21/06/2010

Guy Mettan, au nom de qui, au nom de quoi ?

Guy Mettan, membre du PDC est depuis 2005 député au Grand Conseil du canton de Genève et président du Club Suisse de la Presse, dont il est un membre fondateur. Ancien journaliste, il a aussi été rédacteur en chef de la TDG.  Homme cultivé et pluridisciplinaire, il est lu et écouté.

Sa stature l'a même porté au poste de président du Grand Conseil, siège qu'il occupe actuellement. C'est notamment lui qui a ouvert la cérémonie du 7 décembre 2009 dans le cadre de l'investiture du Conseil d'Etat pour le discours de Saint-Pierre.

http://www.ge.ch/fao/2009/doc/20091211.pdf

Pourtant, malgré ses qualités, il vient de faire part de ses positions sur l'affaire Kadhafi, sans la retenue qui devrait être sienne dans le cadre des ses diverses fonctions, et surtout en sachant qu'il serait attentivement écouté, mais probablement pas suivi.

Dans une interview accordée au Grand Pascal, il fustige Genève, son image, sa police, sa justice, sa presse régionale tout en brisant la collégialité politique dans une affaire où pourtant le Conseil d'Etat, pouvoir exécutif s'il en faut, n'a lui jamais baissé la tête.

Son affligeante déclaration, un simulacre de jugement dernier issu d'une bonne conscience motivée par la recherche d'un blanc-seing énigmatique, dénonce des "boulettes genevoises" ;  

1)      Première boulette : une surréaction de la police genevoise, lors de l’arrestation des époux Kadhafi, où il n'était pas nécessaire d’agir contre trois personnes avec un commando anti-terroriste.

 

2)      Deuxième boulette : une exagération de la justice genevoise, pour avoir coffré deux jours le fils Kadhafi alors que deux heures  auraient suffi.

 

3)      Troisième boulette : une faute, un délit d'un employé d'Etat qui a transmis des photos d'identité judiciaire à la presse.

 

4)      Quatrième boulette : celle du journal la Tribune  de Genève qui publie les photos incriminées.

 

Si pour le point trois la faute grave, un acte inadmissible, un délit même qui a été reconnu comme tel et pour lequel l'auteur est toujours recherché suite à une ouverture d'une procédure pénale, l'on peut se demander ce qui motive un tel lynchage étatique de nos institutions, voire de la presse et de sa liberté si souvent muselée.

Certes la publication de ces photos n'était pas de bon goût, sachant que la provenance de celles-ci était illicite, mais l'on a bien souvent vu et lu pire dans nos feuilles de choux, où quelques scribouillards en mal de reconnaissance ont parfois dépassé des limites du respectable, quand ce n'est pas la rédaction elle-même qui pousse en avant de telles démarches.

Par contre, flinguer la police genevoise, en tenant des propos qui ne sont ni le reflet des réalités, ni des faits, c'est prendre une position isolée contre l'Etat et le pouvoir exécutif.

Par contre, flinguer la justice genevoise, en tenant des propos qui font honte à la démocratie et à l'état de droit, qui se voudraient alors un renoncement à l'égalité de traitement au profit du plus riche, du plus puissant, du plus grand, du plus craint, c'est prendre une position grave contre les droits humains et l'égalité de ceux-ci devant les hommes.

Des questions se posent aujourd'hui : 

Guy Mettan pouvait-il tenir de tels propos en public et diffuser ainsi ses "boulettes" qui frisent l'ignorance du dossier et le déni de la collégialité d'un gouvernement, d'un Etat, d'un pays face à l'ennemi et l'adversité ?

Le président du Club Suisse de la Presse jugeait-il la police, la justice, l'Etat ou simplement la TDG ?

Le député PDC jugeait-il la police, la justice, l'Etat, la TDG ou simplement un ancien président de département ?

Le prédisent du Grand Conseil jugeait-il la police, la justice, le pouvoir exécutif, la TDG, en son nom propre ou en représentativité du pouvoir législatif ?

L'homme de lettre jugeait-il le comportement de Genève en son entier et comme unique coupable ou simplement omettait-il de se souvenir que deux victimes étaient à l'origine de cette affaire, où des auteurs présumés ont été interpellés, sous l'égide de nos lois, de nos valeurs, de nos croyances, de nos règles, du respects des droits humains, tous égaux devant les ténèbres dans une démocratie ?

La classe politique jugera, le peuple aussi !

 

 

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20/06/2010

Implosion de l'équipe de France de football ou une révolution systémique retardée des valeurs de notre société !

C'est fait, et ce n'est pas terminé.

L'équipe de France de football vient d'imploser, et les secousses habituelles devraient suivre dans les jours qui viennent, comme dans tout tremblement de terre.

Pourtant ce séisme sportif, humain, fédératif était prévisible, voire attendu. Ce qui choc c'est la violence, la virulence de ses gerbes brûlantes, destructrices, écrites ou verbales.

C'est pourtant ce qui arrive quand un groupe est attaqué de l'extérieur et surtout trahit par l'un des leurs.

Le groupe en question, un staff, un entraîneur et 23 joueurs.

Ne sont pas associés à ce groupe, les membres de la FFF, les politiques, les journalistes, les familles, les supporters, l'adversaire.

Le groupe doit vivre, se construire pour exister, avancer, gagner. En cas de défaite, il doit réagir, se reconstruire pour avancer une nouvelle fois. En cas de conflit, il doit se souder et trouver les solutions pour le résoudre, afin d'avancer. En cas de scission irrémédiable, le groupe doit trancher, décider agir, pour avancer.

Ceux qui connaissent le vestiaire le savent, c'est ainsi que vit le groupe, comme un couple, avec ses hauts et ses bas, avec ses joies et ses cris, mais aussi avec son orgueil.

Ce qui risque d'arriver, c'est que cet orgueil devienne l'arme décisive pour le match de mardi prochain et pour cette équipe à la dérive.

Ce qui risque d'arriver, c'est une victoire, voire une qualification miraculeuse.

Ce qui risque d'arriver, c'est qu'un groupe soit né.

Ce qui risque d'arriver, c'est que le traite porte tous les maux.

Ce qui risque d'arriver, c'est une Fédération qui va alors imploser à son tour.

Ce qui risque d'arriver, c'est qu'un entraîneur parte sans porter à lui seul le fardeau si lourd de cette explosion.

Ce qui risque d'arriver, c'est un journal l'Equipe qui aura été trop loin qui va perdre sa stature de bible du foot français.

Ce qui risque d'arriver, c'est une remise en question du foot mondial, de l'argent, des salaires dans les clubs, de la valeur de l'humain et du sport.

Ce qui risque d'arriver, c'est que le football ressorte grandi par cette affaire.

Ce qui est terrible, c'est que ce qui se passe ces jours dans ce cadre sportif est le reflet de notre société, et là nous devons tous nous en inquiéter, car ce schéma peut se reproduire partout.

Un exemple de transposition :

Un résultat ; une hausse de la criminalité et une baisse des prestations

Un groupe ; une police et son orgueil.

Un staff, un entraîneur ; un état major de la police et un chef.

Une Fédération ; un département et ses institutions

Une presse ; La Tribune - Le Temps - Le Matin - 20Minutes - Le courrier - GHI.

Une trahison ; issue d'un pouvoir, interne, législatif ou exécutif.

Une remise en question ; quelles sont les véritables valeurs de notre société dans l'organisation de la police pour faire face à la délinquance, physique, verbale ou écrite ?

Ce qui risque d'arriver, nul ne le sait !   

Tout ceci n'est que fiction, pourtant c'est ce qui vient de se produire au sein de l'équipe de France.

 

 

 

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15/06/2010

Affaire Kadhafi ; vont-ils sacrifier Genève pour sauver les fondements de la diplomatie ?

En lisant la TDG de ce matin, je constate que l'affaire Kadhafi est redevenue le roman de l'été, tome II.

Les langues se délient et les plumes déposent des mots qui ont déjà une forte odeur de jugement. Tous les acteurs sont dans la trame, en place, désignés ou destinés à un avenir différent.

Laurent Moutinot ; chef du département lors des faits. Il n'a jamais changé de fusil d'épaule et a gardé sa ligne de conduite, tel un homme d'Etat qui a voulu préserver les fondements de notre démocratie. Un courage qu'il faut saluer, aujourd'hui encore.

Le Parquet ; bras d'une justice démocratique, armé d'un glaive d'une main et dicté par la balance et le poids des éléments dans l'autre. L'analyse des faits, des lois, des volontés du législateur, donc du peuple. Le Parquet ne cède pas, il décide, et la loi offre les recours nécessaires au maintient des droits démocratiques des auteurs présumés, des condamnés. Une doctrine qu'il faut saluer, aujourd'hui encore.

La Police ; bras armé de l'Etat. Elle obéit aux ordres afin de faire appliquer les lois, de permettre l'ouverture de procédures et ainsi de garantir les droits des victimes, des lésés, sans distinction selon les fondements de notre Constitution, qui sont aussi les valeurs des citoyens de notre canton et du serment de nos policiers. Un serment qu'il faut saluer, aujourd'hui encore. 

Alors il nous reste Genève, canton-ville à la fois si important pour la Suisse et pourtant parfois si isolé. Genève c'est aussi une image, un nom, un symbole mondial. Genève c'est à la fois le gage de la paix et le respect des droits humains. Genève c'est le lieu où pouvoir de l'argent se mêle aux pouvoirs politiques, où le pouvoir des grandes organisations de mêle aux pouvoirs des Etats membres.

La TDG a commencé la rédaction de cet imbroglio politico-judiciare, dans lequel il faudra bien aussi y retrouver la Berne fédérale et le gouvernement de notre pays. Après "Da Vinci Code", nous voilà avec "Ka Dhafi Code", un dossier presque encore top secret. Je vais terminer mon mot par la reprise d'un texte lu ce matin dans l'éditorial du journal Le Temps, sous le titre "Les deux Genève", signé de la plume de Joëlle Kuntz, même si l'antépénultième phrase est de trop :

"Il est possible que les Suisses aient de la peine à comprendre Genève. C’est normal car plusieurs Genève ont conjugué leurs efforts pour créer l’affaire Kadhafi.

La première, c’est la Genève républicaine et égalitaire, historiquement prompte depuis avant Rousseau à dénoncer les privilèges, qu’ils soient sociaux, juridiques ou diplomatiques. Cette Genève-là tient pour vertu de mettre toute personne à égalité devant la loi, indépendamment de son rang ou de son statut, quoi qu’il en coûte au reste du monde ou au reste de la Suisse. La façon dont le gouvernement et la justice continuent de traiter le dossier atteste bien de cet état d’esprit fondamental.

L’autre Genève, c’est celle du droit humanitaire, de la Croix-Rouge, des droits de l’homme et de toutes ces normes élaborées dans les organisations internationales qui sont destinées à insuffler du progrès dans les comportements des hommes et des Etats. Une population d’ONG est là pour diffuser et défendre ces thématiques. Sans se mêler directement de ce travail d’écriture du droit, Genève est fière d’en être le lieu.

Par coïncidence, au moment où Max Göldi est libéré, l’Organisation internationale du travail discute d’une convention sur les employées de maison. Des dizaines d’associations de travailleuses domestiques sont venues défendre leurs droits, émues de trouver à Genève un forum où exposer leurs doléances et leurs revendications. Les Genevois ignorent l’événement car la Genève genevoise se désintéresse de ce que fait la Genève internationale. Il lui arrive même de s’en plaindre, mais au final elle trouve dans l’universalisme de l’ONU de quoi flatter celui dont elle se réclame elle-même.

Ces deux Genève ont vécu l’affaire Kadhafi avec la même émotion que le reste de la Suisse. Elles ont évoqué l’amateurisme ou l’excès de zèle de la police. Mais de là à prendre une responsabilité, non, le dossier ne mérite pas pour elles l’acte de contrition que pourrait leur demander la Suisse. Il n’y a pas de troisième Genève pour trouver une bonne solution."

"Genève, un monde en soie."

 

09:56 Publié dans Economie, Genève, Histoire, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

13/06/2010

Max Göldi, le retour attendu aux vérités suspendues !

Max Göldi a été libéré et il pourrait arriver en Suisse ce soir ou demain. C'est la plus heureuse des nouvelles.

Ce retour est attendu, par tous, car nous sommes tous conscients que cet homme vient de traverser un désert diplomatique et juridique qui n'a servi que la main de la vengeance et le bras économique de notre pays.

Des langues vont-elles enfin se délier dans les jours à venir ?

J'en doute !

Ce qui est certain, c'est que beaucoup devront prendre leur courage à deux mains pour venir oser saluer ce retour.

C'est probablement ce même manque de courage qui va faire que les bonnes questions ne seront pas posées.

Reste à savoir si Max Göldi voudra lui donner des réponses que d'autres ne souhaitent pas entendre, le fardeau de la faute étant trop grand pour eux !

Walter Schlechten

21/05/2010

Suis-je Franco-Valdo-Genevois ?

Je ne sais pas vous, mais depuis quelques semaines j'ai l'impression de perdre mon identité, que l'on tente de me déraciner, tel un vieil arbre qui ne se trouve plus au bon endroit dans un verger, qui après avoir fait trop d'ombre à ses voisins les empêchent visiblement maintenant d'envahir le territoire des autres. Pourtant, les fruits de ce vieux végétal ligneux sont encore nobles, frais, vitaminés et sucrés, mais cette abondance ne suffit plus.

Entre la mondialisation, et ses fruits et légumes qui arrivent par avions entiers, entre l'eurocompatibilité et ses marchandises et denrées qui arrivent pas camions entiers, entre cette régionalisation et ses produits cuisinés qui arrivent par cabas entiers, je ne sais bientôt plus quel goût a le produit de mon vieil arbre, pourtant si simple à cueillir car à portée de main. 

J'ai bien envie de me retrouver sur un étal avec mes compatriotes, produits du canton et reconnus de qualité. Certains l'ont bien compris, cette identité a une valeur, est une valeur, car elle a une histoire. Des hommes et des femmes ont saigné pour l'ériger, mais voilà, à force de laisser l'argent et l'appât du gain devenir roi, c'est notre âme que nous abandonnons, tout comme vous avez déjà abandonnez ce vieil arbre au centre de votre verger.

Walter SCHLECHTEN

 

 

 

18/05/2010

La guerre du bitume n'a pas fini de faire couler du goudron à Genève !

Tous les soldats sont là, dans leurs belles tuniques, seul le pont du Mont-Blanc les sépare. Ils vont se battre, rue par rue, pavé par pavé. Rose et Vert d'un côté, les libérateurs, Bleu et Gris de l'autre, les occupants. Les premiers sont en charrette, à vélo ou à cheval, les seconds en moto ou en voiture 4x4 rutilante.

Il y a quelques jours, des âmes de bonne volonté on bien tenté d'éviter le conflit. L'idée du pacte n'était pourtant pas mauvaise. Afin de libérer des places à conquérir, on dissimulait celles-ci en sous-sol en échange.

Tout allait bien et un certain consensus circulait, mais soudainement, trop vite, avec excès vitesse probablement, les Verts ont voulu prendre les Bleus et Gris à revers, passant même à côté des Roses sans les voir. L'opération d'occupation était lancée, 200 rues devaient être prises rapidement, pour ne laisser aucune chance aux occupants. C'était sans compter sur les richesses des Bleus et Gris, car tout ceci a un prix. Une belle somme, 22,2 millions que les Roses et Verts n'ont pas. Une somme dont leurs adversaires disposent, mais qu'ils veulent économiser et/ou utiliser comme prétexte pour garder pignon sur rue.

Le pacte ne tiendra pas, c'est certain, le premier parking du centre rive gauche Pierre-Fatio a du plomb dans l'aile, alors que le parking de Sécheron rive droire est contesté à son tour par un recours de la ville. 

Creuser ainsi un gouffre des idées alors que ce sont des parkings libérateurs qui devraient voir le jour, c'est repousser la réaffectation de nos rues, juste pour ne pas perdre la face.

Une belle farce que tout ceci, plus de 22 millions pour redonner 200 rues à nos piétons, et probablement autant pour construire des parkings qui correspondent à la demande et à l'échange naturel de territoires. Le consensus n'est pas d'actualité, l'amélioration de nos conditions de vie non plus, tout comme celle de notre mobilité, douce ou motorisée, rien ne va plus à Genève. C'est un peu la bataille du tramway suburbain et des parkings périphériques qui est rejouée.

Dans tous les cas, une guerre du bitume qui risque bien, au final, d'en voir certain finir avec du goudron et des plumes.

GENEVE, UN MONDE EN SOI

 

 

14/05/2010

200 rues piétonnes à Genève, un projet, quel projet ?

A la lecture de la cartographie proposée par Les Verts pour ce projet, je me demande juste si ces élus ont tenu compte d'autre chose que des desideratas d'une certaine population sédentaire sondée ?

En effet, qui n'accepterait pas, sous condition que les accès à l'immeuble, au parking privatif, aux livraisons demeurent, que la rue qui se trouve sous son balcon devienne piétonnière, personne.

 

La question est mal posée pour ce projet, le sujet est mal proposé, le plan de localisation des rues transformables n'est pas en adéquation avec les réalité de la mobilité urbaine.

 

Et si la réflexion partait de l'autre bout du guidon, à savoir délimitons les axes principaux d'accès et de sortie de la ville, facilitons le flux sur ces artères, définissons les transversales utiles, et après seulement proposons les rues adéquates pour les modifications d'usage prévues afin de redonner celles-ci aux piétons.

En lien avec un tel projet, la politique de constructions de parkings périphériques, afin d'inciter, d'inviter l'automobiliste à faire usage des transports publics, doit aussi être mise en oeuvre. Il serait temps aussi de diminuer le nombre de signalisations lumineuses en place, Genève étant une des ville d'Europe les plus dense à ce niveau. 

Si les verts veulent faire avancer les choses, diminuer les rouges et libérer les pénétrantes sont pour moi indissociables de leur projet. ll ne faut pas chercher à faire fuir les automobiliste de la ville, il faut les convaincre de laisser leur jouet à la périphéries de la cité, voire de la zone urbaine densifiée.

Walter SCHLECHTEN

 

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04/05/2010

Observation des politiques genevoises et de leurs constellations !!!

Le canton de Genève et ses habitants ont bien souvent revendiqué une certaine identité, historique, religieuse, culturelle, financière, sportive et politique.

Si le temps a permis à la Cité Calvin de se nourrir de cette religion, de cette culture, de cette richesse, et dans un passé plus récent du sport, il demeure un point sur lequel notre identité reste bien fragile, voire incertaine, celui de la politique. En revenant de quelques pages dans le grand livre de la République, nous découvrons plusieurs lectures possibles.

Durant la révolution industrielle, il y avait deux castes aux yeux du peuple. Sur notre droite, des partis bourgeois qui représentaient les milieux économiques et une société plus poche des valeurs pécuniaires qu'humaines. Sur notre gauche, des partis sociaux, perpétuellement en lutte contre le pouvoir, avec des travailleurs et des ouvriers comme forces vives, au-delà de quelques intellectuels. Depuis, les grands patrons sont morts, mais nos deux castes ont perduré.

Cette image symbolique et naïve de la politique est voulue, afin de démontrer combien nous partons vers l'inconnu. Que nous reste-t-il aujourd'hui comme schéma ?

  • Un parti Libéral qui tente de sauver les apparences d'une chute annoncée par la crise économique, une déperdition sociale de la valeur de l'argent remplacée par le rapport à l'humain, un changement pour lequel les libéraux ne sont pas prêts.
  • Un parti Radical qui se fait absorber par les libéraux, à cause d'une perte identitaire issue d'une timidité politique bien souvent trop centriste et si peu proactive. Le PLR risque de n'être qu'une bouée de sauvetage pour certains qui devront laisser couler leurs idéaux.
  • Un parti Démocrate Chrétien qui vient de comprendre qu'il doit se redessiner une identité, celle d'un centre droit plus fort, sous risque de se retrouver lui aussi dans les griffes de l'ogre libéral.

Une droite historique qui abandonne ses valeurs historiques, ses mémoires même, pour dessiner un avenir dont personne ne veut vraiment à Genève, mais pour lequel beaucoup ont dû se résoudre, par instinct de survie.

Quelques rebelles résistent et tentent un dernier appel des troupes pour ne pas galvauder leurs idées, les Libéraux Verts. Des nains politiques aux appétits d'ogres a t'on pu lire, mais le festin n'autorisera probablement pas de telles gourmandises.

  • Un parti socialiste qui vient de chasser quelques démons, dans une gauche caviar qui s'était trop éloignée de la base, du peuple, des syndicats, de la fonction publique même. Un rattrapage tardif pour un avenir meilleur, mais sans personnalité d'envergure.
  • Un parti des Verts qui a grignoté l'électorat de gauche, mais dont les réserves s'épuisent, sauf au centre, tout en ayant de la peine à se situer pour l'avenir. Centre gauche ou à gauche du centre. La crédibilité de ses actes devra être accompagnée par une doctrine politique, car l'écologie n'est pas un vecteur suffisant en Suisse occidentale.

Là aussi quelques rebelles tentent de sauver une certaine gauche, celle du passé et des extrêmes, mais même avec un appétit d'ogre, ceux-ci ne sortiront probablement plus du bois, si ce n'est pour se rendre en rue et brandir ce rouge et noir qui trouble parfois l'Europe.

Depuis, le populisme est passé par là, et ces nouveaux partis prennent les places laissées vacantes, mais la période des moissons est terminée.

  • Un parti de l'UDC genevoise qui se décompose au jour le jour, tel un château de sable, alors que l'organe national lui tient la route et garde le cap. Une guerre des idées, des méthodes, des chefs, de clans, dans laquelle les plus forts ne seront peut-être par les véritables vainqueurs, l'électora romand s'éloignant de cette droite qui ne garde pas la ligne du parti.
  • Un parti régional du MCG, un seul chef, peu de projets, quelques idées, mais surtout des discours populistes qui plaisent, car ils dénoncent et stigmatisent. Des aboiements qui manquent de crédibilité, mais qui donne du mordant. Un populisme qui a une qualité, celle d'intéresser à nouveau la population des classes moyennes et inférieures à la politique. Mais là aussi, les vendanges tardives ne seront plus fructueuses.

En remplissant mes bulletins de vote fin 2009, je recherchais déjà une identité politique genevoise pour trouver des réponses à mes questions, en vain souvent.

Aujourd'hui, nous nous devons de retrouver les traces de cette identité politique genevoise, au risque de la perdre totalement au profit d'une région qui elle ne ressemble pas à la cité de nos anciens qui ont construit Genève, et dont les noms guident nos rues.

Walter.

 

 

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25/02/2010

Max Göldi est-il un prisonnier de droit commun, politique ou de guerre ?

Petit rappel ;  

Le 6 Septembre 2009, le colonel Kadhafi avait envisagé de demander le démantèlement de la Suisse lors de son discours qu'il devait prononcer devant l'Assemblée générale de l'ONU, qui s'est tenue à NY en fin d'année. Il ne le fera pas, mais osera demander la suppression du droit de veto des membres permanents du Conseil de Sécurité de cette organisation qu'il nommera «Conseil de la Terreur».

Le 25 février 2010, le dirigeant libyen a lancé un appel au Jihad contre la Suisse mécréante et apostate qui détruit les maisons d’Allah.

"Le Jihad doit être proclamé par tous les moyens", a déclaré le colonel Kadhafi dans un discours à Benghazi à l’occasion de la fête du Mouloud qui commémore la naissance du Prophète Mahomet.

"Tout musulman partout dans le monde qui traite avec la Suisse est un infidèle, contre l’islam, contre Mahomet, contre Dieu, contre le coran", a ajouté le colonel Kadhafi devant des milliers de personnes.

(Photo Keystone - TDG)


A l'origine, le Jihad est un effort sur soi, un combat qu'un al-moudjahid se livre à lui-même, qui même une lutte intérieure, spirituelle, contre ses propres travers en vue d'un perfectionnement dans la voie de Dieu. Mais progressivement, cette notion de Jihad est venue à désigner la "guerre sainte", puis la guerre tout court.

coran

Donc le  Jihad devrait être surtout spirituel selon le Prophête à travers le Coran, mais pas en direction des infidèles, des athées ou des polythéistes où nous trouvons une version plus agressive et prosélyte, un véritable appel à la "guerre sainte" contre les mécréants. Le sabre est d'ailleurs un symbole de cette version agressive du Jihad fait ou perpétré au nom d'Allah.    

Certes le colonel Kadhafi n'a pas l'autorité religieuse pour lancer officiellement un Jihad, mais il est écouté, il est craint et devant ses menaces, devant ses paroles guerrières, devant ses appels à une guerre sans visage mais instaurée par la terreur, je me pose simplement une question, et nos amis européens pourraient aussi s'atteler à y réponde ;

Aujourd'hui, Max Gödli est-il un prisonnier de droit commun, un prisonnier politique ou un prisonnier de guerre ?

Toute la population suisse est derrière notre otage prisonnier, moi le premier, mais nous restons en attente d'une réaction collégiale et inflexible du Conseil Fédéral, ainsi que des gouvernements civilisés de l'Union Européenne.    

 

 

 





 

 

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23/02/2010

Permis de tuer international !

Mahmoud Abou Al-Mabhouh, l'un des principaux responsables militaires du Mouvement de la résistance islamique (Hamas) a été assassiné le 20 janvier dernier dans une chambre d'hôtel à Dubay.

Signe particulier de ce crime ; il ne dérange personne. Enfin, la mort avec violence et par préméditation de cet homme ne dérange personne, malgré l'aspect international de cette affaire.

Quelques pays de l'UE se font bien un peu de soucis, mais en aucun cas pour l'assassinat en lui même, juste du fait des modalités d'exécution de celui-ci, probablement organisé par les services secrets d'un pays "ami". Si des diplomates britannique, irlandais, allemand et français s'inquiètent, c'est qu'ils souhaitent obtenir des explications quant à l’utilisation de passeports de leurs pays lors de cette mission, qui demeure un assassinat.

Dans cette société où l'on ne condamne plus assez sévèrement par voies judiciaires, où d'un côté l'on se bat pour que les investigations longues et périeuses du Tribunal International de la Haye aboutissent à la justice des hommes, face à des crimes contre l'humanité, là on banalise le meurtre, l'assassinat, les délits avec violence.

Les assassinats politiquement dirigés ont toujours existé, mais en ne dénonçant pas ceux-ci, notre civilisation se rend coupable d'un délit moral, car à travers ce comportement d'acceptation l'on détruit nos valeurs, les mêmes qui nous ont fait avoir honte des atrocités commises par l'homme par le passé, dans le cadre de conflits armés, de guerres et/ou de génocides.

La justice pénale des hommes doit être respectée, à travers les décisions de ses tribunaux, car même si elle est faible et présente des failles, cette institution reste une valeur importante et nécessaire de notre société, celle de rendre la justice et non pas de se faire justice.

Je finirai ce papier par un mot de Georges Courteline ; "un jour les gens nerveux s'en mêleront, lassés de n'avoir pour les défendre contre les hommes sans justice qu'une justice sans équité, toujours prête à immoler le bon droit au droit légal et en proie à l'idée fixe de ménager les crapules."

Un jour, les gens nerveux s'en mêleront, du chef d'Etat au simple citoyen, malheureusement !

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18/02/2010

VELASCO - LONGET ou comment le renouveau du parti socialiste passera par un véritable débat, et c'est très bien ainsi !

Jeudi 18 février 2010, midi et une seconde, les inscriptions sont closes.

René LONGET, Président sortant du parti socialiste genevois brigue un nouveau mandat. Il l'avait annoncé, il l'avait affirmé, c'est confirmé.

Pascal DECAILLET, journaliste de talent, cherchait encore ce matin à deviner si cette candidature serait unique. Il en doutait, il avait raison, mais oh surprise, ce n'est pas Carlo SOMMARUGA qui s'est présenté avant la seconde fatidique, mais le très populaire Alberto VELASCO.

En ouvrant ainsi le débat en vue de l'assemblée générale du parti, prévue le 20 mars 2010, ce candidat surprise aura eu le mérite de ne pas laisser l'avenir du parti socialiste se scléroser. Non pas que son rival n'ait pas la carrure pour le poste, mais seule une véritable remise en question des doctrines, des objectifs, des idées parfois permettra au parti socialiste de renaître de ses cendres.

Genève a besoin d'un parti véritable parti de gauche, avec des hommes et des femmes aux idées rénovatrices mais structurées sur des valeurs qu'un parti populaire se doit d'avoir.

- Si un premier diagnostique avait déjà été effectué au lendemain de la perte d'un siège au Conseil d'Etat, notamment par Christian BRUNIER,

- Si un retour aux sources, aux valeurs, aux croyances, aux attitudes et aux comportements qui se doivent de dessiner un parti socialiste proche du peuple, des ouvriers, des employés, des familles, des syndicats, des services sociaux, des PME, du monde du travail, mais aussi celui de la misère,

- Si une réorganisation du comité central devrait remettre ce train dévoué à la défense des citoyens qui restent en attente d'un parti plus proche des véritables préoccupations du peuple et de notre société,

Seul un débat entre deux candidats à la présidence du parti pouvait provoquer ce renouveau,

C'est chose faite depuis midi et un seconde, grâce à un certain Alberto VELASCO, homme courageux qu'un député libéral avait pourtant rabaissé par la moquerie, à travers un humour douteux, lors de son départ du Parlement, brocardant son accent et son phrasé pas toujours parfait. La qualité d'un homme ne se juge pas seulement dans ses paroles, mais aussi à travers ses actes !

Bravo M. VELASCO.

Walter SCHLECHTEN

Habitant de Confignon.

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10/02/2010

Plus aucun policier à la fonction de Député au Parlement genevois, moi je veux bien, mais pour quelles raisons ?

En ma qualité de citoyen genevois, je suis les débats médiatiques issus du PL déposé par les députés Deneys, Bolay et Droin, portant l'intitulé "Incompatibilités avec le mandat de député-e", qui vise à retirer aux policiers leur droit d'éligibilité auprès du Parlement genevois.

A la lecture de ce document http://rogerdeneys.blog.tdg.ch/media/01/02/1600222272.pdf

et après avoir écouté certains élus qui se sont exprimés par voie de presse, je me pose simplement une question en ma qualité d'électeur.

Pour quelles raisons certains députés veulent-ils chasser les policiers genevois du pouvoir législatif ?

La phrase qui est revenue sur toutes les lèvres depuis deux jours est que la pratique de la loi acceptée par le peuple il y a 12 ans, et qui donnait enfin le droit d'éligibilité aux fonctionnaires, est un échec ; "cela ne fonctionne pas" !

Au delà de ce leitmotiv, aucun argument n'est venu nourrir ce prétexte à modification, à exclusion, à suppression d'un droit constitutionnel, et ce n'est pas le PL susmentionné qui nous apporte des réponses.

Cet écrit fait ressortir ceci ;

- Le policier est un fonctionnaire doté de pouvoir d'autorité; il est astreint à un devoir de subordination au Conseil d'Etat et à sa hiérarchie; il est donc placé sous l'autorité du président du département concerné; la mission du policier est clairement définie par la Loi; il doit suivre avec exactitude les prescriptions relatives à son office et qui lui auront été transmises par ses supérieurs administratifs.

- A travers cette énumération, selon les auteurs du PL, le métier de policier est incompatible avec la fonction de député, car pour eux ce même député se retrouve en sa qualité de policier en position de légiférer, de questionner, de dicter à travers les décisions du pouvoir Législatif, la conduite du pouvoir Exécutif qui au demeurant lui donne des ordres.

Ce comparatif est inexplicable pour moi, simple habitant du canton. A mes yeux, un policier, comme tous les autres députés-es, dépose sa profession, ses intérêts professionnels, ses préjugés, ses affinités au vestiaire de la salle des pas perdus pour devenir un élu du peuple, représentant un parti politique, les idées, le programme et les choix de celui-ci.

Il m'arrive souvent de suivre les débats sur Léman Bleu, et je n'ai jamais vu un policier s'exprimer, juste des députés-es. Reste la problèmatique du déroulement des commissions de ce Parlement ou celle du vote lors d'un conflit d'intérêt. Mais ces deux derniers problèmes concernes tous les députés-es de l'hémicycle il me semble, chacun ayant le devoir d'abstention selon l'article 24 le la B 1.01 ;

Art. 24 Obligation de s’abstenir
Dans les séances du Grand Conseil et des commissions, les députés qui, pour eux-mêmes, leurs ascendants, descendants, frères, sœurs, conjoint, partenaire enregistré, ou alliés au même degré, ont un intérêt personnel direct à l’objet soumis à la discussion, ne peuvent intervenir ni voter, à l’exception du budget et des comptes rendus pris dans leur ensemble.

Pour moi, c'est visiblement cet article de Loi qui est trop imprécis, trop vague et qui ne donne pas un descriptif suffisant de la notion de "l'intérêt personnel direct". Où commence un intérêt et où se termine-t-il pour chaque député-e ? Vaste sujet d'une grande opacité.

En conclusion, comme habitant de Genève, je ne vois pas de problème à l'éligibilité des fonctionnaires, même les policiers. Ces derniers apportent une vision sans concession de notre société, ils sont donc aptes, en leur qualité de citoyens élus, à se pencher sur les problèmes qui nous occupent, et ils sont nombreux et variés.

De relever que quelque chose ne fonctionne pas au Parlement c'est très bien, mais faut il encore être certain d'avoir trouvé les véritables grains de sable qui entravent ce bon fonctionnement !

Walter SCHLECHTEN

Habitant de Confignon.

 

 

 

22:52 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

23/01/2010

Genève va-t-elle se laisser mettre en bouteille par Evian ?

C'est avec un plaisir non dissimulé que la population genevoise a pris note de la candidature de la ville d'Evian pour le G20 qui devrait se dérouler en 2011.

Les réactions ne se sont pas fait attendre et plusieurs élus de notre canton ont déjà exprimé leur scepticisme.

Nous avons tous en souvenirs les événements du G8 de 2003, durant lesquels Genève avait servi de lieu de rassemblement pour les manifestations liées à cette réunion de chefs d'Etats, alors qu'Evian avait été transformée en une place forte impénétrable, donc totalement sécurisée.

Des émeutes durant 3 jours à Genève, des millions de dégâts, une image catastrophique pour notre cité, notre canton, notre pays, et une conseillère d'Etat qui avait servi de bouc émissaire pour faire passer la pilule.

Que nous reste-t-il de tout ça. Une certaine expérience de manifestations violentes, une amélioration des contacts transfrontaliers entre les divers services de police, mais surtout une blessure indélébile dans les âmes de nos rues, auprès de nos commerçants, de nos citoyens et aussi de nos policiers.

La police genevoise avait en effet vécu ces événements comme un énorme traumatisme, où le pouvoir politique avait pris ses responsabilités alors que les nécessités sécuritaires constitutionnelles, issues de la mission de la police, soit assurer la tranquillité, la sécurité et l’ordre publics, n'étaient pas assumées par les garants de l'état de droit.   

Cette semaine, le député maire d'Evian, M. Marc Francina, ne s'est pas contenté d'annoncer la postulation de sa cité pour l'événement précité, il s'est aussi autorisé des critiques déplacées et irrespectueuses sur notre canton, oubliant un peu vite les sacrifices opérés par Genève en 2003, sachant que cet élu considère aujourd'hui que ce G8 a été une grande réussite, avec des retombées très positives pour Evian et la région.

A l'heure où nos propres élus s'expriment ouvertement sur la région Franco-Valdo-Genevoise, l'on peut se demander si nous devons tolérer les propos désobligeants de M. Francina ?

Evian mettra-t-elle Genève en bouteille, Genève va-t-elle servir une nouvelle fois de placebo à Evian, où la pureté des relations transfrontalières va-t-elle permettre de ne plus faire couler d'encre sous les ponts ? 

Pour mémoire, je vous invite à lire, ou relire, cet ouvrage ;

Genève, juin 2003 ... Un G8 pas comme les autres. Micheline Spoerri, édition Slatkine.

 

13:15 Publié dans Genève, Politique, Résistance | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

12/12/2009

Avec 61 millions on peut faire une plage, un port et un parc, mais aussi ...

Au début du mois, le Grand Conseil a voté un crédit de 61 millions, pour une plage, un port et un parc, dans l'intérêt public des genevois. Les partis ont unanimement salué un projet enthousiasmant qui améliorera la qualité de vie de la population.

On ne demande qu'à les croire et à ne pas supposer qu'il y a un engagement d'intérêts en faveur des membres très sélects de la Nautique, voire dans l'optique du projet à 200 millions de  Swiss Development Group à Genève-Plage. Cette société, présidée par un Kazakh dont la famille est installée à Genève, veut déposer un pojet de construction d'un hôtel, d'un spa, d'un night-club et d'une piscine-plage à Genève-Plage.

Une plage pour le peuple sur le quai et une plage de luxe après la Nautique. Probablement la récompense pour la valorisation du travail et de l'effort selon le discours de Saint-Pierre !  

Mais revenons à la plage à Cramer. Donc ce parlement fraîchement élu veut améliorer la qualité de vie de la population, certes, mais avec 61 millions on peut aussi :

- Créer 2033 places en crèche, le prix de "construction" d'une pour un enfant étant de 30'000 CHF.

- Terminer l'Hôtel de police de la Gravière.

- Sortir de terre un bâtiment de l'OCAN digne de ce nom, aux normes Minergie.

- Offrir la gratuité des TPG tous les week-end.

- Construire 1525 places de parking telles qu'à Sous-Moulin.

- Construire une cité-studio universitaire.

- Engager 40 policier sur dix ans, selon les calcul erronés et médians de la cour des comptes.

- Ouvrir deux EMS

- Aider la petite enfance et la garde continue sur plusieurs années.

- Équiper tous les robinets genevois d'aérateurs d'eau pour économiser 50 % d'eau.

- Garder en détention administrative 150 indésirables, voleurs, délinquants sans papier durant 3 ans.  

- Construire une patinoire neuve et un centre sportif pour nos jeunes.

- Aider Nez Rouge sur 10 ans.

Mais, que je suis stupide, comme nous serons tous à la plage, pas besoin de tous ces projets qui eux n'amélioreraient pas la qualité de vie des genevois ....

Encore des idées qui tombent à l'eau !

 

 

00:45 Publié dans Economie, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook

01/12/2009

Le débat doit s'élever, il en va de la crédibilité de notre pays, de ses citoyens, de sa population, de notre constitution !

Au regard des débats infertiles qui nourrissent nos journaux, nos médias, les positions de nos politiques, les blogs, les commentaires, divers sites internet et discussions de bistrots, je crois qu'il est temps pour nos Autorités d'élever le débat. Il nous faut sortir de cette spirale pour quitter les conflits d'opinions portant sur l'attribution des responsabilités, des causalités, voire les projections sur un avenir incertain. Il nous faut avancer maintenant.

En effet, si bien des écrits individuels sont de qualité et apportent une juste analyse de la votation qui anime nos pensées, car nous n'en sommes pas encore aux discours ou communiqués officiels, il nous faut maintenant passer à la réflexion politique et au travail philosophique nécessaires.

Le thème est là, les questions et les interrogations aussi. Certains ont déjà commencé ce travail par anticipation ou par lucidité :

http://www.edi.admin.ch/frb/00492/00494/index.html?downlo...

Il nous faut donc s'y attaquer pour ne plus polémiquer et évoluer afin que la leçon serve, ici et ailleurs. Un grand débat national est donc obligatoire, à travers des assises qui pourraient avoir comme sujet ;

"Constitution helvétique, droits démocratiques et laïcité".

La démographie religieuse est un fait. Le monde change, les valeurs et les croyances des peuples aussi. Ce n'est pas une guerre d'invasion, c'est juste une évolution culturelle des sociétés. Les migrations humaines motivées par des besoins humains ou pécuniaires, irriguent dans le lit de son fleuve des hommes et des femmes, mais également leurs cultures. Longtemps considérée comme une richesse pour l'occident, cette pluriculturalité est aujourd'hui vue comme un danger. Mais un danger pour qui, pour quoi ?

Le préambule de la constitution fédérale de 1999 commence par une invocation de la puissance divine : « Au nom de Dieu tout-puissant ! » Les situations cantonales sont diverses, certains cantons reconnaissant la prééminence de certaines Églises (catholicisme, protestantisme, vieux-catholiques et/ou judaïsme), d’autres respectant le principe de séparation entre Église et État.

Nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre la prochaine initiative qui portera sur ce sujet sensible car trop proche des réalités des mutations démographiques. Il nous faut un débat national, constitutionnel.

La Berne fédérale doit agir, vite, très vite, en ouvrant ses portes au débat, pour sauver la crédibilité de la démocratie directe et les valeurs constitutionnelles d'un État séculier.

 Fichier:World religions FRE.PNG

15:38 Publié dans Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook