10/11/2012

"L'urgentiste anonyme"

"Nouvel appel, c’est le troisième accident de la route de la soirée. En ces nuits de pluie on sait que le risque est plus grand, que nous aurons plus de travail. Il nous est précisé qu’un scootériste est gravement blessé suite à une collision avec une voiture.

 

Sirène alternée et feu bleu, je fonce avec mon véhicule jaune fluorescent à travers la ville. L’important est d’arriver sur les lieux, pas de faire la course avec les secondes, donc je reste prudent. Ne pas avoir d’accident est ma priorité lors de ces conduites en urgence. Le toubib assis à mes côtés prend des informations par téléphone auprès du 117. Une patrouille de police est déjà sur place, elle sécurise les lieux et donne des informations utiles. La Brigade de sécurité routière a elle aussi été requise.

 

Nous y arrivons. En bas de la rue je devine tour à tour le feu bleu des gendarmes, des badauds trop curieux, une voiture accidentée, un deux-roues endommagé couché sur le flanc, un corps étendu, deux policiers qui tentent tant bien que mal de lui porter secours.

 

L’ambulance nous suivait, nous aurons ainsi tout sur place rapidement. C’est l’avantage du cardiomobile, une unité d’urgence indispensable pour tenter de sauver des vies.

 

Le stresse de la conduite laisse place aux gestes appris, aux réflex connus, au travail en équipe, au calme pour ne pas faire d’erreur. Le médecin prend les choses en main, avec sobriété, avec sérénité même. Il le faut, pour ne pas perdre de temps, pour ne pas perdre une vie. 

 

C’est un vilain trauma même si pas une goute de sang n’est visible. Le corps du blessé est secoué par des spasmes après être resté inanimé plusieurs minutes. Les policiers lui maintiennent les jambes et les bras. Etat de choc, réactions d’un système nerveux qui ne maitrise plus les gestes face à des douleurs inconnues. Première piqure pour le calmer, sinon nous n’arriverons pas à poser une perf, ni à l'intuber au moyen de la canule oro-pharyngée. Pour l'instant, je le ventile au moyen d'un masque avec Ambu. 

 

Tout est important pour nous, du bilan du médecin aux circonstances de l’accident, le lieu du choc, le point de chute, les dégâts sur le scooter, les dommages sur les vêtements du blessé ou sur son casque. On ne reconstitue pas un accident, on en constate les conséquences pour agir au plus près des nécessités. L’urgence ne laisse pas de répit, pas de seconde chance.

 

Quarante minutes d’un protocole qui se doit de s’adapter à l’imprévu, aux circonstances, aux besoins. Chacun sait ce qu’il doit faire, des gestes appris et répétés. Stabiliser un patient pour en assurer le transport au service des urgences. Ce soir encore nous y arriverons, sans certitude d’avoir sauvé une vie, juste celle d’avoir rendu réalisable cette possibilité.

 

Je suis infirmier, ambulancier spécialisé dans la médecine d’urgence, je suis conducteur du cardiomobile, je suis un urgentiste qui travaille au carrefour de la détresse humaine et qui aime la vie."

 

Walter Schlechten, un habitant de la Croix-de-Rozon. 

06/11/2012

Equilibre budgétaire pour 2013, restrictions pour 2014/2016, les dix propositions provocantes de Minet !

La situation étant grave, nous ne pouvons plus nous permettre de supputer que, de croire que, d'espérer que. Si les recettes sont incertaines, les dépenses sont contrôlables, tel dans un ménage en proie à des difficultés financières.

Il nous faut agir, vite, avec fermeté et conviction. Il nous faut réagir, avec détermination et solidarité. Des mesures déplaisantes mais indispensables à une maîtrise des coûts, à la stabilisation de la dette et au redressement réclamé, car devenu indispensable. 

 

Équilibre budgétaire pour 2013, restrictions pour 2014/2016, les dix propositions de Minet :

 

1. En 2013, baisse de 3 % des subventions dont le montant dépasse  CHF 1'000'000.-

 

2. En 2013, baisse de 2 % des subventions contenues entre CHF 100'000.- et 1'000'000.-

 

3. En 2013, baisse de 0,5% de la masse salariale des employés d’Etat, imputée au 13ème salaire.

 

4. A Partir de 2013, instauration d’une taxe personnelle « anti-déficit » de CHF 200.- à tous les contribuables enregistrés du canton.

 

5. A Partir de 2014, blocage des subventions, au niveau de la baisse précitée, durant 3 ans pour tous les bénéficiaires (cas particuliers d’investissement sur présentation d’un projet validé par la Cour des comptes).

 

6. A Partir de 2013, blocage de l’annuité durant 3 ans pour tous les employés d’Etat.

 

7. A Partir de 2014, baisse du nombre de cadres supérieurs dans les départements par le non remplacement des départs naturels.

 

8. A Partir de 2014, baisse de 2 % des budgets de fonctionnement du pouvoir exécutif et législatif à travers une maîtrise des dépenses et/ou la baisse de la valeur du jeton de présence.

 

9. A Partir de 2014, privatisation de l’OCAN et du SCOT.

 

10. A partir de 2014, contrôle systématique par la Cour des comptes de l’usage des crédits d’études accordés par le Parlement. 

 

Walter Schelchten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

 

19/09/2012

J'ai égaré ma liberté de pensée !

Chers lecteurs, chères lectrices, 

Pour des raisons indépendantes de ma volonté, cette nuit j'ai égaré ma liberté de pensée. Je ne sais si la cause en est un défaut technique, une erreur de manipulation, une lecture inappropriée d'un mode d'emploi ou une mauvaise interprétation de l'usage qui en était fait, reste que cette liberté là s'est égarée. 

Donc, en attendant de retrouver celle-ci, je vais devoir écrire autrement, en y apposant une réflexion différente car cintrée par de grands murs habillés de barbelés, les mêmes qui limitent l'accès à la liberté dans une prison.

Sentiment étrange que de regarder le monde depuis le point zéro, comme si un danger se devait d'être maîtrisé, comme si un langage cloisonné avait moins de valeur que celui d'un homme libre, comme si les cris et les mots n’étaient plus les outils de la parole, de l’écriture, et les armes nécessaires face à l’injustice des hommes ou à l’intolérance de nos démocraties.

Reste que ma loyauté d'écriture demeure, à mon humble niveau, un plaisir que je vais continuer de partager avec vous sur des sujets de société, en ma qualité de citoyen du canton et d'habitant de La Croix-de-Rozon, tout comme avant. 

Belle journée à vous, car c'est un temps idéal pour plonger dans un bon livre.                             

Walter Schlechten, un Minet habitant la Croix-de-Rozon. 

03/09/2012

2013-2021, les enjeux politiques pour Genève !

 

Face à la mondialisation, face aux profondes modifications sociétales qui régissent notre cadre de vie, face à la crise économique et à la disparition de nos valeurs morales, il demeure pour Genève des enjeux politiques importants dans les années à venir.

 

Premièrement, la gestion de la dette reste la priorité, source d’équilibre au bord d’un précipice dans lequel nous ne pouvons nous permettre de tomber, avancer avec une dette maîtrisée est devenu une obligation politique, l’enjeu majeur de la décennie qui se présente à nous.

 

Deuxièmement, même si l’Etat ne peut pas s’autoriser de ne plus investir, il se doit de trouver des partenaires privés. Les grands travaux se doivent eux aussi d’être mieux réfléchis, maîtrisés, achevés dans le respect des besoins, des attentes et des priorités. Relancer économiquement le système à travers des investissements c’est bien, rentabiliser ces investissements par une politique claire et globale, au sujet des transports, du  logement, de l’éducation, du social et de la sécurité, c'est mieux. Si je ne mentionne pas l’emploi, c’est qu’il est positivement influencé par une politique menée avec discernement, à travers la matérialisation des projets source d’activités productives.

 

Troisièmement, Genève doit retrouver des normes sociales, nous ne pouvons continuer à vivre dans une région où les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres,  où la classe moyenne et les familles vivent en équilibre face aux charges et avec un coût de la vie qui devance perpétuellement l’inflation. A revenus comparés, la vie est plus compliquée, car instable, à Genève que dans le reste de la Suisse pour la classe moyenne inférieure. Nous ne pouvons pas nous permettre de voir plus de gens encore tomber dans l’assistance, l’aide sociale et la misère humaine. La solidarité sociale doit redevenir un pilier sociétal.

 

Enfin, Genève se doit de garder son statut international, il en va de sa survie, de son image, de son développement, de sa position arbitrale mondiale. A n’en pas douter, une maîtrise des trois premiers points relevés devrait irrémédiablement soigner la carte de visite de Genève.

 

Reste à trouver, avec pragmatisme, les solutions politiques pour y parvenir. Reste à trouver, avec réalisme et sans dogmatisme, des hommes et des femmes prêts à relever ces défis face aux milieux économiques qu’il faudra convaincre.

 

La sphère politique se doit de réagir aujourd’hui, à travers une remise en question profonde, le travaille de la Constituante n’ayant pas été suffisamment loin. Il en va de la responsabilité des élus, de la crédibilité structurelle du système politique, et de l’avenir de tous.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon. 

25/08/2012

Varone, la lapidation continue !

Commandant de la police cantonale du Valais, candidat à l’élection au Conseil d’Etat, père de famille, homme libre, Christian Varone est une personnalité reconnue en Valais.

 

C’est le 27 juillet 2012 qu’il est pourtant arrêté tel un gredin en Turquie, à l’aéroport d’Antalya, alors qu’il s’apprête à quitter ce pays de villégiature. Sa faute, son erreur, le délit commis, avoir ramassé une pierre peu ordinaire en bordure de route et vouloir ramener ce caillou de 12 centimètres au domicile familial comme souvenir. Le problème c’est que ce morceau de roche est taillé, ou tout du moins travaillé, et qu’il devient de ce fait un objet archéologique historique et protégé.

 

C’est après cinq jours de prison qu’il sera libéré et qu’il pourra regagner sa terre natale, non sans être inculpé de tentative de vol de biens culturels turcs. Cette affaire, saisie très rapidement par toute la presse, va prendre de proportions incroyables.

 

En effet, c’est l’intégrité complète et totale de cet homme qui va être remise en cause, c’est son image publique qui va être salie, c’est son parcours professionnel exemplaire qui va être effacé, c’est son avenir politique qui va être remis en question. 

 

La proportionnalité et la présomption d’innocence n’ont jamais été l’apanage de la presse, alors en période estivale où le poisson est rare et la pêche infructueuse certains journalistes n’ont pas hésité à plonger dans l’indécence, histoire de lancer une pierre dans le jardin encensé. 

 

Le mal était fait et d’autres se sont engouffrés dans cette chasse aux sorcières. Bien des personnes ont apporté leur soutien à l’homme blessé, mais comme toujours ces marques de reconnaissances ne sont rien face à l’opprobre déversé.  

 

Aujourd’hui encore c’est une « nouvelle » photo de l’objet du délit qui est publiée, anonymement et sur un blog controversé, information reprise par les médias officiels, comme si la séance de lapidation n’était pas terminée.

 

Honte au traitement de l’information, honte à la valorisation de l’information, honte au devoir de service public que représentent les médias, honte aux attaques sournoises qui cachent des intérêts sans lien avec l’affaire. Un problème privé qui se devait d’être porté à la connaissance du public, certes mais un problème qui ne devrait en aucun cas être jugé sur la scène publique. 

 

«C’est en cherchant à briser les hommes de bonne volonté que notre société se retrouve dirigée par la mauvaise volonté. »

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon. 


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(Lapidation de saint Étienne)

Vitore Carpaccio

05/08/2012

Hommage !

 

En ce 5 août, déjà six mois que tu nous as quittés. Pourtant, hier soir tu es venue me rejoindre dans mon rêve, et pour la première fois nous nous sommes parlés, nous avons échangé, nous nous sommes regardés puis nous nous sommes séparés, à nouveau.

 

La douleur est perpétuelle, elle est terrible, elle nous brûle, elle nous consume, elle nous ronge. Tu nous manques, tu nourris nos larmes et donnes libre court à notre désespoir. Le plus dur est pour ceux qui restent dit on, c'est un fait que nous pouvons tous confirmer.

 

Faire notre deuil, impossible, improbable, insupportable, chacun dans la famille le vit différemment mais se confronte au mur des souvenirs. Il n'y a que nos larmes discrètes qui pensent dissimuler nos peines, en vain.

 

A jamais tu restes en nos cœur, à jamais tu seras là, à nos côtés. D'ailleurs, je compte sur toi pour venir nous aider, nous guider, nous gronder, nous secouer parfois, toi qui a été si forte, si courageuse, tu es l'image même d'un courage que nous n'avons pas.

 

Reste à délivrer papa d'un lien tissé par amour et noué par le désespoir,  reste à tes enfants à grandir sans toi, reste à tes proches à oublier les mauvais instants pour ne garder que tes sourires, reste que la vie continue même si elle n'a plus le même goût, la même saveur, les mêmes couleurs.

 

On t'aime maman, repose en paix et apporte nous celle-ci car on en a tous besoin.

 

Walter.

 

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Andrée SCHLECHTEN

(05.02 / 05.08 / 2012)

 

 

22:23 Publié dans Amis - Amies, Femmes, Histoire, Solidarité, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

19/07/2012

"Les orphelins de la République"

 

"Bientôt un mois que notre directrice d'école nous a quittés, elle a repris un autre établissement, plus social, moins turbulent, comme si nous n'étions que des cancres. Notre nouveau directeur, lui, on ne l'a pas encore vu. Il vient d'une institution municipale, il a de l'expérience et il est assez jeune, c'est tout ce que l'on sait de lui. Il paraît que ses anciens élèves étaient satisfaits de lui quand il était là, mais qu'ils sont contents qu'il ait bénéficié d'une « promotion », comme quoi.

 

Nous, on est un peu orphelin, on cherche nos repères, on se raccroche à nos valeurs, on traîne dans les couloirs à la recherche du temps perdu. Faut dire que c'est les vacances, et si l'établissement reste ouvert pour les « universités d'été baptisées Phénix », nous on aimerait bien savoir ce qui va se passer à la rentrée des classes.

 

Faut dire que ces derniers mois ce n'étaient pas simples. Tous les profs ne savaient plus sur quel pied danser, ni sur quel pied nous faire valser. Tous étaient en attente des directives pour l'année en cours, tous étaient dans l'expectative d'une révolution de salle des maîtres qui n'est jamais venue, par manque de budget. Ce qui est étonnant dans tout ça, c'est que jamais personne n'a demandé l'avis des parents, et que si les élèves, bons et mauvais, ont été sondés, nul ne sait ce qu'il a été fait des remarques déposées. Pourtant, les premiers concernés c'est nous, les adultes de demain.

 

Il paraît que les classes devraient être remplacées par des silos, soit. Mais on met quoi dans ces silos, l'histoire et la géo du canton, les additions et les sciences naturelles, le dessin et le sport, le français et l'anglais, aucune idée à ce jour.

 

Nous ne sommes que des élèves, nous sommes sur le chemin de la vie, au carrefour de l'apprentissage de la misère humaine, de la valeur de l'argent, des sacrifices nécessaires à la formation, sans pour autant avoir une garantie sur notre profession future. C'est un peu bizarre comme situation, celle de savoir que notre avenir, et celui de notre société, est entre les mains d'experts qui sont si éloignés des bancs d'écoles que l'on se demande comment ils font pour faire preuve d'empathie, pour deviner nos problèmes, pour anticiper nos angoisses, pour dicter le rythme des leçons alors que nous sommes déjà surmenés par les cours supplémentaires imposés.

 

Au fond, je ne sais pas pourquoi je me fais du souci, ce n'est qu'une réforme comme tant d'autres, ce n'est qu'une page de l'histoire des Institutions qui se tourne, où comme souvent le mieux est bien souvent l'ennemi du bien, où comme souvent l'année des hannetons fera la différence.

 

Reste pourtant à découvrir notre nouveau directeur, il va faire le tour des classes et rencontrer les profs, et surtout les élèves. Comme quoi, si nous nous n'allons pas à eux, les adultes viennent un jour à nous. Alors peut-être ne serons-nous plus orphelins de la République, alors peut-être devinerons-nous l'avenir que se présente à nous, alors peut-être nous écouteront-ils."

 

 

«L'encre d'un écolier est plus sacrée que le sang d'un martyr.»

de Mahomet.

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

11/07/2012

Pierre Maudet, la solution au problème ou les solutions aux problèmes ?

 

Le Tsar a été élu, il s'est vu propulser un peu plus vite que prévu sur le devant du trône cantonal. Le siège fédéral convoité devra donc patienter, car travail il y a ici pour ce jeune politicien qui a déjà fait ses classes, voire ses armes.

 

La question que je me pose depuis dix jours, en ma qualité d'électeur, est de savoir si Pierre Maudet apportera des solutions aux problèmes ou s'il est juste la solution au problème ?

 

Dans son dicastère municipal, cet homme a su trouver des micro-solutions aux problèmes relevés, de ceux qui pourrissent la vie de la population, sanitaires ou sécuritaires, voire incendiaires. Une politique de résolution des problèmes et pas un problème de résolution politique, j'apprécie.

 

J'ose croire que cette méthodologie est adaptée à la police genevoise et surtout aux attentes des habitants du canton, car ce sont eux les véritables baromètres sociétaux. Une approche en droite ligne de la proximité recherchée, attendue parfois, espérée souvent.

 

Nous ne tarderons pas à savoir si changement de cap il y aura, nous ne tarderons pas à deviner si les priorités sécuritaires prendront le dessus sur les obligations prises par d'autres et issues d'engagements politiques prioritaires émanant du siècle dernier, à savoir la réorganisation de la désorganisation émanant de l'organisation.

 

La population est pleine d'espoir, celui-ci s'est traduit le 17 juin par des voix nombreuses mais encore silencieuses. Décevoir autant d'électeurs serait un échec que Pierre Maudet ne peut se permettre, mais gageons qu'il le sait déjà et qu'il saura guider le département de la sécurité sur les chemins et à travers les batailles, de celles que l'on même pour un mieux vivre ensemble.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

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25/06/2012

Jouez, je suis libre de tout contexte !

Quand on vous dit que le contexte est important :

Ce jour, un jeune garçon plein de talent s'approprie le piano libre rue du Mont-Blanc. Je m'approche, j'écoute, je me joins aux passants qui apprécient cet instant. Le petit est doué, très doué. 

Subrepticement, j'observe le contexte de ce mini concert.

1) l'enfant (13 ans) qui joue est un Rom;
2) sur le piano se trouve un bol;
3) sur les marches des escaliers situés en face se trouve un Rom adulte qui observe, qui surveille;
4) contre le mur de l'UBS, l'orgue électrique du gamin est plié;
5) les gens s'arrêtent, écoutent et donnent une pièce de bon cœur;

L'enfant m'aperçoit, devine l'uniforme, le doute envahi son visage, il fronce les sourcils. 

Je lui souris et d'un signe de la main, pouce en haut, lui indique qu'il joue bien. 

Le sourire gagne son visage et ses doigts glissent encore plus vite sur les touches pour mieux nous séduire. 

La musique est belle, l'enfant a du plaisir à jouer, les gens sont heureux.

Dans ce contexte, le Rom devient enfant prodige, la musique douce et la vie en communauté agréable. La pièce déposée n'est pas réclamée mais offerte. Reste que l'argent ira probablement dans les poches du Rom adulte, reste que cet enfant a pendant quelques minutes eu du plaisir en rue car il a partagé sa passion, le piano ! 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

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(photo TDG : Laurent Guiraud)

 

 

04/06/2012

Journal La Cité, no 18 du 25 mai 2012 et « Comment la police genevoise trouble l’ordre politique »

Article très intéressant paru dans le bimensuel précité, il m'interpelle.

En première lecture, j'y devine un billet rédigé par une journaliste qui avait décidé de prendre du recul, une analyse honnête sur le conflit qui oppose depuis plusieurs années le Conseil d'Etat et les syndicats de polices.

Des sources diverses et des prises de positions qui permettent de dessiner le tableau des relations engagées entre un employeur et les représentants des personnels policiers.

Un historique important qui détermine la nature des relations antagonistes qui nourrissent aujourd'hui encore les débats.

Seule ombre au tableau, l'investigatrice se perd et s'éloigne de son analyse initiale, pourtant la première à ma connaissance qui cherchait à comprendre sur quelles bases s'étaient construites les relations entre le Conseil d'Etat et les syndicats de polices. Elle ne va pas au bout des choses et ne découvre ni les explications causales, ni les comportements, les attitudes et les préjugés qui encore aujourd'hui nourrissent ce conflit. Dommage, elle n'était pas si loin des réponses.  

Par contre, elle dessine un rapprochement analytique qui lie les syndicats de polices et le MCG, comme une évidence, comme un leitmotiv, comme si la véritable thématique de son article était en finalité celle-ci. Dommage encore, car en liant le politique au syndicalisme elle fait fausse route.

Si convergences ils y a, elles portent sur une amélioration de la sécurité et le nombre nécessaire de policiers, voire des personnels administratif, mais les discours ne sont pas les mêmes.

Le premier, politique, se veut provoquant et réactif, populiste parfois mais correspondant probablement au ras-le-bol de la population genevoise, et de nos policiers. Trop de cambriolages, trop de vols, trop de délits impunis, trop de récidive, trop d'insécurité. Une démarche politicienne et électoraliste, certes mais une démarche qui n'implique que le parti qui revendique ce discours. Libre à lui de viser son électorat, de s'identifier à un métier, aux besoins des hommes et des femmes qui le pratiquent, mais le lien s'arrête là.  

Le deuxième, syndicaliste, se veut participatif toujours, impulsif quelquefois, réactif parfois mais créatif souvent car allant dans le sens des préoccupations des policiers. Les représentants des personnels policiers ne demandent, et ceci depuis des mois, voire même des années, à n'être considérés que comme des partenaires et les représentants légitimes des employés de police. Toute modification législative qui impacte les conditions de travail des policiers (horaires  travail de nuit  congés  vacances  statuts  retraite  plan de carrière  formation - salaires  indemnités) se doit d'être partagée, discutée et validées à l'issu d'un débat constructif. La négociation devient alors parfois la solution en cas de conflit, mais bien souvent les échanges ouverts et constructifs devraient suffire à eux-mêmes.

Reste à savoir qui surfe sur quoi. Je devine le politique et un MCG qui saisi la balle au bond et rebondi sur des thématiques sécuritaires. Un discours qui certes peut plaire aux policiers, mais un discours n'est pas une politique, ni un choix démocratique issu des idées, des idéaux.

Longtemps les instituteurs et les professeurs ont été défendus par les socialistes, et pourtant là personne n'y trouvait à redire alors que tout le personnel du DIP ne vote pas pour le PS.

Un amalgame des thématiques dangereux car il crée le lien, un lien qui n'existe pas fondamentalement, statutairement, syndicalement. Seul le rapprochement entre quelques élus du MCG et leur profession peut venir nourrir un tel raccourci, mais c'est oublier bien vite que d'autres policiers sont engagés dans différents partis politiques. Une diversité politique qui est une richesse car elle autorise le débat pluridisciplinaire des idées et ouvre des perspectives pour l'avenir.

Deux questions manquent à cet article, tout comme leurs réponses :

  • Pour quelles raisons les syndicats de polices font-ils peur aux pouvoirs politiques, ces peurs sont-elles fondées ou simplement issues d'une méconnaissance des volontés d'engagement des représentants syndicaux qui, en première instance, ne recherchent que le dialogue qu'on lui refuse ?

 

  • Pour quelles raisons autant de policiers se lancent en politique depuis six ans, qu'est ce qui motive ces employés d'Etat, fonctionnaires d'autorité, à vouloir devenir actif en politique en lieu est place de rester réactif dans un système étatique qui ne les reconnaît plus et qui ne trouve pas les solutions aux problèmes sociétaux et sécuritaires ?


Ces questions feront l'objet d'un autre blog, d'une réflexion plus profonde, d'une analyse personnelle mais si vous avez déjà des réponses c'est que vous aussi vous êtes habités par les mêmes doutes que nos policiers !  

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

25/05/2012

L’élection complémentaire du 17 juin 2012 ne changera rien, ne soyons pas naïfs !

Alors que nous avons reçu le matériel nécessaire aux votations prochaines, nous restons en attente de l'enveloppe consacrée à l'élection complémentaire d'un-e membre du Conseil d'Etat.

Ce scrutin fait suite à la démission, effective depuis le 29 février dernier, de M. Mark Muller, conseiller d'Etat chargé du département des constructions et des technologies de l'information (DCTI).

Je ne suis pas certain que cette élection rencontre un engouement populaire retentissant, tant aujourd'hui les enjeux ne sont assimilables qu'à un conflit de personnes, de partis, d'idéaux mais en aucun cas basés sur un programme envisageable à court terme.

Certes, les principaux candidats mènent campagne en nous proposant leurs engagements pour Genève, leurs désidératas managériaux ou encore leurs visions d'un monde nouveau. Affiches, tous ménages, flyers, beaux discours et sourires aux lèvres en battant le pavé, l'investissement minimum pour briguer un poste complémentaire mais sans envergure possible pour cette fin de législature.

Car l'intérêt principal de ce scrutin n'est pas là, sachant que l'élu-e n'aura en aucun cas le temps ni la possibilité de mettre en œuvre une quelconque politique novatrice. Le budget 2013 est d'ailleurs probablement sous clef dans ses grandes lignes, en lien avec le plan quadriennal et la crise économique que nous côtoyons, alors les beaux discours d'un jouvenceau ou d'une jouvencelle élu-e n'y changeront rien durant dix-huit mois.

Ce petit tour de chauffe ne fait partie que des préliminaires à l'année des hannetons que l'on devine au-delà de la fin du calendrier Mayas. Les véritables enjeux sont connus et nos politiques seront alors attendus au tournant dans un an, à travers leur bilan, à travers leur projet, à travers leur programme.

Et là, ni Nostradamus ni le calendrier Mayas ne peuvent prédire à qui appartiendra le nouveau monde.

 

 

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Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

06/05/2012

"Marc-André"

 

En ce lundi, c’est un dernier au revoir que je vais venir te présenter, pour te rendre les honneurs qui te sont dus. Étonnamment, nous qui nous nous parlions si peu, c’est une nouvelle fois en silence que nous allons nous séparer.

 

L'annonce de ta disparition a été un choc terrible pour nous tous, car rien ne laissait paraître que tu allais rejoindre Dan, Denis, Nathalie, et tant d’autres qui si brutalement se sont effacés.

 

Nous nous sommes côtoyés durant dix ans au moins à Rive, dans la discrétion et à travers notre travail. Je ne peux pas dire qu’une amitié s’était crée, mais ce qui est certain c’est que le respect était réciproque, que la complicité métier était commune et qu’une solidarité sincère était née à travers les épreuves partagées.

 

Je me souviens de toi, si droit, si fier, si discret, si haut parfois mais toujours au service des autres. Ton engament au JU-KA-AI, auprès de SERVIR ou dans ce fameux groupe de musique fondé entre copains resteront des signes du don de toi.

 

A n’en pas douter, nous serons des centaines cet après-midi pour te rendre hommage, pour entendre parler une nouvelle fois du grand « mur bleu » auquel une clef de voûte a été emportée par un drame humain.

 

Ce grand mur qui s’effrite face à notre société qui perd tous ses repères demeure avant tout une grande famille, j'ose encore le croire, raison essentielle pour laquelle la douleur est immense et partagée.

 

Rien ne sert de comprendre pourquoi, comment, à cause de quoi ou de qui, rien ne sert de chercher à savoir, car ce que nous regrettons aujourd’hui c’est de ne pas avoir été cette épaule que pourtant nous pouvions t’offrir, mais que tu n’as pas sollicitée.

 

La solitude d’un acte reste souvent un mystère, car  ce sont couramment ceux qui cachent au  mieux cette mélancolie qui nous quittent sans prévenir.

 

Mais nous n’oublierons jamais celui qui vient de nous quitter. En gardant ton souvenir en nos cœurs, tu seras toujours avec nous.

 

C’est à ta famille, à tes proches, à tes amis et à tes collègues que j’adresse bien sincèrement mes plus fidèles pensées, que de tout mon cœur je m’associe à ce chagrin partagé.

 

Adieu Marc-André, en espérant que tu aies trouvé la paix au bout du chemin de la détresse.

S'il te plait, embrasse Dan pour moi.

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Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

25/04/2012

Michel Chevrolet, un petit diable chez les anges !

 

En ce 24 avril 2012 tu nous as quitté, subitement, seul, sans prévenir, sans publicité ni communication extravagante ou ciblée. Pas de tramway nommé Départ pour ce dernier envol.

 

Je ne pense pas que tu aies précipité ce dernier voyage, même s'il est prématuré, même s'il est si soudain. Il n'était pas prévu et c'est certain personne ne l'envisageait autour de toi. On ne meurt pas à 39 ans, on croque la vie même si elle est marquée de cicatrices.

 

Tu avais des projets plein la tête pour ton appartement, pour ta boîte de communication, pour Genève la ville de ton cœur. Tu visais haut, tu visais loin, tu visais grand pour notre cité, car si l'Argentine était ton pays de sang, Genève demeurait ton amoureuse.

 

Épicurien tu aimais la fête, les bons petits plats et les bons vins. Tu dévorais la vie, un peu trop vite parfois mais toujours pour aller plus loin, pour avancer, pour vivre tout simplement,  comme si tu craignais d'en perdre le souffle durant une seconde, une minute ou une heure.

 

Nous avons mangé ensemble il y a onze jours. Tu m'avais invité dans un estaminet de cette Vieille Ville que tu appréciais tant. Tu voulais le meilleurs pour tes amis, tu voulais le meilleurs pour tes proches, tu voulais le meilleurs pour ta ville et sa population. Durant ce repas, tu as tenté de me convaincre de ne jamais m'engager en politique, non pas que je n'en aie pas les compétences, mais parce que tu m'estimais trop droit, trop franc, trop libre aussi. Tu m'as invité à poursuivre mon blog de libre-penseur et pourquoi pas à écrire un livre. Tu voulais aussi que je rejoigne ton groupe de réflexion, pour voir Genève autrement, sans politicien. Je t'ai écouté, sagement, je t'ai répondu et nous avons trinqué à cette amitié qui était pourtant improbable il y a quelques années, nos chemins étant si différents, et pourtant nous avons bu ensemble ce midi là à la liberté de pensée.

 

On t'aimait ou l'on ne t'appréciait pas, il n'y avait pas de juste milieu envers toi. Un jour je t'ai dit qu'en politique si Stauffer était l'agitateur de la République, toi tu en étais l'amuseur. Tu as ri jaune, amuseur n'était pas de circonstance probablement. Pourtant, c'était un compliment car tu savais parler de tout avec humour tout en restant proche des gens, de leurs préoccupations, de leurs problèmes, de leurs attentes et de leurs idées aussi, tout en gardant ce rire communicatif qui résonne encore.

 

Il y a trois ans, je me suis retrouvé face à mes juges, une procédure disciplinaire administrative du Conseil d'Etat lancée et signée par deux Conseillers d'Etat sortants. Ils n'avaient pas aimés mes mots, ils n'avaient pas aimé mon ton, ils n'avaient pas aimé mes écrits, ils n'avaient pas aimé mes vérités. Cette lourde procédure, durant laquelle ma révocation avait été envisagée, n'a pas été simple à supporter, même si j'ai assumé mes actes, mes paroles et mes écrits, voire mes responsabilités. Si excuses il y a eu de ma part, on blesse parfois les hommes avec les mots, je n'ai jamais baissé les yeux face à l'adversité et tu as été le seul du monde politique à avoir pris ma défense, à avoir plaidé ma cause auprès de tes connaissances influentes. Ton aide, à ce moment de ma vie, m'a été précieuse et tu y as gagné mon amitié sincère.

 

On ne va plus refaire le monde, il est trop tard mais je sais aussi que tu es en paix maintenant, loin de quelques démons qui accompagnaient ta vie, comme si tu n'avais jamais eu le droit de vivre en paix, d'être reconnu, d'être apprécié pour ce que tu étais et pas pour ce que tu représentais.

 

Les anges vont rires un bon coup avec toi, de belles soirées en perspectives et je suis même certain qu'au paradis des petits diables il y a une place pour ta boulimie de rencontres, de découvertes et de projets, comme apprendre aux Saints à mieux communiquer avec nous par exemple, pauvres humains abandonnés que nous sommes et qui avons perdu brutalement un ami, un de ceux qui sont proches des gens et qui nous manquent terriblement aussitôt disparus !

 

Adieu Michel, Minet et Maïté qui t'embrassent !

 

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon

 

 

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10/04/2012

Le DSPE vit-il dans l'insécurité politique ?

 

Ce texte a été déposé par votre serviteur il y a deux ans avec un autre titre et sur un autre blog, et comme je trouve qu'il reste d'une actualité brûlante je vous le propose une nouvelle fois.

* * *

« J'aime  le sujet de l'insécurité, car il est d'actualité, il représente une crainte profonde de la population, de notre société et l'aborder c'est vouloir y trouver des solutions pour apporter des réponses aux attentes de nos concitoyens.

 

J'aime le sujet de la sécurité, car il doit devenir une véritable actualité, il représente l'avenir de notre population, de nos enfants, de notre société à travers les solutions qui seront proposées.

 

Ce qui a changé à Genève depuis septembre 2009, c'est que le thème de l'insécurité n'est plus seulement évoqué comme un sentiment, mais bien comme une réalité. Si les dernières élections municipales avaient effleuré le sujet, notamment pas Pierre Maudet, le renouvellement du Grand Conseil, puis du Conseil d'Etat genevois a clairement donné forme à cette insécurité. Il était temps, l'on ne pouvait pas rester plus longtemps dans le déni.

 

Lucidité ou courage politique, l'on ne saura jamais ?

 

Par contre, après avoir réussi à franchir ce pas, nos politiques doivent encore avancer, franchir un cap nouveau et poser les questions qui demeurent en veille.

 

Le devoir de réserve ne m'autorise pas à répondre ici aux interrogations déposées ci-dessous et qui m'ont été rapportées par mes amis, mais libre à vous de nourrir ce débat. Elles ne sont pas exhaustives, mais elles restent d'actualité et ont le mérite d'approfondir le thème choisi.

 

La sécurité qui doit vaincre l'insécurité :

 

  • A défaut de moyens en personnels policiers suffisants, ce qui est reconnu, ne faut-il pas un message politique global beaucoup plus fort, qui se devrait d'aller bien au-delà d'une opération de terrain ciblée et restrictive ?

 

  • Quelles sont les  véritables priorités cantonales et sécuritaires dans la politique choisie par nos élus et les hiérarchies ?

 

  • Les cambriolages, les vols à la tire, les délits et crimes avec violence ne doivent-ils pas aussi devenir des thèmes principaux pour restaurer la confiance de nos citoyens ?

 

  • Au delà de la prévention et des actions policières, qui ne seront jamais la solution entière aux problèmes existants car trop dépendantes d'une doctrine judiciaire insuffisamment déterminante actuellement, la sécurité globale ne doit-elle pas devenir un sujet prioritaire et parlementaire à la Berne fédérale ?

 

  • L'éducation et l'enseignement ne doivent-ils pas reprendre une place prépondérante dans la diffusion de nos valeurs historiques auprès d'une jeunesse déjà perdue dans une violence banalisée, voire normalisée par les médias et autres vecteurs, à travers le respect de l'humain, de la vie, du droit d'exister, de vivre en sécurité, en dénonçant à travers l'analyse et la compréhension les comportements illicites et répréhensibles ?

 

  • La première des solutions n'est-elle pas d'offrir une très grande visibilité policière et cantonale, sans parler de répression mais bien de prévention, comme il en avait été le cas à Genève lors des engagements policiers au déclenchement de la guerre du Golf (1990),  puis durant l'Euro08, avec une présence policière générale en nos rues ?


  • L'îlotage individuel tel qu'il est conceptualisé depuis 2003 n'est-il pas un échec qui n'a fait qu'éloigner le plus grand nombre des policiers de base de la rue, du citoyen, de la population, des commerçants, du rapport humain ?

 

Manque d'effectifs :

 

1)      A travers les modifications législatives apportées, soit une augmentation de la classe d'engagement des policiers, êtes-vous certains que les autres modifications apportées ne portent pas atteinte à un métier hiérarchisé organisationnellement dans l'ordre du commandement, comme par exemple la mise en application de la grille salariale étatique et son système rétrograde de promotion qui ne sert qu'à couler ce métier dans la fonction publique, elle-même sans grandes ambitions ?

2)      Le manque d'effectifs à la police genevoise est-il une raison suffisante pour limiter le champ d'action de nos pandores au seul centre-ville ?

3)     Est-ce un choix politique que de ne cibler que la ville de Genève à travers l'opération Figaro et/ou ses descendantes ?

4)      A quand une véritable redistribution des tâches avec les personnels à disposition et les partenaires liés à la sécurité, ce qui en toute logique est le premier pas vers l'optimisation des moyens humains ?

 

Et après :

 

1)      Ne doit-on pas réfléchir aujourd'hui, pour ne pas prendre une nouvelle fois dix ans de retard, sur la politique qui doit être menée à l'avenir, à travers un véritable programme d'éducation, de prévention, de responsabilisation civique ?

2)      Ne doit-on pas réfléchir aujourd'hui, pour ne pas prendre une nouvelle fois dix ans de retard, sur la politique qui doit être menée pour l'avenir, à travers une véritable volonté de maîtriser, d'anticiper l'éclosion de violences nouvelles, de délits sectoriels liés aux déplacements économiques des peuples, dans une société globalisante qui prône une ouverture des frontières, portes également ouvertes à l'arrivée de valeurs et de comportements aggravants qui ne doivent pas devenir les nôtres ?

3)     Ne doit-on pas réfléchir aujourd'hui, pour ne pas rester sur le quai une fois de plus, dans quelle société de demain nous voulons vivre, sécuritairement, environnementallement, économiquement, civiquement, humainement ?

Autant de questions pour lesquelles j'espère vous aurez quelques réponses. »

* * *

En ma qualité d'électeur, deux ans après je n'ai pas l'impression que des réponses suffisantes aient été apportées à ces interrogations, deux ans après je n'ai pas l'impression que le DSPE puisse politiquement y répondre, deux ans après je trouve que la situation sécuritaire ne s'est pas améliorée à Genève, deux ans après je trouve regrettable qu'aucun véritable dialogue ne puisse se produire entre un employeur et des hommes et des femmes de terrain qui se retrouvent quotidiennement aux carrefours de la misère humaine de notre société, et donc proches des problèmes de la population, et donc ceux de nos élus politiques.

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

01/04/2012

Avec "Liberté" Genève compte un parti politique de plus !

 

Nous en avions parlé il y a deux ans, nous l'avons fait !

 

Le premier parti politique policier a été fondé ce samedi 31 mars 2012 à Genève. Réunis en assemblée à l'Hôtel Ramada, 87 policiers genevois provenant de tous les corps et 38 personnes sympathisantes ont validé les statuts et le Comité de Direction du nouveau parti politique genevois qui vient de naître sous le nom de « Liberté ».

 

Son logo est constitué d'une grenade bleue sur fond noir, le tout incrusté dans un losange à bordures argent, la doctrine qui le surplombe est « La lumière après les ténèbres ».

 

La mouvance prône le respect de la République et de ses maîtres fondateurs, la liberté, la laïcité, l'éducation des valeurs, le développement durable, l'intérêt du plus grand nombre et la sécurité pour tous dans un état social, égalitaire et humain.

 

Un communiqué de presse sera diffusé lundi 2 avril 2012 en fin de matinée afin de donner rendez-vous à la presse pour la présentation officielle qui se doit d'être réservée pour un tel événement.

 

Pour le Comité

Walter Schlechten

Secrétaire général de Liberté

 

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