17/07/2011

"Le miroir brisé"

« Je m'appelle Max, je suis né et j'ai vécu dans le quartier de Saint-Jean, mais actuellement je passe toutes mes journées devant la gare de Cornavin. A 63 ans je n'ai plus aucun revenu, je me suis retrouvé au chômage il y a huit ans, puis à l'aide sociale. Il y a deux ans j'ai eu honte de n'être qu'un assisté, j'ai tout laissé tomber, mais depuis j'ai aussi tout perdu. Une histoire qui peut vous arriver demain, tel un cancer, même si on n'ose y croire au quotidien.

 

Après mon licenciement, mon épouse a supporté un an notre situation familiale, ma dérive financière et mes colères alcoolisées. Elle m'a quitté comme on laisse un fardeau sur le bord du chemin, pour mieux avancer, pour ne pas tomber avec lui, pour survivre probablement. D'entretiens d'embauches à mes débauches alcooliques, impossible pour moi de retrouver un travail. J'ai bien vite compris que je ne serai plus jamais un ouvrier comme les autres, un employé, un salarié. Elle aussi l'avait compris, d'ailleurs je ne voulais pas l'entraîner dans ma chute sociale, je ne l'ai pas retenue.

 

Avec une formation dans un métier en déshérence, le vieux cordonnier que je suis n'a eu aucune chance de réussir une reconversion, surtout à mon âge. La faute à qui, à quoi ?

Des institutions noyées sous les demandes, fossilisées dans les lois et les règlements d'application, par le droit, par la gestion administrative des dossiers, oubliant trop souvent l'humain à la porte de l'office. Le chômage c'est comme une maladie, plus elle est longue, moins il est facile d'en guérir.

 

Les factures, les dettes, les impayés, les poursuites, l'évacuation de mon logement, la saisie de mes biens, le tout accompagné de la maladie, la dépression et enfin l'alcool qui devient si vite votre meilleurs ennemi. Il faut dire qu'une fois en rue, la solitude, le froid, la faim, la honte, la douleur demeurent vos seuls compagnons.

 

Le réseau social est quasi inexistant après. Vos proches et vos amis vous oublient, vous chassent parfois, alors que les organismes d'entraide sont bien plus efficaces pour les requérants d'asile que pour nous, les exclus sédentaires.

 

J'ai bien dormi durant quelques semaine dans un foyer d'accueil ou à l'asile de nuit, mais cette vie communautaire n'est pas saine, elle nous noie dans la masse, elle engendre l'habitude et l'effet miroir qui se doit de nous bousculer disparaît à son tour. L'indépendance d'une couche, dans un parc, dans une cave ou un parking reste une des rares libertés où nous nous donnons le choix, celui de garder un peu d'intimité et de dignité. Manger un peu, trouver de l'argent pour acheter le liquide divin, un brin de toilette alors même que les wc publics disparaissent tour à tour, tel est mon quotidien.

 

Heureusement, ce matin comme tous les jours je ne suis pas seul, d'autres exclus sont là, à notre rendez-vous de l'aube. Il y a José, l'ancien chauffeur poids lourds, Marcel, l'ex ouvrier de chantier, Paul, un écrivain qui n'a jamais publié et Izmir un vieux turc qui a fait tous les petits boulots du monde. Nos parties de cartes nous donnent l'impression que les journées sont moins longues. Elles créent aussi un lien social, aussi éphémère qu'il soit mais tissé autour du partage d'un morceau de pain ou d'une bouteille de gros rouge. Nous sommes de gentils clodos, on ne vole pas, on ne mendie pas, on n'escroque pas, on range nos déchets la journée terminée pour ne pas gêner. Mieux encore, on ne demande plus rien car l'on n'espère plus grand-chose.

 

Demain est un autre jour, mais si vous passez devant la gare et que vous nous y croisez, ne détournez plus la tête, mais regardez nous tel un miroir d'une société où demain c'est peut-être votre reflet que vous y verrez. »

 

Walter SCHLECHTEN, habitant La Croix-de-Rozon.

24/06/2011

Les questions sans réponse !

En ma qualité de citoyen informé par les simples médias, j'ai remarqué que depuis plusieurs mois, voire bientôt deux ans, plus aucun journaliste ne pose de questions qui dérangent sur la thématique de la sécurité à Genève, ni sur la police genevoise. C'est un peu comme pour le chômage, il y a une gestion différente dont plus personne ne veut parler ouvertement, comme si elle était dissimulée derrière une opacité étatique, et l'hospice général, qui le rendrait depuis sous-jacent.

 

Si Laurent M. Moutinot était visiblement devenu la tête de Turc de certains députés du Parlement et de bien des scribouillards, il semblerait que Mme Rochat soit au bénéfice d'une longue trêve.

 

Ce n'est pas que, en ma qualité d'électeur, je ne lui accorde pas le temps de ses réorganisations, mais je reste en attente de réponses à des questions d'actualité qui ne sont malheureusement jamais posées.

 

Comme citoyen j'ai entendu parler de Phenix, une réorganisation de la réorganisation de la police, dont des éléments devraient être présentés aux députés, à la presse et au peuple à la fin de ce mois. Ces travaux vont-ils aider à faire baisser la criminalité, à réinstaurer en rue un climat de confiance, à faire baisser les cambriolages, les vols à la tire et autres délits qui pourrissent la vie des citoyens, ou ne seront-ils qu'une réorganisation étatique, fonctionnelle, administrative, hiérarchique, financière et politique ?

 

Il y a aussi le projet Score, un nouveau système d'évaluation des fonctions à l'Etat, à travers une redéfinition des métiers. Là aussi, je reste curieux de savoir où passent mes impôts et comment seront payés les fonctionnaires de demain ?

 

Mais si ces deux thèmes demeurent de grands projets auxquels il faut accorder du temps au temps, sachant que les syndicats de la fonction publique perdront probablement patience avant le peuple, reste que de nombreuses questions planent sur les problèmes relevés par l'actualité, notamment sur l'insécurité et la criminalité, sujets qui étaient pourtant la thématique principale lors des denrières élections cantonales.

 

Florilèges de questions citoyennes, issues de mes lectures dans les médias, qui pourraient être déposées auprès de Mme Rochat Isabel, Présidente du DSPE :

 

Q : La criminalité de rue explose, tout comme les cambriolages, les vols à la tire, etc. Que comptez-vous faire dans l'urgence pour endiguer ces hausses qui viennent rompre le lien de confiance des citoyen envers sa police et ses autorités de tutelle ?

 

Q : Quelle doctrine allez-vous donner à vos employés pour remotiver une base policière écrasée par les nouvelles procédures NCPP, la réorganisation opaque de votre prédécesseur et vos travaux actuels qui sèment visiblement un doute inapproprié pour sécuriser vos troupes ?

 

Q : Comment expliquez-vous que les criminels sont aussi vite relâchés en rue alors qu'ils font l'objet d'ordonnances de condamnations. Ne devaient-ils pas se retrouver en prison ?

 

Q : Alors que la surpopulation à Champ-Dollon stagne après une forte baisse (baisse qui n'est pas sans lien avec la mise en application du NCPP) et que les personnes condamnées ne peuvent plus être détenues dans cette prison préventive, pensez-vous que la construction d'un Champ-Dollon II reste d'actualité dans le cadre des ambitions du Conseil d'Etat ?

 

Q : Après avoir déclaré que Plainpalais était votre priorité, voila que la lutte contre la drogue devient "la priorité". Comment expliquez-vous tous ces atermoiements dans une politique sécuritaire qui ne démontre pas la fermeté attendue par la population contre les délinquants qui trainent dans nos rues ?

 

Q : Il y a peu, on apprenait que la police manquait de budgets pour financer les relevés et les analyses ADN, ainsi que pour l'engagement rapide de personnels administratifs. Le Conseil d'Etat, à travers son budget 2011, n'a-t-il pas fait des économies de bouts de chandelle sur le dos de la sécurité et ainsi du bon fonctionnement des institutions ?

 

Q : Le pouvoir judiciaire reste en attente de magistrats et de personnels. Allez-vous soutenir ces postes nouveaux lors de l'élaboration du prochain budget afin d'assurer le suivi pénal du travail de vos policiers ?

 

Q : Depuis quelques semaines, ne nombreux chiffres alarmistes sortent dans la presse, des délits sont en hausse, les policiers désabusés et dans un grand désarroi, sentiments que vous aviez pourtant déjà constaté à votre arrivée à la tête de ce département. Ne pensez-vous pas que vous vous êtes laissée entraîner dans une spirale organisationnelle, ceci au détriment des besoins de l'opérationnel et du quotidien ?

 

Q : Vous donnez l'impression de ne pas vouloir heurter le Parlement avec des dépassements de crédits, comme si l'aspect financier était prioritaire sur la gestion des coûts de d'une sécurité pourtant au bénéfice de la population. Malgré votre double majorité politique, avez-vous l'impression de ne pas être soutenue par le Parlement, qui ne répondrait alors pas favorablement à vos requêtes ?

 

Q : Pour finir un peu d'humour. Vous avez hérité d'une patate chaude il y a bientôt deux ans. A ce jour, part-elle en frites, en robe des champs, en purée ou allez-vous la faire sauter telle une pomme de terre nouvelle ?

 

Des questions simples issues des lectures de faits divers, d'articles de la presse de boulevard et de statistiques annoncées et confirmées.

 

Je n'attends pas de réponse, les vacances scolaires et politiques sont bien trop proches, et qui prendrait sérieusement le temps de répondre au blog d'un simple citoyen qui se pose ces quelques questions, mais surtout qui se demande avec crainte où va Genève dans le contexte actuel ?

 

Minet, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

PS : Madame Rochat a répondu à ces questions lors de la séance du Grand Conseil, ce jour et en direct sur Léman Bleu, suite à l'interpellation d'un député. Merci Madame d'avoir pris le temps de répondre aux interrogations d'un habitant du canton. Et pour la fondue, en réponse à la dernière question, c'est avec grand plaisir que vous devenez mon invitée.

Walter Schlechten.

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24/05/2011

Quand le corporatisme prouve, face à la mort, qu'il est une valeur fondamentale de notre société !

Il y a des soirs où  plus rien n’a d’importance.

 

Il y a des soirs où le sens de la vie devient une priorité.

 

Il y a des soirs où les réalités d’une profession nous rattrapent.

 

Il y a des soirs où la douleur partagée est commune avec mes camarades.

 

Il y a des soirs où je pense à une famille en deuil, à une femme désespérée et en larmes.

 

Il y a des soirs où deux orphelins ne trouveront jamais les réponses à leurs questions.

 

Il y a des soirs où des collègues pleurent en silence ou dans les bras de leur épouse.

 

Il y a des soirs où je me demande si notre société mérite autant de sacrifices.

 

Il y a des soirs où je hais la violence gratuite des hommes et l’injustice.

 

Il y a des soirs où je ne trouve plus le sommeil.

 

Il y a des soirs où je ne comprends plus le sens de ma mission, de mon métier.

 

Il y a des soirs où je n’accepte plus que l’on attaque notre corporatisme que seul nous pouvons comprendre, car à travers notre profession nous nous mettons au service des autres, de notre employeur, de l'Etat et de notre société.

 

C’est ce même corporatisme qui fait que la machine avance encore face aux dysfonctionnements politiques ou judiciaires.

 

C’est ce même corporatisme qui fait que la mort de l’un des nôtres est ressenti comme une blessure personnelle.

 

C’est ce même corporatisme qui fera que demain je vais me rendre au boulot, sans crainte mais avec des doutes certains.

 

C’est ce même corporatisme qui fera que mercredi 25 mai 2011, à 1400, tous les policiers de Suisse marqueront une minute de silence et le salut qui est dû à notre camarde assassiné.

 

C’est ce même corporatisme qui fait que ce soir je suis en pensées avec cette famille que je ne connais pas, avec un canton qui est pourtant la source de mes origines, avec ces collègues que je ne côtoie pas, mais avec qui je partage la même douleur et le même amour d’un métier, celui de policier.

 

 

Minet. 

 

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01/05/2011

Tourisme en Egypte, nous avons testé !

C'est au mois de novembre 2010 que nous avions réservé un voyage en Egypte, pour ces vacances de Pâques. Depuis, nous avons suivi les événements, écouté les recommandations du DFAE, observé les comportements des agences de voyage, pour décider enfin il y a six semaines de maintenir ce déplacement.

C'est donc à quatre adultes et une enfant que nous nous sommes rendus à Sharm El Sheikh. Certes, cette région touristique n'avait pas été touchée directement par les événements, même si l'information n'a jamais été très précise à l'époque des faits.

Que dire de cette semaine, de nos attentes et des résultats d'un séjour balnéaire presque ordinaire.

Premièrement nous nous attendions à un accueil bien plus chaleureux, plus soigné touristiquement, plus attentif, juste pour convaincre. Pour avoir déjà séjourné à deux autres reprises dans ce pays magnifique, rien n'a véritablement changé

Toute personne demeure un objet d'analyse, de surveillance, d'interrogation, de suspicion. La présence toujours aussi indiscrète des hommes des services de sécurité de l'Etat n'est pas le meilleur signe de bienvenue. Il y a cette agressivité du regard envers les occidentaux et la femme n'est toujours pas considérée. L'administration est toujours aussi lourde et hiérarchisée à tel point que l'on ne se retrouve jamais devant un responsable qui saura prendre une décision. On devine que d'importants changements sont intervenus, des têtes ont dû tomber et les personnes mises en place pas encore rodées à l'exercice. La présence armée, le long des routes et aux check point, est plus discrète qu'il y a dix ans, mais la marine elle est bien présente le long des côtes. Des hommes en armes gardent aussi les entrées d'hôtels la nuit.

Deuxièmement, on devine un pays qui tourne au ralenti avec des institutions précaires. Difficile voire impossible de faire du change en ville ou à l'hôtel, il faut impérativement si besoin est de faire cette opération à l'aéroport. Difficile voire impossible d'obtenir de véritables réponses sur la sécurité en rue ou lors des transports. Difficile voire impossible d'oublier que nous ne sommes là que pour déposer nos devises et repartir. La preuve en est que la clientèle russophone ou jordanienne est spécialement choyée, mais je ne crois pas que le tourisme égyptien peut se contenter de ces uniques richesses pour assurer l'avenir de sa profession.

La grande différence cette année est qu'un grand nombre de touristes européens qui nous accompagnaient on été déçus, tout comme nous.

Le soleil et la Mer Rouge étaient bien au rendez-vous, mais pas le peuple égyptien visiblement encore noyé dans la tourmente des événements, entre les fantômes d'hier et des incertitudes de demain.

Nous sommes arrivés ce soir à Genève, en ayant tenté de laisser ces quelques mauvais souvenirs au bord de la Mer Rouge, mais avec un goût amer, afin de pouvoir déposer un rayon de soleil en arrivant lundi matin au bureau.

 

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11/04/2011

"Le Sourire"

« Depuis des mois je vais lui rendre visite avec ma douce, le dimanche en général. Je l'appelle Madame, elle me dit vous. C'est la maman de cœur de ma compagne, elle fut sa nounou mais aussi sa lumière. Ensemble, on partage toujours un repas dans un restaurant chaleureux.

 

J'observe alors ces deux femmes si proches et je devine que l'une a éclairé le chemin de vie de l'autre, à travers une éducation d'une époque révolue, mais souvent regrettée. Il faut dire qu'une femme qui vous a élevé durant tant d'années ne s'oublie pas si facilement, et quelle femme.

 

Elle a 96 ans, bientôt 97, valaisanne de cœur et solide comme un rocher suspendu au dessus du temps qui passe. Certes elle vieilli, son visage est marqué et sa démarche fragile, mais ses rides sont de beauté et son pas d'une sagesse certaine. Elle trouve le temps long et estime qu'elle n'a plus grand-chose à faire sur cette terre. Elle attend irrémédiablement la fin, ce départ qui se fait attendre alors qu'elle est prête, résignée sûrement, lucide évidemment.

 

Elle qui a connu presque un siècle d'histoire, de travail, de voyages, de rencontres, de découvertes, de lectures, de guerres mais d'amour aussi. L'amour de tous ces enfants de grandes familles qui sont un peu les siens aujourd'hui. Elle ne revendique pas cette situation, mais ce sont ces mêmes garnements qui la lui accordent avec tout leur amour aujourd'hui.

 

Ma douce en est une parmi d'autres. Mais ce lien est fort, puissant, il se lit dans leurs yeux, il se voit dans leurs étreintes discrètes d'une main vers l'autre. Alors, par amour mais aussi pas don de soi, j'accompagne ces dames et je partage leurs échanges. Des souvenirs que je n'ai pas, des images que je ne connais pas, des instants partagés oubliés mais si vite remémorés que je devine. J'écoute, je découvre, j'admire.

 

Mes yeux aiment cette vieille dame, elle est un peu mes grand-mères disparues, de ces femmes que l'on écoute, car intelligentes et franches. La vie n'a pas toujours été simple pour elles, mais elles ne regrettent jamais rien, elles ont bien vécu comme elles aiment à l'affirmer.

 

Et moi, j'aime vivre ces moments partagés avec cette belle personne. Elle donne de l'amour et en reçoit de ma femme de cœur. Ce qui est certain, c'est que nous ont lui apporte un rayon de soleil qui illumine à chaque visite son visage et qui lui redonne, pour un instant, l'envie de vivre, d'avancer, juste pour le plaisir de nous revoir dans une semaine. Ce lien affectif semble bien fragile mais tellement infini qu'il en devient intemporel.  

 

C'est avec un visage radieux qu'elle nous quitte à la fin de nos visites, fatiguée aussi en retournant dans sa chambrette, avec tous ces « vieux » qui eux ont un peu perdu la tête. Et nous, c'est avec impatience que l'on souhaite revenir au plus vite pour la retrouver et continuer à parcourir, en sa compagnie, ce grand livre de la vie illuminé par ses sourires. »

12/03/2011

Nos regards tournés vers le pays du soleil levant devraient nous apporter cette humilité que nous n'avons plus !

Il y a des événements dans une vie qui ne laissent pas, qui ne laissent plus indifférent.

 

Il y a eu le 11 septembre 2001, un choc énorme pour l'occident face à l'horreur et la cruauté  humaine. L'inconcevable devenait réalité, l'impensable devenait images, l'inimaginable devenait une réelle menace. Un peuple visé, un pays blessé, une agression physique et morale qui avait pourtant des précédents dans l'horreur.

 

La mémoire humaine garde au plus profond d'elle les horreurs du passé, où l'homme détruit l'homme, avec cruauté et bien au-delà des limites du supportable pour nos consciences.

 

Les ségrégations raciales, la Grande Guerre, la Shoah, Hiroshima et Nagasaki, des génocides et des camps de la mort dans bien des guerres, des crimes contre l'humanité et j'en oublie, pas par manque de respect, mais par ignorance.

 

L'homme ne maîtrise pas l'homme ni les éléments, Tchernobyl et les incidents dans sur les sites Seveso sont là pour nous le rappeler.

 

Il y a des événements dans une vie qui ne laissent pas, qui ne laissent plus indifférent.

 

En 1219 la rupture d'un barrage naturelle a dévasté la ville de Grenoble

 

En 1755 un tremblement de terre puis un tsunami détruisent Lisbonne

 

En 2004 un tremblement de terre puis un tsunami touchent la Thaïlande, la Malaisie, le Sri Lanka et l'Inde.

 

En 2010 un tremblement de terre ravage Haïti.

 

Il y a eu aussi Lothar, Katrina, Ewiniar, Nargis, Jeanne, et autres cyclones ou ouragans.

 

Il y a eu aussi les éruptions, le Vésuve, le Lakagigar, le mont Tambora, le Krakatoa, la montagne Pelée, le Nevado des Ruiz, Eyjafjoll et autres.

 

Il y eu aussi la météorite du cratère de Chicxulub, si loin, trop loin !

 

Mais depuis le 11 mars 2011, il y aura le tremblement de terre et le tsunami qui ont ravagé le Japon. Il y aura probablement une catastrophe nucléaire et sanitaire. On n'ose pas envisager le pire, mais la probabilité est là, bien présente, dictée par les forces de nature. Cette catastrophe vient d'entrer dans nos mémoires collectives.

 

Aujourd'hui, il y a un peuple courageux, solidaire, impressionnant, calme, qui fait face ces catastrophes, dans un pays où probablement le soleil levant n'aura plus jamais le même rayonnement dans le cœur des japonais. Ils méritent notre aide, et notre respect.

 

Walter Schlechten - Habitant La Croix-de-Rozon.   

21/02/2011

Suisse - Libye ; Jeu, set et match .. et non car le Conseil Fédéral a laissé passer deux balles de contre-break, malgré un service gagnant sous les yeux !

J'avais osé espérer que les erreurs du passé serviraient de leçon, mais il n'en est rien. La Suisse, et le Conseil Fédéral, restent dans le ventre mou de la politique mondiale.

Affaiblie par les affaires (Swissair, fonds en déshérence, UBS USA, Kadhafi, secret bancaire) la Confédération se devait de saisir au bon les deux balles de contre-break qui se présentaient à elle.

Malheureusement, nos sept sages, au comportement frileux, n'ont pas jugé opportun de transformer l'essai. Il faut croire que certains lobbys financiers et politiques sont encore bien présents sous la Coupole fédérale.

Pourtant, tout s'est jouer en 24 heures, et ce n'est donc que pour quelques heures de lascivité que notre réactivité est mise en berne. Trop facile de crier après les loups une fois que la meute est passée.

Le Conseil Fédéral aurait dû, ceci dès dimanche midi et avant tout le monde, condamner le non respect des droits de l'homme qui se produisait en Libye. Défendre la démocratie, la liberté d'expression, les droits humains, le respect de la vie pour foudroyer une dictature, demeurent des actes qui sont encore des valeurs dans notre pays. Sachez que sous le sceau de la neutralité, il n'est pas interdit de défendre ses valeurs et de les exprimer, de dénoncer, de condamner.

Nous aurions ainsi utilisé notre première balle de contre-break dans ce match que nous livrons depuis deux ans contre la Libye. Car si cet État menait au score, par des moyens bien souvent illicites en démocratie mais si pratiques en politique, nous ne pouvions nous contenter d'attendre un jugement d'un tribunal arbitral dont la liberté de jugement était déjà entravée par la puissance pétrolière du clan Kadhafi.

La seconde balle de contre-break, elle n'a été utilisée et jouée que ce soir par le DFAE, qui se fend d'un communiqué repris par la TDG ;

"Selon de nombreux témoignages et rapports d’organisations de défense des droits de l’homme, les autorités libyennes exercent une répression extrêmement dure et une violence ciblée à l’encontre des personnes qui participent depuis plusieurs jours à des manifestations et des marches funèbres", a déploré le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Il a souligné que l’on parle "de centaines de morts et de blessés".

D’après les informations disponibles, les hôpitaux sont débordés et leurs réserves en sang sont insuffisantes. D’après les comptes rendus de témoins, des scènes d’une violence inacceptable se déroulent dans les rues. Le DFAE a lancé un appel aux forces de sécurité libyennes les incitant "à renoncer à recourir à la force contre leurs compatriotes".

"Eu égard à son expérience avec le régime de Tripoli, la Suisse est très consciente du courage dont font preuve ces hommes et ces femmes qui descendent dans la rue en Libye et revendiquent leurs droits démocratiques", a poursuivi le DFAE.

Nous avions une magnifique balle de match, l'occasion de nous replacer la tête haute sur la scène internationale, de brûler sur le bûcher des mensonges et des vanités l'arrogance du pouvoir de l'or noir, avec un service gagnant dont notre pays avait le secret, mais là il faudra attendre une deuxième balle pour conclure ce match où le bien combat démocratiquement le mal.

Pendant ce temps, des populations assoiffées de liberté se font massacrer sur les terres libyennes.

Minet.

 

 

 

 

06/02/2011

L'avenir de Genève devra se jouer d'ici 2018, après le sablier ne se retournera plus ... !

Nous avons tous souvenir du symbole qui avait été érigé à Genève pour le passage au XXIème siècle, un sablier géant.

Ironie du sort, cette notion du temps qui passe mais qui ne se rattrape pas, sauf si l'on retourne la situation, est à l'image de Genève après une décennie écoulée dans le nouveau siècle.

Genève n'a pas su entrer dans le XXIème siècle avec une vision d'avenir issue d'idées avant-gardistes. Genève est restée à quai, à regarder le train du développement passer et d'autres grandes cité débouler devant elle.

Trop sûre de ses atouts, n'ayant pas conscience que d'autres ville nous envient et cherchent à récupérer nos institutions internationales si fragiles, Genève s'est endormie sur ses lauriers.

Certes depuis trois ans des "grands projets" voient le jour, soutenus financièrement, mais ils ne sont que la finalité de ce qui aurait dû clore le XXème siècle. Ce n'est donc que le retard accumulé que nous tentons de combler aujourd'hui, la politique des transports en est l'exemple concret, mais en aucun cas je ne devine une vision novatrice qui serait issue d'idées avant-gardistes.

Genève reste sobre, neutre, tente de redevenir propre, pratique, usuelle, radieuse, mais elle est si peu moderne qu'elle en demeure triste.

Le made in Swizerland est encore une valeur sûre, mais le made in Geneva n'est plus la représentation d'une ville, d'un canton, qui savait, qui voulait recevoir les hôtes du monde entier pour offrir une terre d'accueil, de négociation, de traité, d'amitié, dans le règlement des conflits, fussent ils politiques, économiques ou sociaux.

Pire encore, écologiquement elle n'a pas saisi sa chance de devenir une référence pour l'avenir du développement durable, avec pourtant une politique "cantonale" efficace mais qui n'a pas de résonance internationale.

Pour que Genève reste le pool d'attraction des institutions internationales, et une référence mondiale, il faudra autre chose que l'écriture d'une Constitution genevoise qui n'a rien d'ambitieuse, car démuni de positions avant-gardistes.

Sans une réaction avant 2018, qui sortirait notre canton de son nombrilisme, afin de ressembler à une cité du XXIème siècle, Genève n'aura pas, n'aura plus les capacités de ses ambitions, au demeurant minimalistes car pleines de certitudes inachevées.

Et si j'écris ce mot aujourd'hui, c'est que j'aime ma ville, ce canton, mais je souffre de les voir s'asphyxier à travers des nébuleuses politiques.

Genève, un monde en soi, comme ils l'ont si bien écrit !  

28/01/2011

Indignons nous, révoltons nous !

Après l'Algérie, la Tunisie, l'Egypte et bientôt le Yémen, la Suisse va-t-elle aussi connaître une révolte populaire en rue ?

Certes, ce n'est ni le pain, ni le blé, ni le lait, ni l'eau, ni l'électricité, ni les soins, ni l'écolage, ni la liberté de culte, ni la liberté d'expression qui sont en jeux, ils ne manquent pas au quotidien, mais c'est simplement le coût de la vie qui nous attaque, avec la menace du chômage et de la précarité du logement. Beaucoup sont au bord de ce précipice, un gouffre dans lequel de plus en plus de citoyens risquent de tomber.

Si tous les habitants en révolte dans ces pays tiers ont des raisons de vouloir sortir du marasme dans lequel ils se trouvent, en bousculant les pouvoirs en place, en tentant d'introduire une certaine démocratie, il m'est insupportable de voir que le peuple suisse, certes nanti parmi les nantis, se contente d'accepter sans cesse des hausses de prix, de tarifs, d'impôts et de coûts divers sans s'indigner.

Par peur de perdre l'accessibilité à des prestations que bien d'autres nous envient, probablement, mais à quel prix !

En passant par le coûts de produits de base aux prestations de service, tout augmente et bien souvent sous le prétexte de réserves qui se devraient d'assurer la pérennité des dites prestations.

Assurances maladies, cotisations sociales, loyers, prix des transports (TPG et CFF), Billag, téléphonie, imposition fédérale, taxations cantonales, vignette autoroutière, panier de la ménagère, même le prix de l'argent augmente.

Le suisse est bon payeur, mais il se demande depuis peu s'il est normal de voir tous ses coûts augmenter alors que les prestations diminuent, deviennent restrictives ou coûteuses à travers un développement pas toujours compris par le citoyen.

Ce mot se veut provoquant, on ne peut pas comparer des situations géopolitiques qui ne sont pas comparables, mais l'on peut comparer les prix, ceux d'il y a dix ans en arrière et ceux du jour, et là il y a de quoi se révolter.

Minet.

 

11/01/2011

Eric Zemmour est-il coupable de diffamation et de discrimination raciale, ou est-il la victime d’une France politiquement trop correcte qui n’ose pas se retourner sur ses erreurs dans le domaine de la naturalisation et du droit du sol ?

Célèbre journaliste et chroniqueur de Laurent Ruquier, Eric Zemmour, qui ne laisse personne indifférent, passe depuis ce jour devant le tribunal correctionnel de Paris. Pas de jeu de scène ou de grande envolée lyrique, juste un homme qui confirme ses propos, qui lui valent aujourd'hui les foudres et les plaintes des associations anti-racistes.

Il y a quelques mois, lors d'un débat télévisé mené face à Rokhaya Diallo, une militante anti-raciste et présidente de l'association Les invisibles, il avait déclaré : "Les Français issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que les plupart des trafiquants sont noirs et arabes... c'est un fait."

Selon lui, il n'y a pas eu dérapage et il a la ferme intention de se battre face à ses détracteurs en justice. Connaissant sa verve, nous ne doutons pas qu'il le fera avec éloquence. Mais il pourrait bien que ce trublion de la libre pensée devienne la « victime » d'une France politiquement trop correcte qui n'ose pas se retourner sur sa politique de naturalisation et du droit du sol appliqué, qui dit ceci : « Tout enfant né en France de parents étrangers acquiert la nationalité française à sa majorité si, à cette date, il a en France sa résidence et s'il a eu sa résidence habituelle en France pendant une période continue ou discontinue d'au moins cinq ans, depuis l'âge de onze ans. »

En Suisse, cette possibilité « directe » n'existe pas. La naturalisation facilitée est possible si l'un des parents est suisse (art. 25 à 31 et 58 RS 141.0) et il est dit ceci :

La naturalisation facilitée est accordée à condition que le requérant :

  • se soit intégré en Suisse;
  • se conforme à la législation suisse;
  • ne compromette pas la sécurité intérieure ou extérieure de la Suisse.

La naturalisation ordinaire existe aussi. Quiconque est résident en Suisse depuis douze ans peut dépooser une demande d'autorisation fédérale de naturalisation (art. 12 à 16 RS 141.0) et il est dit ceci :

Le candidat à la nationalité suisse doit déposer une demande auprès du canton ou de la commune. La nationalité suisse ne s'acquiert que par celui qui, après obtention de l'autorisation fédérale de naturalisation, est admis dans le droit de cité de la commune et du canton. La naturalisation n'est pas un droit : les cantons et les communes sont libres de fixer des conditions supplémentaires.

La naturalisation ordinaire est accordée à condition que le requérant :

  • réside depuis douze ans en Suisse (entre 10 et 20 ans, les années comptent double) dont trois au cours de cinq années qui précèdent la requête;
  • est intégré à la communauté suisse;
  • est accoutumé aux mœurs et aux usages suisses;
  • se conforme à l'ordre juridique suisse;
  • ne compromet pas la sûreté intérieure ou extérieure de la Suisse.

A ces donditions fédérales s'ajoutent les conditions cantonales et communales :

  • conditions de résidence;
  • conditions d'aptitude.

Il y a donc des différences importantes entre la France et la Suisse (réf ; Wikipédia).

On peut se demander ce qu'il adviendrait, si en Suisse, lors d'une émission telle qu'Infrarouge, un invité s'exclamait : « Les Suisses issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que les plupart des trafiquants sont noirs, arabe et albanais .. c'est un fait ».

Mais ces propos ne seront jamais tenus ainsi, car ce n'est pas, en Suisse, le reflet des réalités.

Par contre, qu'adviendrait-il si ce même invité déclarait : « Certaines ethnies  issues de l'immigration sont plus contrôlées que les autres parce que les plupart des trafiquants sont noirs, arabe ou albanais .. c'est un fait » ?

Je pose juste la question ?

21:41 Publié dans Culture, France, Histoire, Médias, Politique, Spiritualités, Suisse | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

07/01/2011

En cette année d'élections, la campagne est lancée !

En cette année d'élections, la campagne est lancée. Le PLR sort du bois sur la thématique de l'immigration, pourtant fer de lance de l'UDC. Mais le PLR ne passe pas la ligne rouge du politiquement incorrect, il joue dessus en s'exprimant «pour un contrôle pragmatique de l’immigration, en adéquation avec les besoins de la Suisse».

En gros, l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’UE est un succès, mais ce parti veut toutefois poser «des garde-fous». Je vous passe les détails, l'important n'est pas là, et vous les trouverez sur ce lien :

http://www.einwanderung-steuern.ch/fr

Nous allons avoir droit à une année animée en débats de tous genres. Ces discussions, accompagnées des nécessaires positions des uns et propositions des autres, devraient permettre de faire avancer le thèmes récurrents qui sont devenus des préoccupations pour notre société.

Chômage 76% +10
Prévoyance vieillesse 45% +9
Système de santé 41% +5
Protection sociale 37% +6
Etrangers 31% +8
Sécurité personnelle 28% +3
UE/Accords bilatéraux 23% +11
Réfugiés 19% +2
Nouvelle pauvreté 18% -4
Environnement 18% +1
Inflation 15% +1
Mondialisation 14% +3
Crise financière 13% -16
Crise économique 12% -15
Energie 11% +2
Réforme de l'Etat 10% +3
Finances fédérales 10% -2
Drogue 8% -1
Armée 7% +1
Salaires 7% -9

(Réf : Enquête 2010 du Crédit Suisse ; https://emagazine.credit-suisse.com/app/article/index.cfm...

Bien sûr, il y a des thèmes qui sont porteurs, qui parlent aux citoyens, qui interpellent, qui seront mis en avant politiquement et dans les médias, mais qui sortira vainqueur de cette folle année de débats ;

Le chômage, les assurances sociales, la santé, l'immigration, la sécurité, le développement durable, l'UE ou tout simplement le citoyen ?

Ce qui est certain, c'est que les politiques ne peuvent plus, aujourd'hui et comme par le passé, se contente d'effleurer ces sujets avec quelques diatribes lors des campagnes électorales. Ils devront prendre position et émettre des propositions, sans omettre de réaliser celles-ci une fois les élections terminées. En Suisse, l'immobilisme n'est plus politiquement correct.

Le peuple suisse n'est plus le gentil pigeon qui se contentait de manger les miettes d'un système qui, s'il a fonctionné durant de nombreuses années, est arrivé à l'extrémité de ses limites face aux problèmes sociétaux.

Le peuple suisse pourrait alors s'indigner !

http://indigene-editions.blogspot.com/2010/10/indignez-vo...

09:31 Publié dans Culture, Genève, Politique, Région, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

04/10/2010

Armes blanches, armes à feu : ne plus banaliser la violence des actes et se doter d'un arsenal législatif adéquat !

Un nouveau drame familial s'est produit ce jour à Genève selon une dernière dépêche de la TDG. Les corps sans vie d'un couple, une femme de 42 ans et son concubin de 52 ans, ont été découverts ce matin par leurs enfants à leur domicile, une arme à feu à leurs côtés.

Hier c'était un homme Suisse de 29 ans qui faisait feu sur un groupe de jeunes qui venaient de l'éconduire. Le bilan est lourd : un garçon blessé au visage et une jeune fille dans un état très grave.

Vendredi dernier c'était le jugement de la Cour d'assises de Genève qui tombait contre un Britannique de 58 ans qui avait abattu d'une balle dans la tête une jeune femme Sénégalaise de 34 ans, serveuse dans un bar des Pâquis. Huit ans de prison, peine suspendue au profit d'un traitement psychiatrique. 

Et demain ?

La Suisse, et Genève, doivent faire face à une montée des actes de violence depuis quatre ans. Pas une semaine dans notre canton, pour ne pas dire pas un jour, où nous ne vivons pas une agression avec violence, sachant que les chiffres au niveau Suisse ne sont pas plus rassurants.

Les armes, blanches ou à feu, sont devenues à travers leur usage banalisé un mode opératoire récurrent lors d'actes qui, dans un passé récent, n'auraient pas impliqué de tels objets dans le geste ultime.

Ces armes sèment la terreur et la mort, ces armes sont trop souvent entre les mains de personnes irresponsables et dans une société où la déresponsabilisation est devenue un alibi trop simple à alléguer une fois l'acte accompli, nous ne pouvons plus tolérer ce laxisme.

Je ne juge pas, mais je demande simplement à ce que le pouvoir législatif donne les moyens à notre société de se prémunir et de lutter contre cette violence brutale, trop simple, trop accessible car caricaturée à souhait à travers les jeux vidéos, et banalisés dans les médias et au cinéma.

Entre les libertés individuelles et une réglementation trop légère, il nous faut durcir les lois et nous doter d'un arsenal législatif suffisant pour contrôler la circulation et la détention des armes à feu, tout comme du plus vicieux des outils, l'arme blanche.

Et s'il n'est pas possible d'aller vers une législation plus dure en matière d'acquisition et de détention, il faut alors impérativement dissuader par la condamnation et revoir de code de procédure pénale et son catalogue de sanctions.

Minet.

 

 

03/10/2010

Les caravanes passent, les gens du voyage restent !

Il y a une semaine on signalait la présence de gens du voyage à Genève, de leurs caravanes et d'un campement pas forcément idoine. La sagesse des mots et la dissuasion ont été suffisantes pour qu'ils reprennent la route, vers d'autres champs.

En ce beau dimanche, je me suis rendu au bord du"lac de Genève", à Rolle, pour profiter du soleil radieux de ce mois d'octobre qui ressemble déjà à un été indien.

J'aime ce village de pêcheurs rupestre, il a gardé une âme, des murs et un bord du lac bien propre avec une ballade somptueuse. C'est lors de ce cheminement lacustre que je suis arrivé au camping de la commune, au lieu-dit Aux Vernes.

Quelques passionnés du caravaning s'afféraient encore pour plier et ranger leur emplacement, la fin de saison étant proche, le terrain se doit d'être dégagé. On nettoie, on plie, on range, et on déplace cette maison du bonheur sur un terrain privé ou un emplacement prévu pour un gardiennage d'hiver. On respecte ainsi les règles de la commune, du camping en société et du savoir vivre.

C'est sur le chemin du retour, en direction d'un monde en soi, que j'ai été surpris, enfin si peu, de constater que d'autres gens du voyage s'étaient installés à Nyon, dans un champ ou la musique tzigane ne devrait déranger personne.

Et pourtant, en me souvenant de ceux qui dans l'après-midi se conformaient aux règles, de ceux qui ne dérogent pas à la loi, de ceux qui paient un place pour un emplacement prévu à cet effet, de ceux qui laissent place nette en ayant trouvé un refuge pour passer l'hiver, je n'ai pu m'empêcher de douter.

Cette musique tzigane risque bien de déranger, ce campement pas forcément idoine d'apporter la méfiance et la crainte, et donc le rejet. Eux aussi devront alors plier, ranger, et déplacer leur logement fortuné ou de fortune pour reprendre la route, car ces gens du voyage n'ont pas prouvé qu'ils savaient eux aussi vivre en communauté avec des sédentaires qui pourtant n'ont rien contre les caravanes qui passent.

Minet.

 

 

29/09/2010

Première scène de ménage depuis l'arrivée de la cousine Simonetta !

Depuis quelques jours je suivais de près tous les changements qui intervenaient chez mes voisins, la famille C.-F.

En effet, les départs annoncés des cousins Hans-Rudolf et Moritz, le premier pour un repos forcé à l'alpage, le second pour un long voyage en train et en vélo à travers l'Europe, il y avait deux chambres d'amis de libres.

Plusieurs membres de la grande famille se sont inscrits, venant de presque toute la Suisse, car les places sont rares dans ma ville fédérale. Pour finir se sont les clans qui ont décidé, et sans surprise, la cousine Simonetta a été sollicitée à la grande majorité, alors que le deuxième matelas est revenu à Johann.

Ces choix ont fait bien des déçus.

Premièrement car les deux nouveaux avaient déjà une chambre en ville, donc ce sont deux proches qui vont emménager.

Deuxièmement, dans les clans certains espéraient voir arriver deux cousines. Une seule a été retenue, Simonetta. Faut dire que la famille C.-F. rêvait aussi de se retrouver avec cinq femmes en ménage, elles ne seront que quatre.

Et pourtant, en à peine deux jours, mes voisins sont déjà chamboulés de ces deux arrivées. Le plus surprenant c'est que, tel dans une maison de poupées, se sont les fille qui se chamaillent déjà, sans être les cinq espérées.

Il y a la grande Doris qui a voulu changer de chambre, en prendre un plus grande laissée libre, alors que l'on pensait que Simonetta allait en bénéficier du fait de sa grande réussite.

Il y a Eveline qui n'en pouvait plus de faire la justice dans cette famille et qui qui prend en charge le porte-monnaie de la maison.

Il y a Micheline qui à voulu rester étrangère à tout ça et garder sa chambre, faut dire qu'elle voyage beaucoup et n'est pas souvent là. 

Du coup s'est la cousine Simonetta qui se retrouve à devoir faire la police, dès son premier jour.

Tout ceci n'est pas de bonne augure pour la suite, car comme dans toutes les familles nombreuses, la collégialité se doit d'être le fil rouge de la vie communautaire.

Et là, c'est très mal parti, et je n'ose pas imaginer si une cinquième cousine avait emménagé, on aurait alors retrouvé nos souvenirs d'enfance et la cour de récréation où les filles se disputaient pour jouer à la corde à sauter alors que deux garçons se battaient dans un coin sous le regard incrédule d'un troisième.

J'aime bien observer mes voisins, ils sont tristes mais me font souvent rire depuis trois ans, et là il me semble que l'on ne va pas s'ennuyer cet hiver.

 

Minet.

 

 

 

27/09/2010

Et si Simonetta Sommaruga utilisait son département/sanction pour en faire un tremplin !

Christian Levrat est en colère, et Simonetta Sommaruga ne doit pas être la plus heureuse des élues. Elle et son parti ont été trompés dans un jeu de rôle où les alliés d'une nuit sont devenus les ennemis du lendemain. Et dire que l'on osait croire au retour de la collégialité au sein du Conseil Fédéral.

Pourtant, cette sanction/punition pour l'élue socialiste, à savoir se retrouver à la tête du DFJP, pourrait bien devenir la plus farouche de ses armes à un an des futures élections fédérales, car la population et de nombreux gouvernements cantonaux sont en attente de solutions, de réactions, d'anticipation.

Eveline Widmer-Schlumpf quitte donc le département maudit pour prendre son domaine de prédilection, les finances. Elle se retrouve ainsi à la tête de ce département de poids pour un an, sans avoir un nécessaire besoin de réussite, mais sans devoir commettre d'erreur. Sachant que ce n'est pas le souvenir si peu impérissable qu'elle laisse au DFJP qui l'aura mise ne danger depuis son élection, elle pourrait ne jamais s'affirmer et ainsi ne pas se garantir d'une réélection déjà si peu attendue par l'UDC. Un manque d'envergure qui pourrait lui devenir fatal.

Au contraire, Simonetta Sommaruga hérite d'un département qui a besoin d'un message fort, d'un signe sécurisant envers une population qui ne comprend plus la hausse constante de la criminalité dans notre pays, avérée par les derniers chiffres. Certes elle ne a pas pouvoir réécrire le code de procédure pénale en un an, mais elle peut apporter une fraîcheur et une vivacité d'esprit qui pourraient bien la porter plus haut encore.

Deux exemples :

1) Si la criminalité est en hausse dans tous les cantons suisses, la priorité première de bien de polices cantonales demeure la sécurité routière, avec ses accidents, ses morts et ses blessés.

En déposant un projet de loi qui rendrait de facto tout détenteur de véhicule responsable des actes commis au moyen de son bien, nous retrouverions une discipline civique routière, une responsabilisation dans la détention d'un véhicule qui se transforme trop souvent en arme, mettant ainsi en danger la vie d'autrui. L'auteur n'est pas identifié, sans l'aide du détenteur bien souvent, ou avec sa complicité devrais-je dire, et bien ce même détenteur devrait à son tour répondre devant la loi des conséquences provoquées au moyen de son véhicule, de l'excès de vitesse à l'accident grave, voire le meurtre.

La prévention est si peu efficace auprès de certains usagers de la route que la sanction irrémédiable devient le seul remède. La responsabilisation du détenteur en est une. Je suis favorable à l'instauration d'une telle mesure, qui pourrait devenir salutaire dans la lutte contre les infractions à la LCR.

2) Autre cas de figure, en un an Simonetta Somaruga pourrait lancer les démarches nécessaires à la suppression des jours amendes, ou au durcissement des conditions nécessaires à l'octroi du sursis, reconnus par tous comme un échec. Il n'y a pas que les infractions LCR qui sont visées par cette mesure, mais bien des délits susceptibles d'une condamnation allant jusqu'à six mois d'emprisonnement "bénéficient" de ce système défaillant.

Décisions peu facile pour une socialiste, qui serait pourtant suivie par la droite qui ne pourrait désavouer une telle politique, mais ce durcissement évolutif à travers ces deux exemples, et il y en a d'autres applicables, représenterait un signe fort d'une femme de pouvoir, de décision et d'envergure pour un Conseil Fédéral qui manque cruellement d'ambition et de proréactivité.

Minet.

http://infrarouge.tsr.ch/ir/1627-faillite-jours-amende#id...

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