06/02/2014

L'approche policière revisitée !

Alors que je regarde « Des Paroles et des Actes » sur France2, avec comme invité Manuel Valls, je me surprends à poser une analyse policière globale.

 

Encore une fois, la police française est attaquée, désignée comme responsable de tous les maux, alors que la justice est curieusement épargnée. Des dérapages policiers inadmissibles sont utilisés comme des généralités, offrant ainsi tous les policiers à la vindicte journalistique et donc populaire. Analyse simpliste d’un problème bien plus global, plus important, plus grave, évaluation si peu crédible mais pourtant écoutée, assimilée, diffusée.

 

Depuis plusieurs années la police française est malade. Elle porte, comme bien des polices du monde, des stigmates structurels, professionnels, où le coaching et le débriefing ne sont pas encore considérés comme nécessaire pour des policiers qui sont devenus des éboueurs sociétaux, au carrefour de la misère, de la violence, de l’incompréhension parfois.

 

Au-delà des choix politiques, au-delà des doctrines hiérarchiques, au-delà des modifications sociétales, le policier demeure l’urgentiste qui se doit de s’adapter le plus rapidement possible. Malheureusement, les décideurs sont rarement les intervenants et les visions structurelles proposées sont souvent inadaptées.

 

L’image de la police est globalement satisfaisante pour plus de la moitié de la population française. Malheureusement, tout comme pour la délinquance, une minorité considère que la police se doit d’être la cible première pour affronter l’Etat et ses insuffisances, ses dysfonctionnements, comme si face à la crise le policier était le bouclier souffre-douleurs des trois pouvoirs, législatif, exécutif, judiciaire. Le policer, une cible désignée pour recevoir les coups de la colère, de la violence, de la haine parfois.  

 

Certes, l’action policière, dictée par des choix politiques, hiérarchiques, n’est pas toujours comprise. Elle se doit d’être expliquée mais surtout adaptée. Trop souvent l’Autorité confond la proximité de la police et la police de proximité. En l’état, ce sont pourtant deux approches diamétralement opposées. La première se veut, se doit d’être visible mais surtout répressive, en tentative de résolution de problème et basée sur un lien de défiance et d'autorité alors que la seconde se veut, se doit d’être préventive et participative, à travers la résolution des problèmes et basée sur un lien de confiance.

 

Il n’est pas simple de réussir une approche policière sociétale à qui la population accorderait à nouveau sa totale confiance, mais en France aujourd'hui c’est pourtant une obligation d’y parvenir. C’est justement à travers l’approche pratiquée par de nombreux policiers, qui agissement perpétuellement sous le sceau de la crainte, de la protection personnelle, de la vision permanente du danger que pourrait débuter un travail intéressant de reprogrammation. 

 

Au-delà de l’acte final policier, l’aide, l’information, l’accompagnement, le soutient, l’explication, la médiation, l’éducation, l’avertissement, la verbalisation, l’appréhension, l’arrestation, l’usage de la contrainte, c’est l’approche policière qui se doit de devenir une doctrine globale à travers un état d’esprit positif, ouvert, empathique et apaisant.

 

Certains me diront que l’autorité nécessaire en souffrirait. A ceux-ci je leur réponds que l’acte d’autorité n’est pas nécessairement toujours en lien avec la force, que l’acte d’autorité ne doit pas dans tous les cas être imposé mais qu’il se doit en tous les cas être compris, assimilé et digéré.

 

Une vision utopique dans un monde où la violence, sous toutes ses formes, ne cesse d’être en recrudescence. Une vision d’avenir pourtant proposée à un métier qui demeurera encore longtemps comme le premier partenaire de la population et qui ne doit plus être la cible privilégiée des déçus de la République. 

 

Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly.  

25/09/2011

"Dan"

 

« Je me revois, il y a quelques années, assis là, dans l'église Sainte-Croix, place du Marché à Carouge. Nous sommes des dizaines, que dis-je des centaines. Arrivé en avance j'ai trouvé place dans ce lieu de culte, de recueillement. Moi qui suis athée je tenais absolument à être là, en communion avec toi Dan, avec tes amis, avec tes proches, avec les miens.

 

Même si à ce moment précis je n'ai pas encore réalisé, même si je n'ai pas encore conceptualisé, même si je n'y crois pas, je suis là. L'impossible c'est produit, l'improbable n'était même pas envisagé alors que l'incroyable départ c'est réalisé.

 

C'est le cœur et la gorge noués que j'attends ton entrée par l'allée centrale ; c'est le cœur et la gorge serrés que je me demande encore et encore pourquoi tu as fait ça ; c'est le cœur et la gorge meurtris que je me demande pourquoi nous n'avons rien vu venir ; c'est le cœur et la gorge opprimés que je te demande, en regardant déjà le ciel, pourquoi tu n'es pas venu chercher de l'aide, auprès de nous, auprès de moi.

 

Comme depuis trois jours, je culpabilise de n'avoir rien vu venir, de n'avoir rien deviné, de n'avoir rien détecté, de n'avoir pas pu voir probablement. Rieur et fraternel tu étais pour moi, avec le cœur noyé parfois, mais comme tant d'autres.

 

La musique démarre, l'esprit solennel envahit le lieu de culte. Nous nous levons tous, comme un seul homme, tous unis, tous abattus, tous complices.

 

Mes jambes me lâchent déjà, je tremble comme si la vérité allait me sauter au visage et me détruire les vicaires.

 

Mes yeux me brûlent aussi, car sur ma gauche je devine ton entrée, je te devine, je te parle je crois, je te demande pourquoi, je te demande pardon même si je ne sais pas si je dois le faire.

J'aurais voulu t'aider, d'accorder toute l'écoute nécessaire, t'offrir toute l'amitié attendue, d'accorder toute l'empathie que nous savons pourtant au jour le jour partager avec d'autres.

 

Ton cercueil apparaît, l'image concrète de ton décès aussi à cet instant. Je m'écroule, en larmes, des pleurs que je ne retiens plus, je n'y arrive pas. A mes côtés, ils sont des dizaines en larmes, tous effondrés et incrédules, comme moi.

 

Je ne me souviens plus très bien du reste de la cérémonie, si ce n'est qu'elle était belle, qu'elle était simple, qu'elle était comme toi, ronde et magnifique, proche des gens. Je me rappelle que notre Commandant a parlé d'un grand mur bleu, sur lequel dorénavant il allait y manquer une brique, une clef de voûte importante probablement.

 

Puis est arrivée la fin et la sortie de l'office. Une foule énorme t'attendait. Tu es ressorti de cette église comme tu y étais entré, costaud et fier, porté très haut, par les bras des nôtres, par nos cœurs, par nos larmes. A ton passage, j'ai eu envie d'applaudir, de te dire adieu à l'italienne, de te dire merci aussi pour tous ces rires partagés, de te dire que tu resteras à jamais avec nous, coûte que coûte. Je ne l'ai pas fait, par respect pour ta famille, pour tes enfants, pour tes amis, pour nos collègues, pour ce silence qui a envahi soudainement la place du Marché, telle une ombre.

 

Je me suis alors éloigné pour me réfugier sous un porche, car une pluie de larme, un torrent de tristesse m'ont envahi. Malheureusement, ce jour là, mes questions n'ont pas été emportées par ces flots. Mes interrogations sont restées sans réponse, et aujourd'hui encore nous ne comprenons toujours pas.

 

Pourtant, ce geste fatal a probablement été pour toi une libération, j'ose le croire. Il faut avoir le cuir solide qu'on nous dit, il faut travailler avec une carapace épaisse qu'on nous enseigne, il faut laisser les soucis de la maison à la maison et ceux du travail au travail qu'on nous susurre.

 

Tu sais Dan, cette semaine quatre policiers français se sont donné la mort. Eux aussi nous ont quittés, eux aussi avaient un parcours professionnel et personnel, eux aussi étaient arrivés au bout d'un chemin que personne n'emprunte sauf nous.

 

Ce soir, nous aussi sommes tristes, car l'on ne peut pas être ou ne pas être, vivre ou ne pas vivre, car nous ne sommes que des hommes et des femmes qui traversons tous les jours les carrefours de la misère humaine. Le policier n'est pas une machine, le policier s'intteroge, le policier pleure, le policier souffre, le policier se suicide aussi.

 

Le suicide est une chose horrible, pour celui qui part, pour ceux qui restent, à travers l'acte, à travers les interrogations qui demeurent, à travers la violence du geste. Alors si vous avez un ami, un collègue, un proche qui semble chercher une écoute, tendez lui l'oreille, écoutez le quelques minutes, le libérant ainsi un peu de démons que vous ne deviniez pas encore, mais qui reviendront peut-être sans prévenir pour l'emporter.

 

Dan, tous les jours je pense à toi, et si tel n'était pas le cas, l'actualité terrible est là pour me sortir de l'oubli.»

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

08/05/2011

Stéphane Guillon, ou la méchanceté au service de la liberté d’expression, et de la vengeance !

Samedi soir, théâtre du Léman, il y avait Dieu, les riches et les pauvres, DSK et BHL, les handicapés, les détenus de prison, les japonais irradiés, les morts et les vivants, il y avait surtout Stéphane Guillon et Nicolas Sarkozy.

 

Un duel à distance gagné haut la main par l'humoriste. Certes, la vengeance, à travers un spectacle nommé Liberté Surveillée, est un plat qui se mange froid, mais là le show était chaud.

 

Pas de langue de bois, ou si peu, et des attaques précises comme une décision ministérielle. On peut ne pas aimer son ennemi, mais de s'attaquer à la liberté d'expression, par des moyens de pression, n'aura pas été la plus maligne des décisions du Petit Nicolas. L'effet boomerang n'aura pas été long à attendre.

 

Le public, conquis par la victimisation de l'humoriste et comblé par sa prestation, a lui aussi vite choisi  son camp, même si une ou deux galéjades sont restées douteuses, dans l'ensemble personne ne souhaitait couper le micro du provocateur.

 

Un genre d'humour qui manque en Suisse, à Genève, où la Revue pourrait s'en inspirer pour rendre plus tranchant son spectacle prochain. Ne jamais oublier que l'on peut rire de tout, mais qu'il faut y mettre la manière.

 

Stéphane Guillon y est parvenu, sans compromission politique, sans retenue, laissant le rire prendre le dessus sur la gêne furtive du ressenti. Un humour rare et craint car si loin des banalités.

 

J'en veux pour preuve qu'en fin de spectacle, Guillon nous faisait remarquer que si son spectacle venait à durer nous raterions Eric Zemmour sur la 2. Belle provocation, sans savoir si les deux hommes s'apprécient assez pour un mariage mixte, même si Guillon le fait rire et que Zemmour adore son côté rebel. Selon lui, Guillon c'est un mutin de panurge, un curé de la nouvelle pensée dominante. J'adore l'image.

 

Et comme le dit si bien Eric Naulleau, de qui vient le véritable scandale, du messager de l'humour ou de celui qui est à l'origine de la mauvaise nouvelle.

 

A la sortie de ce spectacle, j'aime à dire qu'il ne faudrait jamais perdre sa liberté d'expression, mais juste son innocence. 

 

Minet

 

09/03/2011

La victimisation, un mode de défense d'un truand qui démontre son manque de courage pour assumer ses actes !

Ainsi donc, le truand appréhendé par la police, lors du hold-up du 26 novembre 2010 vers 1830, dépose plainte contre les policiers qui ont fait usage de leurs armes contre sa personne, le blessant.

Rappelons les éléments en notre possession, que l'on trouve sur le net, à savoir ;

- L'attaque se produit en fin de journée, avec une forte affluence dans le trafic routier et de nombreux piétons. Les commerces voisins sont encore ouverts.

- Les truands viendraient de Lyon.

- Les truands sont arrivés avec deux voitures.

- Les truands étaient armés d'armes de guerre.

- Les truands ont maîtrisé l'agent de sécurité en faction devant le bureau de change.

- Il y avait encore du personnel dans le bureau de change.

- Les truands ont fait usage d'explosif pour pénétrer dans les locaux.

- Les truands n'ont pas hésité à faire usage de leurs armes en pleine rue.

- Les truands ont pris la fuite sans hésiter à travers la violence de leurs actes.

- Les truands avaient préparé leur coup, se sont des professionnels.

- Le suspect appréhendé a usé de la violence pour voler une voiture afin d'assurer sa fuite.

- L'auteur arrêté a été inculpé de brigandage aggravé.

- L'auteur arrêté est connu de la police française.

- Les employés victimes de l'agression, ainsi que des passants, se sont retrouvés en état de choc.

- L'auteur arrêté a été blessé suite aux tirs des policiers.

- L'auteur arrêté dépose plainte contre les policiers pour délit manqué de meurtre et mise en danger de la vie d'autrui.

Ce dernier rebondissement n'a rien d'incroyable. Il fait partie d'une défense qui recherche la victimisation de l'inculpé, tentant ainsi de minimiser la portée de ses actes, de ses intentions, de ses gestes, de sa participation au hold-up.

Ce qui est perturbant, c'est l'agressivité déployée pour attaquer pénalement ces policiers. Il y a aussi cette recherche de victimisation dans un cadre où actuellement aucun élément ne laisse place au doute quand à la qualité de la riposte des policiers. Le feu appelle le feu, et à lire ce qui précède l'objectif de la mission et les conditions cadres pour une interpellation étaient visiblement réunis.

A la différence des anciens du "Grand Banditisme", qui savaient faire amende honorable après les faits, à travers un code d'honneur, ces nouvelles petites frappes qui s'attaquent à nos banques, à nos Postes, à nos bureaux de change comme ils jouent à la PlayStation, sans aucun respect pour la vie d'autrui.

Et à ce jour, personne n'osera croire que ce truand ne savait pas que ;

  • - Ses amis étaient équipés d'armes de guerre.
  • - Ses amis ont délibérément fait usage de leurs armes en pleine rue.
  • - Ses amis ont utilisé un explosif pour pénétrer dans le bureau de change.
  • - Ses amis avaient visiblement préparé leur coup.
  • - Ses amis étaient déterminés.
  • - Que ce hold-up s'est déroulé dans des conditions où le plus grand nombre de personnes a été mis en danger à travers les actes de violence commis par les truands.

Moi je dis à ce jeune homme, qui est venu chez nous avec ses complices pour y commettre un brigandage aggravé, au moyen d'explosif, d'armes de guerre, et sans aucun respect de la vie humaine, qu'il ferait mieux de demander pardon aux victimes, de s'excuser auprès de nos autorités, de s'expliquer devant le Ministère Public et de coopérer avec la police genevoise.

Mais voilà, le courage d'un soir n'est plus celui du lendemain. Assumer ses actes c'est aussi faire preuve de respect pour les victimes, en accompagnant ses mots par un repentir sincère. Mais il n'est pas donné à tout le monde d'être courageux, comme l'on été les employés du bureau de change, les passants, les policiers, les victimes et tous les témoins, car ces gens doivent probablement encore faire des cauchemars à propos de cette sinistre soirée.

Ce qui est certain, c'est qu'à défaut de courage, c'est la honte qui va s'abattre sur ce truand, car en déposant plainte contre les policiers, c'est toute la société qu'il se met à dos !

Walter Schlechten - Blogueur de la TDG.

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11/01/2011

Eric Zemmour est-il coupable de diffamation et de discrimination raciale, ou est-il la victime d’une France politiquement trop correcte qui n’ose pas se retourner sur ses erreurs dans le domaine de la naturalisation et du droit du sol ?

Célèbre journaliste et chroniqueur de Laurent Ruquier, Eric Zemmour, qui ne laisse personne indifférent, passe depuis ce jour devant le tribunal correctionnel de Paris. Pas de jeu de scène ou de grande envolée lyrique, juste un homme qui confirme ses propos, qui lui valent aujourd'hui les foudres et les plaintes des associations anti-racistes.

Il y a quelques mois, lors d'un débat télévisé mené face à Rokhaya Diallo, une militante anti-raciste et présidente de l'association Les invisibles, il avait déclaré : "Les Français issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que les plupart des trafiquants sont noirs et arabes... c'est un fait."

Selon lui, il n'y a pas eu dérapage et il a la ferme intention de se battre face à ses détracteurs en justice. Connaissant sa verve, nous ne doutons pas qu'il le fera avec éloquence. Mais il pourrait bien que ce trublion de la libre pensée devienne la « victime » d'une France politiquement trop correcte qui n'ose pas se retourner sur sa politique de naturalisation et du droit du sol appliqué, qui dit ceci : « Tout enfant né en France de parents étrangers acquiert la nationalité française à sa majorité si, à cette date, il a en France sa résidence et s'il a eu sa résidence habituelle en France pendant une période continue ou discontinue d'au moins cinq ans, depuis l'âge de onze ans. »

En Suisse, cette possibilité « directe » n'existe pas. La naturalisation facilitée est possible si l'un des parents est suisse (art. 25 à 31 et 58 RS 141.0) et il est dit ceci :

La naturalisation facilitée est accordée à condition que le requérant :

  • se soit intégré en Suisse;
  • se conforme à la législation suisse;
  • ne compromette pas la sécurité intérieure ou extérieure de la Suisse.

La naturalisation ordinaire existe aussi. Quiconque est résident en Suisse depuis douze ans peut dépooser une demande d'autorisation fédérale de naturalisation (art. 12 à 16 RS 141.0) et il est dit ceci :

Le candidat à la nationalité suisse doit déposer une demande auprès du canton ou de la commune. La nationalité suisse ne s'acquiert que par celui qui, après obtention de l'autorisation fédérale de naturalisation, est admis dans le droit de cité de la commune et du canton. La naturalisation n'est pas un droit : les cantons et les communes sont libres de fixer des conditions supplémentaires.

La naturalisation ordinaire est accordée à condition que le requérant :

  • réside depuis douze ans en Suisse (entre 10 et 20 ans, les années comptent double) dont trois au cours de cinq années qui précèdent la requête;
  • est intégré à la communauté suisse;
  • est accoutumé aux mœurs et aux usages suisses;
  • se conforme à l'ordre juridique suisse;
  • ne compromet pas la sûreté intérieure ou extérieure de la Suisse.

A ces donditions fédérales s'ajoutent les conditions cantonales et communales :

  • conditions de résidence;
  • conditions d'aptitude.

Il y a donc des différences importantes entre la France et la Suisse (réf ; Wikipédia).

On peut se demander ce qu'il adviendrait, si en Suisse, lors d'une émission telle qu'Infrarouge, un invité s'exclamait : « Les Suisses issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que les plupart des trafiquants sont noirs, arabe et albanais .. c'est un fait ».

Mais ces propos ne seront jamais tenus ainsi, car ce n'est pas, en Suisse, le reflet des réalités.

Par contre, qu'adviendrait-il si ce même invité déclarait : « Certaines ethnies  issues de l'immigration sont plus contrôlées que les autres parce que les plupart des trafiquants sont noirs, arabe ou albanais .. c'est un fait » ?

Je pose juste la question ?

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18/12/2010

Sécurité nationale et Schengen, quel est le véritable problème !

Ce fut en juin 1985 que vit le jour l'espace Schengen, avec cinq pays signataires pour ce premier accord qui promulguait l'ouverture des frontières. C'est en 1997, soit plus de dix ans après, que l'espace Schengen a été institutionnalisé à l'échelle européenne par le traité d'Amsterdam. Ce fut enfin le traité de Lisbonne de 2007, soit dix ans après, qui modifia les règles juridiques concernant l'espace Schengen, en renforçant la notion d'un "espace de liberté, de sécurité et de justice", par le biais d'un système communautaire.

Depuis, les pays signataires pratique une politique commune en ce qui concerne les visas et ont renforcé les contrôles aux frontières limitrophes de pays extérieurs à l'espace. Relevons que des contrôle temporaires aux frontières nationales peuvent néanmoins être mis en place s'ils s'avèrent nécessaires au maintien de l'ordre public ou de la sécurité territoriale.

La Suisse a ratifié ces accord en février 2008. Il aura donc fallu moins de trois ans pour que l'on se rende compte que l'application théorique de ces accords n'est pas en adéquation avec la situation géographique, économique et sécuritaire de notre pays. Certes des "contrôles temporaires aux frontières" ont été établis lors de l'Euro08, justifiés par un maintien de l'ordre nécessaire à la manifestation sportive, voire lors d'une ou deux petites conférences internationales, mais c'est tout.

Pourtant, il apparaît aujourd'hui évident que la libre circulation des personnes n'est pas en adéquation avec notre sécurité nationale, ne pouvant ainsi faire face à la criminalité importée. Nous ne pouvons plus nous permettre d'être un pays d'accueil pour tous et seulement de passage pour des bandes organisées qui ont su très rapidement utiliser les failles du système. Qui plus est à Genève qui dispose d'une situation particulière. Notre ville-canton se doit en effet de faire respecter les conditions d'entrée dans l'espace européen à travers son aéroport international, tout en acceptant d'ouvrir ses frontières géographiques à toutes les personnes se trouvant déjà dans ce même espace. La protection des intérêts communautaires est donc devenue plus importante que ceux du canton, de la région, du pays.

Il ne s'agit là pas de remettre en cause le principe de l'espace de Schengen, car il est vrai que l'échange d'informations et le système SIS sont une plus-value importante dans le cadre d'une coopération pénale et/ou judiciaire, en qualité de recherche et d'investigations, même si c'est probablement les pays limitrophes à la Suisse qui en bénéficient le plus à ce jour, mais il devient urgent, et sans offusquer nos voisins ou les États membres, de réintroduire, sous le motif de la sécurité nationale, le contrôle des personnes aux frontières et sur le territoire.

Genève doit en démontrer la volonté, la Confédération nous en donner les moyens !

Minet, habitant de La-Croix-de-Rozon !

 

28/07/2010

Grenoble, quand la réalité dépasse la fiction !

Grenoble, les nuits d'émeutes se suivent mais ne se ressemblent pas, la violence étant en pleine ascension.

La veille du 17 juillet, un jeune malfrat, Karim Boudouda, 27 ans, est tué lors d'un échange de tir avec la police suite au braquage d'un casino.

Le quartier de La Villeneuve échappe depuis à toute autorité, le chaos y règne, la violence gratuite aussi. La colère a vite fait place à la haine, une haine du flic, une haine qui crie vengeance mais qui rend aveugle cette jeunesse désoeuvrée.

Ces enfants perdus dans une société sans repère, sans valeur, sans espoir, où seul un grand frère violent, un Lieutenant chef de bande impose son respect, à travers une vie de malfaiteur mais sans les règles qu'un certain grand banditisme savait respecter.

Tuer du flics, un jeu, un passe-temps, une normalité auprès d'une jeunesse désespérée et noyée dans la violence des jeux vidéo et autres films d'action. Sortir un gun pour plomber un bleu, c'est même parfois un batême du feu pour certain, juste pour entrer dans la bande, devenir grand. On parle même de vengeance et de contrats mis sur la tête de policiers de la BAC, une réalité qui dépasse la fiction. Mais où va-t-on ?

Mais cette jeunesse là ne grandira jamais, car elle va mourir dans une société qui ne sait plus l'écouter et qu'elle brûle au quotidien à travers ses violences, sans oser croire qu'il n'y a pas que le feu pour sortir de là. Le rap et la musique ont été un rêve d'un monde meilleurs pour certains, même si les paroles blessent autant que les armes, mais sans travail, sans argent, ces jeunes là vont devenir des malfrats, à n'en pas douter.

C'est toute la société qui doit retrouver des valeurs auxquelles s'accrocher à nouveau, des repères et des jalons, comme ceux que nos profs, nos parents, nos grands frères ont apportés à notre génération. Il est encore temps pour ne pas voir la démocratie mourir sur une place de cité, il est encore temps pour que l'Etat se réveille et s'occupe des enfants de la République, il est encore temps pour que la force reste à la loi, mais pour ça il faut déposer les armes et là, Grenoble n'est pas prête.

Genève et l'Europe devront se souvenir de ces événements, de cette histoire d'une ville et d'un pays qui part à la dérive, car chez nous aussi il faut poser des limite à la tolérance des actes, maintenant et pas dans dix ans, sinon ...

Minet.

 

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04/07/2010

"De bleu, de bleu !"

L'équipe de France ne sera donc pas championne du monde. A Genève, comme ailleurs, on en rit un peu, car les "chaouis" quand ils gagnent on les entend durant 4 ans, voire plus. On pensait donc avoir la paix un moment, mais là ils reviennent à la charge, les champions du monde et d'Europe, et pas avec "on est les champions, on est le champions, on est on est on est les champions" mais avec "on sait tout mieux que les autres, on est les anciens, on sait on sait on sait tout mieux que les autres". Ils portent un nom, le "collectif 98".

Mes têtes de Turcs :

Lilian Thuram, qui demande d'exclusion à vie de Patrice Evra, capitaine des espoirs de victoires et porteur du désespoir des joueurs. On lui reproche d'être un meneur, ce qui est la moindre des choses pour un capitaine. On lui reproche tous les maux, alors qu'il n'a été que le porte-parole d'autres joueurs, c'est un tout. On lui reproche d'avoir dénoncé, d'avoir osé, d'avoir décidé, d'avoir exprimé alors que de part son rôle de capitaine, il doit justement être le lien entre les joueurs et l'entraîneur, fil rouge qui était rompu depuis longtemps, mais la faute à qui ?

Lilian Thuram, un homme respectable et respecté, mais qui s'engage sur un chemin de croix politique, sortant du cadre sportif et dont l'expérience de cadre d'une équipe devrait le pousser à chercher les causes du mal chez les bleus, et pas simplement donner en pâture un joueur ou un autre, car le problème n'est pas là, il est global, FFF, staff, équipe, objectifs et mentalités.

Bixente Lizarazu, qui depuis trois semaines, en sa qualité de consultant, juge, critique, assassine même sur le petit écran, en étant si peu constructif, même si aujourd'hui il prend des gants, comme pour garder les mains propres dans la débacle. Ce n'est pas avec des "on aurait dû" ou "Raymond tu ne crois pas que" qu'il a fait avancer la France. Il soutient Lilian Thuram en demandant également des sanctions très fermes sur les joueurs qui ont tenu des rôles de meneurs dans cette affaire. Selon lui des joueurs on pris en otage l'Equipe de France, 4 ou 5 meneurs qui ont amené les 23 dans le mur, il faut sortir du cadre purement sportif selon lui.

Bixente Lizarazu ou Liza la science. Moi je veux bien, mais alors comment expliquer qu'il ait enfoncé Yoann Gourcuff après son match contre l'Uruguay, visant simplement son éviction des titulaires, puis en venant reprocher la non titularisation de ce joueur auprès de Raymond Domenech après la défaite contre le Mexique.

Derrière ces deux meneurs très médiatisés, suivent :

Emanuel Petit qui avait annoncé le 1er avril de cette année  « Je vais succéder à Raymond Domenech après la Coupe du monde. Ça va à l'encontre des déclarations que j'ai faites il y a six ou sept ans mais les chemins que j'ai empruntés depuis ont toujours été en rapport avec le foot. Je n'ai pas (encore) mes diplômes mais certains sont dans ce cas. C'est d'autant plus étonnant que j'ai pas mal critiqué Jean-Pierre Escalettes par le passé. C'est bien. Ça prouve que l'on peut changer ». Il n'y a pas de fumée sans feu selon moi, un homme sans avenir qui cherche une place dans le club France.

Frank Leboeuf, perdu entre Ko Lanta et quelques planches de théâtres, qui cherche à se placer auprès de la FFF, et qui tire à boulet rouge sur les bleus et la fédération, sans pour autant marquer des points.

Robert Pires, le moins agressif contre les bleus, qui avait pourtant déjà la une dent dure contre Raymond Domenech avant le mondial mais qui ne sort du bois que maintenant. Heureusement, il n'a aucune ambition dans le club France, il aime le foot et y joue encore.

Tout ces messieurs, champions du monde et d'Europe, la tête comme une pastèque, oublient un peu vite qu'il n'ont jamais été capables de fustiger les gestes impardonnables de leur Zizou, à qui l'on a tout pardonné, si vite, trop vite. A l'époque, pour eux, le mot équipe, solidarité, complicité, groupe, bleus, n'avaient visiblement pas la même valeur qu'aujourd'hui, et pourtant.

Pourtant, ils ne rendent pas service à une homme à travers leurs comportements, Laurent Blanc. Lui qui devrait arriver avec le respect qui lui est dû, lui qui devait devenir le Manager et l'Enraîneur de l'Equipe de France, arrive avec un "collectif" qui se mêle de tout, en oubliant que l'ancien capitaine des bleus était surnommé le "Président".

Heureusement, il nous reste les grandes gueules, dont Christophe Dugarry : 

«Je ne suis pas d'accord pour jeter Patrice Evra en pâture comme il l'a fait. Ce n'est pas correct, c'est scandaleux. Evra a fait une connerie, une grosse connerie, mais on en a tous fait. Le costume de capitaine était bien trop grand pour lui, mais le problème, ce n'est pas le mec qui portait le costume mais ceux qui le lui ont donné. Encore une fois, dans cette histoire, on traite les conséquences et non ne s'attarde pas sur les causes. Le problème, c'est l'autorité, le comportement des joueurs a été la conséquence du manque d'autorité. Et puis ce n'est pas à Thuram de demander ça. Depuis quand il est sélectionneur, Lilian ?»

Ce qui est certain, c'est qu'entre un coup de boule ou un coup d'Etat, chez les bleus vaut mieux avoir été champion du monde pour l'ouvrir, c'est moralement moins grave on dirait. Encore une désorganisation dans la réorganisation, une de plus.

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23/06/2010

Les maux bleus !

22 juin 2010 - STOP - France éliminée - STOP - Aucune victoire - STOP - Équipe à la dérive - STOP - Pays humilié - STOP - Domenech lâché par la FFF - STOP - Avion de retour annoncé - STOP - Paris reste attentive - STOP - Bachelot noyée dans la masse média - STOP - Les joueurs vont balancer - STOP - La presse va se déchaîner - STOP - Bloemfontein 22h47 - STOP.

Et après, ils vont parler alors que l'on sait tous ce qu'ils vont dire haut et fort, car personne ne voudra payer le prix de cette débâcle sportive, mais surtout nationale. 

Pourtant, vu de loin, il est évident que l'équipe nationale française de football a été assassinée, un petit meurtre entre amis !

Les responsables ;

1) Les politiques, à trop vouloir surfer sur le succès de 1998, l'image de la France et l'usage répétitif des vainqueurs de cette fameuse coupe du monde, ont sabordé le navire France sur la distance. D'ailleurs, "les bleus" n'étaient plus une équipe, mais une marque, un sigle, un étendard national. On se souvient tous du fameux "black, blanc, bleu". À vouloir porter trop haut ce symbole, il ne pouvait que redescendre très vite, trop vite, loin des illusions perdues.

2) Certains vainqueurs de 98, une génération qui certes avait du talent, mais qui a eu la chance de devenir championne du monde. Aujourd'hui, ces icônes du foot français sont devenues intouchables, des repères sportifs, voire même de la société, des hommes qui pourtant manquent terriblement d'humilité dans leurs analyses devenues journalistiques, sur fond de polémiques.

3) La presse, trop fière de ces champions du monde, d'un foot français qui pourtant depuis n'a rien gagné. Une presse exigeante, comme dans tous les pays, mais une presse poubelle, à scandale, où la vente d'un torchon est devenue bien plus importante qu'une analyse, sportive ou de société. Le quatrième pouvoir a aussi le pouvoir de nuire, ne l'oubliez jamais.

4) Le staff et Domenech, indéniable, indiscutable, une évidence qui pourtant n'a pas engendré la décision nécessaire il y a 4 ans. Un navire France sans gouvernail, c'était la garantie d'échouer rapidement, sans convaincre, sans séduire, sans l'évolution nécessaire pour guider le groupe.

5) Les joueurs, pas pour leur révolte, que je peux comprendre, mais pour le star système dans lequel ils sont presque tous entrés. L'agent, la pub, le luxe, les défilés de mode, les soirées VIP, et surtout des salaires honteux dans de grands clubs. Ils en oublient le sport, les valeurs de celui-ci et celles de la nation. Ils privilégient des carrières personnelles à la place du groupe, probablement aussi par un manque de reconnaissance en cette nation qui n'a plus d'identité car à la dérive politiquement.

6) La FFF, une fédération qui est tombée dans les travers de l'argent, de la gloire, de la vanité aussi. Une fédération qui doit oublier 98 et partir sur une éthique nouvelle, la jeunesse, le sport, le développement de soi-même et d'une société à la recherche de repères où l'individualisme n'a pas raison dêtre, où la solidarité et l'humilité doivent régner.

C'est un petit joueur de 4e ligue qui écrit tout ça, mais c'est surtout un amoureux du foot, et là le football a été sali, bafoué, et j'ai honte pour eux, pour le peuple français qui devrait crier à sa jeunesse "Aux armes", car l'avenir lui appartient depuis hier soir.