11/07/2012

Pierre Maudet, la solution au problème ou les solutions aux problèmes ?

 

Le Tsar a été élu, il s'est vu propulser un peu plus vite que prévu sur le devant du trône cantonal. Le siège fédéral convoité devra donc patienter, car travail il y a ici pour ce jeune politicien qui a déjà fait ses classes, voire ses armes.

 

La question que je me pose depuis dix jours, en ma qualité d'électeur, est de savoir si Pierre Maudet apportera des solutions aux problèmes ou s'il est juste la solution au problème ?

 

Dans son dicastère municipal, cet homme a su trouver des micro-solutions aux problèmes relevés, de ceux qui pourrissent la vie de la population, sanitaires ou sécuritaires, voire incendiaires. Une politique de résolution des problèmes et pas un problème de résolution politique, j'apprécie.

 

J'ose croire que cette méthodologie est adaptée à la police genevoise et surtout aux attentes des habitants du canton, car ce sont eux les véritables baromètres sociétaux. Une approche en droite ligne de la proximité recherchée, attendue parfois, espérée souvent.

 

Nous ne tarderons pas à savoir si changement de cap il y aura, nous ne tarderons pas à deviner si les priorités sécuritaires prendront le dessus sur les obligations prises par d'autres et issues d'engagements politiques prioritaires émanant du siècle dernier, à savoir la réorganisation de la désorganisation émanant de l'organisation.

 

La population est pleine d'espoir, celui-ci s'est traduit le 17 juin par des voix nombreuses mais encore silencieuses. Décevoir autant d'électeurs serait un échec que Pierre Maudet ne peut se permettre, mais gageons qu'il le sait déjà et qu'il saura guider le département de la sécurité sur les chemins et à travers les batailles, de celles que l'on même pour un mieux vivre ensemble.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

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10/07/2012

Criminalité de bistrot ou "Germaine, remets trois de Gamay mon p'tit coeur" !

 

(G) - Debleu debleu Norbert, t'as vu l'histoire d'hier.

 

(N) - Ben non mon Gérard ... Où ça ?

 

(G) - A la Jonction, les flics ont allumé une crapule, un tout vilain.

 

(N) - Ah bon ... Comment ça ? - Germaine, remets trois de rouge mon p'tit coeur.

 

(G) - Ben c'est un p'tit gars qui a braqué une pharmacie avec un flingue avant de s'en prendre à une mère de famille et son ptio pour prendre la fuite en lui piquant sa bagnole.

 

(N) - Hein .... Tu plaisantes Gégé ?

 

(G) - Ben non, même que le voyou a fait une embardée avec la chiotte de la blonde, il a tout ramassé, scooter, moto, même une Harley, tu te rends compte.

 

(N) - Incroyable ... Et les flics ils étaient là ?

 

(G) - Ben ouai, un costaud qui a vu la scène est intervenu ... Et pan, pour protéger la veuve et l'orphelin, enfin pas encore.

 

(N) - Il l'on choppé alors ?

 

(G) - Le salopard, ben oui, il ne pouvait pas aller bien loin avec du plomb dans l'aile.

 

(N) - Pour une fois que les poulets sont là au bon moment, comme quoi. Et c'est quoi pour un guignol à une tune ?

 

(G) - Tu ne devineras jamais mon Norbert !

 

(N) - Un français, un p'tit lyonnais comme l'autre fois, suis certain ?

 

(G) - Ben non tu vois.

 

(N) - Un arabe, un sans papier, un de plus ?

 

(G) - Ben non, à l'eau.

 

(N) - Ben, un noir alors, un vendeur de drogue de Plainpalais ?

 

(G) - Et ben non mon grand.

 

(N) - Ce n'est quand même pas un Rom, pas là ?

 

(G) - Non mon Norbert, tu veux une pioche ?

 

(N) - Non non mon Gégé ... Euh ... un ... un albanais, un qui voulait rentrer chez lui ?

 

(G) - Et non, encore raté ... tu devines pas alors ?

 

(N) - Ben non mon Gégé, raconte alors.

 

(G) - Tu vas jamais me croire Norbert ... Un chti Suisse, un gamin bien de chez nous, c'est même marqué dans la Julie ... Tu vois, même eux ils commencent à faire des conneries, incroyable, non ?

 

(N) - Incroyable, ouai, pauvre gosse ... Germaine, remets trois de Gamay mon p'tit cœur.

 

"Ceci n'est qu'une fiction, et tout fait ressemblant dans un bistrot genevois ne serait que pure coïncidence"

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

25/06/2012

Jouez, je suis libre de tout contexte !

Quand on vous dit que le contexte est important :

Ce jour, un jeune garçon plein de talent s'approprie le piano libre rue du Mont-Blanc. Je m'approche, j'écoute, je me joins aux passants qui apprécient cet instant. Le petit est doué, très doué. 

Subrepticement, j'observe le contexte de ce mini concert.

1) l'enfant (13 ans) qui joue est un Rom;
2) sur le piano se trouve un bol;
3) sur les marches des escaliers situés en face se trouve un Rom adulte qui observe, qui surveille;
4) contre le mur de l'UBS, l'orgue électrique du gamin est plié;
5) les gens s'arrêtent, écoutent et donnent une pièce de bon cœur;

L'enfant m'aperçoit, devine l'uniforme, le doute envahi son visage, il fronce les sourcils. 

Je lui souris et d'un signe de la main, pouce en haut, lui indique qu'il joue bien. 

Le sourire gagne son visage et ses doigts glissent encore plus vite sur les touches pour mieux nous séduire. 

La musique est belle, l'enfant a du plaisir à jouer, les gens sont heureux.

Dans ce contexte, le Rom devient enfant prodige, la musique douce et la vie en communauté agréable. La pièce déposée n'est pas réclamée mais offerte. Reste que l'argent ira probablement dans les poches du Rom adulte, reste que cet enfant a pendant quelques minutes eu du plaisir en rue car il a partagé sa passion, le piano ! 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

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(photo TDG : Laurent Guiraud)

 

 

17/06/2012

Election complémentaire au Conseil d'Etat, Pierre Maudet une évidence du vote utile !

Au-delà de la victoire écrasante que personne n'avait osé prédire avec une telle différence de voix, l'élection de Pierre Maudet n'est pas une surprise. Si ce magistrat ne pouvait pas se permettre de rater la marche qui se présentait à lui et offerte par le PLR, le canton de Genève ne pouvait lui pas ignorer qu'il avait besoin de Pierre Maudet, maintenant, aujourd'hui et pour demain, telle une évidence !

 

En effet, l'électeur genevois sait voter utile quand il le faut, l'électeur genevois sait reconnaître une bête politique quand elle se présente devant lui, l'électeur genevois sait savoir raison garder quand la situation l'exige.

 

En ce dimanche, il ne pouvait en être autrement car nous n'aurons pas souvent l'occasion d'avoir un candidat de cette qualité. Enfant de la politique, Pierre Maudet a su dessiner son parcours avec patience, avec pertinence. Il cueille aujourd'hui les fruits de ses investissements politiques, personnels, familiaux, radicaux.

 

Certes, il vient aussi de se barrer momentanément la route qui le conduisait à la Berne fédérale, mais le temps joue pour lui, pour autant qu'il ne se brûle pas les doigts au Conseil d'Etat genevois, car le bail qu'il vient de signer est assurément et tacitement pour plus de dix-huit mois.

 

Reste pour lui à imposer ses idées à travers une majorité dont il ne disposait pas au Conseil Administratif de la Ville de Genève. Reste pour lui à prouver tout le bien que l'on peut penser de lui. Reste pour lui à avancer, encore un peu plus.

 

Sauveur du PLR, il demeure une marque de fabrique des Radicaux, tout un symbole en soi, comme Genève !

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

(photo Keystone)

 

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25/05/2012

L’élection complémentaire du 17 juin 2012 ne changera rien, ne soyons pas naïfs !

Alors que nous avons reçu le matériel nécessaire aux votations prochaines, nous restons en attente de l'enveloppe consacrée à l'élection complémentaire d'un-e membre du Conseil d'Etat.

Ce scrutin fait suite à la démission, effective depuis le 29 février dernier, de M. Mark Muller, conseiller d'Etat chargé du département des constructions et des technologies de l'information (DCTI).

Je ne suis pas certain que cette élection rencontre un engouement populaire retentissant, tant aujourd'hui les enjeux ne sont assimilables qu'à un conflit de personnes, de partis, d'idéaux mais en aucun cas basés sur un programme envisageable à court terme.

Certes, les principaux candidats mènent campagne en nous proposant leurs engagements pour Genève, leurs désidératas managériaux ou encore leurs visions d'un monde nouveau. Affiches, tous ménages, flyers, beaux discours et sourires aux lèvres en battant le pavé, l'investissement minimum pour briguer un poste complémentaire mais sans envergure possible pour cette fin de législature.

Car l'intérêt principal de ce scrutin n'est pas là, sachant que l'élu-e n'aura en aucun cas le temps ni la possibilité de mettre en œuvre une quelconque politique novatrice. Le budget 2013 est d'ailleurs probablement sous clef dans ses grandes lignes, en lien avec le plan quadriennal et la crise économique que nous côtoyons, alors les beaux discours d'un jouvenceau ou d'une jouvencelle élu-e n'y changeront rien durant dix-huit mois.

Ce petit tour de chauffe ne fait partie que des préliminaires à l'année des hannetons que l'on devine au-delà de la fin du calendrier Mayas. Les véritables enjeux sont connus et nos politiques seront alors attendus au tournant dans un an, à travers leur bilan, à travers leur projet, à travers leur programme.

Et là, ni Nostradamus ni le calendrier Mayas ne peuvent prédire à qui appartiendra le nouveau monde.

 

 

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Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

25/04/2012

Michel Chevrolet, un petit diable chez les anges !

 

En ce 24 avril 2012 tu nous as quitté, subitement, seul, sans prévenir, sans publicité ni communication extravagante ou ciblée. Pas de tramway nommé Départ pour ce dernier envol.

 

Je ne pense pas que tu aies précipité ce dernier voyage, même s'il est prématuré, même s'il est si soudain. Il n'était pas prévu et c'est certain personne ne l'envisageait autour de toi. On ne meurt pas à 39 ans, on croque la vie même si elle est marquée de cicatrices.

 

Tu avais des projets plein la tête pour ton appartement, pour ta boîte de communication, pour Genève la ville de ton cœur. Tu visais haut, tu visais loin, tu visais grand pour notre cité, car si l'Argentine était ton pays de sang, Genève demeurait ton amoureuse.

 

Épicurien tu aimais la fête, les bons petits plats et les bons vins. Tu dévorais la vie, un peu trop vite parfois mais toujours pour aller plus loin, pour avancer, pour vivre tout simplement,  comme si tu craignais d'en perdre le souffle durant une seconde, une minute ou une heure.

 

Nous avons mangé ensemble il y a onze jours. Tu m'avais invité dans un estaminet de cette Vieille Ville que tu appréciais tant. Tu voulais le meilleurs pour tes amis, tu voulais le meilleurs pour tes proches, tu voulais le meilleurs pour ta ville et sa population. Durant ce repas, tu as tenté de me convaincre de ne jamais m'engager en politique, non pas que je n'en aie pas les compétences, mais parce que tu m'estimais trop droit, trop franc, trop libre aussi. Tu m'as invité à poursuivre mon blog de libre-penseur et pourquoi pas à écrire un livre. Tu voulais aussi que je rejoigne ton groupe de réflexion, pour voir Genève autrement, sans politicien. Je t'ai écouté, sagement, je t'ai répondu et nous avons trinqué à cette amitié qui était pourtant improbable il y a quelques années, nos chemins étant si différents, et pourtant nous avons bu ensemble ce midi là à la liberté de pensée.

 

On t'aimait ou l'on ne t'appréciait pas, il n'y avait pas de juste milieu envers toi. Un jour je t'ai dit qu'en politique si Stauffer était l'agitateur de la République, toi tu en étais l'amuseur. Tu as ri jaune, amuseur n'était pas de circonstance probablement. Pourtant, c'était un compliment car tu savais parler de tout avec humour tout en restant proche des gens, de leurs préoccupations, de leurs problèmes, de leurs attentes et de leurs idées aussi, tout en gardant ce rire communicatif qui résonne encore.

 

Il y a trois ans, je me suis retrouvé face à mes juges, une procédure disciplinaire administrative du Conseil d'Etat lancée et signée par deux Conseillers d'Etat sortants. Ils n'avaient pas aimés mes mots, ils n'avaient pas aimé mon ton, ils n'avaient pas aimé mes écrits, ils n'avaient pas aimé mes vérités. Cette lourde procédure, durant laquelle ma révocation avait été envisagée, n'a pas été simple à supporter, même si j'ai assumé mes actes, mes paroles et mes écrits, voire mes responsabilités. Si excuses il y a eu de ma part, on blesse parfois les hommes avec les mots, je n'ai jamais baissé les yeux face à l'adversité et tu as été le seul du monde politique à avoir pris ma défense, à avoir plaidé ma cause auprès de tes connaissances influentes. Ton aide, à ce moment de ma vie, m'a été précieuse et tu y as gagné mon amitié sincère.

 

On ne va plus refaire le monde, il est trop tard mais je sais aussi que tu es en paix maintenant, loin de quelques démons qui accompagnaient ta vie, comme si tu n'avais jamais eu le droit de vivre en paix, d'être reconnu, d'être apprécié pour ce que tu étais et pas pour ce que tu représentais.

 

Les anges vont rires un bon coup avec toi, de belles soirées en perspectives et je suis même certain qu'au paradis des petits diables il y a une place pour ta boulimie de rencontres, de découvertes et de projets, comme apprendre aux Saints à mieux communiquer avec nous par exemple, pauvres humains abandonnés que nous sommes et qui avons perdu brutalement un ami, un de ceux qui sont proches des gens et qui nous manquent terriblement aussitôt disparus !

 

Adieu Michel, Minet et Maïté qui t'embrassent !

 

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon

 

 

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10/04/2012

Le DSPE vit-il dans l'insécurité politique ?

 

Ce texte a été déposé par votre serviteur il y a deux ans avec un autre titre et sur un autre blog, et comme je trouve qu'il reste d'une actualité brûlante je vous le propose une nouvelle fois.

* * *

« J'aime  le sujet de l'insécurité, car il est d'actualité, il représente une crainte profonde de la population, de notre société et l'aborder c'est vouloir y trouver des solutions pour apporter des réponses aux attentes de nos concitoyens.

 

J'aime le sujet de la sécurité, car il doit devenir une véritable actualité, il représente l'avenir de notre population, de nos enfants, de notre société à travers les solutions qui seront proposées.

 

Ce qui a changé à Genève depuis septembre 2009, c'est que le thème de l'insécurité n'est plus seulement évoqué comme un sentiment, mais bien comme une réalité. Si les dernières élections municipales avaient effleuré le sujet, notamment pas Pierre Maudet, le renouvellement du Grand Conseil, puis du Conseil d'Etat genevois a clairement donné forme à cette insécurité. Il était temps, l'on ne pouvait pas rester plus longtemps dans le déni.

 

Lucidité ou courage politique, l'on ne saura jamais ?

 

Par contre, après avoir réussi à franchir ce pas, nos politiques doivent encore avancer, franchir un cap nouveau et poser les questions qui demeurent en veille.

 

Le devoir de réserve ne m'autorise pas à répondre ici aux interrogations déposées ci-dessous et qui m'ont été rapportées par mes amis, mais libre à vous de nourrir ce débat. Elles ne sont pas exhaustives, mais elles restent d'actualité et ont le mérite d'approfondir le thème choisi.

 

La sécurité qui doit vaincre l'insécurité :

 

  • A défaut de moyens en personnels policiers suffisants, ce qui est reconnu, ne faut-il pas un message politique global beaucoup plus fort, qui se devrait d'aller bien au-delà d'une opération de terrain ciblée et restrictive ?

 

  • Quelles sont les  véritables priorités cantonales et sécuritaires dans la politique choisie par nos élus et les hiérarchies ?

 

  • Les cambriolages, les vols à la tire, les délits et crimes avec violence ne doivent-ils pas aussi devenir des thèmes principaux pour restaurer la confiance de nos citoyens ?

 

  • Au delà de la prévention et des actions policières, qui ne seront jamais la solution entière aux problèmes existants car trop dépendantes d'une doctrine judiciaire insuffisamment déterminante actuellement, la sécurité globale ne doit-elle pas devenir un sujet prioritaire et parlementaire à la Berne fédérale ?

 

  • L'éducation et l'enseignement ne doivent-ils pas reprendre une place prépondérante dans la diffusion de nos valeurs historiques auprès d'une jeunesse déjà perdue dans une violence banalisée, voire normalisée par les médias et autres vecteurs, à travers le respect de l'humain, de la vie, du droit d'exister, de vivre en sécurité, en dénonçant à travers l'analyse et la compréhension les comportements illicites et répréhensibles ?

 

  • La première des solutions n'est-elle pas d'offrir une très grande visibilité policière et cantonale, sans parler de répression mais bien de prévention, comme il en avait été le cas à Genève lors des engagements policiers au déclenchement de la guerre du Golf (1990),  puis durant l'Euro08, avec une présence policière générale en nos rues ?


  • L'îlotage individuel tel qu'il est conceptualisé depuis 2003 n'est-il pas un échec qui n'a fait qu'éloigner le plus grand nombre des policiers de base de la rue, du citoyen, de la population, des commerçants, du rapport humain ?

 

Manque d'effectifs :

 

1)      A travers les modifications législatives apportées, soit une augmentation de la classe d'engagement des policiers, êtes-vous certains que les autres modifications apportées ne portent pas atteinte à un métier hiérarchisé organisationnellement dans l'ordre du commandement, comme par exemple la mise en application de la grille salariale étatique et son système rétrograde de promotion qui ne sert qu'à couler ce métier dans la fonction publique, elle-même sans grandes ambitions ?

2)      Le manque d'effectifs à la police genevoise est-il une raison suffisante pour limiter le champ d'action de nos pandores au seul centre-ville ?

3)     Est-ce un choix politique que de ne cibler que la ville de Genève à travers l'opération Figaro et/ou ses descendantes ?

4)      A quand une véritable redistribution des tâches avec les personnels à disposition et les partenaires liés à la sécurité, ce qui en toute logique est le premier pas vers l'optimisation des moyens humains ?

 

Et après :

 

1)      Ne doit-on pas réfléchir aujourd'hui, pour ne pas prendre une nouvelle fois dix ans de retard, sur la politique qui doit être menée à l'avenir, à travers un véritable programme d'éducation, de prévention, de responsabilisation civique ?

2)      Ne doit-on pas réfléchir aujourd'hui, pour ne pas prendre une nouvelle fois dix ans de retard, sur la politique qui doit être menée pour l'avenir, à travers une véritable volonté de maîtriser, d'anticiper l'éclosion de violences nouvelles, de délits sectoriels liés aux déplacements économiques des peuples, dans une société globalisante qui prône une ouverture des frontières, portes également ouvertes à l'arrivée de valeurs et de comportements aggravants qui ne doivent pas devenir les nôtres ?

3)     Ne doit-on pas réfléchir aujourd'hui, pour ne pas rester sur le quai une fois de plus, dans quelle société de demain nous voulons vivre, sécuritairement, environnementallement, économiquement, civiquement, humainement ?

Autant de questions pour lesquelles j'espère vous aurez quelques réponses. »

* * *

En ma qualité d'électeur, deux ans après je n'ai pas l'impression que des réponses suffisantes aient été apportées à ces interrogations, deux ans après je n'ai pas l'impression que le DSPE puisse politiquement y répondre, deux ans après je trouve que la situation sécuritaire ne s'est pas améliorée à Genève, deux ans après je trouve regrettable qu'aucun véritable dialogue ne puisse se produire entre un employeur et des hommes et des femmes de terrain qui se retrouvent quotidiennement aux carrefours de la misère humaine de notre société, et donc proches des problèmes de la population, et donc ceux de nos élus politiques.

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

02/04/2012

"Genève bouge" en attendant les hannetons !



"Genève bouge", ce qui pourrait être un slogan accrocheur pour le renouveau de notre canton n'est en fait qu'un constat d'échecs.

Échec d'une législature pour un pouvoir exécutif qui se devait d'être guidé par la collégialité, avec un éclatement de sa structure, de ses repères, de ses valeurs probablement à travers un plan quadriennal qui ne sera pas tenu, ni reconnu. Des problèmes institutionnels, politiques et parfois humains qui auront pris le dessus sur les objectifs réels et légitimement attendus.

Échec d'un Parlement qui a vu ses contre-pouvoirs exploser avec une redistribution des cartes qu'il n'avait pas envisagé. Une métamorphose du schéma politique classique qui n'aura pas permis au pouvoir législatif de travailler sereinement, les alliances d'un jour n'étant plus celles du lendemain, tant le positionnement de chacun des acteurs s'est dispersé, tout comme les idéaux de certains partis parfois.

Échec d'une Constituante qui à trop vouloir revisiter les écrits fondamentaux va se retrouver avec un projet qui s'est éloigné des aspirations et des besoins de la République, des Institutions et de l'humain, à travers des valeurs, des croyances, des visions du monde qui ne correspondent pas aux besoins identitaires de notre population face aux réalités sociétales.

Échec pour le plus grand parti genevois, qui voit en quatre ans son château de cartes d'écrouler jour après jour. Seul Olivier Jornot semble tenir un donjon dans lequel il devra tout reconstruire.

Échec pour un canton qui à force d'oublier d'en devenir égoïste se perd dans un projet d'une région Franco-Valdo-Genevoise où nos partenaires ne sont pas impliqués avec les mêmes besoins, avec les mêmes volontés, avec les mêmes enjeux, avec le même esprit.

A qui perd gagne Genève s'enlise dans la médiocrité, voulant sauver une image universelle sans se rendre compte que chaque jour elle perd un peu plus de son identité.

L'Esprit de Genève n'est pas mort, mais il doit retrouver son souffle très rapidement au risque de s'éteindre définitivement, tel sera le pari inévitable de la prochaine législature pour les jeunes loups qui se lanceront en politique !

 

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

 

 

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01/04/2012

Avec "Liberté" Genève compte un parti politique de plus !

 

Nous en avions parlé il y a deux ans, nous l'avons fait !

 

Le premier parti politique policier a été fondé ce samedi 31 mars 2012 à Genève. Réunis en assemblée à l'Hôtel Ramada, 87 policiers genevois provenant de tous les corps et 38 personnes sympathisantes ont validé les statuts et le Comité de Direction du nouveau parti politique genevois qui vient de naître sous le nom de « Liberté ».

 

Son logo est constitué d'une grenade bleue sur fond noir, le tout incrusté dans un losange à bordures argent, la doctrine qui le surplombe est « La lumière après les ténèbres ».

 

La mouvance prône le respect de la République et de ses maîtres fondateurs, la liberté, la laïcité, l'éducation des valeurs, le développement durable, l'intérêt du plus grand nombre et la sécurité pour tous dans un état social, égalitaire et humain.

 

Un communiqué de presse sera diffusé lundi 2 avril 2012 en fin de matinée afin de donner rendez-vous à la presse pour la présentation officielle qui se doit d'être réservée pour un tel événement.

 

Pour le Comité

Walter Schlechten

Secrétaire général de Liberté

 

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19/03/2012

"Ziki, Brigadier de la Cour au grand coeur"

Quand on est arrivé ce soir « Chez Maria », je ne t'ai pas remarqué seul à une table, je crois même que je ne t'aurais pas reconnu. Pourtant tu étais bien là, sans ton satané respirateur, avec une mine des beaux jours portée par une santé qui s'améliore un peu visiblement.

 

C'est toi qui es venu à nous. Je mangeais avec mes deux demoiselles quand tu t'es joint à notre table, ton verre de rouge à la main. On attendait notre boueuse, celle qu'on aime, servie au "Café de l'Union" avec une petite viande séchée du pays.

 

T'as refilé un billet de dix francs à la gosse, comme ça, juste pour lui faire plaisir, comme un papy avec ses petits enfants. Tu as trinqué avec nous et commandant la même chose et tu nous as offert ton grand cœur.

 

Toi le bourru, le grognard, le cocardier, le rouspéteur, tu nous as gratifiés d'un grand sourire. Puis tu nous as parlé du passé, de tes années au service de la République. Tes paroles étaient accompagnées d'un regard malicieux, tel celui d'un enfant qui raconte une histoire coquine.

 

Tes années à toi ce sont 1964 à 1994, des souvenirs du siècle passé que tu nous as clamés avec les mots d'aujourd'hui. Faut dire que tu as occupé un poste clef, presque honorifique, où la rigueur était de mise avec un soupçon d'entregent. Brigadier de la Cour tu as été, Brigadier des murs du Palais de Justice tu resteras.

 

Le procès de l'étrangleur à la cravate restera d'ailleurs pour toi le plus grand des débats. Ce Tunisien reconnu coupable de cinq assassinats avait été condamné en 1991 à la réclusion à vie lors d'un procès sans précédant pour Genève.

 

Des lois, des juges, des avocats et des hommes tu en as côtoyés. S'il y en a un que tu n'aimes pas c'est le Warlu, beau parleur qui te dérange, qui t'incommode, qui te regardait de haut. Il n'avait pas la prestance des autres, de ceux que tu admirais, de ceux avec qui tu taillais la bavette avec un bon verre. Certains avaient leur table réservée à l'année dans les bistros de la place du Bourg-de-Four, des seigneurs, des complices de la bonne table. Dominique Poncet était ton ami, Michel Halpérin ton confident.

 

Il y a aussi cette anecdote avec Barillon, où tu lui as fait remarquer que sa bavette blanche n'était plus immaculée et que cela ne se portait pas ainsi. Ta franchise coutumière a payé, il en a changé sur-le-champ, sans esclandre.

 

Et puis il y avait la politique, des hommes d'honneur que tu estimais, les Ruffieux, Dupont, Donzé, tous Conseillers d'Etat.

 

Et puis il y avait Monsieur le Chef de la Police, Jean-Robert, l'unique, le seul tu diras.

 

Et puis il y avait le foot, UGS et le FC Police.

 

Et puis il y avait les Vieux-Gren, ceux d'avant, ceux pour qui l'Amitié voulait tout dire.

 

Et puis il y a le temps qui passe et ce Brigadier de la Cour qui ouvre son cœur, comme ça, à quelques jours du printemps, juste pour parler, juste pour partager, juste par amitié.

 

Quel beau cadeau que cette amitié offerte mon Ziki, un moment de vie partagé autour d'un bon verre et des centaines de souvenirs, de ceux que je ne peux imager avec toi, de ceux que je découvre avec toi, de ceux que je comprends si bien, surtout quand tu nous dis que si c'était à refaire tu ne changerais rien, tu referais le plus beau métier du monde.

 

Honneur à toi Brigadier de la Cour.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

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29/02/2012

"Genève bouge"



"Genève bouge", ce qui pourrait être un slogan accrocheur pour le renouveau de notre canton n'est en fait qu'un constat d'échecs.

Échec d'une législature pour un pouvoir exécutif qui se devait d'être guidé par la collégialité, avec un éclatement de sa structure, de ses repères, de ses valeurs probablement à travers un plan quadriennal qui ne sera pas tenu, ni reconnu. Des problèmes institutionnels et humains qui auront pris le dessus sur les objectifs réels et politiques attendus.

Échec d'un Parlement qui a vu ses contre-pouvoirs exploser avec une redistribution des cartes qu'il n'avait pas envisagé. Une métamorphose du schéma politique classique qui n'aura pas permis au pouvoir législatif de travailler sereinement, les alliances d'un jour n'étant plus celles du lendemain, tant le positionnement de chacun des acteurs s'est dispersé, tout comme les idéaux parfois.

Échec d'une Constituante qui à trop vouloir revisiter les écrits fondamentaux  va se retrouver avec un projet qui s'est éloigné des aspirations et des besoins de la République, des Institutions et de l'humain, à travers des valeurs, des croyances, des visions du monde qui ne correspondent pas aux besoins identitaires de notre population.

Échec pour un canton qui à force d'oublier d'en devenir égoïste se perd dans un projet d'une région Franco-Valdo-Genevoise où nos partenaires ne sont pas impliqués avec les mêmes besoins, avec les mêmes volontés, avec les mêmes enjeux, avec le même esprit.

A qui perd gagne Genève s'enlise dans la médiocrité, voulant sauver une image universelle sans se rendre compte que chaque jour elle perd un peu plus de son identité.

L'Esprit de Genève n'est pas mort, mais il doit retrouver son souffle très rapidement au risque de s'éteindre définitivement, tel sera le pari inévitable de la prochaine législature.

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19/02/2012

Coûts des heures supplémentaires de la police, qui a intérêt à attiser une telle polémique ?

 

Ainsi donc les heures supplémentaires de la police sont en augmentation, ainsi donc les heures supplémentaires de la police ont un coût, pourtant :

 

J'ai souvenir d'une Commission des finances qui hurlait au sujet d'une prime demandée pour des heures supplémentaires effectuées.

 

J'ai souvenir d'une Cour des comptes qui fustigeait l'opacité du mode de compensation et de paiement des heures supplémentaires.

 

J'ai souvenir d'un Grand argentier qui désirait maîtriser ces coûts avec une Loi, des Règlements.

 

J'ai souvenir d'un Président de département qui expliquait déjà que le manque d'effectifs avait des répercutions sur les engagements opérationnels, et donc sur le nombre d'heures supplémentaires nécessaires.

 

J'ai souvenir d'un protocole d'accord signé, de l'entrée en vigueur d'une nouvelle Loi sur la police et d'un Règlement d'application.

 

J'ai souvenir que c'est l'employeur, sous la pression de la Commission des finances, de la Cour des comptes, du Parlement, qui a proposé :

 

  • Une modification de l'âge de la retraite, mettant au bénéfice d'un pont les plus touchés, sans opacité;
  • Un lissage de la grille salariale, sans opacité;
  • Des débours forfaitaires, sans opacité;
  • Des horaires annualisés, sans opacité;
  • Une compensation des heures supplémentaires de 25 % sur un jour de travail et de 100 % sur un congé, ce qui se rapproche le plus du MIOPE, sans opacité;
  • Un mode de récupération, puis de paiement des heures supplémentaires réglementé, sans opacité;
  • L'instauration d'un Piquet, pour des besoins opérationnels évidents, avec une compensation de 15 %, sans opacité;
  • Une fiscalisation de l'indemnité pour risque inhérent à la fonction, que les syndicats ont combattue en vain, le tord étant physique et moral, une imposition sans opacité.

 

Toutes ces modifications devaient, si je me souviens bien, apporter une grande clarté dans la gestion de la police, allant de ses engagements à ses budgets en passant par son mode de rémunération.

 

Aujourd'hui, nous citoyens constatons que nous avons des policiers avec un horaire annuel aux normes, des débours reconnus comme frais réels, un salaire d'une grande clarté, des prestations étatiques réglées par une Loi et des Règlements, une retraite adaptée aux règles fédérales.

 

Reste qu'une « réorganisation » de la police est prévue par le Département et une Cour des Comptes qui voudrait que ses recommandations inadaptées soient mises en application.

 

Reste un Grand argentier qui peut budgétiser tous ces frais sans opacité.

 

Reste le véritable problème du manque d'effectif et pour lequel le recrutement n'est pas encore une réussite, constat qui devrait faire dire à l'employeur qu'une redistribution du cahier des charges entre les divers partenaires serait plus efficiente qu'un hypothétique tsunami de personnel, qui aurait de facto un coût de gestion dont personne ne parle à ce jour.

 

Alors, à qui profite le crime, car les problèmes rencontrés par nos policiers ne sont pas en lien avec leur rémunération, mais bien avec des choix politiques, législatifs et administratifs. Aujourd'hui, les responsabilités sont donc politiques, pas policières.

 

Il est vrai que pendant que l'on parle de gros sous, on ne parle plus d'insécurité, mais sachant que la sécurité à un coût, tout comme la santé, qui a donc intérêt d'attiser une telle polémique ?

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

09:42 Publié dans Associations, Culture, Economie, Genève, Images, Médias, Police, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

24/01/2012

Genève, où es-tu ?

Genève, où es-tu !

 

Genève, tu es la ville la mieux gérée de Suisse, mais Genève je ne te reconnais plus.

 

Pourtant, il y a encore quelques années je t'imaginais conquérante, courageuse, ambitieuse, pragmatique, grande et belle avec un Esprit rayonnant.

 

Il y a quelques années, je t'espérais avec des valeurs sauvegardées, avec une image universelle, avec une capacité à t'offrir, à te proposer, à t'engager.

 

Il y a quelques années, je te voulais garante d'une neutralité reconnue, placée au centre des besoins, des espoirs, des attentes, engagée entre les décideurs et les voix des peuples qui gondent.

 

Il y a quelques années, je croyais que le développement durable de l'humanité se devait de passer par toi, comme un exemple, comme un gage de réussite, de progrès, de compromis, d'une prise de conscience universelle.

 

Il y a quelques années, je te dessinais avec un pont magnifique, une rade illuminée, des quais fleuris, des parcs verdoyants, des rues lieux de vie communautaire et des routes guides de nos déplacements à la croisée des destinées.

 

Genève, aujourd'hui je ne te reconnais plus, je ne te reconnais pas. Tu as perdu ton Esprit qu'une Constituante improbable, contestée, contestable, tente de retrouver entre les traverses d'une guerre des clans qui n'entrent pas en constitution.

 

Genève, tes valeurs, tes croyances, tes richesses, tes Grands Hommes avaient pourtant su construire les fondations solides d'une cité universelle, d'un canton reconnu comme un label de qualité, de fiabilité, de dialogue, de médiation, de sincérité, de paix.

 

Genève, où es-tu ?

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

11/01/2012

Désamorcer la bombe ... vite, très vite !

 

Ce qu'il a de bien en vacances, c'est qu'on a le temps, celui de lire, d'écouter, d'observer, de réfléchir et d'analyser.

 

Le conflit qui s'est ouvert entre les syndicats de police et le DSPE s'est rapidement transformé en bombe à retardement. A travers la détermination déployée, les policiers attendaient une réaction, celle du Conseil d'Etat. Elle vient de tomber.

 

Le Conseil d'Etat a exprimé son soutien total à Isabel Rochat, magistrate de tutelle de la police, prise à partie depuis le début de la semaine par le syndicat de la gendarmerie. Le Conseil d'Etat a annoncé qu'il a convoqué demain matin la hiérarchie de la police. Il va lui demander d'analyser la légalité des actions ou des menaces d'actions annoncées lundi par le syndicat.

 

Le Conseil d'Etat attend également de la hiérarchie de la police qu'elle fasse des propositions de sanction et de mesures destinées à rétablir l'ordre et la discipline au sein du corps de police, s'il s'avère que les actions votées lundi par les policiers ne sont pas conformes avec la loi. Pour mémoire, lors de l'assemblée générale de la gendarmerie, les policiers ont voté la grève des amendes, le refus d'effectuer des heures supplémentaires lors des jours de congé et la tenue d'une manifestation dans la rue.

 

Précisons encore que le Conseil va demander à la hiérarchie de la police de procéder à une analyse précise des revendications des représentants des policiers. Il se dit ouvert à tout dialogue constructif.

 

A la lecture de cette communication, je devine que la direction de la police va servir de fusible, tout comme l'écrit si bien Pascal Décaillet sur son dernier blog. Son analyse est d'ailleurs, et comme souvent, pertinente, je vous laisse en prendre connaissance :

 

http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2012/01/11/pol...

 

La réaction du Conseil d'Etat ne pouvait pas être autre. Sous le sceau de la collégialité le soutien clamé est logique. La responsabilisation de la direction de la police et l'éventuelle pénalisation des actions syndicales sont tactiques. L'analyse des revendications et le message d'ouverture à tout dialogue constructif sont la porte ouverte pour sortir d'une situation qui échappe à tous.

 

N'oublions pas qu'en moins de vingt-quatre heures nous avons lu Eric Bertinat sur son blog qui demande une rocade départementale au sein du Pouvoir Exécutif, ce qu'il a confirmé de vive voix sur Léman Bleu, suivi dans son raisonnement par René Longer et Eric Stauffer :

 

http://riton.blog.tdg.ch/archive/2012/01/09/police-le-con...

 

Ce jour, nous avons lu Vincent Maitre exiger sur son mur Facebook la démission du président du syndicat UPCP.

 

Une danse du scalp injustifiée, comme si, dans la situation que nous traversons, une tête qui tomberait maintenant permettrait aux autres de relever la leur, ou quand les illusions perdues sont à la recherche d'alibis.

 

  • Les syndicats espéraient être entendus du Conseil d'Etat, c'est fait.

 

  • Isabel Rochat attendait le soutien du Conseil d'Etat, c'est fait.

 

  • La hiérarchie de la police retrouve une technocratie perdue et les responsabilités qui vont avec.

 

  • Quelques voix se sont exprimées, sortant du bois, elles ont été entendues.

 

Rien n'est solutionné, des décharges ont été distribuées mais la bombe à retardement issue de ce conflit doit être désamorcée maintenant, car les dégâts collatéraux seraient bien trop nombreux si implosion il devait y avoir, et là le risque est grand.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

10/01/2012

Dialogue de sourds ou analyse aveugle de la situation ?

 

Cela devait se produire, cela s'est réalisé hier. Le conflit larvé entre les policiers et le DSPE a éclot. Cette fois ci, la situation est grave, et il ne s'agit pas d'un simple combat de personnes qui oppose la présidente d'un département et le responsable d'un syndicat, le mal est bien plus profond.

 

D'un côté, nous nous retrouvons avec une magistrate qui vient de perdre le contrôle de ses troupes, de la situation, des événements, de l'ordre républicain qui se devrait d'être légitimement établi. Si elle n'a pas encore perdu la face, c'est la crédibilité managériale de l'ensemble du DSPE qui est remise en cause ce matin. Ne doutons pas que le Conseil d'Etat incorpore va réagir et soutenir Isabel Rochat, mais la brèche est ouverte sachant que certains députés ou journalistes s'y sont déjà engouffrés.

 

De l'autre côté, nous constatons la présence de policiers déterminés car fâchés. Ils sont furieux et le font savoir, maladroitement probablement mais avec sincérité et unanimement à travers leur syndicat. Nos pandores en ont marre, ils sont fatigués, ils sont démotivés, ils sont consternés, mais surtout ils se sentent incompris et trop peu respectés.

 

Que trouvons-nous dans leurs revendications ; un meilleur salaire, une indemnité de plus, quelques jours de vacances supplémentaires ?

 

Que nenni, en ma qualité de citoyen, en écoutant et en observant l'actualité, je devine que les policiers genevois sont en attente de moyens, de légitimité, d'une image positive, de reconnaissance, de respect.

 

Des moyens car nos argoulets on besoin d'un soutien administratif, avec l'engagement jugé nécessaire de commis administratifs afin de les soulager de ces tâches qui les éloignent du terrain. Car nos policiers constate eux aussi la dégradation de la situation sécuritaire en rue, et ne peuvent décemment pas supporter celle-ci. Une véritable amélioration passe par l'augmentation drastique du nombre de procureurs et de juristes auprès du pouvoir judiciaire, ainsi qu'un accroissement important des places de détention afin que l'autorité pénale ne se retrouve pas pieds et poings liés. Tout ceci à un coût, celui de la sécurité de tous et cette question se doit de résonner en commission des finances, même si le plan quadriennal devait à en être modifié.

 

De légitimité car les gendarmes sont un maillon important de la chaîne sécuritaire, ils en souffrent par des engagements opérationnels très nombreux, imposés, et qui engendrent des heures supplémentaires. Celles-ci sont reconnues hiérarchiquement comme nécessaires au bon fonctionnement de l'institution afin que les missions premières de la police puissent être assurées. Le problème est que ces mêmes heures supplémentaires sont jugées insupportables par leur employeur, qui déclare ne pas comprendre la croissance de celles-ci. Faire toujours plus avec encore moins, pas certain que cette formule fonctionne encore.

 

D'une image positive car si la véritable solution au problème demeure une augmentation des effectifs policiers dans les trois corps, reste que le recrutement n'apporte pas les résultats escomptés. Alors que nous nous retrouvons en période de crise économique, alors que le salaire à l'engagement est intéressant, alors que ce métier comporte certes des contraintes mais qu'il demeure une formidable école de la vie, les postulants espérés ne sont pas présent au portillon. Ne faudrait-il pas alors poser les véritables questions à ces jeunes gens et leur demander entre autre pour quelles raisons ils ne choisissent pas la profession de policier. Sommes-nous face à un problème d'image ou un véritable phénomène de société où les jeunes ne s'engagent plus au service des autres ?

 

De reconnaissance car pour avoir discuté avec des amis policiers, je devine que ceux-ci n'ont plus de plan de carrière. Celui-ci a été réduit à néant par le lissage de leur grille salariale il y a deux ans, dernier cadeaux de la législature de Laurent Moutinot. Prendre du grade, des responsabilités et diriger plusieurs dizaines de collaborateurs pour une valorisation salariale proche du néant, c'est plonger la police dans le grand bain de la fonction publique et de tous ses travers.

 

Une erreur de plus qui est probablement venue nourrir ce fort sentiment d'irrespect de la fonction, d'un métier d'autorité et donc des hommes et des femmes qui s'y attèlent tous les jours.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.