15/11/2011

Empathie, dans la peau d'un flic.

« Ce matin encore je me suis réveillé avec de forts sentiments. Ils m'habitent depuis des mois, comme s'ils avaient élu domicile, juste pour me troubler. Ils sont indéfinissables globalement car constitués d'un mélange de ressentis.

 

J'y trouve de l'incompréhension car je ne saisi pas sur quel chemin nous nous engageons. Nous étions censés emprunter une voie nouvelle, je ne la devine pas et aucun signal d'orientation ne vient aiguiller ma route.

 

J'y trouve de la colère car je me rends compte qu'il n'est pas possible de se reposer sur les idées des autres, de ceux notamment qui ne connaissent pas le sujet, qui ne pratiquent pas, qui observent sans apprendre, qui regardent sans comprendre, qui décident sans la lucidité nécessaire.

 

J'y trouve de la tristesse car ceux qui paient le prix de cette situation sont des innocents, des inconnus mais des proches aussi, des gens qui n'ont pas demandé à vivre dans une société aussi rude, même si la crise est là, le bien-vivre ici doit rester un pilier sociétal.

 

J'y trouve de la peur car lucide de la situation, où même nous ne sommes plus protégés, car en danger permanent face à l'inconnu et la non maîtrise du sujet, pour la population, pour nos familles, pour notre intégrité aussi.

 

J'y trouve du dégoût car à force de ne pas être écouté, l'impuissance de nos émotions prouve que nous ne sommes qu'une souche négligeable de la population aux yeux des observateurs, des soldats de la paix juste là pour obéir, sans réfléchir au sens de leur mission, sans analyser les résultats de leurs interventions, sans réaction face au manque d'attractivité des politiques menées.

 

J'y trouve de la terreur face aux horreurs constatées, commises pas des hommes sans scrupule, sans valeur, sans pitié, sans avenir souvent mais sans barrière égallement.

 

J'y trouve de la fureur car les promesses d'hier ne sont pas tenues, le respect attendu et les changements espérés ne sont que des mots qui demeurent lettres mortes.

 

Tous les matins je me confronte donc à la coupure avec mes émotions, car à l'aube je n'y trouve ni joie, ni surprise, ni tranquillité, éléments au combien importants à vivre au travers de nos émotions, juste pour partir travailler sereinement, sans craindre pour l'autre, sans craindre pour mon collègue, sans craindre de ne pas être à la hauteur des attentes de notre société face à la gangrène qui ronge nos rues.

 

Je suis gendarme, je suis policier, je suis flic, je suis argoulet, je suis indigné. »

 


Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

 

08/11/2011

Genève doit entrer en guerre contre l'insécurité, la criminalité, les incivilités, afin que nos valeurs redeviennent les piliers de notre société.

« Encore un fait-divers à Genève, un de plus. A travers une banalisation de la violence, des statistiques, des victimes, des effets collatéraux, des craintes et des inquiétudes réelles des citoyens de ce canton, c'est notre société qui meurt à petit feu.

 

Ce soir, un homme va probablement mourir, pour avoir reçu une balle dans la tête à la sortie d'une Migros. Règlement de compte, jalousie, mafia, drogue, argent, acte gratuit et crapuleux ou meurtre banal dans une société qui a perdu tous ses repères à travers la disparition de ses valeurs ?

 

Nous ne pouvons plus continuer ainsi, l'indolence politique doit cesser et les responsabilités ayant engendré ce chaos doivent être mises en évidence. Il faut oser, il faut dénoncer, il faut critiquer, il faut changer, il faut se révolter et dire stop à la violence, à l'insécurtié.

 

- Oser relever l'indolence politique sur les véritables problèmes liés à l'insécurité.

 

- Dénoncer les incompétences stratégiques à travers les priorités accordées.

 

- Critiquer l'insouciance de nos élus qui s'endorment une fois certaines élections passées.

 

- Changer de ton, de comportement, d'attitude, de méthode, de vision d'avenir pour redonner vie à notre canton.

 

- Se révolter car il n'est plus admissible que la population de cette ville, de ce canton, aie peur d'envoyer son enfant faire une course dans un supermarché sans craindre pour sa sécurité, son intégrité, sa vie.

 

- Se révolter encore car il n'est plus tolérable que nos hôtes se fassent détrousser, voler, spolier, abuser.

 

- Se révolter ensuite car il n'est plus acceptable d'entendre dire que nous ne pourrons jamais revenir en arrière, que c'est la société qui change, que dans d'autres grandes villes c'est pire, que c'est la faute de l'autre.

 

- Se révolter toujours car les responsables de cette catastrophe sociétale sont les mêmes qui décident de quoi demain sera fait, alors qu'aujourd'hui est déjà un gouffre ce qui nous est insupportable.

 

- Se révolter enfin car il n'est pas envisageable d'imaginer que la sécurité de demain puisse être menée par des milices, privées ou citoyennes, en lieu et place d'une police forte, déterminée et déterminante. Il en va de la survie de la démocratie.

 

Mais pour cela il faut du courage ;

 

-         Courage politique d'admettre ses erreurs

-         Courage judiciaire d'entendre les clameurs

-         Courage hiérarchique d'écouter les acteurs

-         Courage citoyen de dire « stop à la violence » et de se révolter

 

Le canton de Genève doit entrer ne guerre contre l'insécurité, contre la criminalité, contre les incivilités, contre la perte par assassinat de nos valeurs qui ont pourtant fondé cette société, par devoir de mémoire envers nos anciens qui ont lutter pour la sauvegarde de nos libertés, par instinct de survie pour que nos familles puissent vivre en paix et par respect pour l'avenir de nos enfants, car demain peut être un jour nouveau si volonté il y a de se révolter, et d'oser enfin. »

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

« N'est-il pas étrange de nous voir défendre plus farouchement nos erreurs que nos valeurs ? »

Khalil Gibran

 

 

03/11/2011

"Laurent dit Perquouette, l'homme blessé."

« Hier tu étais là, assis devant moi, tes béquilles posées à tes côtés. Ton visage était  boursouflé, ta peau couleur écarlate, tes yeux lourds et abattus, ton regard éteint, tes cheveux secs et ton haleine fétide, mais sur le fond, tu n'as pas véritablement changé physiquement.

 

La preuve, je t'ai de suite reconnu la semaine dernière quand je t'ai retrouvé paumé au milieu des toxicomanes de la place, toi qui ne touche pas aux produits. Certes tu es devenu un alcoolique, certes ta vie et tes nuits sont guidées par la divine bouteille, mais comme tu le dis si bien, la drogue c'est de la merde. Mais voilà, c'est au centre de ces gens dépendants que tu trouves encore un semblant de vie sociale, au milieu de menteurs, des voleurs, des arnaqueurs, des amis d'un jour, des ennemis d'une nuit.

 

Quand je te regarde, il me revient des souvenirs d'enfance, des souvenirs d'adolescence, des souvenirs professionnels aussi au moment où tu occupais si souvent nos services. Et pourtant, toi et moi le savons bien, au lus profond de ton être c'est un enfant malheureux qui sommeille encore.

 

Nous avons quelque points communs, fils de flics, enfants d'Onex, fans du SFC, et une certaine fierté d'être un gamin de Genève. Si nous n'avons pas eu les mêmes chances dans la vie, ni la même éducation, ni les mêmes parcours, ni les mêmes faveurs, ni les mêmes embûches, nous sommes restés des amis qui se respectent mutuellement car nous avons encore bien des valeurs en commun.

 

Je sais que pour toi, car tu me l'as souvent dis, je suis un exemple, un modèle, mais sache Laurent qu'à mes yeux tu as bien plus de mérites que moi, car à travers tous les obstacles qui sont venus broyer ta vie, ta famille, tu arrives encore à survivre, à ressortir la tête de l'eau. En t'offrant ce café hier, et une écoute attentive, c'était pour mieux de donner un coup de pied au cul, une baffe salvatrice à la vie de merde dans laquelle tu sombres, pour que tu te réveilles par orgueil, par haine de l'injustice sociale, par amitié aussi.

 

Handicapé lourdement d'une jambe, alcoolique, colérique, instable, bagarreur, rentier AI, sdf depuis peu, sans famille, sans ami, sans richesse, ce matin au moment où je t'ai revu, tu m'as dit que tout ce qu'il te restait c'était ta carte d'assurance maladie, telle une bouée qui te rattache encore à la vie.

 

Ce soir, tu es à nouveau perdu, désespéré, révolté, enivré. Tu traînes ta patte douloureuse car un vaurien t'a volé tes cannes anglaises la nuit dernière, alors que tu t'étais endormi en rue au travers de volutes alcooliques. Ce soir tu vas à nouveau dormir dans une allée ou dans un parking car tu refuses d'aller à l'Armée du Salut, un miroir trop moche d'une vie qui ne te plaît pas. Ce soir tu vas probablement souhaiter la mort à tous tes ennemis, mais aussi que la vie s'arrête pour toi avant l'aube, car tu es fatigué, tu es en bout de course, presque en fin de vie.

 

Mais la vie n'est pas aussi moche que tu veux bien le croire Perquouette, la vie est une joie, pas pour ce qu'elle nous apporte, mais bien pour ce que l'on peut amener aux autres, et tu as encore beaucoup à donner, à offrir. Il y a surtout tout cet amour que tu n'as jamais reçu et que tu rêves encore de partager.

 

Alors si tu veux que demain je t'aide en te donnant un deuxième coup de pied au cul, et plus encore, chasse tes démons, sors des ténèbres, montre à la société que tu en as l'envie, le besoin, que tu veux enfin mettre un pas devant l'autre pour avancer, sans avoir besoin de te retourner honteusement sur un passé que tu cherches irrémédiablement toutes les nuits à oublier dans l'alcool, la violence et la peur du lendemain. »

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

01/11/2011

Quand la démocratie est attaquée par des nations devenues aveugles, en allant à l'encontre de la Paix !

Lundi, la Palestine est officiellement et démocratiquement devenue membre à part entière de l'UNESCO. Ce qui devait être un grand pas vers la paix est devenu depuis ce jour un nouveau défit pour les organisations onusiennes.

 

Si la position de la Suisse lors de ce vote, qui s'est contentée de s'abstenir, n'a pas été glorieuse pour notre pays, terre qui se veut esprit de paix dans le monde, celle des États-Unis n'est pas plus belle. Ce pays, gendarme du monde, a voté contre cette adhésion et déçu du résultat démocratique les USA viennent de suspendre le versement de 60 millions de dollars en faveur de l'UNESCO, un affront à la démocratie. Une décision qui se veut « automatique » mais qui ressemble bien à une sanction d'influence.

 

Pire encore, ce jour nous apprenons qu'Israël, qui vient d'essuyer un revers politique certes, prend des mesures de rétorsion en accélérant ses implantations en Cisjordanie, tout en gelant à titre provisoire le transfert de fonds destinés à l'Autorité palestinienne, qui servent pourtant au bon fonctionnement des institutions palestiniennes.

 

Des sanctions inadmissibles qui ne respectent en aucun cas une décision démocratique, source d'espoir de paix au Proche-Orient. Les intérêts discutables de certain pays rendent les hommes aveugles et plonge une nouvelle fois cette partie du monde dans la crise.

 

Ces gens de mauvaise volonté accélèrent la destruction du processus de paix, qui était pourtant en route. Ils vont à l'encontre de la paix des hommes, mais surtout ces décideurs et ces nations bafouent les fondamentaux de l'UNESCO, ses valeurs, ses objectifs et sa mission première qui est de contribuer à la construction d'une culture de paix, à l'éradication de la pauvreté, au développement durable et au dialogue interculturel à travers l'éducation, les sciences, la communication et l'information, et bien plus encore.

 

Comme le rappelle si bien le préambule de l'Acte constitutif de l'UNESCO, les guerres prenant naissance dans l'esprit des hommes, c'est dans l'esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix.

 

Au delà des guerres, des conflits, des religions, des croyances, des intérêts politiques ou économiques, l'humain et la paix doivent demeurer les priorités des débats. C'est l'humantié entière qui est souillée ce soir.

 

J'espère que demain, au banc des nations, des voix s'élèveront contre ces mesures de rétorsion, ces sanctions, en criant vigoureusement que la démocratie ne doit pas être bafouée, afin d'aider l'UNESCO à réaliser sa tâche qui s'annonce déjà insurmontable, même dans l'intérêt des hommes.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

http://www.unesco.org/new/fr/unesco/

 

30/10/2011

New York - Kigali, sans escale !

Elle est là, en bas de cette passerelle, un peu perdue, comme une enfant dans un grand aéroport. Elle hésite, recule puis avance enfin avant de monter une à une les marches qui la conduisent dans l'antre de ce Phénix flamboyant, lui qui de ses ailes majestueuses va lui faire traverser les mers et les océans.

 

C'est un grand voyage, un ultime moyen de trouver les réponses à ses questions, une dernière tentative pour entrer en communication avec les ombres qui hantent ses nuits et nos rues. Elle part à la recherche de solutions qui n'illuminent plus ses rêves.

 

En allant chercher les extrêmes, elle trouvera probablement des réponses, mais seulement à ses doutes personnels, en aucun cas aux problèmes qui rongent ses incertitudes. Car c'est bien là qu'il faut trouver une riposte, car la situation est grave. On le sent, la fin est proche et le nid de branches aromatiques et d'encens est en construction, et si ce bûcher est bientôt prêt c'est que le temps joue contre elle.

 

Nul ne sait aujourd'hui si les flammes d'un soleil nouveau sauront lui redonner la lumière nécessaire pour sortir des ténèbres, et ainsi sauver les siens, mais du haut de la statue de la Liberté à New York ou du plus profond des faubourgs de Kigali, il doit bien exister une lueur d'espoir dans les yeux d'une enfant, telle une petite fille rassurée qui serait prénommée Sécurité.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

 

28/10/2011

Les douze questions qui dérangent !

 

Si vous ne savez pas quoi faire ce week-end, sachant que nous allons gagner une heure de réflexion, je vous invite à répondre à ces douze questions par Oui ou Non :

 

 

1)      La Suisse doit-elle adhérer à la Communauté Européenne ?

 

2)      La Suisse doit-elle revaloriser sa neutralité perpétuelle ?

 

3)      La Suisse doit-elle limiter l'immigration ?

 

4)      La Suisse doit-elle engendrer un service civil citoyen ?

 

5)      La Suisse doit-elle donner le droit de vote communal aux étrangers enregistrés ?

 

6)      La Suisse doit-elle continuer les renvois forcés d'étrangers qui doivent quitter la Suisse ?

 

7)      La Suisse doit-elle appliquer plus sévèrement l'art. 42 du CCP (sursis), si la peine ferme semble nécessaire pour détourner l'auteur d'autres crimes ou délits ?

 

8)      La Suisse doit-elle avoir une caisse assurance-maladie obligatoire unique ?

 

9)      La Suisse doit-elle exiger des bénéficiaires d'une allocation chômage des travaux d'intérêts généraux ?

 

10)  La Suisse doit-elle posséder une police fédérale de maintien de l'ordre ?

 

11)  La Suisse doit-elle dépénaliser la consommation de drogues ?

 

12)  La Suisse doit-elle redevenir le premier quotidien genevois ?

 

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

 

point d 'interrogation sur le clavier photo

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20/10/2011

Pourquoi la dépénalisation des stupéfiants est une hérésie !

Que la commission mondiale pour la politique des drogues préconise la dépénalisation des drogues par la voix de Mme Ruth Dreifuss, ancienne Présidente de la Confédération suisse, est une chose. Que cette instance se base sur son rapport de juin 2011 en est une autre, mais que le bon sens ne vienne pas nourrir les fondamentaux de cette analyse est inquiétant pour l'avenir de notre société et de nos enfants.

 

Ainsi donc la guerre mondiale contre les drogues a échoué, avec des conséquences dévastatrices pour les hommes et pour les sociétés du monde entier ;

- La guerre mondiale contre les drogues, ah bon. J'ignorais qu'un tel combat, digne d'une bataille universelle que l'on veut gagner, avait été mené au plan mondial. J'ignorais aussi que la gagne passait pas une victoire totale, alors que bien des petits combats sont vainqueurs au quotidien dans cette lutte menée par les soldats de nos valeurs.

- Rendre les armes ainsi, sans vouloir combattre plus en avant, plus loin, plus profondément, en usant de stratégies nouvelles mais sans reddition, c'est donner gain de cause à l'adversaire, c'est le renforcer dans ses convictions profondes que le crime paie, que la drogue fait vivre et que les valeurs de ces grandes mafias sont plus fortes que celles de notre société.

- Jamais notre population ne devrait avoir l'ombre d'un doute au sujet de cette guerre qui doit être menée contre les stupéfiants, contre ceux qui cultivent, contre ceux qui fournissent, contre ceux qui trafiquent, contre ceux qui sont corrompus par ce fléau, contre ceux qui sont dépendants de ce vice, car la drogue est la gangrène sociétale de ce siècle.

- Il est "heureux" dans ce malheur de se rendre compte que les conséquences sont dévastatrices pour les hommes et pour les sociétés du monde entier, mais ce n'est pas cet embryon de guerre qui en est la cause, mais bien la drogue et tous ses dommages collatéraux. Il ne faut pas lutter contre la guerre, mais contre la drogue. Aucun combat n'est simple à gagner, mais se rendre sans y avoir mis toutes ses forces, c'est mourir en léguant une société sans avenir à nos enfants.

 

 

Ainsi donc il faut mettre un terme à la criminalisation, à la marginalisation et à la stigmatisation des consommateurs de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui ;

- A ce jour, je ne connais aucun consommateur de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui, seules les personnes totalement sevrées ont gagné ce pari fou, celui de vaincre la drogue et ne plus nuire à son entourage, à ses proches surtouts, à sa famille en premier bien souvent.

- La marginalisation et la stigmatisation ne proviennent en aucun cas de la criminalisation de la consommation de drogue, mais bien de la consommation de ces substances illicites qui engendrent une désocialisation totale de l'être, une perte des valeurs et du respect de soi-même. Seul le produit compte et induit des comportements stigmatisant, puis la marginalisation au regard d'une société où le consommateur ne s'implique plus.

- Une aide, un accompagnement, un suivi avec des objectifs qui passent par la revalorisation de l'humain, de ses valeurs, des ses repères est le minimum que l'on puisse offrir à tout consommateur qui fait vœux de sortir de cette déchéance humaine. Un appui thérapeutique devient alors souffle de vie avec des produits de substitutions adéquats.

- Malheureusement, bien souvent l'appel du manque demeure plus fort que la cure, et le toxicomane replonge de plus haut pour s'évader un peu plus dans ses nébuleuses. Les marchés parallèles sont ainsi alimentés pour répondre à cette demande, avec un trafic sans cesse innovant, dans les moyens, dans les produits proposés et avec l'avènement des drogues de synthèse.

 

 

 

Ainsi donc il faut rejeter les idées préconçues sur le trafic, la consommation et la dépendance au lieu des les renforcer ;

- Une énumération de ces idées préconçues serait intéressante, même si le nerf de la guerre n'est pas là. Peu importe l'idée, elle germe de nos valeurs, de nos repères, de notre vision du monde qui en seront les guides. C'est bien là qu'il faut travailler en amont, retrouver des valeurs qui ont su, par le passé, faire avancer notre société en luttant contre les fléaux dévastateurs qui se sont succédés.

- Quelles valeurs accordons-nous à la drogue, au trafic, à la consommation de celle-ci et de la dépendance qui en résulte inévitablement pour les drogues dures ?

- Quels repères sociétaux prêtons-nous à la drogue, au trafic, à la consommation de celle-ci et de la dépendance qui en résulte inévitablement ?

- Quelle vision du monde offrons-nous face à la drogue, au trafic, à la consommation de celle-ci et à la dépendance qui en résulte ?

- Les solutions pour une approche nouvelle passent indéniablement par les réponses obtenues à ces questions. Il en va de l'avenir de notre société.

Ainsi donc il faut encourager l'expérimentation par les gouvernements de modèles de régulation légale des drogues, de manière à réduire le pouvoir du crime organisé et à protéger la santé et la sécurité des citoyens ;

- Quelle naïveté que celle de croire que qu'un modèle de régulation légal et gouvernemental viendrait réduire le pouvoir du crime organisé et qui plus est protéger la santé et la sécurité des citoyens.

- Le crime organisé se réorganisera avec des substances nouvelles, dont l'attrait et probablement la spécificité feront que le marché parallèle, le trafic, demeureront avec le risque que la rareté des produits illicites proposés fasse grimper les prix de ceux-ci.

- La libéralisation à travers une distribution étatique, pharmaceutique, médicale a déjà été testée avec la méthadone. Ce produit est une aubaine lors d'un traitement, mais il est bien souvent détourné de l'usage personnel et individuel prévu, pour réapparaitre sur le marché parallèle. Il en va de même avec de nombreux médicaments prescrits, tel le Dormicum. C'est alors l'Etat, les pharmaciens et les médecins qui alimentent ce marché parallèle de substitution, un comble pour qui veut contrôler ladite distribution.

 

Ainsi donc cette recommandation s'applique particulièrement au cannabis, pour d'autres drogues il faudrait encourager également d'autres expériences en matière de dépénalisation et de réglementation capables d'atteindre les mêmes objectifs.

 

La politique des drogues menée à ce jour aurait eu comme effets pervers :

 

1. Le développement d'un « gigantesque marché noir criminel » financé par les bénéfices exponentiels générés par la satisfaction de la demande internationale en drogues illicites.

- Si indéniablement le "gigantesque marché noir criminel" diminuerait à l'aube d'une légalisation, les drogues nouvelles et alors illicites, de synthèse probablement, viendraient rapidement inonder un nouveau marché gris criminel.

- La satisfaction de la demande internationale en drogues n'est que la résultante du marché, de l'offre et de la demande. La question ne se pose pas en capacité de fournir étatiquement le produit, mais bien de déterminer les conditions et les habitudes des consommateurs. Le malaise sociétal est une des causes importantes de l'augmentation des abus, il faut là aussi rechercher les causes de ces addictions.

 

2.  D'importants errements politiques, résultant des ressources allouées au financement d'un vaste système de répression contre ce marché criminel.

- La répression contre ce marché criminel a un prix, mais il est aussi possible d'envisager autrement le financement de cette lutte, les saisies judiciaires pourraient par exemple venir financer ce combat. L'argent de la drogue contre la drogue.

- C'est un faux débat, les premières économies ne doivent pas venir aider à une augmentation de l'insécurité en attaquant les budgets de la sécurité.

 

3.  Le déplacement géographique, aussi appelé « effet ballon », dû au changement des régions de production dans le but de contourner les mesures répressives.

- Les mesures répressives contre les régions de production, alors que nous savons tous que ce sont les gouvernements de ces pays qu'ils faut mettre au pas, devant le fait accompli des décisions issues de nos valeurs, de nos repères sociétaux, de notre vision du monde. Le trafic de drogue doit être poursuivi dans l'ensemble de son œuvre, la corruption aussi.

 

4.  Le changement de substance, ou le passage des consommateurs à d'autres substances lorsque leur drogue habituelle devient difficile à obtenir, par exemple suite à des mesures de répression.

- C'est bien là que se trouve le problème sociétal actuel rencontré en occident, mais ce n'est pas les mesures répressives qui en sont la cause majeure, mais bien l'augmentation de l'offre, des produits, des mélanges possibles, du détournement de médicaments de leur usage premier à l'arrivée de nouvelles drogues de synthèse.

- C'est là aussi les véritables raisons de ce comportement en toxicomanie qui doit être analysé, car si mélange il y a, la désintoxication deviendra quasi impossible.

 

5.  La stigmatisation, la marginalisation et l'exclusion sociale des toxicomanes.

- A ce jour, je ne connais aucun consommateur de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui, seules les personnes totalement sevrées ont gagné ce pari fou, celui de vaincre la drogue et ne plus nuire à autrui, à ses proches surtouts, à sa famille en premier bien souvent.

- La marginalisation et la stigmatisation ne proviennent en aucun cas de la criminalisation de la consommation de drogue, mais bien de la consommation de ces substances illicites qui engendrent une désocialisation totales de l'être, une perte des valeurs et du respect de soi-même. Seul le produit compte et induit des comportements stigmatisant, puis la marginalisation au regard d'une société ou le consommateur ne s'implique plus.

- Une aide, un accompagnement, un suivi avec des objectifs qui passent par la revalorisation de l'être, de ses valeurs, des ses repères est le minimum que l'on doit offrir à tout consommateur qui fait vœux de sortir de cette déchéance humaine. Un appui thérapeutique devient alors souffle de vie avec des produits de substitutions adéquats.

- Malheureusement, bien souvent l'appel du produit demeure plus fort que la cure, et le toxicomane replonge de plus haut pour s'évader un peu plus. Les marchés parallèles sont ainsi alimentés pour répondre à cette demande, avec des trafiquants sans cesse innovant, dans les moyens, dans les produits proposés avec l'avènement des drogues de synthèse.

 

 

http://www.idpc.net/sites/default/files/library/Global_Co...

 

Les réalités de la toxicomanie sont bien complexe, de la demande et de l'offre perpétuelles, des contraintes physiques et psychiques des cures et autres prescriptions régulées qui ramènent si souvent le drogué à une consommation parallèle à son traitement.

Pour moi, la politique des quatre piliers n'est pas aboutie en Suisse à travers ses priorités, mais elle demeure la seule solution envisageable pour l'instant.

Malheureusement et à ce jour, l'encadrement sanitaire par la réduction des risque est insuffisant - La prévention est inadaptée aux réalités - Les thérapies sont souvent incontrôlées, ouvrant ainsi le marché gris - La répression est sans effet sachant que les peines encourues demeurent minimes et donc en aucun cas dissuasive. Mais tous ces éléments sont issus de choix politiques. S'il le faut, j'y reviendrai dans un prochain texte. 

Je vous en rappelle les fondamentaux des quatre piliers :

Le pilier « prévention » contribue à la réduction de la consommation de drogues en évitant que les gens ne se mettent à en consommer et ne développent une dépendance.


Le pilier « thérapie » contribue à la réduction de la consommation de drogues en permettant de sortir d’une dépendance ou à en préserver la possibilité. Elle contribue en outre à la promotion de l’intégration sociale et de la santé des personnes traitées.

Le pilier « réduction des risques » contribue à minimiser les effets négatifs de la consommation de drogues sur les usagers et – indirectement – sur la société en rendant possible une consommation entraînant moins de problèmes individuels et sociaux.

Le pilier « répression et régulation du marché » contribue, par des mesures de régulation servant à appliquer l’interdiction des drogues illégales, à réduire les effets négatifs de la consommation de drogues.

La dépénalisation ne représenterait qu'un désastre humain de plus, un signe fort de la perte des valeurs de notre société, de nos repères, dans une société justement à la recherche de celles-ci car disparues à travers une vision du monde utopique de nos politiques de gauche. Mais si la droite veux si mettre aussi, pas de problème, après il faudra en assumer les conséquences mais je ne suis pas certain que nos aînés la suive sur ce chemin là. Par contre, ce jour lors de ma pause de midi, je me suis rendu vers la gare de Cornavin auprès d'une demi-douzaine de toxicomanes qui ont touché à toutes les drogues de la place de Genève ces dix dernières années, et je leur ai posé cette simple question : "d'homme à homme, et pour l'avenir de nos enfants, êtes-vous pour la dépénalisation des drogues dures ?"

 

Les réponses ont été franches, sans équivoque et unanimes : "NON"

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

19/10/2011

Dépénalisation des drogues, ou comment des experts de la commission mondiale pour la politique des drogues, dont Mme Ruth Dreifuss, vont assassiner l'avenir de nos enfants !

Il y a des jours où je préférerais ne pas me réveiller pour prendre connaissance des dernières informations. Il y a des jours où je me demande si les décideurs de ce monde ont une quelle conque expérience humaine des sujets dont ils traitent.

 

Ainsi donc la commission mondiale pour la politique des drogues préconise la dépénalisation des drogues par la voix de Mme Ruth Dreifuss, ancienne Présidente de la confédération suisse ;

 

Ainsi donc la guerre mondiale contre les drogues a échoué, avec des conséquences dévastatrices pour les hommes et pour les sociétés du monde entier ;

 

Ainsi donc il faut mettre un terme à la criminalisation, à la marginalisation et à la stigmatisation des consommateurs de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui ;

 

Ainsi donc il faut rejeter les idées préconçues sur le trafic, la consommation et la dépendance au lieu des les renforcer ;

 

Ainsi donc il faut encourager l'expérimentation par les gouvernements de modèles de régulation légale des drogues, de manière à réduire le pouvoir du crime organisé et à protéger la santé et la sécurité des citoyens ;

 

Ainsi donc cette recommandation s'applique particulièrement au cannabis, pour d'autres drogues il faudrait encourager également d'autres expériences en matière de dépénalisation et de réglementation capables d'atteindre les mêmes objectifs.

 

La politique des drogues menée à ce jour aurait eu comme effets pervers :

 

1. Le développement d'un « gigantesque marché noir criminel » financé par les bénéfices exponentiels générés par la satisfaction de la demande internationale en drogues illicites.

 

2.  D'importants errements politiques, résultant des ressources allouées au financement d'un vaste système de répression contre ce marché criminel.

 

3.  Le déplacement géographique, aussi appelé « effet ballon », dû au changement des régions de production dans le but de contourner les mesures répressives.

 

4.  Le changement de substance, ou le passage des consommateurs à d'autres substances lorsque leur drogue habituelle devient difficile à obtenir, par exemple suite à des mesures de répression.

 

5.  La stigmatisation, la marginalisation et l'exclusion sociale des toxicomanes.

 

http://www.idpc.net/sites/default/files/library/Global_Co...

 

Ce sont donc notamment ces raisons qui poussent ces "experts" à tenir un discours aussi ouvert, aussi permissif, aussi irresponsable car ne tenant pas compte des réalités de la toxicomanie, de la demande et de l'offre perpétuelles, des contraintes physiques et psychiques des cures et autres prescriptions régulées qui ramènent si souvent le drogué à une consommation parallèle à son traitement.

 

Je vous laisse à vos réflexions chers lecteurs, la mienne sera publiée dans mon prochain billet, car là ma colère est grande face à l'irresponsabilité des hommes et des femmes qui préconisent la dépénalisation des drogues, sachant que si la politique des quatre piliers n'est pas aboutie à travers ses priorités, elle demeure la seule solution envisageable pour l'instant. Je vous en rappelle les fondamentaux :

 

Le pilier « prévention » contribue à la réduction de la consommation de drogues en évitant que les gens ne se mettent à en consommer et ne développent une dépendance.


Le pilier « thérapie » contribue à la réduction de la con sommation de drogues en permettant de sortir d’une dépendance ou à en préserver la possibilité. Elle contribue en outre à la promotion de l’intégration sociale et de la santé des personnes traitées.

Le pilier « réduction des risques » contribue à minimiser les effets négatifs de la consommation de drogues sur les usagers et – indirectement – sur la société en rendant possible une consommation entraînant moins de problèmes individuels et sociaux.

Le pilier « répression et régulation du marché » contribue, par des mesures de régulation servant à appliquer l’interdiction des drogues illégales, à réduire les effets négatifs de la consommation de drogues.

 

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

 

 

16/10/2011

Place des Nations, je me suis indigné !

Samedi dernier, je me suis rendu à proximité de la place des Nations. Je voulais me joindre aux Indignés.

 

Ce que j'aime en ce mouvement c'est que pour l'instant il n'est pas manipulé, ou si peu. Chacun est libre de s'indigner publiquement à travers une démonstration pacifique mais citoyenne, et pour le thème qu'il désire.

 

Personnellement je souhaitais m'indigner au sujet du monde dans lequel nous vivons, avec une vision humaniste.

 

La famine, les conflits armés meurtriers issus d'enjeux économiques, la misère humaine, la pauvreté, la valeur irréelle de l'argent virtuel, les gouvernements antagonistes qui alimentent la guerre sans vouloir trouver la paix, les injustices sociales, la pollution de la planète, les droits humains qui ne sont pas respectés, la prolifération des drogues, les promesses politiques tenues jamais respectées, tels sont les thèmes qui me touchent.

 

Arrivé sur place, je ne me suis pas reconnu, ni à travers les Indignés présents, ni à travers la politisation des débats.

 

Arrivé sur place, j'ai alors tourné la tête de l'autre côté de la rue, en direction du majestueux Palais des Nations, et j'y ai vu deux agents de police en faction. D'autres se trouvaient à quelques mètres de là, en attente vers un fourgon, tel du bétail. Je me suis alors demandé si eux étaient indignés de se trouver ici, probablement sur un de leur jour de congé, juste pour servir une démocratie qui ne les écoute plus.

 

Je n'ai pas trouvé la réponse à cette question, mais j'ai aussitôt quitté les lieux, indigné !

 

Walter Schlechten, habitant de la Croix-de-Rozon.

 

 

12/10/2011

La police de proximité, autrement !

Depuis des années j'observe mes amis policiers exercer la police de proximité, selon la doctrine imposée, selon les moyens à disposition, selon les quartiers, selon les objectifs, selon les affinités personnelles, selon les possibilités, selon les liens tissés, selon les courants politiques.

 

Individuellement, à Genève l'îlotier de proximité de gendarmerie bricole, il réinvente, il suggère, il propose, il arrange, il subit aussi. D'homme de liaison il est devenu l'homme de référence, le lien, le seul bien souvent entre la population, les associations, les entreprises, les autorités et la police de quartier. Un homme seul qui trop souvent n'a pas les réponses aux questions déposées. Il a bien son idée sur la question, mais si celle-ci n'est pas partagée par ses collaborateurs, sa hiérarchie ou les priorités politiques du moment, il reste isolé face aux interrogations de ses partenaires en lesquels il s'identifie.

 

Pourtant, à lui seul il dispose d'une vision complète de la situation, du tableau social qui l'entour allant des besoins populaires qu'il récolte, des problèmes relevés et parfois des solutions envisagées par de bonnes volontés.

 

Il observe aussi les doublons inutiles, les réunions futiles, les discussions inabouties, les évaluations minaudées, les rapports lissés, le manque d'engouement de certains, le trop plein d'autres qui s'engagent sans compter.

 

Il remarque l'évolution d'une commune, d'un quartier, d'un parc, d'une rue, d'un immeuble, d'une arcade, d'un squat, d'une cave, d'une association, d'une ethnie, d'une famille, d'un groupe, d'un couple, d'une femme, d'un enfant, d'un vagabond, d'un être désocialisé.

 

La proximité est avant tout un comportement avant d'être une doctrine. Elle est l'affaire de tous en portant un regard nouveau envers l'autre, envers l'inconnu, envers l'étranger, envers le vieux, envers le jeune, envers le riche, envers le pauvre, envers l'isolé, envers l'abandonné, envers l'agressé, envers la victime, envers le lésé, avec le droit d'aider et de stopper, d'agir et de prévenir, de signaler et d'anticiper, de parler et de s'exprimer car sur le fond seul le langage rapproche réellement les hommes au-delà de ses différences.

 

Aujourd'hui, il est temps que le policier îlotier, pédiatre des maladies infantiles de notre société, devienne un spécialiste du lien de proximité, un réel coordinateur, tel un guide placé au carrefour de la misère humaine, de l'insécurité, de l'Etat social et de la population désabusée.

 

La route est encore longue, mais à vous, mes amis îlotiers je vous le dis, ne baissez pas les bras mais ouvrez les à un avenir nouveau que j'espère deviner au loin.

 

Walter Schlechten, habitant de la Croix-de-Rozon.

 

10/10/2011

Election du Conseil national, quelle mouche a donc piqué la chancelière de la Confédération, Corina Casanova ?

Ayant reçu ce jour mon matériel de vote, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un document annexe intitulé « Un menu épicé pour l'automne - Eléments clés en vue de l'élection du Conseil national le 23 octobre 2011 ».

 

On retrouve dans ce fascicule, tenu sous forme de recettes, les menus des partis déjà représentés au Parlement. Seulement voilà, pour cette élection du Conseil national, on ne retrouve pas seulement dans nos choix que les partis actuellement en place parmi les candidats potentiels. De nombreuses listes, et donc candidats, ne figurent pas dans ce livre de recettes visiblement réservé aux « chef » déjà étoilés du Parlement.

 

Inégalité de traitement indéniable qui laisse croire que le gâteau final ne devrait être partagé que par les partis déjà en place.

 

Inégalité de traitement à travers une plate-forme d'écriture qui n'est pas offerte à tous les partis engagés pour cette élection.

 

Inégalité de traitement avec une présentation pompeuse d'autoportraits, sous la banière de la Chancellerie fédérale, même si les textes relèvent de la seule responsabilité du parti présenté.

 

Pas certain que la chancelière de la Confédération ait eu bon goût d'oublier des ingrédients essentiels en politique, comme notamment le libre arbitre et l'égalité de traitement, ceci à travers la propagande "élitiste" remise avec le matériel de vote officiel.

 

Un menu qui ne me régale pas, et à voir la carte haute en couleurs et en photos, je n'ose même pas en imaginer l'addition pour un menu où l'électeur n'est pas roi.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

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05/10/2011

L’incompétence de l’Etat à juguler la hausse de la criminalité et l’arrivée de milices populaires ou citoyennes sont des signes graves pour la démocratie genevoise !

 

C'est la démonstration populaire la plus importante depuis des décennies, le peuple s'indigne, se rebelle, s'organise en milices populaires ou citoyennes. Un élan spontané, aidé certes par quelques partis aux abois qui stigmatisent l'inefficacité du gouvernement, mais un élan qui porte un message fort ; «  nous en avons assez de cette situation, vous ne faites rien, nous allons nous en occuper nous-mêmes ».

 

Sincérité d'une indignation que je partage, constat dramatique d'une situation que j'atteste, mais une réaction sécuritaire que je condamne.

 

Je ne condamne pas les personnes qui se lient contre l'insécurité, qui pensent bien faire, qui osent. Je ne condamne pas la population qui sort du bois, qui parle, qui agit. L'arrestation cette semaine d'un voleur aux Eaux-Vives par un acte spontané de plusieurs badauds, je le félicite mais je ne l'encourage pas.

 

Heureusement, c'est aussi le signe que l'on se parle à nouveau, que l'on s'occupe de l'autre, que l'on prête attention à son voisin, que l'on veille, que l'on aide, que l'on se soutien démocratiquement. Dans une société où malheureusement l'individualisme, la réussite et l'argent sont devenus les valeurs nouvelles, l'indignation revient apportant dans son sillage la solidarité sociale.

 

Malheureusement cette modification sociétale est un signe grave à l'intention des pouvoirs politiques. La population est en droit d'attendre des prestations dignes de ce nom, l'éducation, la santé, la sécurité étant les mamelles de la démocratie à charge de l'Etat. Une responsabilité qui doit être assumée en osant, en innovant, en provoquant, en agissant surtout.

 

Hier soir sur France2 il y avait un reportage sur la police à Paris, mais surtout nous y avons vu une peinture sociale de la délinquance parisienne. Une honte pour une démocratie qui a abandonné le terrain sans s'en rendre compte au profit des jeunes à la dérive.

 

Il est temps que les gens qui ont encore les valeurs que nos parents nous ont inculqués sortent du bois, s'imposent en politique et apportent un vent nouveau sur un système étatique sclérosé par les clivages gauche droite, par des conflits d'intérêts financiers ou à travers des échéances électorales où seul quelque slogans viennent nourrir des débats convenus par des promesses attendues mais balancées sans conviction, sans valeur, sans croyance, sans une obstination politique en laquelle nous pourrions nous identifier.

 

Pour l'instant, nos élus pensent que l'intervention citoyenne, qu'elle soit organisée ou inopinée, peut-être révélatrice de doutes sur l'efficacité policière, « un phénomène de perte de confiance dans le travail des forces de l'ordre, énonce Olivier Jornot, pour qui la solution est d'améliorer cette image par des actes, sans tomber à bras raccourcis sur ces miliciens ».

 

Faux Monsieur Jornod, la perte de confiance cible le pouvoir politique et les élus en place, cela serait une énorme erreur que de croire que nos forces de l'ordre vont une nouvelle fois servir de fusible, de prétexte, d'excuse, car là le gouvernement n'en a plus et il porte l'entière responsabilité de ce qui se passe à Genève !

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

 

03/10/2011

PolProxMobile ou la BarthMobile, une idée sans idée !

Par son look, on la croirait tout droit sortie d'Alice au pays des merveilles ou du jardin d'enfants des Bisounours, la PolProxMobile est une roulote itinérante, oh pardon, un commissariat de police itinérant de proximité.

 

Une idée sans idée, une proximité administrative qui va à la recherche de son public, sans être véritablement consciente des attentes et des besoins sécuritaires de la population, même en milieu rural.

 

« L'idée est de réhabiliter le travail du policier, garrotté par son travail administratif et chevillé à son matériel technique » dixit Yves Patrick Delachaux, expert en sécurité. Ce n'est donc plus la victime qui va au poste mais le poste qui va à la victime, tout ça « pour retrouver le sens de l'accueil des plaintes » selon Frédéric Maillard, prévisionniste de polices.

 

Les commissariats mobiles existent depuis longtemps dans les pays nordiques, vous en trouvez sous d'autres formes à Amsterdam ou Copenhague. Leur implantation, sur une place ou dans un quartier chaud en soirée par exemple, est accompagnée d'une dizaine de policiers qui investissent les lieux. Présence, prévention, contrôle, répression, accueil et écoute. Ce local mobile, s'il se veut polyvalent, c'est au service de la population mais surtout des policiers. Rien à voir avec le projet proposé, associé à des éducateurs hors mur ou un bureau de prévention et d'enregistrement des plaintes. Du personnel policier mobilisé, cloisonné, bureaucratisé, simplement rendu un peu plus sympathique car accessibles à travers un véhicule qui ressemble à une bibliothèque ou une ludothèque.

 

Tiens, c'est justement ce en quoi est convertible le projet de nos experts, comme quoi la lucidité d'un échec probable peu apporter des solutions pragmatiques à ses concepteurs.

 

Reste le prix, CHF 370'000.-, mais attention, le travailleur hors mur, le policier de proximité ou le garde frontière n'est pas fourni à la livraison, trop occupés sur le terrain pour de véritables priorités.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

Photo : Benoît Buzzi - water-proof.net - 2011

Réf : http://www.delachauxmaillard.com/

 

20:42 Publié dans Culture, Fiction, Genève, Images, Médias, Police, Politique, Région, Université | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

02/10/2011

Conseil des Etats ; allons-nous voter pour des idées, un parti, un nom ou un prénom ?

Les élections du 23 octobre approchent, voici nos six candidats/tes au Conseil des Etats ;

 

Roland Cramer

Lucette Maury Pasquier

Marcel Poggia

Denise Magnin

Lucien Barthassat

Christophe Luscher

 

 

 

 

(photomontage ; source de la TDG)

 

 

Au fait, lors de ces élections, votons-nous pour des idées, un parti, un nom ou un prénom ?

 

Wolfgang Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon

12:51 Publié dans Culture, Genève, Humour, Images, Jeux de mots, Médias, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

27/09/2011

"La Patience"

 

Ainsi donc nos policiers genevois doivent faire preuve de patience, dixit le porte-parole du DSPE. Un effet de manches de plus ou une nouvelle erreur de communication ?

 

Je me le demande, car venir exiger à ces mêmes employés de faire preuve de patience, eux qui viennent pour la plupart de voir leur temps de travail augmenter de 6 à 8 ans (la limite d'âge de départ à la retraite ayant été modifiée) et qui sont depuis des semaines pressés comme des citrons au niveau de leurs horaires, voyant leurs congés supprimés pour assurer de nombreuses manifestations voire le service courant (le tout sans devoir générer d'heures supplémentaires pour plaire à la Cour des comptes), c'est un peu fort de café.

 

Faut dire que la patience à Genève on connaît.

 

Nous patientons depuis des lustres, alors un peu plus ou un peu moins, ceci étant valable pour la traversée de la rade à la troisième voie CFF et autoroutière, du Ceva aux travaux des nouvelles lignes du tram, des zones piétonnes aux nouveaux parkings P+R, du PAV au déclassement de zones agricoles, de la diminution de la dette à la finalisation de la Constituante, à Genève il faut effectivement être patient.

 

Le problème, c'est que le genevois ne l'est pas, ne l'est plus et que de ce fait il faut maintenant que nos élus prennent enfin des décisions claires et clairvoyantes, des positions déterminées et déterminantes, à travers des investissements réfléchis et réfléchissants pour un avenir sécuritaire et sécurisant, politiquement, socialement, économiquement, sécuritairement, humainement, sincèrement parlant.

 

Mais nos élus auront-ils la patience de prendre le temps de se prononcer, ou préfèreront-ils attendre patiemment la prochaine année des hannetons, je me pose la question car ceci ne figure par dans le plan quadriennal qui nous a été présenter au début de cette législature.

 

Patientons alors encore 18 mois, les choses devront bien bouger d'ici là, car il faudra que certains présentent leur bilan, et que d'autre se rendent aux urnes, avec une certaine impatience à n'en pas douter.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

23:05 Publié dans Culture, Economie, Genève, Histoire, Humour, Images, Médias, Police, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook