28/03/2011

"La Promesse"

« Il y a des secondes partagées et des promesses déposées qui valent bien plus que tout l'or du monde. Il y a des rencontres face à la mort que l'on ne peut pas éluder, car c'est l'autre qui est à la porte de l'éden, de la délivrance ou des ténèbres. Mais il y a ce calme que l'on devine dans son regard, dans ses mots, dans ses gestes, dans sa requête. Celui qui va partir le sait, le sent, il anticipe alors cette séparation qui sera bien plus douloureuse pour ceux qui restent, et il s'en rend déjà compte.

 

Je m'approche doucement de ce lit, et je saisi cette main qu'il me tend. Elle est froide mais douce, avec une certaine fermeté pour que le lien se tisse. Son regard vous fixe alors avec détermination mais nourri d'empathie, car c'est lui qui va vous demander de faire un effort, de l'accompagner dans son grand voyage, en le rassurant sur ceux qui ne le suivront pas.

 

Il chuchote, comme pour capter encore plus votre attention. Je me penche, serre sa main en signe de communion et lui dis que je l'écoute. Il me parle un peu de sa vie que je ne connais pas, qu'il a vécu heureux et longtemps, m'explique qu'il n'a pas peur, qu'il va rejoindre sa première épouse et qu'il s'en réjouit. Il m'explique aussi qu'il veut partir en paix, mais qu'il a besoin de certitudes. Je l'écoute, compatissant tout en me rendant compte que qu'il n'y a pas de place pour le mensonge au seuil de sa mort.

 

C'est une promesse qu'il réclame, qu'il attend, un acte fort, mais sa demande est naturelle, douce, timide, j'y devine même l'amour qu'il lègue à ses proches.

 

Ce vieille homme que je n'ai rencontré qu'à trois reprises lors de repas de famille, où sa somnolence est bien souvent venue terminer ses gestes maladroits, ce patriarche qui m'avait de suite adopté comme l'un des siens, ce vieillard qui aurait pu être ce grand-père que je n'ai pas connu, me demande de lui donner cette réponse qu'il attend pour partir en paix. Je comprends qu'il prépare ainsi son grand envol qui effacera à jamais cette longue maladie qui l'use encore et encore.

 

De prendre soins de sa petite fille alors je lui promets, sans hésiter, par amour pour elle mais surtout par respect pour lui, car je n'ai rien d'autre à offrir à cet homme mourant que cette belle promesse de cœur, que je tiendrai aussi longtemps que mon chemin de vie l'autorisera, car aucune certitude ne peut le garantir, mais l'espoir de ne pas faillir est une force suffisante pour déposer un tel engagement.

 

C'est la gorge nouée par l'émotion que j'ai quitté sa chamble, en l'invitant à se reposer. Ce vieil homme est mort le lendemain, il est parti loin des siens mais en emportant probablement de nombreuses promesses, car il voulait sauvegarder ses proches de l'avenir, un avenir dont le sien venait d'arriver à son terme, mais qui demeure un éternel recommencement pour ceux qui poursuivent leur route, en respectant les promesses tenues.»

 

Walter SCHLECHTEN, habitant La Croix-de-Rozon !

07:40 Publié dans Culture, Histoire, Nature, Solidarité, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

23/03/2011

"Marcello"

« Il est là, en face de moi, tel un être perdu, rongé par un mal que l'alcool tente de noyer. Des larmes quittent ses yeux mais aucune parole ne vient répondre à mes questions, à ses interrogations. Il a bu toute la nuit mais ne sait plus quelle heure nous vivons. C'est terrible, je le connais depuis 5 ans, c'est un ami, un collègue, un tonton pour nous, il est notre chef mais aussi le meneur, celui qui nous accueil le matin et nous guide toute la journée. Il a souvent raison, il est de bon conseil mais il est aussi souvent absent. Des absences liées à la maladie, mais également à ce cerveau qui se perd dans un brouillard épais, constitué de volutes alcooliques.

 

Ce n'est pas la première fois que je prends sur moi pour dialoguer un peu avec lui à son retour de vadrouille, sans tourner autour du pot. La dernière fois, il m'a promis qu'il allait faire une cure, jus de tomate. Avec un sourire complice, j'ai osé le croire tout en sachant qu'il ne s'y tiendrait pas, qu'il ne résisterait pas, plus.

 

Pourtant, ce matin il est différent, presque lucide sur son état général. J'ai presque envie de dire qu'il se voit crever et qu'il sait aussi qu'il est trop tard pour revenir en arrière. C'est le bout du chemin, une route cabossée par les malheurs de la vie, le vin et la bière, par le petit jaune et le vilain rouge. Il met pourtant un point d'honneur à ne jamais mélanger, mais la quantité elle ne l'arrête jamais.

 

Il est impossible pour moi de le laisser ainsi, mais il m'est aussi impossible de trouver de l'aide pour lui, car c'est une démarche personnelle qu'il doit entreprendre avec toute sa volonté, et le peu de lucidité qu'il lui reste. Pourtant on aimerait bien qu'il le fasse, qu'il arrive enfin à se sortir de cette maladie qui brûle son corps de l'intérieur, mais si visible à l'extérieur. C'est un ami, mais c'est un homme seul face à ses démons.

 

Ce matin là, je m'en souviens, nous avons partagé trois cafés et un sourire pour terminer. Je lui ai parlé comme on parle à ceux que l'on aime, pour qui l'on souffre à travers leurs maux. Il m'a répondu avec une tape sur l'épaule et un « ça va aller mon Minet ».

 

C'est dans ma petite voiture rouge que je l'ai raccompagné chez lui, de peur qu'il ne se perde dans le premier bistrot du coin.

 

Nous avons travaillé encore un an ensemble, puis nos routes se sont séparées.

 

Lui, il est mort comme il a vécu, il s'est écroulé dans un troquet alors qu'il y noyait ses fantômes.

 

Moi, je pense souvent à lui, à toi, Marcello mon ami, mais je n'oublie jamais de boire un verre en ton souvenir, et à ces quelques moments intimes partagés dans ces instants sombres de la maladie. Cette maladie c'est l'alcoolisme, elle tue, elle brise des vies et des familles, elle diminue l'homme et le ronge par dépendance.

 

Cette maladie, c'est de la merde, alors si vous avez un ami, un collègue, un proche qui ne sait pas s'arrêter, tendez lui la main, et écoutez le quelques minutes, le libérant ainsi un peu de ses démons qui pourtant reviendront sans prévenir pour l'emporter. »

 

Walter SCHLECHTEN, habitant La Croix-de-Rozon !

21:27 Publié dans Amis - Amies, Fiction, Solidarité, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook

12/03/2011

Nos regards tournés vers le pays du soleil levant devraient nous apporter cette humilité que nous n'avons plus !

Il y a des événements dans une vie qui ne laissent pas, qui ne laissent plus indifférent.

 

Il y a eu le 11 septembre 2001, un choc énorme pour l'occident face à l'horreur et la cruauté  humaine. L'inconcevable devenait réalité, l'impensable devenait images, l'inimaginable devenait une réelle menace. Un peuple visé, un pays blessé, une agression physique et morale qui avait pourtant des précédents dans l'horreur.

 

La mémoire humaine garde au plus profond d'elle les horreurs du passé, où l'homme détruit l'homme, avec cruauté et bien au-delà des limites du supportable pour nos consciences.

 

Les ségrégations raciales, la Grande Guerre, la Shoah, Hiroshima et Nagasaki, des génocides et des camps de la mort dans bien des guerres, des crimes contre l'humanité et j'en oublie, pas par manque de respect, mais par ignorance.

 

L'homme ne maîtrise pas l'homme ni les éléments, Tchernobyl et les incidents dans sur les sites Seveso sont là pour nous le rappeler.

 

Il y a des événements dans une vie qui ne laissent pas, qui ne laissent plus indifférent.

 

En 1219 la rupture d'un barrage naturelle a dévasté la ville de Grenoble

 

En 1755 un tremblement de terre puis un tsunami détruisent Lisbonne

 

En 2004 un tremblement de terre puis un tsunami touchent la Thaïlande, la Malaisie, le Sri Lanka et l'Inde.

 

En 2010 un tremblement de terre ravage Haïti.

 

Il y a eu aussi Lothar, Katrina, Ewiniar, Nargis, Jeanne, et autres cyclones ou ouragans.

 

Il y a eu aussi les éruptions, le Vésuve, le Lakagigar, le mont Tambora, le Krakatoa, la montagne Pelée, le Nevado des Ruiz, Eyjafjoll et autres.

 

Il y eu aussi la météorite du cratère de Chicxulub, si loin, trop loin !

 

Mais depuis le 11 mars 2011, il y aura le tremblement de terre et le tsunami qui ont ravagé le Japon. Il y aura probablement une catastrophe nucléaire et sanitaire. On n'ose pas envisager le pire, mais la probabilité est là, bien présente, dictée par les forces de nature. Cette catastrophe vient d'entrer dans nos mémoires collectives.

 

Aujourd'hui, il y a un peuple courageux, solidaire, impressionnant, calme, qui fait face ces catastrophes, dans un pays où probablement le soleil levant n'aura plus jamais le même rayonnement dans le cœur des japonais. Ils méritent notre aide, et notre respect.

 

Walter Schlechten - Habitant La Croix-de-Rozon.   

09/03/2011

La victimisation, un mode de défense d'un truand qui démontre son manque de courage pour assumer ses actes !

Ainsi donc, le truand appréhendé par la police, lors du hold-up du 26 novembre 2010 vers 1830, dépose plainte contre les policiers qui ont fait usage de leurs armes contre sa personne, le blessant.

Rappelons les éléments en notre possession, que l'on trouve sur le net, à savoir ;

- L'attaque se produit en fin de journée, avec une forte affluence dans le trafic routier et de nombreux piétons. Les commerces voisins sont encore ouverts.

- Les truands viendraient de Lyon.

- Les truands sont arrivés avec deux voitures.

- Les truands étaient armés d'armes de guerre.

- Les truands ont maîtrisé l'agent de sécurité en faction devant le bureau de change.

- Il y avait encore du personnel dans le bureau de change.

- Les truands ont fait usage d'explosif pour pénétrer dans les locaux.

- Les truands n'ont pas hésité à faire usage de leurs armes en pleine rue.

- Les truands ont pris la fuite sans hésiter à travers la violence de leurs actes.

- Les truands avaient préparé leur coup, se sont des professionnels.

- Le suspect appréhendé a usé de la violence pour voler une voiture afin d'assurer sa fuite.

- L'auteur arrêté a été inculpé de brigandage aggravé.

- L'auteur arrêté est connu de la police française.

- Les employés victimes de l'agression, ainsi que des passants, se sont retrouvés en état de choc.

- L'auteur arrêté a été blessé suite aux tirs des policiers.

- L'auteur arrêté dépose plainte contre les policiers pour délit manqué de meurtre et mise en danger de la vie d'autrui.

Ce dernier rebondissement n'a rien d'incroyable. Il fait partie d'une défense qui recherche la victimisation de l'inculpé, tentant ainsi de minimiser la portée de ses actes, de ses intentions, de ses gestes, de sa participation au hold-up.

Ce qui est perturbant, c'est l'agressivité déployée pour attaquer pénalement ces policiers. Il y a aussi cette recherche de victimisation dans un cadre où actuellement aucun élément ne laisse place au doute quand à la qualité de la riposte des policiers. Le feu appelle le feu, et à lire ce qui précède l'objectif de la mission et les conditions cadres pour une interpellation étaient visiblement réunis.

A la différence des anciens du "Grand Banditisme", qui savaient faire amende honorable après les faits, à travers un code d'honneur, ces nouvelles petites frappes qui s'attaquent à nos banques, à nos Postes, à nos bureaux de change comme ils jouent à la PlayStation, sans aucun respect pour la vie d'autrui.

Et à ce jour, personne n'osera croire que ce truand ne savait pas que ;

  • - Ses amis étaient équipés d'armes de guerre.
  • - Ses amis ont délibérément fait usage de leurs armes en pleine rue.
  • - Ses amis ont utilisé un explosif pour pénétrer dans le bureau de change.
  • - Ses amis avaient visiblement préparé leur coup.
  • - Ses amis étaient déterminés.
  • - Que ce hold-up s'est déroulé dans des conditions où le plus grand nombre de personnes a été mis en danger à travers les actes de violence commis par les truands.

Moi je dis à ce jeune homme, qui est venu chez nous avec ses complices pour y commettre un brigandage aggravé, au moyen d'explosif, d'armes de guerre, et sans aucun respect de la vie humaine, qu'il ferait mieux de demander pardon aux victimes, de s'excuser auprès de nos autorités, de s'expliquer devant le Ministère Public et de coopérer avec la police genevoise.

Mais voilà, le courage d'un soir n'est plus celui du lendemain. Assumer ses actes c'est aussi faire preuve de respect pour les victimes, en accompagnant ses mots par un repentir sincère. Mais il n'est pas donné à tout le monde d'être courageux, comme l'on été les employés du bureau de change, les passants, les policiers, les victimes et tous les témoins, car ces gens doivent probablement encore faire des cauchemars à propos de cette sinistre soirée.

Ce qui est certain, c'est qu'à défaut de courage, c'est la honte qui va s'abattre sur ce truand, car en déposant plainte contre les policiers, c'est toute la société qu'il se met à dos !

Walter Schlechten - Blogueur de la TDG.

21:06 Publié dans Culture, France, Genève, Histoire, Police, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

08/02/2011

Élections municipales ; pourquoi les solutions politiques proposées pour lutter contre l'insécurité et la hausse de la criminalité ne sont jamais adaptées aux réalités du terrain ?

Ce que j'aime en période électorale, c'est que tous les candidats y vont de leurs propositions sur les sujets les plus divers, mais comme souvent avant de telles échéances, principalement sur la sécurité.

La naïveté, pourtant souvent accompagnée d'une curiosité constructive, des propositions de ces probables élus, vient au moins bousculer les politiques en place, tant au niveau communal que cantonal. Rien que cet effet de boomerang politique est salutaire, mais il ne suffit pas malheureusement à rendre crédible tous les autres discours.

Ce que je retiens de ces lectures, des ces déclarations, c'est que le monde politique vit sur un petit nuage et oublie bien souvent d'en redescendre pour se retrouver les deux pieds sur terre.

Au niveau communal, et notamment de la Ville de Genève, il est par exemple juste impressionnant de constater que nos futurs magistrats pensent disposer d'une véritable police, au niveau municipal, alors que les soubresauts du Rapm ne donnent pas ni les moyens, ni les possibilités, à cette profession de s'épanouir. Des demies-mesures pour un échec législatif et opérationnel.

Certes, si visiblement la coopération entre la municipale et la cantonale s'est grandement améliorée, il n'en demeure pas moins que d'énormes lacunes sont encore présentes dans l'organisationnel et l'opérationnel. La responsabilité finale en incombe au Conseil d'Etat, seul régisseur des règlements d'application.

Ce qui est plus grave, c'est que les véritables questions n'ont toujours pas été posées, et de ce faits les réponses n'ont pas encore été apportées. Car si vous discutiez avec quelques policiers, comme mes voisins, vous comprendriez rapidement que si nos décideurs répondaient simplement à ces questions, sur le thème de la sécurité, tout irait déjà mieux ;

Qui ?

Où ?

Quand ?

Quoi ?

Comment ?

Pourquoi ?

Avec qui ?

Des questions simples, mais qui visiblement à ce jour ne trouvent pas de réponse auprès de nos élus. Et ce n'est pas à travers les cendres du Phénix que l'on trouvera ces réponses, car personne n'a jamais vu renaître des idées avant-gardistes de cendres poussiéreuses !

Walter SCHLECHTEN, un simple habitant de La Croix-de-Rozon !

 

 

06/02/2011

L'avenir de Genève devra se jouer d'ici 2018, après le sablier ne se retournera plus ... !

Nous avons tous souvenir du symbole qui avait été érigé à Genève pour le passage au XXIème siècle, un sablier géant.

Ironie du sort, cette notion du temps qui passe mais qui ne se rattrape pas, sauf si l'on retourne la situation, est à l'image de Genève après une décennie écoulée dans le nouveau siècle.

Genève n'a pas su entrer dans le XXIème siècle avec une vision d'avenir issue d'idées avant-gardistes. Genève est restée à quai, à regarder le train du développement passer et d'autres grandes cité débouler devant elle.

Trop sûre de ses atouts, n'ayant pas conscience que d'autres ville nous envient et cherchent à récupérer nos institutions internationales si fragiles, Genève s'est endormie sur ses lauriers.

Certes depuis trois ans des "grands projets" voient le jour, soutenus financièrement, mais ils ne sont que la finalité de ce qui aurait dû clore le XXème siècle. Ce n'est donc que le retard accumulé que nous tentons de combler aujourd'hui, la politique des transports en est l'exemple concret, mais en aucun cas je ne devine une vision novatrice qui serait issue d'idées avant-gardistes.

Genève reste sobre, neutre, tente de redevenir propre, pratique, usuelle, radieuse, mais elle est si peu moderne qu'elle en demeure triste.

Le made in Swizerland est encore une valeur sûre, mais le made in Geneva n'est plus la représentation d'une ville, d'un canton, qui savait, qui voulait recevoir les hôtes du monde entier pour offrir une terre d'accueil, de négociation, de traité, d'amitié, dans le règlement des conflits, fussent ils politiques, économiques ou sociaux.

Pire encore, écologiquement elle n'a pas saisi sa chance de devenir une référence pour l'avenir du développement durable, avec pourtant une politique "cantonale" efficace mais qui n'a pas de résonance internationale.

Pour que Genève reste le pool d'attraction des institutions internationales, et une référence mondiale, il faudra autre chose que l'écriture d'une Constitution genevoise qui n'a rien d'ambitieuse, car démuni de positions avant-gardistes.

Sans une réaction avant 2018, qui sortirait notre canton de son nombrilisme, afin de ressembler à une cité du XXIème siècle, Genève n'aura pas, n'aura plus les capacités de ses ambitions, au demeurant minimalistes car pleines de certitudes inachevées.

Et si j'écris ce mot aujourd'hui, c'est que j'aime ma ville, ce canton, mais je souffre de les voir s'asphyxier à travers des nébuleuses politiques.

Genève, un monde en soi, comme ils l'ont si bien écrit !  

28/01/2011

Indignons nous, révoltons nous !

Après l'Algérie, la Tunisie, l'Egypte et bientôt le Yémen, la Suisse va-t-elle aussi connaître une révolte populaire en rue ?

Certes, ce n'est ni le pain, ni le blé, ni le lait, ni l'eau, ni l'électricité, ni les soins, ni l'écolage, ni la liberté de culte, ni la liberté d'expression qui sont en jeux, ils ne manquent pas au quotidien, mais c'est simplement le coût de la vie qui nous attaque, avec la menace du chômage et de la précarité du logement. Beaucoup sont au bord de ce précipice, un gouffre dans lequel de plus en plus de citoyens risquent de tomber.

Si tous les habitants en révolte dans ces pays tiers ont des raisons de vouloir sortir du marasme dans lequel ils se trouvent, en bousculant les pouvoirs en place, en tentant d'introduire une certaine démocratie, il m'est insupportable de voir que le peuple suisse, certes nanti parmi les nantis, se contente d'accepter sans cesse des hausses de prix, de tarifs, d'impôts et de coûts divers sans s'indigner.

Par peur de perdre l'accessibilité à des prestations que bien d'autres nous envient, probablement, mais à quel prix !

En passant par le coûts de produits de base aux prestations de service, tout augmente et bien souvent sous le prétexte de réserves qui se devraient d'assurer la pérennité des dites prestations.

Assurances maladies, cotisations sociales, loyers, prix des transports (TPG et CFF), Billag, téléphonie, imposition fédérale, taxations cantonales, vignette autoroutière, panier de la ménagère, même le prix de l'argent augmente.

Le suisse est bon payeur, mais il se demande depuis peu s'il est normal de voir tous ses coûts augmenter alors que les prestations diminuent, deviennent restrictives ou coûteuses à travers un développement pas toujours compris par le citoyen.

Ce mot se veut provoquant, on ne peut pas comparer des situations géopolitiques qui ne sont pas comparables, mais l'on peut comparer les prix, ceux d'il y a dix ans en arrière et ceux du jour, et là il y a de quoi se révolter.

Minet.

 

11/01/2011

Eric Zemmour est-il coupable de diffamation et de discrimination raciale, ou est-il la victime d’une France politiquement trop correcte qui n’ose pas se retourner sur ses erreurs dans le domaine de la naturalisation et du droit du sol ?

Célèbre journaliste et chroniqueur de Laurent Ruquier, Eric Zemmour, qui ne laisse personne indifférent, passe depuis ce jour devant le tribunal correctionnel de Paris. Pas de jeu de scène ou de grande envolée lyrique, juste un homme qui confirme ses propos, qui lui valent aujourd'hui les foudres et les plaintes des associations anti-racistes.

Il y a quelques mois, lors d'un débat télévisé mené face à Rokhaya Diallo, une militante anti-raciste et présidente de l'association Les invisibles, il avait déclaré : "Les Français issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que les plupart des trafiquants sont noirs et arabes... c'est un fait."

Selon lui, il n'y a pas eu dérapage et il a la ferme intention de se battre face à ses détracteurs en justice. Connaissant sa verve, nous ne doutons pas qu'il le fera avec éloquence. Mais il pourrait bien que ce trublion de la libre pensée devienne la « victime » d'une France politiquement trop correcte qui n'ose pas se retourner sur sa politique de naturalisation et du droit du sol appliqué, qui dit ceci : « Tout enfant né en France de parents étrangers acquiert la nationalité française à sa majorité si, à cette date, il a en France sa résidence et s'il a eu sa résidence habituelle en France pendant une période continue ou discontinue d'au moins cinq ans, depuis l'âge de onze ans. »

En Suisse, cette possibilité « directe » n'existe pas. La naturalisation facilitée est possible si l'un des parents est suisse (art. 25 à 31 et 58 RS 141.0) et il est dit ceci :

La naturalisation facilitée est accordée à condition que le requérant :

  • se soit intégré en Suisse;
  • se conforme à la législation suisse;
  • ne compromette pas la sécurité intérieure ou extérieure de la Suisse.

La naturalisation ordinaire existe aussi. Quiconque est résident en Suisse depuis douze ans peut dépooser une demande d'autorisation fédérale de naturalisation (art. 12 à 16 RS 141.0) et il est dit ceci :

Le candidat à la nationalité suisse doit déposer une demande auprès du canton ou de la commune. La nationalité suisse ne s'acquiert que par celui qui, après obtention de l'autorisation fédérale de naturalisation, est admis dans le droit de cité de la commune et du canton. La naturalisation n'est pas un droit : les cantons et les communes sont libres de fixer des conditions supplémentaires.

La naturalisation ordinaire est accordée à condition que le requérant :

  • réside depuis douze ans en Suisse (entre 10 et 20 ans, les années comptent double) dont trois au cours de cinq années qui précèdent la requête;
  • est intégré à la communauté suisse;
  • est accoutumé aux mœurs et aux usages suisses;
  • se conforme à l'ordre juridique suisse;
  • ne compromet pas la sûreté intérieure ou extérieure de la Suisse.

A ces donditions fédérales s'ajoutent les conditions cantonales et communales :

  • conditions de résidence;
  • conditions d'aptitude.

Il y a donc des différences importantes entre la France et la Suisse (réf ; Wikipédia).

On peut se demander ce qu'il adviendrait, si en Suisse, lors d'une émission telle qu'Infrarouge, un invité s'exclamait : « Les Suisses issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que les plupart des trafiquants sont noirs, arabe et albanais .. c'est un fait ».

Mais ces propos ne seront jamais tenus ainsi, car ce n'est pas, en Suisse, le reflet des réalités.

Par contre, qu'adviendrait-il si ce même invité déclarait : « Certaines ethnies  issues de l'immigration sont plus contrôlées que les autres parce que les plupart des trafiquants sont noirs, arabe ou albanais .. c'est un fait » ?

Je pose juste la question ?

21:41 Publié dans Culture, France, Histoire, Médias, Politique, Spiritualités, Suisse | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

05/01/2011

Suicide et armes à feu, le faux débat !

Depuis le début de l'année un débat est lancé autour des armes à feu, du suicide et des violences conjugales, dans le cadre des prochaines votations populaires du 13 février, motivées par un seul objet ;  

Acceptez-vous l’initiative populaire «Pour la protection face à la violence des armes» ?

Lire la suite

Ce monde qui ne change pas !

La société, les lois, les valeurs, les préjugés, les pouvoirs, les politiques, les médias, les écrits, les technologies et surtout les puissances économiques ont changé en quarante ans. De ce fait, bien des choses ont évolué avec le temps, mais si certains spectres ont disparu de notre quotidien, ils demeurent dans nos mémoires, pour ne pas oublier, pour enseigner, pour éviter que cela ne se reproduise, pour l'avenir de nos enfants et de notre civilisation. Il en va de même avec certains comportements humains, motivés par l'argent, le pouvoir, la puissance, la guerre, la religion, la vengeance, la haine, la colère, l'orgueil, l'envie ou tout simplement l'ignorance et/ou la tolérance des autres. Mais ces derniers demeurent bien plus difficiles à éradiquer.

Les droits humains, individuels ou ethniques, n'ont probablement jamais progressé autant que depuis la dernière guerre mondiale, et une véritable prise de conscience collective des horreurs des ségrégations commises par l'homme, contre l'homme.

Pourtant, alors que nous entrons dans la deuxième décennie du XXIe siècle, je n'ai pas l'impression que notre société progresse sur ce chemin, je trouve même qu'elle régresse.

J'en veux pour preuve qu'il n'est visiblement pas possible pour les instances mondiales, pourtant reconnues comme organes de surveillance et de dénonciation, tels que l'ONU, le CICR, les ONG accréditées par l'ECOSOC, de faire reculer, de faire cesser un conflit, voire même de l'empêcher.

J'en veux pour preuve l'incapacité, voire l'impuissance, de ces institutions de faire progresser les droits des nations sans qu'un conflit armé ne se soit produit avant. Il faudra une guerre, bien souvent qui impliquera des nations extérieures, et de trop nombreux morts, civils ou militaires, pour qu'enfin les belligérants prennent conscience que la solution ne passe pas par les armes, et que de grandes puissances s'imposent comme médiateurs alors qu'elles étaient bien souvent initiatrices de rivalités économiques guerrières.

- Pour quelles raisons avons-nous réussi à donner des droits individuels ou ethniques, sans réussir à les accorder aux nations et aux peuples ?

Et dans ce cadre là ;

- Est-il plus simple de supprimer le mot nègre du vocabulaire populaire que d'accorder aux peuples africains le droit à la démocratie directe ?

- Est-il plus simple de supprimer la ségrégation mondiale contre les juifs que de donner des terres équitables aux palestiniens et au peuple d'Israël ?

- Est-il plus simple de donner le droit de vote à la femme sans lui accorder l'égalité ?

- Est-il plus simple de laisser l'immigration clandestine envahir l'Europe que de venir en aide structurellement, économiquement, socialement aux pays d'origines de ces laissés pour compte de la mondialisation ?

- Est-il plus simple de lier des accords économiques avec la Chine et l'Iran que de dénoncer les violations des droits humains répertoriées dans ce pays ou reconnues comme telles ?

- Est-il plus simple d'obéir aux États-Unis d'Amérique que de condamner ses interventions militaires reconnues comme disproportionnées, voire avérées comme injustifiées ou injustifiables ?

- Est-il plus simple de se poser ces questions que d'y répondre ?

Il faut croire que oui, car le monde dans lequel nous vivons ne change fondamentalement pas !

 

 

 

01:08 Publié dans Culture, Histoire, Lettres, Médias, Monde, Politique, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

27/12/2010

Lettre au Père Noël

Cher Père Noël

Si je t'écris une deuxième fois, c'est pour te dire que tu as oublié de passer dans ma maison des rêves

Pourtant je t'avais envoyé une première lettre, qui comportait tous mes voeux et mes souhaits

Je ne te demandais rien de bien de compliqué pour quelqu'un comme toi, juste de quoi améliorer le quotidien des miens

Mais visiblement tu as été trop occupé pour passer, pour traverser tous ces nuages, pour trouver le chemin de mon logis

Alors, si tu venais à faire un deuxième tour, je te redonne mes requêtes en espérant que tu puisses y accéder ;

- que l'orgueil disparaisse sur terre !

- que l'avarice disparaisse sur terre !

- que l'envie disparaisse sur terre !

- que la colère disparaisse sur terre !

- que la gourmandise disparaisse sur terre !

- que la luxure disparaisse sur terre !

- que la paresse disparaisse sur terre !

et apporte nous  ;

- la tempérance et le courage, 

- la prodigalité et l'humilité, 

- la charité et la générosité,

- la modestie et l'espérance,

- la justice et la foi !

Et si tu n'arrives pas à revenir cette année, et bien nous les enfants du monde continuerons à croire que l'homme ne va pas détruire cette terre nourricière et qu'il saura attendre encore une année que nos voeux et souhaits se réalisent enfin.

Mais pour nous aider, il faudrait simplement que tu déposes ma requête auprès de tout les hommes qui pratiquent la politique, juste pour qu'ils se souviennent qu'il sont eux aussi responsables de notre avenir, et que le Père Noël n'existe probablement pas !

Minet.

 

 

23:14 Publié dans Fiction, Politique, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

18/12/2010

Sécurité nationale et Schengen, quel est le véritable problème !

Ce fut en juin 1985 que vit le jour l'espace Schengen, avec cinq pays signataires pour ce premier accord qui promulguait l'ouverture des frontières. C'est en 1997, soit plus de dix ans après, que l'espace Schengen a été institutionnalisé à l'échelle européenne par le traité d'Amsterdam. Ce fut enfin le traité de Lisbonne de 2007, soit dix ans après, qui modifia les règles juridiques concernant l'espace Schengen, en renforçant la notion d'un "espace de liberté, de sécurité et de justice", par le biais d'un système communautaire.

Depuis, les pays signataires pratique une politique commune en ce qui concerne les visas et ont renforcé les contrôles aux frontières limitrophes de pays extérieurs à l'espace. Relevons que des contrôle temporaires aux frontières nationales peuvent néanmoins être mis en place s'ils s'avèrent nécessaires au maintien de l'ordre public ou de la sécurité territoriale.

La Suisse a ratifié ces accord en février 2008. Il aura donc fallu moins de trois ans pour que l'on se rende compte que l'application théorique de ces accords n'est pas en adéquation avec la situation géographique, économique et sécuritaire de notre pays. Certes des "contrôles temporaires aux frontières" ont été établis lors de l'Euro08, justifiés par un maintien de l'ordre nécessaire à la manifestation sportive, voire lors d'une ou deux petites conférences internationales, mais c'est tout.

Pourtant, il apparaît aujourd'hui évident que la libre circulation des personnes n'est pas en adéquation avec notre sécurité nationale, ne pouvant ainsi faire face à la criminalité importée. Nous ne pouvons plus nous permettre d'être un pays d'accueil pour tous et seulement de passage pour des bandes organisées qui ont su très rapidement utiliser les failles du système. Qui plus est à Genève qui dispose d'une situation particulière. Notre ville-canton se doit en effet de faire respecter les conditions d'entrée dans l'espace européen à travers son aéroport international, tout en acceptant d'ouvrir ses frontières géographiques à toutes les personnes se trouvant déjà dans ce même espace. La protection des intérêts communautaires est donc devenue plus importante que ceux du canton, de la région, du pays.

Il ne s'agit là pas de remettre en cause le principe de l'espace de Schengen, car il est vrai que l'échange d'informations et le système SIS sont une plus-value importante dans le cadre d'une coopération pénale et/ou judiciaire, en qualité de recherche et d'investigations, même si c'est probablement les pays limitrophes à la Suisse qui en bénéficient le plus à ce jour, mais il devient urgent, et sans offusquer nos voisins ou les États membres, de réintroduire, sous le motif de la sécurité nationale, le contrôle des personnes aux frontières et sur le territoire.

Genève doit en démontrer la volonté, la Confédération nous en donner les moyens !

Minet, habitant de La-Croix-de-Rozon !

 

14/12/2010

"La sécurité ce n'est pas une affaire d'homme ou de femme, mais de volonté politique", dixit Isabel Rochat, Conseillère d'Etat libérale.

Comme citoyen, je m'étais rendu le 24 septembre 2009 au soir, lors de la campagne électorale de Mme Rochat Isabel, en salle communale du Grand-Lancy, afin de découvrir mais surtout d'écouter cette candidate sur un sujet qui me tenait et qui me tient toujours à coeur, la sécurité.

Ce soir là, j'ai entendu parler de bandes de jeunes qui se réunissent et qui créent de l'insécurité, de groupes qui traînent dans nos préaux ou devant nos immeubles et qui qui créent de l'insécurité, de bandes de voyous qui venaient de France pour y commettre des délits, nourrissants eux aussi cette insécurité, d'une mendicité organisée qui explosait et que tout ceci n'était pas normal, qu'il fallait reprendre les choses en mains, changer de doctrine et appliquer une politique dite de "tolérance zéro", car il fallait que cela cesse.

J'avais trouvé ce discours très naïf, car il criminalisait les mendiants, sans véritablement énoncer les solutions possibles. J'avais trouvé ce discours naïf car il démontrait que pour une certaine classe politique, ce n'était pas les crimes et les délits qui créaient de l'insécurité, mais avant tout des rassemblements de jeunes, bruyants et bien souvent ivres.  J'avais trouvé ce discours très naïf, car les véritables problèmes liés à l'insécurité n'étaient pas abordés, pire encore ils n'étaient probablement pas envisagés alors. J'avais trouvé ce discours très naïf, car nous savons tous que la tolérance zéro n'est pas applicable en démocratie.

http://www.liberal-carouge.ch/pdf/FlyerA5.pdf

Néanmoins, depuis, j'ai voté, et j'ai suivi, comme tout bon citoyen, les résultats des modifications apportées par le pouvoir Exécutif.

http://www.liberal-ge.ch/nos-blogs/details/de/l-article/b...

Depuis, j'attendais que cette très forte volonté politique, aussi naïve qu'elle puisse avoir été, éclate au grand jour sous l'impulsion des responsabilités accordées, car il y avait urgence. Mais bien souvent, la naïveté rend l'urgence caduque et ouvre la route à l'essentiel, et pourtant.

http://www.isabelrochat.ch/

Un jour, hier il me semble, une femme a dit ; "La sécurité ce n'est pas une affaire d'homme ou de femme, mais de volonté politique".

Cette femme avait raison, malheureusement pour nous.

Walter Schlechten, habitant du canton de Genève.

 

 

 

28/11/2010

Et si la victoire de l'UDC de ce jour n'était que l'issue d'un contrepoids attendu contre les lacunes d'un code de procédure pénale bien trop laxiste !

Si la votation contre la construction de nouveaux minarets a pu être ressentie comme du protectionnisme, la victoire de l'UDC de ce jour, avec son initiative pour le renvoi des étrangers criminels, se doit probablement d'être analysée comme un correctif aux lacunes d'un système pénal pourtant en plein chambardement, avec son nouveau code de procédure pénale qui présente déjà un laxisme évident tant les peines possibles demeurent légères.

Si la LAVI avait enfin donné des droits aux victimes, le NCPP va offrir aux auteurs présumés, et aux auteurs tout court, un bouclier de protection dont ils n'avaient nul besoin. Mais voilà, certains ont voulu revoir ce code de procédure, certains ont voulu revisiter l'activité du pouvoir judiciaire, certain ont voulu blinder des procédures, mais c'est bien une balle dans le pied de la justice, et du travail de la police, qu'ils ont tiré avec une entrée en vigueur prévue au 1er janvier 2011. 

Il a été reconnu que le système des jours amendes est un échec, placer une épée de Damocles soutenue par un sursis au dessus d'un condamné ne fonctionne que pour des primaires, et encore, trop souvent la sentence n'a aucun résonance dans l'esprit des coupables. Et même dans les cas graves, ce n'est sûrement pas les peines prononcées en Suisse qui vont faire fuir les truands et autres cambrioleurs intinérants, sachant qu'ils risquent bien souvent plus du double dans leur propre pays pour le même délit.

Devant la faiblesse des peines prononcées, devant le taux de récidive, devant l'inefficacité d'un système pénal qui ne dissuade plus, une réaction populaire était attendue, sachant qu'une nouvelle révision du CPP n'est pas à l'ordre du jour au Parlement.

L'UDC, sous le régime de l'insécurtié brandi par tous les partis depuis deux ans, a su profiter de ces faiblesses pour apporter une réponse au peuple suisse. Certes la mise en application ne sera pas simple, certes les libertés octroyées par les accords de Schengen vont en souffrir, certes l'image d'une Suisse qui s'isole va apparaître, mais rien ne dit que nos plus proches voisins, je pense à la France, l'Allemagne et l'Italie ne rentrent pas eux aussi dans cette logique judiciaire, pénale et migratoire.

La Berne fédérale devrait bien se méfier de se qui se passe aujourd'hui, car le message est très clair, et il va se poursuivre, sur les thèmes de l'école, de l'éducation, du travail, de la santé. Et si dans un futur proche le Conseil Fédéral venait à être élu par le peuple, comme le souhaite une nouvelle fois l'UDC, et bien le visage de notre pays changerait radicalement, et probablement pas que pour le meilleurs.

C'est le deuxième avertissement que reçoit le Conseil fédéral, mais il est aussi valable pour le Conseil national et le Conseil des États, qui se doivent de rester à l'écoute des préoccupations, celles du peuple, celles des cantons et celles de notre démocratie.

Minet

 

18:10 Publié dans Culture, Economie, Genève, Histoire, Médias, Politique, Région, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Facebook

07/11/2010

Retour à la vie professionnelle par la proximité !

Minet ayant quitté la présidence de l'UPCP depuis plusieurs semaines, il se devait de reprendre une vie professionnelle normale, suivre sa route ou emprunter un autre chemin. Après quatre années au service de ses collègues, de ses membres, des intérêts des policiers, et d'autres fonctionnaires parfois, il désirait aussi retrouver la rue, la proximité, cette population à laquelle il s'identifie tant et pour laquelle il travaille sans relâche depuis vingt ans.

Eh bien c'est fait, depuis une semaine je me retrouve à Cornavin, en qualité d'îlotier de proximité, sur un secteur atypique mais au combien riche. Du touriste de passage qui arrive par le train au clochard qui squatte la gare, du commerçant noyé dans le magma des travaux à l'usager de la route statufié  dans le trafic, du Pâquisard du secteur sud à l'alternatif des Grottes au nord, des TPG aux CFF, des chauffeurs de Taxi aux cyclistes, des associations de quartier aux parents d'élèves, des UOG aux CO de Montbrillant, du quai 1 à la voie 8, de Sécuritrans aux Cgfr, du Quai 9 à la Basilique de Notre-Dame, du parc de Cropettes à la rotonde de la place Cornavin, de la puanteur des urines aux senteurs du pain chaud, du lésé au délinquant multirécidiviste, du sans papier au toxicomane, du musicien ambulant au mendiant, de Madame la Députée à la Reine des Roms, du jeune collègue au plus ancien, d'un vieux poste de police humide à de nouveaux locaux envisagés, tout ceci sent bon la proximité, le rapport humain, le retour à la vie professionnelle.

Certes, il ne faut pas que je me retourne, car là les promesses non tenues et l'irrespect des protocoles sont si omniprésents que cette joie de travailler pourrait assez vite devenir cafardeuse. Je perdrais alors irrémédiablement cette envie de faire plus, me retrouvant comme bien des collègues aujourd'hui, désabusés par le système et les dysfonctionnements dans le cadre des responsabilités étatiques.

Pour être au service des autres il faut avant tout être serein à titre personnel, dans sa vie professionnelle et privée, ne pas à avoir besoin de se soucier de demain, ne pas calculer hier pour avancer demain, ne pas douter pour décider, ne pas décider pour abandonner, car le jour où la police abandonnera la rue, la démocratie aura un autre visage dont nous ne voulons pas, dont nous ne voulons plus.

Minet.