21/08/2012

Responsabilité des baigneurs en aval, responsabilités politiques en amont !

 

L'été et les grandes chaleurs sont propices à la baignade.  Que ce soit en piscine, en lac, en fleuve ou en rivière, un danger permanent demeure, celui de la noyade, de l'accident.

 

Bains des Pâquis, Baby Plage, pont Sous-Terre ou pointe de la Jonction, l'eau y est rafraîchissante, l'ambiance y est festive mais l'inconscience y est perceptible.

 

En rentrant ce soir, comme usager de la route j'ai descendu le pont de Sous-Terre. Comme tous les jours, des dizaines de jeunes gens, et des moins jeunes, sautaient ou plongeaient du pont. Comme tous les jours, des dizaines de curieux ou des adeptes du bronzage en ponton regardaient ces plaisanciers agir.

 

Et pourtant, chaque fois que je passe là je regarde au loin ces corps gesticulants être emportés en aval par le courant, tel un jeu, tel un rituel. Je ne peux alors m'empêcher de me dire qu'un jour, une fois de plus, accident il y aura et que ce jour là nos élus, responsables de la sécurité de tous, se déchargeront à nouveau sur un règlement, une mise en garde, une parution dans la FAO prônant la responsabilisation des nageurs.

 

Mais ce soir par exemple, de nombreux jeunes sautaient en amont du pont, ce qui est interdit, et pire encore je devinais les sauts de ceux qui, accrochés à la rambarde en aval, se lançaient dans l'eau, sans visibilité, sans appréhender l'arrivée de leurs copains emportés sous le pont.

 

J'ai même vu trois gamins s'enfiler entre les rails de sécurité, écarter le filet de protection en place, et se laisser tomber à l'eau à travers cette ouverture inappropriée et sans visibilité. Tous les éléments étaient ce soir réunis pour qu'une catastrophe se produise, pour qu'une famille se retrouve plongée dans le malheur, avec un proche disparu ou un enfant polytraumatisé.

 

Pas de policier en vue, pas d'agent de la police municipale en vue, pas de travailleur sociaux hors mur en vue, pas de garde faune en vue. Alors, soit il est autorisé de sauter, de plonger, de nager en aval du pont Sous-Terre, soit c'est interdit, mais si autorisation tacite il y a nos autorités doivent alors sérieusement envisager d'y aménager un poste de secours et d'y placer du personnel formé pour une surveillance qui devient obligatoire dans ces circonstances.

 

Mon père, en 1955, sautait déjà de la passerelle qui a précédé la construction du pont, il aimait à nager jusqu'à la pointe de la Jonction. Les enfants du quartier ont tous connu ce grand frison, cette fraicheur des eaux et ce sentiment d'être libre, comme emporté par la nature.

 

Je ne voudrais pas que ce lieu devienne le sanctuaire des souvenirs pour une génération qui n'a plus peur de rien, qui n'a plus le même sens des valeurs que nous, qui joue innocemment avec sa vie sans prendre conscience que nous ne sommes pas dans un jeu vidéo. Je ne voudrais pas que ces eaux fraîches deviennent la dernière demeure d'un ado qui voulait juste faire comme les autres.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

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(Photo : archives GHI)

 

 

 

11/08/2012

Exclusion sociétale des Roms, un problème européen ou un problème comportemental d'une communauté marginalisée ?

Un des problèmes rencontrés par les Roms est la non reconnaissance de leurs droits, ils demeurent aux yeux du plus grand nombre comme des citoyens européens de seconde zone.

 

Si l'opinion publique se forge une idée sur la base de préjugés, il n'en demeure pas moins que les faits rejoignent nos réalités.

 

Le niveau élevé de pauvreté ainsi que le manque de socialisation de la population Rom font que le degré de délinquance y est important, voire très visible. Mendicité, vol, prostitution, cambriolage, recel. Ajoutez à ceci une stigmatisation politique et médiatique, il n'en faut pas plus pour que ces gens soient rejetés.

 

Certes, nous nous devons d'être ouverts, d'accueillir l'autre, l'étranger, d'offrir les même chances à un Rom qu'à un Espagnol ou un Italien. Certes, nous nous devons de respecter les conventions européennes et la libre circulation des personnes. Certes, la discrimination demeure intolérable, mais à bien y regarder on peut aussi se demander ce que fait la communauté Rom pour s'adapter à notre société.

 

Hygiène corporelle déplorable, comportement antisocial, agressivité verbale, non respect des biens et des personnes, ces gens mènent une vie communautaire différente de la nôtre, ils restent en marge des normes et de nos règles sociétales, ils les repoussent parfois.

 

Difficile alors de demander à la communauté européenne de prendre à bras le corps ce problème humanitaire, car il en est un. Difficile alors d'estimer légitime que les droits acquis se doivent d'être respectés sachant qu'aucune intégration n'est actuellement envisageable pour la plus grande partie des Roms, fuyant eux-mêmes une socialisation qu'ils n'envisagent pas, leurs normes et leurs repères n'étant pas en adéquation avec les nôtres.

 

La problématique rencontrée par la communauté Rom est donc avant tout une question de comportement, en lien avec un mode vie inadéquat en nos cités, en nos rues, en nos campagnes.

 

Peuple persécuté à travers les temps, soumis à l'esclavage, massacré, déporté, stérilisé, humilié, mais aujourd'hui si les Roms veulent entrer en société, il leur faudra d'abord s'adapter à nos repères, à nos normes, à nos valeurs. Toutes les tentatives de sédentarisation ont été un échec, même si toutes les conditions cadres n'y ont jamais été apportées à travers des choix politiques douteux.

 

Ces nomades ont probablement des richesses à nous apporter, à travers leur musique ou la valeur accordée à la famille, mais pour l'instant ils ne récoltent que discrimination et rejet, des outils sociétaux qui surgissent comme pour mieux nous protéger, d'une misère que l'on devine, de comportements inadéquats que l'on subit.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

 

 

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05/08/2012

Hommage !

 

En ce 5 août, déjà six mois que tu nous as quittés. Pourtant, hier soir tu es venue me rejoindre dans mon rêve, et pour la première fois nous nous sommes parlés, nous avons échangé, nous nous sommes regardés puis nous nous sommes séparés, à nouveau.

 

La douleur est perpétuelle, elle est terrible, elle nous brûle, elle nous consume, elle nous ronge. Tu nous manques, tu nourris nos larmes et donnes libre court à notre désespoir. Le plus dur est pour ceux qui restent dit on, c'est un fait que nous pouvons tous confirmer.

 

Faire notre deuil, impossible, improbable, insupportable, chacun dans la famille le vit différemment mais se confronte au mur des souvenirs. Il n'y a que nos larmes discrètes qui pensent dissimuler nos peines, en vain.

 

A jamais tu restes en nos cœur, à jamais tu seras là, à nos côtés. D'ailleurs, je compte sur toi pour venir nous aider, nous guider, nous gronder, nous secouer parfois, toi qui a été si forte, si courageuse, tu es l'image même d'un courage que nous n'avons pas.

 

Reste à délivrer papa d'un lien tissé par amour et noué par le désespoir,  reste à tes enfants à grandir sans toi, reste à tes proches à oublier les mauvais instants pour ne garder que tes sourires, reste que la vie continue même si elle n'a plus le même goût, la même saveur, les mêmes couleurs.

 

On t'aime maman, repose en paix et apporte nous celle-ci car on en a tous besoin.

 

Walter.

 

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Andrée SCHLECHTEN

(05.02 / 05.08 / 2012)

 

 

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29/07/2012

Devoir de réserve et semi-liberté !

 

Curieuse semaine qui vient de se terminer, avec un contraste impressionnant à travers le traitement de l'information, où médiatiquement et politiquement les paroles des uns ont plus d'importance que celles des autres, où celui qui dénonce au-delà de son devoir est lynché alors que celui qui attise la haine est resocialisé.

 

  • Jeudi, 20Minutes titrait : « Inadmissible » dérapage verbale d'un policier.

 

  • Vendredi, Le Matin titrait : Il sort de cellule pour son concert.

 

- Dans le premier billet, on nous explique qu'un agent de la police genevoise, affecté à la centrale d'appel d'urgence, a répondu de manière inadmissible et inappropriée à l'appel d'un citoyen qui venait d'être victime d'une tentative d'agression.

 

En résumé, ces quelques paroles sont retranscrites :

 

« Si vous n'êtes pas content, il ne faut pas élire n'importe qui. (...) Le jour où l'on donnera à la police les moyens d'agir, on agira. En attendant on préfère développer les TPG. Alors, voilà ce qui arrive. »

 

Afin de vous faire une idée plus précise, vous pouvez retrouver l'ensemble de cet échange sur le blog du citoyen victime de la tentative d'agression, M. Alexandre Jöhl, par ailleurs vice-président des jeunes PLR, qui dénonce ces faits.

 

http://paroles.blog.tdg.ch/archive/2012/07/24/t-as-une-ci...

 

- Dans le deuxième article, on nous raconte qu'un rappeur vaudois, Astreet, actuellement en semi-détention à Lausanne pour une affaire datant de 2009, va sortir de prison pour participer à un concert de hip-hop. Il y chantera notamment son titre phare « Sale Schmitt ».

En résumé, voici quelques paroles de ce morceau artistique :

« Le corps d'un flic mort, voilà ce qui hante mes rêves. Je veux tous qu'ils crèvent, moi. J'ai envie de leur faire mal. »

Afin de vous faire une idée plus précise, vous pouvez retrouver le clip de cet artiste sur le lien du journal qui relate ces faits.

http://www.lematin.ch/faits-divers/sort-cellule-concert/s...

 

  • Dans le premier cas, le policier est assujetti au devoir de réserve, tient des propos jugés « inadmissibles » et sera probablement puni. Le politique s'insurge contre le comportement du policier.

 

  • Dans le deuxième cas, le rappeur sort de prison au bénéfice d'une permission, tient des propos qui ne sont pas condamnés et ne sera probablement jamais sanctionné. Le politique se tait, tolère le comportement du rappeur.

 

Nous vivons une époque formidable, vous ne trouvez pas .... Au fait, vous n'auriez pas une cigarette, c'est pour un ami qui veut arrêter de fumer !

Walter SCHLECHTEN, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

10/07/2012

Criminalité de bistrot ou "Germaine, remets trois de Gamay mon p'tit coeur" !

 

(G) - Debleu debleu Norbert, t'as vu l'histoire d'hier.

 

(N) - Ben non mon Gérard ... Où ça ?

 

(G) - A la Jonction, les flics ont allumé une crapule, un tout vilain.

 

(N) - Ah bon ... Comment ça ? - Germaine, remets trois de rouge mon p'tit coeur.

 

(G) - Ben c'est un p'tit gars qui a braqué une pharmacie avec un flingue avant de s'en prendre à une mère de famille et son ptio pour prendre la fuite en lui piquant sa bagnole.

 

(N) - Hein .... Tu plaisantes Gégé ?

 

(G) - Ben non, même que le voyou a fait une embardée avec la chiotte de la blonde, il a tout ramassé, scooter, moto, même une Harley, tu te rends compte.

 

(N) - Incroyable ... Et les flics ils étaient là ?

 

(G) - Ben ouai, un costaud qui a vu la scène est intervenu ... Et pan, pour protéger la veuve et l'orphelin, enfin pas encore.

 

(N) - Il l'on choppé alors ?

 

(G) - Le salopard, ben oui, il ne pouvait pas aller bien loin avec du plomb dans l'aile.

 

(N) - Pour une fois que les poulets sont là au bon moment, comme quoi. Et c'est quoi pour un guignol à une tune ?

 

(G) - Tu ne devineras jamais mon Norbert !

 

(N) - Un français, un p'tit lyonnais comme l'autre fois, suis certain ?

 

(G) - Ben non tu vois.

 

(N) - Un arabe, un sans papier, un de plus ?

 

(G) - Ben non, à l'eau.

 

(N) - Ben, un noir alors, un vendeur de drogue de Plainpalais ?

 

(G) - Et ben non mon grand.

 

(N) - Ce n'est quand même pas un Rom, pas là ?

 

(G) - Non mon Norbert, tu veux une pioche ?

 

(N) - Non non mon Gégé ... Euh ... un ... un albanais, un qui voulait rentrer chez lui ?

 

(G) - Et non, encore raté ... tu devines pas alors ?

 

(N) - Ben non mon Gégé, raconte alors.

 

(G) - Tu vas jamais me croire Norbert ... Un chti Suisse, un gamin bien de chez nous, c'est même marqué dans la Julie ... Tu vois, même eux ils commencent à faire des conneries, incroyable, non ?

 

(N) - Incroyable, ouai, pauvre gosse ... Germaine, remets trois de Gamay mon p'tit cœur.

 

"Ceci n'est qu'une fiction, et tout fait ressemblant dans un bistrot genevois ne serait que pure coïncidence"

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

25/06/2012

Jouez, je suis libre de tout contexte !

Quand on vous dit que le contexte est important :

Ce jour, un jeune garçon plein de talent s'approprie le piano libre rue du Mont-Blanc. Je m'approche, j'écoute, je me joins aux passants qui apprécient cet instant. Le petit est doué, très doué. 

Subrepticement, j'observe le contexte de ce mini concert.

1) l'enfant (13 ans) qui joue est un Rom;
2) sur le piano se trouve un bol;
3) sur les marches des escaliers situés en face se trouve un Rom adulte qui observe, qui surveille;
4) contre le mur de l'UBS, l'orgue électrique du gamin est plié;
5) les gens s'arrêtent, écoutent et donnent une pièce de bon cœur;

L'enfant m'aperçoit, devine l'uniforme, le doute envahi son visage, il fronce les sourcils. 

Je lui souris et d'un signe de la main, pouce en haut, lui indique qu'il joue bien. 

Le sourire gagne son visage et ses doigts glissent encore plus vite sur les touches pour mieux nous séduire. 

La musique est belle, l'enfant a du plaisir à jouer, les gens sont heureux.

Dans ce contexte, le Rom devient enfant prodige, la musique douce et la vie en communauté agréable. La pièce déposée n'est pas réclamée mais offerte. Reste que l'argent ira probablement dans les poches du Rom adulte, reste que cet enfant a pendant quelques minutes eu du plaisir en rue car il a partagé sa passion, le piano ! 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

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(photo TDG : Laurent Guiraud)

 

 

17/06/2012

Election complémentaire au Conseil d'Etat, Pierre Maudet une évidence du vote utile !

Au-delà de la victoire écrasante que personne n'avait osé prédire avec une telle différence de voix, l'élection de Pierre Maudet n'est pas une surprise. Si ce magistrat ne pouvait pas se permettre de rater la marche qui se présentait à lui et offerte par le PLR, le canton de Genève ne pouvait lui pas ignorer qu'il avait besoin de Pierre Maudet, maintenant, aujourd'hui et pour demain, telle une évidence !

 

En effet, l'électeur genevois sait voter utile quand il le faut, l'électeur genevois sait reconnaître une bête politique quand elle se présente devant lui, l'électeur genevois sait savoir raison garder quand la situation l'exige.

 

En ce dimanche, il ne pouvait en être autrement car nous n'aurons pas souvent l'occasion d'avoir un candidat de cette qualité. Enfant de la politique, Pierre Maudet a su dessiner son parcours avec patience, avec pertinence. Il cueille aujourd'hui les fruits de ses investissements politiques, personnels, familiaux, radicaux.

 

Certes, il vient aussi de se barrer momentanément la route qui le conduisait à la Berne fédérale, mais le temps joue pour lui, pour autant qu'il ne se brûle pas les doigts au Conseil d'Etat genevois, car le bail qu'il vient de signer est assurément et tacitement pour plus de dix-huit mois.

 

Reste pour lui à imposer ses idées à travers une majorité dont il ne disposait pas au Conseil Administratif de la Ville de Genève. Reste pour lui à prouver tout le bien que l'on peut penser de lui. Reste pour lui à avancer, encore un peu plus.

 

Sauveur du PLR, il demeure une marque de fabrique des Radicaux, tout un symbole en soi, comme Genève !

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

(photo Keystone)

 

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10/06/2012

Interpellation urgente écrite au Grand Conseil - IUE 1966

"Exercice de style"


Secrétariat du Grand Conseil                 IUE 1966

 

Interpellation présentée par un habitant de la Croix-de-Rozon :

M. Walter Schlechten

Date de dépôt : 10 juin 2012

Interpellation urgente écrite

Stationnement sauvage des deux-roues, ces usagers de la route ont-ils tous les droits, doit-on laisser l'anarchie du stationnement urbain se poursuivre ?

 

Mesdames et

Messieurs les députés,

 

La politique menée par le Conseil d'Etat en matière de mobilité douce, soutenue par le Parlement, aspire à une diminution du parc automobile en Ville de Genève pour le trafic pendulaire et usuel.

 

L'amélioration, toute relative, des prestations des TPG s'en veut la preuve, l'augmentation du nombre de passager dans les tramways des lignes 14 et 15 le résultat. Cette incitation à se déplacer autrement, sans voiture, a également provoqué une modification importante des comportements, des habitudes, des usages à travers les moyens utilisés.

 

Ainsi, le marché des deux-roues, motorisés ou pas, a explosé. Conséquences, l'offre de stationnement ne correspond déjà plus à cette mutation durable. Motos, scooters et cycles parsèment sur nos trottoirs.

 

Peu ou prou de places ont été aménagées pour les cycles, dont plus de trois cents à travers une vélostation payante qui ne rencontre pas le succès espéré derrière la gare de Cornavin. Insuffisant quand même comme projet pour répondre à la demande alors que le parcage sauvage est devenu la norme. Barrières, poteaux, tuyaux, grillage, tout est bon pour y accrocher son vélo, bien souvent au détriment des piétons qui se voient gênés par la présence incommodante de ces arbres à cycles. Plus aucun objet législatif contraignant n'existe contre le stationnement des vélos sur les trottoirs, la notion de gêne étant subjective dans bien des cas. Restait la vignette et des véhicules non-assurés qui traînaient en rue que nos pandores pouvaient enlever, mais aujourd'hui cette base légale n'est plus et rien n'autorise l'enlèvement, sauf en cas d'épave.

 

En ce qui concerne les cases deux-roues prévues pour les engins motorisés, elles disparaissent en lieu et place d'augmenter afin de répondre à la demande, aux modifications de comportement de déplacement des usagers. De ce fait, de nombreux trottoirs sont occupés par des scooters et des motos. La base légale existe pour sanctionner ces stationnements illicites, mais sans notion de gêne aucun enlèvement n'est envisageable. Faut-il donc demander à nos argoulets de verbaliser à tout va tout en sachant que la possibilité légale de stationner ces deux-roues n'existe pas, que l'offre ne correspond pas à la demande, aux nécessités ?

 

A défaut, je souhaiterais savoir si le canton et les communes envisagent enfin d'adopter une politique commune et responsable en matière de mobilité, de déplacement, de stationnement, si la cohérence peut dépasser les idéaux dogmatiques et si pour nos députés les problèmes de stationnement ne concernent que la rue de l'Hôtel-de-Ville ?

 

 

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Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

 

04/06/2012

Journal La Cité, no 18 du 25 mai 2012 et « Comment la police genevoise trouble l’ordre politique »

Article très intéressant paru dans le bimensuel précité, il m'interpelle.

En première lecture, j'y devine un billet rédigé par une journaliste qui avait décidé de prendre du recul, une analyse honnête sur le conflit qui oppose depuis plusieurs années le Conseil d'Etat et les syndicats de polices.

Des sources diverses et des prises de positions qui permettent de dessiner le tableau des relations engagées entre un employeur et les représentants des personnels policiers.

Un historique important qui détermine la nature des relations antagonistes qui nourrissent aujourd'hui encore les débats.

Seule ombre au tableau, l'investigatrice se perd et s'éloigne de son analyse initiale, pourtant la première à ma connaissance qui cherchait à comprendre sur quelles bases s'étaient construites les relations entre le Conseil d'Etat et les syndicats de polices. Elle ne va pas au bout des choses et ne découvre ni les explications causales, ni les comportements, les attitudes et les préjugés qui encore aujourd'hui nourrissent ce conflit. Dommage, elle n'était pas si loin des réponses.  

Par contre, elle dessine un rapprochement analytique qui lie les syndicats de polices et le MCG, comme une évidence, comme un leitmotiv, comme si la véritable thématique de son article était en finalité celle-ci. Dommage encore, car en liant le politique au syndicalisme elle fait fausse route.

Si convergences ils y a, elles portent sur une amélioration de la sécurité et le nombre nécessaire de policiers, voire des personnels administratif, mais les discours ne sont pas les mêmes.

Le premier, politique, se veut provoquant et réactif, populiste parfois mais correspondant probablement au ras-le-bol de la population genevoise, et de nos policiers. Trop de cambriolages, trop de vols, trop de délits impunis, trop de récidive, trop d'insécurité. Une démarche politicienne et électoraliste, certes mais une démarche qui n'implique que le parti qui revendique ce discours. Libre à lui de viser son électorat, de s'identifier à un métier, aux besoins des hommes et des femmes qui le pratiquent, mais le lien s'arrête là.  

Le deuxième, syndicaliste, se veut participatif toujours, impulsif quelquefois, réactif parfois mais créatif souvent car allant dans le sens des préoccupations des policiers. Les représentants des personnels policiers ne demandent, et ceci depuis des mois, voire même des années, à n'être considérés que comme des partenaires et les représentants légitimes des employés de police. Toute modification législative qui impacte les conditions de travail des policiers (horaires  travail de nuit  congés  vacances  statuts  retraite  plan de carrière  formation - salaires  indemnités) se doit d'être partagée, discutée et validées à l'issu d'un débat constructif. La négociation devient alors parfois la solution en cas de conflit, mais bien souvent les échanges ouverts et constructifs devraient suffire à eux-mêmes.

Reste à savoir qui surfe sur quoi. Je devine le politique et un MCG qui saisi la balle au bond et rebondi sur des thématiques sécuritaires. Un discours qui certes peut plaire aux policiers, mais un discours n'est pas une politique, ni un choix démocratique issu des idées, des idéaux.

Longtemps les instituteurs et les professeurs ont été défendus par les socialistes, et pourtant là personne n'y trouvait à redire alors que tout le personnel du DIP ne vote pas pour le PS.

Un amalgame des thématiques dangereux car il crée le lien, un lien qui n'existe pas fondamentalement, statutairement, syndicalement. Seul le rapprochement entre quelques élus du MCG et leur profession peut venir nourrir un tel raccourci, mais c'est oublier bien vite que d'autres policiers sont engagés dans différents partis politiques. Une diversité politique qui est une richesse car elle autorise le débat pluridisciplinaire des idées et ouvre des perspectives pour l'avenir.

Deux questions manquent à cet article, tout comme leurs réponses :

  • Pour quelles raisons les syndicats de polices font-ils peur aux pouvoirs politiques, ces peurs sont-elles fondées ou simplement issues d'une méconnaissance des volontés d'engagement des représentants syndicaux qui, en première instance, ne recherchent que le dialogue qu'on lui refuse ?

 

  • Pour quelles raisons autant de policiers se lancent en politique depuis six ans, qu'est ce qui motive ces employés d'Etat, fonctionnaires d'autorité, à vouloir devenir actif en politique en lieu est place de rester réactif dans un système étatique qui ne les reconnaît plus et qui ne trouve pas les solutions aux problèmes sociétaux et sécuritaires ?


Ces questions feront l'objet d'un autre blog, d'une réflexion plus profonde, d'une analyse personnelle mais si vous avez déjà des réponses c'est que vous aussi vous êtes habités par les mêmes doutes que nos policiers !  

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

25/05/2012

L’élection complémentaire du 17 juin 2012 ne changera rien, ne soyons pas naïfs !

Alors que nous avons reçu le matériel nécessaire aux votations prochaines, nous restons en attente de l'enveloppe consacrée à l'élection complémentaire d'un-e membre du Conseil d'Etat.

Ce scrutin fait suite à la démission, effective depuis le 29 février dernier, de M. Mark Muller, conseiller d'Etat chargé du département des constructions et des technologies de l'information (DCTI).

Je ne suis pas certain que cette élection rencontre un engouement populaire retentissant, tant aujourd'hui les enjeux ne sont assimilables qu'à un conflit de personnes, de partis, d'idéaux mais en aucun cas basés sur un programme envisageable à court terme.

Certes, les principaux candidats mènent campagne en nous proposant leurs engagements pour Genève, leurs désidératas managériaux ou encore leurs visions d'un monde nouveau. Affiches, tous ménages, flyers, beaux discours et sourires aux lèvres en battant le pavé, l'investissement minimum pour briguer un poste complémentaire mais sans envergure possible pour cette fin de législature.

Car l'intérêt principal de ce scrutin n'est pas là, sachant que l'élu-e n'aura en aucun cas le temps ni la possibilité de mettre en œuvre une quelconque politique novatrice. Le budget 2013 est d'ailleurs probablement sous clef dans ses grandes lignes, en lien avec le plan quadriennal et la crise économique que nous côtoyons, alors les beaux discours d'un jouvenceau ou d'une jouvencelle élu-e n'y changeront rien durant dix-huit mois.

Ce petit tour de chauffe ne fait partie que des préliminaires à l'année des hannetons que l'on devine au-delà de la fin du calendrier Mayas. Les véritables enjeux sont connus et nos politiques seront alors attendus au tournant dans un an, à travers leur bilan, à travers leur projet, à travers leur programme.

Et là, ni Nostradamus ni le calendrier Mayas ne peuvent prédire à qui appartiendra le nouveau monde.

 

 

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Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

09/05/2012

"Le pion"

 

« Zurich, un mardi après-midi comme les autres. Pourtant je suis là, inanimé, je ne comprends pas ce qu’il vient de m’arriver. Je me vide de mon sang, la vie me quitte alors que je suis couché là, comme un chien, au milieu de la rue. Je ne voulais pourtant faire que mon travail, moi qui avais toujours l’impression de ne pas en faire assez.

 

Pourtant il n’avait pas l’air méchant cet albanais, il ressemblait à une grande partie de la population, seul à cet arrêt de tram. Pourtant il y avait quelque chose d’anormal dans son comportement. Trois tramways venaient de lui passer devant lui et il n’en avait emprunté aucun. Pendu à son téléphone portable, il faisait les cent pas sur ce trottoir étroit.

 

L’info était pourtant peu fiable, mais les vendeurs d’héroïne étaient descendus presque au niveau de la gare. Cette info était pourtant corroborée par plusieurs contrôles effectués dans la région. Au début, étant seul, je ne voulais pas procéder à ce contrôle d’identité, mais quand j’ai vu un toxicomane de la place lui faire un signe ostentatoire de la tête, j’ai compris, j’ai du moins supposé qu’il y avait de la marchandise, que mon "client" était chargé. Pas d’échange mais une certaine gêne à mon arrivée, à la vue de l'uniforme. Le drogué avait fait demi-tour depuis quelques secondes alors que l’albanais s’était simplement assis sur un banc. Ma cible était choisie.

 

C’était lancé, le contrôle d’identité envisagé se concrétisait. Un de plus, un encore dans ce milieu où une brebis égarée ou arrêtée est si vite remplacée. Précautions, je ne connais pas l’individu, mais je connais leur réputation. Ces enfants de la guerre ne connaissent bien souvent que la violence et l’argent facile de la drogue. Ni nos valeurs, ni nos croyances, ni nos coutumes ne les intéressent. Ils ne recherchent que le business, peu en importe le coût humain.

 

Bonne approche, correcte il me présente son passeport biométrique albanais. Il est tout neuf, l’encre est encore fraiche comme on aime à dire chez nous, avec un seul tampon douanier à l’intérieur. Tout se passe bien sauf que mon "client" commence à agiter terriblement sa jambe gauche. Ce signe évident de nervosité le trahi partiellement. Je décide alors d’entreprendre une fouille de sécurité. Elle est motivée pour ma propre sécurité et par la recherche d’indices, de l’argent, de la drogue, des téléphones portables.

 

Dans une première poche du pantalon CHF 1'400.-. Je lui demande s’il travaille, il me répond que non dans un italtien alléatoire. Provenance pécuniaire douteuse, je poursuis mes investigations. Dans une autre poche de son jeans un téléphone portable, il est éteint évidement. Alors qu’il me tourne le dos, qu’il se trouve face à la paroi vitrée de l’abribus, soudainement, je comprends que le suspect enfile sa main gauche dans la poche de sa veste.

 

Inattentif une seconde, je n’ai pas le temps de réagir. Je me dis qu’il va y chercher de la drogue cachée pour détruire cette preuve. Malheureusement, c’est la lame d’un couteau que j’  aperçois et qui scintille dans sa main ferment refermée sur le manche. Je tente une esquive, une parade, mais le geste est franc, rapide, direct, circulaire.

 

Un seul coup, à la hauteur de la gorge, vers la carotide. Une brûlure m’envahi, une chaleur suinte sur mon épaule, un liquide se répand. Je saigne, je me vide de mon sang, je suis touché, j’ai été planté. Ma vision se trouble alors que mes jambes m’abandonnent. Je devine que mon agresseur part en courant en s’enfilant dans une ruelle. Je tente de crier, en vain. Je devine encore un couple qui se penche sur moi et qui hurle. Je devine que je vais perdre connaissance, je m’abandonne.

 

Je vais crever comme une merde pour un contrôle d’identité qui aura mal tourné, pour une routine quotidienne qui m’aura usé, pour un ou deux paquets de poudre brune qui parfois enlève la vie à d’autres mais qui rapporte tant à certains.

 

Je savais pourtant que je ne devais pas contrôler ce suspect tout seul. Je savais pourtant que ces petits vendeurs d’héroïne étaient devenus très violents. Ils craignent encore un peu la prison, mais ils craignent encore plus les sanctions de la famille s’ils venaient à se faire prendre. La perte du produit, de l’argent, d’un ouvrier, d’une rentrée financière. En fait, il n'est qu'un pion à changer sur le réseau, sauf que là le fuyard a « fumé » un flic et que le milieu va se mettre toute une corporation à dos. Pas bon pour le marché, pas bon pour le trafic, pas bon pour les affaires. Un fuyard de plus qui ira chercher protection dans son pays, un flic de plus qui ne rentrera plus chez lui.

 

Et la famille de ce téméraire argoulet qui aura droit aux honneurs, personne ne s’en inquiétera une fois la cérémonie terminée, malgré les longs discours, malgré les belles paroles, malgré la présence des Autorités. Un mort de plus, un de trop, mais il n’avait qu’à faire attention, s’il avait fait juste il ne lui serait jamais arrivé ça. De toutes façons, il en faisait trop.

 

En résumé, le seul coupable c’est lui, ce flic de rue et il en a payé le prix fort, même si la vie d’un poulet n’a pas de prix. En fait, il n'est lui aussi qu’un pion comme les autres, dans un système pourri par l'argent, par la drogue, par la société, par la politique, et il serra simplement remplacé par un autre, demain peut-être déjà.»

 

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

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25/04/2012

Michel Chevrolet, un petit diable chez les anges !

 

En ce 24 avril 2012 tu nous as quitté, subitement, seul, sans prévenir, sans publicité ni communication extravagante ou ciblée. Pas de tramway nommé Départ pour ce dernier envol.

 

Je ne pense pas que tu aies précipité ce dernier voyage, même s'il est prématuré, même s'il est si soudain. Il n'était pas prévu et c'est certain personne ne l'envisageait autour de toi. On ne meurt pas à 39 ans, on croque la vie même si elle est marquée de cicatrices.

 

Tu avais des projets plein la tête pour ton appartement, pour ta boîte de communication, pour Genève la ville de ton cœur. Tu visais haut, tu visais loin, tu visais grand pour notre cité, car si l'Argentine était ton pays de sang, Genève demeurait ton amoureuse.

 

Épicurien tu aimais la fête, les bons petits plats et les bons vins. Tu dévorais la vie, un peu trop vite parfois mais toujours pour aller plus loin, pour avancer, pour vivre tout simplement,  comme si tu craignais d'en perdre le souffle durant une seconde, une minute ou une heure.

 

Nous avons mangé ensemble il y a onze jours. Tu m'avais invité dans un estaminet de cette Vieille Ville que tu appréciais tant. Tu voulais le meilleurs pour tes amis, tu voulais le meilleurs pour tes proches, tu voulais le meilleurs pour ta ville et sa population. Durant ce repas, tu as tenté de me convaincre de ne jamais m'engager en politique, non pas que je n'en aie pas les compétences, mais parce que tu m'estimais trop droit, trop franc, trop libre aussi. Tu m'as invité à poursuivre mon blog de libre-penseur et pourquoi pas à écrire un livre. Tu voulais aussi que je rejoigne ton groupe de réflexion, pour voir Genève autrement, sans politicien. Je t'ai écouté, sagement, je t'ai répondu et nous avons trinqué à cette amitié qui était pourtant improbable il y a quelques années, nos chemins étant si différents, et pourtant nous avons bu ensemble ce midi là à la liberté de pensée.

 

On t'aimait ou l'on ne t'appréciait pas, il n'y avait pas de juste milieu envers toi. Un jour je t'ai dit qu'en politique si Stauffer était l'agitateur de la République, toi tu en étais l'amuseur. Tu as ri jaune, amuseur n'était pas de circonstance probablement. Pourtant, c'était un compliment car tu savais parler de tout avec humour tout en restant proche des gens, de leurs préoccupations, de leurs problèmes, de leurs attentes et de leurs idées aussi, tout en gardant ce rire communicatif qui résonne encore.

 

Il y a trois ans, je me suis retrouvé face à mes juges, une procédure disciplinaire administrative du Conseil d'Etat lancée et signée par deux Conseillers d'Etat sortants. Ils n'avaient pas aimés mes mots, ils n'avaient pas aimé mon ton, ils n'avaient pas aimé mes écrits, ils n'avaient pas aimé mes vérités. Cette lourde procédure, durant laquelle ma révocation avait été envisagée, n'a pas été simple à supporter, même si j'ai assumé mes actes, mes paroles et mes écrits, voire mes responsabilités. Si excuses il y a eu de ma part, on blesse parfois les hommes avec les mots, je n'ai jamais baissé les yeux face à l'adversité et tu as été le seul du monde politique à avoir pris ma défense, à avoir plaidé ma cause auprès de tes connaissances influentes. Ton aide, à ce moment de ma vie, m'a été précieuse et tu y as gagné mon amitié sincère.

 

On ne va plus refaire le monde, il est trop tard mais je sais aussi que tu es en paix maintenant, loin de quelques démons qui accompagnaient ta vie, comme si tu n'avais jamais eu le droit de vivre en paix, d'être reconnu, d'être apprécié pour ce que tu étais et pas pour ce que tu représentais.

 

Les anges vont rires un bon coup avec toi, de belles soirées en perspectives et je suis même certain qu'au paradis des petits diables il y a une place pour ta boulimie de rencontres, de découvertes et de projets, comme apprendre aux Saints à mieux communiquer avec nous par exemple, pauvres humains abandonnés que nous sommes et qui avons perdu brutalement un ami, un de ceux qui sont proches des gens et qui nous manquent terriblement aussitôt disparus !

 

Adieu Michel, Minet et Maïté qui t'embrassent !

 

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon

 

 

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10/04/2012

Le DSPE vit-il dans l'insécurité politique ?

 

Ce texte a été déposé par votre serviteur il y a deux ans avec un autre titre et sur un autre blog, et comme je trouve qu'il reste d'une actualité brûlante je vous le propose une nouvelle fois.

* * *

« J'aime  le sujet de l'insécurité, car il est d'actualité, il représente une crainte profonde de la population, de notre société et l'aborder c'est vouloir y trouver des solutions pour apporter des réponses aux attentes de nos concitoyens.

 

J'aime le sujet de la sécurité, car il doit devenir une véritable actualité, il représente l'avenir de notre population, de nos enfants, de notre société à travers les solutions qui seront proposées.

 

Ce qui a changé à Genève depuis septembre 2009, c'est que le thème de l'insécurité n'est plus seulement évoqué comme un sentiment, mais bien comme une réalité. Si les dernières élections municipales avaient effleuré le sujet, notamment pas Pierre Maudet, le renouvellement du Grand Conseil, puis du Conseil d'Etat genevois a clairement donné forme à cette insécurité. Il était temps, l'on ne pouvait pas rester plus longtemps dans le déni.

 

Lucidité ou courage politique, l'on ne saura jamais ?

 

Par contre, après avoir réussi à franchir ce pas, nos politiques doivent encore avancer, franchir un cap nouveau et poser les questions qui demeurent en veille.

 

Le devoir de réserve ne m'autorise pas à répondre ici aux interrogations déposées ci-dessous et qui m'ont été rapportées par mes amis, mais libre à vous de nourrir ce débat. Elles ne sont pas exhaustives, mais elles restent d'actualité et ont le mérite d'approfondir le thème choisi.

 

La sécurité qui doit vaincre l'insécurité :

 

  • A défaut de moyens en personnels policiers suffisants, ce qui est reconnu, ne faut-il pas un message politique global beaucoup plus fort, qui se devrait d'aller bien au-delà d'une opération de terrain ciblée et restrictive ?

 

  • Quelles sont les  véritables priorités cantonales et sécuritaires dans la politique choisie par nos élus et les hiérarchies ?

 

  • Les cambriolages, les vols à la tire, les délits et crimes avec violence ne doivent-ils pas aussi devenir des thèmes principaux pour restaurer la confiance de nos citoyens ?

 

  • Au delà de la prévention et des actions policières, qui ne seront jamais la solution entière aux problèmes existants car trop dépendantes d'une doctrine judiciaire insuffisamment déterminante actuellement, la sécurité globale ne doit-elle pas devenir un sujet prioritaire et parlementaire à la Berne fédérale ?

 

  • L'éducation et l'enseignement ne doivent-ils pas reprendre une place prépondérante dans la diffusion de nos valeurs historiques auprès d'une jeunesse déjà perdue dans une violence banalisée, voire normalisée par les médias et autres vecteurs, à travers le respect de l'humain, de la vie, du droit d'exister, de vivre en sécurité, en dénonçant à travers l'analyse et la compréhension les comportements illicites et répréhensibles ?

 

  • La première des solutions n'est-elle pas d'offrir une très grande visibilité policière et cantonale, sans parler de répression mais bien de prévention, comme il en avait été le cas à Genève lors des engagements policiers au déclenchement de la guerre du Golf (1990),  puis durant l'Euro08, avec une présence policière générale en nos rues ?


  • L'îlotage individuel tel qu'il est conceptualisé depuis 2003 n'est-il pas un échec qui n'a fait qu'éloigner le plus grand nombre des policiers de base de la rue, du citoyen, de la population, des commerçants, du rapport humain ?

 

Manque d'effectifs :

 

1)      A travers les modifications législatives apportées, soit une augmentation de la classe d'engagement des policiers, êtes-vous certains que les autres modifications apportées ne portent pas atteinte à un métier hiérarchisé organisationnellement dans l'ordre du commandement, comme par exemple la mise en application de la grille salariale étatique et son système rétrograde de promotion qui ne sert qu'à couler ce métier dans la fonction publique, elle-même sans grandes ambitions ?

2)      Le manque d'effectifs à la police genevoise est-il une raison suffisante pour limiter le champ d'action de nos pandores au seul centre-ville ?

3)     Est-ce un choix politique que de ne cibler que la ville de Genève à travers l'opération Figaro et/ou ses descendantes ?

4)      A quand une véritable redistribution des tâches avec les personnels à disposition et les partenaires liés à la sécurité, ce qui en toute logique est le premier pas vers l'optimisation des moyens humains ?

 

Et après :

 

1)      Ne doit-on pas réfléchir aujourd'hui, pour ne pas prendre une nouvelle fois dix ans de retard, sur la politique qui doit être menée à l'avenir, à travers un véritable programme d'éducation, de prévention, de responsabilisation civique ?

2)      Ne doit-on pas réfléchir aujourd'hui, pour ne pas prendre une nouvelle fois dix ans de retard, sur la politique qui doit être menée pour l'avenir, à travers une véritable volonté de maîtriser, d'anticiper l'éclosion de violences nouvelles, de délits sectoriels liés aux déplacements économiques des peuples, dans une société globalisante qui prône une ouverture des frontières, portes également ouvertes à l'arrivée de valeurs et de comportements aggravants qui ne doivent pas devenir les nôtres ?

3)     Ne doit-on pas réfléchir aujourd'hui, pour ne pas rester sur le quai une fois de plus, dans quelle société de demain nous voulons vivre, sécuritairement, environnementallement, économiquement, civiquement, humainement ?

Autant de questions pour lesquelles j'espère vous aurez quelques réponses. »

* * *

En ma qualité d'électeur, deux ans après je n'ai pas l'impression que des réponses suffisantes aient été apportées à ces interrogations, deux ans après je n'ai pas l'impression que le DSPE puisse politiquement y répondre, deux ans après je trouve que la situation sécuritaire ne s'est pas améliorée à Genève, deux ans après je trouve regrettable qu'aucun véritable dialogue ne puisse se produire entre un employeur et des hommes et des femmes de terrain qui se retrouvent quotidiennement aux carrefours de la misère humaine de notre société, et donc proches des problèmes de la population, et donc ceux de nos élus politiques.

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

02/04/2012

"Genève bouge" en attendant les hannetons !



"Genève bouge", ce qui pourrait être un slogan accrocheur pour le renouveau de notre canton n'est en fait qu'un constat d'échecs.

Échec d'une législature pour un pouvoir exécutif qui se devait d'être guidé par la collégialité, avec un éclatement de sa structure, de ses repères, de ses valeurs probablement à travers un plan quadriennal qui ne sera pas tenu, ni reconnu. Des problèmes institutionnels, politiques et parfois humains qui auront pris le dessus sur les objectifs réels et légitimement attendus.

Échec d'un Parlement qui a vu ses contre-pouvoirs exploser avec une redistribution des cartes qu'il n'avait pas envisagé. Une métamorphose du schéma politique classique qui n'aura pas permis au pouvoir législatif de travailler sereinement, les alliances d'un jour n'étant plus celles du lendemain, tant le positionnement de chacun des acteurs s'est dispersé, tout comme les idéaux de certains partis parfois.

Échec d'une Constituante qui à trop vouloir revisiter les écrits fondamentaux va se retrouver avec un projet qui s'est éloigné des aspirations et des besoins de la République, des Institutions et de l'humain, à travers des valeurs, des croyances, des visions du monde qui ne correspondent pas aux besoins identitaires de notre population face aux réalités sociétales.

Échec pour le plus grand parti genevois, qui voit en quatre ans son château de cartes d'écrouler jour après jour. Seul Olivier Jornot semble tenir un donjon dans lequel il devra tout reconstruire.

Échec pour un canton qui à force d'oublier d'en devenir égoïste se perd dans un projet d'une région Franco-Valdo-Genevoise où nos partenaires ne sont pas impliqués avec les mêmes besoins, avec les mêmes volontés, avec les mêmes enjeux, avec le même esprit.

A qui perd gagne Genève s'enlise dans la médiocrité, voulant sauver une image universelle sans se rendre compte que chaque jour elle perd un peu plus de son identité.

L'Esprit de Genève n'est pas mort, mais il doit retrouver son souffle très rapidement au risque de s'éteindre définitivement, tel sera le pari inévitable de la prochaine législature pour les jeunes loups qui se lanceront en politique !

 

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

 

 

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01/04/2012

Avec "Liberté" Genève compte un parti politique de plus !

 

Nous en avions parlé il y a deux ans, nous l'avons fait !

 

Le premier parti politique policier a été fondé ce samedi 31 mars 2012 à Genève. Réunis en assemblée à l'Hôtel Ramada, 87 policiers genevois provenant de tous les corps et 38 personnes sympathisantes ont validé les statuts et le Comité de Direction du nouveau parti politique genevois qui vient de naître sous le nom de « Liberté ».

 

Son logo est constitué d'une grenade bleue sur fond noir, le tout incrusté dans un losange à bordures argent, la doctrine qui le surplombe est « La lumière après les ténèbres ».

 

La mouvance prône le respect de la République et de ses maîtres fondateurs, la liberté, la laïcité, l'éducation des valeurs, le développement durable, l'intérêt du plus grand nombre et la sécurité pour tous dans un état social, égalitaire et humain.

 

Un communiqué de presse sera diffusé lundi 2 avril 2012 en fin de matinée afin de donner rendez-vous à la presse pour la présentation officielle qui se doit d'être réservée pour un tel événement.

 

Pour le Comité

Walter Schlechten

Secrétaire général de Liberté

 

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