14/10/2014

De l'intérêt public à la volonté générale !

Etre élu c’est avoir réussi à obtenir la confiance des citoyens. Entretenir cette confiance c’est défendre les idéaux qui ont amené l’élu à devenir représentatif de sa population.

 

Les idéaux ou les croyances sont bien souvent les fruits des racines d’un parti. Ce parti est lui-même le résultat de l’éternel clivage entre le riche et le pauvre, la noblesse et le gueux, le patron et l’ouvrier, l’investisseur et le payeur, l’intérêt privé et l’intérêt commun, les inégalités.                                               

 

Dans tous les cas, et depuis des siècles, ces schémas ont été remis en cause, bousculés, chahutés, critiqués, et enfin redessinés par une gauche ouvrière et une droite libérale, les rouges contre les bleus, avec un centre et des extrêmes.

 

Et puis, sont apparus des hommes avec des idéaux technocratiques ou dogmatiques, races à part qui jonglent uniquement pour tirer le grain de l’ivraie au seul profit de leurs causes. Souvent sans scrupule, le technocrate sacrifiera tout sur l’autel la croissance dessinée par des experts. Ses pires ennemis ne sont pas le peuple ni les élections mais la crise et les chutes de la bourse, des valeurs pécuniaires ou morales. Le dogmatique lui privilégiera toujours sa cause au détriment de l’intérêt collectif. Ses pires ennemis ne sont là aussi ni le peuple ni les élections mais la crainte populaire de l’enfermement, du cloisonnement, de la restriction par un modèle unique imposé.

 

Pourquoi cette présentation simpliste, minimaliste et incomplète me direz-vous ?

 

Tout simplement pour rappeler à nos élus genevois que la politique est quelque chose de très simple, un exercice perpétuel et intemporel qui consiste à représenter le peuple et surtout à servir les intérêts de ce dernier, et que ces intérêts.

 

En politique il n’y a pas de place pour l’égocentrisme, la mégalomanie, le narcissisme, la vanité, la suffisance, l’insuffisance, en politique il n’y a pas de place pour ceux qui privilégient les intérêts partisans, dogmatiques, économiques ou maçonniques, en politique il n’y pas de place pour la culture du Moi, qu'il soit rouge ou bleu, du centre ou aux extrêmes. 

 

Alors chers élus, si vous n’arrivez pas à faire preuve d’abnégation, d’altruisme, de dévouement, de sacrifices au profit de l’intérêt général, renoncez à votre mandat et laissez la place à ceux qui se souviennent que Jean-Jacques Rousseau avait explicité les principes du droit politique, du contrat social, dans le seul intérêt du peuple, dit souverain à travers la volonté générale.

 

Walter Schlechten, habitant de Perly.

Photo : Le Matin 

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04/08/2014

Derrière l'antisionisme se cachent parfois les germes de l'antisémitisme, parfois seulement !

Alors que M. Ban Ki-moon s’inquiète de la montée de l’antisémitisme en Europe, ceci dans le cadre des manifestations menées pour protester contre l’offensive israélienne à Gaza, j’ai envie à mon tour de vous présenter mes craintes.

 

En Occident, les attaquent militaires israéliennes sont actuellement assimilées à des massacres, un début d’extermination d’un peuple, d’une société civile prise en otage entre un blocus sournois et des actions militaires dignes d’une sale guerre.

 

Au regard de la disproportion des forces en présence, avec d’un côté un Hamas qui prône la terreur avec des roquettes imprécises et des actions commandos ciblées, et de l’autre une armée israélienne moderne, suréquipée, disposant d’une puissance de feu impressionnante, qui pratique elle aussi la terreur par des actions militaires de destruction massive, nous nous devons de relever les violences de cette guerre mais aussi la disproportion des frappes menées par Israël. Cette escalade de l’activité militaire israélienne serait presque encore compréhensible si de nombreux combattants du Hamas tombaient seuls sous les bombes, mais il n’en est rien.

 

A Gaza, la population civile, dont de très nombreux enfants, demeure la principale victime des frappes militaires de l’Etat hébreu. La lutte contre le terrorisme palestinien n’est qu’un prétexte qui sert les idéaux d’un sionisme qui ne cache plus ses ambitions.

 

Vu d’ailleurs, la non réaction des institutions internationales et des gouvernements demeure un mystère. Si l’histoire de l’humanité a une dette face au peuple juif, et envers d’autres aussi, sachant que la Société des Nations n’a pas su éviter l’éclosion de la dernière guerre mondiale, nous pouvons nous demander pourquoi aujourd'hui l’ONU ne prend pas toutes ses responsabilités alors que dans ce conflit israélo-palestinien, les combats qui nous préoccupent à Gaza sont les plus meurtriers de tous les temps entre ces antagonistes.

 

Selon les services d’urgences de Gaza, en plus des 8’300 blessés, au moins 1’450 Palestiniens ont péri depuis le début de l’opération, soit le 8 juillet. Côté israélien, 56 soldats sont tombés au front ou lors d’attaques du Hamas. Désormais, plus de 230'000 réfugiés palestiniens s’entassent dans des conditions de précarité extrême dans les 85 centres de l’agence de l’ONU à Gaza, sans électricité et avec très peu d’eau et de vivres (sources : Le Soir).

 

L’Europe réagi et les protestations pacifistes menées en rue sont légitimes face au silence, face aux massacres perpétrés, face à la détresse d’un peuple et aux craintes d’un autre.

 

Et si demain cette guerre venait à cesser, je crains fortement que si l’Etat d’Israël a probablement fragilisé opérationnellement le Hamas, il aura par contre par ses actes activé une montée indirecte de l'antisionisme, et deuxièmement engendré une génération palestinienne d’enfants de la guerre qui eux n’auront sans aucun doute pas la place dans leur cœur pour respecter un Etat Hébreu génocidaire.

 

Face à une guerre qui semble éternelle entre deux peuples qui devront coûte que coûte vivre sur un même sol, l’Europe impuissante se réveille, se révolte. Malheureusement, face aux images insoutenables de ce conflit, la haine remplace parfois la colère, et ce sont effectivement des cris antisémites qui montent aux barricades derrière le voile de l'antisionisme. Ceux-ci rappellent aussi aux grands de ce monde que la paix sociale mondiale est bien fragile.

 

Walter Schlechten, habitant de Perly. 

30/03/2014

La Prison / Le Pénitencier

 

Problème de surpopulation à Genève, Champ-Dollon bat tous les records avec un taux d'occupation de 220 %. Les conditions de détention sont fustigées par la CEDH, les détenus se révoltent, des rixes éclatent, les gardiens et tout le personnel pénitentiaire souffrent de ces conditions de travail. La sécurité de tous ne peut plus être garantie, même si nos rues sont plus saines car des individus néfastes croupissent en prison.

 

La prison, juste lieux pour les multirécidivistes condamnés, pour les individus dangereux enfermés et, pour l'instant, les malades délinquants neutralisés. 

 

Et pourtant, le véritable problème n'est pas la politique, exécutive ou judiciaire, menée à Genève mais bien la catégorie des personnes détenues. 

 

Plus de 60 % des prisonniers incarcérés à Genève devraient se trouver, non pas à Champ-Dollon, bâtiments prévus pour la détention préventive, mais dans un pénitencier, lieu de détention adéquat pour y purger une peine. 

 

Le véritable problème sociétale n'est donc pas l'emprisonnement, mais le manque de lieux de détentions idoines. 

 

Quand j'apprends que Mme Simonetta SOMMARUGA propose, avec le Conseil Fédéral, de revoir les conditions nationales d'hébergement administratif et les forfaits de sécurité en lien avec les requérants d'asile, ceci auprès des communes et des cantons, je me dis qu'il est possible de faire de même la problématique rattachée aux détenus de nos prisons, au sujet d'un pénitencier !  

 

Je recommande donc la construction d'un pénitencier fédéral de 1200 places, basé sur un concordat national (partage des frais, des charges). Cet investissement, coûteux certes, correspond non seulement à un besoin, mais aussi à une réalité.

 

Walter Schlechten, habitant de Perly ! 

08/10/2013

Le diable est sur la muraille, et maintenant on fait comment ?

Tout comme la population genevoise, j’ai accordé 20 % de mes voix au MCG. Comme la plupart de ces électeurs mon vote était un acte de protestation. Il était dirigé contre les partis gouvernementaux qui n’ont pas su trouver des solutions aux problèmes des résidents genevois.  

 

La dernière législature a en effet été marquée par les affaires, les "genfereï", et l’incurie du Conseil d’Etat, alors qu'une crise économique s'abattait sur l'Europe. Dans ce pouvoir exécutif, seul David Hiler a su tenir la baraque en tentant de juguler la dette étatique avec des budgets maîtrisés. Certes, la dernière année fut marquée par la présence emblématique de Pierre Maudet, fraîchement élu Conseiller d’Etat, mais cela est totalement insuffisant pour tirer un bilan positif des mandats écoulés.

 

Le Parlement, lui, s’est noyé tout seul au regard de la multitude des dossiers et la charge insurmontable des modifications législatives, ceci sans parler des travaux de la Constituante qui n’a pas osé déposer une véritable vision d’avenir constitutionnelle, se contentant de se satisfaire d'une vision du monde actuelle, mais si consensuelle.

 

Reste qu’un quinquennat va débuter avec une structure parlementaire inédite, constituée de sept partis qui pourraient représenter trois blocs, et encore rien n’est aussi certain tant la balance penche à droite. 

 

Aujourd’hui, les partis gouvernementaux genevois classiques doivent se rendre compte que l’émergence du MCG et la consolidation de l’UDC ne sont pas des épiphénomènes en lien avec la crise, mais bien de nouveaux outils politiques avec lesquels il faudra travailler.

 

Demeure que si la législature précédente n’a pas su trouver les solutions aux problèmes soulevés par la population genevoise, dans celle qui s’ouvre nos élus n'auront pas droit à l’erreur sachant que tous les partis doivent retrouver le bon sens politique nécessaire pour défendre leurs idées tout en ravalant leurs idéaux, leurs dogmes. C’est le prix à payer pour que des projets politiques aboutissent au profil d’une population qui ne se contentera plus de slogans ou de tronches de gendres idéaux.

 

La politique c’est avant tout avoir une véritable vision d’avenir pour la génération future, tout en améliorant aujourd’hui les problèmes structuraux reconnus, en instaurant les projets évolutifs nécessaires au mieux vivre ensemble.

 

Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly.

 

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15/09/2013

"Hommage à Adeline"

Croire en l’humain est probablement une richesse, une grandeur d’esprit qui doit nous ouvrir sur le monde.

 

Croire en l’humain est sûrement un don, une qualité qui nous investi d’une mission sociétale, d’un sacerdoce.

 

Croire en l’humain est évidement une utopie, une vision du monde qui se veut rassurante pour nous-mêmes, pour nos proches, pour nos enfants.

 

Croire en l’humain c’est aussi s’abandonner un peu plus, offrir un respect et une confiance à celui qui les avait bafoués.

 

Croire en l’humain c’est également fermer les yeux sur les horreurs commises par l’homme, à travers ses actes, ses gestes, ses mots, ses choix, ses décisions, ses sacrifices, ses intérêts.

 

Croire en l’humain c’est s’offrir un peu, c’est donner de son temps à celui qui n’en a pas, c’est donner de son âme à celui qui n’en a plus.

 

Croire en l’humain c’est avoir confiance en soit, en l’autre, c’est se convaincre que l’homme peut changer, devenir meilleur.

 

Croire en l’humain c’est mener un combat contre une société qui n’aime pas la différence, qui n’aime plus l’indifférence, qui vit de convictions, d'idéaux préconstruits. 

 

Croire en l’humain, c'est observer pour ne pas devenir comme eux, comme ceux qui condamnent à mort, comme ceux qui donnent la mort.

 

Croire en l’humain, c’est mourir un peu, c’est rendre orphelins les préjugés, ceux qui guident le bien et le mal.

 

Croire en l’humain, c’est prendre le risque de se tromper, pas sur ses choix, pas sur ses croyances, mais sur la possibilité que l’homme sache évoluer, se reconstruire, se réinsérer.

 

Ces gens qui, au quotidien, travaillent et vivent avec cet espoir fou, cette vision humaniste d’un monde meilleur, ces gens là méritent tout notre respect car ils sont rares. Ils entretiennent une lueur d’espoir qui doit nous laisser croire que fondamentalement l’homme est bon, que nos enfants ont un avenir dans une société qui pourtant tous les jours assassine un peu plus nos fondamentaux.

 

Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly. 

 

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03/07/2013

Usagers motorisés de la route, les nouveaux contribuables désignés !

 

Normalement, tout roule, mais là nous sommes en temps de crise et visiblement l’on cherche à mettre des bâtons dans les roues des usagers de la route motorisés.

 

La Suisse dispose d’un parc de véhicules motorisés très important. Il est principalement constitué de voitures et deux-roues récents, bien entretenus et utilisés au quotidien. La politique forcée et menée pour imposer la mobilité douce ne répond pas aux attentes de ces  usagers suburbains. La plupart des trajets ne se résumant plus à aller du point A au point B, il leur est nécessaire de garder une certaine liberté de mouvement, sachant que le temps de déplacement se gère dorénavant autrement face aux contraintes sociétales.

 

L’explosion des deux-roues motorisés en Suisse est la preuve de ces modifications de comportements en lien avec les déplacements. Par exemple, il y avait 12’370 scooters sur nos routes en 1990, il y en a aujourd’hui 260'000.

 

Malheureusement, les infrastructures routières n’ont pas suivi, priorité étant accordée aux transports publics et à une mobilité douce urbaine. Il n’en demeure pas moins que nous ne pouvons ignorer les usagers motorisés. D’ailleurs, nous remarquons que ceux-ci sont devenus une cible économique, un contribuable supplémentaire désigné, culpabilisé et stigmatisé.

 

En Suisse, les frais d’entretien et les primes d’assurances des véhicules sont élevés, même si les prestations sont de qualité. L’impôt plaque a été augmenté et selon la cylindrée le montant est parfois exorbitant. Les possibilités de parcage ont été restreintes en milieu urbain. Le macaron Zone Bleue payant est alors devenu indispensable pour les habitants des quartiers urbains, alors que les localités suburbaines y viennent aussi. A Genève, la fondation des Parking est devenue la bête noire des automobilistes, le stationnement limité étant sujet à un contrôle strict et immédiatement sanctionné en cas de dépassement.

 

L’augmentation du prix de la vignette autoroutière n’est plus taboue, elle viendra s’ajouter à la longue liste des frais nécessaires à l’usage d’un véhicule à moteur. Et comme cela ne suffisait pas, voilà que les deux-roues motorisés vont devoir se soumettre au stationnement payant, le parcomètre devenant une nouvelle tirelire des finances cantonales.

 

Est-il judicieux de l’envisager, sachant que cette catégorie d’usagers de la route a été totalement délaissée dans les projets de réhabilitation du centre-ville. Les motards et autres scootéristes doivent subir les modifications de tracés qui privilégient la mobilité douce, les transports en commun, alors qu’aucun aménagement digne de se nom n’a été prévu pour le stationnement de leurs engins.

 

Certes le parking sauvage des deux-roues, y compris les cycles, est devenu un véritable problème sur nos trottoirs, mais l’Etat a-t’il joué son rôle en n’étant pas prévoyant dans ses projections en lien avec la mobilité et les modifications de comportements ?

 

A trop avoir voulu chasser du centre-ville les voitures, nos politiques et autres ingénieurs en circulation ont créé un engouement pour le deux-roues motorisé, notamment le scooter. Aujourd’hui, nos centres urbains se retrouvent confrontés à des problèmes qui n’ont pas été anticipés.

 

Et comme on ne change pas une politique qui ne fonctionne pas, la mise en place de stationnements payants sur la voie publique (mais l’est-elle encore), pour chasser les envahisseurs qui chevauchent leurs bécanes agiles et parfois bruyantes, sera la solution proposée.

 

Ecœurant, et ce n’est pas la création d’un certain nombre de places deux-roues dans les parkings souterrains publics qui vont apporter une solution équitable, sachant qu’elles seront insuffisantes en quantité pour absorber le flux et surtout qu'elles seront créées au détriment des automobilistes, ceux-là même qui ont dû quitter la voie publique à grands frais d’abonnements de parking.  

 

Dans notre société qui s’égare à travers des dogmes, les usagers motorisés de la route sont donc devenus une nouvelle source de revenus, un contribuable de plus qui va devoir passer à la caisse. Et le pire est à venir, car l’argument du pollueur payeur n’a pas encore été abordé, ce qui laisse entrevoir encore bien des tracas pour les finances des usagers concernés.

 

Walter Schlechten, motard, automobiliste et habitant de Perly-Certoux. 

11/02/2013

Le bruit, une pollution urbaine qui exige une solution humaine !

La République est en effervescence depuis quatre jours, la révolte gronde, la résistance d’organise. Erreur judiciaire, injustice sociale, mensonge politique où bavure administrative, nul ne sait ? Pourtant, la presse s’en est fait l’écho et des personnalités de la place montent aux barricades.

 

Sur des centaines de bistrots, vingt neuf n’auraient pas reçu l’autorisation de prolongation d’horaire sollicitée auprès du Scom. Une fermeture à minuit est donc exigée, comme la loi le prévoit au-delà des exceptions qui étaient devenues la règle.

 

Nuisances, le mot est lâché et la sanction est tombée. Elle est administrative, elle est instinctive, elle est motivée et notifiée. Depuis de nombreuses années on nous parle du bruit, du fait qu’il représente une pollution, probablement la première en milieu urbain. Nos Autorités se devaient donc d’agir les exploitants n’ayant pas su réagir.

 

Si les réactions sont aussi vives c’est que l’objectif visé est atteint, la prévention globale par la sanction administrative, sachant que la réponse pénale est inefficace. Ce coup de semonce aura le don de remettre en question des fondamentaux qui guident le monde de la nuit et une certaine économie.

 

Le mieux vivre ensemble passe aussi par le respect et ce ne sont pas les habitants d’une rue, d’un quartier, qui ne s’investissent plus dans la vie active de ces bars branchés et qui attirent une clientèle suburbaine, qui vont s’en plaindre. Dans le pire des cas, ils pourraient retrouver le calme peu après minuit, et enfin dormir.

 

Tous les arguments des fêtards urbains ne tiennent pas la route, ce n’est pas parce que l’on habite en ville que l’on doit tout accepter ou subir. Reste une question, la clause du besoin ne devrait-elle pas être instaurée en nos rues lors de l’installation ou la reprise d’un établissement public ?

 

Au fait, ils ont fait comment tous les bistrots qui ont obtenu ladite prolongation ?  

 

Walter Schlechten, ex-habitant de La Croix-de-Rozon. 

09/02/2013

De la fusion à l'érosion il n'y a qu'un temps, même en amour !

 

Il y a quatre ans, j'ai rencontré une jeune femme, très belle mais inaccessible selon moi. Trois morceaux de fromage et un peu d'humour m'ont permis de tisser un lien avec elle. Immédiatement, cette attache a été fusionnelle, émotionnelle, irrationnelle, comme si le temps nous avait rattrapés pour nous unir, comme si le destin nous avait désignés.

 

La communion fut grande, presque indescriptible, comme lorsque vous rencontrez une personne et que vous la considérez comme votre moitié, un morceau de vous mais dans un miroir féminin.

 

Les deux années qui suivirent furent magnifiques, seuls nos sangs n’étaient pas unis ou mélangés, car sinon nous étions en osmose, en harmonie, tout en complicité. L’amour guidait nos pas, nos mots, nos actes et nos sentiments. Il ne laissait pas de place à l’ennemi, à l’ennui, à autrui. Ce même amour nous guidait pour le partager avec une petite fille qui avait sa place dans le coeur de sa maman et qui devait trouver la sienne dans le miens. Rapidement elle entra dans ma vie, rapidement elle entra dans mon coeur, tel l'enfant que je n'avais pas eu, que je regrettais. 

 

Puis vint la routine, puis vint le temps où l’enfant devient adolescent, puis vint le temps où les minutes comptes et les heures passent. Les éléments du triangle infernal s'étaient installés, les rôles furent bouleversés. Tour à tour sauveur, victime ou bourreau, le cycle de la vie nous donna des rôles bien différents. Et comme si cela ne suffisait pas, la mort et le désarroi vinrent se rajouter à la turbulence des sentiments.

 

Ajoutons à ça les turpitudes du monde du travail, les animosités qui détruisent car sournoises, les éléments extérieurs qui pénètrent le couple de l’intérieur, et il n’en fallait pas plus pour que l’amour s’envole. 

 

Trop de larmes pour les autres, pas assez de joie pour nous, trop de misère à partager et pas assez d’amour à échanger. Le couple se meurt, l’enfant roi grandi et s’impose, l’adulte se cache et cherche sa place, l’amour lui disparaît.

 

L’attente, l’espoir, la rébellion et le refus feront le reste par manque de dialogue. La séparation envisagée laisse alors place à l’opportunité, celle qui redonne du goût à la vie, à l’amour.

 

Une rupture n’est pas un échec, l’échec aurait été de ne pas vivre cette histoire. Une fin où la haine remplace l’amour, comme pour mieux se séparer, comme pour mieux éviter les folles explications, comme pour dire que jamais nous nous retrouverons.

 

Je ne garde alors ce soir que les bons souvenirs, des instants merveilleux, des mots lumineux, un amour respectueux, un projet de vie heureux. Je chasse les mauvais moments, les cris et les larmes, je ne garde pas les doutes et les explications manquées, ni les excuses élaborées, car l’échec de cette histoire est constitué par de multiples éléments qui nous ont échappés, qui libres comme l’air sont venus ronger les liens tissés.

 

Ce fut une belle rencontre, une belle histoire, un amour sincère et profond, ce fut irrationnel aussi car intemporel, mais je l’ai vécu, je l’ai partagé, je l’ai aujourd’hui abandonné, pour mieux me reconstruire, pour vivre tout simplement car il n’y a pas plus grande souffrance que celle de la solitude vécue dans un couple. Être seul n’est pas une souffrance, c’est un choix, et il ouvre la porte à l’espoir, l’amitié, l’amour et le partage. De la revoir revivre, heureuse presque, est aussi le signe que le moment était venu de fermer la dernière page de ce beau livre. 

 

Walter Schlechten, ex-habitant de La Croix-de-Rozon. 

 

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02/01/2013

Putain de vie !

« Putain de soirée de ouff que je viens de passer. Alors que je me dirige vers le parking, la musique résonne encore en moi, mon cœur bat aux rythmes des basses qui ne me quittent plus. Les shoots de Tequila absorbés n’y sont probablement pas pour rien non plus, boum, boum, boum … Faut dire qu’on n’a pas bu que du petit lait ce soir avec mes potes. Les pires ce sont les gonzesses, elles ne savent pas s’arrêter avec les petits verres, l’ivresse à en vomir, comme Coralie tout à l’heure. Elles provoquent mais ne supportent pas aussi bien que nous, les mecs.

 

Putain, je me les caille sur ce parking et je ne trouve plus mes clefs qui étaient dans la poche de mon blazer. Déjà que la tête me tourne, je n’aurais pas dû mélanger, ni fumer ce joint qui tournait et là faudrait pas que je prenne froid. Mais bon, c’est la fête, ce n’est pas tous les samedis soir comme ça, heureusement pour mes finances et mon pauvre foie. Je crois même que je vais dégueuler si je ne me retrouve pas très vite assis dans ma bagnole. Ah voilà, la clef magique de Titine qui va me ramener à la maison, sans passer par le Start j’espère. Soirée de ouff mais je rentre seul, la Nadia n’a rien voulu entendre, elle n’était pas chaude, pas autant que moi. 

 

Putain, je ne sais pas comment je vais rentrer, mais c’est exclu que je laisse ma tire sur ce parking de loosers. Et hop, Titine démarre toujours du premier coup, magnifique. Faut dire qu’avec ses jantes sport et son kit avant, elle en a de la gueule Titine. Je vais la faire rugir un peu d’ailleurs, même à froid elle supporte. En plus, avec elle je vais ouvrir et mettre moins de quinze minutes pour arriver à la casa, trop cool ma bagnole.

 

Putain de nuit, demain ça va être bain chaud et thé froid pour faire passer tout ça, et après dans le canapé et devant la télé. Je ne sort pas, même si mes loosers de potes m’appellent. De toute façon ils sont aussi déchirés que moi. Même Julien a pris une mine, il est parti avant tout le monde, tout juste s’il n’a pas appelé maman à la place de Nez Rouge. Looser, on ne laisse pas sa caisse dans un parking, moi Titine c’est sacré et personne d’autre n’en prend le volant.   

 

Putain de fiesta, faudra que je la raconte à Miguel, ce con à la grippe et n’a pas voulu sortir, il a tout raté. Quand je pense à la troisième alignée de Tequila boum boum, dix petits verres qui nous attendaient pour une nuit de ouff, on est des Kings. La dernière mine que j’ai pris comme ça c’était à l’anni de Fred, tout à la Vodka pomme, du délire aussi. Faut dire que mes potes et moi on est les rois des bottelons improvisés. Tiens, hier soir avant d’arriver à la boîte c’était à la Super Boc qu’on s’est chauffés. Deux packs de six et des culs secs du diable, Pedro est le plus rapide à ce petit jeu, pas une goutte à côté. Si demain matin j’ai pas mal à la tronche, c’est un miracle.

 

Putain de route, pas un chat, trois voies pour moi, ouvre Titine, ouvre, la musique à fond, c’est un rodéo à la Gangnam Style qui commence, c’est une soirée de ouff.

 

Putain de vie, à moi ce soir il ne peut rien m’arriver ... Gen'vois staïle.»

 

Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

 

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06/11/2012

Equilibre budgétaire pour 2013, restrictions pour 2014/2016, les dix propositions provocantes de Minet !

La situation étant grave, nous ne pouvons plus nous permettre de supputer que, de croire que, d'espérer que. Si les recettes sont incertaines, les dépenses sont contrôlables, tel dans un ménage en proie à des difficultés financières.

Il nous faut agir, vite, avec fermeté et conviction. Il nous faut réagir, avec détermination et solidarité. Des mesures déplaisantes mais indispensables à une maîtrise des coûts, à la stabilisation de la dette et au redressement réclamé, car devenu indispensable. 

 

Équilibre budgétaire pour 2013, restrictions pour 2014/2016, les dix propositions de Minet :

 

1. En 2013, baisse de 3 % des subventions dont le montant dépasse  CHF 1'000'000.-

 

2. En 2013, baisse de 2 % des subventions contenues entre CHF 100'000.- et 1'000'000.-

 

3. En 2013, baisse de 0,5% de la masse salariale des employés d’Etat, imputée au 13ème salaire.

 

4. A Partir de 2013, instauration d’une taxe personnelle « anti-déficit » de CHF 200.- à tous les contribuables enregistrés du canton.

 

5. A Partir de 2014, blocage des subventions, au niveau de la baisse précitée, durant 3 ans pour tous les bénéficiaires (cas particuliers d’investissement sur présentation d’un projet validé par la Cour des comptes).

 

6. A Partir de 2013, blocage de l’annuité durant 3 ans pour tous les employés d’Etat.

 

7. A Partir de 2014, baisse du nombre de cadres supérieurs dans les départements par le non remplacement des départs naturels.

 

8. A Partir de 2014, baisse de 2 % des budgets de fonctionnement du pouvoir exécutif et législatif à travers une maîtrise des dépenses et/ou la baisse de la valeur du jeton de présence.

 

9. A Partir de 2014, privatisation de l’OCAN et du SCOT.

 

10. A partir de 2014, contrôle systématique par la Cour des comptes de l’usage des crédits d’études accordés par le Parlement. 

 

Walter Schelchten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

 

29/08/2012

Quelle société laisserons-nous à nos enfants, mais quels enfants laisserons-nous à cette société ?

Il y a des jours où je préférerais ne pas me réveiller pour prendre connaissance des dernières informations. Il y a des jours où je me demande si les experts de ce monde ont une quelle conque expérience humaine des sujets dont ils traitent. 

(Reprise partielle de mes billets d'octobre 2011)

 

Ainsi donc Jean-Félix Savary, secrétaire général du Groupement romand d'études des addictions (GREA) sollicite ce matin une dépénalisation de la drogue ; 

 

Ainsi donc la guerre mondiale contre les drogues a échoué, avec des conséquences dévastatrices pour les hommes et pour les sociétés du monde entier ;

 

Ainsi donc il faut mettre un terme à la criminalisation, à la marginalisation et à la stigmatisation des consommateurs de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui ;

 

Ainsi donc il faut rejeter les idées préconçues sur le trafic, la consommation et la dépendance au lieu des les renforcer ;

 

Ainsi donc il faut encourager l'expérimentation par les gouvernements de modèles de régulation légale des drogues, de manière à réduire le pouvoir du crime organisé et à protéger la santé et la sécurité des citoyens ;

 

Ainsi donc cette recommandation s'applique particulièrement au cannabis, pour d'autres drogues il faudrait encourager également d'autres expériences en matière de dépénalisation et de réglementation capables d'atteindre les mêmes objectifs.

 

La politique des drogues menée à ce jour aurait eu comme effets pervers :

 

1. Le développement d'un « gigantesque marché noir criminel » financé par les bénéfices exponentiels générés par la satisfaction de la demande internationale en drogues illicites.

 

2.  D'importants errements politiques, résultant des ressources allouées au financement d'un vaste système de répression contre ce marché criminel.

 

3.  Le déplacement géographique, aussi appelé « effet ballon », dû au changement des régions de production dans le but de contourner les mesures répressives.

 

4.  Le changement de substance, ou le passage des consommateurs à d'autres substances lorsque leur drogue habituelle devient difficile à obtenir, par exemple suite à des mesures de répression.

 

5.  La stigmatisation, la marginalisation et l'exclusion sociale des toxicomanes.

 

http://www.idpc.net/sites/default/files/library/Global_Co...

 

Ce sont donc notamment ces raisons qui poussent ces "experts" à tenir un discours aussi ouvert, aussi permissif, aussi irresponsable car ne tenant pas compte des réalités de la toxicomanie, de la demande et de l'offre perpétuelles, des contraintes physiques et psychiques des cures et autres prescriptions régulées qui ramènent si souvent le drogué à une consommation parallèle à son traitement.

 

Ma colère est grande face à l'irresponsabilité des hommes et des femmes qui préconisent la dépénalisation des drogues, sachant que si la politique des quatre piliers n'est pas aboutie à travers ses priorités, elle demeure la seule solution envisageable pour l'instant. Je vous en rappelle les fondamentaux :

 

Le pilier « prévention » contribue à la réduction de la consommation de drogues en évitant que les gens ne se mettent à en consommer et ne développent une dépendance.


Le pilier « thérapie » contribue à la réduction de la con sommation de drogues en permettant de sortir d’une dépendance ou à en préserver la possibilité. Elle contribue en outre à la promotion de l’intégration sociale et de la santé des personnes traitées.

Le pilier « réduction des risques » contribue à minimiser les effets négatifs de la consommation de drogues sur les usagers et – indirectement – sur la société en rendant possible une consommation entraînant moins de problèmes individuels et sociaux.

Le pilier « répression et régulation du marché » contribue, par des mesures de régulation servant à appliquer l’interdiction des drogues illégales, à réduire les effets négatifs de la consommation de drogues.

La dépénalisation ne représenterait qu'un désastre humain de plus, un signe fort de la perte des valeurs de notre société, de nos repères, dans une société justement à la recherche de celles-ci car disparues à travers une vision du monde utopique de nos politiques de gauche. Mais si la droite veux si mettre aussi, pas de problème, après il faudra en assumer les conséquences mais je ne suis pas certain que nos aînés suivent sur ce chemin là.


Pour ceux qui comme moi ont des connaissances plongées dans la toxicomanie, posez cette simple question : "d'homme à homme, et pour l'avenir de nos enfants, êtes-vous pour la dépénalisation des drogues ?"

 

Les réponses seront franches, sans équivoque et unanimes : "NON".

Il en va de l'avenir de nos enfants et mes convictions sont grandes sur ce thème ! 

Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

11/07/2012

Pierre Maudet, la solution au problème ou les solutions aux problèmes ?

 

Le Tsar a été élu, il s'est vu propulser un peu plus vite que prévu sur le devant du trône cantonal. Le siège fédéral convoité devra donc patienter, car travail il y a ici pour ce jeune politicien qui a déjà fait ses classes, voire ses armes.

 

La question que je me pose depuis dix jours, en ma qualité d'électeur, est de savoir si Pierre Maudet apportera des solutions aux problèmes ou s'il est juste la solution au problème ?

 

Dans son dicastère municipal, cet homme a su trouver des micro-solutions aux problèmes relevés, de ceux qui pourrissent la vie de la population, sanitaires ou sécuritaires, voire incendiaires. Une politique de résolution des problèmes et pas un problème de résolution politique, j'apprécie.

 

J'ose croire que cette méthodologie est adaptée à la police genevoise et surtout aux attentes des habitants du canton, car ce sont eux les véritables baromètres sociétaux. Une approche en droite ligne de la proximité recherchée, attendue parfois, espérée souvent.

 

Nous ne tarderons pas à savoir si changement de cap il y aura, nous ne tarderons pas à deviner si les priorités sécuritaires prendront le dessus sur les obligations prises par d'autres et issues d'engagements politiques prioritaires émanant du siècle dernier, à savoir la réorganisation de la désorganisation émanant de l'organisation.

 

La population est pleine d'espoir, celui-ci s'est traduit le 17 juin par des voix nombreuses mais encore silencieuses. Décevoir autant d'électeurs serait un échec que Pierre Maudet ne peut se permettre, mais gageons qu'il le sait déjà et qu'il saura guider le département de la sécurité sur les chemins et à travers les batailles, de celles que l'on même pour un mieux vivre ensemble.

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

 

 

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10/04/2012

Le DSPE vit-il dans l'insécurité politique ?

 

Ce texte a été déposé par votre serviteur il y a deux ans avec un autre titre et sur un autre blog, et comme je trouve qu'il reste d'une actualité brûlante je vous le propose une nouvelle fois.

* * *

« J'aime  le sujet de l'insécurité, car il est d'actualité, il représente une crainte profonde de la population, de notre société et l'aborder c'est vouloir y trouver des solutions pour apporter des réponses aux attentes de nos concitoyens.

 

J'aime le sujet de la sécurité, car il doit devenir une véritable actualité, il représente l'avenir de notre population, de nos enfants, de notre société à travers les solutions qui seront proposées.

 

Ce qui a changé à Genève depuis septembre 2009, c'est que le thème de l'insécurité n'est plus seulement évoqué comme un sentiment, mais bien comme une réalité. Si les dernières élections municipales avaient effleuré le sujet, notamment pas Pierre Maudet, le renouvellement du Grand Conseil, puis du Conseil d'Etat genevois a clairement donné forme à cette insécurité. Il était temps, l'on ne pouvait pas rester plus longtemps dans le déni.

 

Lucidité ou courage politique, l'on ne saura jamais ?

 

Par contre, après avoir réussi à franchir ce pas, nos politiques doivent encore avancer, franchir un cap nouveau et poser les questions qui demeurent en veille.

 

Le devoir de réserve ne m'autorise pas à répondre ici aux interrogations déposées ci-dessous et qui m'ont été rapportées par mes amis, mais libre à vous de nourrir ce débat. Elles ne sont pas exhaustives, mais elles restent d'actualité et ont le mérite d'approfondir le thème choisi.

 

La sécurité qui doit vaincre l'insécurité :

 

  • A défaut de moyens en personnels policiers suffisants, ce qui est reconnu, ne faut-il pas un message politique global beaucoup plus fort, qui se devrait d'aller bien au-delà d'une opération de terrain ciblée et restrictive ?

 

  • Quelles sont les  véritables priorités cantonales et sécuritaires dans la politique choisie par nos élus et les hiérarchies ?

 

  • Les cambriolages, les vols à la tire, les délits et crimes avec violence ne doivent-ils pas aussi devenir des thèmes principaux pour restaurer la confiance de nos citoyens ?

 

  • Au delà de la prévention et des actions policières, qui ne seront jamais la solution entière aux problèmes existants car trop dépendantes d'une doctrine judiciaire insuffisamment déterminante actuellement, la sécurité globale ne doit-elle pas devenir un sujet prioritaire et parlementaire à la Berne fédérale ?

 

  • L'éducation et l'enseignement ne doivent-ils pas reprendre une place prépondérante dans la diffusion de nos valeurs historiques auprès d'une jeunesse déjà perdue dans une violence banalisée, voire normalisée par les médias et autres vecteurs, à travers le respect de l'humain, de la vie, du droit d'exister, de vivre en sécurité, en dénonçant à travers l'analyse et la compréhension les comportements illicites et répréhensibles ?

 

  • La première des solutions n'est-elle pas d'offrir une très grande visibilité policière et cantonale, sans parler de répression mais bien de prévention, comme il en avait été le cas à Genève lors des engagements policiers au déclenchement de la guerre du Golf (1990),  puis durant l'Euro08, avec une présence policière générale en nos rues ?


  • L'îlotage individuel tel qu'il est conceptualisé depuis 2003 n'est-il pas un échec qui n'a fait qu'éloigner le plus grand nombre des policiers de base de la rue, du citoyen, de la population, des commerçants, du rapport humain ?

 

Manque d'effectifs :

 

1)      A travers les modifications législatives apportées, soit une augmentation de la classe d'engagement des policiers, êtes-vous certains que les autres modifications apportées ne portent pas atteinte à un métier hiérarchisé organisationnellement dans l'ordre du commandement, comme par exemple la mise en application de la grille salariale étatique et son système rétrograde de promotion qui ne sert qu'à couler ce métier dans la fonction publique, elle-même sans grandes ambitions ?

2)      Le manque d'effectifs à la police genevoise est-il une raison suffisante pour limiter le champ d'action de nos pandores au seul centre-ville ?

3)     Est-ce un choix politique que de ne cibler que la ville de Genève à travers l'opération Figaro et/ou ses descendantes ?

4)      A quand une véritable redistribution des tâches avec les personnels à disposition et les partenaires liés à la sécurité, ce qui en toute logique est le premier pas vers l'optimisation des moyens humains ?

 

Et après :

 

1)      Ne doit-on pas réfléchir aujourd'hui, pour ne pas prendre une nouvelle fois dix ans de retard, sur la politique qui doit être menée à l'avenir, à travers un véritable programme d'éducation, de prévention, de responsabilisation civique ?

2)      Ne doit-on pas réfléchir aujourd'hui, pour ne pas prendre une nouvelle fois dix ans de retard, sur la politique qui doit être menée pour l'avenir, à travers une véritable volonté de maîtriser, d'anticiper l'éclosion de violences nouvelles, de délits sectoriels liés aux déplacements économiques des peuples, dans une société globalisante qui prône une ouverture des frontières, portes également ouvertes à l'arrivée de valeurs et de comportements aggravants qui ne doivent pas devenir les nôtres ?

3)     Ne doit-on pas réfléchir aujourd'hui, pour ne pas rester sur le quai une fois de plus, dans quelle société de demain nous voulons vivre, sécuritairement, environnementallement, économiquement, civiquement, humainement ?

Autant de questions pour lesquelles j'espère vous aurez quelques réponses. »

* * *

En ma qualité d'électeur, deux ans après je n'ai pas l'impression que des réponses suffisantes aient été apportées à ces interrogations, deux ans après je n'ai pas l'impression que le DSPE puisse politiquement y répondre, deux ans après je trouve que la situation sécuritaire ne s'est pas améliorée à Genève, deux ans après je trouve regrettable qu'aucun véritable dialogue ne puisse se produire entre un employeur et des hommes et des femmes de terrain qui se retrouvent quotidiennement aux carrefours de la misère humaine de notre société, et donc proches des problèmes de la population, et donc ceux de nos élus politiques.

Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

 

 

01/04/2012

Avec "Liberté" Genève compte un parti politique de plus !

 

Nous en avions parlé il y a deux ans, nous l'avons fait !

 

Le premier parti politique policier a été fondé ce samedi 31 mars 2012 à Genève. Réunis en assemblée à l'Hôtel Ramada, 87 policiers genevois provenant de tous les corps et 38 personnes sympathisantes ont validé les statuts et le Comité de Direction du nouveau parti politique genevois qui vient de naître sous le nom de « Liberté ».

 

Son logo est constitué d'une grenade bleue sur fond noir, le tout incrusté dans un losange à bordures argent, la doctrine qui le surplombe est « La lumière après les ténèbres ».

 

La mouvance prône le respect de la République et de ses maîtres fondateurs, la liberté, la laïcité, l'éducation des valeurs, le développement durable, l'intérêt du plus grand nombre et la sécurité pour tous dans un état social, égalitaire et humain.

 

Un communiqué de presse sera diffusé lundi 2 avril 2012 en fin de matinée afin de donner rendez-vous à la presse pour la présentation officielle qui se doit d'être réservée pour un tel événement.

 

Pour le Comité

Walter Schlechten

Secrétaire général de Liberté

 

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22/01/2012

"Face à la souffrance, j'aimerais que l'amour rende le courage éternel"

 

La maladie depuis peu a un visage, celui de la souffrance, et tel un miroir il nous renvoie en pleine face nos peurs, nos craintes, nos émotions, nos sentiments.

 

Il y a des jours où le courage d'une mère ne suffit plus, où l'abnégation d'un père ressemble à du désespoir, où les larmes d'une sœur sont une peu de vie qui s'échappe, où ma colère contre cette maladie n'est qu'un combat inégal pour sauver l'être aimé.

 

Il y a des nuits où les insomnies d'une mère réveillent les maux endormis, où les attentions d'un père ravivent les craintes dissimulées, où la souffrance d'une sœur attise la peur de l'éloignement, où ma franchise des mots nous rapproche d'un départ annoncé de l'être aimé et de ses souffrances.

 

Il y a des heures où la bienveillance d'une mère nous enseigne l'humilité face à la mort, où la communion d'un père est le reflet d'un amour éternel, où les mots d'une petite sœur tissent le lien de la famille, où ma peur de perdre une maman m'inonde le regard et l'esprit.

 

Il y a des minutes où un sourire d'une mère efface nos larmes mais pas les angoisses qu'elle porte dans son regard, où les mots rassurants d'un père autorisent à croire au lendemain mais pas à demain, où les espoirs d'une sœur rallument la flamme de la raison qui nous replongent aussitôt face à la réalité.

 

Il y a des secondes où, tout comme eux, j'ai peur de cet avenir si proche, mes craintes sont grandes face aux épreuves qui s'annoncent, mes émotions me brûlent les yeux et mes sentiments resserrent mon cœur, car mon amour est grand pour eux et ma fierté, d'être un fils aimé et reconnaissant le la vie donnée, telle une offrande, est éternelle !

 

« On t'aime maman, courage pour mardi »

 

Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

14:16 Publié dans Femmes, Histoire, Lettres, Résistance, Spiritualités | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook