10/02/2012

"Maman, lettre d'adieu"

 

Maman.

 

Perdus au milieu des larmes, nous sommes heureux.

 

Heureux de te savoir libérée d'une maladie cruelle, que tu as combattue avec courage.

Heureux de te savoir délivrée de souffrances, que tu as supportées avec courage.

Heureux de te savoir en paix face à tes peurs, que tu viens de dompter avec courage.

 

Perdus au milieu des larmes, nous sommes heureux.

 

Heureux de t'avoir accompagnée, avec amour, jusqu'au bout du chemin.

Heureux d'avoir partagé des mots d'amour, tout le long de ce chemin.

Heureux d'avoir reçu ton amour, du début, à la fin de ce chemin.

 

Perdus au milieu des larmes, nous sommes heureux.

 

Heureux d'avoir eu la chance de nous dire je t'aime.

Heureux d'avoir eu le bonheur d'écrire je t'aime.

Heureux d'avoir pu t'accompagner car on t'aime.

 

Perdus au milieu des larmes, nous sommes heureux.

 

Heureux de tenir nos promesses, déposées par amour.

Heureux de prendre soins des tiens, avec amour.

Heureux de te garder en nos cœurs, preuve d'amour.

 

Perdus au milieu des larmes, nous sommes heureux.

 

Heureux car tu as quitté ceux que tu aimes, pour retrouver ceux que tu avais illuminés.

Heureux car tu t'es envolée vers les cieux, pour devenir une étoile illuminée.

Heureux car tu veilles sur nous, telle une flamme qui nous montre ce chemin illuminé.

 

Perdus au milieu des larmes, nous sommes heureux.

 

Heureux car ta beauté, ton charme, tes rires, tes sourires, tes manies, tes faiblesses, ta force et ton courage nous accompagnent sur le chemin qui se présente à nous, car l'amour lui, est éternel.

 

"Tu nous as donné la vie, tu nous as offert la tienne, on t'aime Maman"

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

(Lettre lue ce matin, lors de la cérémonie d'adieu)

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06/02/2012

Un amour infini est né !

 

Dimanche matin, cinq heures moins le quart, la femme que j'aime me réveille.

 

-   Ton père vient d'appeler, il cherche à te joindre sur ton portable mais n'y arrive pas, il dit que ta maman ne va pas bien.

 

Je sursaute et vérifie mon téléphone que j'avais pourtant laissé à mes côtés. Un appel en absence effectivement,  il y a deux minutes, mais émanant du Natel de Maman. Pris d'une angoisse profonde je rappelle immédiatement ce numéro. Alors que la sonnerie retenti, je pense à elle, me dit qu'elle est mal, qu'elle n'arrive pas à joindre mon père, qu'elle m'appelle. Sa dernière nuit avait été pénible, elle doit souffrir à nouveau. C'est mon père justement qui décroche. Sa voix est calme mais rauque, je le devine un peu perdu.

 

-         Maman va très mal, elle a fait une hémorragie cette nuit, peux-tu venir ?

-         J'arrive, mais où êtes-vous ?

-         A Beau-Séjour, où maman est hospitalisée.

-         J'arrive tout de suite papa.

-         Ne te met pas sur le toit, c'est verglacé.

-         Non, non, mais je viens tout de suite.

-         Tu devras rentrer par les urgences, derrière le bâtiment car la porte d'entrée principale est fermée la nuit. Il y a un interphone tu verras.

-         Je vois très bien où c'est, j'arrive.

 

Ils sont à Beau-Séjour. Elle y est entrée il y a trois jours en attente d'une radiothérapie, dernier acte possible face à l'avancée de la maladie. Alors que j'enfile un pantalon, un t-shirt, un pull, les idées se bousculent en moi. Je les ai quittés hier soir peu avant la fin des visites, elle était angoissée, elle appréhendait la nuit mais comme tous les soirs depuis dix jours. Je me revois l'embrasser et lui dire à demain. Je me revois lui faire un signe de la main.

 

Clefs en main je cherche mon porte-monnaie. Ma douce et tendre me devine affolé, elle comprend que quelque chose en va pas, me dis qu'il est posé au salon et m'embrasse avec passion, elle me demande encore de la tenir informée. Je devine sa grande compassion sur son visage.

 

Je l'embrasse et sans trop savoir pourquoi la remercie sincèrement de m'avoir réveillé, d'avoir entendu le téléphone, mais au fond de moi je sais qu'elle vient de me laisser une chance de voir ma mère une dernière fois. Des semaines que je dis à mon père de m'appeler si problème il y a, et cette nuit je n'ai pas entendu le vibreur de mon portable, un comble.

 

Personne sur la route, mais elle est dangereuse alors je reste prudent, même si en moi un tic-tac biologique me dit de ne pas perdre de temps.

 

Voiture garée, je sonne à l'interphone. Le gardien de nuit me répond et ouvre la porte à l'énoncée de mon nom de famille, comme s'il attendait mon arrivée. Je prends l'ascenseur et machinalement j'appuie au deuxième, où se trouve sa chambre. Je regarde si un autre étage annonce des salles de soins, un bloc opératoire, en vain. La porte s'ouvre enfin sur l'étage. Mon père est là, seul dans le hall, assis sur une chaise. Il se retourne et me regarde. Ses traits sont tirés et il est livide.

 

-         Maman est partie.

-         Partie, mais ....  Décédée ?

-         Oui, il y a quelques minutes, je suis désolé Walter.

 

Le silence qui régnait dans les couloirs à mon arrivée m'envahit soudainement, un bourdonnement me gagne et mes jambes se dérobent. Je dois m'asseoir, je m'affaisse dans un siège.

 

Je ne saurais aujourd'hui vous décrire les instants qui ont suivis, je ne saurais aujourd'hui vous offrir les ressentis partagés, je ne saurais aujourd'hui vous emmener avec moi dans ce voyage partagé en famille, je ne sais même pas si j'en ai envie.

 

Je vous dirais simplement que je l'ai embrassée longuement, que je l'ai veillée durant cinq heures, que j'ai partagé avec elle quelques musiques au pied de son lit, que j'ai dit à mon père que je l'aimais, que j'ai pleuré, que depuis une brûlure indéfinissable me serre l'estomac, que j'ai beau me dire que c'est une délivrance pour elle, mais rien, non rien ne vient adoucir ma peine, ma tristesse, mes sanglots.

 

A toi ma sœur en larmes, je t'offre mon amour, mon courage, mon cœur et mes bras.

 

A toi mon père, toi qui a été si digne et aimant avec elle, qui l'a accompagnée jusqu'à la fin avec tout l'amour du monde, je t'offre mon amour, mon écoute et surtout mon épaule pour que tes larmes s'y déposent.

 

A toi maman, je te promets que je vais m'occuper d'eux, que je vais garder en moi tes sourires, tes je t'aime, la douceur de ta peau et la sérénité de ton visage. Je vais surtout te dire merci, merci d'avoir été là, merci d'avoir lutté avec courage, merci de m'avoir montré le chemin de l'amour, de celui d'une mère qui sera resté protecteur jusqu'au bout pour sa famille. Tu nous as donné la vie, tu nous as offert la tienne.

 

Repose en paix, car je te sais maintenant libérée et, depuis cette nuit, une étoile de plus brille au ciel, car un ange hier matin y a rejoint les lumières éternelles, car ni l'amour, ni le courage n'auront suffi à vaincre la maladie.

 

« On t'aime à l'infini Maman »

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

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24/01/2012

Genève, où es-tu ?

Genève, où es-tu !

 

Genève, tu es la ville la mieux gérée de Suisse, mais Genève je ne te reconnais plus.

 

Pourtant, il y a encore quelques années je t'imaginais conquérante, courageuse, ambitieuse, pragmatique, grande et belle avec un Esprit rayonnant.

 

Il y a quelques années, je t'espérais avec des valeurs sauvegardées, avec une image universelle, avec une capacité à t'offrir, à te proposer, à t'engager.

 

Il y a quelques années, je te voulais garante d'une neutralité reconnue, placée au centre des besoins, des espoirs, des attentes, engagée entre les décideurs et les voix des peuples qui gondent.

 

Il y a quelques années, je croyais que le développement durable de l'humanité se devait de passer par toi, comme un exemple, comme un gage de réussite, de progrès, de compromis, d'une prise de conscience universelle.

 

Il y a quelques années, je te dessinais avec un pont magnifique, une rade illuminée, des quais fleuris, des parcs verdoyants, des rues lieux de vie communautaire et des routes guides de nos déplacements à la croisée des destinées.

 

Genève, aujourd'hui je ne te reconnais plus, je ne te reconnais pas. Tu as perdu ton Esprit qu'une Constituante improbable, contestée, contestable, tente de retrouver entre les traverses d'une guerre des clans qui n'entrent pas en constitution.

 

Genève, tes valeurs, tes croyances, tes richesses, tes Grands Hommes avaient pourtant su construire les fondations solides d'une cité universelle, d'un canton reconnu comme un label de qualité, de fiabilité, de dialogue, de médiation, de sincérité, de paix.

 

Genève, où es-tu ?

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

22/01/2012

"Face à la souffrance, j'aimerais que l'amour rende le courage éternel"

 

La maladie depuis peu a un visage, celui de la souffrance, et tel un miroir il nous renvoie en pleine face nos peurs, nos craintes, nos émotions, nos sentiments.

 

Il y a des jours où le courage d'une mère ne suffit plus, où l'abnégation d'un père ressemble à du désespoir, où les larmes d'une sœur sont une peu de vie qui s'échappe, où ma colère contre cette maladie n'est qu'un combat inégal pour sauver l'être aimé.

 

Il y a des nuits où les insomnies d'une mère réveillent les maux endormis, où les attentions d'un père ravivent les craintes dissimulées, où la souffrance d'une sœur attise la peur de l'éloignement, où ma franchise des mots nous rapproche d'un départ annoncé de l'être aimé et de ses souffrances.

 

Il y a des heures où la bienveillance d'une mère nous enseigne l'humilité face à la mort, où la communion d'un père est le reflet d'un amour éternel, où les mots d'une petite sœur tissent le lien de la famille, où ma peur de perdre une maman m'inonde le regard et l'esprit.

 

Il y a des minutes où un sourire d'une mère efface nos larmes mais pas les angoisses qu'elle porte dans son regard, où les mots rassurants d'un père autorisent à croire au lendemain mais pas à demain, où les espoirs d'une sœur rallument la flamme de la raison qui nous replongent aussitôt face à la réalité.

 

Il y a des secondes où, tout comme eux, j'ai peur de cet avenir si proche, mes craintes sont grandes face aux épreuves qui s'annoncent, mes émotions me brûlent les yeux et mes sentiments resserrent mon cœur, car mon amour est grand pour eux et ma fierté, d'être un fils aimé et reconnaissant le la vie donnée, telle une offrande, est éternelle !

 

« On t'aime maman, courage pour mardi »

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

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15/01/2012

Tout est parti d'un comportement inapproprié !

« Je me souviens de m'être demandé ce que je faisais là, de m'être dis que je n'avais plus l'âge pour et que si cela n'avait pas été pour faire plaisir à mon amie et participer à ce concours de danse, jamais je ne me serais retrouvé en ce lieu.

 

Ce n'était pas la musique qui me dérangeait ce soir là, j'ai par le passé déjà fréquenté assidument cette discothèque, mais la clientèle, trop jeune, turbulente et excitée.

 

J'avais décidé de faire avec, juste une heure ou deux, histoire que ma belle ne soit pas déçue, ni ses deux sœurs qui nous accompagnaient pour ce concours. Faut dire que ce soir là j'étais un peu le King, trois belles filles à mes côtés. Puis, je me souviens aussi de ça :

 

  • On va aux toilettes, tu nous attends là mon cœur.
  • Aucun problème, je vais vous chercher à boire.

 

Les minutes passent et les filles ne reviennent pas des commodités. Je scrute au loin, je les cherche, je les devine enfin. Mon amie est visiblement furieuse.

 

  • Tu ne sais pas ce qui vient de nous arriver dans les toilettes.
  • Euh, non.
  • Un sale type, un petit con en plus, est venu pisser chez nous sans gêne. Je lui ai demandé de sortir, lui indiquant qu'il était chez les filles ici.
  • Et ...
  • Eh bien ce pauvre type m'a saisie par les cheveux, m'a tirer la tête en arrière et m'a traitée de salle pute, en m'intimant l'ordre de fermer ma gueule.
  • Tu plaisantes, il est où ce sale con.
  • Je ne sais pas, il est resté aux chiottes je crois ..  J'ai voulu lui mettre une gifle à ce morveux mais je n'ai pas osé.
  • Bouges pas, je vais aller le voir.
  • Il est là, il arrive, c'est lui (elle me le désigne du doigt).
  • T'es là la pute.. Et toi mec, t'as quoi toi à me regarder comme ça, un problème.
  • C'est toi visiblement le problème, de quel droit tu insultes ma copine.

 

Aucune réponse ne viendra. Soudainement le petit caïd de la soirée me saisi le cou de sa main droite et serre. Je pratique comme par réflexe une clef de poignet et croyant me libérer de cette étreinte. Fausse impression d'un combat égal, je reçois alors un énorme coup de poing d'un grand mec qui se trouvait derrière le petit caïd, puis un coup de pied dans le dos d'un autre que je n'avais pas deviné derrière nous. Au sol, un troisième, un black je me souviens, m'assène à son tour un énorme coup de pied au visage.

 

Je vois les étoiles, je ne comprends pas ce qui m'arrive, les coups pleuvent de partout. Je me relève et je me place devant les trois sœurs qui hurlent, ne voulant pas qu'elles prennent un coup. J'allonge une droite au caïd qui revenait vers moi menaçant, mais c'est la seule que j'aurais rendue car c'est de suite une bousculade géante qui nous entraîne vers la sortie. Un videur, puis deux, puis trois sont intervenus. Ils nous sortent des cette cohue, pour nous protéger mais je ne le comprendrai que plus-tard.

 

Tous les témoins sont là, m'expliquant que se sont cinq français m'ont agressé comme des brutes. Je demande que l'on appelle la police mais pas d'ambulance, même si j'ai le visage en sang. Mon t-shirt est déchiré et que je sens bien que j'ai ramassé.

 

Les videurs m'annoncent que les types on quitté la salle, l'un d'eux aurait une 205 grise immatriculée dans le 74. J'apprends alors très vite qu'ils viennent de Cluse, que là-bas ils font la loi tous les soirs, et qu'ici ils ont déjà menacé un videur avec une arme à feu il y a deux semaines.

 

La police arrive, plusieurs patrouilles même. J'explique, de donne des signalements, d'autres témoins s'annoncent spontanément. J'enlève encore mon t-shirt souillé de sang. Je suis là, comme un con, à torse nu dans la rue, quai Ernest-Ansermet, où les policiers ont mis en place un barrage filtrant, à la recherche de la 205 grise, en vain.

 

C'était en 1991, j'avais 24 ans. Un vendredi soir comme les autres pour moi, une sortie où je m'étais rendu à Jackfill avec ma copine et ses deux sœurs, juste pour participer à un concours de danse. Je n'étais pas retourné dans cette discothèque depuis deux ans au moins, ma vie était ailleurs.

 

J'étais un jeune flic en congé avec une tête au carré, suite à une mauvaise rencontre. J'étais là au mauvais moment, au mauvais endroit, en colère contre les éléments, en colère contre moi de n'avoir pas su, de n'avoir pas pu.

 

Ce soir là, j'ai voulu défendre l'honneur de mon amie, mais ce soir là je suis tombé sur cinq courageux qui m'ont éclaté la tête. Je n'ai jamais retrouvé ces gens, ai-je même cherché, je ne le crois pas, mais par contre je me souviens de tout. »

 

Réalité ou fiction, je vous laisse choisir, mais cette histoire peut arriver à tout le monde, je vous le promets.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

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13/01/2012

Appel à témoin, une sollicitation citoyenne !

Le 14 avril 2011, une fillette a été victime d'un viol à Gland. Cette agression sexuelle demeure une priorité pour la police cantonale vaudoise. Les investigations en vue d'identifier l'auteur de ce crime, commis ce printemps à l'endroit d'une mineure dans un local technique d'un immeuble locatif, se poursuivent sans relâche.

Toute information utile peut être transmise directement aux inspecteurs de la brigade des mineurs et moeurs, en passant par le poste de police le plus proche de chez vous.

Le renseignement et l'information demeurent les nerfs de la guerre dans la lutte contre la criminalité, ils sont un fil rouge primordial à l'enquête et cet appel à témoin est un outil important pour l'évolution du travail de la police.

Image: Image police cantonale vaudoise

Le portrait-robot de l'agresseur

 

Le portrait-robot de l'agresseur

Signalement : homme de 55 à 60 ans, type européen sans particularité, mesurant 170 à 180 cm, de corpulence moyenne avec "du ventre", yeux clairs; il portait une barbe, des lunettes médicales avec une monture fine et des cheveux courts, gris blancs. Il s'exprimait en français, éventuellement avec un accent, indéfinissable.

Des témoins l'on vu quitter l'endroit avec une petite voiture de marque indéterminée, de couleur turquoise (bleu, vert), immatriculée dans le canton de Genève.

Echantillons de couleur de la voiture utilisée par l'auteur de l'agression

 

 

Toutes ces informations ont été mises à disposition de la population sur le site internet de la police cantonale vaudoise.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

22:31 Publié dans Associations, Genève, Médias, Police, Région, Solidarité, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

12/01/2012

Une journée de réflexions !

"On ne motive pas les hommes avec des discours mais en respectant leurs aspirations profondes"

A. Riboud.

 

"L'autorité contraint à l'obéissance, mais la raison y persuade"

Cardinal de Richelieu.

 

"Un ministère qu'on soutient est un ministère qui tombe"

Talleyrand.

 

"En politique il faut guérir les maux, jamais les venger"

Napoléon III.

 

"En politique, il faut donner ce qu'on n'a pas, et promettre ce qu'on ne peut pas donner"

Louis XI.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

 

08:15 Publié dans Culture, Histoire, Lettres, Médias, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

11/01/2012

Désamorcer la bombe ... vite, très vite !

 

Ce qu'il a de bien en vacances, c'est qu'on a le temps, celui de lire, d'écouter, d'observer, de réfléchir et d'analyser.

 

Le conflit qui s'est ouvert entre les syndicats de police et le DSPE s'est rapidement transformé en bombe à retardement. A travers la détermination déployée, les policiers attendaient une réaction, celle du Conseil d'Etat. Elle vient de tomber.

 

Le Conseil d'Etat a exprimé son soutien total à Isabel Rochat, magistrate de tutelle de la police, prise à partie depuis le début de la semaine par le syndicat de la gendarmerie. Le Conseil d'Etat a annoncé qu'il a convoqué demain matin la hiérarchie de la police. Il va lui demander d'analyser la légalité des actions ou des menaces d'actions annoncées lundi par le syndicat.

 

Le Conseil d'Etat attend également de la hiérarchie de la police qu'elle fasse des propositions de sanction et de mesures destinées à rétablir l'ordre et la discipline au sein du corps de police, s'il s'avère que les actions votées lundi par les policiers ne sont pas conformes avec la loi. Pour mémoire, lors de l'assemblée générale de la gendarmerie, les policiers ont voté la grève des amendes, le refus d'effectuer des heures supplémentaires lors des jours de congé et la tenue d'une manifestation dans la rue.

 

Précisons encore que le Conseil va demander à la hiérarchie de la police de procéder à une analyse précise des revendications des représentants des policiers. Il se dit ouvert à tout dialogue constructif.

 

A la lecture de cette communication, je devine que la direction de la police va servir de fusible, tout comme l'écrit si bien Pascal Décaillet sur son dernier blog. Son analyse est d'ailleurs, et comme souvent, pertinente, je vous laisse en prendre connaissance :

 

http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2012/01/11/pol...

 

La réaction du Conseil d'Etat ne pouvait pas être autre. Sous le sceau de la collégialité le soutien clamé est logique. La responsabilisation de la direction de la police et l'éventuelle pénalisation des actions syndicales sont tactiques. L'analyse des revendications et le message d'ouverture à tout dialogue constructif sont la porte ouverte pour sortir d'une situation qui échappe à tous.

 

N'oublions pas qu'en moins de vingt-quatre heures nous avons lu Eric Bertinat sur son blog qui demande une rocade départementale au sein du Pouvoir Exécutif, ce qu'il a confirmé de vive voix sur Léman Bleu, suivi dans son raisonnement par René Longer et Eric Stauffer :

 

http://riton.blog.tdg.ch/archive/2012/01/09/police-le-con...

 

Ce jour, nous avons lu Vincent Maitre exiger sur son mur Facebook la démission du président du syndicat UPCP.

 

Une danse du scalp injustifiée, comme si, dans la situation que nous traversons, une tête qui tomberait maintenant permettrait aux autres de relever la leur, ou quand les illusions perdues sont à la recherche d'alibis.

 

  • Les syndicats espéraient être entendus du Conseil d'Etat, c'est fait.

 

  • Isabel Rochat attendait le soutien du Conseil d'Etat, c'est fait.

 

  • La hiérarchie de la police retrouve une technocratie perdue et les responsabilités qui vont avec.

 

  • Quelques voix se sont exprimées, sortant du bois, elles ont été entendues.

 

Rien n'est solutionné, des décharges ont été distribuées mais la bombe à retardement issue de ce conflit doit être désamorcée maintenant, car les dégâts collatéraux seraient bien trop nombreux si implosion il devait y avoir, et là le risque est grand.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

10/01/2012

Dialogue de sourds ou analyse aveugle de la situation ?

 

Cela devait se produire, cela s'est réalisé hier. Le conflit larvé entre les policiers et le DSPE a éclot. Cette fois ci, la situation est grave, et il ne s'agit pas d'un simple combat de personnes qui oppose la présidente d'un département et le responsable d'un syndicat, le mal est bien plus profond.

 

D'un côté, nous nous retrouvons avec une magistrate qui vient de perdre le contrôle de ses troupes, de la situation, des événements, de l'ordre républicain qui se devrait d'être légitimement établi. Si elle n'a pas encore perdu la face, c'est la crédibilité managériale de l'ensemble du DSPE qui est remise en cause ce matin. Ne doutons pas que le Conseil d'Etat incorpore va réagir et soutenir Isabel Rochat, mais la brèche est ouverte sachant que certains députés ou journalistes s'y sont déjà engouffrés.

 

De l'autre côté, nous constatons la présence de policiers déterminés car fâchés. Ils sont furieux et le font savoir, maladroitement probablement mais avec sincérité et unanimement à travers leur syndicat. Nos pandores en ont marre, ils sont fatigués, ils sont démotivés, ils sont consternés, mais surtout ils se sentent incompris et trop peu respectés.

 

Que trouvons-nous dans leurs revendications ; un meilleur salaire, une indemnité de plus, quelques jours de vacances supplémentaires ?

 

Que nenni, en ma qualité de citoyen, en écoutant et en observant l'actualité, je devine que les policiers genevois sont en attente de moyens, de légitimité, d'une image positive, de reconnaissance, de respect.

 

Des moyens car nos argoulets on besoin d'un soutien administratif, avec l'engagement jugé nécessaire de commis administratifs afin de les soulager de ces tâches qui les éloignent du terrain. Car nos policiers constate eux aussi la dégradation de la situation sécuritaire en rue, et ne peuvent décemment pas supporter celle-ci. Une véritable amélioration passe par l'augmentation drastique du nombre de procureurs et de juristes auprès du pouvoir judiciaire, ainsi qu'un accroissement important des places de détention afin que l'autorité pénale ne se retrouve pas pieds et poings liés. Tout ceci à un coût, celui de la sécurité de tous et cette question se doit de résonner en commission des finances, même si le plan quadriennal devait à en être modifié.

 

De légitimité car les gendarmes sont un maillon important de la chaîne sécuritaire, ils en souffrent par des engagements opérationnels très nombreux, imposés, et qui engendrent des heures supplémentaires. Celles-ci sont reconnues hiérarchiquement comme nécessaires au bon fonctionnement de l'institution afin que les missions premières de la police puissent être assurées. Le problème est que ces mêmes heures supplémentaires sont jugées insupportables par leur employeur, qui déclare ne pas comprendre la croissance de celles-ci. Faire toujours plus avec encore moins, pas certain que cette formule fonctionne encore.

 

D'une image positive car si la véritable solution au problème demeure une augmentation des effectifs policiers dans les trois corps, reste que le recrutement n'apporte pas les résultats escomptés. Alors que nous nous retrouvons en période de crise économique, alors que le salaire à l'engagement est intéressant, alors que ce métier comporte certes des contraintes mais qu'il demeure une formidable école de la vie, les postulants espérés ne sont pas présent au portillon. Ne faudrait-il pas alors poser les véritables questions à ces jeunes gens et leur demander entre autre pour quelles raisons ils ne choisissent pas la profession de policier. Sommes-nous face à un problème d'image ou un véritable phénomène de société où les jeunes ne s'engagent plus au service des autres ?

 

De reconnaissance car pour avoir discuté avec des amis policiers, je devine que ceux-ci n'ont plus de plan de carrière. Celui-ci a été réduit à néant par le lissage de leur grille salariale il y a deux ans, dernier cadeaux de la législature de Laurent Moutinot. Prendre du grade, des responsabilités et diriger plusieurs dizaines de collaborateurs pour une valorisation salariale proche du néant, c'est plonger la police dans le grand bain de la fonction publique et de tous ses travers.

 

Une erreur de plus qui est probablement venue nourrir ce fort sentiment d'irrespect de la fonction, d'un métier d'autorité et donc des hommes et des femmes qui s'y attèlent tous les jours.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

08/01/2012

La communication est indispensable, jamais suffisante !

 

Le conflit larvé entre les syndicats de police, dont l'UPCP, et Mme Rochat Isabel, Conseillère d'Etat en charge du DSPE, va donc éclore ces prochains jours.

 

En regardant tout ça de loin, le simple citoyen que je suis se pose une question.

 

Comment la situation en est-elle arrivée là ?

 

Premièrement, à mes yeux il ne peut exister un lien de confiance, une relation de travail ou une médiation de valeur sans communication, sans écoute, sans ouverture d'esprit, sans concession. La communication est indispensable, jamais suffisante. Laurent Moutinot en avait fait l'amère expérience, Véronique Pürro voulait la poursuivre mais c'est Isabel Rochat qui s'y attelle aujourd'hui.

 

A lire les journaux, j'ai la vague impression que la présidente du DSPE sait où elle veut aller, pourquoi elle y va et comment elle va y arriver, même si ses choix ne sont pas reconnus, même si ces chois ne sont pas nécessairement les siens.

 

En effet, cette élue du peuple a visiblement, lors de son arrivée, pris la barre du navire « patate chaude » qui avait déjà son gouvernail dirigé en direction de la réorganisation prévue. Impossible dès lors politiquement de changer de cap, même si la « croisière n'allait pas s'amuser ». Donc, aujourd'hui il faut tenir la barre, même si le cap n'est pas le bon, même si au devant l'on devine une tempête.

 

Dans ces conditions, il y a peu ou prou de place pour un dialogue constructif, le tracé étant imposé d'avance, ruinant ainsi toute communication indispensable et liée à l'échange d'idée, avec des visions d'avenir différentes mais réunies par la réflexion, la concertation et la conciliation.

 

Mme Rochat utilise donc visiblement un schéma connu en politique, celui de laisser croire à son interlocuteur qu'il est partie prenante au projet, alors qu'il ne l'est que sur la consultation finale, soit au moment où le paquet est quasiment ficelé. Le paquet est construit ailleurs, par des architectes qui malheureusement eux ne disposent pas des plans des fondations.

 

Une telle méthodologie n'est pas pour créer un lien de confiance, elle peut même se retourner contre celui ou celle qui en use si l'interlocuteur met en évidence cette carence en communication.

 

Aujourd'hui, la seule personne responsable est l'autorité élue, donc Mme Rochat. Au même titre qu'un ministre ne peu en aucun cas charger publiquement un subordonné à titre de bilan, sauf s'il le vire, il ne peut stigmatiser des syndicats qui ne demandent visiblement qu'à être écoutés, à être entendus, pour enfin devenir un partenaire participatif au sujet de l'avenir de leur profession, et ainsi de l'amélioration de la situation sécuritaire de la population genevoise.

 

Une requête qui me semble légitime en démocratie, si bien sûr tel est le but recherché par le pouvoir politique sous cette législature et à travers cette réorganisation.

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

03/01/2012

Un peu de pub pour mon dernier né !

Étant actif sur le site blog.tdg, je vous présente mon dernier né, "Boomerang".

http://boomerang.blog.tdg.ch/

Ce nouveau blog est constitué de diverses discussions imaginaires entre un petit garçon de 12 ans, Tom, et son père.

 

Elles portent sur l'actualité consultée à travers les médias et à la portée de cet enfant. Ainsi, Tom découvre le monde et partage ses réflexions, parfois naïves, parfois juvéniles, parfois stupides, parfois cruelles avec son père.

Ces échanges et ce blog sont entretenus par votre serviteur qui, à travers cette écriture différente, tente de porter lui aussi un regard nouveau sur notre société, avec les yeux d'un enfant, avec les réponses d'un père.

 

 

Bonne lecture à vous !

Walter Schlechten

 

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02/01/2012

"L'épreuve à la lueur d'un espoir"

 

« Je n'arrive plus à dormir, la lourdeur de la nuit me pèse. Ces six derniers mois ont été une épreuve terrible, je ne la souhaite à personne. Depuis le jour où j'ai pris connaissance de ma maladie, que les mots cancer et soins palliatifs ont été prononcés, j'ai traversé plusieurs états d'esprit.

 

Du doute d'un diagnostique au scepticisme de la gravité d'un mal, c'est l'espoir qui m'a accompagnée.

 

Des effets secondaires d'une chimiothérapie aux modifications physiques de mon corps, c'est l'incompréhension qui m'a habitée.

 

Des résultats d'analyses aux scanners qui ne dissimulent rien, c'est l'introspection de mes doutes qui me tenait éveillée.

 

Des opérations palliatives envisagées à l'assistance oxygénée, c'est la résilience qui s'est manifestée.

 

De la diminution de mes forces aux difficultés de concentration, c'est la peur qui me gagne aujourd'hui.

 

Peur de tomber, de chuter, de perdre du poids, d'être atteinte par une infection, de me blesser, de saigner, de mal respirer, de m'étouffer, peur qu'il m'arrive quelque chose subitement avec la crainte d'être une nouvelle fois hospitalisée.

 

La fausse sérénité qui m'habitait n'est plus là, les doutes, les craintes et la peur sont devenues mes compagnes d'infortune. Il y a des instants où nous n'avons plus besoin de nous écouter, notre corps nous parle de lui-même.

 

Je dois me libérer de ces atteintes négatives, mais je ne sais pas comment faire car elles ne sont pas dues directement à la maladie, mais du fait de mes appréhensions elles-mêmes nourries par l'inconnue du lendemain.

 

Un lendemain que j'envisage, car en six mois j'ai traversé respectivement les anniversaires de ma fille, de mon fils, de mon époux, puis un noël sans cadeau de la vie et un nouvel an sans vœux de bonne année, remplacés par des paroles douces et des mots d'apaisement.

 

Ces moments partagés restent des richesses que je préserve dans mon cœur comme des pierres précieuses, auxquelles j'espère secrètement y ajouter bientôt le rubis merveilleux de l'anniversaire des 17 ans de ma petite-fille et, qui sait, le diamant paisible de ma 67 ème année, des joyaux tous illuminés par la lueur d'espoir qui demeure. »

 

"On t'aime maman, courage"

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

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29/12/2011

Conte de Noël : "Les abeilles, qui s'y frotte s'y pique"

 

C'est l'histoire trois abeilles qui se rencontrent pour un thé au miel avant les fêtes de Noël. Sur les trois, il y en a une qui est sourde, c'est la Reine, une qui est aveugle c'est une cadre supérieure et la dernière est une ouvrière modèle qui est muette.

 

La Reine sourde est donc venue ce matin écouter ses Apis mellifera dans les diverses alvéoles de sa ruche. Dans celle où elle se trouve, une alvéole située au centre de la structure, donc au croisement de tous les chemins, c'est l'abeille cadre supérieure aveugle qui la reçoit avec toutes les convenances nécessaires aux us et coutumes de cette cérémonie qui se veut annuelle.

 

-         Comment vont mes chères ouvrières modèles, demanda la Reine sourde.

 

-         Elles vont, elles vont et elles viennent surtout car le travaille ne manque pas, il n'y a plus de saison pour butiner, occupées qu'elles sont toute l'année au labeur, nos ouvrières sont nos yeux, nos bras, nos mains, répondit la cadre supérieure aveugle.

 

La Reine n'ayant perçu que les deux premiers mots (elles vont), elle décida néanmoins de poursuivre l'entretien.

 

-         Et vous, comment allez-vous, demanda la Reine sourde à la responsable aveugle.

 

-         Il me reste 13 mois à faire dans la ruche, répondit l'abeille aveugle, je vais donc finir ce que j'ai commencé, en défendant mes ouvrières pour qu'elles puissent travailler dans de bonnes conditions.

 

La Reine, n'ayant perçu cette fois que la première phrase (Il me reste 13 mois à faire dans la ruche), elle interrogea l'aveugle sur les situations vécues durant sa carrière.

 

-         Vous en avez vu des choses durant ces longues années ma chère, qu'est ce qui a le plus changé dans la ruche selon vous, lui demanda la Reine sourde.

 

-         La motivation des ouvrières a changé, elle n'est plus la même que dans le temps, répondit la cadre supérieure aveugle. Nos abeilles ne partent plus en guerre la fleur au fusil, elles ne se sacrifient plus, elles n'ont plus le temps de butiner et donc sont moins efficaces car elles ne sont pas assez nombreuses.

 

La Reine sourde, n'ayant entendu que la dernière phrase cette fois ci (elles ne sont pas assez nombreuses), proposa une solution.

 

-         Nous allons engager plus de monde le printemps venu, dit la Reine sourde, car il est vrai que nous ne sommes pas assez nombreuses et les bonnes ouvrières viennent à manquer, je vais donc prendre de suite des assistantes en butinage afin de libérer un peu nos ouvrières.

 

-         Mais ma Reine, je vous rappelle que les assistantes ne sont pas habilitées au butinage, lui répondit la cadre supérieure aveugle, c'est  un travail précis qui demande un rendu impeccable en ruche. Actuellement, il faut déjà  mettre les bonnes ouvrières aux bons postes, savoir qui fait quoi et laisser  les assistantes à leur place car c'est là qu'elles nous aident le mieux, et tout ira un peu mieux vous verrez.

 

-         Ne craignez pas les changements mon amie, lui répondit la Reine sourde qui n'avait pas saisi l'ensemble de la réponse, ils sont utiles car les garants d'améliorations à travers une restructuration totale de la ruche.

 

La Reine sourde fini son thé avant de prendre congé de tous, oubliant au passage de s'entretenir avec les ouvrières muettes qui pourtant, aux battements de leurs ailes, dessinent à elles toutes seules l'avenir de la ruche en assurant sa prospérité.

 

« Moralité, en présence d'un sourd, d'un aveugle et d'un muet, écoutez le muet pour savoir ce qu'entend le sourd et ce que perçoit l'aveugle »

 

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon !

 

 

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26/12/2011

Sécurité, réintroduire le signe de la main au passage piéton.

Comme la presse le relève, les victimes d'accidents de la route qui se produisent sur un passage piéton sont en augmentation. Si dans une première analyse il ressort que les aménagements urbains propres à ces passages ne sont pas toujours adéquats, voire judicieux, il nous faut aussi se poser la question sur la réelle sécurité qu'accorde le passage piéton à travers le sens de la Loi, et si les comportements de chacun sont suffisants.

Le signe de la main, qui nous fut enseigné à l'école il y a longtemps, fut abrogé en 1994. L'Ordonnance (OCR) déchue requérait un signe de la main pour obtenir la priorité et traverser la chaussée, alors que la Loi LCR) octroyait la priorité sans condition. Une contradiction relevée par le Tribunal Fédéral, qui argumenta que l'Ordonnance pouvait amener les usagers de la route à croire que les piétons n'avaient pas la priorité sans faire un signe de la main.

Seule astreinte, "ils (les piétons) ne peuvent toutefois user du droit de priorité lorsque le véhicule est déjà si près du passage qu’il ne lui serait plus possible de s’arrêter à temps", ainsi les piétons se voient imposer d’estimer la distance et la vitesse à laquelle les véhicules s’approchent et d’attendre en conséquence jusqu’à ce que la priorité puisse s’appliquer.

Le législateur a ainsi annihilé tout langage lié à la gestuelle entre les piétons et les autres usagers de la route. A l'époque, cette gestuelle obligatoire avait fait débat et été supprimée dans l'ensemble de pays de l'Europe occidentale.

Reste que la communication entre usagers de la route demeure un atout important de la sécurité, et la communication non verbale est au premier plan.

Comme le relève l'association suisse des piétons, le signe de la main n’a jamais été interdit ou aboli. Aujourd’hui encore, il garde une utilité lorsqu’on en fait bon usage. Dans des cas précis, il peut contribuer à une meilleure compréhension, mais sans garantie totale de sécurité. Il ne peut en aucun cas remplacer le respect mutuel entre les différents usagers de la route.

Lorsque l’on fait un signe de la main, on ne peut être sûr que celui-ci a été vu et bien interprété, mais il demeure complémentaire et annonce l'intention de celui qui bénéficie de la priorité.

Les piétons donnent parfois un signe de main pour laisser passer une voiture, parce qu’ils ne prétendent pas à la priorité. Lorsque l’on fait un signe de la main pour prendre la priorité, on doit attendre au bord de la route jusqu’à ce que l’on soit sûr que le signe a bien été vu et compris et que le véhicule ait freiné et se soit arrêté.

Il n’existe pas de norme sur la manière de faire un signe de main.

Agiter le bras ou la main peut s’interpréter comme une simple salutation ou un signe de "laissez-passer" ; cette pratique est donc à éviter.

En tant que piéton, on ne devrait pas non plus se fier aux signes de main ou aux appels de phare des automobilistes, puisque le destinataire peut être un autre usager de la route et que la signification du signe n’est pas toujours claire.

Pour un piéton qui veut céder la priorité, un pas en arrière est souvent la meilleure solution. Un mouvement du corps vers l’arrière est clair et reconnaissable de loin.

Reste que le signe de la main demeure pour moi un complément à la Loi, car en lieu et place de l'abroger, il aurait fallu simplement lui redonner un sens, telle est ma proposition :

"Le piéton bénéficie de la priorité, il ne doit toutefois pas user du droit de priorité lorsque le véhicule est déjà si près du passage qu’il ne lui serait plus possible de s’arrêter à temps. Après s'être assuré que la priorité puisse s’appliquer, le piéton donnera alors un signe de la main pour indiquer son déplacement sur le passage piéton."

Une complémentarité nécessaire à mes yeux, pour la sécurité des piétons et afin que la communication soit rétablie entre tous les usagers de la route.

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

Réf : http://www.fussverkehr.ch/fileadmin/redaktion/publikation...

 

 

12:02 Publié dans Culture, Formation, Genève, Histoire, Police, Politique, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

21/12/2011

Sécurité : 744 jours après !

L'avantage quand on aime écrire, c'est qu'on aime lire les autres. Il y a les essais, les romans, les sciences, les polars, les historiques et les drôles. Mais il y a aussi de petits cahiers, des bulletins, des parutions confidentielles que l'on garde et qui, un beau soir d'hiver, ressortent de nos tiroirs sans prévenir, nous rapportant le souvenir d'une lecture, le passé d'un écrit, la mémoire de maux retranscrits.

 

Et là, en triant, je garde, je jette, je classe, je garde, je jette, je classe, je me retrouve avec une parution dont les élus Mark Muller et Isabel Rochat en font la couverture, sourire aux lèvres, la belle Genève et sa cathédrale en toile de fond.

 

Morceaux choisis des réponses données par Madame Isabel Rochat lors de cette interview parue en avril 2010 dans le no 186 du feuillet "Le Nouveau LIBERAL ", ceci à l'issue de ses cent premiers jours à la tête du DSPE  :

 

Comment avez-vous été accueillie au sein du Conseil d'Etat ?

 

-         J'ai été très bien accueillie. Un certain nombre de dossiers dont j'ai la charge nécessitent une approche transversale des problématiques, raison pour laquelle il est pour moi primordial de travailler dans un esprit de grande collégialité ... ... ... Par  rapport à la politique pénitentiaire, nous sommes dans une législature charnière. Nous avons aujourd'hui une politique commune avec le pouvoir judiciaire, ce qui n'était pas le cas auparavant....

 

Et à la police genevoise ? Vous savez que les policiers ont placé beaucoup d'attente en vous !

 

-         J'en suis pleinement consciente et j'ai moi-même beaucoup d'attente envers eux : ensemble nous avons pour objectif de rétablir le lien de confiance avec la population et, pour ma part, de revaloriser la profession dans le sens large du terme. A ce titre, j'en profite pour dire que j'ai rencontré à la police des gens formidables. Je sens une réelle détermination à faire changer la situation dans le canton.

 

Cela fait cent jours que vous avez pris la tête du DSPE. Votre premier bilan ?

 

-         Il s'agit pour l'instant davantage de constats que de bilan : mes premiers cent jours m'auront permis de faire le « tour de la maison » ... Nous avons également rapidement avancé dans des domaines concrets avec l'accord signé avec la police le 16 décembre 2009 réglant la question des horaires et de la rémunération des policiers.

 

Quelles sont les difficultés actuelles de la police genevoise ?

 

-         Les difficultés principales se concentrent autour du problème des effectifs et du recrutement. En effet, nous nous retrouvons face au défi d'engager rapidement des personnes de qualité ... ... ...  De manière générale, il faut enfin améliorer l'engagement opérationnel des policiers, d'entente avec celui des APM, afin de réellement créer une police de proximité et d'appliquer une politique de « tolérance zéro »

 

Les genevois sont effrayés, les policiers parfois découragés. Comment remonter le moral des troupes et de la population ?

 

-         Il faut rétablir un climat de confiance entre le policier et le citoyen. Motiver les troupes en revalorisant la profession est une de mes priorités ... ... ... De manière plus large, tant la police que la population ont besoin de sentir que nous savons où nous allons, que nous sommes déterminés et, surtout, que nous sommes pressés.

 

Lecture et relecture de ce fascicule me procurent certaines interpellations, ou si les mêmes questions étaient posées aujourd'hui dans "Le Nouveau GENEVOIS", quelles réponses aurions-nous ?

Je garde, je jette, je classe !

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.