19/01/2011

La difficile mue des "flics municipaux" présentée par le GHI.

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Il est consternant de se rendre compte que M. Pierre Maudet a visiblement en politique deux façons de voir les choses.

 

Lorsqu'il observe de l'œil droit l'armée suisse et la politique d'Ueli Maurer, Pierre Maudet, membre de l'exécutif de la ville de Genève, se fend d'un document qui se veut visionnaire, "Le vrai rapport", en rupture totale avec le système en place. Il se veut rassembleur et propose la création d'un Département fédéral de la Sécurité et la création d'une réserve fédérale de police. On peut aimer, mais on peut aussi rester sur la réserve face à ce fédéralisme exacerbé.

 

Par contre, lorsqu'il se retourne et regarde de l'œil gauche sa police municipale, sa rétine se veut oscillante, sa vue se trouble et il n'arrive pas à la rupture attendue par ses hommes. Il tire même un bilan satisfaisant un an après l'entrée en fonction de la police municipale. Et pourtant !

 

Premièrement si la loi a donné un nom à la sécurité municipale, devenue la police municipale, elle a oublié de remettre l'ouvrage sur le métier. Pas ou peu de policiers dans cette entité, mais des agents de la police municipale (APM).

 

Dans la précédente législature, un Conseil d'Etat si peu collégial n'a pas osé, par manque de moyens, de vision d'avenir ou de crédibilité face aux « très puissants » syndicats de polices et aux Maires de communes qui veulent garder leur sécurité municipale, a proposé une Loi qui demeure inachevée. Elle a été acceptée par un Grand Conseil qui ne devait pas avoir connaissance de la faible portée du Rapm.

 

La frustration est grande chez les agents de la police municipale, on peut la comprendre. Une autorité retrouvée par une terminologie qui n'accorde pas tous les pouvoirs usuels à la fonction espérée. Mais savons-nous, encore aujourd'hui, quels étaient les buts recherchés par le pouvoir exécutif ?

 

Vendre du rêve et une sécurité cosmétique ? Ce qui est certain que que Genève va mal.

 

La ville, poumon commercial de la région et carte postale de la Genève internationale, sombre sous les faits divers et l'incapacité de tenir la rue, de garantir une sécurité durable.

 

Le canton, poumon économique de la région et image politique de la Genève internationale, s'écroule sous les contradictions des choix des priorités. Il abandonne la rue pour reprendre une plaine, mais il devra bien reprendre cette même rue pour garantir ce que tout citoyen est en droit d'attendre d'un pouvoir exécutif, qui se devrait d'être réveillé prochainement par le pouvoir législatif, à savoir la garantie de vivre en sécurité sur sol genevois.

Donner des armes aux APM, le certificat de policier et les lâcher en rue. Ils sombreraient immédiatement sous le poids du travail judiciaire comme le subissent actuellement les policiers genevois. Il y aurait alors abandon de la police de proximité, une catastrophe de plus au détriment des habitants de notre canton.

La solution ne passe pas par là.

 

Demain, mais il faudrait pouvoir déjà dire aujourd'hui, qui fera quoi ?

 

Police municipale, de proximité, îlotage, prévention, répression, représentativité et manifestation ludiques dans un cahier des charges composé d'un début et d'une fin. Un métier redessiné pour lui donner une valeur ajoutée, celle de la confiance obtenue par les citoyens, tel des gardiens de la paix.

 

Police urgence, prévention, enquête, intervention, dissuasion, proximité par l'occupation du terrain, maintien de l'ordre et de la paix par l'anticipation, la réaction, et l'adaptation des besoins. Un métier de policier où l'analyse, la réflexion et la médiation auraient leur place au quotidien comme fil rouge en lieu et place des tâches sociales et administratives qui se devraient d'être occupées par d'autres. Une autorité retrouvée, bras armé du pouvoir judiciaire, à travers un cahier des charges adaptés aux modifications sociétales. Des flics de rue d'une grande humanité mais avec un seul objectif, garantir la sécurité exigée par la population. La Genève internationale s'en retrouverait également grandie, comme New-York a su le faire en s'en donnant les moyens. Et à défaut de millions de dollars, une volonté politique affirmée serait un bon détonateur.

 

Police internationale, sécurité du monde diplomatique, aéroportuaire et aux frontières, mais toutes les frontières, en appuis des Cgfr. Il faut sortir cette police de ses contraintes financières et fédérale pour pouvoir enfin en disposer sur l'entier du sol genevois, mais ceci a un coût.

 

Mais comme l'avait écrit un ancien président d'un syndicat de police, la sécurité à un prix, ce n'est pas aux policiers à en payer les coûts. Les APM ont raison de ne pas être satisfait de la situation, le peuple aussi. Heureusement les élection municipales arrivent à grands pas, et le débat va renaître, avec ou sans agent de sécurité préventive. Les erreurs du passé d'une gauche probablement trop frileuse ne doivent pas laisser la droite se satisfaire de grandes idées, il faudra aussi des résultats.

Mais la gronde des APM sera probablement suivie de celle des policiers, désabusés et médusés face à un NCPP qui les confine à un travail judiciaire administratif bien trop lourd, sclérosant les objectifs sécuritaires qui avaient été fixés, et encore attendus par la population.

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon, lecteur du GHI, de la TDG et du mémorial du Grand-Conseil.

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10/01/2011

Elections : Souvenirs d'une provocation, petit bilan !

Vous souvenez-vous du candidat virtuel et du programme de Walter Schlechten ?

(texte du 7 octobre 2009, Blog Minet)

http://minet.blog.tdg.ch/archive/2009/10/07/candidat-virt...

A l'époque, sur le ton de la provocation, j'avais voulu à travers quelques lignes vous donner la possibilité de vous faire une idée sur les choix qui sont les miens en politique pour une « Genève autrement  ».

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09/01/2011

Circulation routière et modification des comportements, comment en sommes-nous arrivés là ?

Il y a 20 ans on disait qu'à Rome ou Paris ils roulaient comme des fous, qu'il ne fallait surtout pas y aller en voiture ; Aujourd'hui Genève se retrouve dans la même situation.

 

Les comportements ont changé.

 

Premièrement, le respect des règles de la route, des autres usagers, de la vie en communauté n'est plus présent. En quelques années, tout comme dans notre société, l'individualisme a fait son trou. C'est un peu chacun pour soi, dans la vie comme sur la route, c'est à celui qui passera le premier, à celui qui arrivera en tête, qui dépassera ses objectifs et bientôt à celui qui écrasera l'autre. Pour arriver à de tels buts égoïstes, il n'y a qu'une seule solution, tricher, déroger aux lois, heurter, provoquer, s'imposer. Le respect a donc disparu sur nos routes et de notre comportement quotidien, et ce constat est de plus en plus criant au regard de la mutation de notre société en proie aux doutes.

 

Avant, les anciens, les parents, les enseignants, les policiers, et parfois les hommes d'Eglise étaient là pour inculquer le respect. Aujourd'hui, ils n'ont plus de temps de s'y consacrer, ou tout simplement ils ne perdent plus de temps pour tenter d'éduquer, ils ont baissé les bras, la cause étant visiblement perdue depuis quelques années. Il faut dire que l'autorité naturelle de ces repères de l'éducation est elle aussi morte des conséquences d'une politique libertaire portée par des idées post-soixante-huitardes.  

 

Les élèves répondent aux professeurs, les piétons traversent au rouge devant un flic, les enfants agressent leurs parents, les vieux ne sont plus écoutés et l'Eglise n'a presque plus sa place dans une société où la mort est devenue virtuelle pour une jeunesse athée nourrie par l'ésotérisme (littérature - média - cinéma - mode).  

 

Deuxièmement, le stress sociétal sera le cancer du XXIe siècle. Alimenté par la peur du chômage et rendu nécessaire financièrement pour vivre et survivre, le travail est devenu le fil rouge de notre société qui se mondialise trop vite. Perdre un emploi peut être le début d'une rapide descente en enfer. Il faut donc convaincre, être productif, être proactif, sacrifier sa famille et son temps pour gagner cet argent qui nous autorise pour l'instant à ne pas basculer, à ne pas tomber en bas, à devenir un indigent.

Je m'égare me direz vous, et pourtant. Regardons qui sont tous ces bipèdes qui prennent la route ou les transports publics, des travailleurs dans la grande majorité. Certes il reste bien quelques ménagères qui vont simplement déposer les enfants à l'école, avant de retourner s'occuper du foyer familial, mais c'est devenu une exception, un luxe car la plupart des mamans vont travailler, doivent travailler. Il y a quinze ans c'était par émancipation dans le cadre d'un développement personnel, aujourd'hui c'est par obligation, juste pour garder un niveau de vie (je ne parle pas de qualité de vie là) adéquat.

 

Ne pas arriver en retard au travail, constater que la durée des trajets s'allonge avec le développement de la région, trouver une place en zone urbaine, se savoir otage de travaux sans fin, d'une ingénierie de la mobilité incompréhensible et du comportement des autres usagers de la route, ne pas concevoir les priorités politiques en matière de transports publics déjà engorgés, pour une mobilité qui n'a que de douce le nom, avoir la crainte qu'un simple accident sur un grand axe ne bouche tout durant une heure. Un stress que l'on retrouve en fin de journée, pour le chemin du retour, aller chercher les enfants, faire les course, s'occuper d'un ménage et des devoirs, sans prendre le temps pour soi, pour l'autre, on fini aussi par devenir égoïste.

Sans compter notre jeunesse qui elle souffre du chômage. Ce stress pour réaliser cette obligation sociétale, trouver du travail et ne plus se réfugier derrière de trop longues études pourtant encore nécessaire dans l'obtention d'un Bachelor ou d'un Master, reconnaissance unique d'une certaine élite. Pour les autres, l'appât du gain est devenu une nécessité existentielle, une reconnaissance sociale, car l'argent rapidement gagné apporte une stature sociale et a remplacé les diplômes, les titres et la réussite de la quarantaine.

 

Mon analyse est naïve, mais si vous vous retrouvez dans mes propos, en ayant l'impression d'avoir perdu certaines valeurs, c'est que nous vivons naïvement, sans ne plus se poser les élémentaires questions existentielles, laissant ainsi nos comportements être guidés par de mauvais indices, dont le stress.

Genève il y a vingt ans, on y circulait très bien, sauf aux heures de pointes sur les pénétrantes et les sortantes en périphérie de la ville. Le pont du Mont-Blanc était alors déjà saturé et la traversée de la rade envisagée venait d'être acceptée par le peuple (1988). Relevons que les heures de pointes étaient concentrées sur des pics et fortement liées au transit des travailleurs. Notons aussi que la volonté du peuple n'a pas été réalisée par le Conseil d'Etat dans les années qui suivirent.

 

Genève il y a dix ans, on n'y circulait pas très bien, les heures de pointes s'étant allongées dans le temps et le flux des véhicules ayant augmenté rapidement en dix ans. La votation attendue pour la traversée de la rade pont / tunnel ayant été refusée par le peuple, à cause des coûts élevés (1996), la priorité est donnée aux transports publics. L'émergence des scooters devenait elle la solution simple pour le citoyen. Le retour du cycle suivra avec l'arrivée des Verts en politique.

 

Genève aujourd'hui, on y circule très mal. Pour moi, tout a commencé par des erreurs politiques, d'investissements et de grands projets. Un manque d'ambition que Genève paie le prix fort aujourd'hui.

Sinon, le citoyen s'est adapté, avec l'arrivée des scooters justement, ces conducteurs de deux-roues, pressés, stressés, n'ayant pas le code de conduite du motard. De véritables dangers qui retrouvaient au guidon de leur machine un semblant de liberté.

 

Puis les automobilistes, pris dans les embouteillages, ont commencé par de petites infractions, dont les fameuses entraves sur la route et les empoignades et autres insultes à côté.

 

Sont alors arrivés les cyclistes, pris eux aussi dans les bouchons et qui se sont alors autorisés dans un premier temps de passer tous les feux au rouge, avant de devenir de véritables cycloterroristes.

 

On alors suivi les motards, statufiés dans le trafic, qui ne se gênent plus, double ligne de sécurité et ils remontent la file, suivis des automobilistes, pris eux aussi en otage sur nos routes, qui s'autorisent des lignes doubles, demi-tour sur route, feux rouge, refus de priorité.

 

Pire encore, les conducteurs TPG (tramway et Bus) commettent aujourd'hui eux aussi des infractions, non respect de la phase du feu, entraves, venant ainsi scléroser la mobilité urbaine et suburbaine.

On se demande alors pour quelles raisons une fois piétons, à qui l'on a accordé toutes les priorités, tous ces usagers de la route respecteraient encore les règles.

Dans cette société qui ne se pose plus les bonnes questions, le manque de respect et le stress, aidés par tous les travaux en place qui paralysent Genève pour une restructuration d'avenir (?), ont été selon moi les générateurs de ces modifications de comportement !

 

"Genève, un monde en soie"

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07/01/2011

En cette année d'élections, la campagne est lancée !

En cette année d'élections, la campagne est lancée. Le PLR sort du bois sur la thématique de l'immigration, pourtant fer de lance de l'UDC. Mais le PLR ne passe pas la ligne rouge du politiquement incorrect, il joue dessus en s'exprimant «pour un contrôle pragmatique de l’immigration, en adéquation avec les besoins de la Suisse».

En gros, l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’UE est un succès, mais ce parti veut toutefois poser «des garde-fous». Je vous passe les détails, l'important n'est pas là, et vous les trouverez sur ce lien :

http://www.einwanderung-steuern.ch/fr

Nous allons avoir droit à une année animée en débats de tous genres. Ces discussions, accompagnées des nécessaires positions des uns et propositions des autres, devraient permettre de faire avancer le thèmes récurrents qui sont devenus des préoccupations pour notre société.

Chômage 76% +10
Prévoyance vieillesse 45% +9
Système de santé 41% +5
Protection sociale 37% +6
Etrangers 31% +8
Sécurité personnelle 28% +3
UE/Accords bilatéraux 23% +11
Réfugiés 19% +2
Nouvelle pauvreté 18% -4
Environnement 18% +1
Inflation 15% +1
Mondialisation 14% +3
Crise financière 13% -16
Crise économique 12% -15
Energie 11% +2
Réforme de l'Etat 10% +3
Finances fédérales 10% -2
Drogue 8% -1
Armée 7% +1
Salaires 7% -9

(Réf : Enquête 2010 du Crédit Suisse ; https://emagazine.credit-suisse.com/app/article/index.cfm...

Bien sûr, il y a des thèmes qui sont porteurs, qui parlent aux citoyens, qui interpellent, qui seront mis en avant politiquement et dans les médias, mais qui sortira vainqueur de cette folle année de débats ;

Le chômage, les assurances sociales, la santé, l'immigration, la sécurité, le développement durable, l'UE ou tout simplement le citoyen ?

Ce qui est certain, c'est que les politiques ne peuvent plus, aujourd'hui et comme par le passé, se contente d'effleurer ces sujets avec quelques diatribes lors des campagnes électorales. Ils devront prendre position et émettre des propositions, sans omettre de réaliser celles-ci une fois les élections terminées. En Suisse, l'immobilisme n'est plus politiquement correct.

Le peuple suisse n'est plus le gentil pigeon qui se contentait de manger les miettes d'un système qui, s'il a fonctionné durant de nombreuses années, est arrivé à l'extrémité de ses limites face aux problèmes sociétaux.

Le peuple suisse pourrait alors s'indigner !

http://indigene-editions.blogspot.com/2010/10/indignez-vo...

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05/01/2011

Suicide et armes à feu, le faux débat !

Depuis le début de l'année un débat est lancé autour des armes à feu, du suicide et des violences conjugales, dans le cadre des prochaines votations populaires du 13 février, motivées par un seul objet ;  

Acceptez-vous l’initiative populaire «Pour la protection face à la violence des armes» ?

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26/12/2010

Le candidat !

La fête de Noël est terminée, il n'y aura plus de cadeau, surtout au lendemain du réveillon et dans le cadre d'une année électorale. Nos communes vont se réveiller les premières et nos politiques sortir leurs arguments de choix pour passer, pour obtenir le droit de nous représenter, de jongler avec notre avenir, de décider de qui de quoi, juste pour nous laisser croire qu'un mieux vivre ici existe.

 

Car ce qui va être intéressant pour les municipales à venir, c'est que le candidat, s'il veut être présent le 17 avril, devra s'inquiéter avant le 13 mars des petites gens, du peuple, des pauvres, des familles à bas revenus, des personnes désocialisées, des jeunes sans avenir ou des vieux sans revenu, et de tous les autres qui ne veulent pas tomber dans ces problèmes où des gens aisés qui eux veulent des garanties politiques sur l'avenir du mieux vivre ici.

 

Le candidat devra donc aussi traiter de la mobilité privée et publique, de l'insécurité, de la violence, de la pollution urbaine, des nuisances suburbaines, du sport, des loisirs, des arts et des lettres, de l'environnement, des espaces verts, de l'avenir du mieux vivre ici.

 

Le candidat devra aussi parler argent, budgets, coûts, subventions, aides, salaires, loyers, dettes et investissements.

 

Le candidat pourra se frotter aux problèmes nationaux, comme le chômage, la hausse des coûts de la santé ou la diminution des prestations remboursées, de la monnaie euro qui dégringole et du franc suisse qui poursuit son envol, sujet pourtant hors compétences, même si une aide sociale communale de-ci de-là peut aider, voire tenter de compenser les carences cantonales ou nationales.

 

Le candidat devra surtout se battre contre ses adversaires, issus du peuple mais qui, par définition, auront l'obligation d'aborder les mêmes thèmes et qui, par convictions, devront les approcher autrement.

 

Ce sont ces rivalités là qui risquent de faire passer nos problèmes et nos soucis au deuxième plan, car cette campagne municipale sera probablement animée d'une lutte farouche, avec des attaques idéologiques mais probablement également personnelles, juste pour nuire, pour détruire, pour discréditer, combat interpartis qui risque aussi de se produire dans les sections, prémisses aux élections fédérales du 23 octobre 2011.

 

Les années électorales sont des années de promesses, les autres des saisons où les électeurs se retrouvent bien souvent seuls face à leurs problèmes, dans une société où le mieux vivre ici est devenu une utopie. L'avenir appartient à ceux qui sauront s'adapter, pas à celui qui veut revenir en arrière pour mieux sauter, car le développement durable, qu'il soit économique, écologique, sécuritaire, professionnel, familial ou personnel passe par une responsabilité individuelle, celle de voter pour des idées issues d'une analyse des erreurs du passé et créatrice d'un élan nouveau pour le développement sociétal.  

18/12/2010

Sécurité nationale et Schengen, quel est le véritable problème !

Ce fut en juin 1985 que vit le jour l'espace Schengen, avec cinq pays signataires pour ce premier accord qui promulguait l'ouverture des frontières. C'est en 1997, soit plus de dix ans après, que l'espace Schengen a été institutionnalisé à l'échelle européenne par le traité d'Amsterdam. Ce fut enfin le traité de Lisbonne de 2007, soit dix ans après, qui modifia les règles juridiques concernant l'espace Schengen, en renforçant la notion d'un "espace de liberté, de sécurité et de justice", par le biais d'un système communautaire.

Depuis, les pays signataires pratique une politique commune en ce qui concerne les visas et ont renforcé les contrôles aux frontières limitrophes de pays extérieurs à l'espace. Relevons que des contrôle temporaires aux frontières nationales peuvent néanmoins être mis en place s'ils s'avèrent nécessaires au maintien de l'ordre public ou de la sécurité territoriale.

La Suisse a ratifié ces accord en février 2008. Il aura donc fallu moins de trois ans pour que l'on se rende compte que l'application théorique de ces accords n'est pas en adéquation avec la situation géographique, économique et sécuritaire de notre pays. Certes des "contrôles temporaires aux frontières" ont été établis lors de l'Euro08, justifiés par un maintien de l'ordre nécessaire à la manifestation sportive, voire lors d'une ou deux petites conférences internationales, mais c'est tout.

Pourtant, il apparaît aujourd'hui évident que la libre circulation des personnes n'est pas en adéquation avec notre sécurité nationale, ne pouvant ainsi faire face à la criminalité importée. Nous ne pouvons plus nous permettre d'être un pays d'accueil pour tous et seulement de passage pour des bandes organisées qui ont su très rapidement utiliser les failles du système. Qui plus est à Genève qui dispose d'une situation particulière. Notre ville-canton se doit en effet de faire respecter les conditions d'entrée dans l'espace européen à travers son aéroport international, tout en acceptant d'ouvrir ses frontières géographiques à toutes les personnes se trouvant déjà dans ce même espace. La protection des intérêts communautaires est donc devenue plus importante que ceux du canton, de la région, du pays.

Il ne s'agit là pas de remettre en cause le principe de l'espace de Schengen, car il est vrai que l'échange d'informations et le système SIS sont une plus-value importante dans le cadre d'une coopération pénale et/ou judiciaire, en qualité de recherche et d'investigations, même si c'est probablement les pays limitrophes à la Suisse qui en bénéficient le plus à ce jour, mais il devient urgent, et sans offusquer nos voisins ou les États membres, de réintroduire, sous le motif de la sécurité nationale, le contrôle des personnes aux frontières et sur le territoire.

Genève doit en démontrer la volonté, la Confédération nous en donner les moyens !

Minet, habitant de La-Croix-de-Rozon !

 

17/12/2010

La police genevoise et les acteurs de la sécurité doivent devenir proactifs, car n'être que réactif n'est pas un signal fort de prévention, ni la réponse adéquate que l'autorité doit opposer aux délinquants !

  • La Tribune de Genève tire le signal d'alarme en ouvrant un débat sur la sécurité à Genève.
  • Le Matin tire le signal d'alarme en analysant la série noire de hold up commis à Genève.
  • L'Hebdo tire le signal d'alarme en dénonçant la mafia albanophone de Genève.
  • 20minutes ne cesse de relater tous les faits divers qui n'en sont plus à Genève.
  • Le Courrier s'inquiète même de la situation sécuritaire à Genève.
  • GHI tire le signal d'alarme au sujet des cambriolages et sur le fait que notre canton détient le record du plus haut taux de criminalité du pays.

 

Mais nous le savons tous, le sentiment d'insécurité n'est plus, nous vivons dans l'insécurité.

Et pourtant, politiquement on nous parle de bilan positif mais sans nous présenter les chiffres, les actes, les faits.

 

- Qui aujourd'hui ose prendre le bus, le tram, le train sans craindre de se faire voler un bagage ?

- Qui aujourd'hui ose se rendre dans un bancomat, un grand magasin, un restaurant, une discothèque ou les transports publics sans craindre de se faire voler un porte-monnaie ?

- Qui aujourd'hui ose quitter son domicile pour quelques heures, quelques jours, sans craindre de se faire cambrioler ?

- Qui aujourd'hui ose se rendre dans une banque, dans un change, dans un kiosque, dans une station service sans craindre de se retrouver au centre d'un braquage ?

- Qui aujourd'hui ose se promener dans nos parcs, dans nos rues, la nuit sans craindre d'être racketté, agressé ?

- Qui aujourd'hui ose laisser ses enfant, même adolescents, se rendre ne ville sans craindre qu'ils ne soient victimes d'un vol en bande ?

- Qui ose aujourd'hui laisser sa fille se rendre en discothèque sans craindre qu'elle ne se fasse agresser sexuellement suite à une mauvaise rencontre ?

- Qui ose aujourd'hui laisser sa voiture sans craindre qu'elle ne soit endommagée ou victime d'un vol par effraction ?

- Qui ose aujourd'hui acheter une voiture de luxe et puissante sans craindre d'être victime d'un car jacking ?

- Qui ose aujourd'hui dire à un ami qui vient à Genève qu'il ne risque rien ?

- Qui ose aujourd'hui dire que le bilan est positif ?

- Qui ose croire que nous sommes sur la bonne voie ?

- Qui ose dire qu'il faut enfin écouter les professionnels de la sécurité ?

- Qui ose dire qu'il faudra dix ans pour reprendre le terrain perdu en 5 ans ?

- Qui ose dire que les accords de Schengen et la libre circulation des personnes sont un échec cuisant ?

- Qui ose dire que ce n'est pas Détroit mais que ce n'est plus Genève, un monde en soi ?

- Qui ose prendre enfin des responsabilités face à la gangrène criminelle nourrie par la délinquance ?

- Qui ose montrer du doigt l'étranger, l'ethnie, le clan rattaché au crime organisé ?

- Qui ose dire que la plupart des ces problèmes sont liés à la misère sociale, au chômage, à la dépendance aux produits stupéfiants, ou à leurs trafics ?

- Qui ose dire que le mendiant au coin de la rue ne fait plus peur, il dérange et participe simplement au sentiment d'insécurité, sans plus ?

- Qui ose dire que les joueurs de bonneteau sont des voleurs organisés en bande et qu'ils nuisent au tourisme et à l'image de Genève ?

- Qui ose ?

- Qui osera ?

Je vous pose la question, car je me la pose aussi en ma qualité de citoyen et d'habitant du canton de Genève. Mon but n'est pas de donner des armes aux mouvements populistes, mais de donner des éléments de réponse à notre population avant qu'elle ne se résigne à la violence, car elle veut aujourd'hui que tout ceci cesse, ou tout le moins qu'un signal fort, politique, policier et judiciaire soit donné avant que la révolte ne devienne mauvaise conseillère, comme on peut déjà le constater dans certains pays de l'UE !  

J'oubliais, demain ne laissez pas votre voiture stationnée incorrectement, car là la sanction tomberait immédiatement par une amende d'ordre ou une dénonciation, un ordre républicain et une volonté d'éradiquer que nous voudrions aussi retrouver en nos rues face aux délinquants et autres criminels !

Minet.

 

 

 

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14/12/2010

"La sécurité ce n'est pas une affaire d'homme ou de femme, mais de volonté politique", dixit Isabel Rochat, Conseillère d'Etat libérale.

Comme citoyen, je m'étais rendu le 24 septembre 2009 au soir, lors de la campagne électorale de Mme Rochat Isabel, en salle communale du Grand-Lancy, afin de découvrir mais surtout d'écouter cette candidate sur un sujet qui me tenait et qui me tient toujours à coeur, la sécurité.

Ce soir là, j'ai entendu parler de bandes de jeunes qui se réunissent et qui créent de l'insécurité, de groupes qui traînent dans nos préaux ou devant nos immeubles et qui qui créent de l'insécurité, de bandes de voyous qui venaient de France pour y commettre des délits, nourrissants eux aussi cette insécurité, d'une mendicité organisée qui explosait et que tout ceci n'était pas normal, qu'il fallait reprendre les choses en mains, changer de doctrine et appliquer une politique dite de "tolérance zéro", car il fallait que cela cesse.

J'avais trouvé ce discours très naïf, car il criminalisait les mendiants, sans véritablement énoncer les solutions possibles. J'avais trouvé ce discours naïf car il démontrait que pour une certaine classe politique, ce n'était pas les crimes et les délits qui créaient de l'insécurité, mais avant tout des rassemblements de jeunes, bruyants et bien souvent ivres.  J'avais trouvé ce discours très naïf, car les véritables problèmes liés à l'insécurité n'étaient pas abordés, pire encore ils n'étaient probablement pas envisagés alors. J'avais trouvé ce discours très naïf, car nous savons tous que la tolérance zéro n'est pas applicable en démocratie.

http://www.liberal-carouge.ch/pdf/FlyerA5.pdf

Néanmoins, depuis, j'ai voté, et j'ai suivi, comme tout bon citoyen, les résultats des modifications apportées par le pouvoir Exécutif.

http://www.liberal-ge.ch/nos-blogs/details/de/l-article/b...

Depuis, j'attendais que cette très forte volonté politique, aussi naïve qu'elle puisse avoir été, éclate au grand jour sous l'impulsion des responsabilités accordées, car il y avait urgence. Mais bien souvent, la naïveté rend l'urgence caduque et ouvre la route à l'essentiel, et pourtant.

http://www.isabelrochat.ch/

Un jour, hier il me semble, une femme a dit ; "La sécurité ce n'est pas une affaire d'homme ou de femme, mais de volonté politique".

Cette femme avait raison, malheureusement pour nous.

Walter Schlechten, habitant du canton de Genève.

 

 

 

11/12/2010

Budget 2011 : Le Conseil municipal de la ville de Genève vient de "vulgariser" la sécurité publique et la police de proximité, et acceptant dix postes d'agent de sécurité de prévention !

En acceptant ce jour la demande de la commission des finances de créer 10 postes d'agent de sécurité de prévention, une nouveau modèle d'éducateurs et/ou de médiateurs sociaux, qui plus est dans le département de M. MUGNY, le Conseil municipal a fait le mauvais choix, celui vulgariser la sécurité publique et la police de proximité.

L'acceptation d'un tel amendement est la porte ouverte dans un avenir proche à la création d'agents de sécurité municipaux de tous poils ;

- agent de sécurité de prévention des théâtres et bibliothèques

- agent de sécurité des droits civiques

- agent de sécurité des lacs et cours d'eau

- agent de sécurité de la salubrité et de la voirie

- agent de sécurité des transports publics

- agent de sécurité de la mobilité douce

- agent de sécurité des préaux et des écoles

- agent de sécurité des cortèges et autres manifestations

- agent de sécurité de lutte contre le bruit

- agent de sécurité des commerces et marchés

Je vous rappelle que la prévention, la médiation, tout comme la présence physique, dissuasive et éducative, sont aussi du ressort de la Police Municipale, première police de proximité en ville de Genève et dans les communes urbaines et suburbaines.

Il faut cesser avec ces idées incongrues, car à vouloir réinventer la roue on va finir par supprimer une autre roue au carrosse des institutions, celle de la crédibilité. Cette décision n'est pas judicieuse, elle ne correspond pas aux nécessités. Il faut enfin redéfinir les tâches, les missions, les fonctions de chacun, en évitant les doublons, les redondances, afin que tous les services travaillent enfin avec le même but, lutter contre l'insécurité, qui va des incivilités à la grande criminalité.

La sécurité est un sujet bien trop important pour que certain s'autorisent à jouer avec, comme le fait la gauche ce jour dans les débats liés au budget, ceci afin de sauver les apparences d'une incohérence politique qui demeure aussi l'une des raisons des échecs constatés à ce jour.

Il faut aussi cesser avec les reports de charges, Confédération-Cantons, Cantons-Communes, Communes-Départements à département, Départements-Associations etc. Certes, l'argent est le nerf des guerres en politiques, mais en matière de sécurité cette guerre ne doit pouvoir être gagnée par les voyous et autres truands. La ville de Genève ne se donne pas/plus aujourd'hui les moyens de ses ambitions.

Genève, un monde en soie, cela n'a jamais été aussi vrai ! Tout dépôt d'amendement, lors d'un vote d'un budget, devrait faire l'objet d'un argumentaire. La gauche péjore financièrement la sécurité, la voirie, la ville et le département de Pierre Maudet. Les électeurs jugeront car les déceptions suivront, soyez en certain.

Minet, habitant du canton de Genève, domicilié à La Croix-de-Rozon mais qui travaille sur la commune de la ville de Genève.

 

05/12/2010

Vivre à Genève en sécurité, "Yes we want it" !

C'est une démarche comme une autre, celle d'un citoyen qui en a marre ;

Marre de voter et de ne pas se retrouver dans les décisions prises.

Marre de voter et de ne pas retrouver les promesses tenues.

Marre de voir sa ville, son canton et sa région être gangrenés par la hausse de la criminalité, de la violence.

Marre de lire toutes les semaines des "faits divers" qui banalisent la violence.

Marre de rester en attente de décisions qui ne viendront pas avant les prochaines élections.

Marre d'observer tout ceci sans dire ce que nous voulons, alors, en créant un petit groupe sur Facebook, je lance un appel :

Que ceux qui en ont aussi marre que nous rejoignent ce groupe :

Pour que la sécurité de notre canton redevienne une priorité, pour l'avenir de nos enfants et pour l'image de Genève. Nos rues, nos trottoirs, nos parcs, nos écoles, nos immeubles, nos routes, nos champs, nos rives doivent retrouver le chemin de la sérénité d'un cadre de vie que nous avons connu et que nous voulons retrouver.

Vivre à Genève en sécurité, "Yes we want it" !

 Invitez vos amis, car un cri du coeur n'a jamais fait de mal à personne !

30/11/2010

Genève, un monde en soie, mais avec les pieds dans le coton hivernal !

Samedi dernier, je m'étais dis "c'est un accident, la voirie n'a rien vu venir, les prévisions météo étaient décalées, les chutes de neige aussi", mais là je ne comprends plus. Depuis hier, 15 cm de neige sont annoncés, et ce soir on se retrouve dans un chaos indescriptible. Je n'ose pas imaginer demain matin, sous le grand manteau blanc.

Déjà ce soir, plus un bus TPG, peu de Tramways, moins de trains et pas de voirie sur nos routes en ville de Genève, et si peu sur le canton. Quelques communes suburbaines s'étaient visiblement préparées, elles, mais ce n'est pas suffisant pour sauver les apparences.

Les habitants de ce canton et les usagers de passage sont en droit d'avoir des explications, émanant du monde politique et des institutions visées. Une nouvelle fois se sont les hommes du SIS et nos policiers qui vont devoir subvenir au plus urgent, dans ce cataclysme urbain.

Genève veut jouer dans la cour des grands, mais Genève n'a visiblement pas, n'a plus les moyens de ses ambitions.

Heureusement, le CEVA va tous nous sauver, en commençant par l'office de la mobilité, qui lui n'a plus aucune excuse devant une telle anarchie dans la gestion des flux et des .. reflux !

Minet, motard, automobiliste et usager TPG médusé !

21:52 Publié dans Associations, Culture, Fiction, Genève, Images, Médias, Nature, Politique, Région | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook

28/11/2010

Et si la victoire de l'UDC de ce jour n'était que l'issue d'un contrepoids attendu contre les lacunes d'un code de procédure pénale bien trop laxiste !

Si la votation contre la construction de nouveaux minarets a pu être ressentie comme du protectionnisme, la victoire de l'UDC de ce jour, avec son initiative pour le renvoi des étrangers criminels, se doit probablement d'être analysée comme un correctif aux lacunes d'un système pénal pourtant en plein chambardement, avec son nouveau code de procédure pénale qui présente déjà un laxisme évident tant les peines possibles demeurent légères.

Si la LAVI avait enfin donné des droits aux victimes, le NCPP va offrir aux auteurs présumés, et aux auteurs tout court, un bouclier de protection dont ils n'avaient nul besoin. Mais voilà, certains ont voulu revoir ce code de procédure, certains ont voulu revisiter l'activité du pouvoir judiciaire, certain ont voulu blinder des procédures, mais c'est bien une balle dans le pied de la justice, et du travail de la police, qu'ils ont tiré avec une entrée en vigueur prévue au 1er janvier 2011. 

Il a été reconnu que le système des jours amendes est un échec, placer une épée de Damocles soutenue par un sursis au dessus d'un condamné ne fonctionne que pour des primaires, et encore, trop souvent la sentence n'a aucun résonance dans l'esprit des coupables. Et même dans les cas graves, ce n'est sûrement pas les peines prononcées en Suisse qui vont faire fuir les truands et autres cambrioleurs intinérants, sachant qu'ils risquent bien souvent plus du double dans leur propre pays pour le même délit.

Devant la faiblesse des peines prononcées, devant le taux de récidive, devant l'inefficacité d'un système pénal qui ne dissuade plus, une réaction populaire était attendue, sachant qu'une nouvelle révision du CPP n'est pas à l'ordre du jour au Parlement.

L'UDC, sous le régime de l'insécurtié brandi par tous les partis depuis deux ans, a su profiter de ces faiblesses pour apporter une réponse au peuple suisse. Certes la mise en application ne sera pas simple, certes les libertés octroyées par les accords de Schengen vont en souffrir, certes l'image d'une Suisse qui s'isole va apparaître, mais rien ne dit que nos plus proches voisins, je pense à la France, l'Allemagne et l'Italie ne rentrent pas eux aussi dans cette logique judiciaire, pénale et migratoire.

La Berne fédérale devrait bien se méfier de se qui se passe aujourd'hui, car le message est très clair, et il va se poursuivre, sur les thèmes de l'école, de l'éducation, du travail, de la santé. Et si dans un futur proche le Conseil Fédéral venait à être élu par le peuple, comme le souhaite une nouvelle fois l'UDC, et bien le visage de notre pays changerait radicalement, et probablement pas que pour le meilleurs.

C'est le deuxième avertissement que reçoit le Conseil fédéral, mais il est aussi valable pour le Conseil national et le Conseil des États, qui se doivent de rester à l'écoute des préoccupations, celles du peuple, celles des cantons et celles de notre démocratie.

Minet

 

18:10 Publié dans Culture, Economie, Genève, Histoire, Médias, Politique, Région, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Facebook

27/11/2010

Genève, il faut arrêter de vivre avec une police de "beau-temps" et dire Stop à la criminalité !

Ce matin je suis en colère, tous mes amis aussi.

Encore un Hold up en plein jour, à l'explosif, à l'arme lourde, avec des échanges de tirs, dans une rue bondée.

Après la banque Migros de Plan-les-Ouates, après les offices postaux du canton, après le change Migros de Thônex, il faut dire Stop à cette criminalité, cesser de parler de sentiment d'insécurité, et enfin prendre les décisions attendues.

Un message ferme, clair et précis de nos politiques, pour condamner les truands et soutenir notre police, voilà ce que les habitants du canton de Genève attendent, moi aussi.

post.jpg 

 

(si vous aussi vous souhaitez dire Stop, copiez ce texte et faite le suivre)

09:02 Publié dans Culture, Genève, Politique, Région | Lien permanent | Commentaires (33) | |  Facebook

07/11/2010

Retour à la vie professionnelle par la proximité !

Minet ayant quitté la présidence de l'UPCP depuis plusieurs semaines, il se devait de reprendre une vie professionnelle normale, suivre sa route ou emprunter un autre chemin. Après quatre années au service de ses collègues, de ses membres, des intérêts des policiers, et d'autres fonctionnaires parfois, il désirait aussi retrouver la rue, la proximité, cette population à laquelle il s'identifie tant et pour laquelle il travaille sans relâche depuis vingt ans.

Eh bien c'est fait, depuis une semaine je me retrouve à Cornavin, en qualité d'îlotier de proximité, sur un secteur atypique mais au combien riche. Du touriste de passage qui arrive par le train au clochard qui squatte la gare, du commerçant noyé dans le magma des travaux à l'usager de la route statufié  dans le trafic, du Pâquisard du secteur sud à l'alternatif des Grottes au nord, des TPG aux CFF, des chauffeurs de Taxi aux cyclistes, des associations de quartier aux parents d'élèves, des UOG aux CO de Montbrillant, du quai 1 à la voie 8, de Sécuritrans aux Cgfr, du Quai 9 à la Basilique de Notre-Dame, du parc de Cropettes à la rotonde de la place Cornavin, de la puanteur des urines aux senteurs du pain chaud, du lésé au délinquant multirécidiviste, du sans papier au toxicomane, du musicien ambulant au mendiant, de Madame la Députée à la Reine des Roms, du jeune collègue au plus ancien, d'un vieux poste de police humide à de nouveaux locaux envisagés, tout ceci sent bon la proximité, le rapport humain, le retour à la vie professionnelle.

Certes, il ne faut pas que je me retourne, car là les promesses non tenues et l'irrespect des protocoles sont si omniprésents que cette joie de travailler pourrait assez vite devenir cafardeuse. Je perdrais alors irrémédiablement cette envie de faire plus, me retrouvant comme bien des collègues aujourd'hui, désabusés par le système et les dysfonctionnements dans le cadre des responsabilités étatiques.

Pour être au service des autres il faut avant tout être serein à titre personnel, dans sa vie professionnelle et privée, ne pas à avoir besoin de se soucier de demain, ne pas calculer hier pour avancer demain, ne pas douter pour décider, ne pas décider pour abandonner, car le jour où la police abandonnera la rue, la démocratie aura un autre visage dont nous ne voulons pas, dont nous ne voulons plus.

Minet.