11/09/2016

Une étoile nommée Utopie !

 

Nuit paisible, je suis allongé sur ma chaise longue de jardin. Comme tout cet été, elle est installée sur mon balcon situé au deuxième étage, dirigée plein Ouest, face aux crépuscules qui jamais ne se ressemblent. Tel un tableau imaginaire, tous les soirs c’est un feu d’artifices de couleurs, de lueurs, de reflets, d’ombres aussi qui animent l’horizon.

 

Comme je suis en vacances, je savoure le temps qui passe, le chant des oiseaux, des bruits sombres qui émanent de la forêt toute proche. Je me dis que le bonheur est là, que j’ai une belle vie, que depuis un demi-siècle j’ai de la chance, je suis serein, reposé, calme, détendu, je suis en harmonie avec moi-même, j’ai 50 ans. Le ciel est noir, des nuages cotonneux à la lueur de la lune viennent rafraichir la nuit, les étoiles jouent à cache-cache, une seule brille, elle semble perdue, elle semble réfléchir.

 

Ça c’était pour le tableau idyllique, ce que je me raconte pour survivre, pour avancer, pour mieux oublier parfois nos réalités qui m’inspirent. Face à elles, au fond de moi brûle une grande colère, elle se nomme Injustice, elle se prénomme Révolte. En fusion, elle est nourrie du présent et du passé, elle se voudrait le garde-fou de notre futur, de notre avenir, celui de demain déjà.

 

Pourtant me direz-vous je n’ai pas de quoi me plaindre, vous connaissez tous ma situation, ma vie, mes joies et mes plaisirs, je ne cache rien, où si peu, juste ce que vous ne pouvez voir à l’œil nu, ce que j’ai emprisonné au plus profond de mon cœur, de mon âme. Sauf que ce n’est pas pour moi que j’écris ce soir, mais pour nous, pour vous, pour ceux qui demain devront vivre dans ce monde qui perd trop rapidement toutes ses valeurs, qui noie ses croyances dans le lit de la rivière laïcité, un monde du pouvoir et de l’argent qui assassine par procuration, la mondialisation est son nouveau modèle, la politique en est son maître.

 

Trop de guerres

Trop de famines

Trop de maladies

Trop de misères

Trop de morts

Trop de dictatures

Trop de démocraties

Trop de dieux

Trop de pouvoirs

Trop de manipulations

Trop de communications

Trop d’inégalités

Trop d’injustices

Trop d’ignorance

Trop d’arrogance

Trop d’hypocrisie

Trop d’intérêts

Trop de faux semblant

 

En résumé, nous vivons dans un monde qui accorde trop de responsabilités à si peu d’hommes, ces mêmes responsables qui sont devenus incapables d’écouter le peuple, de se retrouver autour d’une table, de revenir aux fondamentaux, de fuir les trafics d’influence, les dogmes, l’argent et le pouvoir pour simplement s’en tenir aux réels besoins des humains, de la planète.

 

 

Il nous faut redessiner la politique, créer celle de demain, celle du mieux vivre ensemble. Elle se devra anticipative, participative, attentive, créative, solidaire et crédible car pragmatique. Redessinons aujourd’hui nos valeurs de demain, chassons la cupidité des hommes et adoptons la culture du bon sens, celle de l’écoute, du partage, de l’accueil, de la compréhension, de l’égalité, celle des droits humains tout simplement.

 

Une autre étoile apparaît, elle semble discuter avec la première, la lune en rigole. Le soleil lui se repose à l’autre bout de la terre, préparant déjà son prochain crépuscule.

 

Minet.

 

 

13/01/2016

Dans un monde idéal, la politique serait un guide merveilleux !

 Texte déposé sur mon blog il y a deux ans, il demeure d'actualité ! 

En étudiant rapidement les points défendus par les divers partis politiques, je me rends compte qu’ils ne sont plus véritablement des opposés, telle la gauche ou la droite l'étaient il y a vingt ans. La crise aidant, tous apportent une pierre à l’édifice sociétal moderne, et même si tous se retrouvent avec un lanceur d’alerte opposé, tel un modérateur, ceci nous autorise à croire en une vision du monde constructive et évolutive si pour autant les antagonismes historiques tombent.

 

Prenons par exemple la problématique du chômage et demandons au PLR et aux SOCIALISTES, ou à EàG et au MCG, de travailler ensemble pour déposer une projet de vie, un projet de loi, ayant comme but de faire diminuer le chômage tout en ouvrant des perspectives d’avenir à nos jeunes, le tout à travers un fil rouge qui serait la formation.

 

Entre les projets des uns et les aspirations des autres, je suis certain que, si les antagonismes dogmatiques et historiques étaient abandonnés, ces élus arriveraient à nous proposer une vision du monde positive, socialement égalitaire et structurellement évolutive.

 

Il en va de même avec tous les partis pour les coûts de la santé, le logement, la migration, la sécurité, la culture, le social, la fiscalité, le développent durable et même les grands travaux.

 

Mieux vivre ensemble est possible, il ne dépend plus d’une vision universelle et fermée car naïve et nourrie d’antagonismes, mais bien de l’intelligence plurielle dont les partis politiques devraient faire preuve en réunissant leurs ressources, au pouvoir législatif comme à l'exécutif, en abandonnant les conflits d’intérêts, leurs idéaux et leurs dogmes au profit du bon sens, de leurs idées, de leurs capacités politiques à construire ensemble et ceci dans l’unique intérêt de toutes les populations qu’ils représentent. Nos élus y arrivent bien souvent en commission, alors pourquoi ne pas l'exiger plus loin. 

 

Ce texte est naïf, j’en suis conscient, mais je pense sincèrement que les solutions se trouvent dans cette approche politique nouvelle, celle de l’intelligence collective.

 

Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly. 

 

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01/12/2014

Genève, une crise sociale révélatrice d’un véritable problème de gestion !

Aides-soignants, infirmiers, chauffeurs de taxis, employés de l’aéroport, employés des TPG, policiers, gardiens de prisons, enseignants, membres du Cartel, cette année Genève est chahutée par des actions syndicales franches, visibles et menées par des hommes et des femmes décidés. Si, pris individuellement, ces mouvements pourraient ressembler à des escarmouches, à travers une vision globale le problème apparaît pourtant comme bien plus important.

 

Genève a traversé la dernière crise économique grâce à une politique d’investissements nourrie à travers un budget de 8 milliards. Notre canton a aussi bénéficié de rentrées fiscales « extraordinaires » qui n’avaient pas été prévues lors de plusieurs budgets annuels. La bonne tenue des marchés du négoce et l’implantation de nouvelles entreprises en ont été une des explications. Ne doutons pas que David Hiler savait appréhender les problèmes, mais aussi les solutions, voire les retours sur investissements. Certes, il a cessé son mandat politique avant que les caisses de pensions des fonctionnaires n’aient besoin d’être renflouées, mais en ayant mis sur les rails des projets économiquement pharaoniques tels que le CEVA ou SCORE.

 

Demeure que la dette n’a pas été maîtrisée et dépasse aujourd’hui les 12 milliards. Là, nous ne parlons plus d’une simple « épine dans le pied », mais bien de la source du problème. En effet, comment demander à nos élus de travailler en stoppant l’endettement, avec comme objectif avoué de réduire la dette, tout en maintenant une politique d’investissements et de gestion qui engendre des surcoûts ?

 

La mission est impossible, il faut oser le dire, le reconnaître. Si parfois en chimie les opposés s’attirent, en économie il n’en est rien. Les mathématiques sont à la base de l’évolution, les ignorer aujourd’hui sous l’égide d’un maintien à l’équilibre par la croissance, c’est sombrer et porter préjudice à notre avenir.

 

Après un premier plan quadriennal, nous voilà soumis au quinquennat dans lequel l’action de maîtriser la dette n’arrive qu’en dixième position des priorités énoncées, alors que le Conseil d’Etat relevait lui-même que la dette publique réduit la marge de manœuvre de l’Etat. Alors que de nombreux investissements ne peuvent plus être retardés, il importe d’éviter qu’ils aggravent la charge de la dette.

 

Pour mémoire, les mesures proposées sont celles-ci :

 

Outre le travail en continu de priorisation des investissements et les objectifs d’augmentation du résultat de fonctionnement pour financer les investissements prioritaires, le Conseil d’Etat étudiera toutes les options de meilleure valorisation des actifs sous sa gestion. Il examinera la situation d’établissements tels que les Ports Francs et Entrepôts de Genève SA, la Banque cantonale de Genève ou les Services industriels de Genève. Il analysera durant cette législature la possibilité d’encourager la participation d’investisseurs privés à certaines infrastructures majeures (philanthropie et partenariat public-privé). De même, il étudiera toutes les possibilités de valoriser le patrimoine immobilier administratif, également dans le but de le mettre aux normes énergétiques, en saisissant d’éventuelles opportunités liées à l’offre sur le marché des locaux administratifs.   

 

Réf : http://www.ge.ch/conseil_etat/2013-2018/communiques/doc/2...

 

Genève à mal à sa dette, Genève souffre et n’a pas les moyens de rebondir. Genève s’enlise dans une crise sociale qui pourrait pourtant être annonciatrice d’un revers  économique, ce que personne ne souhaite. Un jour un ancien m'a dit : "avant de traverser un fleuve, il faut construire une barque, puis un pont, puis une route". Avons-nous aujourd’hui un pouvoir politique qui dispose d’une vision à long terme et surtout de la volonté de réduire la dette comme priorité mathématique.

 

Certes, vous me direz que l’harmonisation, ou la réforme, de l’imposition des entreprises est tout aussi importante, certes vous me direz que défendre et promouvoir la Genève internationale est une nécessité, certes vous me direz que l’Aéroport de Genève doit être modernisé pour rester un atout majeur pour les pôles économiques de la région, certes … Mais Genève ne peut plus vivre au-dessus de ses moyens et la Berne fédérale ne peut plus être considérée comme une ressource, les transferts de charges sur les cantons en sont la preuve.

 

Genève doit se mettre au régime, et pas simplement sur le dos des fonctionnaires, mais c’est  toute la classe politique qui doit œuvrer ensemble pour y arriver. Un véritable plan directeur de réduction de la dette sur dix ans est nécessaire, avec ses restrictions mais aussi un véritable programme de gestion. Il en coûtera à tous, mais si l’explication est claire, si l’objectif est défini dans le temps, si l’effort est partagé et si les résultats deviennent probants, alors il n’y aura pas que l’image de Genève qui pourra se redresser, mais aussi nos élus et la population entière car enfin nous oserons parler d’avenir avec une confiance retrouvée, sans avoir peur du lendemain.

 

Walter Schlechten, habitant de Perly. 

17/11/2014

En attendant la grève des TPG, pourquoi la manifestation de la fonction publique a-t-elle été un succès !

 

Ils ont été patients, ils ont tenté de négocier, ils ont écouté, ils ont attendu, là ils agissent. Eux, ce sont les fonctionnaires qui se sont retrouvés en rue pour manifester leur désarroi, leur mécontentement, leur colère pas encore mais elle gronde sournoisement.

 

Certains esprits chagrins libéraux ont rit jaune, affirmant que les manifestants n’étaient que 200, 400, voire 1000. En fait ce sont 2000 employés et divers syndicats qui se sont mobilisés pour représenter toute la fonction publique. Si ce nombre peut laisser croire à une précoce démobilisation, l’important était ailleurs lors de ce défilé contestataire.

 

L’union, le rassemblement, la cohésion, tous enfin réunis solidairement contre la même cause, pour une même cause, l’abandon du projet SCORE. Tous les métiers, toutes les professions, sans clivage et derrière des bannières explicitent étaient au rendez-vous. Un signe fort.

 

Au-delà des discours syndicaux, c’est cette révolte commune qui a résonné place de Neuve. En quittant la table des consultations, le Cartel et autres syndicats ont adressé un message clair au Conseil d’Etat. Ni le projet SCORE, ni la méthodologie de concertation ne sont satisfaisants ou convaincants pour aboutir à un consensus. On peut d’ailleurs à ce stade se demander si celui-ci est véritablement recherché par les antagonistes. En effet, le rejet est total, telle une évidence il est issu de la politique du secret et du fait accompli.

 

Défendre les intérêts des employés, les statuts de fonctions et la qualité des prestations n’est pas un choix, mais une réelle nécessité. Imposer drastiquement ses vues structurelles, économiques, c’est un choix politique qui ruine de facto l’avenir d’un projet qui se devrait d'être négociable. 

 

Étonnamment, cette politique de consultation menée par le pouvoir exécutif a également été récemment dénoncée par l’association des communes genevoises (ACG), des élus en attente de négociations qui se sont retrouvés eux aussi avec ce fort sentiment d’être mis devant le fait accompli.

 

Tout comme les représentants de la fonction publique, ces représentants des communes ne se sont pas reconnus comme des partenaires à part entière dans un projet  étatique, tout comme les syndicats, ils ont rejeté logiquement les premières propositions du Conseil d’Etat.

 

La solution à ces conflits passera par la discussion, le dialogue, l’échange, la négociation, la transparence, le retour de la confiance. Malheureusement, en ma qualité d’électeur, je ne suis pas certain qu’un quinquennat suffise à réunir toutes ces qualités.

 

Walter Schlechten, habitant de Perly. 

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04/08/2014

Derrière l'antisionisme se cachent parfois les germes de l'antisémitisme, parfois seulement !

Alors que M. Ban Ki-moon s’inquiète de la montée de l’antisémitisme en Europe, ceci dans le cadre des manifestations menées pour protester contre l’offensive israélienne à Gaza, j’ai envie à mon tour de vous présenter mes craintes.

 

En Occident, les attaquent militaires israéliennes sont actuellement assimilées à des massacres, un début d’extermination d’un peuple, d’une société civile prise en otage entre un blocus sournois et des actions militaires dignes d’une sale guerre.

 

Au regard de la disproportion des forces en présence, avec d’un côté un Hamas qui prône la terreur avec des roquettes imprécises et des actions commandos ciblées, et de l’autre une armée israélienne moderne, suréquipée, disposant d’une puissance de feu impressionnante, qui pratique elle aussi la terreur par des actions militaires de destruction massive, nous nous devons de relever les violences de cette guerre mais aussi la disproportion des frappes menées par Israël. Cette escalade de l’activité militaire israélienne serait presque encore compréhensible si de nombreux combattants du Hamas tombaient seuls sous les bombes, mais il n’en est rien.

 

A Gaza, la population civile, dont de très nombreux enfants, demeure la principale victime des frappes militaires de l’Etat hébreu. La lutte contre le terrorisme palestinien n’est qu’un prétexte qui sert les idéaux d’un sionisme qui ne cache plus ses ambitions.

 

Vu d’ailleurs, la non réaction des institutions internationales et des gouvernements demeure un mystère. Si l’histoire de l’humanité a une dette face au peuple juif, et envers d’autres aussi, sachant que la Société des Nations n’a pas su éviter l’éclosion de la dernière guerre mondiale, nous pouvons nous demander pourquoi aujourd'hui l’ONU ne prend pas toutes ses responsabilités alors que dans ce conflit israélo-palestinien, les combats qui nous préoccupent à Gaza sont les plus meurtriers de tous les temps entre ces antagonistes.

 

Selon les services d’urgences de Gaza, en plus des 8’300 blessés, au moins 1’450 Palestiniens ont péri depuis le début de l’opération, soit le 8 juillet. Côté israélien, 56 soldats sont tombés au front ou lors d’attaques du Hamas. Désormais, plus de 230'000 réfugiés palestiniens s’entassent dans des conditions de précarité extrême dans les 85 centres de l’agence de l’ONU à Gaza, sans électricité et avec très peu d’eau et de vivres (sources : Le Soir).

 

L’Europe réagi et les protestations pacifistes menées en rue sont légitimes face au silence, face aux massacres perpétrés, face à la détresse d’un peuple et aux craintes d’un autre.

 

Et si demain cette guerre venait à cesser, je crains fortement que si l’Etat d’Israël a probablement fragilisé opérationnellement le Hamas, il aura par contre par ses actes activé une montée indirecte de l'antisionisme, et deuxièmement engendré une génération palestinienne d’enfants de la guerre qui eux n’auront sans aucun doute pas la place dans leur cœur pour respecter un Etat Hébreu génocidaire.

 

Face à une guerre qui semble éternelle entre deux peuples qui devront coûte que coûte vivre sur un même sol, l’Europe impuissante se réveille, se révolte. Malheureusement, face aux images insoutenables de ce conflit, la haine remplace parfois la colère, et ce sont effectivement des cris antisémites qui montent aux barricades derrière le voile de l'antisionisme. Ceux-ci rappellent aussi aux grands de ce monde que la paix sociale mondiale est bien fragile.

 

Walter Schlechten, habitant de Perly. 

06/07/2014

Un unique et très puissant syndicat de police à Genève, une utopie ?

 

En ces temps syndicaux orageux, où ni la pluie ni le beau temps ne semblent s’imposer, l’avenir même des syndicats de police se doit d’être envisagé.

 

Avec la probable acceptation par le Parlement, fin août, de la nouvelle Loi sur la Police (LPol), c’est en effet toute la structure de la police qui sera redessinée. Le tronc commun et l’école unique en seront les principaux enjeux, socles nécessaires pour assurer la réussite d’une mise en application organisationnelle globale.

 

Au-delà de cette importante modification, c’est surtout une désacralisation de la gendarmerie, de la police judiciaire et de la police internationale que nous observerons. La fin des ces structures, sous leurs formes actuelles et totalement individuelles, va logiquement diminuer la portée de leurs syndicats respectifs. On peut même se demander si le projet de loi initial n’avait pas aussi comme but politique inavoué d’affaiblir et d'éliminer l’UPCP, le puissant syndicat des gendarmes ? A ce jour, personne n’a la réponse à cette supposition.  

Demeure le fait que ces mêmes syndicats, aujourd’hui en lutte et regroupés sous l’étendard symbolique et associatif du Groupement des Associations de Polices (GAP), vont devoir se restructurer eux aussi. Une fusion deviendrait alors une évidence, telle une nécessité, une logique stratégique car d’intérêts communs.

 

Si cette réorganisation des syndicats devait voir le jour, il faudra alors vérifier que le proverbe qui affirme que « l’union fait la force » est une réalité. Il n’est en effet pas inenvisageable qu’un syndicat de police unique, solidaire car enfin concerné par les mêmes problèmes, les mêmes enjeux, composé de plus de deux mille membres et d’un comité renforcé, devienne un partenaire incontournable dans le paysage syndical, politique et médiatique genevois.

 

Ce même syndicat deviendrait à son tour la plus grande section de Suisse auprès de l’organe faîtier, que représente la Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police (FSFP), dont le Président actuel est un policier genevois, je vous le rappelle.   

 

Walter Schlechten, habitant de Perly. 

29/06/2014

Et si un mauvais Score au Parlement devenait décisif ?

En ma qualité de simple citoyen et d'électeur, j'observe ces dernières semaines la présence d'un conflit larvé qui hérisse le poil de certains mais qui devient rasant pour d'autres. 

 

Depuis un mois le Groupement des Associations de Police (GAP), qui regroupe les trois syndicats de la police genevoise (UPCP, SPJ, SPSI), est en conflit avec le Conseil d’Etat, plus précisément avec Pierre Maudet, Président du Département de la Sécurité et de l’Economie (DSE).

 

Suite à l’impossibilité d’obtenir toutes les réponses attendues auprès de l’Etat employeur, des actions votées en assemblée générale ont été activées par le GAP. Grève des amendes d’ordre, grève du rasage, travail en tenue civile sont les plus visibles pour le citoyen lambda. Le principal motif de cette contestation est le projet de réévaluation des métiers qui est en route pour l’ensemble de l’Etat, connu sous le nom de SCORE. Le Cartel (syndicat général de la fonction publique) est aussi monté au front et conteste ledit système de réévaluation envisagé. Actuellement, une trêve est amorcée par le Cartel, vacances scolaires obligent il ne dispose plus d’un bras de levier suffisant pour agir. La rentrée de septembre devrait voir rebondir cette position.  

 

Historiquement, ce sont des simulations effectuées fin 2013 qui ont mis le feu aux poudres. Si certains métiers sont réévalués favorablement, surtout auprès des cadres supérieurs, d’autres subissent une attaque frontale impressionnante. Les policiers font partie de ceux-ci. La parution de ces simulations a été la première erreur de ce projet. Malgré la mise en œuvre de montants compensatoires afin de ne pas perdre les droits acquis (seulement sur le salaire de base, pas sur le revenu global), la méfiance est de rigueur.

 

Difficile en effet d’entendre ultérieurement que ces simulations n’étaient qu’une première évaluation, qu’elles resteront bloquées car caduques, sachant que les métiers de police vont être redessinés à travers le projet Police 2015, une réorganisation opérationnelle et structurelle qui est en route depuis deux ans.

 

Cette réorganisation devra se retrouver dans la refonte globale de la future Loi sur la police, soit le PL 11228-A, pourtant actuellement déjà examiné en plénière par le pouvoir législatif.  

 

Trois chantiers menés en parallèle actuellement. A toute évidence ceux-ci n’étaient pourtant pas autonomes et donc, pour aboutir, ils devraient être menés l’un après l’autre, de manière constructive et avec discernement. Malheureusement, les calendriers politiques ne sont pas les mêmes que ceux des ressources managériales. Cette précipitation est une des premières causes des problèmes rencontrés par les antagonistes. Elle a rendu la communication et la transversalité des informations très difficile. Aujourd’hui encore, de part cette auto dépendance, personne ne peut présenter l’un des trois projets de manière factuelle et sous une forme définitive.

 

Un important changement professionnel est une des causes de stresse les plus importantes dans une vie, alors imaginons la position des policiers face à ces trois changements annoncés. J’ose croire que leurs craintes sont légitimes.

 

Le travail d’un Conseiller d’Etat qui reprend un département, parfois qualifié de sinistré par certains observateurs, n’est pas non plus de tout repos. Aller de l’avant avec détermination devient alors une condition indispensable. Demeure alors à entériner les objectifs, la manière, la forme, le comment, tout en tenant compte des échéances politiques (plan quinquennal, élaborations du budget, votations, élections).

 

Au regard de cette rapide analyse, que d’aucuns qualifieront probablement de minimaliste, simpliste ou partisane, il apparaît évident que tous les partenaires, à ce jour antagonistes, se sont engouffrés dans un entonnoir dont la sortie est obstruée par le manque de solutions.

 

Personne ne doit perdre la face si sortie de conflit il doit y avoir, mais dans ce cas précis seul le temps permettra de débloquer la situation car visiblement les solutions qui se devaient d’être envisagées pour quitter ce marasme n’ont pas été réadaptées. De plus, le manque de dialogue actuel et des attaques répétitives n’apporteront pas les solutions attendues.

 

Demeure que, selon mon analyse, le projet Police 2015, soit la réorganisation de la police, doit se poursuivre. Les managers en charges de ce travail doivent pouvoir avancer avec sérénité, en disposant du temps nécessaire, des outils managériaux utiles, des ressources humaine adéquates, de l’appui indispensable du DES et des partenaires sociaux.  

 

Demeure que, selon mon analyse, le PL 11228-A ne doit pas être écrasé par la machine législative. Ce projet a lui aussi besoin de temps, il doit être restructuré, en lien total avec Police 2015, apte à produire sereinement les Règlements complémentaires attendus. Le Parlement a tout loisir de le voter ou de le renvoyer au Conseil d’Etat pour complément. 

 

Demeure que, selon mon analyse, le projet SCORE est mort dans l’œuf. Des maux de jeunesses déjà irréversibles, une approche sociale qui devrait être jugée inadmissible aux yeux des partis de gauche et des coûts, estimés à ce jour entre 30 à 60 millions, qui devraient être jugés inacceptables au regard des partis de droite. Le centre lui ne peut se permettre actuellement de voir s’ouvrir un conflit social d’importance, où il devrait se positionner, alors que les élections municipales s’approchent à grands pas (échéance également contraignante pour les autres partis).

 

Le Conseil d’Etat, via le Parlement, devrait demander un vote de confiance pour la poursuite du projet Score. Si le pouvoir législatif s’exprime avec discernement, chacun avec ses raisons, c’est un abandon dudit projet qui ressortirait de cette consultation.

 

Une solution qui permettrait de faire de substantielles économies car Score à un coût, qui verrait le calme gagner les syndicats et éteindre les flammes d’un conflit social verbalement incendiaire, qui autoriserait une approche différente de la rémunération des employés de la fonction publique, avec par exemple une nouvelle grille salariale bénéficiant de portes d’entrées dans la fonction, d’annuités plus fortes mais qui seraient éventuellement attribuées au mérite.

 

En cette période de Mondial, la balle passe dans le camp des parlementaires, arbitres inattendus mais évidents. Libre à eux de s’exprimer, de faire preuve de cohérence et qui sait, pour une fois, d’anticiper sur une Genfereï de plus, soit le rejet supposé mais déjà annoncé en 2015 du PL SCORE. 

 

Les syndicats de police quand à eux vont probablement passer l'été à travailler sur ces chantiers. Doivent-ils eux aussi, comme le Cartel, observer une trêve estivale, lever leurs merures pour convaincre la députation qu'une sortie de crise est possible ?

Vu sous cet angle, la question reste posée ! 

 

Walter Schlechten, habitant de Perly. 

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30/03/2014

La Prison / Le Pénitencier

 

Problème de surpopulation à Genève, Champ-Dollon bat tous les records avec un taux d'occupation de 220 %. Les conditions de détention sont fustigées par la CEDH, les détenus se révoltent, des rixes éclatent, les gardiens et tout le personnel pénitentiaire souffrent de ces conditions de travail. La sécurité de tous ne peut plus être garantie, même si nos rues sont plus saines car des individus néfastes croupissent en prison.

 

La prison, juste lieux pour les multirécidivistes condamnés, pour les individus dangereux enfermés et, pour l'instant, les malades délinquants neutralisés. 

 

Et pourtant, le véritable problème n'est pas la politique, exécutive ou judiciaire, menée à Genève mais bien la catégorie des personnes détenues. 

 

Plus de 60 % des prisonniers incarcérés à Genève devraient se trouver, non pas à Champ-Dollon, bâtiments prévus pour la détention préventive, mais dans un pénitencier, lieu de détention adéquat pour y purger une peine. 

 

Le véritable problème sociétale n'est donc pas l'emprisonnement, mais le manque de lieux de détentions idoines. 

 

Quand j'apprends que Mme Simonetta SOMMARUGA propose, avec le Conseil Fédéral, de revoir les conditions nationales d'hébergement administratif et les forfaits de sécurité en lien avec les requérants d'asile, ceci auprès des communes et des cantons, je me dis qu'il est possible de faire de même la problématique rattachée aux détenus de nos prisons, au sujet d'un pénitencier !  

 

Je recommande donc la construction d'un pénitencier fédéral de 1200 places, basé sur un concordat national (partage des frais, des charges). Cet investissement, coûteux certes, correspond non seulement à un besoin, mais aussi à une réalité.

 

Walter Schlechten, habitant de Perly ! 

06/02/2014

L'approche policière revisitée !

Alors que je regarde « Des Paroles et des Actes » sur France2, avec comme invité Manuel Valls, je me surprends à poser une analyse policière globale.

 

Encore une fois, la police française est attaquée, désignée comme responsable de tous les maux, alors que la justice est curieusement épargnée. Des dérapages policiers inadmissibles sont utilisés comme des généralités, offrant ainsi tous les policiers à la vindicte journalistique et donc populaire. Analyse simpliste d’un problème bien plus global, plus important, plus grave, évaluation si peu crédible mais pourtant écoutée, assimilée, diffusée.

 

Depuis plusieurs années la police française est malade. Elle porte, comme bien des polices du monde, des stigmates structurels, professionnels, où le coaching et le débriefing ne sont pas encore considérés comme nécessaire pour des policiers qui sont devenus des éboueurs sociétaux, au carrefour de la misère, de la violence, de l’incompréhension parfois.

 

Au-delà des choix politiques, au-delà des doctrines hiérarchiques, au-delà des modifications sociétales, le policier demeure l’urgentiste qui se doit de s’adapter le plus rapidement possible. Malheureusement, les décideurs sont rarement les intervenants et les visions structurelles proposées sont souvent inadaptées.

 

L’image de la police est globalement satisfaisante pour plus de la moitié de la population française. Malheureusement, tout comme pour la délinquance, une minorité considère que la police se doit d’être la cible première pour affronter l’Etat et ses insuffisances, ses dysfonctionnements, comme si face à la crise le policier était le bouclier souffre-douleurs des trois pouvoirs, législatif, exécutif, judiciaire. Le policer, une cible désignée pour recevoir les coups de la colère, de la violence, de la haine parfois.  

 

Certes, l’action policière, dictée par des choix politiques, hiérarchiques, n’est pas toujours comprise. Elle se doit d’être expliquée mais surtout adaptée. Trop souvent l’Autorité confond la proximité de la police et la police de proximité. En l’état, ce sont pourtant deux approches diamétralement opposées. La première se veut, se doit d’être visible mais surtout répressive, en tentative de résolution de problème et basée sur un lien de défiance et d'autorité alors que la seconde se veut, se doit d’être préventive et participative, à travers la résolution des problèmes et basée sur un lien de confiance.

 

Il n’est pas simple de réussir une approche policière sociétale à qui la population accorderait à nouveau sa totale confiance, mais en France aujourd'hui c’est pourtant une obligation d’y parvenir. C’est justement à travers l’approche pratiquée par de nombreux policiers, qui agissement perpétuellement sous le sceau de la crainte, de la protection personnelle, de la vision permanente du danger que pourrait débuter un travail intéressant de reprogrammation. 

 

Au-delà de l’acte final policier, l’aide, l’information, l’accompagnement, le soutient, l’explication, la médiation, l’éducation, l’avertissement, la verbalisation, l’appréhension, l’arrestation, l’usage de la contrainte, c’est l’approche policière qui se doit de devenir une doctrine globale à travers un état d’esprit positif, ouvert, empathique et apaisant.

 

Certains me diront que l’autorité nécessaire en souffrirait. A ceux-ci je leur réponds que l’acte d’autorité n’est pas nécessairement toujours en lien avec la force, que l’acte d’autorité ne doit pas dans tous les cas être imposé mais qu’il se doit en tous les cas être compris, assimilé et digéré.

 

Une vision utopique dans un monde où la violence, sous toutes ses formes, ne cesse d’être en recrudescence. Une vision d’avenir pourtant proposée à un métier qui demeurera encore longtemps comme le premier partenaire de la population et qui ne doit plus être la cible privilégiée des déçus de la République. 

 

Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly.  

31/12/2013

Happy New Year !

En ce jour de réveillon, je tiens à remercier toutes les personnes qui m'ont cette année accordé leur amour, leur amitié, leur conseil, leur écoute, leur joie, leur peine, leur enthousiasme, leur critique, leur douceur, leur sincérité, leur pardon.                                                                                                                                           
 
En ce jour je réveillon, je tiens à rester en pensée avec toutes les personnes qui souffrent de la solitude, de la maladie, de la perte d'un être cher, d'une situation personnelle ou professionnelle difficile, d'un échec ou d'une incertitude, en espérant du fond du coeur qu'elles trouveront en 2014 le chemin du bonheur.                                                                         
 
En ce jour de réveillon, je veux avoir un mot pour tous ceux qui ne m'aiment pas, qui ne m'apprécient pas, qui me craignent, qui me nuisent, qui me jugent, qui me fuient, qui m'ignorent, qui me salissent, à ceux-ci je leur souhaite de trouver la paix de l'âme et de rencontrer de belles personnes qui sauront leur ouvrir l'esprit face à l'adversité.                                                                                                       
 
En ce jour de réveillon, je garde une pensée pour tous ceux qui vont ce soir travailler, pour le bien ou le bonheur de tous, dans le calme ou dans l'urgence, dans les rires ou dans les cris, dans le froid ou bien au chaud, ils méritent tous notre respect et nos voeux les plus sincères de réussite pour l'An nouveau.                                                                                                                                   
 
Et pour tous ceux qui ne se seront pas reconnus dans ces quelques lignes, Happy New Year !
 
Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly. 
 
 

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31/10/2013

Tristes élections, la politique genevoise s’est aseptisée constitutionnellement !

 

Tristes élections, issues d’une nouvelle constitution qui souhaitait améliorer la démocratie.

 

Tristes élections, où des listes électorales dissimulent les véritables enjeux sociétaux.

 

Tristes élections, où les qualités individuelles sont noyées dans des stratégies de partis.

 

Tristes élections, où aucun programme politique n’est proposé pour un avenir incertain.

 

Tristes élections, où le choix proposé en candidats est insuffisant, partisan, sclérosé.

 

Tristes élections, où la proximité politique furtive des stands vend un rêve utopique.

 

Tristes élections, où personne ne prend le taureau par les cornes pour guider Genève.

 

Tristes élections, où aucun n’ose peindre le diable économique sur la muraille.

 

Tristes élections, où les tissus sociaux sont délaissés  par la gauche des bobos.

 

Tristes élections, où aucune pression syndicale n’a émergé par manque de courage.

 

Tristes élections, où les conflits de personnes gagnent sur les conflits d’idéaux.

 

Tristes élections, où  le peuple sait que, peu importe les élus, rien ne changera durant cinqu ans, la conjoncture ne se prêtant pas à d’éventuelles améliorations, la crise étant encore bien présente alors que la relance attendue ne point pas à l’horizon.

 

Tristes élections, où j’ai voté pour :

 

Pierre Maudet pour son intelligence et sa véritable stature d’homme politique ;

 

Luc Barthassat pour son expérience fédérale et son approche agraire de la politique ;

 

Mauro Poggia pour son combat fédéral et son pragmatisme verbal politique ;

 

Serge Dal Busco pour sa force d’analyse et sa proximité politique avec les communes ;

 

François Longchamp pour son expérience des institutions et ses repères politiques ;

 

Anne Emery-Torracinta pour son combat de gauche et son courage politique ;

 

Eric Stauffer pour sa persévérance politique et son combat inégal face aux dogmes.

 

Tristes élections, où je n’ai pas voté pour :

 

Thierry Apotheloz qui n’a pas l’envergure, doit siéger au Grand Conseil pour s’aguerrir ;  

 

Antonio Hodgers qui abuse des dogmes et est profondément un gauchiste écologiste ;

 

Céline Amaudruz qui n’est pas prête, devrait siéger au Grand Conseil quelques années ;

 

Isabel Rochat qui n’a aucun bilan, néophyte elle a été broyée par la machine étatique.

 

Tristes élections, et pourtant, j’ai voté en mon âme et conscience en espérant un monde meilleur pour demain, tout en croyant que le Parlement sera lui travailler dans un seul but, éviter que Genève ne sombre économiquement, socialement, écologiquement, internationalement, politiquement.

 

Walter Schlechten, habitant de Perly.   

 

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08/10/2013

Le diable est sur la muraille, et maintenant on fait comment ?

Tout comme la population genevoise, j’ai accordé 20 % de mes voix au MCG. Comme la plupart de ces électeurs mon vote était un acte de protestation. Il était dirigé contre les partis gouvernementaux qui n’ont pas su trouver des solutions aux problèmes des résidents genevois.  

 

La dernière législature a en effet été marquée par les affaires, les "genfereï", et l’incurie du Conseil d’Etat, alors qu'une crise économique s'abattait sur l'Europe. Dans ce pouvoir exécutif, seul David Hiler a su tenir la baraque en tentant de juguler la dette étatique avec des budgets maîtrisés. Certes, la dernière année fut marquée par la présence emblématique de Pierre Maudet, fraîchement élu Conseiller d’Etat, mais cela est totalement insuffisant pour tirer un bilan positif des mandats écoulés.

 

Le Parlement, lui, s’est noyé tout seul au regard de la multitude des dossiers et la charge insurmontable des modifications législatives, ceci sans parler des travaux de la Constituante qui n’a pas osé déposer une véritable vision d’avenir constitutionnelle, se contentant de se satisfaire d'une vision du monde actuelle, mais si consensuelle.

 

Reste qu’un quinquennat va débuter avec une structure parlementaire inédite, constituée de sept partis qui pourraient représenter trois blocs, et encore rien n’est aussi certain tant la balance penche à droite. 

 

Aujourd’hui, les partis gouvernementaux genevois classiques doivent se rendre compte que l’émergence du MCG et la consolidation de l’UDC ne sont pas des épiphénomènes en lien avec la crise, mais bien de nouveaux outils politiques avec lesquels il faudra travailler.

 

Demeure que si la législature précédente n’a pas su trouver les solutions aux problèmes soulevés par la population genevoise, dans celle qui s’ouvre nos élus n'auront pas droit à l’erreur sachant que tous les partis doivent retrouver le bon sens politique nécessaire pour défendre leurs idées tout en ravalant leurs idéaux, leurs dogmes. C’est le prix à payer pour que des projets politiques aboutissent au profil d’une population qui ne se contentera plus de slogans ou de tronches de gendres idéaux.

 

La politique c’est avant tout avoir une véritable vision d’avenir pour la génération future, tout en améliorant aujourd’hui les problèmes structuraux reconnus, en instaurant les projets évolutifs nécessaires au mieux vivre ensemble.

 

Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly.

 

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15/09/2013

"Hommage à Adeline"

Croire en l’humain est probablement une richesse, une grandeur d’esprit qui doit nous ouvrir sur le monde.

 

Croire en l’humain est sûrement un don, une qualité qui nous investi d’une mission sociétale, d’un sacerdoce.

 

Croire en l’humain est évidement une utopie, une vision du monde qui se veut rassurante pour nous-mêmes, pour nos proches, pour nos enfants.

 

Croire en l’humain c’est aussi s’abandonner un peu plus, offrir un respect et une confiance à celui qui les avait bafoués.

 

Croire en l’humain c’est également fermer les yeux sur les horreurs commises par l’homme, à travers ses actes, ses gestes, ses mots, ses choix, ses décisions, ses sacrifices, ses intérêts.

 

Croire en l’humain c’est s’offrir un peu, c’est donner de son temps à celui qui n’en a pas, c’est donner de son âme à celui qui n’en a plus.

 

Croire en l’humain c’est avoir confiance en soit, en l’autre, c’est se convaincre que l’homme peut changer, devenir meilleur.

 

Croire en l’humain c’est mener un combat contre une société qui n’aime pas la différence, qui n’aime plus l’indifférence, qui vit de convictions, d'idéaux préconstruits. 

 

Croire en l’humain, c'est observer pour ne pas devenir comme eux, comme ceux qui condamnent à mort, comme ceux qui donnent la mort.

 

Croire en l’humain, c’est mourir un peu, c’est rendre orphelins les préjugés, ceux qui guident le bien et le mal.

 

Croire en l’humain, c’est prendre le risque de se tromper, pas sur ses choix, pas sur ses croyances, mais sur la possibilité que l’homme sache évoluer, se reconstruire, se réinsérer.

 

Ces gens qui, au quotidien, travaillent et vivent avec cet espoir fou, cette vision humaniste d’un monde meilleur, ces gens là méritent tout notre respect car ils sont rares. Ils entretiennent une lueur d’espoir qui doit nous laisser croire que fondamentalement l’homme est bon, que nos enfants ont un avenir dans une société qui pourtant tous les jours assassine un peu plus nos fondamentaux.

 

Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly. 

 

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06/08/2013

Pas de vacance pour les hannetons !

 

Alors que les vacances régissent nos journées pour le plus grand nombre, la vie tourne au ralenti. L’économie, les problèmes de transports, la culture, l’éducation, même la délinquance ne sont plus de véritables préoccupations, un calme précaire règne doucettement dans la République.  

 

Pourtant, cette année, il y a une branche qui ne chôme pas, qui n’est pas en vacance, qui n’a pas cessé son activité, elle s’est même démultipliée pour se répandre en rue et bientôt en nos boîtes-aux-lettres, c’est la politique.

 

Année des hannetons oblige vous me direz. Sachant que les places sont limitées et que là les heureux élus vont en prendre pour cinq ans, il est normal que tous se bousculent déjà au portillon. Le plus impressionnant est la participation des ténors et de leurs lieutenants fidèles aux diverses manifestations. On les voit partout et ils ne se privent pas de répercuter l’information via les réseaux sociaux, le nouvel outil électoral.

 

Ce que je regrette, c’est que cet investissement populaire apprécié laissera dès novembre place aux commissions, aux débats, aux travaux politiques, ceux-là même qui pourtant intéressent le peuple. Nos élus s’éloigneront alors de la rue, laissant la place à la vindicte médiatique et aux foudres partisanes qui apprécieront leurs actes. Il est malheureux que cette scission se produise, car le terreau du politique c’est justement la rue, le peuple, le contact, l’échange d’idées à travers le dialogue.

 

Certes ils ne peuvent pas tout faire et le travail ne manque pas une fois élu. Il suffit de compter le nombre de démissions en cours de mandat pour se rendre compte de la complexité de la tâche qui les attend, mais il serait heureux que durant son mandat l’élu politique garde ce lien privilégié avec la population.

 

Battre le pavé pour être élu est une bonne chose, garder pieds sur ces mêmes pavés serait le gage que nos élus nous représentent au plus près de nos besoins, de nos réalités.  

 

Walter Schlechten, habitant de Perly. 

 

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16/05/2013

La "Grande" Genève !

Sécurité, propreté, prospérité, mobilité, attractivité, qualité, simplicité, humilité, oisiveté, universalité, représentativité, Genève l’internationale vivait de ses charmes et en vivait bien.

 

Malheureusement, certains ont trop vite oublié que rien n’est jamais acquis et la belle carte postale qui était vendue sur nos quais s’est cornée, a jauni, a perdu ses couleurs et sa lumière.

 

A qui la faute, aux coûts de la vie surfaits ?

 

A qui la faute, aux désastres de la BCG ?

 

A qui la faute, aux scandales des fonds en déshérence ?   

 

A qui la faute, aux dettes étatiques endémiques ?

 

A qui la faute, aux traversées du lac manquées ?

 

A qui la faute, aux manifestations violentes du G8 ?

 

A qui la faute, aux frontaliers abondants ?

 

A qui la faute, aux abus de la recourite ?

 

A qui la faute, aux crises pétrolières et économiques ?

 

A qui la faute, aux spéculateurs immobiliers ?

 

A qui la faute, aux générations de soixante-huitards ?

 

A qui la faute, aux gauchistes qui rêvent d’équité équitable ?

 

A qui la faute, aux libéraux qui rêvent d'investissements vertigineux ?

 

A qui la faute, aux mouvements populistes qui peignent le diable sur la muraille ?

 

A qui la faute, aux citoyens trop habitués à leur petit confort ?

 

A qui la faute, aux élus qui se sont succédés sans briller ?

 

A qui la faute, aux médias avides de manchettes houleuses ?

 

A qui la faute, aux parlementaires fédéraux qui abandonnent Genève ? 

 

A qui la faute, aux organisations internationales qui jouissaient en silence ?

 

A qui la faute, aux projets égocentriques du « Grand Genève » ?

 

A qui la faute, aux égos surdimensionnés de « Genève, un monde en soi » ? 

 

A qui la faute ?

 

La réponse vient de passer sous vos yeux. La faute incombe à l’image que la « Grande » Genève n’a pas été capable de préserver, se contentant ostentatoirement de briller par ses errances, oubliant que si l’Europe s’enfonce dans une crise identitaire, de grandes villes envisagent un avenir onusien, international, mondial.

En regardant depuis trois jours les débats jouxtants la salle des Pas-Perdus, en passant de la plaine de Plainpalais à la traversée du lac, je me pose une autre question ! 

Est-il trop tard pour que l’Esprit de Genève vienne dépolluer nos mémoires, juste pour que nous puissions nous souvenir que devant nous c’est notre passé que nous observons, et que pour deviner l’avenir il faut parfois savoir se retourner ?

 

Walter Schlechten, habitant de Perly-Certoux !