08/01/2011

Émeutes en Afrique du Nord, c'est aussi de là que reviendront les vieux démons européens !

A trop vouloir ignorer les incidences de l'immigration clandestine et économique, l'UE va se retrouver avec un énorme problème sur le dos. Et ce ne sont pas les accords de Schengen et la libre circulation des personnes qui vont aider l'Europe à garantir l'inviolabilité de ses frontières extracommunautaires.

La révolte qui gronde actuellement en Afrique du Nord n'est que le premier signe de ce qui va se passer. Tous ces jeunes gens, entre 15 et 30 ans, n'ont pas d'avenir, n'ont plus d'avenir dans leur pays. Si nombreux sont ceux qui ont déjà fait la grande traversée, ils seront encore plus une fois les événements en cours terminés. Le chaos qui régnera, et à n'en pas douter une certaine répression, n'apporteront pas les solutions attendues, du travail, des emplois, une stabilité sociale, un avenir. La politique de mondialisation est un échec dans les pays du tiers monde.

Le flux migratoire va donc augmenter dans les mois à venir. Certains fuiront la répression, la prison ou voire pire, mais d'autre auront simplement pris la décision d'enfin abandonner le pays pour la terre promise, le "Vieux Continent".

Ce qu'il faut savoir c'est que cette terre promise n'est pas plus accueillante, n'est plus l'eldorado espéré. Elle n'offre plus des conditions facilitées à l'obtention d'un permis humanitaire, elle n'offre plus du travail au noir à tour de bras, elle n'offre plus l'assistance attendue, elle n'offre plus cette sécurité face à la violence contre l'autre, contre l'étranger, contre celui qui ne s'adaptera pas.

L'Europe se réveillera alors, et certains démons injustifiés reviendront à la surface, donc ceux de la peur de l'autre et de la haine de l'étranger, responsable de tous les maux.

Il y a urgence, l'UE doit intervenir et faire preuve d'ingérence en Tunisie et en Algérie, avant que tout le nord de l'Afrique ne s'embrase au profit de certains extrémistes, islamistes en Afrique, ségrégationnistes en Europe.   

Ce mot est un appel à la paix, il doit aussi rappeler que la mondialisation n'est pas une réussite et que jamais les laissés-pour-compte resteront les bras croisé sur le bas de route. Ne l'oublions jamais.

Minet.

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05/01/2011

Ce monde qui ne change pas !

La société, les lois, les valeurs, les préjugés, les pouvoirs, les politiques, les médias, les écrits, les technologies et surtout les puissances économiques ont changé en quarante ans. De ce fait, bien des choses ont évolué avec le temps, mais si certains spectres ont disparu de notre quotidien, ils demeurent dans nos mémoires, pour ne pas oublier, pour enseigner, pour éviter que cela ne se reproduise, pour l'avenir de nos enfants et de notre civilisation. Il en va de même avec certains comportements humains, motivés par l'argent, le pouvoir, la puissance, la guerre, la religion, la vengeance, la haine, la colère, l'orgueil, l'envie ou tout simplement l'ignorance et/ou la tolérance des autres. Mais ces derniers demeurent bien plus difficiles à éradiquer.

Les droits humains, individuels ou ethniques, n'ont probablement jamais progressé autant que depuis la dernière guerre mondiale, et une véritable prise de conscience collective des horreurs des ségrégations commises par l'homme, contre l'homme.

Pourtant, alors que nous entrons dans la deuxième décennie du XXIe siècle, je n'ai pas l'impression que notre société progresse sur ce chemin, je trouve même qu'elle régresse.

J'en veux pour preuve qu'il n'est visiblement pas possible pour les instances mondiales, pourtant reconnues comme organes de surveillance et de dénonciation, tels que l'ONU, le CICR, les ONG accréditées par l'ECOSOC, de faire reculer, de faire cesser un conflit, voire même de l'empêcher.

J'en veux pour preuve l'incapacité, voire l'impuissance, de ces institutions de faire progresser les droits des nations sans qu'un conflit armé ne se soit produit avant. Il faudra une guerre, bien souvent qui impliquera des nations extérieures, et de trop nombreux morts, civils ou militaires, pour qu'enfin les belligérants prennent conscience que la solution ne passe pas par les armes, et que de grandes puissances s'imposent comme médiateurs alors qu'elles étaient bien souvent initiatrices de rivalités économiques guerrières.

- Pour quelles raisons avons-nous réussi à donner des droits individuels ou ethniques, sans réussir à les accorder aux nations et aux peuples ?

Et dans ce cadre là ;

- Est-il plus simple de supprimer le mot nègre du vocabulaire populaire que d'accorder aux peuples africains le droit à la démocratie directe ?

- Est-il plus simple de supprimer la ségrégation mondiale contre les juifs que de donner des terres équitables aux palestiniens et au peuple d'Israël ?

- Est-il plus simple de donner le droit de vote à la femme sans lui accorder l'égalité ?

- Est-il plus simple de laisser l'immigration clandestine envahir l'Europe que de venir en aide structurellement, économiquement, socialement aux pays d'origines de ces laissés pour compte de la mondialisation ?

- Est-il plus simple de lier des accords économiques avec la Chine et l'Iran que de dénoncer les violations des droits humains répertoriées dans ce pays ou reconnues comme telles ?

- Est-il plus simple d'obéir aux États-Unis d'Amérique que de condamner ses interventions militaires reconnues comme disproportionnées, voire avérées comme injustifiées ou injustifiables ?

- Est-il plus simple de se poser ces questions que d'y répondre ?

Il faut croire que oui, car le monde dans lequel nous vivons ne change fondamentalement pas !

 

 

 

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18/12/2010

Sécurité nationale et Schengen, quel est le véritable problème !

Ce fut en juin 1985 que vit le jour l'espace Schengen, avec cinq pays signataires pour ce premier accord qui promulguait l'ouverture des frontières. C'est en 1997, soit plus de dix ans après, que l'espace Schengen a été institutionnalisé à l'échelle européenne par le traité d'Amsterdam. Ce fut enfin le traité de Lisbonne de 2007, soit dix ans après, qui modifia les règles juridiques concernant l'espace Schengen, en renforçant la notion d'un "espace de liberté, de sécurité et de justice", par le biais d'un système communautaire.

Depuis, les pays signataires pratique une politique commune en ce qui concerne les visas et ont renforcé les contrôles aux frontières limitrophes de pays extérieurs à l'espace. Relevons que des contrôle temporaires aux frontières nationales peuvent néanmoins être mis en place s'ils s'avèrent nécessaires au maintien de l'ordre public ou de la sécurité territoriale.

La Suisse a ratifié ces accord en février 2008. Il aura donc fallu moins de trois ans pour que l'on se rende compte que l'application théorique de ces accords n'est pas en adéquation avec la situation géographique, économique et sécuritaire de notre pays. Certes des "contrôles temporaires aux frontières" ont été établis lors de l'Euro08, justifiés par un maintien de l'ordre nécessaire à la manifestation sportive, voire lors d'une ou deux petites conférences internationales, mais c'est tout.

Pourtant, il apparaît aujourd'hui évident que la libre circulation des personnes n'est pas en adéquation avec notre sécurité nationale, ne pouvant ainsi faire face à la criminalité importée. Nous ne pouvons plus nous permettre d'être un pays d'accueil pour tous et seulement de passage pour des bandes organisées qui ont su très rapidement utiliser les failles du système. Qui plus est à Genève qui dispose d'une situation particulière. Notre ville-canton se doit en effet de faire respecter les conditions d'entrée dans l'espace européen à travers son aéroport international, tout en acceptant d'ouvrir ses frontières géographiques à toutes les personnes se trouvant déjà dans ce même espace. La protection des intérêts communautaires est donc devenue plus importante que ceux du canton, de la région, du pays.

Il ne s'agit là pas de remettre en cause le principe de l'espace de Schengen, car il est vrai que l'échange d'informations et le système SIS sont une plus-value importante dans le cadre d'une coopération pénale et/ou judiciaire, en qualité de recherche et d'investigations, même si c'est probablement les pays limitrophes à la Suisse qui en bénéficient le plus à ce jour, mais il devient urgent, et sans offusquer nos voisins ou les États membres, de réintroduire, sous le motif de la sécurité nationale, le contrôle des personnes aux frontières et sur le territoire.

Genève doit en démontrer la volonté, la Confédération nous en donner les moyens !

Minet, habitant de La-Croix-de-Rozon !

 

03/10/2010

Les caravanes passent, les gens du voyage restent !

Il y a une semaine on signalait la présence de gens du voyage à Genève, de leurs caravanes et d'un campement pas forcément idoine. La sagesse des mots et la dissuasion ont été suffisantes pour qu'ils reprennent la route, vers d'autres champs.

En ce beau dimanche, je me suis rendu au bord du"lac de Genève", à Rolle, pour profiter du soleil radieux de ce mois d'octobre qui ressemble déjà à un été indien.

J'aime ce village de pêcheurs rupestre, il a gardé une âme, des murs et un bord du lac bien propre avec une ballade somptueuse. C'est lors de ce cheminement lacustre que je suis arrivé au camping de la commune, au lieu-dit Aux Vernes.

Quelques passionnés du caravaning s'afféraient encore pour plier et ranger leur emplacement, la fin de saison étant proche, le terrain se doit d'être dégagé. On nettoie, on plie, on range, et on déplace cette maison du bonheur sur un terrain privé ou un emplacement prévu pour un gardiennage d'hiver. On respecte ainsi les règles de la commune, du camping en société et du savoir vivre.

C'est sur le chemin du retour, en direction d'un monde en soi, que j'ai été surpris, enfin si peu, de constater que d'autres gens du voyage s'étaient installés à Nyon, dans un champ ou la musique tzigane ne devrait déranger personne.

Et pourtant, en me souvenant de ceux qui dans l'après-midi se conformaient aux règles, de ceux qui ne dérogent pas à la loi, de ceux qui paient un place pour un emplacement prévu à cet effet, de ceux qui laissent place nette en ayant trouvé un refuge pour passer l'hiver, je n'ai pu m'empêcher de douter.

Cette musique tzigane risque bien de déranger, ce campement pas forcément idoine d'apporter la méfiance et la crainte, et donc le rejet. Eux aussi devront alors plier, ranger, et déplacer leur logement fortuné ou de fortune pour reprendre la route, car ces gens du voyage n'ont pas prouvé qu'ils savaient eux aussi vivre en communauté avec des sédentaires qui pourtant n'ont rien contre les caravanes qui passent.

Minet.

 

 

25/09/2010

Antisémitisme : condamner ou être condamné, le rejet n'est-il pas entretenu par la victimisation ?

Deux éléments de l'actualité, l'un international l'autre régional, m'ont interepellé cette semaine.

Premièrement, on constate que le rapport rendu mercredi 22 septembre par les experts de la Commission des droits de l'homme de l'ONU réclame que les auteurs des exactions commises par des soldats israéliens lors du raid meurtrier contre la flottille humanitaire en mai dernier soient traduits en justice.

Souvenez-vous, le 31 mai l'armée israélienne donnait l'assaut à la flotille humanitaire en route pour Gaza. Résultat de ces arraisonnements, 9 morts.

 « Il y a des preuves claires permettant d'appuyer des poursuites pour les crimes suivants : homicide intentionnel, torture ou traitements inhumains, fait de causer intentionnellement de grandes souffrances ou des blessures graves ».

« Les circonstances des meurtres d'au moins six des passagers correspondaient d'une certaine façon à une exécution extra-judiciaire, arbitraire et sommaire », ajoutent les experts, qui précisent  également qu'un certain nombre de personnes, dont des journalistes, ont été blessées. À leurs yeux, la « conduite des forces armées d'Israël révèle un niveau inacceptable de brutalité » et s'est traduite par de « graves violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire ».

Face à ces accusations, la position de Tel-Aviv ne varie pas. Pour le ministère israélien des Affaires étrangères, « le rapport est partial et partisan, comme l'organisme qui l'a produit ».

Ce rapport sera présenté lundi au Conseil des Droits de l'Homme.

Deuxièmement, c'est aussi le 22 septembre que la sortie qu'une affiche de la Jeunesse Socialiste Genevoise, des Jeunes Vert-e-s et United Black Sheep, dont la dernière réalisation graphique, militant contre la révision de l’assurance-chômage, a fait bondir le CICAD, une organisation de lutte contre l’antisémitisme.

Au-delà du slogan contre cette révision de l'AVS, on y découvre le dessin d’un jeune en survêtement, l’air désabusé. Mais c’est surtout le personnage du banquier se tenant derrière lui qui ne passe pas pour Alain Bruno Lévy, membre du CICAD qui déclare : «La CICAD regrette que la campagne initiée contre la révision de la LACIE utilise une caricature dont un personnage représente  clairement un capitaliste dont les traits ne sont pas sans rappeler les vieux stéréotypes antisémites des années 30. Bien qu’il n’y ait de mon point de vue aucune intention malveillante de la part des initiateurs de cette campagne. » 

Pour certains historiens effectivement, à l’instar de Luc Van Dongen, la figure choisie pour l’affiche est proche de la représentation du «judéo-bolchévique» autrefois véhiculée par les nazis.

Le personnage du banquier fait polémique sur l'affiche.

 

Le caractère antisémite de l’affiche est néanmoins vivement démenti par les partis à l’origine du projet. Un communiqué de presse publié ce matin s’en défend et parle d’«un amalgame malheureux», n'ayant «jamais été la volonté des trois entités jeunes de gauche ni de l’artiste qui a réalisé l’affiche».

La polémique est néanmons lancée, et la victimisation recherchée égallement.

Dans ces deux cas médiatisés nous nous retrouvons avec une actualité où l'antisémitisme est mis en avant.

- Premièrement, par la non reconnaissance d'un rapport officiel et indépendant, document dénoncé comme parial, partisan et dirigé contre l'état hébreu.

- Deuxièmement par la critique de La CICAD d'une affiche au graphisme douteux.

Ce qui me gêne dans ces faits d'actualité, c'est la victimisation et l'usage malsaint qui est fait de de la lutte contre antisémitisme.

Si l'on dénonce l'état hébreu, la société est partisane et l'antisémisime devient un prétexte pour ne pas reconnaître des accusations formelles, et d'un autre côté, si l'on dénonce un acte proche de l'antisémitisme, l'on victimise alors ainsi une nouvelle fois des Hébreux et ceci de manière totallement disproportionnée à l'intention.

Il faut lutter contre l'antisémitisme et rester vigilant, un proche passé nous l'a prouvé, mais il faut aussi lutter contre les violations graves des Droits de l'Homme, et n'être que perpetuellement la victime, sans oser reconnaître ses fautes, n'est-ce pas nourrir soi-même des préjugés qui ne devraient pourtant plus exister au regard des droits humains ?

Minet.   

 

 

 

 

17/08/2010

Il faut aussi savoir reconnaître ses victimes à travers ses ennemis, message adressé aux peuples d'Israël et de Palestine !

L'ex-officier du Tsahal, que nous nommerons "Eden Abargil" selon FB, posant souriante devant des prisonniers palestiniens, ligotés et les yeux bandés, provoque un scandale. Un de trop ou un de plus ?

Sachant que je vais me faire stigmatiser comme antisémite, ce qui n'est absolument pas le cas, je tiens néanmoins à exprimer le fait que je ne supporte plus le comportement de certaines personnes, qui sous la protection d'une éternelle victimisation, s'autorisent des actes de guerre illégitimes, insupportables, inqualifiables.

Ce n'est pas la première affaire où l'armée du peuple d'Israël est montrée du doigt, ce n'est pas la première fois que cet Etat est condamné pour des actes illégitimes, mais ce n'est pas la dernière fois que le monde va simplement émettre une simple critique, sans oser aller plus loin, sans oser aller jusqu'au bout du débat, des problèmes, des causalités et des solutions. Vu de Genève, qui savait par le passé prendre ses responsabilités pour guider les peuple sur la voie de la réconciliation, voire de la paix, il y a des guerres que l'on ne supporte plus.

Les combats que se livrent la Palestine et Israël est une guerre odieuse, sans fin car sans limite. La légitimité pour l'existence de ces deux pays est reconnue, mais pas la terre occupée, pas les champs partagés, pas les maisons brûlées, pas ces deux peuples victimes de l'inconscience des dérives humaines.

Et à lire les derniers propos d'Eden Abargil, je n'y devine que la cupidité d'une guerre qui n'aura pourtant jamais de gagnant dans un conflit armé ;

"Je m'excuse auprès des gens qui se sentent blessés par moi. Mais j'ai agi en toute innocence, de bonne foi. Ces images n'avaient aucune prétention politique (...) De toute façon on trouvera toujours à redire contre Eretz Israël (la Terre d'Israël), nous ne sommes pas un peuple qui a beaucoup d'amis. On nous attaquera pour la moindre petite chose".

Il temps que l'ONU dénonce les barbares, israéliens ou palestiniens, mais aussi qu'elle reconnaisse les victimes d'un ostracisme outrancier.

Walter SCHLECHTEN

(Suite)

 

 http://www.lematin.ch/actu/monde/armee-israelienne-nouvel...

 

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16/08/2010

On s’emm…. à Genève le dimanche !

De retour de vacances, Toronto, Niagara, Owen Sound, Kilarney, Ottawa et Kingston, en passant par de petites villes, j’ai pris connaissance de l’article de l’Illustré daté du 4 août, dans lequel Jean-Pierre JOBIN affirme ; « on s’emm… à Genève le dimanche ».

 

Ma première réaction a été celle de dire qu’il a entièrement raison. Mais ipso facto je me suis rendu compte que cette petit phrase venait de la bouche du président de Genève Tourisme, avec sa marque déposée « Genève, un monde en soi », vous savez.

 

Impuissance avouée ou cruelle désillusion d’un constat d’échec ? Je ne sais pas ce qui pousse Monsieur JOBIN à flinguer avec lucidité sa ville, son canton, sa région. Un appel sournois aux politiques pour que les choses changes, peut-être !

 

Mais les choses peuvent-elles changer à Genève ?

 

Nous nous trouvons dans une spirale infernale, celle du changement, des grands travaux, d'une nouvelle mobilité, d’une relance économique souhaitée et favorisée par l’Etat, mais pour le bien de qui, de vous, de nous, de notre ville-canton ?

 

Genève a eu des atouts dans sa manche durant longtemps, mais depuis les autres villes européennes ont posé leurs jeux, avec des cartes gagnantes cette fois.

 

Genève c’était :

-         La sécurité

-         Un cadre de vie

-         La qualité des prestations

-         Les avantages d’une grande ville dans une petite cité

-         Le centre de l’Europe

-         Une image de la Suisse

-         Un symbole de la paix

 

Une image, mais quelle image ?

 

Un aéroport international, une compagnie d’aviation nationale, la vieille ville, sa cathédrale, cité historique du protestantisme, le mur des réformateurs, ses grands hommes, l’ONU, la Croix-Rouge, sa culture, ses musées, ses grandes banques, sa rade, son jet d’eau, son horloge fleurie, ses parcs magnifiques, ces fêtes grandioses hautes en couleurs, ses hôtels de grande classe, sa propreté, sa sécurité urbaine.

 

Que reste-t-il aujourd’hui de tout ça ?

 

-         Un aéroport qui manque de place, de terrain pour construire une deuxième piste dont les genevois ne veulent probablement pas

-         Une compagnie nationale qui a été déchue, tout comme l’image de notre pays, remplacée par des Low Cost qui font la joie des petits voyageurs, mais qui rament aussi économiquement.

-         Une vieille ville qui est mal dans ses murs

-         Une cathédrale qui ne brille plus de mille feux

-         Une histoire du protestantisme que le 500èmeanniversaire de Calvin n’a pas ressuscité

-         Un mur des réformateurs qui ne comprendraient plus nos réformes

-         Plus ou prou de grands hommes issus du Canton, si ce n’est quelques grandes familles de banquiers, quand ils n’ont pas quitté le territoire

-         Des organisations internationales en proie à de grandes difficultés financières et attirées par d’autres grandes villes

-         Une culture qui oublie son passé au profit déguisé de la région mais qui demeure en retard sur nos voisins

-         Des musées qui cherchent un toit et des fonds, sans susciter l’envie

-         Des grandes banques qui subissent la crise et les foudres dirigées contre notre pays

-         Une rade en attente d’une grande traversée, voire d’une plage, mais qui se meurt actuellement dans la suffisance des cartes postales

-         Un jet d’eau souvent imité, souvent égalé

-         Une horloge fleurie souvent critiquée, souvent reproduite, souvent dépassée

-         Des parcs entretenus, mais peu développés et souvent abandonnés à une petite délinquance

-         Des fêtes qui ont perdu leur éclat flamboyant au profit de l’argent, du gain, d’un certain tourisme

-         Des hôtels qui se sont réveillés tardivement, qui depuis ont pourtant fait de grands travaux pour redevenir les fleurons d’une région, mais le mal d’une réputation et la cherté sont passés par là

-         Une propreté et une sécurité qui étaient la carte de visite de notre ville, de notre pays, mais qui ont été abandonnées sans lutter, même si une prise de conscience récente est intervenue

 

Sombre tableau, triste tableau qui me désole aussi. Je laisse mes heureux détracteur corriger le tir par leur commentaires et l’énumération des bons points de notre cité, ils sont si rare vu de l’intérieur.

 

Certes, tout va mal et partout. Mais ce que je peux vous dire, c’est qu’une ville, pour vivre, pour survivre, pour plaire et séduire, doit briller. Genève ne brille plus, elle est terne, comme sa population, comme sa politique, comme ses rues, comme sa rade, comme ses grands projets sans ossature financière suffisante.

 

Si j’étais à la place de Monsieur JOBIN, je ne m’emm…….. pas le dimanche, car je chercherais encore et encore pour que Genève devienne :

 

Une ville lumière (Lyon)

Une ville d’eau (Versaille)

Une ville de recherche (Zurich)

Une ville d’histoire (Florence)

Une ville de paix (Stockolm)

Une ville de joie (Québec)

Une ville de mémoire (Ottawa)

Une ville propre (Lugano)

Une ville sécurisante (New-York)

Une ville chaleureuse (Perth)

 

Mais pour l’instant, j’ai la malheureuse impression de vivre à « Genève, un monde en soie ».

25/07/2010

Le Paléo, c'est aussi ça !

Le Paléo touche à sa fin, moi je ne reste pas sur ma faim.

En effet, ce fut un festival de musique, un voyage sonore et visuel, mais aussi culinaire, car le Paléo, c'est aussi ça.

Souvenir d'adolescent, première visite au Paléo. Je me souviens alors de deux zones "stands" bien séparées. L'une avec les vendeurs en tous genres, de la statue en bois aux lunettes à dix balles, du collier coquillage au bandana griffé au nom de l'artiste, des autocollants love & peace à la feuille de marijuana, sans oublier l'indispensable t-shirt du Paléo.

Dans un autre coin, le carré bouffe du monde. A l'époque, il y avait déjà l'exotisme au rendez-vous, car en évitant le hot-dog et le burger, on y trouvais déjà d'autres saveurs. Le Paléo, dans mes souvenirs, c'est ça. Venir écouter des artistes que l'on aime et découvrir une nourriture différente.

Eh bien cette année, pour mon grand retour, ayant même pris l'abo pour la semaine, mes papilles n'ont pas été déçues par mes doux mélanges, ces saveurs différentes saisies l'une derrière l'autre, juste pour le plaisir. Petit voyage culinaire :

  • Quartier Latin, Ici c'est le Pérou : Empanadas - Anticuchos soit des brochettes de coeur de boeuf - Papa à la Huancaina - Tamales de maïs piquant.
  • Quartier Latin, Backed Potatoes : Pommes de terre garnies au four, et ses sauces.
  • Quartier La Terrasse, Plancha canadienne : Une brochette torsade de Wapiti
  • Quartier La Terrasse, Au coin du Wiking, Suède :  Köttbullar ou boulettes de viandes et sa sauce d'airelles - Warp au saumon
  • Village du Monde, Afrique australe, Insinde Africa : brochettes d'autruche - banane plantain
  • Quartier des Alpes, Le petit château : Malakoffs

Sachant qu'il nous reste encore dimanche soir et son grand final, je crois bien que je vais craquer car depuis 4 jours je louche sur :

  • Le Hot Fondue, qui porte bien son nom dans le Quartier des Alpes
  • L'Oiseau des Îles, cuisine mauricienne dans le Quartier du Midi.

Le plaisir passe aussi en bouche au Paléo, et il en est heureux ainsi, car pour moi il vaut mieux manger en écoutant de la musique, que d'écouter de la musique avant d'aller manger, les plaisirs sont ainsi partagés, un doux mélange, musicale, culinaire, humain qui reste la marque du Paléo.

Minet.

http://yeah.paleo.ch/sites/default/files/attached_files/c...

 

 

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16/06/2010

Nos héros magnifiques, car ce fut Morgarten !

Il y a eu cette 52ème minute, et après ce fut Morgarten !

Gelson a inscrit le but de la victoire... Et quelle victoire!

(photo TDG)

Le peuple suisse, dans toute sa pluralité et sa multiculturalité, a relevé la tête aujoud'hui.

Après tant de coups, après tant d'attaque, c'est le sport réunificateur qui vient unir toute une nation, et bien plus encore, derrière les valeurs qui sont les nôtres, et qui redonnent ce soir du baume au coeur à tout un pays.

Bravo, que la fête soit belle, pour tous !

 

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15/06/2010

Affaire Kadhafi ; vont-ils sacrifier Genève pour sauver les fondements de la diplomatie ?

En lisant la TDG de ce matin, je constate que l'affaire Kadhafi est redevenue le roman de l'été, tome II.

Les langues se délient et les plumes déposent des mots qui ont déjà une forte odeur de jugement. Tous les acteurs sont dans la trame, en place, désignés ou destinés à un avenir différent.

Laurent Moutinot ; chef du département lors des faits. Il n'a jamais changé de fusil d'épaule et a gardé sa ligne de conduite, tel un homme d'Etat qui a voulu préserver les fondements de notre démocratie. Un courage qu'il faut saluer, aujourd'hui encore.

Le Parquet ; bras d'une justice démocratique, armé d'un glaive d'une main et dicté par la balance et le poids des éléments dans l'autre. L'analyse des faits, des lois, des volontés du législateur, donc du peuple. Le Parquet ne cède pas, il décide, et la loi offre les recours nécessaires au maintient des droits démocratiques des auteurs présumés, des condamnés. Une doctrine qu'il faut saluer, aujourd'hui encore.

La Police ; bras armé de l'Etat. Elle obéit aux ordres afin de faire appliquer les lois, de permettre l'ouverture de procédures et ainsi de garantir les droits des victimes, des lésés, sans distinction selon les fondements de notre Constitution, qui sont aussi les valeurs des citoyens de notre canton et du serment de nos policiers. Un serment qu'il faut saluer, aujourd'hui encore. 

Alors il nous reste Genève, canton-ville à la fois si important pour la Suisse et pourtant parfois si isolé. Genève c'est aussi une image, un nom, un symbole mondial. Genève c'est à la fois le gage de la paix et le respect des droits humains. Genève c'est le lieu où pouvoir de l'argent se mêle aux pouvoirs politiques, où le pouvoir des grandes organisations de mêle aux pouvoirs des Etats membres.

La TDG a commencé la rédaction de cet imbroglio politico-judiciare, dans lequel il faudra bien aussi y retrouver la Berne fédérale et le gouvernement de notre pays. Après "Da Vinci Code", nous voilà avec "Ka Dhafi Code", un dossier presque encore top secret. Je vais terminer mon mot par la reprise d'un texte lu ce matin dans l'éditorial du journal Le Temps, sous le titre "Les deux Genève", signé de la plume de Joëlle Kuntz, même si l'antépénultième phrase est de trop :

"Il est possible que les Suisses aient de la peine à comprendre Genève. C’est normal car plusieurs Genève ont conjugué leurs efforts pour créer l’affaire Kadhafi.

La première, c’est la Genève républicaine et égalitaire, historiquement prompte depuis avant Rousseau à dénoncer les privilèges, qu’ils soient sociaux, juridiques ou diplomatiques. Cette Genève-là tient pour vertu de mettre toute personne à égalité devant la loi, indépendamment de son rang ou de son statut, quoi qu’il en coûte au reste du monde ou au reste de la Suisse. La façon dont le gouvernement et la justice continuent de traiter le dossier atteste bien de cet état d’esprit fondamental.

L’autre Genève, c’est celle du droit humanitaire, de la Croix-Rouge, des droits de l’homme et de toutes ces normes élaborées dans les organisations internationales qui sont destinées à insuffler du progrès dans les comportements des hommes et des Etats. Une population d’ONG est là pour diffuser et défendre ces thématiques. Sans se mêler directement de ce travail d’écriture du droit, Genève est fière d’en être le lieu.

Par coïncidence, au moment où Max Göldi est libéré, l’Organisation internationale du travail discute d’une convention sur les employées de maison. Des dizaines d’associations de travailleuses domestiques sont venues défendre leurs droits, émues de trouver à Genève un forum où exposer leurs doléances et leurs revendications. Les Genevois ignorent l’événement car la Genève genevoise se désintéresse de ce que fait la Genève internationale. Il lui arrive même de s’en plaindre, mais au final elle trouve dans l’universalisme de l’ONU de quoi flatter celui dont elle se réclame elle-même.

Ces deux Genève ont vécu l’affaire Kadhafi avec la même émotion que le reste de la Suisse. Elles ont évoqué l’amateurisme ou l’excès de zèle de la police. Mais de là à prendre une responsabilité, non, le dossier ne mérite pas pour elles l’acte de contrition que pourrait leur demander la Suisse. Il n’y a pas de troisième Genève pour trouver une bonne solution."

"Genève, un monde en soie."

 

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13/06/2010

Max Göldi, le retour attendu aux vérités suspendues !

Max Göldi a été libéré et il pourrait arriver en Suisse ce soir ou demain. C'est la plus heureuse des nouvelles.

Ce retour est attendu, par tous, car nous sommes tous conscients que cet homme vient de traverser un désert diplomatique et juridique qui n'a servi que la main de la vengeance et le bras économique de notre pays.

Des langues vont-elles enfin se délier dans les jours à venir ?

J'en doute !

Ce qui est certain, c'est que beaucoup devront prendre leur courage à deux mains pour venir oser saluer ce retour.

C'est probablement ce même manque de courage qui va faire que les bonnes questions ne seront pas posées.

Reste à savoir si Max Göldi voudra lui donner des réponses que d'autres ne souhaitent pas entendre, le fardeau de la faute étant trop grand pour eux !

Walter Schlechten

25/02/2010

Max Göldi est-il un prisonnier de droit commun, politique ou de guerre ?

Petit rappel ;  

Le 6 Septembre 2009, le colonel Kadhafi avait envisagé de demander le démantèlement de la Suisse lors de son discours qu'il devait prononcer devant l'Assemblée générale de l'ONU, qui s'est tenue à NY en fin d'année. Il ne le fera pas, mais osera demander la suppression du droit de veto des membres permanents du Conseil de Sécurité de cette organisation qu'il nommera «Conseil de la Terreur».

Le 25 février 2010, le dirigeant libyen a lancé un appel au Jihad contre la Suisse mécréante et apostate qui détruit les maisons d’Allah.

"Le Jihad doit être proclamé par tous les moyens", a déclaré le colonel Kadhafi dans un discours à Benghazi à l’occasion de la fête du Mouloud qui commémore la naissance du Prophète Mahomet.

"Tout musulman partout dans le monde qui traite avec la Suisse est un infidèle, contre l’islam, contre Mahomet, contre Dieu, contre le coran", a ajouté le colonel Kadhafi devant des milliers de personnes.

