05/03/2011

Les résultats des élections municipales auront-ils un véritable impact sur la sécurité des genevois ?

A huit jours des résultats des élections municipales genevoises, le thème de la sécurité demeure un sujet incontournable. Même les socialistes sortent enfin du bois. Si le chômage, la crise du logement, les coûts des assurances sociales et de la santé demeurent des préoccupations majeures, le débat sécuritaire correspond aussi à une réelle attente populaire.

 

Dans le cadre de ces élections, il faut se demander si la véritable solution passe par les municipalités. En effet, la sécurité cantonale se doit d’être assurée et préservée  par le pouvoir exécutif cantonal. Il est le fer de lance de la doctrine politique qui se doit d’être appliquée, en accord avec les communes.

 

Pourtant, l’individualisation communale de la sécurité publique démontre néanmoins que cette collaboration cantonale est soit incohérente, soit inopérante. Certes, il y a bien l’Association des Communes Genevoises (ACG) et sa commission consultative de sécurité municipale, mais les problèmes, les cahiers des charges, les missions, les attentes sont bien différentes de Dardagny à Chêne-Bougeries, de Vernier à Anières.

 

Donc, au final peu importe les résultats de dimanche prochain, car au plan cantonal les volontés des uns n’apporteraont pas la solution des autres. Et à bien y regarder, à écouter et à lire les candidats, la diversité des idées, qui va d’une augmentation drastique des agents de la police municipale, à l’armement de ceux-ci, en passant par une plus grande proximité en rue et un véritable îlotage, on devine bien que le cahier des charges et les missions attendues sont hétéroclites et demeurent du ressort et de la volonté du Conseil administratif en charge dans une commune.

 

Ceci démontre que les attentes des uns ne sont pas les priorités des autres. Ceci confirme aussi que le pouvoir exécutif cantonal se doit d’être le fer de lance d’une véritable politique sécuritaire cantonale, en partenariat avec l’AGC, mais surtout à l’écoute des préoccupations sectorielles et cantonales de la population, voire des policiers et de leurs partenaires qui restent néanmoins les témoins privilégiés des modifications sociétales qui s’opèrent aux carrefours de notre République.    

 

Minet, habitant la Croix-de-Rozon.

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21/02/2011

Suisse - Libye ; Jeu, set et match .. et non car le Conseil Fédéral a laissé passer deux balles de contre-break, malgré un service gagnant sous les yeux !

J'avais osé espérer que les erreurs du passé serviraient de leçon, mais il n'en est rien. La Suisse, et le Conseil Fédéral, restent dans le ventre mou de la politique mondiale.

Affaiblie par les affaires (Swissair, fonds en déshérence, UBS USA, Kadhafi, secret bancaire) la Confédération se devait de saisir au bon les deux balles de contre-break qui se présentaient à elle.

Malheureusement, nos sept sages, au comportement frileux, n'ont pas jugé opportun de transformer l'essai. Il faut croire que certains lobbys financiers et politiques sont encore bien présents sous la Coupole fédérale.

Pourtant, tout s'est jouer en 24 heures, et ce n'est donc que pour quelques heures de lascivité que notre réactivité est mise en berne. Trop facile de crier après les loups une fois que la meute est passée.

Le Conseil Fédéral aurait dû, ceci dès dimanche midi et avant tout le monde, condamner le non respect des droits de l'homme qui se produisait en Libye. Défendre la démocratie, la liberté d'expression, les droits humains, le respect de la vie pour foudroyer une dictature, demeurent des actes qui sont encore des valeurs dans notre pays. Sachez que sous le sceau de la neutralité, il n'est pas interdit de défendre ses valeurs et de les exprimer, de dénoncer, de condamner.

Nous aurions ainsi utilisé notre première balle de contre-break dans ce match que nous livrons depuis deux ans contre la Libye. Car si cet État menait au score, par des moyens bien souvent illicites en démocratie mais si pratiques en politique, nous ne pouvions nous contenter d'attendre un jugement d'un tribunal arbitral dont la liberté de jugement était déjà entravée par la puissance pétrolière du clan Kadhafi.

La seconde balle de contre-break, elle n'a été utilisée et jouée que ce soir par le DFAE, qui se fend d'un communiqué repris par la TDG ;

"Selon de nombreux témoignages et rapports d’organisations de défense des droits de l’homme, les autorités libyennes exercent une répression extrêmement dure et une violence ciblée à l’encontre des personnes qui participent depuis plusieurs jours à des manifestations et des marches funèbres", a déploré le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Il a souligné que l’on parle "de centaines de morts et de blessés".

D’après les informations disponibles, les hôpitaux sont débordés et leurs réserves en sang sont insuffisantes. D’après les comptes rendus de témoins, des scènes d’une violence inacceptable se déroulent dans les rues. Le DFAE a lancé un appel aux forces de sécurité libyennes les incitant "à renoncer à recourir à la force contre leurs compatriotes".

"Eu égard à son expérience avec le régime de Tripoli, la Suisse est très consciente du courage dont font preuve ces hommes et ces femmes qui descendent dans la rue en Libye et revendiquent leurs droits démocratiques", a poursuivi le DFAE.

