Une assemblée générale pour relancer le Directoire

La Geneva State Building (GSB) est une société internationale très importante de notre pays. Installée à Genève, elle s’est diversifiée dans de nombreux domaines (gestion / prestation / production / investissement / relation publique) et gère plus de huit milliards par années. 

 

Durant les « Trente Glorieuses », elle a capitalisé énormément d’argent et de richesses tout en privilégiant ses investissements. Malheureusement, la crise de la fin du siècle dernier a emporté sa branche bancaire et hypothécaire. Ce n’est qu’en puisant dans ses réserves que la GSB a réussi à redresser la situation, non sans conséquences pour l’avenir. Depuis, il est difficile de trouver des personnes intéressées et compétentes pour rejoindre le Conseil de Direction, voire le Directoire. 

 

Forte de 268'318 actionnaires, cette société demeure difficile à gérer du fait de clivages qui occupent son conseil d’administration. De plus, elle s’est fortement endettée pour à nouveau rétablir une situation financière qui n’avait pas été anticipée. Certes, elle s’appuie sur ses richesses, dont son parc immobilier, pour envisager l’avenir mais il ne faudrait pas qu’une autre crise économique apparaisse, tout en sachant que ses recettes risques d’être revues à la baisse du fait de la pandémie qui paralysie l’économie. 

 

C’est dans ce cadre que les actionnaires vont devoir se prononcer d’ici lundi pour élire un nouveau membre du Directoire, suite à une affaire politico-judiciaire qui a déstabilisé l’organisation. 

 

Parmi  les huit candidats, dont une femme, trois ont un profil « adéquat ». Le problème, c’est que l’un d’eux est celui qui a démissionné du Directoire du fait le l’affaire susmentionnée. Il a même été condamné par le Tribunal de Police mais son récent appel a un effet suspensif. Demeure que les membres actuels de la Direction ne veulent plus travailler avec lui car, même si à l’époque il avait été le mieux élu, il leur a effrontément menti et aujourd'hui le lien de confiance est totalement rompu. Enfin, l’image de la société est terriblement altérée par ses errements. 

 

La position indéfectible du Directoire est connue mais quelques actionnaires croient encore que le mis en cause sera l’homme providentiel qui sortira au mieux la société de la crise économique qui se présente. C’est en tous cas l’argument qu’il avance dans sa campagne, lui qui historiquement vient de la Big Fontaine Geneva Fondation (BFGF) où il y a fait ses armes avant de franchir un cap au niveau de ses ambitions. 

 

Dans notre pays et ailleurs, les autres sociétés de cette envergure regardent tout ceci avec incompréhension. Dans aucune autre organisation une telle situation ne serait possible. Ce qui a fait le succès de la GSB est en train de se retourner contre elle. A ce jour, les tergiversations de quelques actionnaires sèment un trouble qui ne devrait même pas exister dans l’esprit de tous, il en va de pérennité de la GSB et de son avenir institutionnel.    

 

Les résultats définitifs de l’assemblée générale pourrait être connus lundi prochain, reste aux actionnaires à faire le bon choix, celui de l’évidence et du bon-sens.   

 

Walter SCHLECHTEN, un actionnaire de la GSB. 

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