(Photo Keystone - TDG)


A l'origine, le Jihad est un effort sur soi, un combat qu'un al-moudjahid se livre à lui-même, qui même une lutte intérieure, spirituelle, contre ses propres travers en vue d'un perfectionnement dans la voie de Dieu. Mais progressivement, cette notion de Jihad est venue à désigner la "guerre sainte", puis la guerre tout court.

coran

Donc le  Jihad devrait être surtout spirituel selon le Prophête à travers le Coran, mais pas en direction des infidèles, des athées ou des polythéistes où nous trouvons une version plus agressive et prosélyte, un véritable appel à la "guerre sainte" contre les mécréants. Le sabre est d'ailleurs un symbole de cette version agressive du Jihad fait ou perpétré au nom d'Allah.    

Certes le colonel Kadhafi n'a pas l'autorité religieuse pour lancer officiellement un Jihad, mais il est écouté, il est craint et devant ses menaces, devant ses paroles guerrières, devant ses appels à une guerre sans visage mais instaurée par la terreur, je me pose simplement une question, et nos amis européens pourraient aussi s'atteler à y réponde ;

Aujourd'hui, Max Gödli est-il un prisonnier de droit commun, un prisonnier politique ou un prisonnier de guerre ?

Toute la population suisse est derrière notre otage prisonnier, moi le premier, mais nous restons en attente d'une réaction collégiale et inflexible du Conseil Fédéral, ainsi que des gouvernements civilisés de l'Union Européenne.    

 

 

 





 

 

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23/02/2010

Permis de tuer international !

Mahmoud Abou Al-Mabhouh, l'un des principaux responsables militaires du Mouvement de la résistance islamique (Hamas) a été assassiné le 20 janvier dernier dans une chambre d'hôtel à Dubay.

Signe particulier de ce crime ; il ne dérange personne. Enfin, la mort avec violence et par préméditation de cet homme ne dérange personne, malgré l'aspect international de cette affaire.

Quelques pays de l'UE se font bien un peu de soucis, mais en aucun cas pour l'assassinat en lui même, juste du fait des modalités d'exécution de celui-ci, probablement organisé par les services secrets d'un pays "ami". Si des diplomates britannique, irlandais, allemand et français s'inquiètent, c'est qu'ils souhaitent obtenir des explications quant à l’utilisation de passeports de leurs pays lors de cette mission, qui demeure un assassinat.

Dans cette société où l'on ne condamne plus assez sévèrement par voies judiciaires, où d'un côté l'on se bat pour que les investigations longues et périeuses du Tribunal International de la Haye aboutissent à la justice des hommes, face à des crimes contre l'humanité, là on banalise le meurtre, l'assassinat, les délits avec violence.

Les assassinats politiquement dirigés ont toujours existé, mais en ne dénonçant pas ceux-ci, notre civilisation se rend coupable d'un délit moral, car à travers ce comportement d'acceptation l'on détruit nos valeurs, les mêmes qui nous ont fait avoir honte des atrocités commises par l'homme par le passé, dans le cadre de conflits armés, de guerres et/ou de génocides.

La justice pénale des hommes doit être respectée, à travers les décisions de ses tribunaux, car même si elle est faible et présente des failles, cette institution reste une valeur importante et nécessaire de notre société, celle de rendre la justice et non pas de se faire justice.

Je finirai ce papier par un mot de Georges Courteline ; "un jour les gens nerveux s'en mêleront, lassés de n'avoir pour les défendre contre les hommes sans justice qu'une justice sans équité, toujours prête à immoler le bon droit au droit légal et en proie à l'idée fixe de ménager les crapules."

Un jour, les gens nerveux s'en mêleront, du chef d'Etat au simple citoyen, malheureusement !

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18/02/2010

La Suisse a mal à son image car elle souffre d'une crise d'identité !

Il y a vingt-cinq ans, La Suisse était un petit pays tranquille, un exemple démocratique situé au centre de l'Europe, d'une grande neutralité et reconnu pour ses engagements internationaux, ses démarches pacifistes à travers sa diplomatie, la qualité de son industrie horlogère et mécanique, son savoir faire, sa discrétion bancaire, la bonne tenue de ses citoyens. Son image reposait sur ses banques, sa compagnie aérienne, ses trains toujours à l'heure, son chocolat, la qualité de vie reconnue dans notre pays à travers un certain luxe, ses paysages magnifiques de cartes postales ou la propreté des ses villes pleines de charme.

Il y a vint-cinq ans, le peuple suisse osait enfin affirmer son identité, sa fierté d'appartenir à cette nation à travers la valeur de son passeport et de sa monnaie, que l'on pouvait fièrement présenter dans tous les pays du monde. Ce même peuple s'identifiait aussi à travers le magnifique parcours des jeunes Loups de Paul Wolfisberg alors à la tête de l'équipe suisse de football. Un renouveau populaire et identitaire. Porter un t-shirt avec la croix blanche devenait un must.

Ces raccourcis simplistes démontrent néanmoins tout le chemin parcouru, mais malheureusement pas toujours dans le bon sens.

La Suisse n'est plus un petit pays tranquille, la criminalité, le chômage, la pénurie de logements et une dévaluation de sa monnaie sont passés par là, la crise économique aussi.

Le système démocratique suisse reste un exemple, mais l'usage qui en est fait n'est plus maîtrisable, la dernière votation contre les minarets en est un exemple flagrant. Les valeurs constitutionnelles sont aussi remises en cause dans tous les cantons.

Les valeurs identitaires reconnues de notre pays, telles que sa discrétion bancaire, sa compagnie d'aviation, ses chemins de fer, la propreté de ses villes, la valeur de son passeport, la neutralité, sa monnaie forte ou une qualité de vie supérieure se sont écroulées.

Aujourd'hui, le peuple suisse affirme son identité, sa fierté d'appartenir à cette nation à travers d'autres valeurs. Elles sont conservatrices, à la recherche d'un passé perdu.

Roger Federer par exemple est l'image idéale de la Suisse, du citoyen suisse, d'un comportement, d'une attitude, d'une réussite helvétique. Certes par le passé nous avions en politique Kurt Furgler, Adolf Ogi, Jean-Pascal Delamuraz ou Bernard Russi en sport qui servaient d'étendards à notre pays, mais ces temps sont bien éloignés.

Reste un engouement populaire pour la croix blanche sur fond rouge, un drapeau qui demeure le signe fort d'une appartenance, d'une identité perdue. Le citoyen suisse reste fier de cette appartenance, et il le démontre encore. Je dirais même qu'il l'affirme de plus en plus. J'y vois là un refuge protectionniste, pour sauver une identité d'un pays, une image, mais surtout les valeurs qui ont été les nôtres et celles de nos aïeux.

Ce signe fort ne doit pas être minimisé, car il pourrait bien influencer la vie politique de ces prochaines années, le positionnement de notre pays au centre de l'Europe, l'avenir de la Suisse et de ses habitants.

Retrouver des valeurs, des croyances, et les origines de celles-ci c'est aussi affirmer notre identité, l'assumer pleinement et la revendiquer aux yeux du monde. 

S'affirmer ce n'est pas s'isoler, c'est juste demander à être reconnu !

 

06:46 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

16/01/2010

An nouveau, 2010 est là, l'actualité terrible aussi !

De retour en ce début d'année, je scrute l'actualité, et je me surprends à ne plus comprendre pour quelle raison l'on souhaite désespérément bonne année à nos amis, à nos proches au jour de l'An, tout en espérant que l'année qui commence sera meilleurs que la dernière, attendant une révolution philosophique du comportement humain et le calme des forces de la nature. Voeux sincères mais qui sont bien vite réduits à néant par les violences de l'actualité et du quotidien.

Sitôt l'année entamée, c'est la maladie qui s'abat sur un ami, c'est la mort qui emporte une connaissance, c'est le désoeuvrement qui touche un ancien, c'est la violence des hommes qui s'abat alors que la nature garde ses droits.

J'ai du mal à saisir comment l'humain, qui telle une meute confie son avenir à des dominants, à des représentants élus démocratiquement, accepte les contradictions universelles de ce système.

- 18 décembre 2009, les dirigeants de ce monde se sont quittés à Copenhague sans un accord contraignant. Déjà au sommet de l’APEC en Asie, qui représente 40 % de la population mondiale, des signaux nous étaient parvenus dans ce sens ; des signaux qui avaient jeté un froid sur l’issue du sommet. L’émoi d’un échec annoncé a conduit les décideurs à redoubler d’ardeur pour sauver le sommet. La question se pose donc de savoir si Copenhague n'était pas encore le sommet crucial pour l'avenir du genre humain, alors que tous les signaux sont déjà au rouge ou si les expectatives étaient trop élevées au regard de ce que les États-Nations étaient prêts à concéder !  

- 12 janvier 2010, la République d'Haïti est frappée par un séisme effroyable d'une magnitude supérieure à 7.0. A ce jour, le bilan fait état de plus de 50'000 morts et de 250'000 blessés. Des images tardives mais apocalyptique de la ville de Port-au-Prince et de ses habitants nous arrivent alors que de nombreuses répliques de plus de 5.0 sont tombées. Corrélation de l'aide importante antérieure accordée à cette République instable, de nombreux délégués de l'ONU, d'ONG ou de délégations étrangères sont décédés, blessés ou portés disparus. Devant cette catastrophe naturelle apocalyptique, les États-Nations se mobilisent, le monde est choqué, l'humanité prend conscience que les forces de la nature sont dévastatrices, une fois de plus, une fois de trop.

Pourtant, c'est bien une catastrophe naturelle qui attend l'humanité, et bien plus vite que prévu, car le non respect des éléments qui constituent notre équilibre va irrémédiablement entraîner des réactions naturelles liées au réchauffement de l'atmosphère et donc de la planète.

Au delà de l'écoulement normal de la vie, à travers la maladie, la mort, le désespoir, la pauvreté, que nous souhaitons chaque jour de l'An voir disparaître, c'est surtout l'avenir de la vie sur notre planète qui est en jeu. La mort de milliers d'êtres humains devrait réveiller les consciences, mais j'ai bien peur que  cela ne soit pas encore suffisant. Faudra-t-il que Los Angeles, la cité des anges, menacée par la faille de San Andréas, subisse une telle catastrophe pour que l'ensemble de l'humanité se réveil ? Je le crains malheureusement, même si à ce jour il n'y a pas de lien direct entre le réchauffement de la planête et le déplacement des plaques tectoniques.

Un accord contraignant devient urgent pour l'après Copenhague. Plus qu'une nécessité c'est une obligation. Les États-Nations savent s'unir, réagir et agir, Haïti nous le prouve. Naïvement, j'en viens à espérer que la conscience humaine sera sauvée par l'apocalypse qui s'abat malheureusement cycliquement sur la République d'Haïti.

 

 

12:19 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook