Nos politiques n'ont pas de solution face à ce crack qui sème la terreur !

Je regarde Genève à Chaud et je tombe des nues. Addictions, drogues, dealers, toxicomanes, sécurité publique, prévention sanitaire, à écouter nos élus rien de fonctionne face à ce crack qui sème la terreur, notamment dans les Pâquis. Chacun y va alors de sa position dogmatique et sa proposition électoraliste durant l'émission, pathétique.

Là, effectivement rien ne change, les représentants du peuple sont lamentables en ravivant leurs querelles politiciennes ou en défendant des idées cloisonnées, voire farfelues, sauf que .. 

La solution existe déjà face à la problématique des addictions, dont la consommation urbaine de drogues illicites, phénomène que nous ne pourrons jamais éradiquer, nous le savons tous. 

La politique de quatre piliers, voila le chemin que nous devons garder car elle est encore à ce jour la meilleure des approches. Pour rappel, nous parlons de la prévention, la thérapie, la réduction des risques et de la répression, à savoir : 

1) Promotion de la santé, prévention et repérage précoce

2)Thérapie et conseil

3) Réduction des risques et des dommages

4) Réglementation et exécution  de la loi

Dans ce cadre, il n'y a pas de gauche ou de droite, pas de canton ou de communes, pas de dogme ni de préjugé, pas de réponse unique ou simpliste, il a une réflexion à mener pour déterminer quels sont les manques réels dans la mise en oeuvre de cette politique. 

Les problématiques en lien avec les drogues illicites, celles qui nous occupent dans ce débat, sont le fruit de modifications des schémas de consommation, de comportements en constant mouvements, d'apparition de nouveaux produits et surtout d'un manque de concertation et de réactivité. 

Rapidement, avec le recul qui est le mien, voici mon analyse sectorielle pour relancer ces quatre piliers dans notre canton :

1) Il faut accentuer la prévention auprès des jeunes des Pâquis, des personnes vulnérables et des habitants, car c'est en ayant connaissance des conséquences catastrophiques de ce fléau qu'ils pourront se prémunir des dangers sanitaires en lien avec ce phénomène qu'ils côtoient. A défaut de pouvoir chasser rapidement les indésirables du quartier les habitants sauront appréhender les véritables risques.  

2) Il faut accompagner les personnes dépendantes avec une nouvelle structure dédiée, garantir un véritable suivi social et économique pour les sortir de la rue, de cette errance qui est encore pour certain leur seul lieu de survie. C'est en réinsérant socialement les personnes dépendantes que nous leur offrirons l'espoir d'un projet de vie.  

3) Il faut donner plus de moyens (nouvelle structure, personnels, financement, capacité d'accueil) au Quai9. L'existence de ce lieu est reconnu comme nécessaire et d'intérêt public dans le cadre de la réduction des risques, mais cette association aujourd'hui ne peut plus répondre à la demande et fournir la prestation première et indispensable à la réalisation de sa mission. Demeure la question de savoir si cet organisme ne devrait pas devenir officiellement un service étatique. 

4) Il faut une véritable politique judiciaire pour lutter contre le trafic de stupéfiants et les dommages collatéraux créés par les consommateurs. Tous les policiers auront alors des objectifs clairs, judiciaire et de proximité avec l'assurance d'un suivi pénal. 

Voilà, une synthèse de quatre lignes directrices qui permettraient d'envisager une nette amélioration de la situation. Bien évidement, tout ceci aurait un coût important. Reste aux cracks du Parlement de décider s'ils veulent donner les moyens nécessaires à la mise à jour cette politique cantonale des quatre piliers.  

Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly. D2D4AFC8-67B4-49A9-841C-1DBBE543E7F0.png

 

 

 

 

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