01/12/2014

Genève, une crise sociale révélatrice d’un véritable problème de gestion !

Aides-soignants, infirmiers, chauffeurs de taxis, employés de l’aéroport, employés des TPG, policiers, gardiens de prisons, enseignants, membres du Cartel, cette année Genève est chahutée par des actions syndicales franches, visibles et menées par des hommes et des femmes décidés. Si, pris individuellement, ces mouvements pourraient ressembler à des escarmouches, à travers une vision globale le problème apparaît pourtant comme bien plus important.

 

Genève a traversé la dernière crise économique grâce à une politique d’investissements nourrie à travers un budget de 8 milliards. Notre canton a aussi bénéficié de rentrées fiscales « extraordinaires » qui n’avaient pas été prévues lors de plusieurs budgets annuels. La bonne tenue des marchés du négoce et l’implantation de nouvelles entreprises en ont été une des explications. Ne doutons pas que David Hiler savait appréhender les problèmes, mais aussi les solutions, voire les retours sur investissements. Certes, il a cessé son mandat politique avant que les caisses de pensions des fonctionnaires n’aient besoin d’être renflouées, mais en ayant mis sur les rails des projets économiquement pharaoniques tels que le CEVA ou SCORE.

 

Demeure que la dette n’a pas été maîtrisée et dépasse aujourd’hui les 12 milliards. Là, nous ne parlons plus d’une simple « épine dans le pied », mais bien de la source du problème. En effet, comment demander à nos élus de travailler en stoppant l’endettement, avec comme objectif avoué de réduire la dette, tout en maintenant une politique d’investissements et de gestion qui engendre des surcoûts ?

 

La mission est impossible, il faut oser le dire, le reconnaître. Si parfois en chimie les opposés s’attirent, en économie il n’en est rien. Les mathématiques sont à la base de l’évolution, les ignorer aujourd’hui sous l’égide d’un maintien à l’équilibre par la croissance, c’est sombrer et porter préjudice à notre avenir.

 

Après un premier plan quadriennal, nous voilà soumis au quinquennat dans lequel l’action de maîtriser la dette n’arrive qu’en dixième position des priorités énoncées, alors que le Conseil d’Etat relevait lui-même que la dette publique réduit la marge de manœuvre de l’Etat. Alors que de nombreux investissements ne peuvent plus être retardés, il importe d’éviter qu’ils aggravent la charge de la dette.

 

Pour mémoire, les mesures proposées sont celles-ci :

 

Outre le travail en continu de priorisation des investissements et les objectifs d’augmentation du résultat de fonctionnement pour financer les investissements prioritaires, le Conseil d’Etat étudiera toutes les options de meilleure valorisation des actifs sous sa gestion. Il examinera la situation d’établissements tels que les Ports Francs et Entrepôts de Genève SA, la Banque cantonale de Genève ou les Services industriels de Genève. Il analysera durant cette législature la possibilité d’encourager la participation d’investisseurs privés à certaines infrastructures majeures (philanthropie et partenariat public-privé). De même, il étudiera toutes les possibilités de valoriser le patrimoine immobilier administratif, également dans le but de le mettre aux normes énergétiques, en saisissant d’éventuelles opportunités liées à l’offre sur le marché des locaux administratifs.   

 

Réf : http://www.ge.ch/conseil_etat/2013-2018/communiques/doc/2...

 

Genève à mal à sa dette, Genève souffre et n’a pas les moyens de rebondir. Genève s’enlise dans une crise sociale qui pourrait pourtant être annonciatrice d’un revers  économique, ce que personne ne souhaite. Un jour un ancien m'a dit : "avant de traverser un fleuve, il faut construire une barque, puis un pont, puis une route". Avons-nous aujourd’hui un pouvoir politique qui dispose d’une vision à long terme et surtout de la volonté de réduire la dette comme priorité mathématique.

 

Certes, vous me direz que l’harmonisation, ou la réforme, de l’imposition des entreprises est tout aussi importante, certes vous me direz que défendre et promouvoir la Genève internationale est une nécessité, certes vous me direz que l’Aéroport de Genève doit être modernisé pour rester un atout majeur pour les pôles économiques de la région, certes … Mais Genève ne peut plus vivre au-dessus de ses moyens et la Berne fédérale ne peut plus être considérée comme une ressource, les transferts de charges sur les cantons en sont la preuve.

 

Genève doit se mettre au régime, et pas simplement sur le dos des fonctionnaires, mais c’est  toute la classe politique qui doit œuvrer ensemble pour y arriver. Un véritable plan directeur de réduction de la dette sur dix ans est nécessaire, avec ses restrictions mais aussi un véritable programme de gestion. Il en coûtera à tous, mais si l’explication est claire, si l’objectif est défini dans le temps, si l’effort est partagé et si les résultats deviennent probants, alors il n’y aura pas que l’image de Genève qui pourra se redresser, mais aussi nos élus et la population entière car enfin nous oserons parler d’avenir avec une confiance retrouvée, sans avoir peur du lendemain.

 

Walter Schlechten, habitant de Perly. 

17/11/2014

En attendant la grève des TPG, pourquoi la manifestation de la fonction publique a-t-elle été un succès !

 

Ils ont été patients, ils ont tenté de négocier, ils ont écouté, ils ont attendu, là ils agissent. Eux, ce sont les fonctionnaires qui se sont retrouvés en rue pour manifester leur désarroi, leur mécontentement, leur colère pas encore mais elle gronde sournoisement.

 

Certains esprits chagrins libéraux ont rit jaune, affirmant que les manifestants n’étaient que 200, 400, voire 1000. En fait ce sont 2000 employés et divers syndicats qui se sont mobilisés pour représenter toute la fonction publique. Si ce nombre peut laisser croire à une précoce démobilisation, l’important était ailleurs lors de ce défilé contestataire.

 

L’union, le rassemblement, la cohésion, tous enfin réunis solidairement contre la même cause, pour une même cause, l’abandon du projet SCORE. Tous les métiers, toutes les professions, sans clivage et derrière des bannières explicitent étaient au rendez-vous. Un signe fort.

 

Au-delà des discours syndicaux, c’est cette révolte commune qui a résonné place de Neuve. En quittant la table des consultations, le Cartel et autres syndicats ont adressé un message clair au Conseil d’Etat. Ni le projet SCORE, ni la méthodologie de concertation ne sont satisfaisants ou convaincants pour aboutir à un consensus. On peut d’ailleurs à ce stade se demander si celui-ci est véritablement recherché par les antagonistes. En effet, le rejet est total, telle une évidence il est issu de la politique du secret et du fait accompli.

 

Défendre les intérêts des employés, les statuts de fonctions et la qualité des prestations n’est pas un choix, mais une réelle nécessité. Imposer drastiquement ses vues structurelles, économiques, c’est un choix politique qui ruine de facto l’avenir d’un projet qui se devrait d'être négociable. 

 

Étonnamment, cette politique de consultation menée par le pouvoir exécutif a également été récemment dénoncée par l’association des communes genevoises (ACG), des élus en attente de négociations qui se sont retrouvés eux aussi avec ce fort sentiment d’être mis devant le fait accompli.

 

Tout comme les représentants de la fonction publique, ces représentants des communes ne se sont pas reconnus comme des partenaires à part entière dans un projet  étatique, tout comme les syndicats, ils ont rejeté logiquement les premières propositions du Conseil d’Etat.

 

La solution à ces conflits passera par la discussion, le dialogue, l’échange, la négociation, la transparence, le retour de la confiance. Malheureusement, en ma qualité d’électeur, je ne suis pas certain qu’un quinquennat suffise à réunir toutes ces qualités.

 

Walter Schlechten, habitant de Perly. 

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06/07/2014

Un unique et très puissant syndicat de police à Genève, une utopie ?

 

En ces temps syndicaux orageux, où ni la pluie ni le beau temps ne semblent s’imposer, l’avenir même des syndicats de police se doit d’être envisagé.

 

Avec la probable acceptation par le Parlement, fin août, de la nouvelle Loi sur la Police (LPol), c’est en effet toute la structure de la police qui sera redessinée. Le tronc commun et l’école unique en seront les principaux enjeux, socles nécessaires pour assurer la réussite d’une mise en application organisationnelle globale.

 

Au-delà de cette importante modification, c’est surtout une désacralisation de la gendarmerie, de la police judiciaire et de la police internationale que nous observerons. La fin des ces structures, sous leurs formes actuelles et totalement individuelles, va logiquement diminuer la portée de leurs syndicats respectifs. On peut même se demander si le projet de loi initial n’avait pas aussi comme but politique inavoué d’affaiblir et d'éliminer l’UPCP, le puissant syndicat des gendarmes ? A ce jour, personne n’a la réponse à cette supposition.  

Demeure le fait que ces mêmes syndicats, aujourd’hui en lutte et regroupés sous l’étendard symbolique et associatif du Groupement des Associations de Polices (GAP), vont devoir se restructurer eux aussi. Une fusion deviendrait alors une évidence, telle une nécessité, une logique stratégique car d’intérêts communs.

 

Si cette réorganisation des syndicats devait voir le jour, il faudra alors vérifier que le proverbe qui affirme que « l’union fait la force » est une réalité. Il n’est en effet pas inenvisageable qu’un syndicat de police unique, solidaire car enfin concerné par les mêmes problèmes, les mêmes enjeux, composé de plus de deux mille membres et d’un comité renforcé, devienne un partenaire incontournable dans le paysage syndical, politique et médiatique genevois.

 

Ce même syndicat deviendrait à son tour la plus grande section de Suisse auprès de l’organe faîtier, que représente la Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police (FSFP), dont le Président actuel est un policier genevois, je vous le rappelle.   

 

Walter Schlechten, habitant de Perly. 

29/06/2014

Et si un mauvais Score au Parlement devenait décisif ?

En ma qualité de simple citoyen et d'électeur, j'observe ces dernières semaines la présence d'un conflit larvé qui hérisse le poil de certains mais qui devient rasant pour d'autres. 

 

Depuis un mois le Groupement des Associations de Police (GAP), qui regroupe les trois syndicats de la police genevoise (UPCP, SPJ, SPSI), est en conflit avec le Conseil d’Etat, plus précisément avec Pierre Maudet, Président du Département de la Sécurité et de l’Economie (DSE).

 

Suite à l’impossibilité d’obtenir toutes les réponses attendues auprès de l’Etat employeur, des actions votées en assemblée générale ont été activées par le GAP. Grève des amendes d’ordre, grève du rasage, travail en tenue civile sont les plus visibles pour le citoyen lambda. Le principal motif de cette contestation est le projet de réévaluation des métiers qui est en route pour l’ensemble de l’Etat, connu sous le nom de SCORE. Le Cartel (syndicat général de la fonction publique) est aussi monté au front et conteste ledit système de réévaluation envisagé. Actuellement, une trêve est amorcée par le Cartel, vacances scolaires obligent il ne dispose plus d’un bras de levier suffisant pour agir. La rentrée de septembre devrait voir rebondir cette position.  

 

Historiquement, ce sont des simulations effectuées fin 2013 qui ont mis le feu aux poudres. Si certains métiers sont réévalués favorablement, surtout auprès des cadres supérieurs, d’autres subissent une attaque frontale impressionnante. Les policiers font partie de ceux-ci. La parution de ces simulations a été la première erreur de ce projet. Malgré la mise en œuvre de montants compensatoires afin de ne pas perdre les droits acquis (seulement sur le salaire de base, pas sur le revenu global), la méfiance est de rigueur.

 

Difficile en effet d’entendre ultérieurement que ces simulations n’étaient qu’une première évaluation, qu’elles resteront bloquées car caduques, sachant que les métiers de police vont être redessinés à travers le projet Police 2015, une réorganisation opérationnelle et structurelle qui est en route depuis deux ans.

 

Cette réorganisation devra se retrouver dans la refonte globale de la future Loi sur la police, soit le PL 11228-A, pourtant actuellement déjà examiné en plénière par le pouvoir législatif.  

 

Trois chantiers menés en parallèle actuellement. A toute évidence ceux-ci n’étaient pourtant pas autonomes et donc, pour aboutir, ils devraient être menés l’un après l’autre, de manière constructive et avec discernement. Malheureusement, les calendriers politiques ne sont pas les mêmes que ceux des ressources managériales. Cette précipitation est une des premières causes des problèmes rencontrés par les antagonistes. Elle a rendu la communication et la transversalité des informations très difficile. Aujourd’hui encore, de part cette auto dépendance, personne ne peut présenter l’un des trois projets de manière factuelle et sous une forme définitive.

 

Un important changement professionnel est une des causes de stresse les plus importantes dans une vie, alors imaginons la position des policiers face à ces trois changements annoncés. J’ose croire que leurs craintes sont légitimes.

 

Le travail d’un Conseiller d’Etat qui reprend un département, parfois qualifié de sinistré par certains observateurs, n’est pas non plus de tout repos. Aller de l’avant avec détermination devient alors une condition indispensable. Demeure alors à entériner les objectifs, la manière, la forme, le comment, tout en tenant compte des échéances politiques (plan quinquennal, élaborations du budget, votations, élections).

 

Au regard de cette rapide analyse, que d’aucuns qualifieront probablement de minimaliste, simpliste ou partisane, il apparaît évident que tous les partenaires, à ce jour antagonistes, se sont engouffrés dans un entonnoir dont la sortie est obstruée par le manque de solutions.

 

Personne ne doit perdre la face si sortie de conflit il doit y avoir, mais dans ce cas précis seul le temps permettra de débloquer la situation car visiblement les solutions qui se devaient d’être envisagées pour quitter ce marasme n’ont pas été réadaptées. De plus, le manque de dialogue actuel et des attaques répétitives n’apporteront pas les solutions attendues.

 

Demeure que, selon mon analyse, le projet Police 2015, soit la réorganisation de la police, doit se poursuivre. Les managers en charges de ce travail doivent pouvoir avancer avec sérénité, en disposant du temps nécessaire, des outils managériaux utiles, des ressources humaine adéquates, de l’appui indispensable du DES et des partenaires sociaux.  

 

Demeure que, selon mon analyse, le PL 11228-A ne doit pas être écrasé par la machine législative. Ce projet a lui aussi besoin de temps, il doit être restructuré, en lien total avec Police 2015, apte à produire sereinement les Règlements complémentaires attendus. Le Parlement a tout loisir de le voter ou de le renvoyer au Conseil d’Etat pour complément. 

 

Demeure que, selon mon analyse, le projet SCORE est mort dans l’œuf. Des maux de jeunesses déjà irréversibles, une approche sociale qui devrait être jugée inadmissible aux yeux des partis de gauche et des coûts, estimés à ce jour entre 30 à 60 millions, qui devraient être jugés inacceptables au regard des partis de droite. Le centre lui ne peut se permettre actuellement de voir s’ouvrir un conflit social d’importance, où il devrait se positionner, alors que les élections municipales s’approchent à grands pas (échéance également contraignante pour les autres partis).

 

Le Conseil d’Etat, via le Parlement, devrait demander un vote de confiance pour la poursuite du projet Score. Si le pouvoir législatif s’exprime avec discernement, chacun avec ses raisons, c’est un abandon dudit projet qui ressortirait de cette consultation.

 

Une solution qui permettrait de faire de substantielles économies car Score à un coût, qui verrait le calme gagner les syndicats et éteindre les flammes d’un conflit social verbalement incendiaire, qui autoriserait une approche différente de la rémunération des employés de la fonction publique, avec par exemple une nouvelle grille salariale bénéficiant de portes d’entrées dans la fonction, d’annuités plus fortes mais qui seraient éventuellement attribuées au mérite.

 

En cette période de Mondial, la balle passe dans le camp des parlementaires, arbitres inattendus mais évidents. Libre à eux de s’exprimer, de faire preuve de cohérence et qui sait, pour une fois, d’anticiper sur une Genfereï de plus, soit le rejet supposé mais déjà annoncé en 2015 du PL SCORE. 

 

Les syndicats de police quand à eux vont probablement passer l'été à travailler sur ces chantiers. Doivent-ils eux aussi, comme le Cartel, observer une trêve estivale, lever leurs merures pour convaincre la députation qu'une sortie de crise est possible ?

Vu sous cet angle, la question reste posée ! 

 

Walter Schlechten, habitant de Perly. 

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31/10/2013

Tristes élections, la politique genevoise s’est aseptisée constitutionnellement !

 

Tristes élections, issues d’une nouvelle constitution qui souhaitait améliorer la démocratie.

 

Tristes élections, où des listes électorales dissimulent les véritables enjeux sociétaux.

 

Tristes élections, où les qualités individuelles sont noyées dans des stratégies de partis.

 

Tristes élections, où aucun programme politique n’est proposé pour un avenir incertain.

 

Tristes élections, où le choix proposé en candidats est insuffisant, partisan, sclérosé.

 

Tristes élections, où la proximité politique furtive des stands vend un rêve utopique.

 

Tristes élections, où personne ne prend le taureau par les cornes pour guider Genève.

 

Tristes élections, où aucun n’ose peindre le diable économique sur la muraille.

 

Tristes élections, où les tissus sociaux sont délaissés  par la gauche des bobos.

 

Tristes élections, où aucune pression syndicale n’a émergé par manque de courage.

 

Tristes élections, où les conflits de personnes gagnent sur les conflits d’idéaux.

 

Tristes élections, où  le peuple sait que, peu importe les élus, rien ne changera durant cinqu ans, la conjoncture ne se prêtant pas à d’éventuelles améliorations, la crise étant encore bien présente alors que la relance attendue ne point pas à l’horizon.

 

Tristes élections, où j’ai voté pour :

 

Pierre Maudet pour son intelligence et sa véritable stature d’homme politique ;

 

Luc Barthassat pour son expérience fédérale et son approche agraire de la politique ;

 

Mauro Poggia pour son combat fédéral et son pragmatisme verbal politique ;

 

Serge Dal Busco pour sa force d’analyse et sa proximité politique avec les communes ;

 

François Longchamp pour son expérience des institutions et ses repères politiques ;

 

Anne Emery-Torracinta pour son combat de gauche et son courage politique ;

 

Eric Stauffer pour sa persévérance politique et son combat inégal face aux dogmes.

 

Tristes élections, où je n’ai pas voté pour :

 

Thierry Apotheloz qui n’a pas l’envergure, doit siéger au Grand Conseil pour s’aguerrir ;  

 

Antonio Hodgers qui abuse des dogmes et est profondément un gauchiste écologiste ;

 

Céline Amaudruz qui n’est pas prête, devrait siéger au Grand Conseil quelques années ;

 

Isabel Rochat qui n’a aucun bilan, néophyte elle a été broyée par la machine étatique.

 

Tristes élections, et pourtant, j’ai voté en mon âme et conscience en espérant un monde meilleur pour demain, tout en croyant que le Parlement sera lui travailler dans un seul but, éviter que Genève ne sombre économiquement, socialement, écologiquement, internationalement, politiquement.

 

Walter Schlechten, habitant de Perly.   

 

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08/10/2013

Le diable est sur la muraille, et maintenant on fait comment ?

Tout comme la population genevoise, j’ai accordé 20 % de mes voix au MCG. Comme la plupart de ces électeurs mon vote était un acte de protestation. Il était dirigé contre les partis gouvernementaux qui n’ont pas su trouver des solutions aux problèmes des résidents genevois.  

 

La dernière législature a en effet été marquée par les affaires, les "genfereï", et l’incurie du Conseil d’Etat, alors qu'une crise économique s'abattait sur l'Europe. Dans ce pouvoir exécutif, seul David Hiler a su tenir la baraque en tentant de juguler la dette étatique avec des budgets maîtrisés. Certes, la dernière année fut marquée par la présence emblématique de Pierre Maudet, fraîchement élu Conseiller d’Etat, mais cela est totalement insuffisant pour tirer un bilan positif des mandats écoulés.

 

Le Parlement, lui, s’est noyé tout seul au regard de la multitude des dossiers et la charge insurmontable des modifications législatives, ceci sans parler des travaux de la Constituante qui n’a pas osé déposer une véritable vision d’avenir constitutionnelle, se contentant de se satisfaire d'une vision du monde actuelle, mais si consensuelle.

 

Reste qu’un quinquennat va débuter avec une structure parlementaire inédite, constituée de sept partis qui pourraient représenter trois blocs, et encore rien n’est aussi certain tant la balance penche à droite. 

 

Aujourd’hui, les partis gouvernementaux genevois classiques doivent se rendre compte que l’émergence du MCG et la consolidation de l’UDC ne sont pas des épiphénomènes en lien avec la crise, mais bien de nouveaux outils politiques avec lesquels il faudra travailler.

 

Demeure que si la législature précédente n’a pas su trouver les solutions aux problèmes soulevés par la population genevoise, dans celle qui s’ouvre nos élus n'auront pas droit à l’erreur sachant que tous les partis doivent retrouver le bon sens politique nécessaire pour défendre leurs idées tout en ravalant leurs idéaux, leurs dogmes. C’est le prix à payer pour que des projets politiques aboutissent au profil d’une population qui ne se contentera plus de slogans ou de tronches de gendres idéaux.

 

La politique c’est avant tout avoir une véritable vision d’avenir pour la génération future, tout en améliorant aujourd’hui les problèmes structuraux reconnus, en instaurant les projets évolutifs nécessaires au mieux vivre ensemble.

 

Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly.

 

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03/07/2013

Usagers motorisés de la route, les nouveaux contribuables désignés !

 

Normalement, tout roule, mais là nous sommes en temps de crise et visiblement l’on cherche à mettre des bâtons dans les roues des usagers de la route motorisés.

 

La Suisse dispose d’un parc de véhicules motorisés très important. Il est principalement constitué de voitures et deux-roues récents, bien entretenus et utilisés au quotidien. La politique forcée et menée pour imposer la mobilité douce ne répond pas aux attentes de ces  usagers suburbains. La plupart des trajets ne se résumant plus à aller du point A au point B, il leur est nécessaire de garder une certaine liberté de mouvement, sachant que le temps de déplacement se gère dorénavant autrement face aux contraintes sociétales.

 

L’explosion des deux-roues motorisés en Suisse est la preuve de ces modifications de comportements en lien avec les déplacements. Par exemple, il y avait 12’370 scooters sur nos routes en 1990, il y en a aujourd’hui 260'000.

 

Malheureusement, les infrastructures routières n’ont pas suivi, priorité étant accordée aux transports publics et à une mobilité douce urbaine. Il n’en demeure pas moins que nous ne pouvons ignorer les usagers motorisés. D’ailleurs, nous remarquons que ceux-ci sont devenus une cible économique, un contribuable supplémentaire désigné, culpabilisé et stigmatisé.

 

En Suisse, les frais d’entretien et les primes d’assurances des véhicules sont élevés, même si les prestations sont de qualité. L’impôt plaque a été augmenté et selon la cylindrée le montant est parfois exorbitant. Les possibilités de parcage ont été restreintes en milieu urbain. Le macaron Zone Bleue payant est alors devenu indispensable pour les habitants des quartiers urbains, alors que les localités suburbaines y viennent aussi. A Genève, la fondation des Parking est devenue la bête noire des automobilistes, le stationnement limité étant sujet à un contrôle strict et immédiatement sanctionné en cas de dépassement.

 

L’augmentation du prix de la vignette autoroutière n’est plus taboue, elle viendra s’ajouter à la longue liste des frais nécessaires à l’usage d’un véhicule à moteur. Et comme cela ne suffisait pas, voilà que les deux-roues motorisés vont devoir se soumettre au stationnement payant, le parcomètre devenant une nouvelle tirelire des finances cantonales.

 

Est-il judicieux de l’envisager, sachant que cette catégorie d’usagers de la route a été totalement délaissée dans les projets de réhabilitation du centre-ville. Les motards et autres scootéristes doivent subir les modifications de tracés qui privilégient la mobilité douce, les transports en commun, alors qu’aucun aménagement digne de se nom n’a été prévu pour le stationnement de leurs engins.

 

Certes le parking sauvage des deux-roues, y compris les cycles, est devenu un véritable problème sur nos trottoirs, mais l’Etat a-t’il joué son rôle en n’étant pas prévoyant dans ses projections en lien avec la mobilité et les modifications de comportements ?

 

A trop avoir voulu chasser du centre-ville les voitures, nos politiques et autres ingénieurs en circulation ont créé un engouement pour le deux-roues motorisé, notamment le scooter. Aujourd’hui, nos centres urbains se retrouvent confrontés à des problèmes qui n’ont pas été anticipés.

 

Et comme on ne change pas une politique qui ne fonctionne pas, la mise en place de stationnements payants sur la voie publique (mais l’est-elle encore), pour chasser les envahisseurs qui chevauchent leurs bécanes agiles et parfois bruyantes, sera la solution proposée.

 

Ecœurant, et ce n’est pas la création d’un certain nombre de places deux-roues dans les parkings souterrains publics qui vont apporter une solution équitable, sachant qu’elles seront insuffisantes en quantité pour absorber le flux et surtout qu'elles seront créées au détriment des automobilistes, ceux-là même qui ont dû quitter la voie publique à grands frais d’abonnements de parking.  

 

Dans notre société qui s’égare à travers des dogmes, les usagers motorisés de la route sont donc devenus une nouvelle source de revenus, un contribuable de plus qui va devoir passer à la caisse. Et le pire est à venir, car l’argument du pollueur payeur n’a pas encore été abordé, ce qui laisse entrevoir encore bien des tracas pour les finances des usagers concernés.

 

Walter Schlechten, motard, automobiliste et habitant de Perly-Certoux. 

20/03/2013

L'Ami Norbert

Ainsi donc tu nous as quittés, fidèle à toi-même, discrètement, lentement, paisiblement je l'espère.

Toi qui dévorais la vie comme un jeune homme, toi qui étais amoureux fou du football, de celui pratiqué par les anciens, dont tu nous parlais tant au détour d'une histoire, d'un souvenir, d'un instant partagé lors de nos retrouvailles. Tu aimais les "Belli-Facchinetti-Tamini-Pasteur-Fatton - Barlie - Bosson - Meylan - Heuri - Pazmandy - Nemeth - Hamberg - Barberis - Schnyder - Neuville - Sinval - Anderson - Pédat - Favre ou Fournier, sans compter les Rappan - Snella - Petkovic - Castella - Lucien Favre" et j'en oublie.

Tu aimais les techniciens, mais aussi les hommes qui mouillaient leur maillot. Tu aimais les gens de cœur, tu étais un clubiste, un homme simple et discret mais qui avait toujours le petit mot sympathique pour soutenir les joueurs du club, les entraineurs aussi, parfois. 

Cher Norbert, aux côtés d'Irma ton épouse, de tes enfants Valérie et Éric, tu m'as vu grandir, moi le mioche d'Onex, le gamin des Racettes. Tu étais pour moi l'un des ces vieux grognards qui avait connu le bon vieux temps, celui ou le gendarme était craint mais respecté.

Plus tard, c'est à travers les périples du FC Police que nous nous sommes retrouvés, côtoyés. Voyages, championnats Suisses, matchs corporatifs, soirées choucroute, lotos, souvent accompagné de ton épouse tu étais de toutes ces manifestations, présent, disponible, clubiste, amoureux du football tout simplement.

Tu as aimé ton métier, tu as choyé ta famille, mais tu as adoré le football et toutes les amitiés sportives qui en sont nées. Pour tous ces instants partagés avec toi, je tenais, à titre personnel, à te dire merci Norbert, tout en sachant que là déjà tu discutes ballon rond avec ces anciens dont tu nous parlais tant.

Chère farmille, Irma, Valérie, Éric, à vos proches et amis, je vous présente mes condoléances pour ce deuil qui nous touche … A toi, Norbert, je te dis simplement "Au Revoir l'Ami".

 

Walter Schlechten, habitant de la Croix-de-Rozon.

26/02/2013

Fusion des caisses de pension, avons-nous le choix ? La réponse est non!

Le droit fédéral est suprême, il dicte des obligations aux cantons, aux institutions, au peuple. L’assainissement des caisses de pension, avec comme objectif de pouvoir en assurer la pérennité, est le défi que la Confédération a lancé aux élus de notre République. Devant cet état de crise, deux éléments apparaissent comme probants.

 

1) En aucun cas les assurés/pensionnés des caisses CIA et CEH ne sont responsables de ce qui arrive aujourd’hui. L’autorité de surveillance était la même que celle qui se portait garante de la solvabilité des prestations nécessaires et celles envisagées. L’Etat n’a pas su, n’a pas vu, n’a pas anticipé, n’a pas capitalisé, n’a pas restructuré à temps afin d’éviter ce défaut de couverture qui fait foi aujourd’hui. Certes les assurés/pensionnés devront participer à l’effort, il en va de la survie des caisses de pensions et du versement des rentes. D’ici six ans (fin de la prochaine législature), voire plus tôt, un allongement de la durée des cotisations et une redistribution de la quote-part de ce financement seront nécessaires, ils devront garantir la pérennité des prestations. Mais à ce jour, c’est la survie de ces deux caisses qui est en jeu, et là nous n’avons pas le choix. La fusion proposée est la seule alternative, le premier maillon d’une chaîne qui nous conduira au sauvetage des-dites caisses, tout en évitant une faillite étatique dont le canton ne se remettrait pas.

 

2) La fusion est la première des solutions, n’en déplaise à certains, elle aura un coût et notamment celui des errances du passé, de la gestion calamiteuse des fonds, des placements, des biens immobilier, de la structure même de fonctionnement. Certes, deux krachs boursiers sont passés par là, mais des placements à risque ont probablement plongé les finances des caisses dans les chiffres rouges. Il faut aujourd’hui en assumé les pertes. Le mode de financement est à revoir, les assurés/pensionnés devront participer à l’effort demandé pour sauver les fondamentaux des prestations attendues. Elles seront modifiées, mais garanties.

 

Pour toutes ces raisons et afin de garantir le bon fonctionnement des institutions, car elles s’effondreraient en cas de dissolution des caisses, nous n’avons pas le choix lors de la prochaine votation et il nous faudra accepter la fusion proposée, une première pierre à la réorganisation de notre système de retraites, une première diminution des coûts de gestion mais aussi un premier caillou dans la marre du prochain gouvernement qui entamera une nouvelle législature, car nous sommes aussi en année des hannetons, ne l’oublions pas.   

 

Walter Schlechten, habitant du Grand-Lancy. 

11/02/2013

Le bruit, une pollution urbaine qui exige une solution humaine !

La République est en effervescence depuis quatre jours, la révolte gronde, la résistance d’organise. Erreur judiciaire, injustice sociale, mensonge politique où bavure administrative, nul ne sait ? Pourtant, la presse s’en est fait l’écho et des personnalités de la place montent aux barricades.

 

Sur des centaines de bistrots, vingt neuf n’auraient pas reçu l’autorisation de prolongation d’horaire sollicitée auprès du Scom. Une fermeture à minuit est donc exigée, comme la loi le prévoit au-delà des exceptions qui étaient devenues la règle.

 

Nuisances, le mot est lâché et la sanction est tombée. Elle est administrative, elle est instinctive, elle est motivée et notifiée. Depuis de nombreuses années on nous parle du bruit, du fait qu’il représente une pollution, probablement la première en milieu urbain. Nos Autorités se devaient donc d’agir les exploitants n’ayant pas su réagir.

 

Si les réactions sont aussi vives c’est que l’objectif visé est atteint, la prévention globale par la sanction administrative, sachant que la réponse pénale est inefficace. Ce coup de semonce aura le don de remettre en question des fondamentaux qui guident le monde de la nuit et une certaine économie.

 

Le mieux vivre ensemble passe aussi par le respect et ce ne sont pas les habitants d’une rue, d’un quartier, qui ne s’investissent plus dans la vie active de ces bars branchés et qui attirent une clientèle suburbaine, qui vont s’en plaindre. Dans le pire des cas, ils pourraient retrouver le calme peu après minuit, et enfin dormir.

 

Tous les arguments des fêtards urbains ne tiennent pas la route, ce n’est pas parce que l’on habite en ville que l’on doit tout accepter ou subir. Reste une question, la clause du besoin ne devrait-elle pas être instaurée en nos rues lors de l’installation ou la reprise d’un établissement public ?

 

Au fait, ils ont fait comment tous les bistrots qui ont obtenu ladite prolongation ?  

 

Walter Schlechten, ex-habitant de La Croix-de-Rozon. 

06/01/2013

L'année des hannetons !

«Observant le grand bain de la politique genevoise avec un certain recul, peut-être avant d’y plonger un jour, la réflexion suivante me vient à l’esprit.

 

Dans quelques semaines les partis politiques vont déposer les listes de leurs candidats en vue des prochaines élections. Au grand jeu des alliances et des querelles de clocher il y aura des gagnants, mais aussi des perdants.

 

Si pour moi il devient une évidence que l’Entente devra compter sur une liste PLR-PDC équitable pour garder la majorité au Conseil d'Etat, il apparaît aussi à mes yeux comme indispensable que le MCG et l’UDC poursuive leur alliance. Pas de fusion, pas de grand mot ou de gros mot, juste une liste commune à travers une politique commune (chômage – immigration – sécurité). Pour le reste, le poumon gauche du MCG doit vivre à travers un projet politique, le poumon droit de l’UDC doit lui survivre à Genève en reprenant son souffle auprès des instances nationales du parti.

 

Autre évidence, et ce n’est en aucun cas une attaque personnelle, il serait souhaitable qu’Eric STAUFFER ne se présente pas au Conseil d’Etat. Une liste à quatre POGGIA – AMAUDRUZ – GOLAY – LEYVRAZ aurait bien plus de chance sans la présence du volubile STAUFFER. Cet homme reste l’un des moteurs du parti, mais il devrait en demeurer le guide emblématique, le symbole d’une révolte dont la réussite politique se doit maintenant d’être incarnée par d’autres moins exposés.

 

La gauche va devoir se battre face à ces adversaires, le risque est grand de voir les Verts perdre un siège au Conseil d’Etat et il n’est pas certain aujourd’hui que le parti Socialiste soit prêt à saisir la place libérée. En effet, il doit d’abord penser à repourvoir sa place laisée vacante tout en évitant une crise interne entre les candidats à la candidature.

 

L’année 2013 va être guidée par ces élections sauf que là nos élus doivent en priorité adopter un budget, puis gagner des votations importantes pour envisager de faire passer l’intérêt partisan ou dogmatique avant les réalités sociétales. L'année des hannetons vient de prendre du retard.»

 

Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon !

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02/01/2013

Putain de vie !

« Putain de soirée de ouff que je viens de passer. Alors que je me dirige vers le parking, la musique résonne encore en moi, mon cœur bat aux rythmes des basses qui ne me quittent plus. Les shoots de Tequila absorbés n’y sont probablement pas pour rien non plus, boum, boum, boum … Faut dire qu’on n’a pas bu que du petit lait ce soir avec mes potes. Les pires ce sont les gonzesses, elles ne savent pas s’arrêter avec les petits verres, l’ivresse à en vomir, comme Coralie tout à l’heure. Elles provoquent mais ne supportent pas aussi bien que nous, les mecs.

 

Putain, je me les caille sur ce parking et je ne trouve plus mes clefs qui étaient dans la poche de mon blazer. Déjà que la tête me tourne, je n’aurais pas dû mélanger, ni fumer ce joint qui tournait et là faudrait pas que je prenne froid. Mais bon, c’est la fête, ce n’est pas tous les samedis soir comme ça, heureusement pour mes finances et mon pauvre foie. Je crois même que je vais dégueuler si je ne me retrouve pas très vite assis dans ma bagnole. Ah voilà, la clef magique de Titine qui va me ramener à la maison, sans passer par le Start j’espère. Soirée de ouff mais je rentre seul, la Nadia n’a rien voulu entendre, elle n’était pas chaude, pas autant que moi. 

 

Putain, je ne sais pas comment je vais rentrer, mais c’est exclu que je laisse ma tire sur ce parking de loosers. Et hop, Titine démarre toujours du premier coup, magnifique. Faut dire qu’avec ses jantes sport et son kit avant, elle en a de la gueule Titine. Je vais la faire rugir un peu d’ailleurs, même à froid elle supporte. En plus, avec elle je vais ouvrir et mettre moins de quinze minutes pour arriver à la casa, trop cool ma bagnole.

 

Putain de nuit, demain ça va être bain chaud et thé froid pour faire passer tout ça, et après dans le canapé et devant la télé. Je ne sort pas, même si mes loosers de potes m’appellent. De toute façon ils sont aussi déchirés que moi. Même Julien a pris une mine, il est parti avant tout le monde, tout juste s’il n’a pas appelé maman à la place de Nez Rouge. Looser, on ne laisse pas sa caisse dans un parking, moi Titine c’est sacré et personne d’autre n’en prend le volant.   

 

Putain de fiesta, faudra que je la raconte à Miguel, ce con à la grippe et n’a pas voulu sortir, il a tout raté. Quand je pense à la troisième alignée de Tequila boum boum, dix petits verres qui nous attendaient pour une nuit de ouff, on est des Kings. La dernière mine que j’ai pris comme ça c’était à l’anni de Fred, tout à la Vodka pomme, du délire aussi. Faut dire que mes potes et moi on est les rois des bottelons improvisés. Tiens, hier soir avant d’arriver à la boîte c’était à la Super Boc qu’on s’est chauffés. Deux packs de six et des culs secs du diable, Pedro est le plus rapide à ce petit jeu, pas une goutte à côté. Si demain matin j’ai pas mal à la tronche, c’est un miracle.

 

Putain de route, pas un chat, trois voies pour moi, ouvre Titine, ouvre, la musique à fond, c’est un rodéo à la Gangnam Style qui commence, c’est une soirée de ouff.

 

Putain de vie, à moi ce soir il ne peut rien m’arriver ... Gen'vois staïle.»

 

Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

 

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01/01/2013

La mort des dogmes politiques ouvrirait la porte à la démocratie directe !

Depuis de nombreuses années nous avons la chance démocratique de pouvoir élire les représentants du peuple auprès du Grand Conseil et au Conseil d’Etat. Depuis des années, un équilibre « naturel » droite-gauche au gauche-droite se dessine dans la République, la Ville de Genève servant de contrepoids institutionnel.

 

Malheureusement, depuis des années nous nous plaignons des bilans de nos élus, ne pouvant que constater les manquements structurels qui s’accumulent, bloqués par des dogmes, des idéaux, des intérêts privés privilégiés ou tout simplement des blocages politiques improductifs. N’en demeure pas moins que depuis quelques temps se sont des questions budgétaires qui enraient un système qui se devrait évolutif, démocratique et ambitieux. Le Ceva a été le dernier grand chantier utopique qui aura su provoquer un investissement conséquent, mais qui ne sera pas sans conséquences pour la dette de la dette.

 

A ne pas avoir su, à ne pas avoir voulu, à ne pas avoir vu, à ne pas avoir anticipé, nos élus ont créé une machine à perdre, un outil qui ne devient productif et créatif politiquement qu’en période préélectorale, mais c’est tout.

 

Je crois qu’il est grand temps que nous changions tout cela, je crois qu’il est grand temps que le peuple ne se rende plus aux urnes pour élire un homme, une femme, représentant un parti, des idéaux politiques ou un programme constitué de promesses et d’utopie. Je crois que le temps est venu de relever la tête et d’exiger des personnes qui ont le courage de s’engager en politique de venir devant nous avec des projets, constitués des points majeurs pour lesquels nous restons en attente de solutions d’une vision novatrice basée sur un plan de financement, un échéancier, un évaluation des coûts, des contraintes mais aussi des plus-values attendues.

 

La réduction de la dette, une gestion plus rationnelle du budget, un développement défini et durable pour les transports, une position claire et déterminée pour la sécurité, une articulation pragmatique et basée sur la mutualité pour gérer les coûts de la santé, une responsabilisation des familles pour l’éducation face à l’instruction publique, etc.

 

Ne plus colmater, ne plus rapiécer, ne plus improviser, ne plus éclairer notre république à coût/coup de bouts de chandelles. Un budget de plus de sept milliards ne doit plus être dilapidé à travers la résultante d'additions de subventions, un budget de plus de sept milliards ne doit plus être le poumon social d’une administration trop gourmande car omniprésente, un budget de plus de sept milliards ne doit plus être envisagé comme une béquille à la dette mais bien comme une solution à la réduction de celle-ci.

 

La faillite étatique qui nous guette est économique, politique, humaine, sociale, sécuritaire, urbaine et suburbaine, la banqueroute qui nous attend sera elle irréversible.

 

Gérer économiquement la République et canton de Genève c’est aussi faire de la politique autrement, à travers le mieux vivre ensemble, à travers des projets électifs que la Constituante n’a pas osé entrevoir à cause de conflits d’intérêts, politiquement incorrects pour être bousculés.

 

Walter Schlechten, un habitant de la Croix-de-Rozon. 

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PS: en ce premier jour de l'An, un grand merci à tous les lecteurs-blogueurs qui me suivent, à qui je présente mes meilleurs voeux à travers notre bogosphère, de celle qui apporte une ouverture d'esprit et un regard différents sur l'actualité. 

24/12/2012

Prendre le temps de vivre autrement !

En ce jour de Noël, où une certaine magie opère, où la joie nous habite, où  l’égoïsme s’efface au profit du don de soi, où la paix gagne les hommes face aux combats, je n’aurai qu’un souhait mais il est destiné à nous tous.

 

Que ce jour heureux puisse se reproduire tous les jours, sans artifice, sans motivation mesquine ni commerciale, sans gêne de paraître faible, trop gentil, trop aimable, trop sincère.

 

Que cette magie d’un jour perdure en nos cœurs, en nos esprits. Avoir la chance de se dire je t’aime, de se revoir, de se retrouver, de se rendre compte que ceux qui sont loin de nous sont pourtant souvent si proches.

 

Que cette explosion de bons sentiments, ce sens du partage, ces preuves d’amour, d’amitié, puissent occuper nos esprits au quotidien. Prendre le temps et penser d’abord aux autres, prendre le temps et vivre en harmonie avec les siens, prendre le temps et devenir plus fort ensemble.

 

L’homme n’est violent, méchant, arrogant que par crainte de l’autre, de celui qui affiche sa cupidité. L’homme vit en se protégeant, en agressant, alors qu’il devrait exister à travers le mieux vivre ensemble.  

 

Demain sera un autre jour, mais demain, mis à part les décors, rien n’aura changé dans nos cœurs, dans nos vies, dans cet esprit qui à su nous habiter un jour et qui se doit d’être au quotidien notre vision du monde.

 

Je vous souhaite donc, en ce jour heureux, qu’il se reproduise toute l’année, que tous les hommes de bonnes volonté réalisent que la vie n’a pas de prix, pas de valeur, que la vie est magique et qu’elle ne nourri l’homme qu’à travers la joie et la paix qui habitent nos cœurs et que nous partageons aujourd'hui. 

 

Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon.  

 

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22/12/2012

Les fêtes de fin d’année n’auront pas le même goût pour tout le monde !

« Genève, ville de paix, d’esprit, d’argent, ville des contradictions et des contrastes. Genève, un canton à vocation internationale, un canton qui gère des milliards, un canton qui doit des milliards. Genève, une République qui cache sa pauvreté pour mieux afficher ses richesses, dissimulant sa honte derrière une politique sociale cantonale, couvée par un esprit de gauche qui habite la Ville de Genève.

 

C’est oublier un peu vite que notre canton compte aujourd'hui un taux de chômage de 5.2 %, c’est omettre de préciser que 4.0 % de la population est dépendante de l’aide sociale. Un constat sociétal qui ne devrait pas nous satisfaire en usant des comparaisons européennes, des taux qui ne doivent pas être vulgarisés car derrière se trouvent des parcours de vie, une histoire, une difficulté, une épreuve, un humain tout simplement.

 

Alors que nos élus s’écharpent pour voter un budget, alors que nos entreprises tirent un bilan d’une crise dont les retombées négatives ne sont pas encore arrivées, alors que la population active prépare les fêtes avec la même ardeur, d’autres devront simplement se réjouir d’être debout avec la force de croire que l’An prochain sera meilleur pour eux.

 

Alors, au moment de trinquer, avec un très grand champagne millésimé ou un verre Lambrusco, il nous faudra chasser ce goût amer qui reste en bouche, nous regarder à travers l'âme de l'autre et ne pas oublier d’espérer que le mieux vivre ensemble demeure possible. »

 

Walter Schlechten, un habitant de la Croix-de-Rozon.