25/10/2010

Pierre Weiss exige le retour des syndicats de police à la table des négociations, sous risque de ... Maladresse, pression politique, chantage ou acte sournois d'un représentant de la commission des finances ?

En ma qualité de lecteur et d'habitant de ce canton, où je vis, je travaille et j'y vote, je souhaite réagir à l'Invité de la TDG de samedi dernier :

Pierre Weiss, député et membre de la commission des finances du Grand Conseil, titre :

"Police : à rupture, rupture et demie !"

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On peut notamment y lire que les policiers viennent de claquer la porte des discussions avec l'Etat sur les aménagements mineurs encore à trouver leur nouveau système de rémunération.

- Monsieur le député, il faudrait se demander pour quelles raisons les syndicats se sont retrouvés dans l'obligation de claquer la porte, car si pour vous des "aménagements mineurs" sont insignifiants, ils représentent pour les policiers une énorme perte du pouvoir d'achat, surtout lorsque l'on sait que ces "aménagements" sur le nouveau système de rémunération ne sont pas respectés à l'issu des négociations validées par le Conseil d'Etat, ni même entrés en vigueur alors que tout devait être réglé, je vous le rappelle, en mars et juin 2010, dixit la Présidente du département (merci Léman Bleu et ses retransmissions en directes).

On peut notamment y lire aussi que ces syndicalistes tirent à vue sur la conseillère d'Etat Isabel Rochat en menaçant de "débrayages ou d'actions ponctuelles", sans se rendre compte des conséquences de ces positions sur un plan autrement plus important, leur pont-retraite en discussion au Parlement.

- Monsieur le député, il faudrait se demander quel est le bilan de la conseillère d'Etat chargée de ce département depuis un an, et de son prédécesseur, pour que les choses en arrivent là, et surtout ne pas oublier qu'il a toujours été dit par le Conseil d'Etat que la réorganisation de la police comportait deux thèmes bien distincts, à savoir un nouveau système de rémunération (salaires - débours - heures supplémentaires - piquets - etc) et un pont-retraite devant permettre de s'adapter à la modification du droit fédéral, notamment pour les personnels particulièrement touchés par ce changement. Au passage, je vous rappelle Monsieur le député que l'Etat a continué jusqu'en 2009 à engager des aspirants de police sous le régime des 52 ans, faisant ainsi de ces jeunes collaborateurs des gens également particulièrement touchés par cette modification dont l'ordonnance date d'octobre 2005, ce que vous ne sauriez ignorer.

On peut aussi y lire que les policiers contestent l'imposition de l'indemnité pour risque inhérent à la fonction, une indemnité qui couvre entre autre le coût de nettoyage des habits de service.

- Monsieur le député, sachant que selon mes amis policiers le risque inhérent à la fonction est aussi un tort moral, et que le nettoyage des tenues est à la charge de l'Etat selon la loi, ceci représente une avance de frais tel un débours, il devient logique que cette indemnité ne soit pas fiscalisée, ou tout le moins soit déductible lors de la déclaration d'impôts. La revendication des policiers est donc légitime au regard de ces éléments.

On peut aussi y lire que qu'on comprend aussi mieux l'opposition corporatiste au relèvement de l'âge limite à 35 ans pour devenir policier. La fin de la pénurie, c'est aussi la fin d'heures supplémentaires rémunérées à 65 francs.

- Monsieur le député, en ma qualité de lecteur je pense qu'il n'y a que quelques élus pour croire que même avec un effectif légal atteint il n'y aura plus d'heures supplémentaires à Genève. Pour l'instant, nos policiers vaquent au plus urgent et aux priorités données par la hiérarchie, voire parfois l'Etat employeur, mais ils ne peuvent pas assurer toutes les prestations attendues et ceci au détriment de la population et surtout de la sécurité, et ce n'est l'effectif légal qui permettra de réaliser cette utopie car il faudrait 1200 gendarmes à Genève pour enfin espérer l'envisager. De plus, le véritable problème est de savoir si des aspirants de 34 ans supporteront le travail de nuit, les contraintes métier, le système hiérarchique imposé et surtout de se retrouver confrontés à une violence qu'ils ne côtoyaient probablement pas avant. S'il est difficile d'entrer dans cette profession à 23 ans, il est probablement encore plus dur d'y mettre les pieds à 35 ans, sauf si la personne provient d'un autre coprs de police ou d'une formation jugée similaire.

On peut aussi y lire qu'à ce stade on peut imaginer que les discussions au Parlement sur le pont-retraite pour les policiers, dorénavant obligés de se soumettre au droit fédéral, puisse départir de leur esprit de conciliation. Ou en tout cas traîner en longueur. A moins que les syndicats de policiers n'annoncent un retour à la table des négociations. Sinon on voit mal le Parlement accepter sans broncher un régime de transition particulièrement généreux : 10 millions par an pendant seize ans à la charge du seul Etat, c'est à dire des contribuables.

- Monsieur le député, en ma qualité d'observateur, je crois deviner soit une maladresse, une pression politique, un chantage ou tout le moins des propos sournois ? Car pour vous c'est soit ou soit alors que bizarrement le projet de pont-retraite a été validé par le Conseil d'Etat, sans oublier de dire que les syndicats ont rendu à l'Etat le versement annuel de la cotisation spéciale versée à la CP et qui s'élevait chaque années à 8 millions. Dans une balance, il faut y mettre tous les arguments sinon l'on s'éloigne vite des réalités des chiffres.

On peut enfin y lire que la sécurité se classe dans le peloton de tête des préoccupations de la population, mais pas au mépris d'une saine gestion des deniers de l'Etat, ni de l'Etat lui-même.

- Les policiers ne méprisent pas l'Etat, car la plupart des policiers ont encore des valeurs que notre société a laissé quitter nos bancs d'écoles, nos agents ne demandent que le respect promis à travers de trop nombreuses promesses qui sont rarement pleinement tenues par un employeur qui visiblement cherche encore à faire quelques économies. Mais il est vrai, c'est pour une saine gestion des deniers de l'Etat, j'oubliais, comme pour la BCG, le stade de la Praille, l'Euro08 et son ballon, la Constituante, la diminution des prestations chômage, le CEVA, le PAV, les chantiers du tram et l'augmentation des tarifs ou encore les salaires des gestionnaires d'établissements subventionnés ainsi que de leur conseil d'administration, mais on ne parle là que de "quelques centaines de millions".

Genève, un monde en soie.  

Une saine gestion des deniers de l'Etat : à saine gestion, gestion saine de l'Etat !

Walter Schlechten, habitant de la Croix-de-Rozon.

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06/10/2010

Police genevoise, enfin un premier grand débat public !

Depuis les élections du 15 novembre 2009, nous allons enfin avoir le premier grand débat public sur la police. Ce lundi 11 octobre, rdv 1900 à la Comédie, et ce n'est pas une plaisanterie !

http://www.comedie.ch/evenement/entretien-avec-frederic-m...

 

Yves Patrick Delachaux et Frédéric Maillard ouvrent les portes de ce théâtre et de la discussion, avec comme base leur dernier livre intitulé "Policier, gardien de la Paix ?"

 

Un recueil de nonante pages qui contient vingt-et-une questions, mais pas autant de réponses malheureusement.

 

Cet ouvrage a le mérite de provoquer la réflexion au sujet du fonctionnement de la "Grande Maison", de la doctrice de la police, du statut et du métier de policier, même si la thématique des droits humains est envahissante dans l'écriture.

 

A trop chercher les dysfonctionnements hiérarchiques ou humains, à trop noyer les responsabilités des décisions entre un fait issu de la doctrine de la police et un acte accompli par un policier, l'analyse se perd et passe à côté des véritables réponses, mettant ainsi trop souvent la place de l'humain policier de côté au profil d'une vision conceptuelle de la profession, oubliant aussi la nécessité d'un message politique clair.

 

Une vision différente de l'exercice de la police, voire du métier et du statut de policier à travers l'application conceptuelle des droits humains, un leitmotiv insuffisant pour reconstruire mais une base pour y réfléchir. Un vaste débat s'annonce, qui va agiter une profession pourtant reconnue pour la qualité de ses prestations mais dans le cadre d'une police déjà secouée par une réorganisation tumultueuse.

J'y serai, et vous ?

 

Minet.  

 

04/10/2010

Armes blanches, armes à feu : ne plus banaliser la violence des actes et se doter d'un arsenal législatif adéquat !

Un nouveau drame familial s'est produit ce jour à Genève selon une dernière dépêche de la TDG. Les corps sans vie d'un couple, une femme de 42 ans et son concubin de 52 ans, ont été découverts ce matin par leurs enfants à leur domicile, une arme à feu à leurs côtés.

Hier c'était un homme Suisse de 29 ans qui faisait feu sur un groupe de jeunes qui venaient de l'éconduire. Le bilan est lourd : un garçon blessé au visage et une jeune fille dans un état très grave.

Vendredi dernier c'était le jugement de la Cour d'assises de Genève qui tombait contre un Britannique de 58 ans qui avait abattu d'une balle dans la tête une jeune femme Sénégalaise de 34 ans, serveuse dans un bar des Pâquis. Huit ans de prison, peine suspendue au profit d'un traitement psychiatrique. 

Et demain ?

La Suisse, et Genève, doivent faire face à une montée des actes de violence depuis quatre ans. Pas une semaine dans notre canton, pour ne pas dire pas un jour, où nous ne vivons pas une agression avec violence, sachant que les chiffres au niveau Suisse ne sont pas plus rassurants.

Les armes, blanches ou à feu, sont devenues à travers leur usage banalisé un mode opératoire récurrent lors d'actes qui, dans un passé récent, n'auraient pas impliqué de tels objets dans le geste ultime.

Ces armes sèment la terreur et la mort, ces armes sont trop souvent entre les mains de personnes irresponsables et dans une société où la déresponsabilisation est devenue un alibi trop simple à alléguer une fois l'acte accompli, nous ne pouvons plus tolérer ce laxisme.

Je ne juge pas, mais je demande simplement à ce que le pouvoir législatif donne les moyens à notre société de se prémunir et de lutter contre cette violence brutale, trop simple, trop accessible car caricaturée à souhait à travers les jeux vidéos, et banalisés dans les médias et au cinéma.

Entre les libertés individuelles et une réglementation trop légère, il nous faut durcir les lois et nous doter d'un arsenal législatif suffisant pour contrôler la circulation et la détention des armes à feu, tout comme du plus vicieux des outils, l'arme blanche.

Et s'il n'est pas possible d'aller vers une législation plus dure en matière d'acquisition et de détention, il faut alors impérativement dissuader par la condamnation et revoir de code de procédure pénale et son catalogue de sanctions.

Minet.

 

 

03/10/2010

Les caravanes passent, les gens du voyage restent !

Il y a une semaine on signalait la présence de gens du voyage à Genève, de leurs caravanes et d'un campement pas forcément idoine. La sagesse des mots et la dissuasion ont été suffisantes pour qu'ils reprennent la route, vers d'autres champs.

En ce beau dimanche, je me suis rendu au bord du"lac de Genève", à Rolle, pour profiter du soleil radieux de ce mois d'octobre qui ressemble déjà à un été indien.

J'aime ce village de pêcheurs rupestre, il a gardé une âme, des murs et un bord du lac bien propre avec une ballade somptueuse. C'est lors de ce cheminement lacustre que je suis arrivé au camping de la commune, au lieu-dit Aux Vernes.

Quelques passionnés du caravaning s'afféraient encore pour plier et ranger leur emplacement, la fin de saison étant proche, le terrain se doit d'être dégagé. On nettoie, on plie, on range, et on déplace cette maison du bonheur sur un terrain privé ou un emplacement prévu pour un gardiennage d'hiver. On respecte ainsi les règles de la commune, du camping en société et du savoir vivre.

C'est sur le chemin du retour, en direction d'un monde en soi, que j'ai été surpris, enfin si peu, de constater que d'autres gens du voyage s'étaient installés à Nyon, dans un champ ou la musique tzigane ne devrait déranger personne.

Et pourtant, en me souvenant de ceux qui dans l'après-midi se conformaient aux règles, de ceux qui ne dérogent pas à la loi, de ceux qui paient un place pour un emplacement prévu à cet effet, de ceux qui laissent place nette en ayant trouvé un refuge pour passer l'hiver, je n'ai pu m'empêcher de douter.

Cette musique tzigane risque bien de déranger, ce campement pas forcément idoine d'apporter la méfiance et la crainte, et donc le rejet. Eux aussi devront alors plier, ranger, et déplacer leur logement fortuné ou de fortune pour reprendre la route, car ces gens du voyage n'ont pas prouvé qu'ils savaient eux aussi vivre en communauté avec des sédentaires qui pourtant n'ont rien contre les caravanes qui passent.

Minet.

 

 

29/09/2010

Première scène de ménage depuis l'arrivée de la cousine Simonetta !

Depuis quelques jours je suivais de près tous les changements qui intervenaient chez mes voisins, la famille C.-F.

En effet, les départs annoncés des cousins Hans-Rudolf et Moritz, le premier pour un repos forcé à l'alpage, le second pour un long voyage en train et en vélo à travers l'Europe, il y avait deux chambres d'amis de libres.

Plusieurs membres de la grande famille se sont inscrits, venant de presque toute la Suisse, car les places sont rares dans ma ville fédérale. Pour finir se sont les clans qui ont décidé, et sans surprise, la cousine Simonetta a été sollicitée à la grande majorité, alors que le deuxième matelas est revenu à Johann.

Ces choix ont fait bien des déçus.

Premièrement car les deux nouveaux avaient déjà une chambre en ville, donc ce sont deux proches qui vont emménager.

Deuxièmement, dans les clans certains espéraient voir arriver deux cousines. Une seule a été retenue, Simonetta. Faut dire que la famille C.-F. rêvait aussi de se retrouver avec cinq femmes en ménage, elles ne seront que quatre.

Et pourtant, en à peine deux jours, mes voisins sont déjà chamboulés de ces deux arrivées. Le plus surprenant c'est que, tel dans une maison de poupées, se sont les fille qui se chamaillent déjà, sans être les cinq espérées.

Il y a la grande Doris qui a voulu changer de chambre, en prendre un plus grande laissée libre, alors que l'on pensait que Simonetta allait en bénéficier du fait de sa grande réussite.

Il y a Eveline qui n'en pouvait plus de faire la justice dans cette famille et qui qui prend en charge le porte-monnaie de la maison.

Il y a Micheline qui à voulu rester étrangère à tout ça et garder sa chambre, faut dire qu'elle voyage beaucoup et n'est pas souvent là. 

Du coup s'est la cousine Simonetta qui se retrouve à devoir faire la police, dès son premier jour.

Tout ceci n'est pas de bonne augure pour la suite, car comme dans toutes les familles nombreuses, la collégialité se doit d'être le fil rouge de la vie communautaire.

Et là, c'est très mal parti, et je n'ose pas imaginer si une cinquième cousine avait emménagé, on aurait alors retrouvé nos souvenirs d'enfance et la cour de récréation où les filles se disputaient pour jouer à la corde à sauter alors que deux garçons se battaient dans un coin sous le regard incrédule d'un troisième.

J'aime bien observer mes voisins, ils sont tristes mais me font souvent rire depuis trois ans, et là il me semble que l'on ne va pas s'ennuyer cet hiver.

 

Minet.

 

 

 

25/09/2010

Antisémitisme : condamner ou être condamné, le rejet n'est-il pas entretenu par la victimisation ?

Deux éléments de l'actualité, l'un international l'autre régional, m'ont interepellé cette semaine.

Premièrement, on constate que le rapport rendu mercredi 22 septembre par les experts de la Commission des droits de l'homme de l'ONU réclame que les auteurs des exactions commises par des soldats israéliens lors du raid meurtrier contre la flottille humanitaire en mai dernier soient traduits en justice.

Souvenez-vous, le 31 mai l'armée israélienne donnait l'assaut à la flotille humanitaire en route pour Gaza. Résultat de ces arraisonnements, 9 morts.

 « Il y a des preuves claires permettant d'appuyer des poursuites pour les crimes suivants : homicide intentionnel, torture ou traitements inhumains, fait de causer intentionnellement de grandes souffrances ou des blessures graves ».

« Les circonstances des meurtres d'au moins six des passagers correspondaient d'une certaine façon à une exécution extra-judiciaire, arbitraire et sommaire », ajoutent les experts, qui précisent  également qu'un certain nombre de personnes, dont des journalistes, ont été blessées. À leurs yeux, la « conduite des forces armées d'Israël révèle un niveau inacceptable de brutalité » et s'est traduite par de « graves violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire ».

Face à ces accusations, la position de Tel-Aviv ne varie pas. Pour le ministère israélien des Affaires étrangères, « le rapport est partial et partisan, comme l'organisme qui l'a produit ».

Ce rapport sera présenté lundi au Conseil des Droits de l'Homme.

Deuxièmement, c'est aussi le 22 septembre que la sortie qu'une affiche de la Jeunesse Socialiste Genevoise, des Jeunes Vert-e-s et United Black Sheep, dont la dernière réalisation graphique, militant contre la révision de l’assurance-chômage, a fait bondir le CICAD, une organisation de lutte contre l’antisémitisme.

Au-delà du slogan contre cette révision de l'AVS, on y découvre le dessin d’un jeune en survêtement, l’air désabusé. Mais c’est surtout le personnage du banquier se tenant derrière lui qui ne passe pas pour Alain Bruno Lévy, membre du CICAD qui déclare : «La CICAD regrette que la campagne initiée contre la révision de la LACIE utilise une caricature dont un personnage représente  clairement un capitaliste dont les traits ne sont pas sans rappeler les vieux stéréotypes antisémites des années 30. Bien qu’il n’y ait de mon point de vue aucune intention malveillante de la part des initiateurs de cette campagne. » 

Pour certains historiens effectivement, à l’instar de Luc Van Dongen, la figure choisie pour l’affiche est proche de la représentation du «judéo-bolchévique» autrefois véhiculée par les nazis.

Le personnage du banquier fait polémique sur l'affiche.

 

Le caractère antisémite de l’affiche est néanmoins vivement démenti par les partis à l’origine du projet. Un communiqué de presse publié ce matin s’en défend et parle d’«un amalgame malheureux», n'ayant «jamais été la volonté des trois entités jeunes de gauche ni de l’artiste qui a réalisé l’affiche».

La polémique est néanmons lancée, et la victimisation recherchée égallement.

Dans ces deux cas médiatisés nous nous retrouvons avec une actualité où l'antisémitisme est mis en avant.

- Premièrement, par la non reconnaissance d'un rapport officiel et indépendant, document dénoncé comme parial, partisan et dirigé contre l'état hébreu.

- Deuxièmement par la critique de La CICAD d'une affiche au graphisme douteux.

Ce qui me gêne dans ces faits d'actualité, c'est la victimisation et l'usage malsaint qui est fait de de la lutte contre antisémitisme.

Si l'on dénonce l'état hébreu, la société est partisane et l'antisémisime devient un prétexte pour ne pas reconnaître des accusations formelles, et d'un autre côté, si l'on dénonce un acte proche de l'antisémitisme, l'on victimise alors ainsi une nouvelle fois des Hébreux et ceci de manière totallement disproportionnée à l'intention.

Il faut lutter contre l'antisémitisme et rester vigilant, un proche passé nous l'a prouvé, mais il faut aussi lutter contre les violations graves des Droits de l'Homme, et n'être que perpetuellement la victime, sans oser reconnaître ses fautes, n'est-ce pas nourrir soi-même des préjugés qui ne devraient pourtant plus exister au regard des droits humains ?

Minet.   

 

 

 

 

16/09/2010

« Une police militarisée constitue une réelle menace pour la démocratie » selon Yves Patrick Delachaux et Frédéric Maillard, pas selon moi (commentaires en rouge).

« Une police militarisée constitue une réelle menace pour la démocratie » Pour Yves Patrick Delachaux et Frédéric Maillard, chercheurs et enseignants, une réforme de la police s’impose. Ils plaident pour des agents de « maintien de la paix sociale » plutôt que de « l’ordre ».

Par Olivier Chavaz– Genève – Le Courrier du 13 septembre 2010

Les auteurs de Policier, gardien de la paix ?sont intarissables. Une réforme profonde de l’institution policière est urgente, insistent Yves Patrick Delachaux et Frédéric Maillard. Si leurs constats ne connaissent pas de frontières, la police genevoise en prend pour son grade. Symptomatique d’un corps volontiers violent, refermé sur lui-même, sourd et aveugle aux évolutions du temps. L’ancien gendarme, passé par des études de psychologie et devenu « expert de police », et l’économiste didacticien, chargé de cours à l’école de police à Genève, promeuvent au contraire une action basée sur la défense des droits humains, dans la transparence et au plus près de la population. Un credo peu en vogue dans la tendance actuelle au tout sécuritaire spectaculaire.

Interview

De quels maux souffre selon vous la police ?

Frédéric Maillard : Il faut d’abord relever qu’il n’y a pas une police, mais des polices, avec des différences selon les services, les cantons ou les villes, pour rester en Suisse.

La tendance globale est toutefois que cette institution peine à relever les défis posés par les changements sociétaux. Pour nous, le problème vient en premier lieu de la «compromission militaire» sur laquelle est basée cette institution, dans son organisation et sa logistique. Avec comme corollaire une très forte hiérarchisation et des carrières dépendant exclusivement du degré de soumission et de l’ancienneté. Et ses dirigeants sont presque tous des officiers de l’armée et/ou des juristes. Le repli est total.

Minet : Avant de répondre à cette question, je me dois de corriger votre introduction dans laquelle vous affirmez que "la police genevoise en prend pour son grade, symptomatique d’un corps volontiers violent, refermé sur lui-même, sourd et aveugle aux évolutions du temps."

S'il est normal que dans une analyse pertinente l'audité puisse en prendre pour son grade, il m'est impossible de vous laisser dire que la police genevoise est un corps volontiers violent, refermé sur lui-même, sourd et aveugle aux évolutions du temps". Inepties et mensonges, analyse globale du siècle passé établie sur une méconnaissance de la police genevoise du XXI ème siècle.

Pour enfin répondre à votre question, je dirais, en ma qualité de citoyen qui suis ce débat avec un œil extérieur mais une certaine expérience du sujet à Genève, que les maux principaux dont souffre la police sont ;

Premièrement, une perte flagrante d'identité, dans le statut, dans la fonction, dans les missions à remplir, dans son rôle qu'elle doit tenir dans notre société. Depuis quinze ans, on demande aux policiers d'être le curé, le notaire, l'assistant social, de grand frère, le confident, le fonctionnaire qui écoute, l'observateur de la mutation générale de la société, mais aussi le garant des droits fondamentaux, des lois et des règlements, des droits humains, des valeurs de cette société à la dérive, dans laquelle le dernier bastion de l'éducation civique, morale, éthique demeure le flic, tel un bâton de pèlerins, pour des parents, des enseignants, des éducateurs socioculturels, des pouvoirs politique et judiciaire, des administrations impuissantes. La police demeure l'ultime repère sur qui on compte pour sauver la face après quarante ans de laxisme social. Mais le flic se doit aussi d'être intègre, droit, infaillible, solide, actif, décisionnaire, prédicateur moral, créateur du dialogue, initiateur du règlement des premiers conflits et, tout en observant son devoir de réserve, il devra encore dénoncer au pouvoir judiciaire les infractions relevées lors de sa mission.

Pris en étau par ces exigences sociétaires et professionnelles antagonistes, la police ne sait plus où se situer dans le schéma étatique. Elle perd ainsi la pluridisciplinarité et sa polyvalence au profit de spécialistes, de brigades et de sections aux tâches et aux missions totalement différentes, mais composées de policiers bien souvent réunis pour le maintien de la paix à travers le maintien de l'ordre. Ce déséquilibre dans le statut ne peut que venir nourrir ce fort sentiment d'impuissance qui gagne les agents, car devant autant de défis, qui ne devraient pourtant pas tous leur revenir, l'abnégation ne suffit plus sans le soutien de nos autorités, des hiérarchies, du pouvoir judiciaire et autres chercheurs ou politiciens qui aiment à produire des audits sur la police.

Deuxièmement, à force de dire que la police va mal, on lui cherche des maux qu'elle n'a pas et on lui en trouve, statutairement, économiquement, hiérarchiquement, éthiquement, moralement, de la formation à la retraite, mais en oubliant trop souvent l'humain et la mission qui se cachent dernière chaque policier, voire la mission première qui se doit d'être recherchée lors d'une refonte d'une organisation, à savoir une amélioration de son fonctionnement, dans le cadre de ses tâches, de ses missions, de ses engagements, des ses actions, de ses interventions, de ses doctrines, à travers son savoir être et de son savoir faire, dans le cadre du maintien de la paix, de l'ordre, en allant au devant de la misère humaine ou en se battant contre la criminalité.

L'humain policier ne supportera pas plus longtemps ces jugements assimilables à des attaques incessantes, qui sur la finalité du travail accompli par les auditeurs n'apporte aucune véritable solution pour répondre aux urgences de la profession, des métiers, aux attentes des citoyens et celles de nos policiers, que plus personne n'écoute. En position d'accusé, de gibier chassé, oppressé par la machine étatique et hiérarchique, le policier perd toute son indépendance dans l'initiative, motivation qui demeure pourtant le maillon essentiel, tel un baromètre de la société, dans le chaînage quotidien de l'observation, de l'analyse et de l'action de la police au service de cette même société.

Victimisation d'une profession, car à force de trop tirer sur la police, sachant que ce n'est pas sur l'institution que retombe les fracas mais sur les hommes et les femmes qui composent cette police, ceux-ci ne tirent plus à la même corde, la police se dissout et devient un simple élément de la fonction publique, fonctionnaires auxquels alors il ne faudra plus demander d'avoir le sens du sacrifie, moral, physique, familiale, personnel, humain. Si nous arrivons un jour à cette situation, nous perdrons alors le dernier garant de nos repères et de nos valeurs issus de l'éducation, du respect, ultime rempart d'autorité dans une société qui a abandonné ses enfants et ses valeurs culturelles, sociales, sécuritaires et humaines il y a trop longtemps.

Vous pointez cette dérive militaire dans les missions de la police."

FM : Depuis une dizaine d’années, on assiste clairement à une recrudescence des opérations militarisées de maintien de l’ordre, par exemple celles menées aux Pâquis l’an dernier. Mais si le métier de policier finit par se confondre avec celui de militaire, c’est sa disparition. Plus question de travailler en faveur de la résolution de conflits, de la proximité, ni sur l’analyse des origines du crime. La surveillance électronique et les entreprises privées prendront encore davantage de place. Il d’agirait alors d’une réelle menace pour la démocratie et les droits humains.

Minet : Ceux qui pointe du droit l'organisation dite militaire dans les missions de la police n'ont aucune idée du travail important qui aura été fait en amont, mais qui aura alors débouché sur un échec, surtout si le maintien de l'ordre devient nécessaire. Cet échec ne sera pas le fait de la police, mais bien d'un ensemble de décisions, de choix, de prises de positions de partenaires, d'antagonistes, de victimes, d'auteurs, de classes sociales, de voisins, d'ethnies, de mouvements ou de citoyens, où le flics simple internenant n'aura pas trouvé des solutions qui ne lui appartenaient poutant plus.

Le travail de base de la police est l'aide à autrui, l'éducation, le secours, la prévention, la résolution des conflits, la lutte contre la criminalité, le maintien de la paix et de l'ordre.

Dans toute intervention il y a l'avant, le pendant et l'après. La mission dite militaire interviendra après, en dernier recours face à une situation qui aura été jugée sans autre solution. Si tel n'était pas le cas, il y aura eu erreur d'appréciation, mais l'échec initial demeurera pourtant sans que la solution apparaisse, tout simplement mais pour une bonne raison. Dans le chaînage de la résolution des conflits, à un certain moment le policier, ou la police, devrait pouvoir, après moult tentatives et en ayant absorbé toutes les approches possibles à travers le dialogue et une approche socioculturelle pertinente, passer la main à l'administration compétente, au service adéquat, à l'humain dont la mission et la formation seront de reprendre le flambeau de l'urgentiste qu'est le flic. A ce jour, nous avons UMUS, VIRES, la LAVI, le SPMI, les services sociaux des communes et de la ville, les maisons de médiations, des associations, des groupements mais il manque ce que j'aime à appeler "le passeur de témoin". A cet instant précis de la décision, le flic ne peut pas devenir l'aiguilleur du ciel sombre de la misère humaine. Si cette fonction n'existe pas à ce jour, même si l'îlotier de police l'exerce bien souvent, offrir un tel "passeur de témoin" à la police et à nos institutions ce serait aussi reconnaître le travail de police effectué en amont et décharger du poids administratif, social et moral du cas présenté, pour redonner ainsi une identité aux tâches, aux missions et au statut de la police.

De vouloir transformer des éducateurs socioculturels en policiers de proximité, comme j'ai pu le lire récemment, voilà bien une idée dont la simple utopie laisse entrevoir la disparition d'une profession à but sociale, essentielle et indispensable dans le chaînage précité qu'est l'éducateur socioculturel. Il suffit de voir les "grands frères ou les modérateurs" se faire attaquer et agresser dans les transports publics, tel un organe d'autorité désavoué, pour comprendre que ce chemin n'est pas le bon. Chaque acteur doit pouvoir être identifié, à travers sa tâche, sa mission et son approche.

Enfin, la militarisation de la police, dans sa structure, est une nécessité dans la donnée d'ordre, dans l'acceptation de l'acte et dans la prise de décision. Les responsabilités, sous cette forme, incomberont alors à la hiérarchie, pour le meilleur comme pour le pire. La police ne pourra jamais se passer de ce double statut, très militarisée organisationnellement dans les actions de masse, très indépendante et libre d'initiatives dévolues au maintien de la paix dans le travail quotidien.

L’apparence compte-t-elle ?

Yves PatrickDelachaux : Les signes du poids grandissant donné au maintien de l’ordre s’observent y compris dans le domaine de l’uniforme et de l’équipement. Au début des années 2000 encore, je travaillais en cravate et couvre-chef. Aujourd’hui, le boulot quotidien se fait en pantalons bouffants, casquette de baseball et ceinture de charge. Chaque poste possède désormais deux motos tout-terrain noires. Nos agents font de plus en plus peur. Je ne comprends vraiment pas les responsables qui font ces choix.

FM : Une anecdote à propos de ces motos. Des connaissances ont été choquées de les voir à l’œuvre, façon voltigeurs, lors de la dernière manifestation contre l’OMC. Ces gens revenaient de missions humanitaires dans des pays peu démocratiques… Ce n’est effectivement pas l’idée qu’on se fait d’une police moderne et intelligente.

Minet : L'apparence, à travers le vêtement, la tenue, le rôle, mais aussi le savoir faire et le savoir être compte énormément. L'un des problèmes de ce jour revient à l'une de mes réponses précédente. Que fait la police et à quel moment, dans quelle circonstance, donc avec quelle approche et dans quelle tenue ? A trop mélanger la mission de groupe, de maintien de l'ordre, à celle quotidienne du maintien de la paix, le policier se perd, à travers les ordres, les tenues, les actes, les doctrines. L'éthique reste la même, mais l'approche étant tellement différente dans le rôle que la crise identitaire subsiste. Actuellement, on demande aux policiers de faire de tout un peu, même aux spécialistes, mais aussi de faire de tout en même temps, et là les problèmes identitaires deviennent omniprésents.

Nul besoin de redessiner la police dans son apparence, il faut simplement redonner une identité aux rôles demandés, une tenue pour l'instant souhaité, avec une mission adéquate pour un but connu et recherché qui pourra, le moment venu, être repris par "le passeur de témoin".

Le portrait-robot que vous tirez du policier contemporain, notamment genevois, est sombre.

YPD : Plus on a besoin de faire du bodybuilding, moins on est fort ! La façon dont ils sont employés les mène bien souvent à l’épuisement. Ou ils démissionnent. Ils ne comprennent plus le sens de leur mission. Les arrestations répétitives et inefficaces. La confiance dans la hiérarchie est très faible, même si elle n’est pas en mesure d’être exprimée. Si on se met autour d’une table de policiers, les discussions tournent vite autour d’une «société perdue». Tout le monde est coupable : les étrangers, les politiques, la justice, les frontaliers, les femmes… C’est un corps malade.

Minet : Le policier contemporain est simplement perdu dans les méandres institutionnels et décisionnels, à travers le dessin actuel de son statut, de ses tâches, de ses missions. Il est aussi abattu par l'aspect inopérant des décisions de justice, par la refonte du code pénal, par les lenteurs ou l'inertie des décisions administratives. C'est ce bilan là qui est sombre, pas le portrait-robot du policier.

Vous affirmez que cette culture corporatiste négative n’est pas inéluctable ?

FM : Je partage le constat précédent et je le constate dans mes activités à l’école de police genevoise. On observe cette tendance ailleurs en Europe. Cela dit, il faut souligner les contre-exemples. A Neuchâtel et Lausanne, entre autres. Ou, plus loin, au Luxembourg. De nouveaux managements, basés sur l’ouverture à d’autres professions ont conduit les policiers à se remettre en question, à s’interroger sur leur métier et à adapter leur pratique.

Minet : Nous traversons une culture corporatiste négative (sachant que le corporatisme peut aussi être positif) pour toutes les raisons précitées, mais en aucun cas par des changements sociétaux liés à la race, à l'ethnie, à l'appartenance à un groupe ou à une religion, à l'action ou à l'acte. Notre société n'a plus de repère, elle est perdue, les policiers le vive ainsi mais ils ne sont pas les sauveurs du monde, nul n'a le droit d'attendre de ces humains une telle responsabilité, qui se doit d'être politique, cantonale, fédérale, européenne, mondiale face à la misère humaine et aux dérives des hommes. Le policier s'adapte au quotidien, il jongle, mais il doit disposer des outils de travail nécessaires mais aussi "d'un passeur de témoin", pour enfin déposer un point à la fin d'une mission, d'un acte, d'un écrit, qui le libérera ainsi de la pression psychique et morale du cas traité. Les policiers sont des médecins de la misère humaine, des urgentistes qui gardent en vie les droits humains, du plus faible au plus fort, du plus pauvre au plus riche, auteur ou victime, toutes races et religions confondues. Un comportement indissociable dans la réalisation des ses missions, de ses tâches, mais aussi une ligne droite semée d'embûches au bout de laquelle il faudra aussi trouver une réponse ou ce "passeur de témoin".

Quelles sont les responsabilités de la direction de la police ?

YPD : Grandes. Au-delà des personnes, elle fonctionne un peu sur un mode mafieux. La loi du silence est le premier enseignement. Il faut se fondre dans le groupe. Ne pas poser de questions. De plus, la hiérarchie joue contre l’autorité politique, qui n’a pas les outils pour maîtriser le domaine : la plupart des informations qui lui remontent son biaisées, passées à la moulinette du système interne. J’ai l’impression qu’elle dit au monde politique : «Donnez-nous des armes et faites-nous confiance !»

Minet : La direction de la police obéit aux ordres et à la doctrine politique et policière. Je ne suis pas certain à ce jour que ces responsabilités là doivent retomber un jour sur ladite direction. Par contre, la direction de la police doit aussi convaincre et apporter des solutions aux problèmes que je viens de soulever, mais pour ça il faut en premier lieu les identifier, les analyser, rester à l'écoute des policiers et de la société, et après oser interpeller le politique. Ce dernier devra alors faire preuve de contrition si le dossier est porteur d'espérance pour nos métiers et pour la société civile.

A vous entendre, les conséquences sont graves.

FM : L’impunité en est une. En contrepartie de l’obéissance, toutes sortes d’exactions d’ordre pénal son couvertes, des excès de vitesse dangereux, des violences inacceptables commises sur des innocents, des rapports tronqués, etc.

YPD : Vous souvenez-vous du rapport d’experts de 2007 à Genève1 Depuis, rien n’a bougé malgré certaines allégations de violences et d’abus d’autorité crédibles.

Minet : Les responsabilités sont grandes et graves, les conséquences n'en sont que les résultats, mais en aucun cas les uthopies présentées par divers observateurs ne sont les reflets de la réalité. Ces gens se sont arrêtés à la police des années sombres, il y bien longtemps. Dans l'acte individuel, la faute, l'erreur, le geste ou l'acte impardonnable, voire insupportable demeure possible. Aujourd'hui il est rare, il demeure inadmissible et n'est plus garanti d'un couvert corporatiste que d'autres ont connu. L'IGS travaille sereinement et avec droiture. Les fautifs sont dénoncés, sanctionnés, les mis hors de cause lavés des soupçons qui pesaient sur eux, avec des preuves, des éléments, des faits, tant pour l'accusation que pour la reconnaissance du respect des règles.

La police que certains ont quitté il y a longtemps, en n'exerçant plus, n'est plus la même aujourd'hui. L'arrivée du Brevet fédéral et l'instauration de formation continue, des maîtres de stage, voire une modification dans la doctrine du maintien de l'ordre que l'on devine depuis peu, fait qu'il faut observer la police depuis son entre pour en extraire à l'extérieur le meilleurs et le moins bon, dans le simple but d'augmenter les capacités des policiers à gérer toutes les situations, mais aussi à pouvoir se reposer en rencontrant sur leur parcours les passeurs de témoin attendus, maillon d'un système qui à lui seul demande une réorganisation, sur le fond et sur les idées. Si l'îlotier communautaire est ce maillon, il faut alors le déterminer ainsi dans sa mission tout en lui donnant les moyens de la réaliser.

Qu’en est-il du recrutement et de la formation, de la politique du personnel ?

FM : A Genève, les ressources humaines sont dirigées de façon scandaleuse et contre-productive. Des candidats très qualifiés et très expérimentés sont écartés parce qu’ils ne rentrent pas dans le moule. L’accent est toujours mis sur le côté prétendument viril du policier, la force physique. Ceux qui y rentrent, par exemple après un parcours universitaire, n’ont pas de plan de carrière autre que la promotion automatique. La formation continue est mince. En matière de formation initiale, les droits humains occupent 1% des 1600 heures dispensées !

Ce sont pourtant les fondements du métier du policier. Lequel détient deux pouvoirs exclusifs –usage et de la force et de la contrainte ; moyens discrétionnaires– qui nécessitent d’être bien maîtrisés puisqu’ils peuvent limiter positivement ou violer les droits de l’homme.

Minet : Qu'on le veuille ou non, les critères de recrutement on été revus " à la baisse ". L'armée, la taille, le sport, l'aspect corporel, L'âge, un certain sens de la république, du pays, de nos lois et de nos règlement, de notre société genevoise pluriculturelle mais profondément encrée aux valeurs helvétiques.

La prochaine étape de cette "ouverture" politicienne sera la nationalité et l'engagement d'étrangers, voire de policiers étrangers. Cette volonté n'est pas adéquate et elle n'aidera pas la police à retrouver une identité. La multi culturalité est déjà bien présente dans la police, de nombreuses origines différentes y sont représentées, juste miroir de la société, mais elles sont toutes réunies derrière la nationalité et ses valeurs.

La réforme est en route, statutairement, économiquement, hiérarchiquement, éthiquement, moralement, de la formation à la retraite, mais en oubliant trop souvent l'humain qui se cache dernière chaque policier, en oubliant de lui redonner une identité, en oubliant de requalifier ses tâches et ses missions, en oubliant de redessiner ses priorités, cette réforme sera mort-née si elle n'apporte pas des solutions à la crise identitaire que traverse la police et surtout une aide précieuse à la lutte pour le maintien de la paix, de l'ordre, en allant au devant de la misère humaine ou en se battant contre la criminalité.

Votre regard acéré, vos critiques, vos propositions sont-elles entendues par l’institution ?

FM : On ne peut pas dire que tout cela plaise. En tant que chargé d’enseignement, je suis conscient d’être un alibi dans la grille de formation actuelle. On me le dit parfois. C’est pour cela que nous avons décidé d’écrire des livres à l’intention d’un public large.

Minet : Être un alibi c'est bien, devenir un prétexte c'est grave. Si l'institution écoute, alors qu'elle devra également entendre les voix des policiers, des flics de terrain, de rue, qui eux n'ont pas quitté le bitume et connaissent encore très bien leur métier et les ombres cachées de la misère d'une société dans laquelle ils travaillent au quotidien.

Quelles sont les pistes de réformes que vous soumettez aux responsables politiques ?

YPD : L’ouverture immédiate de la direction à la pluridisciplinarité. Il faut des compétences en sociologie, psychologie, philosophie, économie, management, etc. Ensuite, le recrutement, la formation et les ressources humaines doivent absolument retourner dans le giron de l’Etat central et non laissées en mains policières.

FM : Il est également indispensable de confier le contrôle de la déontologie à l’extérieur. Pour un regard neutre et distancié sur l’action policière. Des policiers qui en surveillent d’autres, ça ne va pas.

Minet : Glisser dans le giron de l'Etat, alors que l'on peut juste constater les dysfonctionnements qui surviennent dans certains de ses services, c'est condamner à mort la police, le métier de policier, et ainsi notre société qui continuera cette fois sans son dernier garde-fou qu'était encore le dernier maillon fort que représente la police.

Pour conclure deux mots : oui à l'ouverture de la pluridisciplinarité pour les postes de gestion, politiques et administratifs à la police, et enfin, à qui de droit, si la confiance se mérite, le respect aussi, à travers les connaissances, mais également par une faculté d'analyse dénuée de tout sentiments partisans ou d'un quelconque intérêt personnel.

Minet, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

12/09/2010

Modification profonde des valeurs de notre société face à la violence, la résignation !

Alors que je suis en pleine lecture du dernier livre d'Yves Patrick Delachaux, "Policier, gardien de la paix", une utopie sociétale sur laquelle je reviendrai dans un autre mot, je me rends compte que nous assistons à une profonde modification des valeurs de notre civilisation face à la violence, face à la criminalité qui touche les biens et les personnes, à travers un comportement nouveau, la résignation.

En effet, à travers une banalisation des crimes et des délits, un coup de couteau par-ci, un hold-up par-là, un cambriolage chez lui, un vol chez moi, un gifle ici, une rixe là-bas, des faits divers sont devenus des faits quotidiens. Qui ne connaît pas une victime autour de lui, plus personne.

Ce qui est grave à mes yeux, c'est cette révolte qui ne sort par, qui ne s'exprime pas, qui ne s'exprime plus. Il faut dire que cette résignation populaire peut se comprendre, elle a constaté démocratiquement que ce n'est pas en votant pour l'autre que tout ira mieux, car une promesse électorale reste une promesse, un acte politique d'un élu un geste courageux mais si rare. Comme les choses ne changent pas, comme l'on a déresponsabilisé les parents dans la science de l'éducation, comme l'on veut accabler l'école pour suppléer à ce manque, comme l'on n'ose pas aller plus loin dans la doctrine policière et dans les choix politiques, comme l'on devient permissif pénalement, et bien il y a résignation.

Et à la place de lutter contre celle-ci, ce sont les comportements des agents publics, des services sociaux, des profs, des contrôleurs TPG, des douaniers, des policiers que l'on tente de modifier, avec une politique qui voudrait que l'on aide perpétuellement le plus faible, mais sans jamais sévir contre le plus fort, souvent auteur et fautif.

Une vision technocrate et universitaire simpliste d'une société où "tout le monde il est gentil", qui ne va pas permettre à la nouvelle génération de trouver ses véritables repères.

Réveillez vous messieurs les penseurs, debout les décideurs, écoutez la rue, écoutez vos proches, vos amis, vos familles, vos enfants, vos aînés, et redonnons à notre société les valeurs qui ont été les siennes et qui lui ont permis de se construire, de s'élever, juste avant de s'écrouler, il y a dix ans, au moment de la résignation humaine, sociale, politique, économique.

Minet.

01/09/2010

Trop de questions pour si peu de réponses .. Quel avenir pour la police genevoise ?

C'est la période des grandes annonces, tel un effet de manche, histoire de lancer la rentrée pour déjà oublier le "bilan" de l'année écoulée. Comme tous les lecteurs de nos quotidiens, je me pose des questions auxquelles je ne trouve pas de réponse.

Il suffit de lire cette presse de cette fîn d'été pour s'intéroger raisonnablement comme citoyen sur la situation actuelle que traverse nos pendores :

"Les demi-gendarmes" sont en service.

http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/Les--demis-genda...

Hausse des policiers en ville.

http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/Hausse-des-polic...

La police municipale sera renforcée en ville.

http://www.tdg.ch/geneve/actu/police-municipale-renforcee...

La police genevoise engage jusqu'à 35 ans.

http://www.tdg.ch/geneve/actu/police-genevoise-engage-35-...

"Madame Rochat veut-elle une police de vieux ?"

http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/-Madame-Rochat-v...

La police informatisée n'est pas plus efficace.

http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/La-police-inform...

Salaires des policiers : un audit dénonce des erreurs.

http://www.tdg.ch/geneve/actu/salaires-policier-audit-den...

La police a son "usine à gaz administrative".

http://www.tdg.ch/geneve/actu/salaires-policier-audit-den...

sans oublier Champ-Dollon :

L'extention de la prison plus chère que prévu ?

http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/19445022

L'extention de Champ-Dollon attendra.

http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/24960659

Ils pourraient libérer un tiers des détenus.

http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/21065101

L'agrandissement urgent de Champ-Dollon est mal parti.

http://www.tdg.ch/geneve/actu/agrandissement-urgent-champ...

 

Mais l'avenir est ailleur, il suffit de lire les offres d'emplois à l'Etat pour y croire :

DSPE - Secrétaire général-e à 100 %

http://bpv.geneve.ch/offpers/ebpv/RHA/viewPV.asp

DSPE - Secrétaire adjoint-e à 100 %

 http://bpv.geneve.ch/offpers/ebpv/RHA/viewPV.asp

DSPE - Gardien-ne ou suveillant-e de prison (avec CFC de cuisinier) à 100 %

http://bpv.geneve.ch/offpers/ebpv/RHA/viewPV.asp

DSPE - Gardien-ne ou suveillant-e de prison à 100 %

http://bpv.geneve.ch/offpers/ebpv/RHA/viewPV.asp

Reste que le budget de l'Etat sera présenté le 16 septembre prochain, donc plus le temps de se poser trop de questions et ça évite de devoir trouver des réponses, mais pendant ce temps là la patate chaude brûle les doigts à certains !

 

 

21:06 Publié dans Culture, Economie, Genève, Histoire, Humour, Médias, Politique, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

17/08/2010

Il faut aussi savoir reconnaître ses victimes à travers ses ennemis, message adressé aux peuples d'Israël et de Palestine !

L'ex-officier du Tsahal, que nous nommerons "Eden Abargil" selon FB, posant souriante devant des prisonniers palestiniens, ligotés et les yeux bandés, provoque un scandale. Un de trop ou un de plus ?

Sachant que je vais me faire stigmatiser comme antisémite, ce qui n'est absolument pas le cas, je tiens néanmoins à exprimer le fait que je ne supporte plus le comportement de certaines personnes, qui sous la protection d'une éternelle victimisation, s'autorisent des actes de guerre illégitimes, insupportables, inqualifiables.

Ce n'est pas la première affaire où l'armée du peuple d'Israël est montrée du doigt, ce n'est pas la première fois que cet Etat est condamné pour des actes illégitimes, mais ce n'est pas la dernière fois que le monde va simplement émettre une simple critique, sans oser aller plus loin, sans oser aller jusqu'au bout du débat, des problèmes, des causalités et des solutions. Vu de Genève, qui savait par le passé prendre ses responsabilités pour guider les peuple sur la voie de la réconciliation, voire de la paix, il y a des guerres que l'on ne supporte plus.

Les combats que se livrent la Palestine et Israël est une guerre odieuse, sans fin car sans limite. La légitimité pour l'existence de ces deux pays est reconnue, mais pas la terre occupée, pas les champs partagés, pas les maisons brûlées, pas ces deux peuples victimes de l'inconscience des dérives humaines.

Et à lire les derniers propos d'Eden Abargil, je n'y devine que la cupidité d'une guerre qui n'aura pourtant jamais de gagnant dans un conflit armé ;

"Je m'excuse auprès des gens qui se sentent blessés par moi. Mais j'ai agi en toute innocence, de bonne foi. Ces images n'avaient aucune prétention politique (...) De toute façon on trouvera toujours à redire contre Eretz Israël (la Terre d'Israël), nous ne sommes pas un peuple qui a beaucoup d'amis. On nous attaquera pour la moindre petite chose".

Il temps que l'ONU dénonce les barbares, israéliens ou palestiniens, mais aussi qu'elle reconnaisse les victimes d'un ostracisme outrancier.

Walter SCHLECHTEN

(Suite)

 

 http://www.lematin.ch/actu/monde/armee-israelienne-nouvel...

 

23:54 Publié dans Culture, Histoire, Monde, Politique, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

16/08/2010

On s’emm…. à Genève le dimanche !

De retour de vacances, Toronto, Niagara, Owen Sound, Kilarney, Ottawa et Kingston, en passant par de petites villes, j’ai pris connaissance de l’article de l’Illustré daté du 4 août, dans lequel Jean-Pierre JOBIN affirme ; « on s’emm… à Genève le dimanche ».

 

Ma première réaction a été celle de dire qu’il a entièrement raison. Mais ipso facto je me suis rendu compte que cette petit phrase venait de la bouche du président de Genève Tourisme, avec sa marque déposée « Genève, un monde en soi », vous savez.

 

Impuissance avouée ou cruelle désillusion d’un constat d’échec ? Je ne sais pas ce qui pousse Monsieur JOBIN à flinguer avec lucidité sa ville, son canton, sa région. Un appel sournois aux politiques pour que les choses changes, peut-être !

 

Mais les choses peuvent-elles changer à Genève ?

 

Nous nous trouvons dans une spirale infernale, celle du changement, des grands travaux, d'une nouvelle mobilité, d’une relance économique souhaitée et favorisée par l’Etat, mais pour le bien de qui, de vous, de nous, de notre ville-canton ?

 

Genève a eu des atouts dans sa manche durant longtemps, mais depuis les autres villes européennes ont posé leurs jeux, avec des cartes gagnantes cette fois.

 

Genève c’était :

-         La sécurité

-         Un cadre de vie

-         La qualité des prestations

-         Les avantages d’une grande ville dans une petite cité

-         Le centre de l’Europe

-         Une image de la Suisse

-         Un symbole de la paix

 

Une image, mais quelle image ?

 

Un aéroport international, une compagnie d’aviation nationale, la vieille ville, sa cathédrale, cité historique du protestantisme, le mur des réformateurs, ses grands hommes, l’ONU, la Croix-Rouge, sa culture, ses musées, ses grandes banques, sa rade, son jet d’eau, son horloge fleurie, ses parcs magnifiques, ces fêtes grandioses hautes en couleurs, ses hôtels de grande classe, sa propreté, sa sécurité urbaine.

 

Que reste-t-il aujourd’hui de tout ça ?

 

-         Un aéroport qui manque de place, de terrain pour construire une deuxième piste dont les genevois ne veulent probablement pas

-         Une compagnie nationale qui a été déchue, tout comme l’image de notre pays, remplacée par des Low Cost qui font la joie des petits voyageurs, mais qui rament aussi économiquement.

-         Une vieille ville qui est mal dans ses murs

-         Une cathédrale qui ne brille plus de mille feux

-         Une histoire du protestantisme que le 500èmeanniversaire de Calvin n’a pas ressuscité

-         Un mur des réformateurs qui ne comprendraient plus nos réformes

-         Plus ou prou de grands hommes issus du Canton, si ce n’est quelques grandes familles de banquiers, quand ils n’ont pas quitté le territoire

-         Des organisations internationales en proie à de grandes difficultés financières et attirées par d’autres grandes villes

-         Une culture qui oublie son passé au profit déguisé de la région mais qui demeure en retard sur nos voisins

-         Des musées qui cherchent un toit et des fonds, sans susciter l’envie

-         Des grandes banques qui subissent la crise et les foudres dirigées contre notre pays

-         Une rade en attente d’une grande traversée, voire d’une plage, mais qui se meurt actuellement dans la suffisance des cartes postales

-         Un jet d’eau souvent imité, souvent égalé

-         Une horloge fleurie souvent critiquée, souvent reproduite, souvent dépassée

-         Des parcs entretenus, mais peu développés et souvent abandonnés à une petite délinquance

-         Des fêtes qui ont perdu leur éclat flamboyant au profit de l’argent, du gain, d’un certain tourisme

-         Des hôtels qui se sont réveillés tardivement, qui depuis ont pourtant fait de grands travaux pour redevenir les fleurons d’une région, mais le mal d’une réputation et la cherté sont passés par là

-         Une propreté et une sécurité qui étaient la carte de visite de notre ville, de notre pays, mais qui ont été abandonnées sans lutter, même si une prise de conscience récente est intervenue

 

Sombre tableau, triste tableau qui me désole aussi. Je laisse mes heureux détracteur corriger le tir par leur commentaires et l’énumération des bons points de notre cité, ils sont si rare vu de l’intérieur.

 

Certes, tout va mal et partout. Mais ce que je peux vous dire, c’est qu’une ville, pour vivre, pour survivre, pour plaire et séduire, doit briller. Genève ne brille plus, elle est terne, comme sa population, comme sa politique, comme ses rues, comme sa rade, comme ses grands projets sans ossature financière suffisante.

 

Si j’étais à la place de Monsieur JOBIN, je ne m’emm…….. pas le dimanche, car je chercherais encore et encore pour que Genève devienne :

 

Une ville lumière (Lyon)

Une ville d’eau (Versaille)

Une ville de recherche (Zurich)

Une ville d’histoire (Florence)

Une ville de paix (Stockolm)

Une ville de joie (Québec)

Une ville de mémoire (Ottawa)

Une ville propre (Lugano)

Une ville sécurisante (New-York)

Une ville chaleureuse (Perth)

 

Mais pour l’instant, j’ai la malheureuse impression de vivre à « Genève, un monde en soie ».

14/08/2010

Un blog peut-il vivre tout seul ? La réponse est non !

Le "Petit jeu" est fini.

Avant de partir en vacances, pour un magnifique voyage au Canada avec ma douce, où l'Ontario a été une véritable découverte, j'ai posté un "petit jeu de l'été" sur mon blog, avec des dates de programmation pour parution, afin d'alimenter quotidiennement mon blog avec divers sujets sur le thème "Petit jeu, xxxx c'est ?"

Au-delà des thèmes choisis, je constate ceci :

La police, sur mon blog, est un sujet qui attise toujours les commentaires. Par contre, il est dommage que des sujets comme le sida, la politique, l'alcool, l'enseignement, la drogue, les médias, le sexe ne développe pas quelques réactions, même sous cette forme infantile du débat.

Par contre, ce qui est certain, c'est qu'un blog ne peut pas vivre ainsi. L'écriture doit être quotidienne, d'actualité, et son modérateur se doit d'être présent et vigilant. L'intérêt n'est donc pas créé par le sujet, mais bien par le contenu, mais pour ça il faut avoir le temps de coucher les mots et les idées, d'ouvrir et d'entretenir le débat, d'y participer et de l'animer.

Ce n'est pas en étant absent 16 jours qu'il m'était possible de le faire. Un "petit jeu de l'été" qui s'arrête donc ce jour, en espérant vous retrouver lundi matin, avec un mot du jour qui lui saura vous intéresser. L'actualité est là, moi aussi.

Je vais donc fermer les rubriques précitées de ce petit test, en n'oubliant pas de remercier les 1672 visites reçues sur ce jeu et les auteurs des 59 commentaires déposés.

Minet.

18:53 Publié dans Culture, Humour, Médias, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

Petit jeu, la religion c'est ... !

Un peu marre de lire tout et n'importe quoi, alors le jeu est très simple, vous avez jusqu'à 1800 en ce samedi 14 août pour répondre et compléter cette phrase afin de donner votre opinion sur la religion :

La religion c'est ... !

07:37 Publié dans Culture, Humour, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

13/08/2010

Petit jeu, les médias c'est ... !

Un peu marre de lire tout et n'importe quoi, alors le jeu est très simple, vous avez jusqu'à 1800 en ce vendredi 13 août pour répondre et compléter cette phrase afin de donner votre opinion sur les médias :

Les médias c'est ... !

06:20 Publié dans Culture, Humour, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

12/08/2010

Petit jeu, les Psy c'est ... !

Un peu marre de lire tout et n'importe quoi, alors le jeu est très simple, vous avez jusqu'à 1800 en ce jeudi 12 août pour répondre et compléter cette phrase afin de donner votre opinion sur les Psy :

Les Psy c'est ... !

06:55 Publié dans Culture, Humour, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook