13/09/2011

Horaires de la police, mais qu’espérait donc la Cour des comptes ?

Septembre 2011, le rapport annuel de la Cour des comptes est diffusé. Dans le tome 1, sous « Faits marquants », on y trouve en point 1 : Audits relatifs au Corps de police de l'Etat de Genève (rapports no 17, 20 et 32)

 

Rapidement, on peut lire que sur les 17 recommandations déposées par la Cour, 7 n'ont pas été mises en œuvre, elles concernent principalement la mise en place d'horaires de travail minimisant la création d'heures supplémentaires et la mise en place de fortes fonctions finance et RH, qui n'ont pas suffisamment abouti.

 

« Relativement aux horaires, la police n'a pas effectué d'analyses démontrant que les horaires sont adaptés au besoin du terrain.

Par exemple, considérant qu'en 2007 le nombre d'heures récupérées (hors paiement) était plus élevé que le nombre d'heures supplémentaires créées, la Cour avait recommandé que les horaires ne soient pas établis en planifiant 100% des heures normales à travailler mais par exemple 90%, les 10% d'heures de réserve servant à couvrir les événements extraordinaires. La recommandation n'a pas été suivie en tant que telle.

Toutefois la direction de la police a choisi de mettre en œuvre un horaire avec une flexibilité  sur la période de l'horaire du premier jour de travail de la semaine (« flex »). Cependant, aucune analyse préalable n'a été effectuée permettant de justifier ce choix d'un point de vue opérationnel ou financier. De plus, ce système reste optionnel pour les différents services.

Finalement, il ne résout pas les problèmes de création d'heures supplémentaires : les horaires actuels de la gendarmerie montrent que plus de 100% des heures normales à travailler sont planifiées, ce qui engendre de facto des heures supplémentaires.

L'absence de mise en œuvre de certaines recommandations montre que les choix entrepris par la police ne sont pas justifiés alors même que les enjeux financiers peuvent se révéler importants. A ce jour, aucune analyse ne permet d'évaluer l'efficacité de l'horaire « flex » choisi par la police et de son application.

Par ailleurs, aucun suivi régulier des heures supplémentaires permettant d'identifier la création, la majoration, la reprise et le paiement des heures supplémentaires n'a été effectué.

• Les stocks d'heures supplémentaires ont diminué entre le 31 décembre 2009 et le 30 juin 2011 uniquement par le  fait qu'environ 500'000 heures effectuées avant le 31 décembre 2009 ont été payées. Sur le premier semestre 2011, le stock d'heures supplémentaires de l'année a

augmenté de 94'899 unités soit un coût d'environ de 6 millions.

• Le système informatique ne comptabilise pas (encore) les heures de piquet. Or, les compensations pour heures de piquet sont évaluées à 56'000 heures par an soit un coût d'environ 3.6 millions.

Il résulte de ces points qu'à ce jour aucun tableau de bord ne fait mention du niveau d'engagement ni des raisons qui ont conduit à créer ce niveau d'heures supplémentaires, comme les « projets sécuritaires » (Figaro, manifestations sportives, protections diplomatiques, etc.), le pont de fin d'année ou encore la planification dépassant le 100% du temps de travail réglementaire.

Si l'activité du premier semestre 2011 se poursuit à ce rythme, l'augmentation du stock d'heures supplémentaires de l'année pourrait atteindre environ 200'000 heures et de compensation pour heures de piquet environ 50'000 heures. Il en résulterait un engagement financier d'environ 16 millions dont seule la partie liée aux heures de piquet (2.2 millions) figure au budget 2011. »

 

Mais qu'espérait donc la Cour des comptes ?

 

La Cour reste en attente d'une analyse qui démontrerait que les horaires sont adaptés aux besoins du terrain, certes, mais à ce jour aucun rapport n'est venu démontrer que ces horaires n'étaient pas adaptés à ces besoins, sachant que le simple fait d'assurer police urgence 24/24 nécessite déjà l'horaire en vigueur pour 500 gendarmes.

 

L'exemple cité par la Cour, qui s'est basée uniquement sur l'année 2007, où le nombre d'heures récupérées (hors paiement) était plus élevé que le nombre d'heures supplémentaires créées, préconisait que les horaires ne soient pas établis en planifiant 100% des heures normales à travailler mais par exemple 90%, les 10% d'heures de réserve servant à couvrir les événements extraordinaires. Si cette recommandation n'a pas été suivie en tant que telle, c'est simplement parce qu'elle est inapplicable sans péjorer gravement le fonctionnement général de la police, à travers ses tâches et ses missions premières, dont police urgence.

 

Si ce système horaire est en place à Zurich, c'est aussi du fait que ce canton dispose d'effectifs suffisants pour justement ne pas péjorer les missions premières qui se doivent d'être assurées. Un tel système pourra éventuellement voir le jour à Genève si l'effectif de la gendarmerie venait à dépasser les 1200 unités, et pas à travers une augmentation déguisée de l'effectif qui serait issue de fusions avec les APM et/ou la PSI, sachant que les cahiers des charges de ces entités se devraient alors d'être repris pas cette « gendarmerie unique », soit comme résultat opérationnel une simple équivalence sur la situation actuelle, avec aucune plus-value. Il faut 1200 gendarmes à Genève pour appliquer un horaire planifié à 90 % tout en assurant les fonctions principales de la police.

 

La Cour relève que la direction de la police a choisi de mettre en œuvre un horaire avec une flexibilité sur la période de l'horaire du premier jour de travail de la semaine ("Flex"). Elle affirme qu'aucune analyse préalable n'a été effectuée permettant de justifier ce choix d'un point de vue opérationnel ou financier.

 

Je vous rappelle que ce choix est issu du rapport Annoni et que ce mode de faire est appliqué dans d'autres cantons, avec succès. A Genève, la mise en place de ce "Flex", contraignant pour les policiers, a déjà permis, à n'en pas douter, d'éviter la fluctuation des heures supplémentaires requises par les événements spéciaux prévisibles. Par contre, ce "Flex" s'opère au détriment du personnel de jour, qui voit son nombre diminuer de facto puisque une partie des collaborateurs basculent leur horaire, sur ordre et en général pour un service de nuit, ce qui péjore le service de jour.

 

Certes, ce système reste optionnel pour les différents services, c'est juste, mais il ne peut en aucun cas être généralisé. Il ne peut, pour les motifs invoqués ci-dessus, être appliqué tous les jours auprès de chaque policier. On basculerait alors sur du travail à l'appel, ce qui est farouchement contrer par tous les syndicats du monde, voir par la médecine du travail.

 

Le "Flex" ne résout pas les problèmes de création d'heures supplémentaires, il permet de neutraliser celles-ci sur les événements prévisibles. La Cour relève que les horaires actuels de la gendarmerie montrent que plus de 100% des heures normales à travailler sont planifiées, ce qui engendre de facto des heures supplémentaires.

 

Ce n'est pas la planification des horaires à 100 % qui engendre de facto des heures supplémentaires, ou si peu, mais le manque d'effectifs policiers, administratifs, et surtout tous les événements. ainsi que toutes les tâches et les missions imprévues qui découlent d'une simple journée de travail.

 

La Cour affirme que les choix entrepris par la police ne sont pas justifiés alors même que les enjeux financiers peuvent se révéler importants. A ce jour, aucune analyse ne permet d'évaluer l'efficacité de l'horaire "Flex" choisi par la police et de son application. Ces deux affirmations sont fausses.

 

Les choix entrepris correspondent aux possibilités actuelles applicables à travers la marge de manœuvre disponible, vu les effectifs et l'augmentation du travail. Certes les enjeux financiers peuvent se révéler importants, mais comme nous l'avons toujours affirmé, la sécurité à un prix, tout en vous précisant que les policiers ne capitalisent pas leurs heures supplémentaires, ils les reprennent au gré des possibilités du service, lui-même ne devant alors pas être péjoré par ces récupérations. Le paiement annuel des heures supplémentaires, proposé par le Conseil d'Etat je vous le rappelle, demeure une option qui a aussi ses incidences et ses retombées fiscales, ne l'oubliez pas.

 

La Cour relève enfin qu'aucun suivi régulier des heures supplémentaires permettant d'identifier la création, la majoration, la reprise et le paiement des heures supplémentaires n'a été effectué.

 

Cette affirmation est inexacte, sachant que le suivi est assuré par l'application COPP, où toutes les missions, les fonctions, les manifestations, les tâches, les horaires et les heures supplémentaires y auront été inscrits. C'est l'extraction de ces données qui demeure compliquée, mais le suivi permettant d'identifier la création, la majoration la reprise et le paiement des heures supplémentaires est en application.

 

La Cour relève enfin que les stocks d'heures supplémentaires ont diminué entre le 31 décembre 2009 et le 30 juin 2011 uniquement par le  fait qu'environ 500'000 heures effectuées avant le 31 décembre 2009 ont été payées. Sur le premier semestre 2011, le stock d'heures supplémentaires de l'année a augmenté de 94'899 unités soit un coût d'environ de 6 millions.

 

Il faudrait alors se poser la question de savoir pour quelles raisons le stock d'heures supplémentaire est en augmentation, car s'il ne peut plus être attribué à une "mauvaise gestion" du personnel, il faut se rendre à l'évidence que c'est tout simplement la quantité de travail qui a augmenté, allant du nombre de réquisition aux lourdeurs du NCPP, des événements sportifs à risque aux réunions internationales, de la hausse de la criminalité aux opérations Mousquetaires, BA, à  bien d'autres événements qui expliquent cette augmentation. Rappelons aussi que certaines périodes de l'année, la récupération d'heures supplémentaires est impossible pour des raisons opérationnelles, organisationnelles, sécuritaires, voire politique.

 

Ce n'est pas le policier qui se créé des heures supplémentaires, mais l'exercice de sa fonction à travers ses tâches, ses missions, ses écritures, ses obligations, ses contraintes.

 

La Cour reproche que le système informatique ne comptabilise pas (encore) les heures de piquet. Or, les compensations pour heures de piquet sont évaluées à 56'000 heures par an soit un coût d'environ 3.6 millions. Les modalités du piquet ont été établies, reste à englober celles-ci dans l'application COPP. Un problème informatique, pas humain.

 

Selon la Cour des comptes, il résulte de ces points qu'à ce jour aucun tableau de bord ne fait mention du niveau d'engagement ni des raisons qui ont conduit à créer ce niveau d'heures supplémentaires, comme les « projets sécuritaires » (Figaro, manifestations sportives, protections diplomatiques, etc.), le pont de fin d'année ou encore la planification dépassant le 100% du temps de travail réglementaire.

 

Ainsi la Cour désire un tableau de bord, mais il existe, il est accessible à travers le rapport annuel de la police, où tout y est scrupuleusement expliqué, allant de 88'000 réquisitions aux centaines d'heures consacrées soit aux événements sportifs, soit à la Genève internationale, soit aux opérations ciblées, etc. On y trouve aussi le récapitulatif des collègues blessés, le nombre d'heures supplémentaires, le nombre d'heures reprises courant année. Pour les détails, ce n'est pas dans un tableau de bord qu'il faut aller les chercher, mais dans l'application COPP.

 

La Cour des comptes à par contre probablement raison sur le dernier point, si l'activité du premier semestre 2011 se poursuit à ce rythme, l'augmentation du stock d'heures supplémentaires de l'année pourrait atteindre environ 200'000 heures et de compensation pour heures de piquet environ 50'000 heures. Il en résulterait un engagement financier d'environ 16 millions dont seule la partie liée aux heures de piquet (2.2 millions) figure au budget 2011.

Je vous rappelle que le piquet a aussi été instaurer afin de maîtriser les heures supplémentaire, en ne mobilisant pas 60 collaborateurs mais en les gardant de piquet par exemple. De ce fait, le coût est bien moindre, en temps, en argent et en ressources humaines.

 

La bonne question est de savoir si ces prochaines années l'Etat veut véritablement économiser de l'argent sur le dos de la sécurité et péjorer les citoyens à travers les prestations fournies par la police, car toute diminution du temps de travail, au regard des effectifs et à travers l'horaire ou la neutralisation des heures supplémentaires, engendrerait irrémédiablement des répercutions importantes, voire graves, sur le bon fonctionnement des services de police, et ses prestations.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon,

et pour ce billet, ancien président de l'UPCP.

 

 

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06/09/2011

Genève, et si le Chef de la police était élu par le peuple ?

Alors que nous sommes rattrapés par l'élection complémentaire d'un magistrat à la Cour des comptes, avec son lot d'alliances et d'attaques politiques, voire politiciennes, une idée me vient à l'esprit. Elle aurait d'ailleurs pu se retrouver dans les travaux de la Constituante, ce qui n'est pas le cas. Et si le Chef de la police était élu par le peuple !

Je m'explique. Je n'ai rien contre Mme Bonfanti, Cheffe de la police genevoise, mais visiblement ici ce n'est que le politique qui commande, qui décide, qui réorganise, qui donne le ton, qui affirme la doctrine, agir ou subir, réagir ou anticiper, ceci par le biais de Mme Rochat, Présidente du DSPE. Mais comme le relevait encore ce soir Christian Luscher sur le plateau du Grand Pascal, sa compagne de parti commet quelques anicroches au niveau de la communication, anicroches assez importantes que relevait le journaliste peu avant.

Avec une communication alléatoire, imprécise, opaque, parfois issue d'un effet de manche, nous citoyens du canton avons du mal à saisir les projets, les volontés, les objectifs, les intentions du Conseil d'Etat. Ce manque de clareté, pour ne pas dire clairvoyance, est accentué par les diverses déclarations effectuées par les professionnels du terrain, qui vont du pouvoir judiciaire aux cadres supérieurs de la police, en passant par des policiers de terrain ou des avocats chevronés. Quelques députés, aux faits des dossiers, ne manquent pas eux aussi de déposer leurs précisions, voire leurs interrogations.

On croit deviner alors que les décideurs, les politiques, le pouvoir exécutif en locurence, ne maîtrisent pas toutes les données des problèmes inhérents à la lutte contre l'insécurité. Les priorités des élus sont bien souvent dictées par un ressenti, un sentiment, une appréciation, une idée préconcue ou pire encore, un choix économique. Il manque à l'évidence la connaissance métier, l'apporche du terrain, la perception des réalités, celles de la population, des victimes, des lésés, et celles des forces de l'ordre et des responsables du suivi judiciaire.

Ce pouvoir judiciaire, qui se veut indépendant, reste lui aussi à quai, sous dépendance de choix politiques fédéraux qui ne sont pas les siens. Il doit alors appliquer la loi en étant limité dans ses propres choix, juste pour pouvoir décider de la sanction adéquate, appropriée, adaptée. Les jours amendes sont un échec, c'est reconnu, l'aspect préventif est insuffisant et l'action répressive inadaptée. Pourtant, ce même pouvoir judiciaire voit son patron, le Procureur général de la République, être élu par le peuple. Certes, là aussi les alliances politiques ou les majorités de circonstance font que, mais l'homme élu est alors représentatif du choix des électeurs.

Il n'aura pas carte blanche mais pourra appliquer, avec les moyens du bord, tout l'arsenal judiciaire à sa disposition pour mener sa tâche. Au niveau cantonal, le Procureur général demeure une référence. Il doit encore, tout comme ses confrères du pays, arriver à se faire entendre auprès de la Berne fédérale, des décideurs, de faiseurs de Suisses et de Lois.

Un Chef de la police élu par le peuple gagnerait en indépendance opérationnelle. Il se devrait aussi d'assumer ses choix, qui auraient des répercussions sur son bilan, mais il apporterait, sans pression politique, des solutions guidées par un seul objectif, rétablir la sécurité avec les moyens à sa disposition, mais sur la base d'un projet d'avenir.

Il aurait ainsi le poids, comme l'était à l'époque M. Jean-Robert Warynski, d'un huitième conseiller d'Etat mais qui lui ne serait pas guidé par des impératifs politiques, économiques, partisans, où en vue d'un combat d'idées à l'approche d'importantes élections, votations.

Une liberté obtenue qui peremetterait au Chef de la police de gérer ses troupes en ayant les connaissances métier, avec un seul impératif, celui de réussir et de réaliser ses objectifs, sinon le peuple trancherait aussi vite par retour des urnes. Un risque, mais c'est probablement le prix à payer pour obtenir une certaine liberté d'exercer, et d'agir immédiatement sans contrainte politique.

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

 

 

 

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01/09/2011

La sécurité doit vaincre l'insécurité !

Il y a bientôt 17 mois, un blogueur déposait ce texte sur cette plate-forme. Je suis certain que "Minet" ne m'en voudra pas de reprendre ses écrits, juste pour nous souvenir des interpellations d'alors !

Walter SCHLECHTEN, habitant La Croix-de-Rozon.

* * *

(11.04.2010)

L’insécurité, les véritables questions qu’il faut encore se poser !

J’aime le sujet de l’insécurité, car il est d’actualité, il représente une crainte profonde de la population, de notre société et l’aborder c’est vouloir y trouver des solutions pour apporter des réponses aux attentes de nos concitoyens.

 

J’aime le sujet de la sécurité, car il doit devenir une véritable actualité, il représente l’avenir de notre population, de nos enfants, de notre société à travers les solutions qui seront proposées.

 

Ce qui a changé à Genève depuis septembre 2009, c’est que le thème de l’insécurité n’est plus seulement évoqué comme un sentiment, mais bien comme une réalité. Si les dernières élections municipales avaient effleuré le sujet, notamment pas Pierre Maudet, le renouvellement du Grand Conseil, puis du Conseil d’Etat genevois a clairement donné forme à cette insécurité. Il était temps, l’on ne pouvait pas rester plus longtemps dans le déni.

 

Lucidité ou courage politique, l’on ne saura jamais ?

 

Par contre, après avoir réussi à franchir ce pas, nos politiques doivent encore avancer, franchir un cap nouveau et poser les questions qui demeurent en veille.

 

Le devoir de réserve ne m’autorise pas à répondre ici aux interrogations déposées ci-dessous et qui m’ont été rapportées par mes amis, mais libre à vous de nourrir ce débat. Elles ne sont pas exhaustives, mais elles ont le mérite d’approfondir le thème choisi.

 

 

La sécurité qui doit vaincre l’insécurité :

 

1) A défaut de moyens en personnels policiers suffisants, ce qui est reconnu, ne faut-il pas un message politique global beaucoup plus fort, qui se devrait d’aller bien au-delà d’une opération de terrain ciblée et restrictive ?

2) Quelles sont les véritables priorités cantonales dans la politique choisie par nos élus et les hiérarchies ?

3) Les cambriolages, les vols à la tire, les délits et crimes avec violence ne doivent-ils pas aussi devenir des thèmes principaux pour restaurer la confiance de nos citoyens ?

4) Au delà de la prévention et des actions policières, qui ne seront jamais la solution entière aux problèmes existants car trop dépendantes d’une doctrine judiciaire insuffisamment déterminante actuellement, la sécurité globale ne doit-elle pas devenir un sujet prioritaire et parlementaire à la Berne fédérale ?

5) L’éducation et l’enseignement ne doivent-ils pas reprendre une place prépondérante dans la diffusion de nos valeurs historiques auprès d’une jeunesse déjà perdue dans une violence banalisée, voire normalisée par les médias et autres vecteurs, à travers le respect de l’humain, de la vie, du droit d’exister, de vivre en sécurité, en dénonçant à travers l’analyse et la compréhension les comportements illicites et répréhensibles ?

6) La première des solutions n’est-elle pas d’offrir une très grande visibilité policière et cantonale, sans parler de répression mais bien de prévention, comme il en avait été le cas à Genève lors des engagements policiers au déclenchement de la guerre du Golf (1990), puis durant l’Euro08, avec une présence policière générale en nos rues ?

7) L’îlotage individuel tel qu’il est conceptualisé depuis 2003 n’est-il pas un échec qui n’a fait qu’éloigner les policiers de base de la rue, du citoyen, de la population, des commerçants, du rapport humain ?

 

Manque d’effectifs :

 

1) A travers les modifications législatives apportées, soit une augmentation de la classe d’engagement des policiers, êtes-vous certains que les autres modifications apportées ne portent pas atteinte à un métier hiérarchisé organisationnellement dans l’ordre du commandement, comme par exemple la mise en application de la grille salariale étatique et son système rétrograde de promotion qui ne sert qu’à couler ce métier dans la fonction publique, elle-même sans grandes ambitions ?

2) Le manque d’effectifs à la police genevoise est-il une raison suffisante pour limiter le champ d’action de nos pandores au seul centre-ville ?

3) Est-ce un choix politique que de ne cibler que la ville de Genève à travers l’opération Figaro ?

4) A quand une véritable redistribution des tâches avec les personnels à disposition et les partenaires liés à la sécurité, ce qui en toute logique est le premier pas vers l’optimisation des moyens humains ?

 

Et après :

 

1) Ne doit-on pas réfléchir aujourd’hui, pour ne pas prendre une nouvelle fois dix ans de retard, sur la politique qui doit être menée à l’avenir, à travers un véritable programme d’éducation, de prévention, de responsabilisation civique ?

2) Ne doit-on pas réfléchir aujourd’hui, pour ne pas prendre une nouvelle fois dix ans de retard, sur la politique qui doit être menée pour l’avenir, à travers une véritable volonté de maîtriser, d’anticiper l’éclosion de violences nouvelles, de délits sectoriels liés aux déplacements économiques des peuples, dans une société globalisante qui prône une ouverture des frontières, portes également ouvertes à l’arrivée de valeurs et de comportements aggravants qui ne doivent pas devenir les nôtres ?

3) Ne doit-on pas réfléchir aujourd’hui, pour ne pas rester sur le quai une fois de plus, dans quelle société de demain nous voulons vivre, sécuritairement, environnementallement, économiquement, civiquement, humainement ?

 

Autant de questions pour lesquelles j'espère vous aurez quelques réponses.

 

Minet

28/08/2011

"Polisson"

L'autre soir, ma petite n'arrivait pas à s'endormir, elle avait peur du noir et des voleurs. Elle me demanda alors de lui raconter une histoire, un conte. Le voici :

 

« Un petit garçon orphelin, Polisson, placé sous la garde de ses deux tantes Isabel et Monica, décida de les mettre à l'épreuve afin de savoir laquelle des deux était sa préférée.

 

Polisson :

- Les Tantines, dans mon école il y a beaucoup de voleurs, nos affaires disparaissent et en plus certains inconnus nous rackettent à la sortie des cours, que pouvons-nous faire ?

 

Tante Isabel :

- Je vais aller voir le directeur, que je connais bien, et lui demander qu'il augmente drastiquement le nombre de professeurs dans ton école, ainsi vous serez mieux surveillés, mieux protégés !

 

Tante Monica :

- Je pense qu'il va être difficile d'arriver à une telle augmentation, le directeur réclame depuis longtemps des enseignants en plus, en vain. Il nous faut donc trouver la solution avec les moyens du bord. Faire un premier diagnostique des problèmes rencontrés, mettre en garde les élèves face à ce problème et par exemple envisager que le concierge puisse se voir confier un petit travail de surveillance, à l'entrée du préau, juste pour s'assurer qu'aucun indésirable ne pénètre sur le site durant les cours.

 

Polisson pensa que tante Monica avait raison. En plus, le concierge il le connaît bien, il travaille ici depuis longtemps et c'est déjà un peu leur ange gardien.

 

Polisson réfléchi un moment et invectiva ses deux parentes.

- Les Tantines, si demain je devais choisir un métier, que me conseilleriez-vous ?

 

Tante Isabel :

- Tu dois poursuivre tes études Polisson, ainsi tu pourras après travailler dans une banque, un cabinet d'avocats ou à la bourse. L'argent viendra alors récompenser tes études et ton travail, ta situation financière t'autorisera à une belle vie, sans retenue, loin de la pauvreté et des problèmes du peuple. 

 

Tante Monica :

- Je pense, Polisson, que tu devrais laisser ton choix être guidé par ce que tu aimes faire dans la vie. Par exemple, dans ton école tu cherches souvent des solutions pour aider tes amis, pour améliorer les choses, pour que l'injustice de soit pas la reine du préau. Tu ferrais un bon gendarme Polisson. C'est un beau métier, riche en rencontres et en émotions. Bien sûr, tu ne seras jamais riche, mais jamais pauvre non plus. Par contre, tu n'auras jamais honte de toucher ton salaire, car travailler en étant perpétuellement au service des autres et pour de justes causes, et bien c'est très enrichissant. Ta famille sera fière de toi, et le prestige de l'uniforme te donnera belle allure.

 

Polisson se dit qu'il aimait bien l'idée de tante Isabel, devenir riche, avoir de l'agent et de ne manquer de rien, mais qu'il préférait la vision de tante Monica, s'enrichir au contact des gens, apprendre à les connaître pour mieux les aider. Être au service de ceux qui en ont besoin, aider la victime et attraper le voleur, juste pour s'endormir heureux de la mission accomplie. Si l'on ne peut pas effacer l'injustice, on arrive parfois à rendre juste ce qui ne semblait plus l'être. Il se dit qu'il allait écouter son coeur, ses passions et le bon sens, car l'idée de tante Monica lui plaisait bien.

 

Polisson étant encore un peu hésitant au sujet de sa préférée, il posa une dernière question.

- Les Tantines, si demain je devais trouver une solution miracle pour aider ma famille dans le besoin, que devrais-je faire ? Promettre et peut-être mentir pour rassurer mes proches, juste pour laisser une lueur d'espoir entrer dans leurs yeux, ou dire la vérité sur la situation et, petit à petit, avec de simples gestes, les aider à remonter la pente pour enfin qu'ils sortent la tête de l'eau ?

 

Tante Isabel :

- Tu dois écouter ton cœur, mais aussi te rendre compte que tes proches doivent te percevoir comme un sauveur, un chef de famille, l'autorité qui décide et qui trouve toutes les solutions. Donc il vaut mieux promettre beaucoup, quitte à ce qu'ils reçoivent moins, mais ainsi tu garderas la tête haute et le navire à flot, en attendant des jours meilleurs.

 

Tante Monica :

- Tu dois effectivement écouter ton cœur, mais ne jamais promettre ce dont tu n'arriveras pas à tenir, car plus difficile sera la chute pour tes proches. Demeurer réaliste et franc, centrer tes tâches premières au quotidien, quitte à déplaire, mais ainsi tu accompagneras en tous temps ta famille, car tu seras leur lueur d'espoir pour des jours meilleurs.

 

Polisson compris alors que son choix était fait, mais il écouta son cœur et décida, pour ne blesser personne, de rester sur la réserve et de ne jamais, oh non jamais, dire à quiconque qui était sa tantine préférée, car pour l'instant les deux l'accompagnaient tous les jours sur le chemin de la vie, chacune avec sa vision du monde. » 

La petite, elle, venait de s'endormir avec Polisson, ayant oublié les voleurs et ses peurs, pour une nuit au moins.

Walter SCHLECHTEN, habitant La Croix-de-Rozon.

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26/08/2011

Un bilan de sécurité en deux manchettes !

Il y a des jours où l'infomation nous interpelle plus qu'hier, mais moins que demain !

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09:54 Publié dans Genève, Humour, Images, Médias, Police, Politique, Région | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

14/08/2011

"Le fouille merde"

« J’aime me rendre au Café de la Presse, lieu de rencontres et de vie de quartier. L’accueil y est chaleureux et l’ambiance à l’écriture. Mon petit noir et un sucre, je fais ce matin le bilan de ces trois dernières années. Mes cinq blocs-notes sont là pour me servir de guide, mon press-book aussi. Quelques coupures antérieures à mon arrivée au journal, puis mes faits d’armes. Oh rien de terrible. Cela va du fait divers pittoresque au portrait d’un petit commerce typique, de la fermeture d’une poste de village au scandale des courses d’école du Parlement aux frais du contribuable. Ce dernier article a signé ma perte.

 

Moi, le petit journaliste ambitieux venait de glisser sur une peau de banane. On ne badine pas avec le système, l’on n’attaque pas les politiques sans prendre le boomerang en retour. Retour à la case départ et à la rubrique des chiens écrasés.

 

Pourtant, j’avais envie, j’avais la foi, je croyais en mon métier. Je voulais montrer, expliquer, dénoncer, critiquer, fustiger, briser un système silencieux. C’était oublier que les rédacteurs en chefs sont les décideurs, ils tiennent la ligne de conduite du journal, uniquement dans l’intérêt du quotidien, rarement pour celui du lecteur.

 

Je voulais me spécialiser dans la chronique judiciaire, raison de mes nombreux contacts, greffiers, juges, policiers, gardiens de prison, avocats, éducateurs de rue et en enfin quelques petits gredins du milieu.

 

On apprend énormément autour d’une bière ou d’un plat du jour avec ces gens. Tous ont besoin de parler, de s’exprimer, de dénoncer, d'expliquer. Tous n’ont pas la liberté d’expression nécessaire, mais tous ont la volonté que les choses changent.

 

Souvent il m’a fallu gagner leur confiance, car considéré comme un « fouille merde ». Souvent j’ai dû leur faire confiance, car ils sont mes uniques sources, mes yeux et mes oreilles. Avec eux il faut écouter, noter, ne jamais enregistrer, vérifier, contrôler. Une info n’est fiable que si elle est corroborée à trois reprises.

 

En trois ans, j’en ai déposé des papiers à la rédaction, mais ils sont restés lettres mortes. Erreurs judiciaires, enquêtes bâclées, coupables libérés, maltraitance entre détenus, mafia omniprésente dans le milieu de la restauration, prostitution d’étudiantes universitaires,  discrimination et mobbing dans certains offices de l'Etat, drogues dans les discothèques … 

 

Pas dans le moule, pas dans la ligne du journal, pas politiquement correct, pas socialement intéressant, pas fondamentalement opportun avant les élections, j’ai tout entendu mais je n’ai rien lu.

 

Un soir un ami m’a dit « il faut se méfier des journalistes » ; « tu as raison » lui ai-je répondu, « car ils pourraient un jour dire la vérité ».

 

Ce qui est certain, c’est qu'au fond de moi je vais rester un « fouille merde », juste pour déranger un peu plus ceux qui ne supportent pas cette odeur. »

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

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28/07/2011

"NorthWar -18"

«Le grand jeu final est lancé, je suis à la dernière étape, si près du graal. Les conditions de cette ultime mise en scène ne sont pas bonnes ce soir, qu'importe. Il pleut, le ciel est sombre et il fait nuit noire. Je marche droit et d'un pas décidé. Rangers, pantalon noir, veste de chasse grise sur un pull en laine bleu marine, une casquette de baseball vissée sur la tête. Le casque d'assaut, c'est pour les trouillons. Dans mon sac à dos, deux grenades explosives et cinq chargeurs complets pour ma HK que je porte en bandoulière. A la ceinture, un P228 et un colt Smith & Wesson 629. Dans les poches de mon gilet, des chargeurs de rechange pour le Sig-Sauer et de la mun 44 Magnum pour mon chouchou. Je ne connais pas le nombre de cartouches dont je dispose, mais il y en aura assez, c'est certain. J'avais le choix des armes, mais on ne change pas une équipe qui gagne. A nous quatre on va enfin passer le palier supérieur. Je dégaine, main droite le S&W, main gauche le Sig.

 

Ce soir je ne reviendrai pas en arrière. Des semaines que je prépare cette expédition, point par point, rue par rue, cible par cible avec un seul objectif, gagner la partie. Je ne veux pas rester sur un échec, je dors mal après, donc j'ai mis tous les atouts de mon côté.

 

L'adversaire, je le connais bien. Des zombies qui dealent dans nos rues, qui hantent nos nuits, nos cauchemars. Ils traînent aux coins des bâtiments, derrière les voitures, dans les immeubles, ils sont partout. Impossible pour moi de les confondre avec des passants ou des touristes. Ils sont mes cibles, mon seul objectif, et je dois faire « match point » ce soir. Le carnage va commencer, deux rues et pas un gibier en vue, pas normal. Ma tête tourne de gauche à droite, suivant mon regard, en vain. Ne jamais reculer, mais par contre anticiper, car sinon c'est toi qui risque d'être touché.

 

Bruit à gauche ; cible visible ; deux coups feu libre avec le Sig ; dealer abattu. J'avance et lui mets une troisième balle dans la tête. La luminosité issue des déflagrations illumine mon regard. Mes mains se crispent, elles ne doivent pas, je dois rester cool, concentré mais cool.

 

J'avance et depuis cet instant les cibles se présentent une à une, tout comme elles tombent une à une. Je suis d'une précision dingue ce soir, je suis fier de moi. Tous ces entraînements auront enfin servi. J'ai divisé mon champ de vision en deux. Sur ma gauche le Sig est redoutable, sur ma droite, mon S&W efficace. Pas de tir croisé, sauf si plusieurs cibles arrivent du même côté. Ce qui est sûr, je n'oublie jamais d'achever le zombie d'une balle dans la tête, pas de point en plus pour ça, mais juste la certitude qu'il a été éliminé.

 

Je compte aussi mes coups pour les changements de chargeurs et la recharge. C'est un travail de précision, raison pour laquelle je dois rester très concentré, ce qui fait que je n'entends rien, ni les cris des passants, ni les invectives des dealers. Il n'y a que mon pouls qui résonne dans mon torse, alors que les chiffres se bousculent dans ma tête. Tous mes muscles se tétanisent, l'adrénaline arrive, le plaisir aussi.

 

Le terrain de jeu a soigneusement été choisi. Des rues que je connais bien, ainsi pas de mauvaise surprise. C'est un tout, dans la vie c'est comme au jeu, pas de hasard, juste être méticuleux, précis et décidé.

 

C'est incroyable comme après une vingtaine de cadavres l'on n'y voit plus des zombies dealers mais des proies, telles des animaux enragés qu'il faut abattre tout simplement.

 

Et un de plus, et un autre. Méfiants, mes ennemis se font plus rares, je passe donc à la HK, bien plus précise pour des tirs à 30 mètres ou sur une cible dissimulée partiellement. Des lâches, plus aucun courageux pour venir m'affronter, j'avance encore et encore. J'ai presque gagné, je jubile déjà, un petit sourire me gagne. Il ne faut pas, pas encore, pas maintenant car je risque de tout perdre, ma concentration et une vie. Je sais bien que je vais me faire abattre, le joueur le plus courageux, ou le plus fou, ne gagnera jamais contre les institutions. La machine est plus forte que l'homme.

 

La fin est proche, je viens d'en abattre trois nouveaux qui se trouvaient dans une voiture. C'est propre, sans bavure. Le plaisir est immense même si les yeux me brûlent un peu sous l'intensité des assauts répétitifs. Je suis dans ma réalité, dans mon monde, dans une vie où tout se passe comme je l'avais prévu. Difficile de faire la part entre le virtuel et la réalité, l'adrénaline a ceci de bon, c'est qu'elle supprime les sentiments qui nous rendent faible, tels que la honte, le remord, la peur, la crainte, la bonne conscience.

 

Peu importe, je dois remplir ma mission cette nuit et abattre le plus possible de zombies dealers, car le graal de la liberté se trouve au bout de la rue, et de mes armes. »

Question : Faut-il interdire les jeux vidéos violents aux mineurs ?

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

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29/06/2011

P.H.E.N.I.X

Pendant que la police arrête d'arrêter et que les évadés s'évadent, les politiciens eux réfléchissent à l'avenir. A défaut d'être proactifs ils demeurent réactifs.

 

C'est donc ce jeudi 30 juin 2011 que le DSPE et sa présidente vont présenter le projet Phénix à la commission judiciaire du Grand Conseil.

 

La réorganisation de la police genevoise ou comment un aigle royal peut renaître de ses cendres avec l'aide de ceux qui lui ont brûlé les ailes.

 

La renaissance, c'était donc si simple qu'aucun élu n'y avait pensé avant, subjugués qu'ils étaient par le sentiment d'insécurité.

 

Ce que je trouve saisissant, c'est que comme toutes les années les grandes communications attendues de la part de nos élus se font toujours à la fin du cycle scolaire, jours des promotions et des départs attendus en vacances.

 

Il faut dire qu'il n'y a rien de plus judicieux car ce calendrier ne laisse pas l'opportunité du débat, du dialogue, des questions, des explications ou voire des réactions. Journalistes, députés, citoyens, étudiants, tous partent en villégiature estivale, laissant ainsi les interrogations et les soucis derrière eux. A la rentrée, les élections fédérales seront le sujet de prédilection et la sécurité des genevois passera encore une fois à la trappe du temps perdu.

 

Restent les policiers, les victimes, les auteurs et dans quelques mois les statistiques. Une renaissance qui risque bien malheureusement de ressembler à une continuité abyssale, à vérifier !

 

Walter Schlechten, habitant de la Croix-de-Rozon.

24/06/2011

Les questions sans réponse !

En ma qualité de citoyen informé par les simples médias, j'ai remarqué que depuis plusieurs mois, voire bientôt deux ans, plus aucun journaliste ne pose de questions qui dérangent sur la thématique de la sécurité à Genève, ni sur la police genevoise. C'est un peu comme pour le chômage, il y a une gestion différente dont plus personne ne veut parler ouvertement, comme si elle était dissimulée derrière une opacité étatique, et l'hospice général, qui le rendrait depuis sous-jacent.

 

Si Laurent M. Moutinot était visiblement devenu la tête de Turc de certains députés du Parlement et de bien des scribouillards, il semblerait que Mme Rochat soit au bénéfice d'une longue trêve.

 

Ce n'est pas que, en ma qualité d'électeur, je ne lui accorde pas le temps de ses réorganisations, mais je reste en attente de réponses à des questions d'actualité qui ne sont malheureusement jamais posées.

 

Comme citoyen j'ai entendu parler de Phenix, une réorganisation de la réorganisation de la police, dont des éléments devraient être présentés aux députés, à la presse et au peuple à la fin de ce mois. Ces travaux vont-ils aider à faire baisser la criminalité, à réinstaurer en rue un climat de confiance, à faire baisser les cambriolages, les vols à la tire et autres délits qui pourrissent la vie des citoyens, ou ne seront-ils qu'une réorganisation étatique, fonctionnelle, administrative, hiérarchique, financière et politique ?

 

Il y a aussi le projet Score, un nouveau système d'évaluation des fonctions à l'Etat, à travers une redéfinition des métiers. Là aussi, je reste curieux de savoir où passent mes impôts et comment seront payés les fonctionnaires de demain ?

 

Mais si ces deux thèmes demeurent de grands projets auxquels il faut accorder du temps au temps, sachant que les syndicats de la fonction publique perdront probablement patience avant le peuple, reste que de nombreuses questions planent sur les problèmes relevés par l'actualité, notamment sur l'insécurité et la criminalité, sujets qui étaient pourtant la thématique principale lors des denrières élections cantonales.

 

Florilèges de questions citoyennes, issues de mes lectures dans les médias, qui pourraient être déposées auprès de Mme Rochat Isabel, Présidente du DSPE :

 

Q : La criminalité de rue explose, tout comme les cambriolages, les vols à la tire, etc. Que comptez-vous faire dans l'urgence pour endiguer ces hausses qui viennent rompre le lien de confiance des citoyen envers sa police et ses autorités de tutelle ?

 

Q : Quelle doctrine allez-vous donner à vos employés pour remotiver une base policière écrasée par les nouvelles procédures NCPP, la réorganisation opaque de votre prédécesseur et vos travaux actuels qui sèment visiblement un doute inapproprié pour sécuriser vos troupes ?

 

Q : Comment expliquez-vous que les criminels sont aussi vite relâchés en rue alors qu'ils font l'objet d'ordonnances de condamnations. Ne devaient-ils pas se retrouver en prison ?

 

Q : Alors que la surpopulation à Champ-Dollon stagne après une forte baisse (baisse qui n'est pas sans lien avec la mise en application du NCPP) et que les personnes condamnées ne peuvent plus être détenues dans cette prison préventive, pensez-vous que la construction d'un Champ-Dollon II reste d'actualité dans le cadre des ambitions du Conseil d'Etat ?

 

Q : Après avoir déclaré que Plainpalais était votre priorité, voila que la lutte contre la drogue devient "la priorité". Comment expliquez-vous tous ces atermoiements dans une politique sécuritaire qui ne démontre pas la fermeté attendue par la population contre les délinquants qui trainent dans nos rues ?

 

Q : Il y a peu, on apprenait que la police manquait de budgets pour financer les relevés et les analyses ADN, ainsi que pour l'engagement rapide de personnels administratifs. Le Conseil d'Etat, à travers son budget 2011, n'a-t-il pas fait des économies de bouts de chandelle sur le dos de la sécurité et ainsi du bon fonctionnement des institutions ?

 

Q : Le pouvoir judiciaire reste en attente de magistrats et de personnels. Allez-vous soutenir ces postes nouveaux lors de l'élaboration du prochain budget afin d'assurer le suivi pénal du travail de vos policiers ?

 

Q : Depuis quelques semaines, ne nombreux chiffres alarmistes sortent dans la presse, des délits sont en hausse, les policiers désabusés et dans un grand désarroi, sentiments que vous aviez pourtant déjà constaté à votre arrivée à la tête de ce département. Ne pensez-vous pas que vous vous êtes laissée entraîner dans une spirale organisationnelle, ceci au détriment des besoins de l'opérationnel et du quotidien ?

 

Q : Vous donnez l'impression de ne pas vouloir heurter le Parlement avec des dépassements de crédits, comme si l'aspect financier était prioritaire sur la gestion des coûts de d'une sécurité pourtant au bénéfice de la population. Malgré votre double majorité politique, avez-vous l'impression de ne pas être soutenue par le Parlement, qui ne répondrait alors pas favorablement à vos requêtes ?

 

Q : Pour finir un peu d'humour. Vous avez hérité d'une patate chaude il y a bientôt deux ans. A ce jour, part-elle en frites, en robe des champs, en purée ou allez-vous la faire sauter telle une pomme de terre nouvelle ?

 

Des questions simples issues des lectures de faits divers, d'articles de la presse de boulevard et de statistiques annoncées et confirmées.

 

Je n'attends pas de réponse, les vacances scolaires et politiques sont bien trop proches, et qui prendrait sérieusement le temps de répondre au blog d'un simple citoyen qui se pose ces quelques questions, mais surtout qui se demande avec crainte où va Genève dans le contexte actuel ?

 

Minet, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

PS : Madame Rochat a répondu à ces questions lors de la séance du Grand Conseil, ce jour et en direct sur Léman Bleu, suite à l'interpellation d'un député. Merci Madame d'avoir pris le temps de répondre aux interrogations d'un habitant du canton. Et pour la fondue, en réponse à la dernière question, c'est avec grand plaisir que vous devenez mon invitée.

Walter Schlechten.

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24/05/2011

Quand le corporatisme prouve, face à la mort, qu'il est une valeur fondamentale de notre société !

Il y a des soirs où  plus rien n’a d’importance.

 

Il y a des soirs où le sens de la vie devient une priorité.

 

Il y a des soirs où les réalités d’une profession nous rattrapent.

 

Il y a des soirs où la douleur partagée est commune avec mes camarades.

 

Il y a des soirs où je pense à une famille en deuil, à une femme désespérée et en larmes.

 

Il y a des soirs où deux orphelins ne trouveront jamais les réponses à leurs questions.

 

Il y a des soirs où des collègues pleurent en silence ou dans les bras de leur épouse.

 

Il y a des soirs où je me demande si notre société mérite autant de sacrifices.

 

Il y a des soirs où je hais la violence gratuite des hommes et l’injustice.

 

Il y a des soirs où je ne trouve plus le sommeil.

 

Il y a des soirs où je ne comprends plus le sens de ma mission, de mon métier.

 

Il y a des soirs où je n’accepte plus que l’on attaque notre corporatisme que seul nous pouvons comprendre, car à travers notre profession nous nous mettons au service des autres, de notre employeur, de l'Etat et de notre société.

 

C’est ce même corporatisme qui fait que la machine avance encore face aux dysfonctionnements politiques ou judiciaires.

 

C’est ce même corporatisme qui fait que la mort de l’un des nôtres est ressenti comme une blessure personnelle.

 

C’est ce même corporatisme qui fera que demain je vais me rendre au boulot, sans crainte mais avec des doutes certains.

 

C’est ce même corporatisme qui fera que mercredi 25 mai 2011, à 1400, tous les policiers de Suisse marqueront une minute de silence et le salut qui est dû à notre camarde assassiné.

 

C’est ce même corporatisme qui fait que ce soir je suis en pensées avec cette famille que je ne connais pas, avec un canton qui est pourtant la source de mes origines, avec ces collègues que je ne côtoie pas, mais avec qui je partage la même douleur et le même amour d’un métier, celui de policier.

 

 

Minet. 

 

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08/05/2011

Stéphane Guillon, ou la méchanceté au service de la liberté d’expression, et de la vengeance !

Samedi soir, théâtre du Léman, il y avait Dieu, les riches et les pauvres, DSK et BHL, les handicapés, les détenus de prison, les japonais irradiés, les morts et les vivants, il y avait surtout Stéphane Guillon et Nicolas Sarkozy.

 

Un duel à distance gagné haut la main par l'humoriste. Certes, la vengeance, à travers un spectacle nommé Liberté Surveillée, est un plat qui se mange froid, mais là le show était chaud.

 

Pas de langue de bois, ou si peu, et des attaques précises comme une décision ministérielle. On peut ne pas aimer son ennemi, mais de s'attaquer à la liberté d'expression, par des moyens de pression, n'aura pas été la plus maligne des décisions du Petit Nicolas. L'effet boomerang n'aura pas été long à attendre.

 

Le public, conquis par la victimisation de l'humoriste et comblé par sa prestation, a lui aussi vite choisi  son camp, même si une ou deux galéjades sont restées douteuses, dans l'ensemble personne ne souhaitait couper le micro du provocateur.

 

Un genre d'humour qui manque en Suisse, à Genève, où la Revue pourrait s'en inspirer pour rendre plus tranchant son spectacle prochain. Ne jamais oublier que l'on peut rire de tout, mais qu'il faut y mettre la manière.

 

Stéphane Guillon y est parvenu, sans compromission politique, sans retenue, laissant le rire prendre le dessus sur la gêne furtive du ressenti. Un humour rare et craint car si loin des banalités.

 

J'en veux pour preuve qu'en fin de spectacle, Guillon nous faisait remarquer que si son spectacle venait à durer nous raterions Eric Zemmour sur la 2. Belle provocation, sans savoir si les deux hommes s'apprécient assez pour un mariage mixte, même si Guillon le fait rire et que Zemmour adore son côté rebel. Selon lui, Guillon c'est un mutin de panurge, un curé de la nouvelle pensée dominante. J'adore l'image.

 

Et comme le dit si bien Eric Naulleau, de qui vient le véritable scandale, du messager de l'humour ou de celui qui est à l'origine de la mauvaise nouvelle.

 

A la sortie de ce spectacle, j'aime à dire qu'il ne faudrait jamais perdre sa liberté d'expression, mais juste son innocence. 

 

Minet

 

15/04/2011

Ville de Genève, les résultats nominatifs des candidats sont arrivés !

Nombres de sièges :                          5

Electeurs inscrits :                    119'145

Bulletins retrouvés :                   42'984

Bulletins blancs :                            208

Bulletins nuls :                               379

Bulletins sans nom de liste :          4'724

 

Suffrages nominatifs des candidats

* Suffrages obtenus

 

SALERNO Sandrine                                  *********************************  23366

Elue

MAUDET Pierre                                        ******************************* 22857

Elu

PAGANI Rémy                                         ***************************** 20058

Elu

ALDER Esther                                          ************************** 17489

Elue

CHEVROLET Michel                                   ************************ 16931

Elu

 

Qui vivra verra !

 

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11/04/2011

"Le Sourire"

« Depuis des mois je vais lui rendre visite avec ma douce, le dimanche en général. Je l'appelle Madame, elle me dit vous. C'est la maman de cœur de ma compagne, elle fut sa nounou mais aussi sa lumière. Ensemble, on partage toujours un repas dans un restaurant chaleureux.

 

J'observe alors ces deux femmes si proches et je devine que l'une a éclairé le chemin de vie de l'autre, à travers une éducation d'une époque révolue, mais souvent regrettée. Il faut dire qu'une femme qui vous a élevé durant tant d'années ne s'oublie pas si facilement, et quelle femme.

 

Elle a 96 ans, bientôt 97, valaisanne de cœur et solide comme un rocher suspendu au dessus du temps qui passe. Certes elle vieilli, son visage est marqué et sa démarche fragile, mais ses rides sont de beauté et son pas d'une sagesse certaine. Elle trouve le temps long et estime qu'elle n'a plus grand-chose à faire sur cette terre. Elle attend irrémédiablement la fin, ce départ qui se fait attendre alors qu'elle est prête, résignée sûrement, lucide évidemment.

 

Elle qui a connu presque un siècle d'histoire, de travail, de voyages, de rencontres, de découvertes, de lectures, de guerres mais d'amour aussi. L'amour de tous ces enfants de grandes familles qui sont un peu les siens aujourd'hui. Elle ne revendique pas cette situation, mais ce sont ces mêmes garnements qui la lui accordent avec tout leur amour aujourd'hui.

 

Ma douce en est une parmi d'autres. Mais ce lien est fort, puissant, il se lit dans leurs yeux, il se voit dans leurs étreintes discrètes d'une main vers l'autre. Alors, par amour mais aussi pas don de soi, j'accompagne ces dames et je partage leurs échanges. Des souvenirs que je n'ai pas, des images que je ne connais pas, des instants partagés oubliés mais si vite remémorés que je devine. J'écoute, je découvre, j'admire.

 

Mes yeux aiment cette vieille dame, elle est un peu mes grand-mères disparues, de ces femmes que l'on écoute, car intelligentes et franches. La vie n'a pas toujours été simple pour elles, mais elles ne regrettent jamais rien, elles ont bien vécu comme elles aiment à l'affirmer.

 

Et moi, j'aime vivre ces moments partagés avec cette belle personne. Elle donne de l'amour et en reçoit de ma femme de cœur. Ce qui est certain, c'est que nous ont lui apporte un rayon de soleil qui illumine à chaque visite son visage et qui lui redonne, pour un instant, l'envie de vivre, d'avancer, juste pour le plaisir de nous revoir dans une semaine. Ce lien affectif semble bien fragile mais tellement infini qu'il en devient intemporel.  

 

C'est avec un visage radieux qu'elle nous quitte à la fin de nos visites, fatiguée aussi en retournant dans sa chambrette, avec tous ces « vieux » qui eux ont un peu perdu la tête. Et nous, c'est avec impatience que l'on souhaite revenir au plus vite pour la retrouver et continuer à parcourir, en sa compagnie, ce grand livre de la vie illuminé par ses sourires. »

06/04/2011

Ville de Genève, dix candidats pour cinq choix !

J'ai une chance énorme, celle de ne pas habiter Genève Ville. A Croix-de-Rozon, sur la commune de Bardonnex, nos élus en place vont être réélus sans aucun doute. Ils s'investissent pleinement, avec satisfaction et pour le bien de notre population.

 

Par contre, en Ville de Genève, vous vous retrouvez avec dix candidats pour cinq sièges. Qui choisir, pour quelles raisons, pour quel avenir ?

 

Petite analyse d'un suburbain :

 

Rémy Pagani, Ensemble à Gauche ;

 

N'a pas la prestance ni les compétences des idées, homme de gauche ne sait pas s'ouvrir aux choses nouvelles, est resté bloqué au vingtième siècle, sans vision d'avenir, ni pour la population genevoise, ni pour la gauche.

 

Sandrine Salerno, Parti Socialiste ;

 

Dit tout et son contraire dans la même année, issue de la gauche caviar n'arrive pas à revenir aux véritables valeurs du socialisme, oublie un peu d'être proche des gens, joue un peu trop sur la fibre féminine en politique.

 

Sami Kanaan, Parti Socialiste ;

 

Homme de gauche, fermé et utopique, mais fidèle à ses valeurs. Pourrait devenir l'étendard du parti socialiste genevois, mais n'a qu'un défaut, il est un homme. Il verra donc sa route barrée par la femme socialiste, et par l'effet Fukushima qui pourrait propulser une élue verte en politique.

 

Esther Alder, Les Verts ;

 

Inconsistante, fragile mais sensible, l'écologie dans toute sa faiblesse, mais une image qui va parfaitement bien s'accoupler avec l'effet Fukushima. Sera probablement élue contre toute attente, mais au détriment de qui, là est la véritable question de son élection.

 

Michel Chevrolet, Parti Démocrate-chrétien ;

 

Souffre de son image d'homme public, souffre de son image tout court. Homme de cœur mais fin stratège, anime les véritables valeurs du PDC mais n'est pas entré en politique par la bonne porte. Pourrait créer la surprise dans un schéma trois de gauche deux de droite, qui sait, y a pas le feu au lac, et il a le temps pour lui car la politique n'est-elle pas tout sauf un long fleuve tranquille.

 

Pierre Maudet, Parti Libéral-Radical ;

 

Ne devrait pas souffrir de la fusion contre nature de son parti à Genève. Véritable homme de politique, arrive probablement à un stade important et devra revoir ses objectifs personnels et politiques dans 4 ans. Au bénéfice d'un bilan très positif, pourrait rebondir à la culture.

 

Florence Kraft-Babel, Parti Libéral-Radical ;

 

Sera victime du succès attendu de Pierre Maudet, des non résultats d'Isabel Rochat et de son manque de charisme. Hésitante tout en tenant un discours libéral très fermé, n'apporte pas l'image d'une ouverture d'esprit suffisante pour un exécutif, un peu à la méthode de Pierre Weiss qui s'enferme dans ses idées. Pourrait se trouver dans le wagon Mauder, mais ne sera jamais une locomotive.

 

Eric Bertinat, Union Démocratique du centre ;

 

Très froid et si peu inventif, n'a pas su convaincre comme député, n'a pas l'esprit de Genève qui souffle en lui, victime de la déroute d'une UDC genevoise sans image, sans valeur, sans résultat mais en pleine restructuration. Trop tôt pour l'UDC, trop tard pour Bertinat.

 

Soli Pardo, Mouvement Citoyens genevois ;

 

Homme intelligent mais englué dans les boues de l'UDC. N'est pas porteur d'une image positive, mais pourrait devenir un lion dans la contestation genevoise. Un vote contestataire pourrait lui être favorable, sauf que les électeurs sont comme certains élus, de véritables girouettes.

 

Carlos Medeiros, Mouvement Citoyens genevois ;

 

Le Velasco du MCG, pourrait bien bénéficier de l'effet 3èmegénération en Ville de Genève en prenant des voix à la gauche. Image sympathique mais insuffisante pour l'exécutif, sauf que Pagani avait la même et il a été élu il y a quatre ans. La surprise pourrait venir de lui, enfin, de son élection.

 http://static.tdg.ch/Evenement-001.pdf

Faites vos jeux, rien ne va plus, à Genève la roulette tourne déjà !

 

Minet.

13/03/2011

Première analyse naïve des résultats des élections municipales genevoises !

Ce n'est pas un tremblement de terre politique, mais un signal fort qui pourrait annoncer un séisme dans deux ans !

A travers une lecture rapide et naïve des résultats, ce qui me semble évident c'est que la population vient d'exiger que le paysage politique genevois change.

Visiblement, les électeurs veulent garder une droite, mais différente et moins traditionnelle, moins hautaine aussi, donc plus proche des problématiques sociétales. Une droite qui se pourrait bien être plus au centre qu'il n'y paraît. On reprochera à cette nouvelle droite d'être populiste, mais on ne peut pas lui reprocher de ne pas se pencher sur les véritables problèmes des genevois. Reste à celle-ci de prouver que la confiance placée en elle sera récompensée par des véritables projets pour le mieux vivre ensemble.

Le PLR paie le prix d'une fusion qui n'était pas aboutie.

Le PDC manque encore d'ambition dans les grandes villes urbaines.

L'UDC se cherche encore une identité romande.

Les Verts-Libéraux réussissent sur le canton un véritable exploit dans de petites communes si l'on connaît la genèse récente de ce parti.

Le MCG répond aux espérances d'une population excédée.

Visiblement les électeurs veulent aussi garder une gauche, mais plus agressive, plus identitaire, moins utopique et plus proche du social, des syndicats. Une gauche qui se pourrait elle être plus à gauche qu'avant. On reprochera à cette nouvelle tendance son côté anarchistes, contestataire, mais on ne pourra pas lui reprocher d'avoir osé, de s'est détachée d'un parti socialiste qui s'était lui trop éloigné des problèmes de la population, une gauche caviar qui ne plaît plus, qui ne sied plus. Reste à cette gauche identitaire de prouver qu'elle a sa place avec de véritables projets sociaux pour un mieux vivre ensemble.

Le parti Socialiste résiste grâce à ses têtes de liste, mais il n'a pas convaincu que le caviar n'est plus au menu.

Les Vers paient un angélisme et une certaine utopie d'un monde parfait où les difficultés sociétales doivent rester des priorités politiques.

Ensemble à gauche démontre qu'une politique plus agressive mais plus proche du peuple est viable comme alternative, avec un véritable discours de gauche.

Conclusions ;

Une droite redessinée, où les partis "traditionnels" devront composer avec les nouveaux venus.

Une gauche rescultée, où les partis "traditionnels" devront s'adapter avec le retour de valeurs anciennes. 

Reste les élus hors partis, qui prouvent qu'une véritable crise identitaire occupe le terrain politique à Genève.

Un canton un peu de gauche, un peu de droite, Genève, un monde en soie !

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.