• Il a entraîné sa propre chute, donc aujourd'hui plus qu'hier le peuple est souverain !

    Hier un politicien me demandait pourquoi un tel engagement militant de ma part lors de cette élection complémentaire.

    Tout a commencé en 2014, le mis en cause préparait alors sa nouvelle Loi sur la Police (LPol). J'avais accepté trois rencontres afin d'échanger avec lui car il était à l'écoute, enfin c'est ce que je pensais, moi l'ancien président de l'UPCP. Ma démarche n'avait rien de personnelle, je n'étais pas de sa garde rapprochée et encore moins l'un de ses corbeaux. Il en avait d'ailleurs immédiatement été convenu ainsi par lui-même : "je ne vous dois rien et vous ne me devez rien". L'avantage avec ce principe c'est qu'il laisse place à la franchise et je pouvais ainsi tenter de consolider les conditions de travail de mes collègues. Je lui avais alors entre autre expliqué que selon moi la police de proximité ne devait pas être un service dédié, pratiqué par une minorité, mais une philosophie de travail pour tous les policiers, comme à Montréal. Fidèle à son habitude, il prenait des notes sur son petit carnet tout en s'intéressant au sujet. Je me souviens que la première fois, il souhaitait m'accorder 20 minutes au coin d'une terrasse en Vieille-Ville, cela dura 70 minutes. Peu de temps après, à la lecture du projet de Loi, ma déception fut modérée, qui étais-je pour influencer un homme pareil, moi le petit Minet, trublion de la République ?                                                                                                                                                                

    Les syndicats de police ont mené une grande campagne pour le Non avec un argumentaire précis. L'histoire leur a malheureusement donné raison. Tous les travers annoncés par l'acceptation et la mise en oeuvre de cette Loi se sont produits. Certes le peuple a voté et choisi, certes des élus qui avaient pignon sur rue avaient fait campagne pour le Oui, certes les policiers passaient alors dans la presse pour des enfants gâtés plein "d'avantages", certes la criminalité a baissé rapidement mais ceci surtout grâce aux nouvelles directives du pouvoir judiciaire, pas du fait de la nouvelle LPol. Avec le recul, je me dis que c'est ce premier mensonge que nous aurions dû combattre, mais le pouvions-nous ? 

    Nous avons continué à échanger par SMS durant deux ans, occasionnellement et sans compromission, je pense qu'il appréciait ma franchise critique. Puis, est arrivé ce jour où je n'ai plus supporté cette guerre interne des services, de voir et d'écouter des collègues de police secours en souffrance, révoltés par le manque d'effectifs opérationnels pour les urgences et les réquisitions, aveuglés par la "promotion politique" de la police de proximité qui manquait pourtant elle aussi cruellement de moyens. Je lui ai fait part de mes craintes mais il n'a pas apprécié ce dernier message qui était pourtant un appel au bon-sens. On ne déconstruit pas ce que l'élu a mis en place. Il a préféré m'expliquer que la Loi avait été votée ainsi et que je devais maintenant me remettre en question en lieu et place de remonter des problèmes qui n'existaient pas selon lui. 

    C'est ce jour-là que j'ai compris qu'il n'avait aucun intérêt dans le suivi des restructuration. Son but était simplement de faire passer la nouvelle Loi, rien d'autre, comme il avait déjà pratiqué en Ville de Genève avec le Règlement sur la police municipale en 2010 (Rapm). La Lrdbhd puis la Ltvtc eurent droit au même traitement, des mises en applications très compliquées pour les services et les personnels concernés. En ce qui concerne Papyrus, attendons le rapport de la commission de contrôle de gestion. 

    Alors oui, quand l'affaire est arrivée, quand les mensonges on été avérés, la machine à remonter le temps s'est enclenchée et ce combat militant et politique que je n'avais pas envisagé s'est engagé. 

    Aujourd'hui, l'intéressé a été éloigné pour deux ans du pouvoir exécutif. Il voulait que le peuple souverain décide, le juge, refusant en amont de se retirer avec dignité. Un échec pour l'élu, pour l'homme aussi  mais il reviendra, n'en doutons pas, s'il saura se remettre en question. Demeure que maintenant il ne fait plus peur, que ses méthodes de management inadéquates sont apparues au grand jour, que sa probité politique est durablement remise en cause.

    Dimanche, ce n'était pas une victoire personnelle, c'était une victoire démocratique pour le plus grand bien du fonctionnement des institutions. Dimanche c'était un jour nouveau, celui de la reconnaissance des valeurs du plus grand nombre, celui des libertés retrouvées, celui du peuple souverain. 

    Walter SCHLECHTEN, habitant et électeur de Perly. 

  • Cette élection complémentaire est polluée, je vais donc moi aussi voter utile !

    Jamais une campagne électorale n'aura autant opposé les contradicteurs; jamais les candidats ne s'étaient retrouvés dans une telle situation, soit en pleine crise sanitaire et économique; jamais les médias n'ont accordé autant de papier aux affaires; jamais une élection n'a été autant polluée par les conflits; jamais une élection n'a posé cette autre question :  "voter pour un homme déchu ou voter pour des valeurs sociales, économiques et morales soit pour un renouveau," jamais. 

    Dans ce cadre, il y a aujourd'hui les déterminés, ceux qui savent déjà à qui ils vont accorder leur suffrage, puis il a les autres, les déterminants, les neutres, les indécis, les septiques, les déçus, les égarés, les désespérés, les jeunes, les vieux, les abstentionnistes, les révoltés. 

    En l'état, personne ne peut dire qui va remporter cette élection complémentaire. Le taux de participation sera lui aussi décisif n'en doutons pas. 

    Hier soir, lors du débat sur Léman Bleu, Delphine Bachmann a été la meilleure lors des ces joutes. Les téléspectateur ont pu découvrir une femme déterminée, intelligente, posée, qui souhaite se mettre au service de la population, de l'économie et d'une certaine droiture. Une belle découverte qui aurait pu être gagnante si le l'Entente n'avait pas implosé. Cette jeune femme va néanmoins rassembler les voix d'une droite légitime. 

    Yves Nydegger a été fidèle à lui-même, il représente cette autre droite qui a du mal à entrer et à s'inscrire durablement au pouvoir exécutif cantonal. Il a piqué, les candidats et les journalistes, il a feinté, il a arbitré peut-être. 

    Pierre Maudet à fait du Pierre Maudet "décontracté", c'est contre-nature visiblement. Moins à l'aise que souvent car chahuté par les trois autres participants, il a moins revendiqué sont bilan tout en fustigeant les résultats de ses collègues du Conseil d'Etat, institution dont pourtant il fait partie depuis de nombreuses années.  

    Fabienne Fischer n'a pas refusé le combat qui l'attendait, elle a tenu tête à la "bête politique" tout en présentant une vision pour l'avenir. Elle a évité les pièges sans renier ses idées. On a deviné l'avocate, posée et ferme sur les prix, on a également vu la femme qui souhaite une société plus équitable, socialement, économiquement, écologiquement, cette société où de toutes façons nous devrons arriver. Les autres partis viendront surfer sur ces vagues en 2023, vous verrez. 

    En conclusion, je vais voter utile moi aussi.

    Je vais voter pour une femme, ce qui aura comme avantage de participer aux combats menés par ces dames pour l'égalité, la reconnaissance, la parité, le respect; 

    Je vais voter pour une Verte, ce qui aura comme avantage de forcer encore un peu plus les autres partis à venir sur le terrain de l'écologie, de l'économie durable, de le justice sociale; 

    Je vais voter pour une personne de gauche ce qui aura comme avantage de laisser le Parlement (de droite) arbitrer ces deux prochaines années, de reprendre les rênes en cette fin de législature compliquée. 

    Je vais voter, pour élire une voix nouvelle et pour éloigner ce qui me rebute. 

    Enfin, j'espère qu'en 2023 Delphine Bachmann se présentera à nouveau, elle aura alors tout mon soutien car elle aussi représente l'avenir, celui dont Genève à besoin, celui du renouveau pour une politique durable.  

    Walter SCHLECHTEN, électeur de Perly. 

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  • La confiance est une plante rare, une fois arrachée elle ne repousse jamais !

    Certains tiraient déjà le signal d'alarme l'an dernier alors que d'autres croyaient que ce n'était qu'une petite histoire de course d'école, des petits mensonges répétés, que ces chamailleries allaient cesser une fois la fin de la récréation sonnée, mais il n'en est rien. 

    Nous sommes aujourd'hui devant la plus grande crise institutionnelle que Genève n'ait jamais connue. Ce sont même les fondements de l'Etat et les valeurs politiques de notre République qui sont déchus. 

    Le peuple hésite, le Parlement se plaint, le Conseil d'Etat fulmine, le pouvoir judiciaire fait appel, les partis implosent, les alliances s'effritent, les Verts surfent sur cette vague inespérée, c'est réducteur mais c'est la réalité. 

    Tout ça à cause d'un homme, un seul, un politicien dirons-nous puisqu'il en fait profession, d'un militaire, d'un ambitieux qui a fait le choix de pousser la République dans ses derniers retranchements, quitte à la détruire. 

    Visiblement, ce personnage qui compte encore quelque Walkyries à son service se prend pour le sauveur et espère, une nouvelle fois par de beaux discours, mettre dans sa poche et son escarcelle une population perdue, désabusée, abandonnée, fragilisée et donc désespérée. 

    Pourtant, au moment très intime où le peuple souverain va déposer en l'urne, il y a une condition indispensable à l'aboutissement de notre choix; nous nous devons de pouvoir pleinement accorder notre confiance.

    "Quand la foi à la parole a été détruite, sans confiance l'intimité est impossible" écrivait Henri-Frédéric Amiel.

    Je vous le dis, aujourd'hui je ne peux plus accorder ma confiance à celui par qui le mensonge est arrivé, celui à qui nous avions pourtant confié les clefs de la République. Il a tout détruit sur son passage et continue sa charge ambitieuse, avec un certain talent oratoire certes mais sans scrupules visiblement car Il broie les hommes, il brûle les valeurs, il ruine les espoirs, il piétine les institutions, il affuble la collégialité alors qu'il convoite le pouvoir, il promet beaucoup mais il sait habiller la vérité. 

    Comment encore oser lui faire confiance ? Par désespoir probablement, je ne vois que ça !

    Heureusement, nous sommes des dizaines de milliers à ne pas être désespérés, nous sommes juste exaspérés et gardons espoir avec engouement que sans ce bourreau de la République les institutions reprendront vie. Il faudra du temps, beaucoup de temps mais c'est la seule solution pour sauver les fondamentaux qui ont fait que Genève était une référence, le coeur du protestantisme, des droits humains mais aussi le lieu d'accueil d'institutions internationales observées par le monde entier. 

    Prenons de la hauteur car il n'y a nul sauveur. Par contre il y a une crise sanitaire, une crise économique, une crise politique, une crise écologique, une crise philosophique. Dans ce cadre là, dans nos démocraties seules les institutions pourront, avec la confiance du peuple, nous permettre de stabiliser la situation avant de débuter un long chemin de reconstruction, en laissant derrière nous celui qui porte les responsabilités de ce que nous pouvons appeler ce jour, un désastre.

    Ceux qui reposent au cimetière des Rois n'aimeraient pas ce qu'il est advenu, j'en suis convaincu. 

    Walter SCHLECHTEN, électeur de Perly. 

     

     

     

     

     

  • Une assemblée générale pour relancer le Directoire

    La Geneva State Building (GSB) est une société internationale très importante de notre pays. Installée à Genève, elle s’est diversifiée dans de nombreux domaines (gestion / prestation / production / investissement / relation publique) et gère plus de huit milliards par années. 

     

    Durant les « Trente Glorieuses », elle a capitalisé énormément d’argent et de richesses tout en privilégiant ses investissements. Malheureusement, la crise de la fin du siècle dernier a emporté sa branche bancaire et hypothécaire. Ce n’est qu’en puisant dans ses réserves que la GSB a réussi à redresser la situation, non sans conséquences pour l’avenir. Depuis, il est difficile de trouver des personnes intéressées et compétentes pour rejoindre le Conseil de Direction, voire le Directoire. 

     

    Forte de 268'318 actionnaires, cette société demeure difficile à gérer du fait de clivages qui occupent son conseil d’administration. De plus, elle s’est fortement endettée pour à nouveau rétablir une situation financière qui n’avait pas été anticipée. Certes, elle s’appuie sur ses richesses, dont son parc immobilier, pour envisager l’avenir mais il ne faudrait pas qu’une autre crise économique apparaisse, tout en sachant que ses recettes risques d’être revues à la baisse du fait de la pandémie qui paralysie l’économie. 

     

    C’est dans ce cadre que les actionnaires vont devoir se prononcer d’ici lundi pour élire un nouveau membre du Directoire, suite à une affaire politico-judiciaire qui a déstabilisé l’organisation. 

     

    Parmi  les huit candidats, dont une femme, trois ont un profil « adéquat ». Le problème, c’est que l’un d’eux est celui qui a démissionné du Directoire du fait le l’affaire susmentionnée. Il a même été condamné par le Tribunal de Police mais son récent appel a un effet suspensif. Demeure que les membres actuels de la Direction ne veulent plus travailler avec lui car, même si à l’époque il avait été le mieux élu, il leur a effrontément menti et aujourd'hui le lien de confiance est totalement rompu. Enfin, l’image de la société est terriblement altérée par ses errements. 

     

    La position indéfectible du Directoire est connue mais quelques actionnaires croient encore que le mis en cause sera l’homme providentiel qui sortira au mieux la société de la crise économique qui se présente. C’est en tous cas l’argument qu’il avance dans sa campagne, lui qui historiquement vient de la Big Fontaine Geneva Fondation (BFGF) où il y a fait ses armes avant de franchir un cap au niveau de ses ambitions. 

     

    Dans notre pays et ailleurs, les autres sociétés de cette envergure regardent tout ceci avec incompréhension. Dans aucune autre organisation une telle situation ne serait possible. Ce qui a fait le succès de la GSB est en train de se retourner contre elle. A ce jour, les tergiversations de quelques actionnaires sèment un trouble qui ne devrait même pas exister dans l’esprit de tous, il en va de pérennité de la GSB et de son avenir institutionnel.    

     

    Les résultats définitifs de l’assemblée générale pourrait être connus lundi prochain, reste aux actionnaires à faire le bon choix, celui de l’évidence et du bon-sens.   

     

    Walter SCHLECHTEN, un actionnaire de la GSB.