14/12/2010

"La sécurité ce n'est pas une affaire d'homme ou de femme, mais de volonté politique", dixit Isabel Rochat, Conseillère d'Etat libérale.

Comme citoyen, je m'étais rendu le 24 septembre 2009 au soir, lors de la campagne électorale de Mme Rochat Isabel, en salle communale du Grand-Lancy, afin de découvrir mais surtout d'écouter cette candidate sur un sujet qui me tenait et qui me tient toujours à coeur, la sécurité.

Ce soir là, j'ai entendu parler de bandes de jeunes qui se réunissent et qui créent de l'insécurité, de groupes qui traînent dans nos préaux ou devant nos immeubles et qui qui créent de l'insécurité, de bandes de voyous qui venaient de France pour y commettre des délits, nourrissants eux aussi cette insécurité, d'une mendicité organisée qui explosait et que tout ceci n'était pas normal, qu'il fallait reprendre les choses en mains, changer de doctrine et appliquer une politique dite de "tolérance zéro", car il fallait que cela cesse.

J'avais trouvé ce discours très naïf, car il criminalisait les mendiants, sans véritablement énoncer les solutions possibles. J'avais trouvé ce discours naïf car il démontrait que pour une certaine classe politique, ce n'était pas les crimes et les délits qui créaient de l'insécurité, mais avant tout des rassemblements de jeunes, bruyants et bien souvent ivres.  J'avais trouvé ce discours très naïf, car les véritables problèmes liés à l'insécurité n'étaient pas abordés, pire encore ils n'étaient probablement pas envisagés alors. J'avais trouvé ce discours très naïf, car nous savons tous que la tolérance zéro n'est pas applicable en démocratie.

http://www.liberal-carouge.ch/pdf/FlyerA5.pdf

Néanmoins, depuis, j'ai voté, et j'ai suivi, comme tout bon citoyen, les résultats des modifications apportées par le pouvoir Exécutif.

http://www.liberal-ge.ch/nos-blogs/details/de/l-article/b...

Depuis, j'attendais que cette très forte volonté politique, aussi naïve qu'elle puisse avoir été, éclate au grand jour sous l'impulsion des responsabilités accordées, car il y avait urgence. Mais bien souvent, la naïveté rend l'urgence caduque et ouvre la route à l'essentiel, et pourtant.

http://www.isabelrochat.ch/

Un jour, hier il me semble, une femme a dit ; "La sécurité ce n'est pas une affaire d'homme ou de femme, mais de volonté politique".

Cette femme avait raison, malheureusement pour nous.

Walter Schlechten, habitant du canton de Genève.

 

 

 

11/12/2010

Budget 2011 : Le Conseil municipal de la ville de Genève vient de "vulgariser" la sécurité publique et la police de proximité, et acceptant dix postes d'agent de sécurité de prévention !

En acceptant ce jour la demande de la commission des finances de créer 10 postes d'agent de sécurité de prévention, une nouveau modèle d'éducateurs et/ou de médiateurs sociaux, qui plus est dans le département de M. MUGNY, le Conseil municipal a fait le mauvais choix, celui vulgariser la sécurité publique et la police de proximité.

L'acceptation d'un tel amendement est la porte ouverte dans un avenir proche à la création d'agents de sécurité municipaux de tous poils ;

- agent de sécurité de prévention des théâtres et bibliothèques

- agent de sécurité des droits civiques

- agent de sécurité des lacs et cours d'eau

- agent de sécurité de la salubrité et de la voirie

- agent de sécurité des transports publics

- agent de sécurité de la mobilité douce

- agent de sécurité des préaux et des écoles

- agent de sécurité des cortèges et autres manifestations

- agent de sécurité de lutte contre le bruit

- agent de sécurité des commerces et marchés

Je vous rappelle que la prévention, la médiation, tout comme la présence physique, dissuasive et éducative, sont aussi du ressort de la Police Municipale, première police de proximité en ville de Genève et dans les communes urbaines et suburbaines.

Il faut cesser avec ces idées incongrues, car à vouloir réinventer la roue on va finir par supprimer une autre roue au carrosse des institutions, celle de la crédibilité. Cette décision n'est pas judicieuse, elle ne correspond pas aux nécessités. Il faut enfin redéfinir les tâches, les missions, les fonctions de chacun, en évitant les doublons, les redondances, afin que tous les services travaillent enfin avec le même but, lutter contre l'insécurité, qui va des incivilités à la grande criminalité.

La sécurité est un sujet bien trop important pour que certain s'autorisent à jouer avec, comme le fait la gauche ce jour dans les débats liés au budget, ceci afin de sauver les apparences d'une incohérence politique qui demeure aussi l'une des raisons des échecs constatés à ce jour.

Il faut aussi cesser avec les reports de charges, Confédération-Cantons, Cantons-Communes, Communes-Départements à département, Départements-Associations etc. Certes, l'argent est le nerf des guerres en politiques, mais en matière de sécurité cette guerre ne doit pouvoir être gagnée par les voyous et autres truands. La ville de Genève ne se donne pas/plus aujourd'hui les moyens de ses ambitions.

Genève, un monde en soie, cela n'a jamais été aussi vrai ! Tout dépôt d'amendement, lors d'un vote d'un budget, devrait faire l'objet d'un argumentaire. La gauche péjore financièrement la sécurité, la voirie, la ville et le département de Pierre Maudet. Les électeurs jugeront car les déceptions suivront, soyez en certain.

Minet, habitant du canton de Genève, domicilié à La Croix-de-Rozon mais qui travaille sur la commune de la ville de Genève.

 

05/12/2010

Vivre à Genève en sécurité, "Yes we want it" !

C'est une démarche comme une autre, celle d'un citoyen qui en a marre ;

Marre de voter et de ne pas se retrouver dans les décisions prises.

Marre de voter et de ne pas retrouver les promesses tenues.

Marre de voir sa ville, son canton et sa région être gangrenés par la hausse de la criminalité, de la violence.

Marre de lire toutes les semaines des "faits divers" qui banalisent la violence.

Marre de rester en attente de décisions qui ne viendront pas avant les prochaines élections.

Marre d'observer tout ceci sans dire ce que nous voulons, alors, en créant un petit groupe sur Facebook, je lance un appel :

Que ceux qui en ont aussi marre que nous rejoignent ce groupe :

Pour que la sécurité de notre canton redevienne une priorité, pour l'avenir de nos enfants et pour l'image de Genève. Nos rues, nos trottoirs, nos parcs, nos écoles, nos immeubles, nos routes, nos champs, nos rives doivent retrouver le chemin de la sérénité d'un cadre de vie que nous avons connu et que nous voulons retrouver.

Vivre à Genève en sécurité, "Yes we want it" !

 Invitez vos amis, car un cri du coeur n'a jamais fait de mal à personne !

30/11/2010

Genève, un monde en soie, mais avec les pieds dans le coton hivernal !

Samedi dernier, je m'étais dis "c'est un accident, la voirie n'a rien vu venir, les prévisions météo étaient décalées, les chutes de neige aussi", mais là je ne comprends plus. Depuis hier, 15 cm de neige sont annoncés, et ce soir on se retrouve dans un chaos indescriptible. Je n'ose pas imaginer demain matin, sous le grand manteau blanc.

Déjà ce soir, plus un bus TPG, peu de Tramways, moins de trains et pas de voirie sur nos routes en ville de Genève, et si peu sur le canton. Quelques communes suburbaines s'étaient visiblement préparées, elles, mais ce n'est pas suffisant pour sauver les apparences.

Les habitants de ce canton et les usagers de passage sont en droit d'avoir des explications, émanant du monde politique et des institutions visées. Une nouvelle fois se sont les hommes du SIS et nos policiers qui vont devoir subvenir au plus urgent, dans ce cataclysme urbain.

Genève veut jouer dans la cour des grands, mais Genève n'a visiblement pas, n'a plus les moyens de ses ambitions.

Heureusement, le CEVA va tous nous sauver, en commençant par l'office de la mobilité, qui lui n'a plus aucune excuse devant une telle anarchie dans la gestion des flux et des .. reflux !

Minet, motard, automobiliste et usager TPG médusé !

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28/11/2010

Et si la victoire de l'UDC de ce jour n'était que l'issue d'un contrepoids attendu contre les lacunes d'un code de procédure pénale bien trop laxiste !

Si la votation contre la construction de nouveaux minarets a pu être ressentie comme du protectionnisme, la victoire de l'UDC de ce jour, avec son initiative pour le renvoi des étrangers criminels, se doit probablement d'être analysée comme un correctif aux lacunes d'un système pénal pourtant en plein chambardement, avec son nouveau code de procédure pénale qui présente déjà un laxisme évident tant les peines possibles demeurent légères.

Si la LAVI avait enfin donné des droits aux victimes, le NCPP va offrir aux auteurs présumés, et aux auteurs tout court, un bouclier de protection dont ils n'avaient nul besoin. Mais voilà, certains ont voulu revoir ce code de procédure, certains ont voulu revisiter l'activité du pouvoir judiciaire, certain ont voulu blinder des procédures, mais c'est bien une balle dans le pied de la justice, et du travail de la police, qu'ils ont tiré avec une entrée en vigueur prévue au 1er janvier 2011. 

Il a été reconnu que le système des jours amendes est un échec, placer une épée de Damocles soutenue par un sursis au dessus d'un condamné ne fonctionne que pour des primaires, et encore, trop souvent la sentence n'a aucun résonance dans l'esprit des coupables. Et même dans les cas graves, ce n'est sûrement pas les peines prononcées en Suisse qui vont faire fuir les truands et autres cambrioleurs intinérants, sachant qu'ils risquent bien souvent plus du double dans leur propre pays pour le même délit.

Devant la faiblesse des peines prononcées, devant le taux de récidive, devant l'inefficacité d'un système pénal qui ne dissuade plus, une réaction populaire était attendue, sachant qu'une nouvelle révision du CPP n'est pas à l'ordre du jour au Parlement.

L'UDC, sous le régime de l'insécurtié brandi par tous les partis depuis deux ans, a su profiter de ces faiblesses pour apporter une réponse au peuple suisse. Certes la mise en application ne sera pas simple, certes les libertés octroyées par les accords de Schengen vont en souffrir, certes l'image d'une Suisse qui s'isole va apparaître, mais rien ne dit que nos plus proches voisins, je pense à la France, l'Allemagne et l'Italie ne rentrent pas eux aussi dans cette logique judiciaire, pénale et migratoire.

La Berne fédérale devrait bien se méfier de se qui se passe aujourd'hui, car le message est très clair, et il va se poursuivre, sur les thèmes de l'école, de l'éducation, du travail, de la santé. Et si dans un futur proche le Conseil Fédéral venait à être élu par le peuple, comme le souhaite une nouvelle fois l'UDC, et bien le visage de notre pays changerait radicalement, et probablement pas que pour le meilleurs.

C'est le deuxième avertissement que reçoit le Conseil fédéral, mais il est aussi valable pour le Conseil national et le Conseil des États, qui se doivent de rester à l'écoute des préoccupations, celles du peuple, celles des cantons et celles de notre démocratie.

Minet

 

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27/11/2010

Genève, il faut arrêter de vivre avec une police de "beau-temps" et dire Stop à la criminalité !

Ce matin je suis en colère, tous mes amis aussi.

Encore un Hold up en plein jour, à l'explosif, à l'arme lourde, avec des échanges de tirs, dans une rue bondée.

Après la banque Migros de Plan-les-Ouates, après les offices postaux du canton, après le change Migros de Thônex, il faut dire Stop à cette criminalité, cesser de parler de sentiment d'insécurité, et enfin prendre les décisions attendues.

Un message ferme, clair et précis de nos politiques, pour condamner les truands et soutenir notre police, voilà ce que les habitants du canton de Genève attendent, moi aussi.

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(si vous aussi vous souhaitez dire Stop, copiez ce texte et faite le suivre)

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07/11/2010

Retour à la vie professionnelle par la proximité !

Minet ayant quitté la présidence de l'UPCP depuis plusieurs semaines, il se devait de reprendre une vie professionnelle normale, suivre sa route ou emprunter un autre chemin. Après quatre années au service de ses collègues, de ses membres, des intérêts des policiers, et d'autres fonctionnaires parfois, il désirait aussi retrouver la rue, la proximité, cette population à laquelle il s'identifie tant et pour laquelle il travaille sans relâche depuis vingt ans.

Eh bien c'est fait, depuis une semaine je me retrouve à Cornavin, en qualité d'îlotier de proximité, sur un secteur atypique mais au combien riche. Du touriste de passage qui arrive par le train au clochard qui squatte la gare, du commerçant noyé dans le magma des travaux à l'usager de la route statufié  dans le trafic, du Pâquisard du secteur sud à l'alternatif des Grottes au nord, des TPG aux CFF, des chauffeurs de Taxi aux cyclistes, des associations de quartier aux parents d'élèves, des UOG aux CO de Montbrillant, du quai 1 à la voie 8, de Sécuritrans aux Cgfr, du Quai 9 à la Basilique de Notre-Dame, du parc de Cropettes à la rotonde de la place Cornavin, de la puanteur des urines aux senteurs du pain chaud, du lésé au délinquant multirécidiviste, du sans papier au toxicomane, du musicien ambulant au mendiant, de Madame la Députée à la Reine des Roms, du jeune collègue au plus ancien, d'un vieux poste de police humide à de nouveaux locaux envisagés, tout ceci sent bon la proximité, le rapport humain, le retour à la vie professionnelle.

Certes, il ne faut pas que je me retourne, car là les promesses non tenues et l'irrespect des protocoles sont si omniprésents que cette joie de travailler pourrait assez vite devenir cafardeuse. Je perdrais alors irrémédiablement cette envie de faire plus, me retrouvant comme bien des collègues aujourd'hui, désabusés par le système et les dysfonctionnements dans le cadre des responsabilités étatiques.

Pour être au service des autres il faut avant tout être serein à titre personnel, dans sa vie professionnelle et privée, ne pas à avoir besoin de se soucier de demain, ne pas calculer hier pour avancer demain, ne pas douter pour décider, ne pas décider pour abandonner, car le jour où la police abandonnera la rue, la démocratie aura un autre visage dont nous ne voulons pas, dont nous ne voulons plus.

Minet.  

03/11/2010

Election du Conseil d'Etat, bientôt un an, à l'heure des premiers bilans qui osera ouvrir la critique ?

Il y a bientôt un an était élu le Conseil d'Etat actuellement en place. Au soir du 15 novembre 2009, les sept ministres étaient en effet désignés, restait à connaître leur dicastère, tout en gardant à l'esprit que la droite venait d'obtenir la double majorité, celle du Parlement étant acquise. Pas de grosse surprise pourtant lors de la mise en place de ce nouveau pouvoir exécutif, l'arrivée de deux femmes ayant visiblement occulté les débats. Le 7 décembre, le discours de Saint-Pierre venait déposer les fondation de la législature. On se souvient aussi que le Président du Grand Conseil en avait profité pour réaffirmer les rôles de chacun autour des trois pouvoirs, législatif, exécutif, judiciaire.

C'est le 7 juin 2010 que fut proclamé le véritable programme de législature 2010/2013, par un Conseil d'Etat qui a voulu se donner un cap.

http://www.ge.ch/conseil_etat/2009-2013/communiques/doc/2...

Peu de critiques auront fusé durant cette première année qui s'achève, le quatrième pouvoir ayant été bien timide. Une presse qui ne s'est pas attelée au fameux bilan des 100 jours, des médias plus souvent tournés sur l'actualité internationale ou les faits divers pompeux.

La fin de cette première année de législature sera-t-elle l'occasion de déposer ces premiers bilans, d'oser une critique, d'objectiver pour espérer un avenir meilleurs et de stigmatiser pour éviter les erreurs du passé ?

Je n'en suis pas certain, car si la presse écrite ne le fait pas, je ne vois pas qui osera ?

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06:33 Publié dans Genève, Médias, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

25/10/2010

Pierre Weiss exige le retour des syndicats de police à la table des négociations, sous risque de ... Maladresse, pression politique, chantage ou acte sournois d'un représentant de la commission des finances ?

En ma qualité de lecteur et d'habitant de ce canton, où je vis, je travaille et j'y vote, je souhaite réagir à l'Invité de la TDG de samedi dernier :

Pierre Weiss, député et membre de la commission des finances du Grand Conseil, titre :

"Police : à rupture, rupture et demie !"

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On peut notamment y lire que les policiers viennent de claquer la porte des discussions avec l'Etat sur les aménagements mineurs encore à trouver leur nouveau système de rémunération.

- Monsieur le député, il faudrait se demander pour quelles raisons les syndicats se sont retrouvés dans l'obligation de claquer la porte, car si pour vous des "aménagements mineurs" sont insignifiants, ils représentent pour les policiers une énorme perte du pouvoir d'achat, surtout lorsque l'on sait que ces "aménagements" sur le nouveau système de rémunération ne sont pas respectés à l'issu des négociations validées par le Conseil d'Etat, ni même entrés en vigueur alors que tout devait être réglé, je vous le rappelle, en mars et juin 2010, dixit la Présidente du département (merci Léman Bleu et ses retransmissions en directes).

On peut notamment y lire aussi que ces syndicalistes tirent à vue sur la conseillère d'Etat Isabel Rochat en menaçant de "débrayages ou d'actions ponctuelles", sans se rendre compte des conséquences de ces positions sur un plan autrement plus important, leur pont-retraite en discussion au Parlement.

- Monsieur le député, il faudrait se demander quel est le bilan de la conseillère d'Etat chargée de ce département depuis un an, et de son prédécesseur, pour que les choses en arrivent là, et surtout ne pas oublier qu'il a toujours été dit par le Conseil d'Etat que la réorganisation de la police comportait deux thèmes bien distincts, à savoir un nouveau système de rémunération (salaires - débours - heures supplémentaires - piquets - etc) et un pont-retraite devant permettre de s'adapter à la modification du droit fédéral, notamment pour les personnels particulièrement touchés par ce changement. Au passage, je vous rappelle Monsieur le député que l'Etat a continué jusqu'en 2009 à engager des aspirants de police sous le régime des 52 ans, faisant ainsi de ces jeunes collaborateurs des gens également particulièrement touchés par cette modification dont l'ordonnance date d'octobre 2005, ce que vous ne sauriez ignorer.

On peut aussi y lire que les policiers contestent l'imposition de l'indemnité pour risque inhérent à la fonction, une indemnité qui couvre entre autre le coût de nettoyage des habits de service.

- Monsieur le député, sachant que selon mes amis policiers le risque inhérent à la fonction est aussi un tort moral, et que le nettoyage des tenues est à la charge de l'Etat selon la loi, ceci représente une avance de frais tel un débours, il devient logique que cette indemnité ne soit pas fiscalisée, ou tout le moins soit déductible lors de la déclaration d'impôts. La revendication des policiers est donc légitime au regard de ces éléments.

On peut aussi y lire que qu'on comprend aussi mieux l'opposition corporatiste au relèvement de l'âge limite à 35 ans pour devenir policier. La fin de la pénurie, c'est aussi la fin d'heures supplémentaires rémunérées à 65 francs.

- Monsieur le député, en ma qualité de lecteur je pense qu'il n'y a que quelques élus pour croire que même avec un effectif légal atteint il n'y aura plus d'heures supplémentaires à Genève. Pour l'instant, nos policiers vaquent au plus urgent et aux priorités données par la hiérarchie, voire parfois l'Etat employeur, mais ils ne peuvent pas assurer toutes les prestations attendues et ceci au détriment de la population et surtout de la sécurité, et ce n'est l'effectif légal qui permettra de réaliser cette utopie car il faudrait 1200 gendarmes à Genève pour enfin espérer l'envisager. De plus, le véritable problème est de savoir si des aspirants de 34 ans supporteront le travail de nuit, les contraintes métier, le système hiérarchique imposé et surtout de se retrouver confrontés à une violence qu'ils ne côtoyaient probablement pas avant. S'il est difficile d'entrer dans cette profession à 23 ans, il est probablement encore plus dur d'y mettre les pieds à 35 ans, sauf si la personne provient d'un autre coprs de police ou d'une formation jugée similaire.

On peut aussi y lire qu'à ce stade on peut imaginer que les discussions au Parlement sur le pont-retraite pour les policiers, dorénavant obligés de se soumettre au droit fédéral, puisse départir de leur esprit de conciliation. Ou en tout cas traîner en longueur. A moins que les syndicats de policiers n'annoncent un retour à la table des négociations. Sinon on voit mal le Parlement accepter sans broncher un régime de transition particulièrement généreux : 10 millions par an pendant seize ans à la charge du seul Etat, c'est à dire des contribuables.

- Monsieur le député, en ma qualité d'observateur, je crois deviner soit une maladresse, une pression politique, un chantage ou tout le moins des propos sournois ? Car pour vous c'est soit ou soit alors que bizarrement le projet de pont-retraite a été validé par le Conseil d'Etat, sans oublier de dire que les syndicats ont rendu à l'Etat le versement annuel de la cotisation spéciale versée à la CP et qui s'élevait chaque années à 8 millions. Dans une balance, il faut y mettre tous les arguments sinon l'on s'éloigne vite des réalités des chiffres.

On peut enfin y lire que la sécurité se classe dans le peloton de tête des préoccupations de la population, mais pas au mépris d'une saine gestion des deniers de l'Etat, ni de l'Etat lui-même.

- Les policiers ne méprisent pas l'Etat, car la plupart des policiers ont encore des valeurs que notre société a laissé quitter nos bancs d'écoles, nos agents ne demandent que le respect promis à travers de trop nombreuses promesses qui sont rarement pleinement tenues par un employeur qui visiblement cherche encore à faire quelques économies. Mais il est vrai, c'est pour une saine gestion des deniers de l'Etat, j'oubliais, comme pour la BCG, le stade de la Praille, l'Euro08 et son ballon, la Constituante, la diminution des prestations chômage, le CEVA, le PAV, les chantiers du tram et l'augmentation des tarifs ou encore les salaires des gestionnaires d'établissements subventionnés ainsi que de leur conseil d'administration, mais on ne parle là que de "quelques centaines de millions".

Genève, un monde en soie.  

Une saine gestion des deniers de l'Etat : à saine gestion, gestion saine de l'Etat !

Walter Schlechten, habitant de la Croix-de-Rozon.

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21/10/2010

Réorganisation de la police, plus d'un an déjà et pourtant le respect attendu par les policiers ne vient pas, ne vient plus !

En relisant des coupures de journaux, je constate que c'est le 3 novembre 2009 que la première pierre de Curabilis avait été posée, bientôt un an, tout comme il y a aussi presque un an les élections du Conseil d'Etat avaient enflammé les débats sur la sécurité, jusqu'au soir du 15 novembre. S'en était suivi les résultats que l'on sait, avec un changement de majorité, et depuis ?

Il aura fallu des émeutes, un gardien grièvement blessé, une révolte de plus et la menace syndicale pour que le 18 octobre dernier le Conseil d'Etat dépose un nouveau communiqué de presse ; promesse ou réalité objective ?

http://www.ge.ch/dcti/presse/2010-10-18_com2.pdf

En ce qui concerne la Police, la signature d'un protocole d'accord en décembre 2009 devait mettre fin à plusieurs mois d'incertitude, avec un échéancier et des objectifs très clairs pour toutes les parties en cause. En mars et en juin 2010 tout devait être réglé, dixit la Présidente du département sur Léman Bleu. Malheureusement, alors que les travaux de fond avaient été effectués, que la problématique des heures supplémentaires, des débours, des piquets avait trouvé une solution validée par le Conseil d'Etat et les syndicats, la mise en application de ces éléments, ne présentant plus aucune opacité selon les voeux de la Cour des comptes, n'est pas effective à ce jour.

Pire, aucune explication, aucun argument, aucune justification ne sont venus donner du crédit au comportement incompréhensible de cet employeur qui se mure actuellement dans un silence qui ressemble à un aveu de culpabilité, voire d'échec. Manque de courage ou manque de franchise envers le pouvoir exécutif ?

Manque de courage probablement car il s'est avéré que la réorganisation de la police a un prix, a un coût, car les plus-values espérées par certains ne sont pas au rendez-vous des bilans établis. Tout n'était pas que mensonges ou opacité, tout n'était pas qu'avantages indus ou illégitimes, des inégalités de traitement sont même apparues lors des débats, débouchant ainsi sur une redistribution de la donne, avec des justifications reconnues et validées par le Conseil d'Etat. Les syndicats de police n'avaient pas reconnu la validité de l'ensemble du rapport de la cour des comptes, ils avaient raison. Mais voilà, maintenant il faut aller devant le Parlement, et une partie de ces élus du pouvoir législatif, qui sont aujourd'hui de la même majorité que le pouvoir exécutif, ne sont visiblement pas prêts à entendre ces réalités établies.

C'est pourtant ces mêmes députés qui avaient crié au loup, au scandale, dénonçant l'opacité et l'inégalité de traitement envers les autres fonctionnaires, une certaine droite qui ne recherche que quelque économies dans le budget de fonctionnement de l'Etat, sur le dos des employés. Mais voilà, il s'est avéré en fin de compte que le système de compensation des heures supplémentaires en temps de la police était moins favorable que celui établi par le MIOPE, il s'est avéré que 500 policiers de rue ne touchaient injustement pas de débours, il s'est avéré que le compte habillement correspond à un besoin matériel nécessaire, il s'est avéré que la mise de piquet était justifiée et avait simplement besoin d'une base légale avec une restitution idoine, il s'est avéré qu'une indemnité pour tord moral ne peut pas être fiscalisée. Au moment des comptes, et bien la balance penche, mais pas du côté attendu par les élus.

Manque de franchise, car il va falloir aller devant le parlement avec le résultat de cette réorganisation statutaire, mais visiblement les chiffres dérangent car ils ne sont pas ceux espérés, alors du coup on ne respecte pas les accords signés, on ne respecte plus l'employé ni ses représentants, on sabre à travers des règlements ou des fiches Miope, on tente de faire baisser les coûts, une fois encore, une fois de trop, le tout dans un climat de jalousie étatique envers des fonctionnaires d'autorité qui n'ont pas le même statut que tous les autres.

Alors que nos policiers s'engagent à fond dans la restructuration demandée en appliquant le "flex-tag", alors que nos policiers s'engagent à fond dans les services commandés tels le sommet de la francophonie, les événements sportifs à risque ou figaro, alors que nos policiers se nourrissent au quotidien du nouveau code de procédure pénal qui va profondément modifier leur travail, alors que nos policiers continuent à faire face à une certaine presse qui assassine les flics au premier fait divers, alors que nos policiers se rendent compte que la situation en rue ne s'améliore pas assez vite et que l'avenir n'appartient probablement pas aux nouvelles écoles de police sélectionnées sur des critères plus qu'aléatoires, Genève s'enfonce.

Moi qui vois tout cela comme simple citoyen, et qui lis aujourd'hui que ce même employeur préfère défendre les intérêts et l'image d'un certain Monsieur Kadhafi, je me dis que nos policiers sont bien peu de chose à ses yeux, et que ce dédain aura aussi un prix, celui de la démotivation profonde des forces de l'ordre, et une démocratie sans ordre, il me semble que l'on appelle ça l'anarchie, non ?

Visiblement nos policiers ne demandent que le respect que mérite leur engagement au service de l'Etat, de la collectivité, de la Genève internationale, de la population et des institutions, respect que ne semble plus en mesure de lui accorder son employeur !

Minet, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

 

06/10/2010

Police genevoise, enfin un premier grand débat public !

Depuis les élections du 15 novembre 2009, nous allons enfin avoir le premier grand débat public sur la police. Ce lundi 11 octobre, rdv 1900 à la Comédie, et ce n'est pas une plaisanterie !

http://www.comedie.ch/evenement/entretien-avec-frederic-m...

 

Yves Patrick Delachaux et Frédéric Maillard ouvrent les portes de ce théâtre et de la discussion, avec comme base leur dernier livre intitulé "Policier, gardien de la Paix ?"

 

Un recueil de nonante pages qui contient vingt-et-une questions, mais pas autant de réponses malheureusement.

 

Cet ouvrage a le mérite de provoquer la réflexion au sujet du fonctionnement de la "Grande Maison", de la doctrice de la police, du statut et du métier de policier, même si la thématique des droits humains est envahissante dans l'écriture.

 

A trop chercher les dysfonctionnements hiérarchiques ou humains, à trop noyer les responsabilités des décisions entre un fait issu de la doctrine de la police et un acte accompli par un policier, l'analyse se perd et passe à côté des véritables réponses, mettant ainsi trop souvent la place de l'humain policier de côté au profil d'une vision conceptuelle de la profession, oubliant aussi la nécessité d'un message politique clair.

 

Une vision différente de l'exercice de la police, voire du métier et du statut de policier à travers l'application conceptuelle des droits humains, un leitmotiv insuffisant pour reconstruire mais une base pour y réfléchir. Un vaste débat s'annonce, qui va agiter une profession pourtant reconnue pour la qualité de ses prestations mais dans le cadre d'une police déjà secouée par une réorganisation tumultueuse.

J'y serai, et vous ?

 

Minet.  

 

04/10/2010

Armes blanches, armes à feu : ne plus banaliser la violence des actes et se doter d'un arsenal législatif adéquat !

Un nouveau drame familial s'est produit ce jour à Genève selon une dernière dépêche de la TDG. Les corps sans vie d'un couple, une femme de 42 ans et son concubin de 52 ans, ont été découverts ce matin par leurs enfants à leur domicile, une arme à feu à leurs côtés.

Hier c'était un homme Suisse de 29 ans qui faisait feu sur un groupe de jeunes qui venaient de l'éconduire. Le bilan est lourd : un garçon blessé au visage et une jeune fille dans un état très grave.

Vendredi dernier c'était le jugement de la Cour d'assises de Genève qui tombait contre un Britannique de 58 ans qui avait abattu d'une balle dans la tête une jeune femme Sénégalaise de 34 ans, serveuse dans un bar des Pâquis. Huit ans de prison, peine suspendue au profit d'un traitement psychiatrique. 

Et demain ?

La Suisse, et Genève, doivent faire face à une montée des actes de violence depuis quatre ans. Pas une semaine dans notre canton, pour ne pas dire pas un jour, où nous ne vivons pas une agression avec violence, sachant que les chiffres au niveau Suisse ne sont pas plus rassurants.

Les armes, blanches ou à feu, sont devenues à travers leur usage banalisé un mode opératoire récurrent lors d'actes qui, dans un passé récent, n'auraient pas impliqué de tels objets dans le geste ultime.

Ces armes sèment la terreur et la mort, ces armes sont trop souvent entre les mains de personnes irresponsables et dans une société où la déresponsabilisation est devenue un alibi trop simple à alléguer une fois l'acte accompli, nous ne pouvons plus tolérer ce laxisme.

Je ne juge pas, mais je demande simplement à ce que le pouvoir législatif donne les moyens à notre société de se prémunir et de lutter contre cette violence brutale, trop simple, trop accessible car caricaturée à souhait à travers les jeux vidéos, et banalisés dans les médias et au cinéma.

Entre les libertés individuelles et une réglementation trop légère, il nous faut durcir les lois et nous doter d'un arsenal législatif suffisant pour contrôler la circulation et la détention des armes à feu, tout comme du plus vicieux des outils, l'arme blanche.

Et s'il n'est pas possible d'aller vers une législation plus dure en matière d'acquisition et de détention, il faut alors impérativement dissuader par la condamnation et revoir de code de procédure pénale et son catalogue de sanctions.

Minet.

 

 

03/10/2010

Les caravanes passent, les gens du voyage restent !

Il y a une semaine on signalait la présence de gens du voyage à Genève, de leurs caravanes et d'un campement pas forcément idoine. La sagesse des mots et la dissuasion ont été suffisantes pour qu'ils reprennent la route, vers d'autres champs.

En ce beau dimanche, je me suis rendu au bord du"lac de Genève", à Rolle, pour profiter du soleil radieux de ce mois d'octobre qui ressemble déjà à un été indien.

J'aime ce village de pêcheurs rupestre, il a gardé une âme, des murs et un bord du lac bien propre avec une ballade somptueuse. C'est lors de ce cheminement lacustre que je suis arrivé au camping de la commune, au lieu-dit Aux Vernes.

Quelques passionnés du caravaning s'afféraient encore pour plier et ranger leur emplacement, la fin de saison étant proche, le terrain se doit d'être dégagé. On nettoie, on plie, on range, et on déplace cette maison du bonheur sur un terrain privé ou un emplacement prévu pour un gardiennage d'hiver. On respecte ainsi les règles de la commune, du camping en société et du savoir vivre.

C'est sur le chemin du retour, en direction d'un monde en soi, que j'ai été surpris, enfin si peu, de constater que d'autres gens du voyage s'étaient installés à Nyon, dans un champ ou la musique tzigane ne devrait déranger personne.

Et pourtant, en me souvenant de ceux qui dans l'après-midi se conformaient aux règles, de ceux qui ne dérogent pas à la loi, de ceux qui paient un place pour un emplacement prévu à cet effet, de ceux qui laissent place nette en ayant trouvé un refuge pour passer l'hiver, je n'ai pu m'empêcher de douter.

Cette musique tzigane risque bien de déranger, ce campement pas forcément idoine d'apporter la méfiance et la crainte, et donc le rejet. Eux aussi devront alors plier, ranger, et déplacer leur logement fortuné ou de fortune pour reprendre la route, car ces gens du voyage n'ont pas prouvé qu'ils savaient eux aussi vivre en communauté avec des sédentaires qui pourtant n'ont rien contre les caravanes qui passent.

Minet.

 

 

29/09/2010

Première scène de ménage depuis l'arrivée de la cousine Simonetta !

Depuis quelques jours je suivais de près tous les changements qui intervenaient chez mes voisins, la famille C.-F.

En effet, les départs annoncés des cousins Hans-Rudolf et Moritz, le premier pour un repos forcé à l'alpage, le second pour un long voyage en train et en vélo à travers l'Europe, il y avait deux chambres d'amis de libres.

Plusieurs membres de la grande famille se sont inscrits, venant de presque toute la Suisse, car les places sont rares dans ma ville fédérale. Pour finir se sont les clans qui ont décidé, et sans surprise, la cousine Simonetta a été sollicitée à la grande majorité, alors que le deuxième matelas est revenu à Johann.

Ces choix ont fait bien des déçus.

Premièrement car les deux nouveaux avaient déjà une chambre en ville, donc ce sont deux proches qui vont emménager.

Deuxièmement, dans les clans certains espéraient voir arriver deux cousines. Une seule a été retenue, Simonetta. Faut dire que la famille C.-F. rêvait aussi de se retrouver avec cinq femmes en ménage, elles ne seront que quatre.

Et pourtant, en à peine deux jours, mes voisins sont déjà chamboulés de ces deux arrivées. Le plus surprenant c'est que, tel dans une maison de poupées, se sont les fille qui se chamaillent déjà, sans être les cinq espérées.

Il y a la grande Doris qui a voulu changer de chambre, en prendre un plus grande laissée libre, alors que l'on pensait que Simonetta allait en bénéficier du fait de sa grande réussite.

Il y a Eveline qui n'en pouvait plus de faire la justice dans cette famille et qui qui prend en charge le porte-monnaie de la maison.

Il y a Micheline qui à voulu rester étrangère à tout ça et garder sa chambre, faut dire qu'elle voyage beaucoup et n'est pas souvent là. 

Du coup s'est la cousine Simonetta qui se retrouve à devoir faire la police, dès son premier jour.

Tout ceci n'est pas de bonne augure pour la suite, car comme dans toutes les familles nombreuses, la collégialité se doit d'être le fil rouge de la vie communautaire.

Et là, c'est très mal parti, et je n'ose pas imaginer si une cinquième cousine avait emménagé, on aurait alors retrouvé nos souvenirs d'enfance et la cour de récréation où les filles se disputaient pour jouer à la corde à sauter alors que deux garçons se battaient dans un coin sous le regard incrédule d'un troisième.

J'aime bien observer mes voisins, ils sont tristes mais me font souvent rire depuis trois ans, et là il me semble que l'on ne va pas s'ennuyer cet hiver.

 

Minet.

 

 

 

27/09/2010

Et si Simonetta Sommaruga utilisait son département/sanction pour en faire un tremplin !

Christian Levrat est en colère, et Simonetta Sommaruga ne doit pas être la plus heureuse des élues. Elle et son parti ont été trompés dans un jeu de rôle où les alliés d'une nuit sont devenus les ennemis du lendemain. Et dire que l'on osait croire au retour de la collégialité au sein du Conseil Fédéral.

Pourtant, cette sanction/punition pour l'élue socialiste, à savoir se retrouver à la tête du DFJP, pourrait bien devenir la plus farouche de ses armes à un an des futures élections fédérales, car la population et de nombreux gouvernements cantonaux sont en attente de solutions, de réactions, d'anticipation.

Eveline Widmer-Schlumpf quitte donc le département maudit pour prendre son domaine de prédilection, les finances. Elle se retrouve ainsi à la tête de ce département de poids pour un an, sans avoir un nécessaire besoin de réussite, mais sans devoir commettre d'erreur. Sachant que ce n'est pas le souvenir si peu impérissable qu'elle laisse au DFJP qui l'aura mise ne danger depuis son élection, elle pourrait ne jamais s'affirmer et ainsi ne pas se garantir d'une réélection déjà si peu attendue par l'UDC. Un manque d'envergure qui pourrait lui devenir fatal.

Au contraire, Simonetta Sommaruga hérite d'un département qui a besoin d'un message fort, d'un signe sécurisant envers une population qui ne comprend plus la hausse constante de la criminalité dans notre pays, avérée par les derniers chiffres. Certes elle ne a pas pouvoir réécrire le code de procédure pénale en un an, mais elle peut apporter une fraîcheur et une vivacité d'esprit qui pourraient bien la porter plus haut encore.

Deux exemples :

1) Si la criminalité est en hausse dans tous les cantons suisses, la priorité première de bien de polices cantonales demeure la sécurité routière, avec ses accidents, ses morts et ses blessés.

En déposant un projet de loi qui rendrait de facto tout détenteur de véhicule responsable des actes commis au moyen de son bien, nous retrouverions une discipline civique routière, une responsabilisation dans la détention d'un véhicule qui se transforme trop souvent en arme, mettant ainsi en danger la vie d'autrui. L'auteur n'est pas identifié, sans l'aide du détenteur bien souvent, ou avec sa complicité devrais-je dire, et bien ce même détenteur devrait à son tour répondre devant la loi des conséquences provoquées au moyen de son véhicule, de l'excès de vitesse à l'accident grave, voire le meurtre.

La prévention est si peu efficace auprès de certains usagers de la route que la sanction irrémédiable devient le seul remède. La responsabilisation du détenteur en est une. Je suis favorable à l'instauration d'une telle mesure, qui pourrait devenir salutaire dans la lutte contre les infractions à la LCR.

2) Autre cas de figure, en un an Simonetta Somaruga pourrait lancer les démarches nécessaires à la suppression des jours amendes, ou au durcissement des conditions nécessaires à l'octroi du sursis, reconnus par tous comme un échec. Il n'y a pas que les infractions LCR qui sont visées par cette mesure, mais bien des délits susceptibles d'une condamnation allant jusqu'à six mois d'emprisonnement "bénéficient" de ce système défaillant.

Décisions peu facile pour une socialiste, qui serait pourtant suivie par la droite qui ne pourrait désavouer une telle politique, mais ce durcissement évolutif à travers ces deux exemples, et il y en a d'autres applicables, représenterait un signe fort d'une femme de pouvoir, de décision et d'envergure pour un Conseil Fédéral qui manque cruellement d'ambition et de proréactivité.

Minet.

http://infrarouge.tsr.ch/ir/1627-faillite-jours-amende#id...

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