La confiance est une plante rare, une fois arrachée elle ne repousse jamais !

Certains tiraient déjà le signal d'alarme l'an dernier alors que d'autres croyaient que ce n'était qu'une petite histoire de course d'école, des petits mensonges répétés, que ces chamailleries allaient cesser une fois la fin de la récréation sonnée, mais il n'en est rien. 

Nous sommes aujourd'hui devant la plus grande crise institutionnelle que Genève n'ait jamais connue. Ce sont même les fondements de l'Etat et les valeurs politiques de notre République qui sont déchus. 

Le peuple hésite, le Parlement se plaint, le Conseil d'Etat fulmine, le pouvoir judiciaire fait appel, les partis implosent, les alliances s'effritent, les Verts surfent sur cette vague inespérée, c'est réducteur mais c'est la réalité. 

Tout ça à cause d'un homme, un seul, un politicien dirons-nous puisqu'il en fait profession, d'un militaire, d'un ambitieux qui a fait le choix de pousser la République dans ses derniers retranchements, quitte à la détruire. 

Visiblement, ce personnage qui compte encore quelque Walkyries à son service se prend pour le sauveur et espère, une nouvelle fois par de beaux discours, mettre dans sa poche et son escarcelle une population perdue, désabusée, abandonnée, fragilisée et donc désespérée. 

Pourtant, au moment très intime où le peuple souverain va déposer en l'urne, il y a une condition indispensable à l'aboutissement de notre choix; nous nous devons de pouvoir pleinement accorder notre confiance.

"Quand la foi à la parole a été détruite, sans confiance l'intimité est impossible" écrivait Henri-Frédéric Amiel.

Je vous le dis, aujourd'hui je ne peux plus accorder ma confiance à celui par qui le mensonge est arrivé, celui à qui nous avions pourtant confié les clefs de la République. Il a tout détruit sur son passage et continue sa charge ambitieuse, avec un certain talent oratoire certes mais sans scrupules visiblement car Il broie les hommes, il brûle les valeurs, il ruine les espoirs, il piétine les institutions, il affuble la collégialité alors qu'il convoite le pouvoir, il promet beaucoup mais il sait habiller la vérité. 

Comment encore oser lui faire confiance ? Par désespoir probablement, je ne vois que ça !

Heureusement, nous sommes des dizaines de milliers à ne pas être désespérés, nous sommes juste exaspérés et gardons espoir avec engouement que sans ce bourreau de la République les institutions reprendront vie. Il faudra du temps, beaucoup de temps mais c'est la seule solution pour sauver les fondamentaux qui ont fait que Genève était une référence, le coeur du protestantisme, des droits humains mais aussi le lieu d'accueil d'institutions internationales observées par le monde entier. 

Prenons de la hauteur car il n'y a nul sauveur. Par contre il y a une crise sanitaire, une crise économique, une crise politique, une crise écologique, une crise philosophique. Dans ce cadre là, dans nos démocraties seules les institutions pourront, avec la confiance du peuple, nous permettre de stabiliser la situation avant de débuter un long chemin de reconstruction, en laissant derrière nous celui qui porte les responsabilités de ce que nous pouvons appeler ce jour, un désastre.

Ceux qui reposent au cimetière des Rois n'aimeraient pas ce qu'il est advenu, j'en suis convaincu. 

Walter SCHLECHTEN, électeur de Perly. 

 

 

 

 

 

Commentaires

  • Effectivement vous avez raison la confiance est rompu. mais force est de constater que M. Maudet est le politicien le plus actif et le plus compétent de notre. canton. Je suis peut-être un naïf mais je préfère avoir quelqu'un de compétent au gouvernement, je donnerai donc ma voix à M. Maudet et je surveillerai ce dernier pour les deux ans à venir.

  • "Tout ça à cause d'un homme, un seul, un politicien dirons-nous puisqu'il en fait profession, d'un militaire, d'un ambitieux qui a fait le choix de pousser la République dans ses derniers retranchements, quitte à la détruire. "

    J'ai beaucoup de plaisir à vous lire. Vos textes sont très bien écrits et rappellent l'essentiel.

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