12/03/2011

Nos regards tournés vers le pays du soleil levant devraient nous apporter cette humilité que nous n'avons plus !

Il y a des événements dans une vie qui ne laissent pas, qui ne laissent plus indifférent.

 

Il y a eu le 11 septembre 2001, un choc énorme pour l'occident face à l'horreur et la cruauté  humaine. L'inconcevable devenait réalité, l'impensable devenait images, l'inimaginable devenait une réelle menace. Un peuple visé, un pays blessé, une agression physique et morale qui avait pourtant des précédents dans l'horreur.

 

La mémoire humaine garde au plus profond d'elle les horreurs du passé, où l'homme détruit l'homme, avec cruauté et bien au-delà des limites du supportable pour nos consciences.

 

Les ségrégations raciales, la Grande Guerre, la Shoah, Hiroshima et Nagasaki, des génocides et des camps de la mort dans bien des guerres, des crimes contre l'humanité et j'en oublie, pas par manque de respect, mais par ignorance.

 

L'homme ne maîtrise pas l'homme ni les éléments, Tchernobyl et les incidents dans sur les sites Seveso sont là pour nous le rappeler.

 

Il y a des événements dans une vie qui ne laissent pas, qui ne laissent plus indifférent.

 

En 1219 la rupture d'un barrage naturelle a dévasté la ville de Grenoble

 

En 1755 un tremblement de terre puis un tsunami détruisent Lisbonne

 

En 2004 un tremblement de terre puis un tsunami touchent la Thaïlande, la Malaisie, le Sri Lanka et l'Inde.

 

En 2010 un tremblement de terre ravage Haïti.

 

Il y a eu aussi Lothar, Katrina, Ewiniar, Nargis, Jeanne, et autres cyclones ou ouragans.

 

Il y a eu aussi les éruptions, le Vésuve, le Lakagigar, le mont Tambora, le Krakatoa, la montagne Pelée, le Nevado des Ruiz, Eyjafjoll et autres.

 

Il y eu aussi la météorite du cratère de Chicxulub, si loin, trop loin !

 

Mais depuis le 11 mars 2011, il y aura le tremblement de terre et le tsunami qui ont ravagé le Japon. Il y aura probablement une catastrophe nucléaire et sanitaire. On n'ose pas envisager le pire, mais la probabilité est là, bien présente, dictée par les forces de nature. Cette catastrophe vient d'entrer dans nos mémoires collectives.

 

Aujourd'hui, il y a un peuple courageux, solidaire, impressionnant, calme, qui fait face ces catastrophes, dans un pays où probablement le soleil levant n'aura plus jamais le même rayonnement dans le cœur des japonais. Ils méritent notre aide, et notre respect.

 

Walter Schlechten - Habitant La Croix-de-Rozon.   

09/03/2011

La victimisation, un mode de défense d'un truand qui démontre son manque de courage pour assumer ses actes !

Ainsi donc, le truand appréhendé par la police, lors du hold-up du 26 novembre 2010 vers 1830, dépose plainte contre les policiers qui ont fait usage de leurs armes contre sa personne, le blessant.

Rappelons les éléments en notre possession, que l'on trouve sur le net, à savoir ;

- L'attaque se produit en fin de journée, avec une forte affluence dans le trafic routier et de nombreux piétons. Les commerces voisins sont encore ouverts.

- Les truands viendraient de Lyon.

- Les truands sont arrivés avec deux voitures.

- Les truands étaient armés d'armes de guerre.

- Les truands ont maîtrisé l'agent de sécurité en faction devant le bureau de change.

- Il y avait encore du personnel dans le bureau de change.

- Les truands ont fait usage d'explosif pour pénétrer dans les locaux.

- Les truands n'ont pas hésité à faire usage de leurs armes en pleine rue.

- Les truands ont pris la fuite sans hésiter à travers la violence de leurs actes.

- Les truands avaient préparé leur coup, se sont des professionnels.

- Le suspect appréhendé a usé de la violence pour voler une voiture afin d'assurer sa fuite.

- L'auteur arrêté a été inculpé de brigandage aggravé.

- L'auteur arrêté est connu de la police française.

- Les employés victimes de l'agression, ainsi que des passants, se sont retrouvés en état de choc.

- L'auteur arrêté a été blessé suite aux tirs des policiers.

- L'auteur arrêté dépose plainte contre les policiers pour délit manqué de meurtre et mise en danger de la vie d'autrui.

Ce dernier rebondissement n'a rien d'incroyable. Il fait partie d'une défense qui recherche la victimisation de l'inculpé, tentant ainsi de minimiser la portée de ses actes, de ses intentions, de ses gestes, de sa participation au hold-up.

Ce qui est perturbant, c'est l'agressivité déployée pour attaquer pénalement ces policiers. Il y a aussi cette recherche de victimisation dans un cadre où actuellement aucun élément ne laisse place au doute quand à la qualité de la riposte des policiers. Le feu appelle le feu, et à lire ce qui précède l'objectif de la mission et les conditions cadres pour une interpellation étaient visiblement réunis.

A la différence des anciens du "Grand Banditisme", qui savaient faire amende honorable après les faits, à travers un code d'honneur, ces nouvelles petites frappes qui s'attaquent à nos banques, à nos Postes, à nos bureaux de change comme ils jouent à la PlayStation, sans aucun respect pour la vie d'autrui.

Et à ce jour, personne n'osera croire que ce truand ne savait pas que ;

  • - Ses amis étaient équipés d'armes de guerre.
  • - Ses amis ont délibérément fait usage de leurs armes en pleine rue.
  • - Ses amis ont utilisé un explosif pour pénétrer dans le bureau de change.
  • - Ses amis avaient visiblement préparé leur coup.
  • - Ses amis étaient déterminés.
  • - Que ce hold-up s'est déroulé dans des conditions où le plus grand nombre de personnes a été mis en danger à travers les actes de violence commis par les truands.

Moi je dis à ce jeune homme, qui est venu chez nous avec ses complices pour y commettre un brigandage aggravé, au moyen d'explosif, d'armes de guerre, et sans aucun respect de la vie humaine, qu'il ferait mieux de demander pardon aux victimes, de s'excuser auprès de nos autorités, de s'expliquer devant le Ministère Public et de coopérer avec la police genevoise.

Mais voilà, le courage d'un soir n'est plus celui du lendemain. Assumer ses actes c'est aussi faire preuve de respect pour les victimes, en accompagnant ses mots par un repentir sincère. Mais il n'est pas donné à tout le monde d'être courageux, comme l'on été les employés du bureau de change, les passants, les policiers, les victimes et tous les témoins, car ces gens doivent probablement encore faire des cauchemars à propos de cette sinistre soirée.

Ce qui est certain, c'est qu'à défaut de courage, c'est la honte qui va s'abattre sur ce truand, car en déposant plainte contre les policiers, c'est toute la société qu'il se met à dos !

Walter Schlechten - Blogueur de la TDG.

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21/02/2011

Suisse - Libye ; Jeu, set et match .. et non car le Conseil Fédéral a laissé passer deux balles de contre-break, malgré un service gagnant sous les yeux !

J'avais osé espérer que les erreurs du passé serviraient de leçon, mais il n'en est rien. La Suisse, et le Conseil Fédéral, restent dans le ventre mou de la politique mondiale.

Affaiblie par les affaires (Swissair, fonds en déshérence, UBS USA, Kadhafi, secret bancaire) la Confédération se devait de saisir au bon les deux balles de contre-break qui se présentaient à elle.

Malheureusement, nos sept sages, au comportement frileux, n'ont pas jugé opportun de transformer l'essai. Il faut croire que certains lobbys financiers et politiques sont encore bien présents sous la Coupole fédérale.

Pourtant, tout s'est jouer en 24 heures, et ce n'est donc que pour quelques heures de lascivité que notre réactivité est mise en berne. Trop facile de crier après les loups une fois que la meute est passée.

Le Conseil Fédéral aurait dû, ceci dès dimanche midi et avant tout le monde, condamner le non respect des droits de l'homme qui se produisait en Libye. Défendre la démocratie, la liberté d'expression, les droits humains, le respect de la vie pour foudroyer une dictature, demeurent des actes qui sont encore des valeurs dans notre pays. Sachez que sous le sceau de la neutralité, il n'est pas interdit de défendre ses valeurs et de les exprimer, de dénoncer, de condamner.

Nous aurions ainsi utilisé notre première balle de contre-break dans ce match que nous livrons depuis deux ans contre la Libye. Car si cet État menait au score, par des moyens bien souvent illicites en démocratie mais si pratiques en politique, nous ne pouvions nous contenter d'attendre un jugement d'un tribunal arbitral dont la liberté de jugement était déjà entravée par la puissance pétrolière du clan Kadhafi.

La seconde balle de contre-break, elle n'a été utilisée et jouée que ce soir par le DFAE, qui se fend d'un communiqué repris par la TDG ;

"Selon de nombreux témoignages et rapports d’organisations de défense des droits de l’homme, les autorités libyennes exercent une répression extrêmement dure et une violence ciblée à l’encontre des personnes qui participent depuis plusieurs jours à des manifestations et des marches funèbres", a déploré le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Il a souligné que l’on parle "de centaines de morts et de blessés".

D’après les informations disponibles, les hôpitaux sont débordés et leurs réserves en sang sont insuffisantes. D’après les comptes rendus de témoins, des scènes d’une violence inacceptable se déroulent dans les rues. Le DFAE a lancé un appel aux forces de sécurité libyennes les incitant "à renoncer à recourir à la force contre leurs compatriotes".

"Eu égard à son expérience avec le régime de Tripoli, la Suisse est très consciente du courage dont font preuve ces hommes et ces femmes qui descendent dans la rue en Libye et revendiquent leurs droits démocratiques", a poursuivi le DFAE.

Nous avions une magnifique balle de match, l'occasion de nous replacer la tête haute sur la scène internationale, de brûler sur le bûcher des mensonges et des vanités l'arrogance du pouvoir de l'or noir, avec un service gagnant dont notre pays avait le secret, mais là il faudra attendre une deuxième balle pour conclure ce match où le bien combat démocratiquement le mal.

Pendant ce temps, des populations assoiffées de liberté se font massacrer sur les terres libyennes.

Minet.

 

 

 

 

17/02/2011

Actions, réactions !

Ainsi donc, nos pandores ne portent plus l'uniforme depuis ce jour. Les Bleus ont le Blues, voire plein la barbe.

Il faut dire que depuis trois ans ils n'étaient plus vraiement écoutés par nos autorités.

Pour certains, on leur fait encore payer la fameuse manifestation du "cercueil" en 2003, pour d'autres nos gendarmes sont de perpetuels raleurs.

Il se pourrait aussi que nos argoulets en aient juste assez d'être les dindons de la farce.

On casse du gendarme.

On mange du gendarme.

On brise du gendarme.

On critique du gendarme.

On focalise sur le gendarme.

On stéréotype le gendamre.

On fonctionnarise le gendarme.

On oublie pourtant que le gendarme est bien souvent le premier intervenant pour plus de 84'300 réquisitions.

On oublie pourtant que le gendarme a effectué plus de 29'500 heures pour Figaro

On oublie pourtant que le gendarme c'est plus de 82'800 heures supplémentaires, sans majoration cumulée.

On oublie pourtant que le gendarme c'est deux postes de police ouverts 24/24

On oublie pourtant que le gendarme c'est aussi, prévenir, secourir, aider, sécuriser.

On oublie pourtant que le gendarme c'est aussi le conseil, l'épaule, le soutien, l'îlotier.

On oublie pourtant que le gendarme c'est aussi  60'700 amendes d'ordre.

On oublie pourtant que le gendarme c'est aussi plus de 22'800 contraventions.

On oublie pourtant que le gendarme c'est aussi 735 usages de la contrainte.

On oublie pourtant que le gendarme c'est aussi 115 accident en service, dont 57 suite à agression/bagarre.

On oublie pourtant que c'est un serment, 24/24 au service des autres.

Ce qui est certain, c'est que eux ne l'oublient pas, et là ils le font savoir !

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

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16/02/2011

Les gendarmes genevois sont-ils en colère ? Réponse hier soir, action ce matin !

Les gendarmes genevois se réunissaient hier soir à 2000 en assemblée générale extraordinaire. Nous nous demandions si nos policiers étaient colère !

Ncpp

Débours

Horaires

Phenix

Pont de fin d'année

Fiches Miope de l'OPE

Score

Réunion paritaire

Le sujets ne manquent pas !

Réponse ce matin avec une conférence de presse et des actes !  

12/02/2011

Des mammouths et des hommes !

En politique, à Genève mais ailleurs aussi, ce sont bien souvent des mammouths qui se retrouvent élus et qui se voient confier les plus hautes responsabilités.

Le mammouth, c'est un animal imposant, que l'on voit de loin, muni d'une tête volumineuse, qui ne se déplace pas très vite mais qui a du poids. Il se caractérise aussi pas des défenses proéminentes et une très grande résistance au froid.

Il faut bien souvent un cataclysme pour atteindre un mammouth, lui nuire, voire l'anéantir. Ce n'est donc pas un "coup de froid" qui va le déstabiliser. Il restera campé là, sûr de sa force et de son poids, les défenses tournées vers l'ennemi, n'autorisant ainsi que des attaques lointaines.

De nos sept mammouths genevois, il y a ;

- l'ancêtre, le "Mammuthus Hileravus", le plus lourd mais aussi celui qui a l'air le plus robuste. Sans sa présence, ses six camarades de route se retrouveraient bien seuls. Il est aussi le guide, sachant ne pas trop dépenser pour passer les grands froids à venir. Il est sage même s'il sa trompe fume un peu trop souvent.

- le grand-père, le "Mammuthus Ungeravus", le plus poilu mais le plus précieux, car il garde un oeil avisé sur ses congénères. Il a passé de siècle et connaît les risques des maladies, c'est donc avec beaucoup d'assurance qu'il réorganise le troupeau. Discret il dispose d'un grand flegme, ce qui le rend aimable, même si ses défenses son probablement les plus longues.

- l'élu, le "Mammuthus Longchampius", le plus léger des mâles, mais le plus fin, le plus agile aussi, sachant dissimuler ses défenses pour mieux s'approcher du pouvoir. Il a du verbe et passe très bien en société, le poil toujour impeccable. Il a surtout été l'élu rapidement, il a grandi plus vite que les autres et est arrivé promptement au pouvoir. Il ressemble à un Chancelier, mais ne l'est pas. Il passe, sans vague, mais sans sans bruit aussi. La discrétion est une valeur sûre chez lui.

- Le gendre idéal, le "Mammuthus Mullerius", celui que l'on remarque dès qu'il arrive. Moins lourd que les anciens, il est le plus longiligne et dispose donc d'une très grande visibilité. Il est gourmand et veut prendre de la hauteur, sur les hauteurs. Sédentaire il construit, il a des projets, il veut changer le microcosme urbain. Mais il va probablement trop vite, il s'expose tout en étant le plus fragile, même avec des défenses argentées. Il devrait représenter l'avenir mais n'a pas encore assez de poids pour tracer la route. Résiste aux coups de froid, mais s'expose encore en s'approchant du ravin.

- Le prof, Le "Mammuthus Beeranis", en charge de l'éducation des plus jeunes, de la survie, de la mémoire de l'enseignement des anciens, de l'histoire et de l'avenir. Il aime les roses, n'est pas très agressif car n'aime pas les conflits. Il noie souvent les problèmes dans de longs discours qui ne trompent personne. Ses défenses sont d'ailleurs limitées car recourbées. Il semble bien souvent isolé et malgré sa grande taille passe inaperçu. Discret ou opaque ?

- La féline, Le "Mammuthus Rochatus", qui aimerait avoir des griffes pour défendre les siens, mais qui ne dispose que de petites défenses, qui ne trompent personne. Elle est arrivée tel un lynx qui bondi, propulsée, agile, mais nerveuse et si légère. Est souvent sous la protection des autres, l'ancêtre étant son pilier, mais devra prendre du poids pour rester, surtout si elle veut véritablement tenter de protéger ses congénères.

- La rieuse, Le "Mammuthus Künzlerus", très nature, le poil long et le verbe champêtre. De passage probablement, n'étant qu'un herbivore pas assez gourmand qui ne dévore pas tout sur son passage. La discrétion est aussi son talent, n'aimant probablement pas les mondanités réservées à d'autres. Trop légère, elle est pourtant bien protégée du froid par son expérience de vie. Ses défenses son abîmées mais peuvent encore blesser sans un écoquartier.

Quand je me retourne, je devine d'autres "Mammuthus", aussi différents les uns des autres, mais qui ont tous comme principal atout leur poids dans la société. Mais vous comme moi le savons bien, il ne suffit plus d'avoir du poids, il faut aussi des idées pour sauver notre territoire.

Heureusement pour eux, aucun cataclysme n'est envisagé avant deux ans, juste quelques coups de froid qui visiblement n'ont jamais fait de mal à personne.

Dans notre société, aujourd'hui plus qu'hier, il y a les Mammouths, et les hommes.

"Mammuthus Minetus".

 

Walter Schlechten, habitant de La-Croix-de-Rozon, plongé dans ses fouilles.

 

  

 

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06/02/2011

L'avenir de Genève devra se jouer d'ici 2018, après le sablier ne se retournera plus ... !

Nous avons tous souvenir du symbole qui avait été érigé à Genève pour le passage au XXIème siècle, un sablier géant.

Ironie du sort, cette notion du temps qui passe mais qui ne se rattrape pas, sauf si l'on retourne la situation, est à l'image de Genève après une décennie écoulée dans le nouveau siècle.

Genève n'a pas su entrer dans le XXIème siècle avec une vision d'avenir issue d'idées avant-gardistes. Genève est restée à quai, à regarder le train du développement passer et d'autres grandes cité débouler devant elle.

Trop sûre de ses atouts, n'ayant pas conscience que d'autres ville nous envient et cherchent à récupérer nos institutions internationales si fragiles, Genève s'est endormie sur ses lauriers.

Certes depuis trois ans des "grands projets" voient le jour, soutenus financièrement, mais ils ne sont que la finalité de ce qui aurait dû clore le XXème siècle. Ce n'est donc que le retard accumulé que nous tentons de combler aujourd'hui, la politique des transports en est l'exemple concret, mais en aucun cas je ne devine une vision novatrice qui serait issue d'idées avant-gardistes.

Genève reste sobre, neutre, tente de redevenir propre, pratique, usuelle, radieuse, mais elle est si peu moderne qu'elle en demeure triste.

Le made in Swizerland est encore une valeur sûre, mais le made in Geneva n'est plus la représentation d'une ville, d'un canton, qui savait, qui voulait recevoir les hôtes du monde entier pour offrir une terre d'accueil, de négociation, de traité, d'amitié, dans le règlement des conflits, fussent ils politiques, économiques ou sociaux.

Pire encore, écologiquement elle n'a pas saisi sa chance de devenir une référence pour l'avenir du développement durable, avec pourtant une politique "cantonale" efficace mais qui n'a pas de résonance internationale.

Pour que Genève reste le pool d'attraction des institutions internationales, et une référence mondiale, il faudra autre chose que l'écriture d'une Constitution genevoise qui n'a rien d'ambitieuse, car démuni de positions avant-gardistes.

Sans une réaction avant 2018, qui sortirait notre canton de son nombrilisme, afin de ressembler à une cité du XXIème siècle, Genève n'aura pas, n'aura plus les capacités de ses ambitions, au demeurant minimalistes car pleines de certitudes inachevées.

Et si j'écris ce mot aujourd'hui, c'est que j'aime ma ville, ce canton, mais je souffre de les voir s'asphyxier à travers des nébuleuses politiques.

Genève, un monde en soi, comme ils l'ont si bien écrit !  

30/01/2011

A lire, ou comment une socialisation impossible d'un individu déraciné et violent n'est pas un échec des institutions mais une incapacité humaine à répondre aux nécessités d'une vie en communauté !

La véritable histoire de Skander Vogt

Il est si rare de trouver des enquêtes sérieuses, transparentes et intéressantes dans la presse écrite, sans qu'un article ne soit manipulé ou gâché par un édito à sensation, que je me devais de vous inviter à lire l'article de Dominique Botti, paru ce jour dans Le Matin Dimanche.

Grand bravo pour cette information de qualité, où chaque lecteur pourra se faire sa propre opinion, en ayant accès à des informations de qualité.

Bonne lecture à vous !

 http://www.lematin.ch/actu/suisse/veritable-histoire-skan...

ou comment une socialisation impossible d'un individu déraciné et violent n'est pas un échec des institutions mais une incapacité humaine à répondre aux nécessités d'une vie en communauté !!! 

Minet

21:25 Publié dans Culture, Histoire, Médias, Politique, Région | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

28/01/2011

Indignons nous, révoltons nous !

Après l'Algérie, la Tunisie, l'Egypte et bientôt le Yémen, la Suisse va-t-elle aussi connaître une révolte populaire en rue ?

Certes, ce n'est ni le pain, ni le blé, ni le lait, ni l'eau, ni l'électricité, ni les soins, ni l'écolage, ni la liberté de culte, ni la liberté d'expression qui sont en jeux, ils ne manquent pas au quotidien, mais c'est simplement le coût de la vie qui nous attaque, avec la menace du chômage et de la précarité du logement. Beaucoup sont au bord de ce précipice, un gouffre dans lequel de plus en plus de citoyens risquent de tomber.

Si tous les habitants en révolte dans ces pays tiers ont des raisons de vouloir sortir du marasme dans lequel ils se trouvent, en bousculant les pouvoirs en place, en tentant d'introduire une certaine démocratie, il m'est insupportable de voir que le peuple suisse, certes nanti parmi les nantis, se contente d'accepter sans cesse des hausses de prix, de tarifs, d'impôts et de coûts divers sans s'indigner.

Par peur de perdre l'accessibilité à des prestations que bien d'autres nous envient, probablement, mais à quel prix !

En passant par le coûts de produits de base aux prestations de service, tout augmente et bien souvent sous le prétexte de réserves qui se devraient d'assurer la pérennité des dites prestations.

Assurances maladies, cotisations sociales, loyers, prix des transports (TPG et CFF), Billag, téléphonie, imposition fédérale, taxations cantonales, vignette autoroutière, panier de la ménagère, même le prix de l'argent augmente.

Le suisse est bon payeur, mais il se demande depuis peu s'il est normal de voir tous ses coûts augmenter alors que les prestations diminuent, deviennent restrictives ou coûteuses à travers un développement pas toujours compris par le citoyen.

Ce mot se veut provoquant, on ne peut pas comparer des situations géopolitiques qui ne sont pas comparables, mais l'on peut comparer les prix, ceux d'il y a dix ans en arrière et ceux du jour, et là il y a de quoi se révolter.

Minet.

 

19/01/2011

La difficile mue des "flics municipaux" présentée par le GHI.

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Il est consternant de se rendre compte que M. Pierre Maudet a visiblement en politique deux façons de voir les choses.

 

Lorsqu'il observe de l'œil droit l'armée suisse et la politique d'Ueli Maurer, Pierre Maudet, membre de l'exécutif de la ville de Genève, se fend d'un document qui se veut visionnaire, "Le vrai rapport", en rupture totale avec le système en place. Il se veut rassembleur et propose la création d'un Département fédéral de la Sécurité et la création d'une réserve fédérale de police. On peut aimer, mais on peut aussi rester sur la réserve face à ce fédéralisme exacerbé.

 

Par contre, lorsqu'il se retourne et regarde de l'œil gauche sa police municipale, sa rétine se veut oscillante, sa vue se trouble et il n'arrive pas à la rupture attendue par ses hommes. Il tire même un bilan satisfaisant un an après l'entrée en fonction de la police municipale. Et pourtant !

 

Premièrement si la loi a donné un nom à la sécurité municipale, devenue la police municipale, elle a oublié de remettre l'ouvrage sur le métier. Pas ou peu de policiers dans cette entité, mais des agents de la police municipale (APM).

 

Dans la précédente législature, un Conseil d'Etat si peu collégial n'a pas osé, par manque de moyens, de vision d'avenir ou de crédibilité face aux « très puissants » syndicats de polices et aux Maires de communes qui veulent garder leur sécurité municipale, a proposé une Loi qui demeure inachevée. Elle a été acceptée par un Grand Conseil qui ne devait pas avoir connaissance de la faible portée du Rapm.

 

La frustration est grande chez les agents de la police municipale, on peut la comprendre. Une autorité retrouvée par une terminologie qui n'accorde pas tous les pouvoirs usuels à la fonction espérée. Mais savons-nous, encore aujourd'hui, quels étaient les buts recherchés par le pouvoir exécutif ?

 

Vendre du rêve et une sécurité cosmétique ? Ce qui est certain que que Genève va mal.

 

La ville, poumon commercial de la région et carte postale de la Genève internationale, sombre sous les faits divers et l'incapacité de tenir la rue, de garantir une sécurité durable.

 

Le canton, poumon économique de la région et image politique de la Genève internationale, s'écroule sous les contradictions des choix des priorités. Il abandonne la rue pour reprendre une plaine, mais il devra bien reprendre cette même rue pour garantir ce que tout citoyen est en droit d'attendre d'un pouvoir exécutif, qui se devrait d'être réveillé prochainement par le pouvoir législatif, à savoir la garantie de vivre en sécurité sur sol genevois.

Donner des armes aux APM, le certificat de policier et les lâcher en rue. Ils sombreraient immédiatement sous le poids du travail judiciaire comme le subissent actuellement les policiers genevois. Il y aurait alors abandon de la police de proximité, une catastrophe de plus au détriment des habitants de notre canton.

La solution ne passe pas par là.

 

Demain, mais il faudrait pouvoir déjà dire aujourd'hui, qui fera quoi ?

 

Police municipale, de proximité, îlotage, prévention, répression, représentativité et manifestation ludiques dans un cahier des charges composé d'un début et d'une fin. Un métier redessiné pour lui donner une valeur ajoutée, celle de la confiance obtenue par les citoyens, tel des gardiens de la paix.

 

Police urgence, prévention, enquête, intervention, dissuasion, proximité par l'occupation du terrain, maintien de l'ordre et de la paix par l'anticipation, la réaction, et l'adaptation des besoins. Un métier de policier où l'analyse, la réflexion et la médiation auraient leur place au quotidien comme fil rouge en lieu et place des tâches sociales et administratives qui se devraient d'être occupées par d'autres. Une autorité retrouvée, bras armé du pouvoir judiciaire, à travers un cahier des charges adaptés aux modifications sociétales. Des flics de rue d'une grande humanité mais avec un seul objectif, garantir la sécurité exigée par la population. La Genève internationale s'en retrouverait également grandie, comme New-York a su le faire en s'en donnant les moyens. Et à défaut de millions de dollars, une volonté politique affirmée serait un bon détonateur.

 

Police internationale, sécurité du monde diplomatique, aéroportuaire et aux frontières, mais toutes les frontières, en appuis des Cgfr. Il faut sortir cette police de ses contraintes financières et fédérale pour pouvoir enfin en disposer sur l'entier du sol genevois, mais ceci a un coût.

 

Mais comme l'avait écrit un ancien président d'un syndicat de police, la sécurité à un prix, ce n'est pas aux policiers à en payer les coûts. Les APM ont raison de ne pas être satisfait de la situation, le peuple aussi. Heureusement les élection municipales arrivent à grands pas, et le débat va renaître, avec ou sans agent de sécurité préventive. Les erreurs du passé d'une gauche probablement trop frileuse ne doivent pas laisser la droite se satisfaire de grandes idées, il faudra aussi des résultats.

Mais la gronde des APM sera probablement suivie de celle des policiers, désabusés et médusés face à un NCPP qui les confine à un travail judiciaire administratif bien trop lourd, sclérosant les objectifs sécuritaires qui avaient été fixés, et encore attendus par la population.

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon, lecteur du GHI, de la TDG et du mémorial du Grand-Conseil.

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11/01/2011

Eric Zemmour est-il coupable de diffamation et de discrimination raciale, ou est-il la victime d’une France politiquement trop correcte qui n’ose pas se retourner sur ses erreurs dans le domaine de la naturalisation et du droit du sol ?

Célèbre journaliste et chroniqueur de Laurent Ruquier, Eric Zemmour, qui ne laisse personne indifférent, passe depuis ce jour devant le tribunal correctionnel de Paris. Pas de jeu de scène ou de grande envolée lyrique, juste un homme qui confirme ses propos, qui lui valent aujourd'hui les foudres et les plaintes des associations anti-racistes.

Il y a quelques mois, lors d'un débat télévisé mené face à Rokhaya Diallo, une militante anti-raciste et présidente de l'association Les invisibles, il avait déclaré : "Les Français issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que les plupart des trafiquants sont noirs et arabes... c'est un fait."

Selon lui, il n'y a pas eu dérapage et il a la ferme intention de se battre face à ses détracteurs en justice. Connaissant sa verve, nous ne doutons pas qu'il le fera avec éloquence. Mais il pourrait bien que ce trublion de la libre pensée devienne la « victime » d'une France politiquement trop correcte qui n'ose pas se retourner sur sa politique de naturalisation et du droit du sol appliqué, qui dit ceci : « Tout enfant né en France de parents étrangers acquiert la nationalité française à sa majorité si, à cette date, il a en France sa résidence et s'il a eu sa résidence habituelle en France pendant une période continue ou discontinue d'au moins cinq ans, depuis l'âge de onze ans. »

En Suisse, cette possibilité « directe » n'existe pas. La naturalisation facilitée est possible si l'un des parents est suisse (art. 25 à 31 et 58 RS 141.0) et il est dit ceci :

La naturalisation facilitée est accordée à condition que le requérant :

  • se soit intégré en Suisse;
  • se conforme à la législation suisse;
  • ne compromette pas la sécurité intérieure ou extérieure de la Suisse.

La naturalisation ordinaire existe aussi. Quiconque est résident en Suisse depuis douze ans peut dépooser une demande d'autorisation fédérale de naturalisation (art. 12 à 16 RS 141.0) et il est dit ceci :

Le candidat à la nationalité suisse doit déposer une demande auprès du canton ou de la commune. La nationalité suisse ne s'acquiert que par celui qui, après obtention de l'autorisation fédérale de naturalisation, est admis dans le droit de cité de la commune et du canton. La naturalisation n'est pas un droit : les cantons et les communes sont libres de fixer des conditions supplémentaires.

La naturalisation ordinaire est accordée à condition que le requérant :

  • réside depuis douze ans en Suisse (entre 10 et 20 ans, les années comptent double) dont trois au cours de cinq années qui précèdent la requête;
  • est intégré à la communauté suisse;
  • est accoutumé aux mœurs et aux usages suisses;
  • se conforme à l'ordre juridique suisse;
  • ne compromet pas la sûreté intérieure ou extérieure de la Suisse.

A ces donditions fédérales s'ajoutent les conditions cantonales et communales :

  • conditions de résidence;
  • conditions d'aptitude.

Il y a donc des différences importantes entre la France et la Suisse (réf ; Wikipédia).

On peut se demander ce qu'il adviendrait, si en Suisse, lors d'une émission telle qu'Infrarouge, un invité s'exclamait : « Les Suisses issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que les plupart des trafiquants sont noirs, arabe et albanais .. c'est un fait ».

Mais ces propos ne seront jamais tenus ainsi, car ce n'est pas, en Suisse, le reflet des réalités.

Par contre, qu'adviendrait-il si ce même invité déclarait : « Certaines ethnies  issues de l'immigration sont plus contrôlées que les autres parce que les plupart des trafiquants sont noirs, arabe ou albanais .. c'est un fait » ?

Je pose juste la question ?

21:41 Publié dans Culture, France, Histoire, Médias, Politique, Spiritualités, Suisse | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

08/01/2011

Émeutes en Afrique du Nord, c'est aussi de là que reviendront les vieux démons européens !

A trop vouloir ignorer les incidences de l'immigration clandestine et économique, l'UE va se retrouver avec un énorme problème sur le dos. Et ce ne sont pas les accords de Schengen et la libre circulation des personnes qui vont aider l'Europe à garantir l'inviolabilité de ses frontières extracommunautaires.

La révolte qui gronde actuellement en Afrique du Nord n'est que le premier signe de ce qui va se passer. Tous ces jeunes gens, entre 15 et 30 ans, n'ont pas d'avenir, n'ont plus d'avenir dans leur pays. Si nombreux sont ceux qui ont déjà fait la grande traversée, ils seront encore plus une fois les événements en cours terminés. Le chaos qui régnera, et à n'en pas douter une certaine répression, n'apporteront pas les solutions attendues, du travail, des emplois, une stabilité sociale, un avenir. La politique de mondialisation est un échec dans les pays du tiers monde.

Le flux migratoire va donc augmenter dans les mois à venir. Certains fuiront la répression, la prison ou voire pire, mais d'autre auront simplement pris la décision d'enfin abandonner le pays pour la terre promise, le "Vieux Continent".

Ce qu'il faut savoir c'est que cette terre promise n'est pas plus accueillante, n'est plus l'eldorado espéré. Elle n'offre plus des conditions facilitées à l'obtention d'un permis humanitaire, elle n'offre plus du travail au noir à tour de bras, elle n'offre plus l'assistance attendue, elle n'offre plus cette sécurité face à la violence contre l'autre, contre l'étranger, contre celui qui ne s'adaptera pas.

L'Europe se réveillera alors, et certains démons injustifiés reviendront à la surface, donc ceux de la peur de l'autre et de la haine de l'étranger, responsable de tous les maux.

Il y a urgence, l'UE doit intervenir et faire preuve d'ingérence en Tunisie et en Algérie, avant que tout le nord de l'Afrique ne s'embrase au profit de certains extrémistes, islamistes en Afrique, ségrégationnistes en Europe.   

Ce mot est un appel à la paix, il doit aussi rappeler que la mondialisation n'est pas une réussite et que jamais les laissés-pour-compte resteront les bras croisé sur le bas de route. Ne l'oublions jamais.

Minet.

11:50 Publié dans Culture, Histoire, Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

05/01/2011

Suicide et armes à feu, le faux débat !

Depuis le début de l'année un débat est lancé autour des armes à feu, du suicide et des violences conjugales, dans le cadre des prochaines votations populaires du 13 février, motivées par un seul objet ;  

Acceptez-vous l’initiative populaire «Pour la protection face à la violence des armes» ?

Lire la suite

Ce monde qui ne change pas !

La société, les lois, les valeurs, les préjugés, les pouvoirs, les politiques, les médias, les écrits, les technologies et surtout les puissances économiques ont changé en quarante ans. De ce fait, bien des choses ont évolué avec le temps, mais si certains spectres ont disparu de notre quotidien, ils demeurent dans nos mémoires, pour ne pas oublier, pour enseigner, pour éviter que cela ne se reproduise, pour l'avenir de nos enfants et de notre civilisation. Il en va de même avec certains comportements humains, motivés par l'argent, le pouvoir, la puissance, la guerre, la religion, la vengeance, la haine, la colère, l'orgueil, l'envie ou tout simplement l'ignorance et/ou la tolérance des autres. Mais ces derniers demeurent bien plus difficiles à éradiquer.

Les droits humains, individuels ou ethniques, n'ont probablement jamais progressé autant que depuis la dernière guerre mondiale, et une véritable prise de conscience collective des horreurs des ségrégations commises par l'homme, contre l'homme.

Pourtant, alors que nous entrons dans la deuxième décennie du XXIe siècle, je n'ai pas l'impression que notre société progresse sur ce chemin, je trouve même qu'elle régresse.

J'en veux pour preuve qu'il n'est visiblement pas possible pour les instances mondiales, pourtant reconnues comme organes de surveillance et de dénonciation, tels que l'ONU, le CICR, les ONG accréditées par l'ECOSOC, de faire reculer, de faire cesser un conflit, voire même de l'empêcher.

J'en veux pour preuve l'incapacité, voire l'impuissance, de ces institutions de faire progresser les droits des nations sans qu'un conflit armé ne se soit produit avant. Il faudra une guerre, bien souvent qui impliquera des nations extérieures, et de trop nombreux morts, civils ou militaires, pour qu'enfin les belligérants prennent conscience que la solution ne passe pas par les armes, et que de grandes puissances s'imposent comme médiateurs alors qu'elles étaient bien souvent initiatrices de rivalités économiques guerrières.

- Pour quelles raisons avons-nous réussi à donner des droits individuels ou ethniques, sans réussir à les accorder aux nations et aux peuples ?

Et dans ce cadre là ;

- Est-il plus simple de supprimer le mot nègre du vocabulaire populaire que d'accorder aux peuples africains le droit à la démocratie directe ?

- Est-il plus simple de supprimer la ségrégation mondiale contre les juifs que de donner des terres équitables aux palestiniens et au peuple d'Israël ?

- Est-il plus simple de donner le droit de vote à la femme sans lui accorder l'égalité ?

- Est-il plus simple de laisser l'immigration clandestine envahir l'Europe que de venir en aide structurellement, économiquement, socialement aux pays d'origines de ces laissés pour compte de la mondialisation ?

- Est-il plus simple de lier des accords économiques avec la Chine et l'Iran que de dénoncer les violations des droits humains répertoriées dans ce pays ou reconnues comme telles ?

- Est-il plus simple d'obéir aux États-Unis d'Amérique que de condamner ses interventions militaires reconnues comme disproportionnées, voire avérées comme injustifiées ou injustifiables ?

- Est-il plus simple de se poser ces questions que d'y répondre ?

Il faut croire que oui, car le monde dans lequel nous vivons ne change fondamentalement pas !

 

 

 

01:08 Publié dans Culture, Histoire, Lettres, Médias, Monde, Politique, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

26/12/2010

Le candidat !

La fête de Noël est terminée, il n'y aura plus de cadeau, surtout au lendemain du réveillon et dans le cadre d'une année électorale. Nos communes vont se réveiller les premières et nos politiques sortir leurs arguments de choix pour passer, pour obtenir le droit de nous représenter, de jongler avec notre avenir, de décider de qui de quoi, juste pour nous laisser croire qu'un mieux vivre ici existe.

 

Car ce qui va être intéressant pour les municipales à venir, c'est que le candidat, s'il veut être présent le 17 avril, devra s'inquiéter avant le 13 mars des petites gens, du peuple, des pauvres, des familles à bas revenus, des personnes désocialisées, des jeunes sans avenir ou des vieux sans revenu, et de tous les autres qui ne veulent pas tomber dans ces problèmes où des gens aisés qui eux veulent des garanties politiques sur l'avenir du mieux vivre ici.

 

Le candidat devra donc aussi traiter de la mobilité privée et publique, de l'insécurité, de la violence, de la pollution urbaine, des nuisances suburbaines, du sport, des loisirs, des arts et des lettres, de l'environnement, des espaces verts, de l'avenir du mieux vivre ici.

 

Le candidat devra aussi parler argent, budgets, coûts, subventions, aides, salaires, loyers, dettes et investissements.

 

Le candidat pourra se frotter aux problèmes nationaux, comme le chômage, la hausse des coûts de la santé ou la diminution des prestations remboursées, de la monnaie euro qui dégringole et du franc suisse qui poursuit son envol, sujet pourtant hors compétences, même si une aide sociale communale de-ci de-là peut aider, voire tenter de compenser les carences cantonales ou nationales.

 

Le candidat devra surtout se battre contre ses adversaires, issus du peuple mais qui, par définition, auront l'obligation d'aborder les mêmes thèmes et qui, par convictions, devront les approcher autrement.

 

Ce sont ces rivalités là qui risquent de faire passer nos problèmes et nos soucis au deuxième plan, car cette campagne municipale sera probablement animée d'une lutte farouche, avec des attaques idéologiques mais probablement également personnelles, juste pour nuire, pour détruire, pour discréditer, combat interpartis qui risque aussi de se produire dans les sections, prémisses aux élections fédérales du 23 octobre 2011.

 

Les années électorales sont des années de promesses, les autres des saisons où les électeurs se retrouvent bien souvent seuls face à leurs problèmes, dans une société où le mieux vivre ici est devenu une utopie. L'avenir appartient à ceux qui sauront s'adapter, pas à celui qui veut revenir en arrière pour mieux sauter, car le développement durable, qu'il soit économique, écologique, sécuritaire, professionnel, familial ou personnel passe par une responsabilité individuelle, celle de voter pour des idées issues d'une analyse des erreurs du passé et créatrice d'un élan nouveau pour le développement sociétal.