. Au delà de la prestation de serment, il pose la première question "quelle Genève voulons-nous ?". Le ton est donné, nous restons en attente des réponses.

Selon le président du Grand Conseil, Genève va mieux, elle s'est relevée et s'est tournée vers l'avenir. Il revient sur le Ceva , les minarets, le projet franco-valdo-genevois et le PAV. On sent qu'il représente bien ce Grand Conseil mais aussi une certaine droite majoritaire. Il ouvre une grande porte au dialogue avec nos voisins avec le projet d'un parlement transfrontalier. Il fait aussi appel à l'enthousiasme et au soutien de tous pour le PAV. Le président du Grand Conseil nous a visiblement rédigé un "premier" discours de Saint-Pierre très politiquement dirigé, mais moi je suis là pour entendre le discours officiel de nos Conseiller d'Etat. Sur cette lignée, Guy Mettan traite de l'insécurité, de la peur, de l'autre, de l'étranger, du frontalier. Il adresse aussi une critique sur sur le fonctionnement de l'Etat et des interactions, voire des intrusions entre les différents pouvoirs, pour ne pas dire les différends entre les trois pouvoirs. Un message clair pour dire que chacun doit garder son autorité, tenir sa place, son rang.

Il termine avec une métaphore sur la cigale, la fourmi et les abeilles, on appréciera selon l'interprétation faite. Discours un peu long dans lequel il a voulu parler de tout, du passé, du présent et de l'avenir, empiétant ainsi pour moi sur le discours du pouvoir exécutif, mais bon.

Place à la musique et au chant, magnifique orchestre de chambre de Genève ! Et que notre Cathédrale est belle ornée de ses plus beaux habits de lumière, des ces tapis, de ces fleurs, de ces chants colorés.

Une nouvelle fois le sourire d'Isabel Rochat illumine son visage, on y devine de la sincérité, une forte émotion, pas visible sur tous les visages de nos élus.

Le président du Grand Conseil ouvre la prestation de serment de nos Conseillères, Conseillers d'Etat. Sonnez trompettes et cuivres, jouez tambours, la Cathédrale est probablement la plus belle salle de concert de Genève. L'assistance se lève après les applaudissements restitués  aux musiciens.

Guy Mettan invite les sept élus-es à lever la main droite et il récite le serment sacré ! Puis, dans cet ordre ;

- François Longchamp le jure

- Mark Muller le promet

- Pierre-François Unger le promet

- Charles Beer le promet

- David Hiler le promet

- Isabel Rochat le jure

- Michèle Künzler le promet

Le Grand Conseil prend acte de ce serment, le sékéléno est entamé. Quelques gros plans trahissent nos élus, mais qui connaît toutes les paroles ?

L'assistance peut se rasseoir et la parole est donnée à François Longchamp, président du Conseil d'Etat.

François Longchamp s'exprime : (en résumé mais en live)

Genève se trouve à un carrefour, il y a eu la Réforme, la Révolution et la chute des murailles, Genève devait changer de dimension. 160 ans plus tard le problème se représente. Nous devons faire tomber les frontières. La volonté du peuple l'a confirmé, à travers les dernières votations selon lui. Les grandes ambitions de Genève ne doivent pas se réaliser au détriment des plus faibles. Ne laisser personne sur le bord de la route. L'Etat est l'un des repère important. Pour un certain temps, le Conseil d'Etat doit porter ses projets.

Les repères proposés, valoriser le travail, la formation, cultiver le goût de l'effort, du travail bien fait, et obtenir une certification. C'est le sens des réformes engagées. Une école où l'on y travaille plus, autant qu'ailleurs, avec un accueil continu. L'insertion par le travail. Aider les handicapés, le chômeurs de longue durée, les personnes plus âgées sans emploi. Lutter contre une certaine pauvreté, notamment auprès des familles qui travaillent, non pas par un salaire minimal, mais à travers des prestations adaptées.

Le sommet de Copenhague est mis en avant, pour la qualité de vie de tous. Mais un appel au futur projet de loi est lancé dans la foulée, un premier geste politique pour ce Grand Conseil. Les énergies nouvelles et le développement durable sont aussi présents. L'avenir passe également par nos hautes écoles rappelle-t-il.

Pour le logement, il revient sur les projets connus, pour les réaliser à travers un nouveau plan directeur. Construire mieux, pour tous, car la pénurie est une réalité pour chacun. L'Etat doit enrayer les inégalités. Une véritable politique de la ville est nécessaire. Ne plus subir la ville, mais la construire. Une phrase forte qui va rester.

Poser des repères pour avancer, c'est aussi la sécurité. Les premières victimes de l'insécurité sont toujours les personnes modestes. Genève doit retrouver quiétude et sécurité. Engagement de policiers supplémentaires. Occasion de repenser l'organisation de la police, de la hiérarchie. Le corps de police doit être valorisé dans sa fonction d'autorité. Une grande visibilité est exigée. La ville et les communes doivent  être associées.

Les criminel doivent aller en prison, mais tout ne dépend pas du Conseil d'Etat. La construction de places de prison supplémentaires et d'un centre de détention administratif sont des priorités.

Les transports, train, tramway, parkings d'échanges transfrontaliers sont les vastes projets en route. L'aéroport va s'agrandir grâce à un auto financement. Le Ceva devra s'accompagner d'une traversée du lac, et un baisse drastique du trafic automobile.

Le vieillissement de la population et la place de nos aînés sont aussi de nouveaux défis.

L'aspect économique de Genève est abordé. Nous devons jouer un rôle déterminant comme place bancaire, mais l'avenir se décidera sur d'autres enjeux, au delà du secret bancaire.

La crise économique mondiale doit modifier nos modèles et l'Etat ne peut être déficitaire perpétuellement. Le plan financier quadriennal sera déterminant.

Ce Conseil d'Etat sera peut-être le dernier à fonctionner ainsi. Les travaux de la Constituante doivent aboutir et bien des choses repensées. Ceux-ci poseront de nouveaux repères, pour avancer.

La mondialisation a des règles et Genève doit s'ancrer dans l'Europe.

Nos grandes valeurs ; l'égalite homme/femme, la laïcité, la lutte contre les violences.

Un petit rappel d'événements historiques qui ont fait avancer Genève (construction de l'aéroport, du barrage de Verbois). Genève va devenir le coeur d'une véritable agglomération, on ne peut pas l'ignorer. L'Etat doit apporter une réponse qui rassure, ne pas oublier le peuple et ne pas avancer sans lui.

Vive Genève, vive la République, vive la Suisse.

L'assemblée applaudi chaleureusement. Place au chant et à la musique.

L'on devine une énorme satisfaction sur le visage de François Longchamp.

Fin de la cérémonie, le protocole est dicté, le Conseil d'Etat se retire, la Cathédrale se vide, les langues se délient !

Place à l'analyse de ce discours de Saint-Pierre, mais pour ça nos médias sont là.

Moi petit citoyen, qui ne dois pas être oublié sur le bord de la route, j'attends pour voir, car les beaux discours, et les promesses, il faut juste avoir confiance en son prochain, en ses élus, pour avancer avec. Nous avons eu un discours ouvert sur l'avenir, sur le monde, sur la région, à travers de nombreux repères qui se veulent rassembleurs, mais j'espère que la population de notre canton n'a pas été oubliée dans ces très grands projets, car l'avenir d'une ville-canton passe aussi par le devenir des ses habitants.

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Walter SCHLECHTEN, habitant de Confignon !

 

 

 

 

 

 

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03/12/2009

Quelles priorités aimerions nous retrouver dans le discours de Saint-Pierre lundi prochain !

En ma qualité de citoyen, je me dis "tiens, c'est reparti pour quatre ans". Nos élus-es se sont vu attribuer leur dicastère ce matin, et le partage du gâteau "Etat de Genève" a été consommé.

Pas de révolution, juste une bonne base pour permettre à notre Conseil d'Etat d'avancer. Le discours de Saint-Pierre fera office de fondation, avant que nous connaissions dans six mois les objectifs d'un plan quadriennal encore inconnu.

Si dans les grandes lignes, nous pouvons nous attendre à retrouver quelques priorités, comme la maîtrise de la dette, voire son redressement, la mise en oeuvre du Ceva, la fin des travaux de réhabilitation du tramway, le lancement du PAV et d'autres projets de constructions et de logements, qui dorment depuis trop longtemps dans des tiroirs étatiques, comme l'ouverture du véritable débat de la région franco-valdo-genevoise, nous pouvons aussi deviner quelques objectifs qui se dessinent, par envie, par besoin, ou par nécessité.

- La restructuration de la fonction publique et de son statut.

- La réorganisation du Pouvoir Judiciaire.

- La création d'une assurance sociale.

- La baisse du chômage.

- Dessiner des priorités environnementales dans le cadre du développement durable de notre canton, de notre région.

- Lutter contre l'exclusion, la pauvreté, le racisme, la violence.

- L'école pour tous, l'orientation professionnelle à travers des projets d'avenir et de formation. 

- Améliorer l'accueil et les prestations dans les établissements hospitaliers, voire redéfinir le système de soins.

- Ouvrir économiquement Genève aux nouvelles technologies.

et bien d'autres.

Évidemment toutes ces bonnes intentions auront un prix, il est donc indispensable que Genève redevienne une place économique forte, une ville propre et sécurisée, un symbole mondial de la paix, il faut que l'Esprit de Genève, qui a disparu à petit feu, renaisse de ses cendres pour que la flamme de notre ville brille à nouveau.

Utopie, non, volonté politique, oui !

Croire en ses idées, en ses objectifs, en sa vision nouvelle pour Genève, s'est s'engager en politique au service de la population, de la République, de la société, en aucun cas pour viser les intérêts induits de la fonction, en laissant de côté sa vanité personnelle en acceptant les compromis.

Vaste sujet, un discours de Saint-Pierre qui ne devra pas ressembler aux autres, car sinon nous pourrions rester dans une certaine continuité médiocre, car ne pas avancer, c'est reculer un peu plus !

W.S.

 

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30/11/2009

Drôle de week-end genevois, entre la crainte, la honte et l'espoir !

Les genevois viennent de passer un drôle de week-end, moi aussi !

Absent de notre cité pour des raisons personnelles, j'ai donc suivi l'actualité de loin. Par contre, en arrivant ce soir à mon domicile, j'ai pris connaissance des dernières actualités.

Visiblement, tout a commencé par une manifestation autorisée, dirigée contre l'OMC lors la tenue de ce sommet à Genève. Et comme prévu, ce mouvement contestataire a dégénéré. Il n'y avait que quelques élus de gauche pour croire que tout allait bien se passer.

Environ 200 Black-Bloc se sont invités dans le cortège, sans pour autant y a voir été, ni conviés, ni refoulés. Par contre, je me dois, en ma qualité de citoyen, de saluer le courage des organisateurs qui ont rapidement décidé de dissoudre leur événement, les conditions cadres pour le bon déroulement de celui-ci n'étant plus réunies.

La suite on la connaît, les casseurs et la police ont joué au chat et la la souri durant plusieurs heures, les dégâts sont nombreux mais les interpellations aussi. Nos policiers ont donc pu travailler avec une efficacité certaine, sans contrainte politique cette fois, mais j'ai honte de l'image qui est donnée de Genève par ces émeutiers, ces ennemis de la démocratie et de la liberté d'expression.

Les premiers commentaires sont tombés, bien timides, mais en ma qualité d'habitant de ce canton, j'attends des réactions politiques. Je les espère très fortes pour dénoncer les auteurs de ces émeutes et féliciter notre police, sans entendre le sempiternel discours sur les violences policières. Nous verrons demain, car il y a pire dans l'actualité.

En effet, ce dimanche, sont tombés les résultats des votations. Alors que le Ceva et la traversée de Vésenaz passent la rampe, c'est bien l'acceptation de l'initiative contre la construction des minarets, au niveau national, qui m'émeut. 

Immédiatement, un fort sentiment de honte m'a envahit. Comment un pays comme le nôtre peut se permettre une telle acceptation, qui va à l'encontre des droits fondamentaux et qui s'attaque à une religion. Les discours alarmistes de quelques élus d'extrême droite ont fonctionné, mais ces même manipulateurs se retrouvent déjà avec la peur au ventre. Peur que ce résultat qu'ils n'espéraient pas ne vienne mettre le feu aux poudres dans notre pays. Si l'image de notre nation et du peuple suisse est souillée pas ce vote, bien qu'il soit le reflet d'un choix démocratique, ce n'est pas le reflet de notre civilisation, de nos valeurs.

Néanmoins, mon espoir demeure dans le fait que la population genevoise, comme trois autres cantons, a su ne pas tomber dans le piège tendu en refusant cette initiative. Mais la Genève Internationale s'en relèvra-t-elle, car elle va aussi souffrir du résultat de cette votation nationale ?

Mon espoir prend corps aussi ce jour car les élus des partis traditionnels doivent enfin se rendre compte qu'en Suisse on ne sait plus faire de la politique, car cette défaite est surtout la leur. Tous doivent se remettre en cause, tous doivent se mettre autour d'une table, pour redéfinir les positions qui sont les leurs et les valeurs qui sont les nôtres.

Genève, en deux jours, vient de faire un énorme pari sur l'avenir avec le Ceva, au prix fort en signant un chèque en blanc, mais elle vient aussi de démontrer, à travers l'accueil de la manifestation anti-OMC et les résultats cantonaux des votations populaires que l'Esprit de Genève n'est pas mort. Reste aux élus genevois à tenir les discours forts et attendus pour que notre ville-canton s'affirme comme un exemple de démocratie, de liberté et de respect.

 

 

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27/11/2009

Sommes-nous encore en sécurité à Genève ?

Plus de douze hold-up cette année, des dizaines d'agressions, des centaines de cambriolages, des milliers de vols et là une mosquée victime de déprédations à deux reprises.

Sommes-nous encore en sécurité à Genève ? Je me pose la question, ayant été moi-même victime d'un cambriolage en février de cette année. D'où vient le mal et où se trouve la solution ?

Ce qui est certain, c'est que Genève restera cette ville de lumière et d'argent qui attirera encore longtemps toutes les convoitises. Pourtant, avons-nous encore les moyens de satisfaire à la sécurité de tous ?

La police genevoise est débordée, acculée, minée par des réformes infertiles, et surtout centralisée sur les grands événements sportifs, politiques ou internationaux. Un match par çi, une conférence par là, une réunion ministérielle là-bas, une manifestation anti OMC ici. Comment accorder toutes les forces nécessaires à la protection de la population genevoise quand d'autres priorités viennent déborder nos policiers en manque d'effectifs.

Ce que je veux dire, en ma qualité de citoyen, c'est que les choses doivent changer. De véritables priorités sécuritaires doivent être émises par les politiques, par le pouvoir judiciaire, par la police. Les belles paroles qui ont précédé les dernières élections doivent être réalisées en actes.

Mais visiblement, personne n'est apte à prendre le taureau par les cornes pour enfin oser donner une doctrine majeure et sécuritaire. Il y a bien quelques policiers, des journalistes ou des députés qui tirent la sonnette d'alarme, en vain.

Nous en arrivons à vivre dans une ville-canton où des lieux de prières sont les cibles d'incivilités, pour ne pas parler d'impiété ou d'agression.

Il faut que cesse cette politique du "c'est pas pire qu'ailleurs", car Genève doit sauvegarder son image et son statut. Il en va de la crédibilité de notre ville, de la Genève internationale, de l'Espirt de Genève, de la vie économique de notre canton et de la sécurité de sa population.

Il y a bien le discours des syndicats de police, mais depuis la manifestation dite du cercueil en 2003, trop de politiques veulent faire payer cet outrage démocratique à nos agents. Pourtant, il se pourrait bien que nos pandores aient raison, car ils connaissent probablement mieux que quiconque les problèmes qui rongent Genève.

Walter Schlechten, habitant de Confignon !

 

 

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26/11/2009

Lettre de soutien à nos policiers !

En ma qualité de citoyen, à travers les médias, je constate que la police genevoise est trop souvent attaquée, et si peu remerciée.

Pourtant, à quelques heures de la grande messe de l'0MC, durant laquelle notre ville risque de devenir un lieu d'affrontements, de provocations, de dégradations, de violences, en lieu et place d'être fidèle à l'Esprit de Genève, ville de paix à travers l'histoire et dans le monde, je tiens à prendre la plume.

Par ces quelques mots, moi, habitant de Confignon, je tiens à remercier nos policiers pour l'excellence de leur travail, de leur engagement au service des autres, de leurs sacrifices personnels et familiaux pour sauvegarder la sécurité publique, pour permettre aux habitants de Genève de tenter de vivre dans le calme, le respect et la paix.

Tout ceci à un prix, que certains surenchérissent pour légitimer des choix ou des actions politiques, voire économiques, mais c'est le prix à payer pour garder une police à la hauteur des ambitions de la Genève Internationale.

Et si quelques personnes ont encore des doutes sur l'adversité qui anime les ennemis de la police, il suffit de lire la presse, d'écouter certains discours, et de regarder ce petit film :

 http://www.dailymotion.com/video/xan8qf_omc-geneyve-29-no...

Mesdames, Messieurs les policiers, soyez remerciés pour votre engagement, car c'est la tête haute, face à tous vos ennemis, que la République vous sauverez, sans compter votre temps, sur la foi de votre serment, alors que d'autres ne vous respectent plus !

Walter SCHLECHTEN

"On est jamais aussi bien servi que par soi-même"

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23/11/2009

CEVA : Changement de temps, changement dans le temps, changement dans le vent, changement de la couleur de l'argent.

Depuis que Genève dispose d'un nouveau gouvernement,

Le brouillard sur la cité stagne avec acharnement,

Sans savoir pour quelles raisons lugubres,

Notre vision d'avenir reste insalubre,

 

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Depuis que Genève dispose d'un nouveau parlement,

Le cafard des idées gagne lentement,

Sans vouloir peindre le diable sur la muraille,

Genève brûle lentement ses entrailles,

 coloriage Trains

Depuis que Genève veut un CEVA dans le vent,

L'argent ne se compte visiblement plus comptant,

Comme si pour nos projets d'avenir en devenir,

Peut importe si nos pécules doivent se dégarnir,  

 

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Pour toutes ces raisons maquiavéliques,

Mon vote ne sera pas angélique,

Car l'avenir économique de nos enfants,

Ne doit pas dépendre de la dette de l'argent.

 

 

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21/11/2009

Impartialité de Pierre Ruetschi, rédacteur en chef de la TDG ?

Ce jour, en lisant la Tribune de Genève, je commence normalement par l'éditorial de Pierre Ruetschi, sous le titre "Pas d'avenir sans CEVA".

Si en sa qualité de rédacteur, en chef, il peut parfaitement laisser transpirer ses sentiments les plus profonds pour l'avenir de Genève et sur le CEVA, c'est la mise en page de son article que je dénonce.

En effet, en page 1, septante lignes pour promouvoir le CEVA et dénoncer les arguments des opposants à ce projet. A travers son analyse, il attaque le projet du barreau sud. Jusque là rien de choquant pour moi, c'est un éditorial, le rédacteur donne sa position. Mais voilà.

Alors que je pensais avoir terminé la lecture de cet éditorial, je devine la dernière ligne ; Suite en page 3.

Et là, oh surprise !

On peut y lire ;

"Ce dernier (le CEVA) n'est est pas parfait pour autant. Il ne rejoint par l'aéroport, il aurait dû proposer une ou deux haltes supplémentaires afin de mieux desservir les citadins, il coûtera davantage que  le 1,47 milliard prévu aujourd'hui, c'est certain. Ne nous en cachons pas."

Donc moi, lecteur de la TDG, je vous pose simplement la question. Pour quelles raisons cachez vous ces arguments de poids, défendus par les opposants du CEVA, tout en bas à gauche d'une simple page trois, dans la fin d'un éditorial que nous aurions aimé impartial en page une ?

Un éditorial, pour moi, se doit d'être une prise de position forte, un article de fond sans ambiguïté, avec un argumentaire fort, indestructible, incontestable, car sinon, l'on doit se résigner à faire un simple article dans la rubrique régionale.

 

 

 

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20/11/2009

Moi je dis non au CEVA, sans réserve, ce n'est pas un projet abouti pour Genève !

Un jour peut-être verrons nous les résultats d'un tel projet, mais va-t-il vraiment améliorer la mobilité des genevois ? Je m’explique.

 

Depuis des dizaines d'années, la situation s’est dégradée à Genève dans le cadre de la mobilité urbaine et suburbaine. Je trouve même que nous pouvons parler de l’avant et de l’après votation sur la traversée de la rade du 9 juin 1996.

 

Cette année là, les Verts étaient défavorables à ce projet, misant tout sur les transports publics. Petit rappel ; 

 

"Ainsi le développement des transports publics permettrait de diminuer la circulation et les nuisances, non seulement dans le centre-ville mais dans toute l’agglomération urbaine. Cette mesure s’avère donc plus efficace que la traversée de la rade. Et un milliard, c’est un peu cher si le seul but est de libérer de la place sur le pont du Mont-Blanc pour les TPG" http://www.imaginer.ch/larade/peage.html

 

Ils avaient raison, un milliard, c'est un peu cher. Et en ce qui concerne la politique des transports publics, la toile d'araignée tissée sur le canton est illisible. Pas certain que le CEVA va venir débroussailler le tout. 

 

J'ai également souvenir que le milliard fustiger était un frein énorme à ce projet. Là, nous nous retrouvons avec une facture encore plus lourde, pour un projet qui manque de transparence. De plus, personne n'est capable de nous présenter des projections d'utilisation de ce RER. Une opacité dans l'étude d'exploitation et de fonctionnement qui sème un doute légitime, sans parler des prix qui seront pratiqués.

 

La collégialité politique n'a jamais été le fer de lance de notre gouvernement, pourtant pour le CEVA 83 % des députés sont derrière ce projet.  Les bonnes questions ont été posées, mais les réponses attendues ne sont pas arrivées. Peut-on donner un blanc-seing à nos autorités pour cette vision d'avenir qui risque de tourner au fiasco au premier déraillement politique de cette collégialité ? 

 

Et comme mes parents me l'ont appris, on ne doit jamais dépenser l'argent que l'on a pas, il faut éviter les dettes, et surtout les dettes de la dette. 

 

Une vision rétrograde, probablement, mais le CEVA c'est aussi :  

 

C comme Coûts ; une ardoise où le service n'est pas compris. Pas certain que le coût total et réel de cet ouvrage ne vienne pas plomber la dette de la dette, dont le redressement demeure une priorité pour le bon fonctionnement de l'Etat. 

 

E comme Économies ; là aussi, pas certain que cet argent ne va pas manquer dans le social, le développement du territoire, l'emploi, la sécurité, sachant que les subventions pour les transports publics sont amenées à coûter de plus en plus cher à la collectivité. 

 

V comme Véhicules ; l'être humain étant indépendant, et la nomenclature de notre région aidant, il est fort probable que l'usage des véhicules privés demeure le moyen de transport privilégié des usagers. 

 

A comme Agglomération ; si l'on veut une vision  d'avenir pour l'agglomération, celle-ci doit se dessiner avec tous les partenaires concernés. Proposer un nouveau moyen de transport c'est bien, mais pour qui, pour quoi, pour aller où. Il manque des projets d'habitations, de parkings, de développement économique durable pour la région, sachant que si la vision franco-valdo-genevoise est un humble projet, chaque région va tenter de tirer à elle les nouvelles entreprises, les technologie de demain, les investisseurs. Et là, il n'y aura pas du beurre pour tout le monde.

 

Donc, moi je dis non au CEVA, un projet qui coûtera trop cher et qui ne présente pas toutes les garanties nécessaires et attendues. Mais bon, je ne suis qu'un  petit habitant de Confignon, où un tramway nommé "champagne"va bientôt m'y déposer tous les soirs. 

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