Nous avions une magnifique balle de match, l'occasion de nous replacer la tête haute sur la scène internationale, de brûler sur le bûcher des mensonges et des vanités l'arrogance du pouvoir de l'or noir, avec un service gagnant dont notre pays avait le secret, mais là il faudra attendre une deuxième balle pour conclure ce match où le bien combat démocratiquement le mal.

Pendant ce temps, des populations assoiffées de liberté se font massacrer sur les terres libyennes.

Minet.

 

 

 

 

17/02/2011

Actions, réactions !

Ainsi donc, nos pandores ne portent plus l'uniforme depuis ce jour. Les Bleus ont le Blues, voire plein la barbe.

Il faut dire que depuis trois ans ils n'étaient plus vraiement écoutés par nos autorités.

Pour certains, on leur fait encore payer la fameuse manifestation du "cercueil" en 2003, pour d'autres nos gendarmes sont de perpetuels raleurs.

Il se pourrait aussi que nos argoulets en aient juste assez d'être les dindons de la farce.

On casse du gendarme.

On mange du gendarme.

On brise du gendarme.

On critique du gendarme.

On focalise sur le gendarme.

On stéréotype le gendamre.

On fonctionnarise le gendarme.

On oublie pourtant que le gendarme est bien souvent le premier intervenant pour plus de 84'300 réquisitions.

On oublie pourtant que le gendarme a effectué plus de 29'500 heures pour Figaro

On oublie pourtant que le gendarme c'est plus de 82'800 heures supplémentaires, sans majoration cumulée.

On oublie pourtant que le gendarme c'est deux postes de police ouverts 24/24

On oublie pourtant que le gendarme c'est aussi, prévenir, secourir, aider, sécuriser.

On oublie pourtant que le gendarme c'est aussi le conseil, l'épaule, le soutien, l'îlotier.

On oublie pourtant que le gendarme c'est aussi  60'700 amendes d'ordre.

On oublie pourtant que le gendarme c'est aussi plus de 22'800 contraventions.

On oublie pourtant que le gendarme c'est aussi 735 usages de la contrainte.

On oublie pourtant que le gendarme c'est aussi 115 accident en service, dont 57 suite à agression/bagarre.

On oublie pourtant que c'est un serment, 24/24 au service des autres.

Ce qui est certain, c'est que eux ne l'oublient pas, et là ils le font savoir !

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

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16/02/2011

Les gendarmes genevois sont-ils en colère ? Réponse hier soir, action ce matin !

Les gendarmes genevois se réunissaient hier soir à 2000 en assemblée générale extraordinaire. Nous nous demandions si nos policiers étaient colère !

Ncpp

Débours

Horaires

Phenix

Pont de fin d'année

Fiches Miope de l'OPE

Score

Réunion paritaire

Le sujets ne manquent pas !

Réponse ce matin avec une conférence de presse et des actes !  

12/02/2011

Des mammouths et des hommes !

En politique, à Genève mais ailleurs aussi, ce sont bien souvent des mammouths qui se retrouvent élus et qui se voient confier les plus hautes responsabilités.

Le mammouth, c'est un animal imposant, que l'on voit de loin, muni d'une tête volumineuse, qui ne se déplace pas très vite mais qui a du poids. Il se caractérise aussi pas des défenses proéminentes et une très grande résistance au froid.

Il faut bien souvent un cataclysme pour atteindre un mammouth, lui nuire, voire l'anéantir. Ce n'est donc pas un "coup de froid" qui va le déstabiliser. Il restera campé là, sûr de sa force et de son poids, les défenses tournées vers l'ennemi, n'autorisant ainsi que des attaques lointaines.

De nos sept mammouths genevois, il y a ;

- l'ancêtre, le "Mammuthus Hileravus", le plus lourd mais aussi celui qui a l'air le plus robuste. Sans sa présence, ses six camarades de route se retrouveraient bien seuls. Il est aussi le guide, sachant ne pas trop dépenser pour passer les grands froids à venir. Il est sage même s'il sa trompe fume un peu trop souvent.

- le grand-père, le "Mammuthus Ungeravus", le plus poilu mais le plus précieux, car il garde un oeil avisé sur ses congénères. Il a passé de siècle et connaît les risques des maladies, c'est donc avec beaucoup d'assurance qu'il réorganise le troupeau. Discret il dispose d'un grand flegme, ce qui le rend aimable, même si ses défenses son probablement les plus longues.

- l'élu, le "Mammuthus Longchampius", le plus léger des mâles, mais le plus fin, le plus agile aussi, sachant dissimuler ses défenses pour mieux s'approcher du pouvoir. Il a du verbe et passe très bien en société, le poil toujour impeccable. Il a surtout été l'élu rapidement, il a grandi plus vite que les autres et est arrivé promptement au pouvoir. Il ressemble à un Chancelier, mais ne l'est pas. Il passe, sans vague, mais sans sans bruit aussi. La discrétion est une valeur sûre chez lui.

- Le gendre idéal, le "Mammuthus Mullerius", celui que l'on remarque dès qu'il arrive. Moins lourd que les anciens, il est le plus longiligne et dispose donc d'une très grande visibilité. Il est gourmand et veut prendre de la hauteur, sur les hauteurs. Sédentaire il construit, il a des projets, il veut changer le microcosme urbain. Mais il va probablement trop vite, il s'expose tout en étant le plus fragile, même avec des défenses argentées. Il devrait représenter l'avenir mais n'a pas encore assez de poids pour tracer la route. Résiste aux coups de froid, mais s'expose encore en s'approchant du ravin.

- Le prof, Le "Mammuthus Beeranis", en charge de l'éducation des plus jeunes, de la survie, de la mémoire de l'enseignement des anciens, de l'histoire et de l'avenir. Il aime les roses, n'est pas très agressif car n'aime pas les conflits. Il noie souvent les problèmes dans de longs discours qui ne trompent personne. Ses défenses sont d'ailleurs limitées car recourbées. Il semble bien souvent isolé et malgré sa grande taille passe inaperçu. Discret ou opaque ?

- La féline, Le "Mammuthus Rochatus", qui aimerait avoir des griffes pour défendre les siens, mais qui ne dispose que de petites défenses, qui ne trompent personne. Elle est arrivée tel un lynx qui bondi, propulsée, agile, mais nerveuse et si légère. Est souvent sous la protection des autres, l'ancêtre étant son pilier, mais devra prendre du poids pour rester, surtout si elle veut véritablement tenter de protéger ses congénères.

- La rieuse, Le "Mammuthus Künzlerus", très nature, le poil long et le verbe champêtre. De passage probablement, n'étant qu'un herbivore pas assez gourmand qui ne dévore pas tout sur son passage. La discrétion est aussi son talent, n'aimant probablement pas les mondanités réservées à d'autres. Trop légère, elle est pourtant bien protégée du froid par son expérience de vie. Ses défenses son abîmées mais peuvent encore blesser sans un écoquartier.

Quand je me retourne, je devine d'autres "Mammuthus", aussi différents les uns des autres, mais qui ont tous comme principal atout leur poids dans la société. Mais vous comme moi le savons bien, il ne suffit plus d'avoir du poids, il faut aussi des idées pour sauver notre territoire.

Heureusement pour eux, aucun cataclysme n'est envisagé avant deux ans, juste quelques coups de froid qui visiblement n'ont jamais fait de mal à personne.

Dans notre société, aujourd'hui plus qu'hier, il y a les Mammouths, et les hommes.

"Mammuthus Minetus".

 

Walter Schlechten, habitant de La-Croix-de-Rozon, plongé dans ses fouilles.

 

  

 

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08/02/2011

Élections municipales ; pourquoi les solutions politiques proposées pour lutter contre l'insécurité et la hausse de la criminalité ne sont jamais adaptées aux réalités du terrain ?

Ce que j'aime en période électorale, c'est que tous les candidats y vont de leurs propositions sur les sujets les plus divers, mais comme souvent avant de telles échéances, principalement sur la sécurité.

La naïveté, pourtant souvent accompagnée d'une curiosité constructive, des propositions de ces probables élus, vient au moins bousculer les politiques en place, tant au niveau communal que cantonal. Rien que cet effet de boomerang politique est salutaire, mais il ne suffit pas malheureusement à rendre crédible tous les autres discours.

Ce que je retiens de ces lectures, des ces déclarations, c'est que le monde politique vit sur un petit nuage et oublie bien souvent d'en redescendre pour se retrouver les deux pieds sur terre.

Au niveau communal, et notamment de la Ville de Genève, il est par exemple juste impressionnant de constater que nos futurs magistrats pensent disposer d'une véritable police, au niveau municipal, alors que les soubresauts du Rapm ne donnent pas ni les moyens, ni les possibilités, à cette profession de s'épanouir. Des demies-mesures pour un échec législatif et opérationnel.

Certes, si visiblement la coopération entre la municipale et la cantonale s'est grandement améliorée, il n'en demeure pas moins que d'énormes lacunes sont encore présentes dans l'organisationnel et l'opérationnel. La responsabilité finale en incombe au Conseil d'Etat, seul régisseur des règlements d'application.

Ce qui est plus grave, c'est que les véritables questions n'ont toujours pas été posées, et de ce faits les réponses n'ont pas encore été apportées. Car si vous discutiez avec quelques policiers, comme mes voisins, vous comprendriez rapidement que si nos décideurs répondaient simplement à ces questions, sur le thème de la sécurité, tout irait déjà mieux ;

Qui ?

Où ?

Quand ?

Quoi ?

Comment ?

Pourquoi ?

Avec qui ?

Des questions simples, mais qui visiblement à ce jour ne trouvent pas de réponse auprès de nos élus. Et ce n'est pas à travers les cendres du Phénix que l'on trouvera ces réponses, car personne n'a jamais vu renaître des idées avant-gardistes de cendres poussiéreuses !

Walter SCHLECHTEN, un simple habitant de La Croix-de-Rozon !

 

 

02/02/2011

Drôle de journée pour les deux élus libéraux du Conseil d'Etat genevois, l'une tente de sortir la tête de l'eau alors que le second est plongé dans un bain à bouillons !

Pas de doute, ce 2 février 2011 restera dans l'histoire du parti Libéral, et ceci par des événements radicalement opposés.

Acte I

Ce matin, Mme Rochat, Présidente du DSPE et Conseillère d'Etat libérale, offrait un discours qui se voulait visiblement déterminant lors de la prestation de serment des nouveaux policiers, qui se déroulait sur la Treille.

Il faut dire que la population genevoise attendait ces mots depuis forts longtemps, afin de connaître enfin de quelle détermination cette élue était faite face aux problèmes de sécurité. Visiblement elle a voulu recadrer, affirmer et imposer. S'il n'y avait pas la manière ni l'assistance attendue, il y avait les mots. Morceaux choisis ;

- "La prestation de serment de l’école de police est toujours un moment particulièrement important. Il l’est non seulement pour l’ensemble du corps de police, mais également pour moi, la Cheffe du département en charge de la sécurité."

"Moi, la Cheffe du département".

Immédiatement cette précision et la terminologie pour se décrire, en sa qualité de Présidente d'un département, comme Conseillère d'Etat, "moi, la Cheffe du département", comme s'il ne devait pas y avoir d'autre "Cheffe" dans ce département. Les mauvaises langues apprécieront, la hiérarchie de la police aussi. Moi, comme citoyen je me souviens de mon maître d'apprentissage qui m'avait servi un jour un "le Chef c'est moi, et personne d'autre".

Puis ;

- "Raison pour laquelle nous avons décidé de récompenser une telle initiative en créant une citation du mérite policier, visant à honorer les collaborateurs de la police qui auraient effectué un acte exceptionnel de bravoure. Une manière pour le Conseil d’Etat et la police genevoise d’exprimer sa reconnaissance, de manière tangible et prestigieuse, à l’égard de collaborateurs qui font figures de modèles pour l’ensemble de l’institution."

"Une manière pour le Conseil d'Etat et la police genevoise d'exprimer sa reconnaissance, de manière tangible et prestigieuse".

Là aussi, ces mots m'ont choqué, c'est comme entendre que l'employeur de nos policiers n'avait jamais exprimé, de manière tangible et prestigieuse, sa reconnaissance. Dans un corps de métier qui en manque depuis des années de reconnaissance, et après les tumultueuses réformes entamées par le Conseil d'Etat, c'est comme donner un sucre à celui que l'on vient de priver de dessert durant des mois.

Pas certain que la tangibilité de cette reconnaissance, qui est ni plus ni moins qu'une récompense au mérite, probablement juste avant de passer au salaire au mérite dans l'ensemble de l'Etat et dans quelques mois, ne soit suffisant pour gommer des années de frustration et les attaques salariales et sociales incessantes menées contre cette profession.

Visiblement, Mme Rochat avait besoin de dire qui était la Cheffe, de dire que l'Etat sait aussi dire merci, et que les sacrifices quotidiens demandé à nos pandores sont nécessaires. Pas certain que le message soit aussi bien passé que ça dans l'institution, ni que l'opération "reprise en mains du département et de la sécurité" soit convainquant pour nous citoyens.

Un fort sentiment que cette élue devait sortir la tête des eaux troubles dans lesquelles elle s'enfonçait. Un bol d'air qui ne sera probablement pas suffisant s'il n'est pas suivi de faits, de résultats et d'un suivi politique.

http://www.ge.ch/dspe/presse/welcome.asp?rubrique=discour...

Acte II

Ce soir, le journal en ligne 20minutes sortait un scoop et plaçait M. Mark Muller, élu libéral, Président du Conseil d'Etat genevois, chargé des constructions, dans la tourmente.

Un événement aussitôt repris par le grand Pascal, dont je vous invite à lire quelques lignes de son blog à ce sujet, et qui attend visiblement ce Conseiller d'Etat le pied ferme, demain matin sur OneFM :

http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/

Aujourd'hui, 2 février 2011, nous avons l'impression qu'une élue libérale a tenté de sortir la tête de l'eau, alors que peu après son colistier se faisait lui submerger par un tsunami politique.

Ce soir, le Président des libéraux genevois doit avoir du vague à l'âme !

Walter SCHLECHTEN, habitant La Croix-de-Rozon.

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01/02/2011

Quand Rémy Pagani s'égare sur le thème de la sécurité à Radio Cité, la soupe tourne au vinaigre !

Ce matin, Rémy Pagani, membre du Conseil Administratif de la Ville de Genève, était l'invité phare sur Radio Cité. Questionné par Mlle Alexandra Cohen sur le thème de la sécurité, qui n'est pas du ressort de son dicastère, cet élu s'est exprimé en sa qualité de candidat qui birgue un second mandat comme Conseiller Administratif de la Ville de Genève.

Voulant nuire à l'UDC et critiquant les débats populistes, M. Pagani a fait valoir que la police était appliquée par des gens uniformés. Puis soudain, face au manque d'effectifs de la police cantonale, il s'est emporté, par méconnaissance ou par idéaux politiques d'un passé proche, affirmant que du temps qu'il était député au Parlement, où il avait siégé de longues heures pour voter une Lpol avec 1200 policiers, avant de préciser qu'à ce jour ils n'étaient que 800.

A ces mots mon sang de citoyen, qui s'était longuement penché sur ces débats, n'a fait qu'un tour. De mémoire, et même du temps reculé où M. Pagani siégeait, la Lpol prévoit un effectif maximum de 950 gendarmes et de 350 inspecteurs. Consultant les chiffres publiés par divers organismes, je constate de suite que l'affirmation de cet élu est fausse, voire hasardeuse.

La gendarmerie, si elle n'est effectivement pas au maximum des unités prévues par la loi, compte 854 membres, alors que la police judiciaire jongle avec les 300 policiers, en tenant compte des départs à la retraite d'une école à l'autre.

Nous arrivons donc à un total de 1154 policiers, ceci sans compter les 200 agents de la police de la sécurité internationale, soit un total final de 1354 policiers certifiés ou brevetés. Nous sommes là bien loin du chiffre aléatoire de M. Pagani. Mais ce dernier, ne voulant visiblement pas se contenter de cet effet d'annonce ridicule, a continué dans ses dérives politiciennes et électoralistes.

"Le corps de police se protège en refusant l'engagement de permis C, afin de cumuler des heures supplémentaires".

M. Pagani, à ce jour, aucune police de l'UE n'engage des étrangers dans son effectif. La close de la nationalité demeure encore une priorité, et ce n'est pas votre exemple d'un individu qui vit à Genève depuis 40 ans avec un permis C, et qui pourrait en faire un policier selon vous, qui viendra détruire cette nécessité étatique et sécuritaire dans des métiers aussi proches du secret et de l'Etat. Et en ce qui concerne les heures supplémentaires, il vient d'être démontrer qu'elles sont une obligation opérationnelle pour assurer le cahier des charges de la police.

Et comme cela ne suffisait pas, M. Pagani, en charge du département de la construction et de l'aménagement, je vous le rappelle, vient nous présenter ses trois mamelles de la sécurité ;

- La prévention, qui passe par la réintroduction de la close du besoin pour les établissements publics et autres débits de boissons, prenant exemple sur le cas des Pâquis, avec 750 bar-restaurant selon lui, précisant que ces bars représentent de l'insécurité.

- L'éducation, avec un discours social et des éducateurs de rue pour aiguiller des jeunes à la recherche d'un emploi ou d'une formation.

- La répression, mais qui se doit d'être nuancée, avec une police municipale de proximité et de l'îlotage.

Tout un programme. Cet élu, assistant social de formation, est à des kilomètres des réalités de notre ville, de notre canton, et moi en ma qualité de citoyen je pense que lorsqu'on ne connaît pas un sujet, pourtant aussi important que la sécurité de ses électeurs, et bien on se tait.

M. Pascal Décaillet a déposer plainte contre M. Hodgers Antonio pour des propos tenus et jugés diffamants, précisant que M. Décaillet avait "servi la soupe au régime tunisien ". Pour l'anecdote, c'est juste drôle, car si le grand Pascal a servi la soupe au régime tunisien, on se souvient tous que le petit Antonio avait lui servi un menu complet aux altermondialistes lors des émeutes du G8 en 2003, avec pour nos policiers la soupe à la grimace face aux décisions politiques imposées.  

En ce qui concerne l'émission de ce matin, je me demande si les syndicats de police ne devraient pas aussi déposer plainte contre M. Pagani suite aux propos tenus contre cette corporation.

Mais c'est juste, nos policiers ont une raison qui leur permet encore de garder la tête froide, eux !

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

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30/01/2011

A lire, ou comment une socialisation impossible d'un individu déraciné et violent n'est pas un échec des institutions mais une incapacité humaine à répondre aux nécessités d'une vie en communauté !

La véritable histoire de Skander Vogt

Il est si rare de trouver des enquêtes sérieuses, transparentes et intéressantes dans la presse écrite, sans qu'un article ne soit manipulé ou gâché par un édito à sensation, que je me devais de vous inviter à lire l'article de Dominique Botti, paru ce jour dans Le Matin Dimanche.

Grand bravo pour cette information de qualité, où chaque lecteur pourra se faire sa propre opinion, en ayant accès à des informations de qualité.

Bonne lecture à vous !

 http://www.lematin.ch/actu/suisse/veritable-histoire-skan...

ou comment une socialisation impossible d'un individu déraciné et violent n'est pas un échec des institutions mais une incapacité humaine à répondre aux nécessités d'une vie en communauté !!! 

Minet

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28/01/2011

Indignons nous, révoltons nous !

Après l'Algérie, la Tunisie, l'Egypte et bientôt le Yémen, la Suisse va-t-elle aussi connaître une révolte populaire en rue ?

Certes, ce n'est ni le pain, ni le blé, ni le lait, ni l'eau, ni l'électricité, ni les soins, ni l'écolage, ni la liberté de culte, ni la liberté d'expression qui sont en jeux, ils ne manquent pas au quotidien, mais c'est simplement le coût de la vie qui nous attaque, avec la menace du chômage et de la précarité du logement. Beaucoup sont au bord de ce précipice, un gouffre dans lequel de plus en plus de citoyens risquent de tomber.

Si tous les habitants en révolte dans ces pays tiers ont des raisons de vouloir sortir du marasme dans lequel ils se trouvent, en bousculant les pouvoirs en place, en tentant d'introduire une certaine démocratie, il m'est insupportable de voir que le peuple suisse, certes nanti parmi les nantis, se contente d'accepter sans cesse des hausses de prix, de tarifs, d'impôts et de coûts divers sans s'indigner.

Par peur de perdre l'accessibilité à des prestations que bien d'autres nous envient, probablement, mais à quel prix !

En passant par le coûts de produits de base aux prestations de service, tout augmente et bien souvent sous le prétexte de réserves qui se devraient d'assurer la pérennité des dites prestations.

Assurances maladies, cotisations sociales, loyers, prix des transports (TPG et CFF), Billag, téléphonie, imposition fédérale, taxations cantonales, vignette autoroutière, panier de la ménagère, même le prix de l'argent augmente.

Le suisse est bon payeur, mais il se demande depuis peu s'il est normal de voir tous ses coûts augmenter alors que les prestations diminuent, deviennent restrictives ou coûteuses à travers un développement pas toujours compris par le citoyen.

Ce mot se veut provoquant, on ne peut pas comparer des situations géopolitiques qui ne sont pas comparables, mais l'on peut comparer les prix, ceux d'il y a dix ans en arrière et ceux du jour, et là il y a de quoi se révolter.

Minet.

 

25/01/2011

Si Figaro a été le remède d'urgence apporté pour répondre à la hausse de la criminalité en ville de Genève, reste à trouver un remède de cheval pour sécuriser le canton, voire la région.

L'opération Figaro est donc une réussite, avec une baisse globale des vols et déprédations de 6,5 % en moyenne sur le canton. Par contre, si les cambriolages sont en baisse de 5,3 % sur Figaro, ils sont en augmentation de 12 % dans les communes suburbaines.

 

Ce chiffre est à mettre en lien avec un autre communiqué, celui des statistiques dans le Genevois français, où là les cambriolages ont augmenté de 41 % en Haute-Savoie.

 

A l'heure de la région Franco-Valdo-Genevoise, on peut se demander si cette politique des petits pas est en adéquation avec les véritables problèmes rencontrés et liés,  n'en déplaise aux statistiques sectorielles, à une augmentation de la violence et de la criminalité, ceci à partir du moment où un jour l'on nous présentera tous les chiffres, sans utiliser des raccourcis pour rassurer une population lucide des comportements sociétaux des crapules qui rongent nos terres.

 

Mais dans l'urgence, on peut aussi se demander pour quelles raisons l'opération Figaro, qui s'est achevée au 31 décembre 2010, n'a pas été reconduite dans la durée. Car sachant que, selon le communiqué de ce jour, l'opération Figaro n'a pas généré de déplacement de la délinquance, elle a probablement généré le déplacement des délinquants.

Pourtant, si j'ai bonne mémoire sur ce que les journaux nous avaient présenté sur l'opération Figaro, elle se devait de lutter contre deux fléaux qui rongeaient les Pâquis ; les vols à la Zizou, tenus par des maghrébins et le trafic de cocaïne en rue tenu par des africain.

Ce qui est surprenant aujourd'hui, c'est que les chiffres stigmatisent les vols et ne parlent pas, ou plus, des trafics de drogues en rue !

Surprenant, non ?

Alors pourquoi il y a peu Mme Rochat déclarait au GHI : "Ma priorité, c'est Plainpalais".

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

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19/01/2011

La difficile mue des "flics municipaux" présentée par le GHI.

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Il est consternant de se rendre compte que M. Pierre Maudet a visiblement en politique deux façons de voir les choses.

 

Lorsqu'il observe de l'œil droit l'armée suisse et la politique d'Ueli Maurer, Pierre Maudet, membre de l'exécutif de la ville de Genève, se fend d'un document qui se veut visionnaire, "Le vrai rapport", en rupture totale avec le système en place. Il se veut rassembleur et propose la création d'un Département fédéral de la Sécurité et la création d'une réserve fédérale de police. On peut aimer, mais on peut aussi rester sur la réserve face à ce fédéralisme exacerbé.

 

Par contre, lorsqu'il se retourne et regarde de l'œil gauche sa police municipale, sa rétine se veut oscillante, sa vue se trouble et il n'arrive pas à la rupture attendue par ses hommes. Il tire même un bilan satisfaisant un an après l'entrée en fonction de la police municipale. Et pourtant !

 

Premièrement si la loi a donné un nom à la sécurité municipale, devenue la police municipale, elle a oublié de remettre l'ouvrage sur le métier. Pas ou peu de policiers dans cette entité, mais des agents de la police municipale (APM).

 

Dans la précédente législature, un Conseil d'Etat si peu collégial n'a pas osé, par manque de moyens, de vision d'avenir ou de crédibilité face aux « très puissants » syndicats de polices et aux Maires de communes qui veulent garder leur sécurité municipale, a proposé une Loi qui demeure inachevée. Elle a été acceptée par un Grand Conseil qui ne devait pas avoir connaissance de la faible portée du Rapm.

 

La frustration est grande chez les agents de la police municipale, on peut la comprendre. Une autorité retrouvée par une terminologie qui n'accorde pas tous les pouvoirs usuels à la fonction espérée. Mais savons-nous, encore aujourd'hui, quels étaient les buts recherchés par le pouvoir exécutif ?

 

Vendre du rêve et une sécurité cosmétique ? Ce qui est certain que que Genève va mal.

 

La ville, poumon commercial de la région et carte postale de la Genève internationale, sombre sous les faits divers et l'incapacité de tenir la rue, de garantir une sécurité durable.

 

Le canton, poumon économique de la région et image politique de la Genève internationale, s'écroule sous les contradictions des choix des priorités. Il abandonne la rue pour reprendre une plaine, mais il devra bien reprendre cette même rue pour garantir ce que tout citoyen est en droit d'attendre d'un pouvoir exécutif, qui se devrait d'être réveillé prochainement par le pouvoir législatif, à savoir la garantie de vivre en sécurité sur sol genevois.

Donner des armes aux APM, le certificat de policier et les lâcher en rue. Ils sombreraient immédiatement sous le poids du travail judiciaire comme le subissent actuellement les policiers genevois. Il y aurait alors abandon de la police de proximité, une catastrophe de plus au détriment des habitants de notre canton.

La solution ne passe pas par là.

 

Demain, mais il faudrait pouvoir déjà dire aujourd'hui, qui fera quoi ?

 

Police municipale, de proximité, îlotage, prévention, répression, représentativité et manifestation ludiques dans un cahier des charges composé d'un début et d'une fin. Un métier redessiné pour lui donner une valeur ajoutée, celle de la confiance obtenue par les citoyens, tel des gardiens de la paix.

 

Police urgence, prévention, enquête, intervention, dissuasion, proximité par l'occupation du terrain, maintien de l'ordre et de la paix par l'anticipation, la réaction, et l'adaptation des besoins. Un métier de policier où l'analyse, la réflexion et la médiation auraient leur place au quotidien comme fil rouge en lieu et place des tâches sociales et administratives qui se devraient d'être occupées par d'autres. Une autorité retrouvée, bras armé du pouvoir judiciaire, à travers un cahier des charges adaptés aux modifications sociétales. Des flics de rue d'une grande humanité mais avec un seul objectif, garantir la sécurité exigée par la population. La Genève internationale s'en retrouverait également grandie, comme New-York a su le faire en s'en donnant les moyens. Et à défaut de millions de dollars, une volonté politique affirmée serait un bon détonateur.

 

Police internationale, sécurité du monde diplomatique, aéroportuaire et aux frontières, mais toutes les frontières, en appuis des Cgfr. Il faut sortir cette police de ses contraintes financières et fédérale pour pouvoir enfin en disposer sur l'entier du sol genevois, mais ceci a un coût.

 

Mais comme l'avait écrit un ancien président d'un syndicat de police, la sécurité à un prix, ce n'est pas aux policiers à en payer les coûts. Les APM ont raison de ne pas être satisfait de la situation, le peuple aussi. Heureusement les élection municipales arrivent à grands pas, et le débat va renaître, avec ou sans agent de sécurité préventive. Les erreurs du passé d'une gauche probablement trop frileuse ne doivent pas laisser la droite se satisfaire de grandes idées, il faudra aussi des résultats.

Mais la gronde des APM sera probablement suivie de celle des policiers, désabusés et médusés face à un NCPP qui les confine à un travail judiciaire administratif bien trop lourd, sclérosant les objectifs sécuritaires qui avaient été fixés, et encore attendus par la population.

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon, lecteur du GHI, de la TDG et du mémorial du Grand-Conseil.

22:36 Publié dans Associations, Culture, Genève, Histoire, Médias, Politique, Région, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

11/01/2011

Eric Zemmour est-il coupable de diffamation et de discrimination raciale, ou est-il la victime d’une France politiquement trop correcte qui n’ose pas se retourner sur ses erreurs dans le domaine de la naturalisation et du droit du sol ?

Célèbre journaliste et chroniqueur de Laurent Ruquier, Eric Zemmour, qui ne laisse personne indifférent, passe depuis ce jour devant le tribunal correctionnel de Paris. Pas de jeu de scène ou de grande envolée lyrique, juste un homme qui confirme ses propos, qui lui valent aujourd'hui les foudres et les plaintes des associations anti-racistes.

Il y a quelques mois, lors d'un débat télévisé mené face à Rokhaya Diallo, une militante anti-raciste et présidente de l'association Les invisibles, il avait déclaré : "Les Français issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que les plupart des trafiquants sont noirs et arabes... c'est un fait."

Selon lui, il n'y a pas eu dérapage et il a la ferme intention de se battre face à ses détracteurs en justice. Connaissant sa verve, nous ne doutons pas qu'il le fera avec éloquence. Mais il pourrait bien que ce trublion de la libre pensée devienne la « victime » d'une France politiquement trop correcte qui n'ose pas se retourner sur sa politique de naturalisation et du droit du sol appliqué, qui dit ceci : « Tout enfant né en France de parents étrangers acquiert la nationalité française à sa majorité si, à cette date, il a en France sa résidence et s'il a eu sa résidence habituelle en France pendant une période continue ou discontinue d'au moins cinq ans, depuis l'âge de onze ans. »

En Suisse, cette possibilité « directe » n'existe pas. La naturalisation facilitée est possible si l'un des parents est suisse (art. 25 à 31 et 58 RS 141.0) et il est dit ceci :

La naturalisation facilitée est accordée à condition que le requérant :

  • se soit intégré en Suisse;
  • se conforme à la législation suisse;
  • ne compromette pas la sécurité intérieure ou extérieure de la Suisse.

La naturalisation ordinaire existe aussi. Quiconque est résident en Suisse depuis douze ans peut dépooser une demande d'autorisation fédérale de naturalisation (art. 12 à 16 RS 141.0) et il est dit ceci :

Le candidat à la nationalité suisse doit déposer une demande auprès du canton ou de la commune. La nationalité suisse ne s'acquiert que par celui qui, après obtention de l'autorisation fédérale de naturalisation, est admis dans le droit de cité de la commune et du canton. La naturalisation n'est pas un droit : les cantons et les communes sont libres de fixer des conditions supplémentaires.

La naturalisation ordinaire est accordée à condition que le requérant :

  • réside depuis douze ans en Suisse (entre 10 et 20 ans, les années comptent double) dont trois au cours de cinq années qui précèdent la requête;
  • est intégré à la communauté suisse;
  • est accoutumé aux mœurs et aux usages suisses;
  • se conforme à l'ordre juridique suisse;
  • ne compromet pas la sûreté intérieure ou extérieure de la Suisse.

A ces donditions fédérales s'ajoutent les conditions cantonales et communales :

  • conditions de résidence;
  • conditions d'aptitude.

Il y a donc des différences importantes entre la France et la Suisse (réf ; Wikipédia).

On peut se demander ce qu'il adviendrait, si en Suisse, lors d'une émission telle qu'Infrarouge, un invité s'exclamait : « Les Suisses issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que les plupart des trafiquants sont noirs, arabe et albanais .. c'est un fait ».

Mais ces propos ne seront jamais tenus ainsi, car ce n'est pas, en Suisse, le reflet des réalités.

Par contre, qu'adviendrait-il si ce même invité déclarait : « Certaines ethnies  issues de l'immigration sont plus contrôlées que les autres parce que les plupart des trafiquants sont noirs, arabe ou albanais .. c'est un fait » ?

Je pose juste la question ?

21:41 Publié dans Culture, France, Histoire, Médias, Politique, Spiritualités, Suisse | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

05/01/2011

Suicide et armes à feu, le faux débat !

Depuis le début de l'année un débat est lancé autour des armes à feu, du suicide et des violences conjugales, dans le cadre des prochaines votations populaires du 13 février, motivées par un seul objet ;  

Acceptez-vous l’initiative populaire «Pour la protection face à la violence des armes» ?

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Ce monde qui ne change pas !

La société, les lois, les valeurs, les préjugés, les pouvoirs, les politiques, les médias, les écrits, les technologies et surtout les puissances économiques ont changé en quarante ans. De ce fait, bien des choses ont évolué avec le temps, mais si certains spectres ont disparu de notre quotidien, ils demeurent dans nos mémoires, pour ne pas oublier, pour enseigner, pour éviter que cela ne se reproduise, pour l'avenir de nos enfants et de notre civilisation. Il en va de même avec certains comportements humains, motivés par l'argent, le pouvoir, la puissance, la guerre, la religion, la vengeance, la haine, la colère, l'orgueil, l'envie ou tout simplement l'ignorance et/ou la tolérance des autres. Mais ces derniers demeurent bien plus difficiles à éradiquer.

Les droits humains, individuels ou ethniques, n'ont probablement jamais progressé autant que depuis la dernière guerre mondiale, et une véritable prise de conscience collective des horreurs des ségrégations commises par l'homme, contre l'homme.

Pourtant, alors que nous entrons dans la deuxième décennie du XXIe siècle, je n'ai pas l'impression que notre société progresse sur ce chemin, je trouve même qu'elle régresse.

J'en veux pour preuve qu'il n'est visiblement pas possible pour les instances mondiales, pourtant reconnues comme organes de surveillance et de dénonciation, tels que l'ONU, le CICR, les ONG accréditées par l'ECOSOC, de faire reculer, de faire cesser un conflit, voire même de l'empêcher.

J'en veux pour preuve l'incapacité, voire l'impuissance, de ces institutions de faire progresser les droits des nations sans qu'un conflit armé ne se soit produit avant. Il faudra une guerre, bien souvent qui impliquera des nations extérieures, et de trop nombreux morts, civils ou militaires, pour qu'enfin les belligérants prennent conscience que la solution ne passe pas par les armes, et que de grandes puissances s'imposent comme médiateurs alors qu'elles étaient bien souvent initiatrices de rivalités économiques guerrières.

- Pour quelles raisons avons-nous réussi à donner des droits individuels ou ethniques, sans réussir à les accorder aux nations et aux peuples ?

Et dans ce cadre là ;

- Est-il plus simple de supprimer le mot nègre du vocabulaire populaire que d'accorder aux peuples africains le droit à la démocratie directe ?

- Est-il plus simple de supprimer la ségrégation mondiale contre les juifs que de donner des terres équitables aux palestiniens et au peuple d'Israël ?

- Est-il plus simple de donner le droit de vote à la femme sans lui accorder l'égalité ?

- Est-il plus simple de laisser l'immigration clandestine envahir l'Europe que de venir en aide structurellement, économiquement, socialement aux pays d'origines de ces laissés pour compte de la mondialisation ?

- Est-il plus simple de lier des accords économiques avec la Chine et l'Iran que de dénoncer les violations des droits humains répertoriées dans ce pays ou reconnues comme telles ?

- Est-il plus simple d'obéir aux États-Unis d'Amérique que de condamner ses interventions militaires reconnues comme disproportionnées, voire avérées comme injustifiées ou injustifiables ?

- Est-il plus simple de se poser ces questions que d'y répondre ?

Il faut croire que oui, car le monde dans lequel nous vivons ne change fondamentalement pas !

 

 

 

01:08 Publié dans Culture, Histoire, Lettres, Médias, Monde, Politique, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook