16/08/2010

On s’emm…. à Genève le dimanche !

De retour de vacances, Toronto, Niagara, Owen Sound, Kilarney, Ottawa et Kingston, en passant par de petites villes, j’ai pris connaissance de l’article de l’Illustré daté du 4 août, dans lequel Jean-Pierre JOBIN affirme ; « on s’emm… à Genève le dimanche ».

 

Ma première réaction a été celle de dire qu’il a entièrement raison. Mais ipso facto je me suis rendu compte que cette petit phrase venait de la bouche du président de Genève Tourisme, avec sa marque déposée « Genève, un monde en soi », vous savez.

 

Impuissance avouée ou cruelle désillusion d’un constat d’échec ? Je ne sais pas ce qui pousse Monsieur JOBIN à flinguer avec lucidité sa ville, son canton, sa région. Un appel sournois aux politiques pour que les choses changes, peut-être !

 

Mais les choses peuvent-elles changer à Genève ?

 

Nous nous trouvons dans une spirale infernale, celle du changement, des grands travaux, d'une nouvelle mobilité, d’une relance économique souhaitée et favorisée par l’Etat, mais pour le bien de qui, de vous, de nous, de notre ville-canton ?

 

Genève a eu des atouts dans sa manche durant longtemps, mais depuis les autres villes européennes ont posé leurs jeux, avec des cartes gagnantes cette fois.

 

Genève c’était :

-         La sécurité

-         Un cadre de vie

-         La qualité des prestations

-         Les avantages d’une grande ville dans une petite cité

-         Le centre de l’Europe

-         Une image de la Suisse

-         Un symbole de la paix

 

Une image, mais quelle image ?

 

Un aéroport international, une compagnie d’aviation nationale, la vieille ville, sa cathédrale, cité historique du protestantisme, le mur des réformateurs, ses grands hommes, l’ONU, la Croix-Rouge, sa culture, ses musées, ses grandes banques, sa rade, son jet d’eau, son horloge fleurie, ses parcs magnifiques, ces fêtes grandioses hautes en couleurs, ses hôtels de grande classe, sa propreté, sa sécurité urbaine.

 

Que reste-t-il aujourd’hui de tout ça ?

 

-         Un aéroport qui manque de place, de terrain pour construire une deuxième piste dont les genevois ne veulent probablement pas

-         Une compagnie nationale qui a été déchue, tout comme l’image de notre pays, remplacée par des Low Cost qui font la joie des petits voyageurs, mais qui rament aussi économiquement.

-         Une vieille ville qui est mal dans ses murs

-         Une cathédrale qui ne brille plus de mille feux

-         Une histoire du protestantisme que le 500èmeanniversaire de Calvin n’a pas ressuscité

-         Un mur des réformateurs qui ne comprendraient plus nos réformes

-         Plus ou prou de grands hommes issus du Canton, si ce n’est quelques grandes familles de banquiers, quand ils n’ont pas quitté le territoire

-         Des organisations internationales en proie à de grandes difficultés financières et attirées par d’autres grandes villes

-         Une culture qui oublie son passé au profit déguisé de la région mais qui demeure en retard sur nos voisins

-         Des musées qui cherchent un toit et des fonds, sans susciter l’envie

-         Des grandes banques qui subissent la crise et les foudres dirigées contre notre pays

-         Une rade en attente d’une grande traversée, voire d’une plage, mais qui se meurt actuellement dans la suffisance des cartes postales

-         Un jet d’eau souvent imité, souvent égalé

-         Une horloge fleurie souvent critiquée, souvent reproduite, souvent dépassée

-         Des parcs entretenus, mais peu développés et souvent abandonnés à une petite délinquance

-         Des fêtes qui ont perdu leur éclat flamboyant au profit de l’argent, du gain, d’un certain tourisme

-         Des hôtels qui se sont réveillés tardivement, qui depuis ont pourtant fait de grands travaux pour redevenir les fleurons d’une région, mais le mal d’une réputation et la cherté sont passés par là

-         Une propreté et une sécurité qui étaient la carte de visite de notre ville, de notre pays, mais qui ont été abandonnées sans lutter, même si une prise de conscience récente est intervenue

 

Sombre tableau, triste tableau qui me désole aussi. Je laisse mes heureux détracteur corriger le tir par leur commentaires et l’énumération des bons points de notre cité, ils sont si rare vu de l’intérieur.

 

Certes, tout va mal et partout. Mais ce que je peux vous dire, c’est qu’une ville, pour vivre, pour survivre, pour plaire et séduire, doit briller. Genève ne brille plus, elle est terne, comme sa population, comme sa politique, comme ses rues, comme sa rade, comme ses grands projets sans ossature financière suffisante.

 

Si j’étais à la place de Monsieur JOBIN, je ne m’emm…….. pas le dimanche, car je chercherais encore et encore pour que Genève devienne :

 

Une ville lumière (Lyon)

Une ville d’eau (Versaille)

Une ville de recherche (Zurich)

Une ville d’histoire (Florence)

Une ville de paix (Stockolm)

Une ville de joie (Québec)

Une ville de mémoire (Ottawa)

Une ville propre (Lugano)

Une ville sécurisante (New-York)

Une ville chaleureuse (Perth)

 

Mais pour l’instant, j’ai la malheureuse impression de vivre à « Genève, un monde en soie ».

22/07/2010

Bernard Rappaz a-t-il coupé l'herbe sous le pied aux limites d'un système carcéral en proie aux doutes politiques ?

Il est fêté comme un héros qui, après 110 jours de jeûne, vient de faire plier l'autorité. Lui, c'est Bernard Rappaz, chanvrier valaisan, dernier des Mohicans, prophête dans son pays tel que le fût José Bové en France, symbole de la résistance paysanne et rurale, et pourtant.

Ils ont aussi comme points communs une chevelure grisonnante en bataille et une moustache dignes de Vercingétorix.

Fichier:Statue Vercingetorix Alesia.jpg

Rappaz - Bové - Vercingétorix, mêmes combats ?

Et pourtant disais-je, en appliquant un "réaménagement des modalités d’exécution de la sanction", le Département valaisan de la sécurité vient de donner un signal fort à tous les agitateurs et autres insoumis, celui d'une justice qui ne s'applique pas, qui s'arrête face à la provocation, à la manipulation, face au chantage humain. Certes l'intégrité corporelle de cet homme devait être préservée, mais rompre sa détention c'est simplement supprimer encore un peu plus les repères et les valeurs de notre société. C'est aussi ne pas maintenir une corde raide, un fil rouge qu'il ne faut pas franchir sous peine de sanction. En supprimant ainsi ces limites, les décideurs politiques démontrent leurs faiblesses face à un système carcéral dépassé, mais ils renoncent aussi à imposer ces fameuses limites.

Reste que probablement retournement de situation il y aura, mais le mal sera fait et seul le souvenir de cette victoire contre l'état de droit subsistera, avec l'image d'une justice et d'une politique à deux vitesses. Il faudra alors avoir le courage de se prononcer sur la demande de grâce déposée, et là il ne faudra pas se tromper d'objectif.

Nul doute, Bernard Rappaz vient de couper l'herbe sous le pied à un pouvoir politique qui lui aussi perd ses repères et ses valeurs, sans lutter, sans combattre, sans assumer juste pour assurer l'avenir d'une société déjà à la dérive.

Minet.

 

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21/06/2010

Guy Mettan, au nom de qui, au nom de quoi ?

Guy Mettan, membre du PDC est depuis 2005 député au Grand Conseil du canton de Genève et président du Club Suisse de la Presse, dont il est un membre fondateur. Ancien journaliste, il a aussi été rédacteur en chef de la TDG.  Homme cultivé et pluridisciplinaire, il est lu et écouté.

Sa stature l'a même porté au poste de président du Grand Conseil, siège qu'il occupe actuellement. C'est notamment lui qui a ouvert la cérémonie du 7 décembre 2009 dans le cadre de l'investiture du Conseil d'Etat pour le discours de Saint-Pierre.

http://www.ge.ch/fao/2009/doc/20091211.pdf

Pourtant, malgré ses qualités, il vient de faire part de ses positions sur l'affaire Kadhafi, sans la retenue qui devrait être sienne dans le cadre des ses diverses fonctions, et surtout en sachant qu'il serait attentivement écouté, mais probablement pas suivi.

Dans une interview accordée au Grand Pascal, il fustige Genève, son image, sa police, sa justice, sa presse régionale tout en brisant la collégialité politique dans une affaire où pourtant le Conseil d'Etat, pouvoir exécutif s'il en faut, n'a lui jamais baissé la tête.

Son affligeante déclaration, un simulacre de jugement dernier issu d'une bonne conscience motivée par la recherche d'un blanc-seing énigmatique, dénonce des "boulettes genevoises" ;  

1)      Première boulette : une surréaction de la police genevoise, lors de l’arrestation des époux Kadhafi, où il n'était pas nécessaire d’agir contre trois personnes avec un commando anti-terroriste.

 

2)      Deuxième boulette : une exagération de la justice genevoise, pour avoir coffré deux jours le fils Kadhafi alors que deux heures  auraient suffi.

 

3)      Troisième boulette : une faute, un délit d'un employé d'Etat qui a transmis des photos d'identité judiciaire à la presse.

 

4)      Quatrième boulette : celle du journal la Tribune  de Genève qui publie les photos incriminées.

 

Si pour le point trois la faute grave, un acte inadmissible, un délit même qui a été reconnu comme tel et pour lequel l'auteur est toujours recherché suite à une ouverture d'une procédure pénale, l'on peut se demander ce qui motive un tel lynchage étatique de nos institutions, voire de la presse et de sa liberté si souvent muselée.

Certes la publication de ces photos n'était pas de bon goût, sachant que la provenance de celles-ci était illicite, mais l'on a bien souvent vu et lu pire dans nos feuilles de choux, où quelques scribouillards en mal de reconnaissance ont parfois dépassé des limites du respectable, quand ce n'est pas la rédaction elle-même qui pousse en avant de telles démarches.

Par contre, flinguer la police genevoise, en tenant des propos qui ne sont ni le reflet des réalités, ni des faits, c'est prendre une position isolée contre l'Etat et le pouvoir exécutif.

Par contre, flinguer la justice genevoise, en tenant des propos qui font honte à la démocratie et à l'état de droit, qui se voudraient alors un renoncement à l'égalité de traitement au profit du plus riche, du plus puissant, du plus grand, du plus craint, c'est prendre une position grave contre les droits humains et l'égalité de ceux-ci devant les hommes.

Des questions se posent aujourd'hui : 

Guy Mettan pouvait-il tenir de tels propos en public et diffuser ainsi ses "boulettes" qui frisent l'ignorance du dossier et le déni de la collégialité d'un gouvernement, d'un Etat, d'un pays face à l'ennemi et l'adversité ?

Le président du Club Suisse de la Presse jugeait-il la police, la justice, l'Etat ou simplement la TDG ?

Le député PDC jugeait-il la police, la justice, l'Etat, la TDG ou simplement un ancien président de département ?

Le prédisent du Grand Conseil jugeait-il la police, la justice, le pouvoir exécutif, la TDG, en son nom propre ou en représentativité du pouvoir législatif ?

L'homme de lettre jugeait-il le comportement de Genève en son entier et comme unique coupable ou simplement omettait-il de se souvenir que deux victimes étaient à l'origine de cette affaire, où des auteurs présumés ont été interpellés, sous l'égide de nos lois, de nos valeurs, de nos croyances, de nos règles, du respects des droits humains, tous égaux devant les ténèbres dans une démocratie ?

La classe politique jugera, le peuple aussi !

 

 

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16/06/2010

Nos héros magnifiques, car ce fut Morgarten !

Il y a eu cette 52ème minute, et après ce fut Morgarten !

Gelson a inscrit le but de la victoire... Et quelle victoire!

(photo TDG)

Le peuple suisse, dans toute sa pluralité et sa multiculturalité, a relevé la tête aujoud'hui.

Après tant de coups, après tant d'attaque, c'est le sport réunificateur qui vient unir toute une nation, et bien plus encore, derrière les valeurs qui sont les nôtres, et qui redonnent ce soir du baume au coeur à tout un pays.

Bravo, que la fête soit belle, pour tous !

 

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15/06/2010

Affaire Kadhafi ; vont-ils sacrifier Genève pour sauver les fondements de la diplomatie ?

En lisant la TDG de ce matin, je constate que l'affaire Kadhafi est redevenue le roman de l'été, tome II.

Les langues se délient et les plumes déposent des mots qui ont déjà une forte odeur de jugement. Tous les acteurs sont dans la trame, en place, désignés ou destinés à un avenir différent.

Laurent Moutinot ; chef du département lors des faits. Il n'a jamais changé de fusil d'épaule et a gardé sa ligne de conduite, tel un homme d'Etat qui a voulu préserver les fondements de notre démocratie. Un courage qu'il faut saluer, aujourd'hui encore.

Le Parquet ; bras d'une justice démocratique, armé d'un glaive d'une main et dicté par la balance et le poids des éléments dans l'autre. L'analyse des faits, des lois, des volontés du législateur, donc du peuple. Le Parquet ne cède pas, il décide, et la loi offre les recours nécessaires au maintient des droits démocratiques des auteurs présumés, des condamnés. Une doctrine qu'il faut saluer, aujourd'hui encore.

La Police ; bras armé de l'Etat. Elle obéit aux ordres afin de faire appliquer les lois, de permettre l'ouverture de procédures et ainsi de garantir les droits des victimes, des lésés, sans distinction selon les fondements de notre Constitution, qui sont aussi les valeurs des citoyens de notre canton et du serment de nos policiers. Un serment qu'il faut saluer, aujourd'hui encore. 

Alors il nous reste Genève, canton-ville à la fois si important pour la Suisse et pourtant parfois si isolé. Genève c'est aussi une image, un nom, un symbole mondial. Genève c'est à la fois le gage de la paix et le respect des droits humains. Genève c'est le lieu où pouvoir de l'argent se mêle aux pouvoirs politiques, où le pouvoir des grandes organisations de mêle aux pouvoirs des Etats membres.

La TDG a commencé la rédaction de cet imbroglio politico-judiciare, dans lequel il faudra bien aussi y retrouver la Berne fédérale et le gouvernement de notre pays. Après "Da Vinci Code", nous voilà avec "Ka Dhafi Code", un dossier presque encore top secret. Je vais terminer mon mot par la reprise d'un texte lu ce matin dans l'éditorial du journal Le Temps, sous le titre "Les deux Genève", signé de la plume de Joëlle Kuntz, même si l'antépénultième phrase est de trop :

"Il est possible que les Suisses aient de la peine à comprendre Genève. C’est normal car plusieurs Genève ont conjugué leurs efforts pour créer l’affaire Kadhafi.

La première, c’est la Genève républicaine et égalitaire, historiquement prompte depuis avant Rousseau à dénoncer les privilèges, qu’ils soient sociaux, juridiques ou diplomatiques. Cette Genève-là tient pour vertu de mettre toute personne à égalité devant la loi, indépendamment de son rang ou de son statut, quoi qu’il en coûte au reste du monde ou au reste de la Suisse. La façon dont le gouvernement et la justice continuent de traiter le dossier atteste bien de cet état d’esprit fondamental.

L’autre Genève, c’est celle du droit humanitaire, de la Croix-Rouge, des droits de l’homme et de toutes ces normes élaborées dans les organisations internationales qui sont destinées à insuffler du progrès dans les comportements des hommes et des Etats. Une population d’ONG est là pour diffuser et défendre ces thématiques. Sans se mêler directement de ce travail d’écriture du droit, Genève est fière d’en être le lieu.

Par coïncidence, au moment où Max Göldi est libéré, l’Organisation internationale du travail discute d’une convention sur les employées de maison. Des dizaines d’associations de travailleuses domestiques sont venues défendre leurs droits, émues de trouver à Genève un forum où exposer leurs doléances et leurs revendications. Les Genevois ignorent l’événement car la Genève genevoise se désintéresse de ce que fait la Genève internationale. Il lui arrive même de s’en plaindre, mais au final elle trouve dans l’universalisme de l’ONU de quoi flatter celui dont elle se réclame elle-même.

Ces deux Genève ont vécu l’affaire Kadhafi avec la même émotion que le reste de la Suisse. Elles ont évoqué l’amateurisme ou l’excès de zèle de la police. Mais de là à prendre une responsabilité, non, le dossier ne mérite pas pour elles l’acte de contrition que pourrait leur demander la Suisse. Il n’y a pas de troisième Genève pour trouver une bonne solution."

"Genève, un monde en soie."

 

09:56 Publié dans Economie, Genève, Histoire, Monde, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

13/06/2010

Max Göldi, le retour attendu aux vérités suspendues !

Max Göldi a été libéré et il pourrait arriver en Suisse ce soir ou demain. C'est la plus heureuse des nouvelles.

Ce retour est attendu, par tous, car nous sommes tous conscients que cet homme vient de traverser un désert diplomatique et juridique qui n'a servi que la main de la vengeance et le bras économique de notre pays.

Des langues vont-elles enfin se délier dans les jours à venir ?

J'en doute !

Ce qui est certain, c'est que beaucoup devront prendre leur courage à deux mains pour venir oser saluer ce retour.

C'est probablement ce même manque de courage qui va faire que les bonnes questions ne seront pas posées.

Reste à savoir si Max Göldi voudra lui donner des réponses que d'autres ne souhaitent pas entendre, le fardeau de la faute étant trop grand pour eux !

Walter Schlechten

21/05/2010

Suis-je Franco-Valdo-Genevois ?

Je ne sais pas vous, mais depuis quelques semaines j'ai l'impression de perdre mon identité, que l'on tente de me déraciner, tel un vieil arbre qui ne se trouve plus au bon endroit dans un verger, qui après avoir fait trop d'ombre à ses voisins les empêchent visiblement maintenant d'envahir le territoire des autres. Pourtant, les fruits de ce vieux végétal ligneux sont encore nobles, frais, vitaminés et sucrés, mais cette abondance ne suffit plus.

Entre la mondialisation, et ses fruits et légumes qui arrivent par avions entiers, entre l'eurocompatibilité et ses marchandises et denrées qui arrivent pas camions entiers, entre cette régionalisation et ses produits cuisinés qui arrivent par cabas entiers, je ne sais bientôt plus quel goût a le produit de mon vieil arbre, pourtant si simple à cueillir car à portée de main. 

J'ai bien envie de me retrouver sur un étal avec mes compatriotes, produits du canton et reconnus de qualité. Certains l'ont bien compris, cette identité a une valeur, est une valeur, car elle a une histoire. Des hommes et des femmes ont saigné pour l'ériger, mais voilà, à force de laisser l'argent et l'appât du gain devenir roi, c'est notre âme que nous abandonnons, tout comme vous avez déjà abandonnez ce vieil arbre au centre de votre verger.

Walter SCHLECHTEN

 

 

 

25/02/2010

Max Göldi est-il un prisonnier de droit commun, politique ou de guerre ?

Petit rappel ;  

Le 6 Septembre 2009, le colonel Kadhafi avait envisagé de demander le démantèlement de la Suisse lors de son discours qu'il devait prononcer devant l'Assemblée générale de l'ONU, qui s'est tenue à NY en fin d'année. Il ne le fera pas, mais osera demander la suppression du droit de veto des membres permanents du Conseil de Sécurité de cette organisation qu'il nommera «Conseil de la Terreur».

Le 25 février 2010, le dirigeant libyen a lancé un appel au Jihad contre la Suisse mécréante et apostate qui détruit les maisons d’Allah.

"Le Jihad doit être proclamé par tous les moyens", a déclaré le colonel Kadhafi dans un discours à Benghazi à l’occasion de la fête du Mouloud qui commémore la naissance du Prophète Mahomet.

"Tout musulman partout dans le monde qui traite avec la Suisse est un infidèle, contre l’islam, contre Mahomet, contre Dieu, contre le coran", a ajouté le colonel Kadhafi devant des milliers de personnes.

(Photo Keystone - TDG)


A l'origine, le Jihad est un effort sur soi, un combat qu'un al-moudjahid se livre à lui-même, qui même une lutte intérieure, spirituelle, contre ses propres travers en vue d'un perfectionnement dans la voie de Dieu. Mais progressivement, cette notion de Jihad est venue à désigner la "guerre sainte", puis la guerre tout court.

coran

Donc le  Jihad devrait être surtout spirituel selon le Prophête à travers le Coran, mais pas en direction des infidèles, des athées ou des polythéistes où nous trouvons une version plus agressive et prosélyte, un véritable appel à la "guerre sainte" contre les mécréants. Le sabre est d'ailleurs un symbole de cette version agressive du Jihad fait ou perpétré au nom d'Allah.    

Certes le colonel Kadhafi n'a pas l'autorité religieuse pour lancer officiellement un Jihad, mais il est écouté, il est craint et devant ses menaces, devant ses paroles guerrières, devant ses appels à une guerre sans visage mais instaurée par la terreur, je me pose simplement une question, et nos amis européens pourraient aussi s'atteler à y réponde ;

Aujourd'hui, Max Gödli est-il un prisonnier de droit commun, un prisonnier politique ou un prisonnier de guerre ?

Toute la population suisse est derrière notre otage prisonnier, moi le premier, mais nous restons en attente d'une réaction collégiale et inflexible du Conseil Fédéral, ainsi que des gouvernements civilisés de l'Union Européenne.    

 

 

 





 

 

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05/12/2009

La Suisse a toutes ses chances d'aller en quarts de finale, avec un petit coup de main de dame chance !

C'est fait, la coupe du monde de football a commencé hier soir, avec le tirage au sort :

La Suisse se retrouve avec l'Espagne, le Honduras et le Chili. Autant dire qu'une deuxième place est à portée de crampons.

Donc, nous pouvons déjà nous préparer et réserver les dates suivantes, pour nous rendre à Genève au World Soccer Hohl (humour), dont le lieu reste à déterminer ; 

Mercredi 16 juin, à 16h00 à Durban ; Espagne - Suisse

Lundi 21 juin, à 16h00 à Durban ; Chili - Suisse

Vendredi 25 juin, à 20h30 à Port Elizabeth ; Suisse - Honduras

Puis, sachant que la Suisse va terminer deuxième de son groupe :

Huitièmes de finale, lundi 28 juin, à 20h30 à Johannesburg/Ellis-Park, Portugal - Suisse

Puis, sachant que la Suisse va gagner sur une main litigieuse (humour) : 

Quarts de finale, vendredi 2 juillet, à 16h00 à Port Elizabeth, Pays-Bas - Suisse

Là, je ne sais plus si l'on doit continuer à rêver, ou si nos crampons devront retomber sur terre !

Mais c'est déjà un beau rêve que je voulais partager avec vous ce soir !

Citius-Altius-Fortius

Hop Suisse, et que les jeunes loups des -21 ans qui vous ont montré l'exemple puissent vous porter aussi loin que nos coeurs vous y attendent !  

 "Le plus important n'est pas de gagner mais de participer, car l'important dans la vie ce n'est point le triomphe mais le combat ; l'essentiel, ce n'est pas d'avoir vaincu mais de s'être bien battu. "

 "Je promets que nous prendrons part à ce tournois en respectant et suivant les règles qui les régissent, dans un esprit de sportivité, pour la gloire du sport et l'honneur de nos équipes. »

Devise et credo inspirés du CIO, dont la FIFA pourrait prendre exemple !

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01/12/2009

Le débat doit s'élever, il en va de la crédibilité de notre pays, de ses citoyens, de sa population, de notre constitution !

Au regard des débats infertiles qui nourrissent nos journaux, nos médias, les positions de nos politiques, les blogs, les commentaires, divers sites internet et discussions de bistrots, je crois qu'il est temps pour nos Autorités d'élever le débat. Il nous faut sortir de cette spirale pour quitter les conflits d'opinions portant sur l'attribution des responsabilités, des causalités, voire les projections sur un avenir incertain. Il nous faut avancer maintenant.

En effet, si bien des écrits individuels sont de qualité et apportent une juste analyse de la votation qui anime nos pensées, car nous n'en sommes pas encore aux discours ou communiqués officiels, il nous faut maintenant passer à la réflexion politique et au travail philosophique nécessaires.

Le thème est là, les questions et les interrogations aussi. Certains ont déjà commencé ce travail par anticipation ou par lucidité :

http://www.edi.admin.ch/frb/00492/00494/index.html?downlo...

Il nous faut donc s'y attaquer pour ne plus polémiquer et évoluer afin que la leçon serve, ici et ailleurs. Un grand débat national est donc obligatoire, à travers des assises qui pourraient avoir comme sujet ;

"Constitution helvétique, droits démocratiques et laïcité".

La démographie religieuse est un fait. Le monde change, les valeurs et les croyances des peuples aussi. Ce n'est pas une guerre d'invasion, c'est juste une évolution culturelle des sociétés. Les migrations humaines motivées par des besoins humains ou pécuniaires, irriguent dans le lit de son fleuve des hommes et des femmes, mais également leurs cultures. Longtemps considérée comme une richesse pour l'occident, cette pluriculturalité est aujourd'hui vue comme un danger. Mais un danger pour qui, pour quoi ?

Le préambule de la constitution fédérale de 1999 commence par une invocation de la puissance divine : « Au nom de Dieu tout-puissant ! » Les situations cantonales sont diverses, certains cantons reconnaissant la prééminence de certaines Églises (catholicisme, protestantisme, vieux-catholiques et/ou judaïsme), d’autres respectant le principe de séparation entre Église et État.

Nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre la prochaine initiative qui portera sur ce sujet sensible car trop proche des réalités des mutations démographiques. Il nous faut un débat national, constitutionnel.

La Berne fédérale doit agir, vite, très vite, en ouvrant ses portes au débat, pour sauver la crédibilité de la démocratie directe et les valeurs constitutionnelles d'un État séculier.

 Fichier:World religions FRE.PNG

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Votation anti-minaret, ville et campagne, une approche différente de la peur de l'étranger, de l'inconnu, de la religion, de l'autre !

IMG_4830.jpg

(infographie Microgis - Le Temps)

Genève, Lausanne, Neuchâtel, Fribourg, Berne, Sion, Delémont, Bâle, Aarau, Lucerne, Zurich, Frauenfeld, Coire, Zoug ; Les habitants des principales villes de notre pays, sauf au Tessin et dans le haut Valais, ont voté Non à l'initiative Anti-Minaret dimanche dernier (voir infographie), ce qui est heureux.

Pourtant, c'est bien la population de nos campagnes qui a fait la différence pour le résultat final, et la victoire du Oui à cette initiative honteuse.

D'importantes réflexions me viennent à l'esprit ;

Premièrement, nous avons tous compris que ce vote a été influencé, voire guidé, par la peur de l'autre, de l'inconnu, de l'étranger, d'une religion, de l'islam et de ses coutumes. Nous pouvons donc légitimement déterminer que ces sentiments d'insécurité populistes sont omniprésents dans nos campagnes, et amenuisés en nos villes. Ce n'est plus une supposition, c'est un fait.

S'il nous faut en trouver la cause, nous devons constater que la population musulmane est principalement installée en ville, ses lieux de cultes aussi, ses associations également. De ce fait, la peur de l'autre et de l'inconnu est considérablement atténuée en nos cités. Les relations humaines, les échanges culturels entre les habitants, les sociétés, les association, les autorités sont une réalité citadine.

Les choix et les regards de nos campagnes, emplis de préjugés contre l'islam et nourris par la presse, l'actualité, les affiches électorales, les discours populistes, ne sont que les résultats d'une méconnaissance, d'un manque d'informations, d'échanges culturels. Il y a aussi probablement un déficit d'ouverture d'esprit sur l'autre, sur l'étranger, sur une religion plus crainte qu'étudiée, le tout dans un mode catholique et protestant bien ancré loin des agglomérations, où les valeurs religieuses ont été remplacées par la valeur de l'argent, de la réussite.

Mais cela ne suffi pas à expliquer le "succès" de cette initiative qui vient de jeter l'opprobre sur le peuple suisse, sur notre pays, sur nos valeurs universelles. Les suffisances des partis politiques traditionnels dans cette campagne, ainsi que la naïveté du Conseil Fédéral, ont permis aux initiant de convaincre par la peur et la désinformation une population suburbaine et campagnarde que l'islam est un danger pour nos démocraties.

Sans une réaction très vives de nos Autorités, des partis politique vaincus, des communautés religieuses, de la population émue par ce résultat indigne, nous allons plonger la Suisse dans une spirale qui pourrait amener rapidement une peste brune, face à laquelle la N1N1 ne serait qu'une maladie bénigne et en aucun cas honteuse, au contraire du fléau qui pourrait nous atteindre.

Walter SCHLECHTEN

 

 

 

 

 

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19/11/2009

Blog et liberté d'expression !

Hello, étant un nouveau venu, avec ce blog personnel, je tenais à vous faire partager un article intitulé "Blog et liberté d'expression", publié par Kalvin Whiteoak dans Médias le 5.10.2007.

BLOG ET LIBERTE D'EXPRESSION !

Il peut arriver que se pose dans notre brave petit pays la question des limites de la liberté d’expression pour un blog. Il peut arriver aussi que se pose la question de son statut juridique face aux dispositions constitutionnelles suisses. Un petit rappel s’impose donc, histoire de rafraîchir les mémoires.

Dans sa dernière mouture, notre constitution fédérale protège évidemment les droits fondamentaux. Parmi ceux-ci figurent notamment la liberté d’opinion et d’information.

Il n’est pas inutile de rappeler le texte même de l’article 16 : 1) La liberté d’opinion et la liberté d’information sont garanties. 2 )Toute personne a le droit de former, d’exprimer et de répandre librement son opinion. 3) Toute personne a le droit de recevoir librement des informations, de se les procurer aux sources généralement accessibles et de les diffuser.


La position du blogueur est donc clairement protégée par cette disposition ô combien importante. Ca veut dire qu’on ne saurait critiquer ses articles au seul motif qu’ils existent et sont éventuellement dérangeants dans leur ton ou leur fond. Le blogueur a le droit de penser ce qu’il veut du sujet qu’il veut et des personnes qu’il veut et de répandre cette opinion, il s’agit d’un droit fondamental inviolable. Bien sûr ce droit s’accompagne des limites de la décence et de l’injure, qui peuvent être des délits si on attaque des individus uniquement pour ce qu’ils sont et non pour ce qu’ils pensent, écrivent ou soutiennent. Critiquer les idées, le manque d’idées ou la faiblesse d’une argumentation ou encore la fausseté ou le vide de cette dernière est donc parfaitement protégé. Dire par exemple que tel ou tel raisonne comme une vieille casserole et dire aussi pourquoi est parfaitement licite.

Maintenant la question du statut du blog.

L’article 17 consacre la liberté des médias. Il n’est pas douteux qu’un blog est un média, bon ou mauvais. Les journaux, bons ou mauvais ou même franchement nuls ont tous leur site internet, bons, mauvais ou franchement nuls. A ce titre le blog bénéficie donc de la protection que lui accorde la constitution à son article 17 qui dit ceci: 1) La liberté de la presse, de la radio et de la télévision, ainsi que des autres formes de diffusion de productions et d’informations ressortissant aux télécommunications publiques est garantie. 2) La censure est interdite. 3) Le secret de rédaction est garanti.

Sur ce point, l’élément intéressant est certainement le point 3: on doit en effet considérer que les sources d’information du blogueur sont constitutionnellement protégées et qu’il ne peut donc être tenu de les divulguer, au même titre qu’un journaliste professionnel. A ce sujet on rappellera aussi et enfin qu’au dessus de la Constitution figure la Convention européenne des droits de l’homme signée et ratifiée par la Suisse qui sur-protège encore à son article 10 la liberté d’expression. Dans l’affaire Stoll, la Cour européenne des droits de l’homme a conclu que la Suisse avait violé dite convention en condamnant un journaliste ayant publié des informations confidentielles. A noter encore que l’on peut clairement douter que certaines des dispositions restrictives du droit de refuser de citer ses sources de l’article 28a CPS soient entièrement constitutionnelles.

C’est donc dire que le blogueur jouit d’un droit d’expression extrêmement large et plus que constitutionnellement protégé.

http://www.admin.ch/ch/f/rs/1/101.fr.pdf

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15:30 Publié dans Culture, Médias, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook