02/01/2013

Putain de vie !

« Putain de soirée de ouff que je viens de passer. Alors que je me dirige vers le parking, la musique résonne encore en moi, mon cœur bat aux rythmes des basses qui ne me quittent plus. Les shoots de Tequila absorbés n’y sont probablement pas pour rien non plus, boum, boum, boum … Faut dire qu’on n’a pas bu que du petit lait ce soir avec mes potes. Les pires ce sont les gonzesses, elles ne savent pas s’arrêter avec les petits verres, l’ivresse à en vomir, comme Coralie tout à l’heure. Elles provoquent mais ne supportent pas aussi bien que nous, les mecs.

 

Putain, je me les caille sur ce parking et je ne trouve plus mes clefs qui étaient dans la poche de mon blazer. Déjà que la tête me tourne, je n’aurais pas dû mélanger, ni fumer ce joint qui tournait et là faudrait pas que je prenne froid. Mais bon, c’est la fête, ce n’est pas tous les samedis soir comme ça, heureusement pour mes finances et mon pauvre foie. Je crois même que je vais dégueuler si je ne me retrouve pas très vite assis dans ma bagnole. Ah voilà, la clef magique de Titine qui va me ramener à la maison, sans passer par le Start j’espère. Soirée de ouff mais je rentre seul, la Nadia n’a rien voulu entendre, elle n’était pas chaude, pas autant que moi. 

 

Putain, je ne sais pas comment je vais rentrer, mais c’est exclu que je laisse ma tire sur ce parking de loosers. Et hop, Titine démarre toujours du premier coup, magnifique. Faut dire qu’avec ses jantes sport et son kit avant, elle en a de la gueule Titine. Je vais la faire rugir un peu d’ailleurs, même à froid elle supporte. En plus, avec elle je vais ouvrir et mettre moins de quinze minutes pour arriver à la casa, trop cool ma bagnole.

 

Putain de nuit, demain ça va être bain chaud et thé froid pour faire passer tout ça, et après dans le canapé et devant la télé. Je ne sort pas, même si mes loosers de potes m’appellent. De toute façon ils sont aussi déchirés que moi. Même Julien a pris une mine, il est parti avant tout le monde, tout juste s’il n’a pas appelé maman à la place de Nez Rouge. Looser, on ne laisse pas sa caisse dans un parking, moi Titine c’est sacré et personne d’autre n’en prend le volant.   

 

Putain de fiesta, faudra que je la raconte à Miguel, ce con à la grippe et n’a pas voulu sortir, il a tout raté. Quand je pense à la troisième alignée de Tequila boum boum, dix petits verres qui nous attendaient pour une nuit de ouff, on est des Kings. La dernière mine que j’ai pris comme ça c’était à l’anni de Fred, tout à la Vodka pomme, du délire aussi. Faut dire que mes potes et moi on est les rois des bottelons improvisés. Tiens, hier soir avant d’arriver à la boîte c’était à la Super Boc qu’on s’est chauffés. Deux packs de six et des culs secs du diable, Pedro est le plus rapide à ce petit jeu, pas une goutte à côté. Si demain matin j’ai pas mal à la tronche, c’est un miracle.

 

Putain de route, pas un chat, trois voies pour moi, ouvre Titine, ouvre, la musique à fond, c’est un rodéo à la Gangnam Style qui commence, c’est une soirée de ouff.

 

Putain de vie, à moi ce soir il ne peut rien m’arriver ... Gen'vois staïle.»

 

Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

 

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01/01/2013

La mort des dogmes politiques ouvrirait la porte à la démocratie directe !

Depuis de nombreuses années nous avons la chance démocratique de pouvoir élire les représentants du peuple auprès du Grand Conseil et au Conseil d’Etat. Depuis des années, un équilibre « naturel » droite-gauche au gauche-droite se dessine dans la République, la Ville de Genève servant de contrepoids institutionnel.

 

Malheureusement, depuis des années nous nous plaignons des bilans de nos élus, ne pouvant que constater les manquements structurels qui s’accumulent, bloqués par des dogmes, des idéaux, des intérêts privés privilégiés ou tout simplement des blocages politiques improductifs. N’en demeure pas moins que depuis quelques temps se sont des questions budgétaires qui enraient un système qui se devrait évolutif, démocratique et ambitieux. Le Ceva a été le dernier grand chantier utopique qui aura su provoquer un investissement conséquent, mais qui ne sera pas sans conséquences pour la dette de la dette.

 

A ne pas avoir su, à ne pas avoir voulu, à ne pas avoir vu, à ne pas avoir anticipé, nos élus ont créé une machine à perdre, un outil qui ne devient productif et créatif politiquement qu’en période préélectorale, mais c’est tout.

 

Je crois qu’il est grand temps que nous changions tout cela, je crois qu’il est grand temps que le peuple ne se rende plus aux urnes pour élire un homme, une femme, représentant un parti, des idéaux politiques ou un programme constitué de promesses et d’utopie. Je crois que le temps est venu de relever la tête et d’exiger des personnes qui ont le courage de s’engager en politique de venir devant nous avec des projets, constitués des points majeurs pour lesquels nous restons en attente de solutions d’une vision novatrice basée sur un plan de financement, un échéancier, un évaluation des coûts, des contraintes mais aussi des plus-values attendues.

 

La réduction de la dette, une gestion plus rationnelle du budget, un développement défini et durable pour les transports, une position claire et déterminée pour la sécurité, une articulation pragmatique et basée sur la mutualité pour gérer les coûts de la santé, une responsabilisation des familles pour l’éducation face à l’instruction publique, etc.

 

Ne plus colmater, ne plus rapiécer, ne plus improviser, ne plus éclairer notre république à coût/coup de bouts de chandelles. Un budget de plus de sept milliards ne doit plus être dilapidé à travers la résultante d'additions de subventions, un budget de plus de sept milliards ne doit plus être le poumon social d’une administration trop gourmande car omniprésente, un budget de plus de sept milliards ne doit plus être envisagé comme une béquille à la dette mais bien comme une solution à la réduction de celle-ci.

 

La faillite étatique qui nous guette est économique, politique, humaine, sociale, sécuritaire, urbaine et suburbaine, la banqueroute qui nous attend sera elle irréversible.

 

Gérer économiquement la République et canton de Genève c’est aussi faire de la politique autrement, à travers le mieux vivre ensemble, à travers des projets électifs que la Constituante n’a pas osé entrevoir à cause de conflits d’intérêts, politiquement incorrects pour être bousculés.

 

Walter Schlechten, un habitant de la Croix-de-Rozon. 

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PS: en ce premier jour de l'An, un grand merci à tous les lecteurs-blogueurs qui me suivent, à qui je présente mes meilleurs voeux à travers notre bogosphère, de celle qui apporte une ouverture d'esprit et un regard différents sur l'actualité. 

24/12/2012

Prendre le temps de vivre autrement !

En ce jour de Noël, où une certaine magie opère, où la joie nous habite, où  l’égoïsme s’efface au profit du don de soi, où la paix gagne les hommes face aux combats, je n’aurai qu’un souhait mais il est destiné à nous tous.

 

Que ce jour heureux puisse se reproduire tous les jours, sans artifice, sans motivation mesquine ni commerciale, sans gêne de paraître faible, trop gentil, trop aimable, trop sincère.

 

Que cette magie d’un jour perdure en nos cœurs, en nos esprits. Avoir la chance de se dire je t’aime, de se revoir, de se retrouver, de se rendre compte que ceux qui sont loin de nous sont pourtant souvent si proches.

 

Que cette explosion de bons sentiments, ce sens du partage, ces preuves d’amour, d’amitié, puissent occuper nos esprits au quotidien. Prendre le temps et penser d’abord aux autres, prendre le temps et vivre en harmonie avec les siens, prendre le temps et devenir plus fort ensemble.

 

L’homme n’est violent, méchant, arrogant que par crainte de l’autre, de celui qui affiche sa cupidité. L’homme vit en se protégeant, en agressant, alors qu’il devrait exister à travers le mieux vivre ensemble.  

 

Demain sera un autre jour, mais demain, mis à part les décors, rien n’aura changé dans nos cœurs, dans nos vies, dans cet esprit qui à su nous habiter un jour et qui se doit d’être au quotidien notre vision du monde.

 

Je vous souhaite donc, en ce jour heureux, qu’il se reproduise toute l’année, que tous les hommes de bonnes volonté réalisent que la vie n’a pas de prix, pas de valeur, que la vie est magique et qu’elle ne nourri l’homme qu’à travers la joie et la paix qui habitent nos cœurs et que nous partageons aujourd'hui. 

 

Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon.  

 

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22/12/2012

Les fêtes de fin d’année n’auront pas le même goût pour tout le monde !

« Genève, ville de paix, d’esprit, d’argent, ville des contradictions et des contrastes. Genève, un canton à vocation internationale, un canton qui gère des milliards, un canton qui doit des milliards. Genève, une République qui cache sa pauvreté pour mieux afficher ses richesses, dissimulant sa honte derrière une politique sociale cantonale, couvée par un esprit de gauche qui habite la Ville de Genève.

 

C’est oublier un peu vite que notre canton compte aujourd'hui un taux de chômage de 5.2 %, c’est omettre de préciser que 4.0 % de la population est dépendante de l’aide sociale. Un constat sociétal qui ne devrait pas nous satisfaire en usant des comparaisons européennes, des taux qui ne doivent pas être vulgarisés car derrière se trouvent des parcours de vie, une histoire, une difficulté, une épreuve, un humain tout simplement.

 

Alors que nos élus s’écharpent pour voter un budget, alors que nos entreprises tirent un bilan d’une crise dont les retombées négatives ne sont pas encore arrivées, alors que la population active prépare les fêtes avec la même ardeur, d’autres devront simplement se réjouir d’être debout avec la force de croire que l’An prochain sera meilleur pour eux.

 

Alors, au moment de trinquer, avec un très grand champagne millésimé ou un verre Lambrusco, il nous faudra chasser ce goût amer qui reste en bouche, nous regarder à travers l'âme de l'autre et ne pas oublier d’espérer que le mieux vivre ensemble demeure possible. »

 

Walter Schlechten, un habitant de la Croix-de-Rozon. 

13/12/2012

"Le prix de la liberté"

"J'ai 18 ans, je me prénomme Adriu et je vis dans la rue. Je suis originaire de Roumanie, mais ce pays qui m'a vu naître n'est pas le miens. J'y suis considéré comme un apatride, un moins que rien, même les chiens y sont mieux traités que moi.

 

Je suis arrivé à Lausanne il y a six semaines, suivi de compagnons d'infortune. Tous nous sommes venus en camionnette. Tous nous avons payé très cher ce voyage pour la Suisse, plus de mille Euros qui nous ont été avancés, plus de mille Euros que nous devons rendre, jour par jour, pièce par pièce. En cas de non paiement, c'est la sanction, les insultes, les menaces, les coups aussi.

 

Trois possibilités s’offrent à moi pour gagner de l'argent afin d'éteindre cette dette infernale. Sachant que je ne trouverai pas de travail ici, il me reste le vol, la mendicité ou la prostitution.

 

Je suis piètre voleur, pas discret pour un leu et donc incapable de jouer au gredin. La mendicité, je la laisse à nos femmes et aux plus jeunes, eux aussi doivent gagner leur vie et je ne veux pas leur enlever le pain de la bouche. Reste la prostitution, je m'y adonne depuis deux semaines.

 

Au début, je ne savais pas trop comment m'y prendre, ni où aller pour trouver des clients. Un jeune garçon prénommé Ion, qui vit à Lausanne depuis deux ans, m'a parrainé. Un système bien rôdé, un rituel connu et des pratiques reconnues. Les clients sont friands de nos prestations et nos tarifs sont plus bas que ceux des jeunes maghrébins.

 

La police, elle, se contente de chasser les voleurs, pas les "petites putes". Faut dire que si nous sommes visibles nous savons devenir discrets. Pas de racolage direct, pas d'esclandre, pas d'échange d'argent en rue. Le contact c'est le client qui le provoque. Un café par ci, un sandwich par là, on discute un peu et après on va chez lui généralement.

 

Ces hommes assez âgés sont seuls. Souvent ils n’ont plus de famille, ils ont été rejetés par celle-ci et par la société. Je vois dans leurs yeux qu’ils cherchent aussi de la tendresse, leur générosité en petits cadeaux en témoigne.

 

Ce n’est pas une vie, mais pour l’instant impossible pour moi de quitter ce cercle vicieux. En plus de l’argent que je dois rembourser, il me faut économiser pour le retour au pays, pour ma famille restée là-bas. Je pensais rester deux mois ici, mais mon séjour va durer le double au minimum.

 

Si j’ai honte … Honte de quoi, de vendre mon corps, de vivre en rue, de porter les vêtements des autres, de partager mon repas avec les miens, d’abuser de la générosité de mes clients .. Non .. J’ai juste honte que mon pays ne reconnaisse pas tous les droits qui nous sont dûs, à nous les Roms." 

 

Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

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25/11/2012

Petite leçon d'humilité

« Ce matin, le docteur m’a expliqué que ma maladie était très grave, que ni lui ni la médecine ne pouvaient lutter contre et que le temps ne jouait pas en ma faveur. Il m’a encore raconté, en me parlant très doucement, comment cette même maladie allait m’enlever la vie dans les semaines qui arrivent.

 

Moi, je n’ai que huit ans, je ne suis qu’une petite fille qui n’a jamais demandé à tomber malade, je ne l’ai pas fait exprès d’ailleurs. Je n’ai rien fait pour et mes parents m’ont même dit que ce n’était de la faute à personne, que cette maladie était juste sournoise.

 

Je ne sais pas ce que veut dire sournoise, mais ce que je sais c’est que mon ventre et mon dos me font mal, que j’ai des migraines toutes les nuits, que je ne peux plus manger ce que je veux et que les repas qui me sont destinés à l’hôpital des enfants ne sont pas terribles. Je sais aussi que je maigris, que je perds du poids et que cela va continuer. Je risque même de perdre mes cheveux dans quelque temps selon la petite fille qui partage ma chambre.

 

L’autre jour, j’ai vu ma maman pleurer alors que les visites se terminaient. Elle venait de m’offrir les plus beaux sourires, les plus beaux je t’aime, les plus belles caresses. Elle voulait me rassurer et m'offrir tout son amour m’a expliqué le docteur mais moi je crois que c’est elle qu’elle voulait rassurer. Je ne veux pas voir mes parents tristes, je ne veux plus voir de larmes sur leurs joues, je ne veux plus qu’ils souffrent à cause de ma maladie et chaque fois qu’ils discutent avec les médecins.

 

Ce n’est pas simple pour eux de venir tous les jours à l’hôpital, papa travaille toute la journée et maman garde d'autres enfants à la maison, elle est maman de jour. C’est le métier que je rêvais de faire. Ils font tous les efforts du monde pour ne pas me laisser seule, ils veulent me montrer qu’ils ne m’abandonneront jamais. Je me rends bien compte que c’est très difficile pour eux, moi je suis malade, c’est normale que je souffre, mais eux ils ne méritent pas ça.

 

Dimanche papa m’a raconté une histoire avec un ange, un petit garçon qui est monté au ciel après un accident et qui est devenu le plus beau des anges gardiens. Je ne me souviens plus de la fin, mais je sais que moi aussi je veux suivre ce chemin, devenir un ange gardien pour aider, accompagner, surveiller, veiller sur mes parents et mes amis d’école. Depuis, je pense parfois que cette maladie est un miracle, elle va me permettre de monter au ciel et de devenir la plus belle des preuves d’amour, un ange de l’amour.

 

L’infirmière de nuit m’a aussi parlé de toi, ce Dieu que l’on ne voit jamais et qui ne répond pas à nos questions. Elle m’a affirmé que tu étais la solution à presque tous les problèmes et que bien souvent il suffisait de croire en cette possibilité pour que nos vœux se réalisent, avec la force de l’âme m’a-t-elle dit.

 

Alors ce soir, Dieu, je voudrais que tu arrêtes de faire souffrir mes parents, que tu stoppes la maladie qui me ronge, que tu nous libères tous de ce cauchemar qui fait pleurer les gens que j’aime. Donc ce soir, Dieu, je veux du plus profond de mon cœur que tu m’enlèves la vie, que tu me laisses m’envoler vers le ciel, te rencontrer peut-être mais surtout devenir cet ange gardien qui protègera mes parents, ma famille, mes amis, mes copains et copines d’école.   

 

Maintenant, je vais fermer les yeux de mon âme, m’endormir doucement et j’espère bien que tu seras alors plus fort que la maladie pour que tu puisses m’emporter et ainsi libérer des gens qui souffrent.

 

PS : Si par hasard tu n’as pas le temps cette nuit de t’occuper de moi, on peut réessayer demain soir, je pense que je dois pouvoir faire tourner en bourrique la maladie quelques heures de plus. »  

 

Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

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10/11/2012

"L'urgentiste anonyme"

"Nouvel appel, c’est le troisième accident de la route de la soirée. En ces nuits de pluie on sait que le risque est plus grand, que nous aurons plus de travail. Il nous est précisé qu’un scootériste est gravement blessé suite à une collision avec une voiture.

 

Sirène alternée et feu bleu, je fonce avec mon véhicule jaune fluorescent à travers la ville. L’important est d’arriver sur les lieux, pas de faire la course avec les secondes, donc je reste prudent. Ne pas avoir d’accident est ma priorité lors de ces conduites en urgence. Le toubib assis à mes côtés prend des informations par téléphone auprès du 117. Une patrouille de police est déjà sur place, elle sécurise les lieux et donne des informations utiles. La Brigade de sécurité routière a elle aussi été requise.

 

Nous y arrivons. En bas de la rue je devine tour à tour le feu bleu des gendarmes, des badauds trop curieux, une voiture accidentée, un deux-roues endommagé couché sur le flanc, un corps étendu, deux policiers qui tentent tant bien que mal de lui porter secours.

 

L’ambulance nous suivait, nous aurons ainsi tout sur place rapidement. C’est l’avantage du cardiomobile, une unité d’urgence indispensable pour tenter de sauver des vies.

 

Le stresse de la conduite laisse place aux gestes appris, aux réflex connus, au travail en équipe, au calme pour ne pas faire d’erreur. Le médecin prend les choses en main, avec sobriété, avec sérénité même. Il le faut, pour ne pas perdre de temps, pour ne pas perdre une vie. 

 

C’est un vilain trauma même si pas une goute de sang n’est visible. Le corps du blessé est secoué par des spasmes après être resté inanimé plusieurs minutes. Les policiers lui maintiennent les jambes et les bras. Etat de choc, réactions d’un système nerveux qui ne maitrise plus les gestes face à des douleurs inconnues. Première piqure pour le calmer, sinon nous n’arriverons pas à poser une perf, ni à l'intuber au moyen de la canule oro-pharyngée. Pour l'instant, je le ventile au moyen d'un masque avec Ambu. 

 

Tout est important pour nous, du bilan du médecin aux circonstances de l’accident, le lieu du choc, le point de chute, les dégâts sur le scooter, les dommages sur les vêtements du blessé ou sur son casque. On ne reconstitue pas un accident, on en constate les conséquences pour agir au plus près des nécessités. L’urgence ne laisse pas de répit, pas de seconde chance.

 

Quarante minutes d’un protocole qui se doit de s’adapter à l’imprévu, aux circonstances, aux besoins. Chacun sait ce qu’il doit faire, des gestes appris et répétés. Stabiliser un patient pour en assurer le transport au service des urgences. Ce soir encore nous y arriverons, sans certitude d’avoir sauvé une vie, juste celle d’avoir rendu réalisable cette possibilité.

 

Je suis infirmier, ambulancier spécialisé dans la médecine d’urgence, je suis conducteur du cardiomobile, je suis un urgentiste qui travaille au carrefour de la détresse humaine et qui aime la vie."

 

Walter Schlechten, un habitant de la Croix-de-Rozon. 

06/11/2012

Equilibre budgétaire pour 2013, restrictions pour 2014/2016, les dix propositions provocantes de Minet !

La situation étant grave, nous ne pouvons plus nous permettre de supputer que, de croire que, d'espérer que. Si les recettes sont incertaines, les dépenses sont contrôlables, tel dans un ménage en proie à des difficultés financières.

Il nous faut agir, vite, avec fermeté et conviction. Il nous faut réagir, avec détermination et solidarité. Des mesures déplaisantes mais indispensables à une maîtrise des coûts, à la stabilisation de la dette et au redressement réclamé, car devenu indispensable. 

 

Équilibre budgétaire pour 2013, restrictions pour 2014/2016, les dix propositions de Minet :

 

1. En 2013, baisse de 3 % des subventions dont le montant dépasse  CHF 1'000'000.-

 

2. En 2013, baisse de 2 % des subventions contenues entre CHF 100'000.- et 1'000'000.-

 

3. En 2013, baisse de 0,5% de la masse salariale des employés d’Etat, imputée au 13ème salaire.

 

4. A Partir de 2013, instauration d’une taxe personnelle « anti-déficit » de CHF 200.- à tous les contribuables enregistrés du canton.

 

5. A Partir de 2014, blocage des subventions, au niveau de la baisse précitée, durant 3 ans pour tous les bénéficiaires (cas particuliers d’investissement sur présentation d’un projet validé par la Cour des comptes).

 

6. A Partir de 2013, blocage de l’annuité durant 3 ans pour tous les employés d’Etat.

 

7. A Partir de 2014, baisse du nombre de cadres supérieurs dans les départements par le non remplacement des départs naturels.

 

8. A Partir de 2014, baisse de 2 % des budgets de fonctionnement du pouvoir exécutif et législatif à travers une maîtrise des dépenses et/ou la baisse de la valeur du jeton de présence.

 

9. A Partir de 2014, privatisation de l’OCAN et du SCOT.

 

10. A partir de 2014, contrôle systématique par la Cour des comptes de l’usage des crédits d’études accordés par le Parlement. 

 

Walter Schelchten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

 

28/10/2012

La Cour des contes !

Souvent, le soir, la petite n’arrive pas à s’endormir. Elle me réclame alors parfois un conte, juste pour s’assoupir sagement et entrer dans le pays des rêves. Ce soir, c’est auprès de la Cour que mon imagination débordante ira  chercher refuge pour nourrir le compte des moutons d’une petite fille.

 

« Il était une fois, une très belle et très jolie Chancelière. Elle était au service du Roi Pierre-François et du Prince François, accompagnés de cinq sages.

 

Un jour, la Cour des contes, constituée de nobles chargés de veiller au grain, à son usage et à sa valeur, fut décapitée par un scandale, un sceau de trop au pays des sots. Des sacs de grains n’avaient pas été appréciés à leur juste valeur et le Roi y aurait perdu de l’argent, du temps et la confiance du peuple.

 

Il fut alors décidé de renouveler la Cour des contes. Peu ou prou de candidats se précipitèrent, juste quelques notables qui désiraient moudre le grain pour éviter famine.

 

Triste fin pour une faim, car le peuple n’y retrouva aucun héros connus pour se régaler. Point de Grisélidis, de Peau d’Âne, de Belle au bois dormant, de Chat botté, de Cendrillon, de Riquet à la houppe ou de Barbe bleue, même au-delà de sept lieues. Pas de quoi faire rêver les foules, ni une petite fille. 

 

La populace dû se contenter des choix proposés par la Chancelière, qui se fit fort mais avec quelques difficultés de battre le pavé pour répandre les noms des postulants. Le peuple, pris par la famine démocratique, n’accorda pourtant que peu d’importance à ce devoir et préféra concentrer ses efforts à compter les quelques grains de patience qu’il lui restait en attendant l’année des hannetons, synonyme de moissons de promesses et de renouveau.

 

A la lueur du jour, lors d'un dimanche hivernal, la Cour des contes fut pourtant élue, sans tenir compte des comptes des voix, tant l’écho de la parole du peuple fut faible. »

 

La petite dort, heureusement, ainsi je n’aurai pas de compte à lui rendre en explications perdues ni en supputations farfelues.

 

Walter Schlechten, un habitant de la Croix-de-Rozon.  

 

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16/10/2012

Interpellation urgente écrite au Grand Conseil - IUE 1966 / 1


"Exercice de style"

 

Secrétariat du Grand Conseil           IUE 1966/1

 

Interpellation présentée par un habitant de la Croix-de-Rozon :

M. Walter Schlechten

 

Date de dépôt : 16 octobre 2012

 

 

Interpellation urgente écrite

Sécurité routière, il devient urgent de rendre obligatoire le port du gilet jaune pour les cyclistes, usagers de la route qui se retrouvent en danger des aurores à l’aube.  

 

 

Mesdames et

Messieurs les députés,

 

La politique menée par le Conseil d’Etat en matière de mobilité douce, soutenue par le Parlement, aspire à une diminution du parc automobile en Ville de Genève pour le trafic pendulaire et usuel.

 

On devine une ambition toute relative afin d’améliorer les prestations des TPG, et une autre incitative auprès de la population pour qu’elle adopte le cycle comme principal article de la mobilité douce préconisée.

 

Ainsi, le marché des deux-roues, motorisés ou pas, a explosé. Conséquences, l’offre de stationnement ne correspond déjà plus à cette mutation durable. Motos, scooters et cycles parsèment nos trottoirs. Les modifications comportementales attendues à travers l’abandon de la voiture se dessinent. Elles ont aussi des répercutions sur nos routes.

 

Pistes et bandes cyclables fleurissent, mais elles demeurent insuffisantes pour assurer la sécurité espérée aux cyclistes, usagers qui bien souvent ignorent l’obligation d’utilisation de ses sites.

 

Le véritable problème sécuritaire, soulevé par cette motion, est celui de la visibilité des deux-roues non motorisé et des cyclistes, surtout de nuit ou par mauvaise visibilité. Si les lois, les règlements et les ordonnances régissent l’équipement des cycles, les usagers eux ne sont soumis à aucune contrainte.

 

Pourtant, en matière de prévention et de conseils, il existe bien des artifices pour améliorer la visibilité des cyclistes ou de leur engin, mais nous nous devons d’admettre que seul le port du gilet jaune fluorescent représente une garantie suffisante. 

 

En effet, trop de citoyens, enfant ou adulte, circulent des aurores à l’aube sans prendre soin de s’assurer qu’ils sont visibles. Pire encore, nombreux sont ceux qui trouvent moyen d’être vêtus de sombre. Une mise en danger dont on ne saurait faire porter la responsabilité aux autres usagers de la route. Ceux-ci se doivent certes d’être prudents, d’être attentif, de faire preuve d’égards, mais pour cela faut il encore que le danger éventuel soit visible, identifiable.

 

Les amoureux de la petite reine, dont ceux qui ne voudront pas s’encombrer ou s’accoutrer d’un gilet jaune, argumenteront que l’amélioration des éclairages publics se doit d’être la première mesure entreprise. Celle-ci est complémentaire et fait déjà partie des aménagements envisagés, mais la responsabilisation de l’humain passe par l’acte personnel, individuel, sécuritaire et pratique.


Dans le mieux vivre ensemble il y a aussi le mieux circuler ensemble. Afin de réaliser cet objectif, chacun doit prendre ses responsabilités, l’Etat, les usagers motorisés de la route et les cyclistes.

 

Afin d’assurer la sécurité des cyclistes, il devient urgent, au niveau cantonal, de rendre obligatoire le port du gilet jaune fluorescent pour cette catégorie d’usager, de la tombée de la nuit au levé du jour, ainsi que par conditions météorologiques engendrant une mauvaise visibilité. Nos élus, à qui s’adresse cette interpellation, sauront-t-il prendre toute la mesure de cette urgence ?

08/10/2012

Hommage à Monique Stadlmayer

Mon cœur est triste ce soir, cette saloperie de maladie a emporté une belle personne. Une injustice de plus qui a frappé une femme souriante, dévouée, engagée et courageuse. Ta lutte contre la maladie a été longue, si longue. De plus, tu n’as pas été épargnée par les embûches de la vie, ton compagnon t’ayant été arraché sans prévenir. Ce soir je sais que tu as rejoins l’homme que tu aimais, ce soir je sais que tu ne souffres plus, ce soir je te sais sereine. 

C’est à mon arrivée à l’UPCP que nous avons fait connaissance, toi la grande et moi le petit. Tu avais l’expérience du comité, l’expérience des négociations contractuelles, l’expérience de la vie aussi. Ton parcours professionnel n’a pas été simple car tu en voulais, comme si tu avais perpétuellement cherché à être l’égal de l’homme dans cette profession masculine. Pourtant, à travers tes combats, tous tes combats, tu as été bien plus forte que bien des hommes.

C’est souvent une leçon de vie que tu nous donnais en nous rappelant des principes élémentaires. Tu n’oubliais jamais les malades et ceux touchés par le malheur dans nos corporations. Nombreux sont ceux et celles qui ont reçu ta visite, avec cette empathie et ce sourire qui te caractérisaient si bien. Tu savais aussi remettre les chics-molles en place, avec toi il ne fallait pas se plaindre pour rien, il fallait lutter, il fallait avancer sans rien attendre des autres.

Tu n’étais pas religieusement croyante, il me semble, mais tu aimais à croire que l’esprit humain avait la force de, le pouvoir de, si la volonté était là. Je me rappelle de cette discussion où nous avions parlé de ta maladie, je t'avais offert mon écoute mais tu avais déjà cette conviction profonde que la solution était là, juste au dessus de ta tête, à travers cet esprit, cette âme, telle une présence, une puissance capable de tout qui émane de nous et qui ne vient pas d’ailleurs.

Ton sourire et ton regard pétillant étaient une lumière perpétuelle pour nous, tout comme tes coups de gueule étaient redoutables, redoutés. Tu es la première femme que j’ai connue qui voulait se battre comme un homme, avec les mots, avec force, avec une présence physique qui démontrait ton engagement, tout en gardant cette sensibilité féminine. 

Pour ces quelques années partagées avec toi, pas toujours dans la bonne humeur mais noyées dans la franchise, je te dis merci ce soir. Tu sais, je ne savais pas que tu étais au Chuv, sinon je serais venu te dire au revoir, comme toi tu l'as fait pour bon nombre de nos malades à qui tu rendais visite. Tu méritais mon amitié, tu méritais cet au revoir. 

Repose en paix Monique, toi qui pensais qu'il y avait quelque chose de positif qui émanait de l'humain, une force sans nom, sans visage, et bien elle est  si présente en ce jour de deuil qu’elle nous accompagne à travers notre chagrin, comme si tu étais encore là. 

Tu resteras à jamais en nos cœurs, comme une femme d’exception qui voulait aller au bout de ses rêves. Que ceux-ci soient exhaussés là où tu reposes, car la souffrance n’est plus ton quotidien, car la maladie n’est plus le seul chemin, car la paix est en toi revenue.

 

Avec sincérité et toute mon amitié, je te dis adieu Monique.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon

Ancien président de l’UPCP

 

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07/10/2012

Constitution : dire non serait un acte profondément démocratique !

Depuis quelques jours, des citoyens influents favorables au projet de constitution sortent du bois. Il faut dire qu’ils ont vu de quel bois se chauffent les opposants, décriant le projet de toutes flammes, arguments révélateurs pointés au tisonnier.

 

La crainte, la peur, de voir échouer ce projet est grande. A travers un tel échec, que de gens d’esprits remis en cause, que d’heures gaspillées pour des consensus, que d’agent dépensé pour un projet sans ambition, sans mémoire, sans fondamentaux surtout.

 

Un refus, un rejet du projet de constitution serait une "Genfereï" de plus, certes mais il serait surtout un échec individuel, personnel, démocratique de la Constituante. J’y devine alors une mauvaise lecture qui a été faite de l’environnement sociétal qui nous accompagne, qui nous guide, qui nous fait avancer, et  une méconnaissance des responsabilités fondamentales qui sont les nôtres, qui sont les vôtres face à l’avenir.

 

Lors de l’élection des membres qui composent celle-ci, j’avais pourtant pris le soin de panacher mon bulletin de vote. Des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, de gauche, du centre, de droite, décelant des jeunes loups innovants et téméraires où des chefs de meute, mémoires vivantes et garants de nos valeurs, de nos repères sociétaux, de notre histoire. Un espoir fou que ces générations sauraient se rencontrer, fusionner. 

 

Le résultat est tout autre. Un report massif des responsabilités sur l’Etat à travers un catalogue démuni de nos valeurs et de nos repères historiques, démuni d’ambition et du mieux vivre ensemble, une énumération des différences qui ne fait que les stigmatiser, comme si justification il devait y avoir pour les valoriser.

 

La constitution doit représenter les droits et les devoirs fondamentaux et élémentaires de tous, des personnes morales et physiques, de la population comme des voyageurs, de l’Etat et des institutions.

 

La constitution c’est le livre de chevet de la démocratie, celle-là même qui nous offre la richesse humaine de se prononcer et d’oser dire non.

 "Dire non ce n'est pas refuser, c'est demander une autre vision du monde"

Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

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03/10/2012

Un projet sans capitale n'est pas un projet constitutionnel.

Ce soir j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai tenté de lire le projet de constitution soumis à votation cantonale le 14 octobre 2012. Malheureusement, j'ai échoué dans cet exercice laborieux mais ma conviction est fondée. Je partage donc avec vous les premières flammes qui m'ont brûlé les yeux : 


Dispositions générales

 

Il n’y est pas mentionné que la capitale du Canton est la Ville de Genève.

 

Il n’y est pas mentionné que la cohésion cantonale est menée dans le respect de la diversité culturelle.

 

Il n’est pas mentionné que toute personne est tenue d’accomplir les devoirs que lui imposent la Constitution et la législation, ni qu’elle doit assumer sa part de responsabilité envers sa famille et l’environnement.

 

 

Droits fondamentaux

 

La dignité humaine est inviolable alors qu’elle se devrait d’être intangible.

 

Garantir constitutionnellement l’accès des personnes handicapées aux bâtiments, installations et équipements, est un mandat qui ne pourra jamais pleinement être respecté à travers toutes les constructions existantes, il aurait été préférable que l’Etat et les communes prennent des mesures en vue de compenser les inégalités qui frappent les handicapés et de favoriser leur autonomie et leur intégration économique et sociale.

 

Le libre choix du domicile et du lieu de séjour n’y est pas garanti.

 

Droits politiques

 

Le syndrome de la parité, qui n’ose pas porter son nom, s’exclame à travers un Etat qui promeut une représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des autorités, alors que le coefficient de calcul de cet équilibre n’est pas mentionné (candidats-élus-parité simple).

 

* * *

 

J’arrête là, sachant que cette proposition de constitution est trop lourde, trop longue, elle comporte 237 articles, alors que la constitution fribourgeoise en a 153 et la vaudoise 180, allez comprendre. 

 

Je vous souhaite néanmoins une bonne lecture du projet de constitution de la République et canton de Genève, sachant que pour ma part je le refuserai lors de la votation du 14 octobre 2012. 

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon. 

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03/09/2012

2013-2021, les enjeux politiques pour Genève !

 

Face à la mondialisation, face aux profondes modifications sociétales qui régissent notre cadre de vie, face à la crise économique et à la disparition de nos valeurs morales, il demeure pour Genève des enjeux politiques importants dans les années à venir.

 

Premièrement, la gestion de la dette reste la priorité, source d’équilibre au bord d’un précipice dans lequel nous ne pouvons nous permettre de tomber, avancer avec une dette maîtrisée est devenu une obligation politique, l’enjeu majeur de la décennie qui se présente à nous.

 

Deuxièmement, même si l’Etat ne peut pas s’autoriser de ne plus investir, il se doit de trouver des partenaires privés. Les grands travaux se doivent eux aussi d’être mieux réfléchis, maîtrisés, achevés dans le respect des besoins, des attentes et des priorités. Relancer économiquement le système à travers des investissements c’est bien, rentabiliser ces investissements par une politique claire et globale, au sujet des transports, du  logement, de l’éducation, du social et de la sécurité, c'est mieux. Si je ne mentionne pas l’emploi, c’est qu’il est positivement influencé par une politique menée avec discernement, à travers la matérialisation des projets source d’activités productives.

 

Troisièmement, Genève doit retrouver des normes sociales, nous ne pouvons continuer à vivre dans une région où les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres,  où la classe moyenne et les familles vivent en équilibre face aux charges et avec un coût de la vie qui devance perpétuellement l’inflation. A revenus comparés, la vie est plus compliquée, car instable, à Genève que dans le reste de la Suisse pour la classe moyenne inférieure. Nous ne pouvons pas nous permettre de voir plus de gens encore tomber dans l’assistance, l’aide sociale et la misère humaine. La solidarité sociale doit redevenir un pilier sociétal.

 

Enfin, Genève se doit de garder son statut international, il en va de sa survie, de son image, de son développement, de sa position arbitrale mondiale. A n’en pas douter, une maîtrise des trois premiers points relevés devrait irrémédiablement soigner la carte de visite de Genève.

 

Reste à trouver, avec pragmatisme, les solutions politiques pour y parvenir. Reste à trouver, avec réalisme et sans dogmatisme, des hommes et des femmes prêts à relever ces défis face aux milieux économiques qu’il faudra convaincre.

 

La sphère politique se doit de réagir aujourd’hui, à travers une remise en question profonde, le travaille de la Constituante n’ayant pas été suffisamment loin. Il en va de la responsabilité des élus, de la crédibilité structurelle du système politique, et de l’avenir de tous.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon. 

29/08/2012

Quelle société laisserons-nous à nos enfants, mais quels enfants laisserons-nous à cette société ?

Il y a des jours où je préférerais ne pas me réveiller pour prendre connaissance des dernières informations. Il y a des jours où je me demande si les experts de ce monde ont une quelle conque expérience humaine des sujets dont ils traitent. 

(Reprise partielle de mes billets d'octobre 2011)

 

Ainsi donc Jean-Félix Savary, secrétaire général du Groupement romand d'études des addictions (GREA) sollicite ce matin une dépénalisation de la drogue ; 

 

Ainsi donc la guerre mondiale contre les drogues a échoué, avec des conséquences dévastatrices pour les hommes et pour les sociétés du monde entier ;

 

Ainsi donc il faut mettre un terme à la criminalisation, à la marginalisation et à la stigmatisation des consommateurs de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui ;

 

Ainsi donc il faut rejeter les idées préconçues sur le trafic, la consommation et la dépendance au lieu des les renforcer ;

 

Ainsi donc il faut encourager l'expérimentation par les gouvernements de modèles de régulation légale des drogues, de manière à réduire le pouvoir du crime organisé et à protéger la santé et la sécurité des citoyens ;

 

Ainsi donc cette recommandation s'applique particulièrement au cannabis, pour d'autres drogues il faudrait encourager également d'autres expériences en matière de dépénalisation et de réglementation capables d'atteindre les mêmes objectifs.

 

La politique des drogues menée à ce jour aurait eu comme effets pervers :

 

1. Le développement d'un « gigantesque marché noir criminel » financé par les bénéfices exponentiels générés par la satisfaction de la demande internationale en drogues illicites.

 

2.  D'importants errements politiques, résultant des ressources allouées au financement d'un vaste système de répression contre ce marché criminel.

 

3.  Le déplacement géographique, aussi appelé « effet ballon », dû au changement des régions de production dans le but de contourner les mesures répressives.

 

4.  Le changement de substance, ou le passage des consommateurs à d'autres substances lorsque leur drogue habituelle devient difficile à obtenir, par exemple suite à des mesures de répression.

 

5.  La stigmatisation, la marginalisation et l'exclusion sociale des toxicomanes.

 

http://www.idpc.net/sites/default/files/library/Global_Co...

 

Ce sont donc notamment ces raisons qui poussent ces "experts" à tenir un discours aussi ouvert, aussi permissif, aussi irresponsable car ne tenant pas compte des réalités de la toxicomanie, de la demande et de l'offre perpétuelles, des contraintes physiques et psychiques des cures et autres prescriptions régulées qui ramènent si souvent le drogué à une consommation parallèle à son traitement.

 

Ma colère est grande face à l'irresponsabilité des hommes et des femmes qui préconisent la dépénalisation des drogues, sachant que si la politique des quatre piliers n'est pas aboutie à travers ses priorités, elle demeure la seule solution envisageable pour l'instant. Je vous en rappelle les fondamentaux :

 

Le pilier « prévention » contribue à la réduction de la consommation de drogues en évitant que les gens ne se mettent à en consommer et ne développent une dépendance.


Le pilier « thérapie » contribue à la réduction de la con sommation de drogues en permettant de sortir d’une dépendance ou à en préserver la possibilité. Elle contribue en outre à la promotion de l’intégration sociale et de la santé des personnes traitées.

Le pilier « réduction des risques » contribue à minimiser les effets négatifs de la consommation de drogues sur les usagers et – indirectement – sur la société en rendant possible une consommation entraînant moins de problèmes individuels et sociaux.

Le pilier « répression et régulation du marché » contribue, par des mesures de régulation servant à appliquer l’interdiction des drogues illégales, à réduire les effets négatifs de la consommation de drogues.

La dépénalisation ne représenterait qu'un désastre humain de plus, un signe fort de la perte des valeurs de notre société, de nos repères, dans une société justement à la recherche de celles-ci car disparues à travers une vision du monde utopique de nos politiques de gauche. Mais si la droite veux si mettre aussi, pas de problème, après il faudra en assumer les conséquences mais je ne suis pas certain que nos aînés suivent sur ce chemin là.


Pour ceux qui comme moi ont des connaissances plongées dans la toxicomanie, posez cette simple question : "d'homme à homme, et pour l'avenir de nos enfants, êtes-vous pour la dépénalisation des drogues ?"

 

Les réponses seront franches, sans équivoque et unanimes : "NON".

Il en va de l'avenir de nos enfants et mes convictions sont grandes sur ce thème ! 

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.