Walter SCHLECHTEN, Minet libre-penseur !

  • L’absence

    « À tous ceux qui sont partis, trop vite » 

    Il y a des nuits sans étoile
    Il y a des jours sans soleil
    Il y a des heures sans seconde
    Il y a des vies sans âme

    Et puis, il y a toi, que j’attends .. si belle

    Il y a des montagnes sans sommet
    Il y a des routes sans destination
    Il y a des plages sans vague
    Il y a des chemins sans balisage

    Et puis, il y a toi, que j’attends .. si forte

    Il y a des villes sans bruit
    Il y a des immeubles sans toit
    Il y a des maisons sans enfant
    Il y a des chambres sans amour

    Et puis, il y a toi, que j’attends .. si douce

    Il y a des films sans larme
    Il y a des tableaux sans visage
    Il y a des photos sans souvenir
    Il y a images sans saveur

    Et puis, il y a toi, que j’attends .. si tendre

    Il y a des atlas sans relief
    Il y a des cartes sans couleur
    Il y a des déserts sans nom
    Il y a des océans sans fond

    Et puis, il y a toi, que j’attends .. si mystérieuse

    Il y a des recettes sans goût
    Il y a des plats sans odeur
    Il y a des mets sans chaleur
    Il y a des repas sans plaisir

    Et puis, il y a toi, que j’attends .. sans fin

    Il y a toi, sans moi
    Il y a eux, sans nous
    Il y moi, sans elle
    Il y a lui, sans voix

    Ce silence, que j’entends .. trop souvent !

    Minet

  • Pandémie, plus rien ne devra être comme avant.

    Crise mondiale, sanitaire et économique, il va être temps de redistribuer les richesses pour permettre de tenir.

    Ce que nous n’avons jamais su, ou voulu, faire totalement avec le tiers monde au moment des grandes famines et de la croissance mondiale, nous n’avons pas le droit de ne pas réussir cette fois lors de ce grand round humain.

    Les retombées négatives sur l’économie mondiale vont être terribles, plus rien ne sera, ne devra d’être comme avant.

    L’argent est devenu un mal nécessaire, certes, mais là il nous faut rapidement le redistribuer pour assurer un minimum vital urgent à tous (certains pays craignent déjà des émeutes et des pillages).

    Il nous faudra aussi saisir cette « chance » pour mettre d’autres valeurs en place, le partage, la solidarité, l’écologie, le don de soi au service des autres.

    Notre château de carte issu du néolibéralisme s’écroule, tous les regards sont tournés vers l’Etat, la Confédération, pour que des solutions apparaissent. Des appels au secours qui ne resteront pas sans échos, il en va de l’équilibre de notre société, de la vie des gens. 

    Pour l’instant nous nous confinons et tentons de soigner nos malades. À la médecine de guerre suivra l’économie d’urgence et là aussi il faudra être solidaire.

    Minet

  • La gueule de bois

    Ce matin, nombreux sont ceux qui se réveilleront avec la gueule de bois. D’abord il y a ceux qui auront trop fêté à la Coupole une victoire sans prestige, sans relief, sans véritable gagnant, un vote de confiance qui n’aura rassuré personne au regard des abstentions. Puis, il y a ceux qui, hier soir déjà, avaient pris immédiatement conscience du séisme qui venait de scinder en deux le PLR genevois, voire pire encore. Parmi ces élus, ces élites, ces gens en devenir, ces membres d’un parti pour lequel ils s’investissent eux aussi et avec rigueur au jour le jour, il y a surtout des gens de valeurs, nos valeurs. Car en effet, loin de tout engagement politique, c’est en premier lieu le sens des valeurs de chacun qui a été attaqué, agressé, meurtri hier soir par ce grand concours d’éloquence. Difficile alors de rester debout, de poursuivre le chemin, de montrer la voie quand la cohésion morale n’existe plus. Demeure l’avenir, individuel et pluriel, électif ou subjectif, participatif ou castrateur, idéaliste ou pragmatique, un avenir sombre c’est certain pour une institution politique où le soleil qui brillait au-dessus des pyramides vient d’ouvrir un nouveau tombeau, celui de nos croyances. 

  • Le réveil brutal d’une société manipulée !

    Ce soir je me dis qu’il est temps de reprendre la parole, cette liberté universelle qui fait que l’humain est l’acteur de sa vie et pas simplement le spectateur de ses désillusions.

     

    Comment ne pas se révolter, comment ne pas crier sa colère, sa haine parfois dans un monde où les communications vont de plus en plus vite. Elles inondent nos vies alors nous ne communiquons plus, nous brûlons la parole et toutes étapes en brisant les liens, en s’isolant dans un monde virtuel, loin de nos sens. 

     

    Pourquoi accepter que des « élus », portés au pouvoir par une minorité, dictent nos règles de vie, conditionnent nos choix, limitent nos possibilités, décident qui et quoi, où et comment. Devons-nous réellement déléguer sans retenue tous ses pouvoirs à des représentants qui sont guidés par la soif de pouvoir, par l’argent, avec cette vanité et l’utopie qu’ils savent mieux que nous, qu’ils préparent un avenir meilleurs alors qu’ils sont souvent incapables de gérer l’instant présent. 

     

    La société et le peuple ne sont pas un laboratoire d’expérimentation politique, un jouet sociétal qui n’amusent que ceux qui gagnent encore plus au détriment de ceux qui souffrent toujours plus. 

     

    On veut faire disparaître nos racines, on utilise l’histoire et le passé pour engendrer des peurs qui profitent à une globalisations qui englouti tout, qui ne place plus l’humain au centre des réflexions. 

     

    La démocratie moderne se meurt car elle n’a pas su se garantir que l’argent et tous ceux qui brillent ne prennent l’ascendant sur le bon sens, sur nos valeurs, sur nos espoirs aussi. 

     

    Réagissons, réinventons aujourd’hui une société civile et écologique où le mieux vivre ensemble guidera toutes nos décisions, où l’humain retrouvera sa place, où nos racines et notre histoire seront à nouveau le socle d’une société honnête, où le mot liberté aura tout son sens, celui du choix du partage et de la communication !

     

    Minet, libre-penseur de Perly

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  • Nous aussi avançons ensemble, maintenant !

    Je trouve que ce qui se passe en France est d'une importance majeure, l'idée globale du mouvement En Marche est excellente, innovante, démocratique, elle permet de nettoyer la politique et surtout de démanteler l'éternel clivage gauche / droite ou selon, majorité et éternelle opposition.

    Construire le monde de demain ensemble, mieux vivre ensemble, y parvenir ensemble et le faire maintenant, c'est l'idée que je prône depuis plusieurs années.

    À Genève les partis dits gouvernementaux s'effritent, ils ont souffert du poil à gratter MCG à qui il manquait trop d'éléments constructifs et de renouveau pour se mettre "en marche" majoritairement, souffrant aussi de ses exubérances.

    La difficulté aujourd'hui pour créer ce même mouvement ici demeure du fait qu'une dette abyssale plombe d'office tout programme novateur et qu'il faudrait, tout comme en France, engager prioritairement des réformes importantes pour réduire durablement la dette.

    Les possibilités existent et doivent être expliquées, validées, implémentées, accompagnées et surtout être complémentaires dans un programme équitable !

    Demain c'est aujourd'hui, alors créons ce renouveau ensemble et avançons !

    Minet

     

  • Une étoile nommée Utopie !

     

    Nuit paisible, je suis allongé sur ma chaise longue de jardin. Comme tout cet été, elle est installée sur mon balcon situé au deuxième étage, dirigée plein Ouest, face aux crépuscules qui jamais ne se ressemblent. Tel un tableau imaginaire, tous les soirs c’est un feu d’artifices de couleurs, de lueurs, de reflets, d’ombres aussi qui animent l’horizon.

     

    Comme je suis en vacances, je savoure le temps qui passe, le chant des oiseaux, des bruits sombres qui émanent de la forêt toute proche. Je me dis que le bonheur est là, que j’ai une belle vie, que depuis un demi-siècle j’ai de la chance, je suis serein, reposé, calme, détendu, je suis en harmonie avec moi-même, j’ai 50 ans. Le ciel est noir, des nuages cotonneux à la lueur de la lune viennent rafraichir la nuit, les étoiles jouent à cache-cache, une seule brille, elle semble perdue, elle semble réfléchir.

     

    Ça c’était pour le tableau idyllique, ce que je me raconte pour survivre, pour avancer, pour mieux oublier parfois nos réalités qui m’inspirent. Face à elles, au fond de moi brûle une grande colère, elle se nomme Injustice, elle se prénomme Révolte. En fusion, elle est nourrie du présent et du passé, elle se voudrait le garde-fou de notre futur, de notre avenir, celui de demain déjà.

     

    Pourtant me direz-vous je n’ai pas de quoi me plaindre, vous connaissez tous ma situation, ma vie, mes joies et mes plaisirs, je ne cache rien, où si peu, juste ce que vous ne pouvez voir à l’œil nu, ce que j’ai emprisonné au plus profond de mon cœur, de mon âme. Sauf que ce n’est pas pour moi que j’écris ce soir, mais pour nous, pour vous, pour ceux qui demain devront vivre dans ce monde qui perd trop rapidement toutes ses valeurs, qui noie ses croyances dans le lit de la rivière laïcité, un monde du pouvoir et de l’argent qui assassine par procuration, la mondialisation est son nouveau modèle, la politique en est son maître.

     

    Trop de guerres

    Trop de famines

    Trop de maladies

    Trop de misères

    Trop de morts

    Trop de dictatures

    Trop de démocraties

    Trop de dieux

    Trop de pouvoirs

    Trop de manipulations

    Trop de communications

    Trop d’inégalités

    Trop d’injustices

    Trop d’ignorance

    Trop d’arrogance

    Trop d’hypocrisie

    Trop d’intérêts

    Trop de faux semblant

     

    En résumé, nous vivons dans un monde qui accorde trop de responsabilités à si peu d’hommes, ces mêmes responsables qui sont devenus incapables d’écouter le peuple, de se retrouver autour d’une table, de revenir aux fondamentaux, de fuir les trafics d’influence, les dogmes, l’argent et le pouvoir pour simplement s’en tenir aux réels besoins des humains, de la planète.

     

     

    Il nous faut redessiner la politique, créer celle de demain, celle du mieux vivre ensemble. Elle se devra anticipative, participative, attentive, créative, solidaire et crédible car pragmatique. Redessinons aujourd’hui nos valeurs de demain, chassons la cupidité des hommes et adoptons la culture du bon sens, celle de l’écoute, du partage, de l’accueil, de la compréhension, de l’égalité, celle des droits humains tout simplement.

     

    Une autre étoile apparaît, elle semble discuter avec la première, la lune en rigole. Le soleil lui se repose à l’autre bout de la terre, préparant déjà son prochain crépuscule.

     

    Minet.

     

     

  • L'âge de la raison n'a pas de saison !

    "Quand le brouillard se lève après l'aube musicale d'un automne bruissant d'utopies, plus colorées que lumineuses

    Quand l'hiver humide nous fait grâce d'une bise tétanisante pour laisser place aux flocons romantiques d'un conte pour enfant

    Quand le printemps semble si loin et qu'il ne sera pas l'éclaircie attendue pour redessiner nos destins et illuminer nos cœurs

    Quand l'été de la rédemption n'apportera plus l'or solaire fécond et la lumière argentée revivifiante nécessaire

    Vient l'heure du constat que la crise ne choisi pas sa saison pour frapper, au grand désespoir d'un calendrier politique qui lui croit encore pouvoir faire la pluie et le beau temps"

     

    Walter Schlechten, habitant de Perly !

  • Dans un monde idéal, la politique serait un guide merveilleux !

     Texte déposé sur mon blog il y a deux ans, il demeure d'actualité ! 

    En étudiant rapidement les points défendus par les divers partis politiques, je me rends compte qu’ils ne sont plus véritablement des opposés, telle la gauche ou la droite l'étaient il y a vingt ans. La crise aidant, tous apportent une pierre à l’édifice sociétal moderne, et même si tous se retrouvent avec un lanceur d’alerte opposé, tel un modérateur, ceci nous autorise à croire en une vision du monde constructive et évolutive si pour autant les antagonismes historiques tombent.

     

    Prenons par exemple la problématique du chômage et demandons au PLR et aux SOCIALISTES, ou à EàG et au MCG, de travailler ensemble pour déposer une projet de vie, un projet de loi, ayant comme but de faire diminuer le chômage tout en ouvrant des perspectives d’avenir à nos jeunes, le tout à travers un fil rouge qui serait la formation.

     

    Entre les projets des uns et les aspirations des autres, je suis certain que, si les antagonismes dogmatiques et historiques étaient abandonnés, ces élus arriveraient à nous proposer une vision du monde positive, socialement égalitaire et structurellement évolutive.

     

    Il en va de même avec tous les partis pour les coûts de la santé, le logement, la migration, la sécurité, la culture, le social, la fiscalité, le développent durable et même les grands travaux.

     

    Mieux vivre ensemble est possible, il ne dépend plus d’une vision universelle et fermée car naïve et nourrie d’antagonismes, mais bien de l’intelligence plurielle dont les partis politiques devraient faire preuve en réunissant leurs ressources, au pouvoir législatif comme à l'exécutif, en abandonnant les conflits d’intérêts, leurs idéaux et leurs dogmes au profit du bon sens, de leurs idées, de leurs capacités politiques à construire ensemble et ceci dans l’unique intérêt de toutes les populations qu’ils représentent. Nos élus y arrivent bien souvent en commission, alors pourquoi ne pas l'exiger plus loin. 

     

    Ce texte est naïf, j’en suis conscient, mais je pense sincèrement que les solutions se trouvent dans cette approche politique nouvelle, celle de l’intelligence collective.

     

    Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly. 

     

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  • Post Mea Culpa Lux

    "Jamais les polices modernes occidentales n'ont été aussi bien formées qu'aujourd'hui, pourtant jamais elles n'ont été aussi critiquées ces dernières semaines.

    Mai 68 et les bavures des années 70 sont loin de nos réalités. Depuis les législations technocratiques sont passées par là et les droits humains ont pris le dessus sur les droits sécuritaires fondamentaux du peuple, le prévenu a plus de droits que la victime.

    Les nouveux lésés de cette politisation des actes de police sont le peuple, l'économie, nos libertés démocratiques communes et la justice face aux justiciables.

    L'adversaire s'est lui aussi adapté , il s'est endurci, il s'est formé, il s'est organisé, il s'est professionnalisé, il s'est libéré des idéaux politiques liés aux extrêmes pour devenir libre.

    A ce jour, l'ennemi anti-démocratique vise nos biens, nos symboles et nos polices représentantes du pouvoir, le fameux bras armé de l'Etat, pour déstabiliser le monde politique, sous le couvert de diverses causes alibis, la mondialisation, le chômage, la guerre, la culture parfois, la paix pas encore heureusement.

    Demain il faudra une réaction politique globale pour replacer nos valeurs, nos croyances, nos lois au centre du débat démocratique.

    Demain il faudra arrêter de tirer sur la police, il faudra revoir nos politiques antagonistes pour dénoncer les seuls coupables des événements qui nous préoccupent, à savoir les décisions politiques du passé et ses délinquants de l'ombre."

  • L'Europe, la fin des rêves, le début des cauchemars !

    "La crise sociétale, sournoise, poursuit son chemin, accompli petit à petit son œuvre, ronge l'Europe.

    Grèce, Portugal, Espagne, Italie ont été les premières victimes. Malgré des sursauts populaires de consciences politiques, ces pays luttent pour ne pas sombrer, dépendants qu'ils sont d'un système économique en lien avec un Euro lourd, pesant, écrasant.

    La France elle aussi s'enfonce, tente de sauver les apparences avec une union nationale de circonstance, valable contre l'obscurantisme mais totalement inefficace face aux restructurations institutionnelles nécessaires.

    L'Allemagne enfin, pilier économique, modèle social, source de valeurs issues du travail, d'un développement industriel réussi, tombe elle aussi face à une mondialisation morale qui efface les frontières, gomme les identités en tentant d'annihiler les différences, brûlant sur le bûcher de ces vanités nos valeurs, nos coutumes, nos croyances, notre histoire souvent, notre futur indéniablement.

    Les pays nordiques suivront, sombreront eux aussi ou résisteront mais à l'Est se dessine déjà une autre migration, une de plus qui nous conforte pour affirmer que l'aide au développement, dans tous ces pays où l'on rêve de l'Europe tel un Eldorado nouveau, doit être la première des solutions.

    Face à un mouvement migratoire sans précédent, mais déjà orphelin car dépourvu d'un baromètre économique fiable, de structures d'accueil valables dans un système social pas pérenne pour tous, ce sont nos institutions qui se retrouvent en danger."

    Minet

  • Genève, une crise sociale révélatrice d’un véritable problème de gestion !

    Aides-soignants, infirmiers, chauffeurs de taxis, employés de l’aéroport, employés des TPG, policiers, gardiens de prisons, enseignants, membres du Cartel, cette année Genève est chahutée par des actions syndicales franches, visibles et menées par des hommes et des femmes décidés. Si, pris individuellement, ces mouvements pourraient ressembler à des escarmouches, à travers une vision globale le problème apparaît pourtant comme bien plus important.

     

    Genève a traversé la dernière crise économique grâce à une politique d’investissements nourrie à travers un budget de 8 milliards. Notre canton a aussi bénéficié de rentrées fiscales « extraordinaires » qui n’avaient pas été prévues lors de plusieurs budgets annuels. La bonne tenue des marchés du négoce et l’implantation de nouvelles entreprises en ont été une des explications. Ne doutons pas que David Hiler savait appréhender les problèmes, mais aussi les solutions, voire les retours sur investissements. Certes, il a cessé son mandat politique avant que les caisses de pensions des fonctionnaires n’aient besoin d’être renflouées, mais en ayant mis sur les rails des projets économiquement pharaoniques tels que le CEVA ou SCORE.

     

    Demeure que la dette n’a pas été maîtrisée et dépasse aujourd’hui les 12 milliards. Là, nous ne parlons plus d’une simple « épine dans le pied », mais bien de la source du problème. En effet, comment demander à nos élus de travailler en stoppant l’endettement, avec comme objectif avoué de réduire la dette, tout en maintenant une politique d’investissements et de gestion qui engendre des surcoûts ?

     

    La mission est impossible, il faut oser le dire, le reconnaître. Si parfois en chimie les opposés s’attirent, en économie il n’en est rien. Les mathématiques sont à la base de l’évolution, les ignorer aujourd’hui sous l’égide d’un maintien à l’équilibre par la croissance, c’est sombrer et porter préjudice à notre avenir.

     

    Après un premier plan quadriennal, nous voilà soumis au quinquennat dans lequel l’action de maîtriser la dette n’arrive qu’en dixième position des priorités énoncées, alors que le Conseil d’Etat relevait lui-même que la dette publique réduit la marge de manœuvre de l’Etat. Alors que de nombreux investissements ne peuvent plus être retardés, il importe d’éviter qu’ils aggravent la charge de la dette.

     

    Pour mémoire, les mesures proposées sont celles-ci :

     

    Outre le travail en continu de priorisation des investissements et les objectifs d’augmentation du résultat de fonctionnement pour financer les investissements prioritaires, le Conseil d’Etat étudiera toutes les options de meilleure valorisation des actifs sous sa gestion. Il examinera la situation d’établissements tels que les Ports Francs et Entrepôts de Genève SA, la Banque cantonale de Genève ou les Services industriels de Genève. Il analysera durant cette législature la possibilité d’encourager la participation d’investisseurs privés à certaines infrastructures majeures (philanthropie et partenariat public-privé). De même, il étudiera toutes les possibilités de valoriser le patrimoine immobilier administratif, également dans le but de le mettre aux normes énergétiques, en saisissant d’éventuelles opportunités liées à l’offre sur le marché des locaux administratifs.   

     

    Réf : http://www.ge.ch/conseil_etat/2013-2018/communiques/doc/20140611-programme-legislature.pdf

     

    Genève à mal à sa dette, Genève souffre et n’a pas les moyens de rebondir. Genève s’enlise dans une crise sociale qui pourrait pourtant être annonciatrice d’un revers  économique, ce que personne ne souhaite. Un jour un ancien m'a dit : "avant de traverser un fleuve, il faut construire une barque, puis un pont, puis une route". Avons-nous aujourd’hui un pouvoir politique qui dispose d’une vision à long terme et surtout de la volonté de réduire la dette comme priorité mathématique.

     

    Certes, vous me direz que l’harmonisation, ou la réforme, de l’imposition des entreprises est tout aussi importante, certes vous me direz que défendre et promouvoir la Genève internationale est une nécessité, certes vous me direz que l’Aéroport de Genève doit être modernisé pour rester un atout majeur pour les pôles économiques de la région, certes … Mais Genève ne peut plus vivre au-dessus de ses moyens et la Berne fédérale ne peut plus être considérée comme une ressource, les transferts de charges sur les cantons en sont la preuve.

     

    Genève doit se mettre au régime, et pas simplement sur le dos des fonctionnaires, mais c’est  toute la classe politique qui doit œuvrer ensemble pour y arriver. Un véritable plan directeur de réduction de la dette sur dix ans est nécessaire, avec ses restrictions mais aussi un véritable programme de gestion. Il en coûtera à tous, mais si l’explication est claire, si l’objectif est défini dans le temps, si l’effort est partagé et si les résultats deviennent probants, alors il n’y aura pas que l’image de Genève qui pourra se redresser, mais aussi nos élus et la population entière car enfin nous oserons parler d’avenir avec une confiance retrouvée, sans avoir peur du lendemain.

     

    Walter Schlechten, habitant de Perly. 

  • En attendant la grève des TPG, pourquoi la manifestation de la fonction publique a-t-elle été un succès !

     

    Ils ont été patients, ils ont tenté de négocier, ils ont écouté, ils ont attendu, là ils agissent. Eux, ce sont les fonctionnaires qui se sont retrouvés en rue pour manifester leur désarroi, leur mécontentement, leur colère pas encore mais elle gronde sournoisement.

     

    Certains esprits chagrins libéraux ont rit jaune, affirmant que les manifestants n’étaient que 200, 400, voire 1000. En fait ce sont 2000 employés et divers syndicats qui se sont mobilisés pour représenter toute la fonction publique. Si ce nombre peut laisser croire à une précoce démobilisation, l’important était ailleurs lors de ce défilé contestataire.

     

    L’union, le rassemblement, la cohésion, tous enfin réunis solidairement contre la même cause, pour une même cause, l’abandon du projet SCORE. Tous les métiers, toutes les professions, sans clivage et derrière des bannières explicitent étaient au rendez-vous. Un signe fort.

     

    Au-delà des discours syndicaux, c’est cette révolte commune qui a résonné place de Neuve. En quittant la table des consultations, le Cartel et autres syndicats ont adressé un message clair au Conseil d’Etat. Ni le projet SCORE, ni la méthodologie de concertation ne sont satisfaisants ou convaincants pour aboutir à un consensus. On peut d’ailleurs à ce stade se demander si celui-ci est véritablement recherché par les antagonistes. En effet, le rejet est total, telle une évidence il est issu de la politique du secret et du fait accompli.

     

    Défendre les intérêts des employés, les statuts de fonctions et la qualité des prestations n’est pas un choix, mais une réelle nécessité. Imposer drastiquement ses vues structurelles, économiques, c’est un choix politique qui ruine de facto l’avenir d’un projet qui se devrait d'être négociable. 

     

    Étonnamment, cette politique de consultation menée par le pouvoir exécutif a également été récemment dénoncée par l’association des communes genevoises (ACG), des élus en attente de négociations qui se sont retrouvés eux aussi avec ce fort sentiment d’être mis devant le fait accompli.

     

    Tout comme les représentants de la fonction publique, ces représentants des communes ne se sont pas reconnus comme des partenaires à part entière dans un projet  étatique, tout comme les syndicats, ils ont rejeté logiquement les premières propositions du Conseil d’Etat.

     

    La solution à ces conflits passera par la discussion, le dialogue, l’échange, la négociation, la transparence, le retour de la confiance. Malheureusement, en ma qualité d’électeur, je ne suis pas certain qu’un quinquennat suffise à réunir toutes ces qualités.

     

    Walter Schlechten, habitant de Perly. 

  • De l'intérêt public à la volonté générale !

    Etre élu c’est avoir réussi à obtenir la confiance des citoyens. Entretenir cette confiance c’est défendre les idéaux qui ont amené l’élu à devenir représentatif de sa population.

     

    Les idéaux ou les croyances sont bien souvent les fruits des racines d’un parti. Ce parti est lui-même le résultat de l’éternel clivage entre le riche et le pauvre, la noblesse et le gueux, le patron et l’ouvrier, l’investisseur et le payeur, l’intérêt privé et l’intérêt commun, les inégalités.                                               

     

    Dans tous les cas, et depuis des siècles, ces schémas ont été remis en cause, bousculés, chahutés, critiqués, et enfin redessinés par une gauche ouvrière et une droite libérale, les rouges contre les bleus, avec un centre et des extrêmes.

     

    Et puis, sont apparus des hommes avec des idéaux technocratiques ou dogmatiques, races à part qui jonglent uniquement pour tirer le grain de l’ivraie au seul profit de leurs causes. Souvent sans scrupule, le technocrate sacrifiera tout sur l’autel la croissance dessinée par des experts. Ses pires ennemis ne sont pas le peuple ni les élections mais la crise et les chutes de la bourse, des valeurs pécuniaires ou morales. Le dogmatique lui privilégiera toujours sa cause au détriment de l’intérêt collectif. Ses pires ennemis ne sont là aussi ni le peuple ni les élections mais la crainte populaire de l’enfermement, du cloisonnement, de la restriction par un modèle unique imposé.

     

    Pourquoi cette présentation simpliste, minimaliste et incomplète me direz-vous ?

     

    Tout simplement pour rappeler à nos élus genevois que la politique est quelque chose de très simple, un exercice perpétuel et intemporel qui consiste à représenter le peuple et surtout à servir les intérêts de ce dernier, et que ces intérêts.

     

    En politique il n’y a pas de place pour l’égocentrisme, la mégalomanie, le narcissisme, la vanité, la suffisance, l’insuffisance, en politique il n’y a pas de place pour ceux qui privilégient les intérêts partisans, dogmatiques, économiques ou maçonniques, en politique il n’y pas de place pour la culture du Moi, qu'il soit rouge ou bleu, du centre ou aux extrêmes. 

     

    Alors chers élus, si vous n’arrivez pas à faire preuve d’abnégation, d’altruisme, de dévouement, de sacrifices au profit de l’intérêt général, renoncez à votre mandat et laissez la place à ceux qui se souviennent que Jean-Jacques Rousseau avait explicité les principes du droit politique, du contrat social, dans le seul intérêt du peuple, dit souverain à travers la volonté générale.

     

    Walter Schlechten, habitant de Perly.

    Photo : Le Matin 

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  • Post Tenebras Lux

    Hier soir, incident grave au Parlement genevois, un de trop. Celui-ci met au moins en évidence que le cirque politico médiatique mené par tous les partis et depuis des années dans le "bac à sable" est totalement improductif pour la démocratie et donc pour l'intérêt du plus grand nombre, soit le peuple. Il est temps que cessent ces mascarades, il est temps que les partis gouvernementaux retrouvent leur indépendance, leur identité politique propre, leur liberté de croyance et d'expression. Les alliances de courtoisie doivent cesser, tout comme la pesanteur des dogmes ou l'absurdité des débats contradictoires perpétuellement stériles. La politique doit pouvoir redevenir constructive, évolutive, pragmatique. Nos 100 élus doivent ce matin tous se regarder dans un miroir et simplement se poser une seule question : "Suis-je encore un digne représentant du peuple et des idées politiques de mon parti, raisons qui ont provoqué mon élection au service de l'intérêt public mais en aucun cas pour des intérêts politiques particuliers ???" Bonne réflexion à vous car moi ce matin je suis écœuré par tant d'obscurantisme. Walter Schlechten, habitant et électeur de Perly.

  • Derrière l'antisionisme se cachent parfois les germes de l'antisémitisme, parfois seulement !

    Alors que M. Ban Ki-moon s’inquiète de la montée de l’antisémitisme en Europe, ceci dans le cadre des manifestations menées pour protester contre l’offensive israélienne à Gaza, j’ai envie à mon tour de vous présenter mes craintes.

     

    En Occident, les attaquent militaires israéliennes sont actuellement assimilées à des massacres, un début d’extermination d’un peuple, d’une société civile prise en otage entre un blocus sournois et des actions militaires dignes d’une sale guerre.

     

    Au regard de la disproportion des forces en présence, avec d’un côté un Hamas qui prône la terreur avec des roquettes imprécises et des actions commandos ciblées, et de l’autre une armée israélienne moderne, suréquipée, disposant d’une puissance de feu impressionnante, qui pratique elle aussi la terreur par des actions militaires de destruction massive, nous nous devons de relever les violences de cette guerre mais aussi la disproportion des frappes menées par Israël. Cette escalade de l’activité militaire israélienne serait presque encore compréhensible si de nombreux combattants du Hamas tombaient seuls sous les bombes, mais il n’en est rien.

     

    A Gaza, la population civile, dont de très nombreux enfants, demeure la principale victime des frappes militaires de l’Etat hébreu. La lutte contre le terrorisme palestinien n’est qu’un prétexte qui sert les idéaux d’un sionisme qui ne cache plus ses ambitions.

     

    Vu d’ailleurs, la non réaction des institutions internationales et des gouvernements demeure un mystère. Si l’histoire de l’humanité a une dette face au peuple juif, et envers d’autres aussi, sachant que la Société des Nations n’a pas su éviter l’éclosion de la dernière guerre mondiale, nous pouvons nous demander pourquoi aujourd'hui l’ONU ne prend pas toutes ses responsabilités alors que dans ce conflit israélo-palestinien, les combats qui nous préoccupent à Gaza sont les plus meurtriers de tous les temps entre ces antagonistes.

     

    Selon les services d’urgences de Gaza, en plus des 8’300 blessés, au moins 1’450 Palestiniens ont péri depuis le début de l’opération, soit le 8 juillet. Côté israélien, 56 soldats sont tombés au front ou lors d’attaques du Hamas. Désormais, plus de 230'000 réfugiés palestiniens s’entassent dans des conditions de précarité extrême dans les 85 centres de l’agence de l’ONU à Gaza, sans électricité et avec très peu d’eau et de vivres (sources : Le Soir).

     

    L’Europe réagi et les protestations pacifistes menées en rue sont légitimes face au silence, face aux massacres perpétrés, face à la détresse d’un peuple et aux craintes d’un autre.

     

    Et si demain cette guerre venait à cesser, je crains fortement que si l’Etat d’Israël a probablement fragilisé opérationnellement le Hamas, il aura par contre par ses actes activé une montée indirecte de l'antisionisme, et deuxièmement engendré une génération palestinienne d’enfants de la guerre qui eux n’auront sans aucun doute pas la place dans leur cœur pour respecter un Etat Hébreu génocidaire.

     

    Face à une guerre qui semble éternelle entre deux peuples qui devront coûte que coûte vivre sur un même sol, l’Europe impuissante se réveille, se révolte. Malheureusement, face aux images insoutenables de ce conflit, la haine remplace parfois la colère, et ce sont effectivement des cris antisémites qui montent aux barricades derrière le voile de l'antisionisme. Ceux-ci rappellent aussi aux grands de ce monde que la paix sociale mondiale est bien fragile.

     

    Walter Schlechten, habitant de Perly.