Culture

  • Il y a 20 ans, cette journée qui a boulversé l'équilibre du monde et celui de nos valeurs !

    Il fait beau ce jour là, un grand soleil d'été indien comme on l'aime à Genève. Je me trouve en patrouille avec un jeune collègue.

     

    Une journée banale à Rive, réquisition sur réquisition, mais ça va encore. Une journée comme les autres, qui nous réserve son lot d'imprévu et de surprise, ce qui fait tout l'intérêt de ma profession.

     

    Une journée où l'on pense à ce dont sera fait demain en oubliant déjà un peu hier. Une journée où l'on est plongé dans notre travail, oubliant nos proches dans le stress de la fonction.

     

    Il n'est pas encore 15 heures lorsque je reçois un sms de ma femme « Regarde vite la télé, un avion s'est écrasé sur New-York, ils ne savent pas si c'est un accident ou un attentat, mais c'est horrible ». Je regarde mon collègue qui devine que quelque chose ne va pas. Je lui lis alors le texto et lui dis que l'on doit trouver un poste de télévision rapidement.

     

    Nous sommes rue de Montchoisy, à quelques mètres d'Auto-Secours, un garage où Bisetto qui dispose bien d'une télévision dans son bureau, départ. A notre arrivée nous constatons que la place est prise. Le patron, le pompiste et trois collègues gendarmes sont déjà là. Ils sont livides et comme hypnotisés devant un tout petit poste de télé de remplacement, le grand écran du patron ayant lâché. Il y règne un silence de mort alors que CNN est au programme.

     

    « Venez voir les gars, c'est incroyable, c'est un attentat pas un accident » me lâche le chef de l'autre patrouille. Nous nous installons comme on peut. Je saisi une petite chaise d'enfant, rouge je m'en souviens, et me pose à droite de l'écran. Les premières images sont celles d'un avion qui percute le WTC, elles repassent en boucle.

     

    Immédiatement je me dis que ce n'est pas possible, que c'est un film, c'est du Spielberg. Je connais bien ces tours pour y être monté à trois reprises au sommet en dix ans. Je n'arrive pas à détacher mes yeux de l'écran. Les images de l'incendie sont effroyables et très vite l'on croit deviner le calvaire des gens qui se trouvent dans le bâtiment, une véritable tour infernale. Je me rapproche encore de l'écran, comme si je voulais me convaincre que ce que je vois n'est pas réel, que ce n'est pas un attentat, que c'est une bande annonce d'un film.

     

    Nous sommes dans l'horreur. Cinq minutes que nous sommes rivés devant les informations et nous avons déjà perdu tous nos repères. L'incompréhension est grande, les interrogations aussi. Qui, comment, pourquoi. L'événement nous dépasse et nul n'a de réponse.

     

    Et puis soudain, c'est le choc, celui des images en directe, où la réalité vient nous frapper de face pour nous assommer encore plus. Un deuxième avion s'écrase en "Live" sur la tour no 2 du WTC. C'est l'effroi qui nous gagne, avec ce sentiment terrible d'être nous aussi dans la tour au moment de l'impacte. Nos exclamations d'horreur accompagnent les images.

     

    La monstruosité de l'acte brise définitivement nos valeurs, nos croyances en l'humain. Ce n'est pas possible que l'homme commette de tels actes. On pense aux victimes, celles qui se trouvaient dans les tours en premier lieu, puis comme si nous les avions évincés, les passagers des avions détournés.

     

    Les informations tombent une à une. La situation est empirique aux Etats-Unis. D'autres attentats se produisent sur sol américain, dans la confusion la plus totale. Le Pentagone est la cible d'un troisième avion. Puis c'est en Pennsylvanie où un avion s'écrase. On redoute alors que des dizaines d'avions servent de bombes humaines. L'espace aérien est fermé par mesure de sécurité. Chaque nouveau flash d'informations retient toute notre attention, comme si l'on pouvait, mais est-ce possible, nous annoncer encore pire.

     

    Dans le bureau, nos regards se croisent, mais pas un mot, un silence religieux règne, nous sommes déjà en communion avec les victimes, avec le peuple américain, avec l'humanité entière aussi, mais nous ne le savons encore pas. Mes sentiments personnels se bousculent, je me sens vidé, comme si je venais de perdre quelque chose d'important en moi.

     

    Mes souvenirs se brouillent, mais je me rappelle qu'une patrouille est demandée pour deux cambrioleuses mises en fuite au centre-ville, je me souviens que personnes n'a répondu. Je me souviens que nous sommes restés deux heures dans ce bureau, à suivre les événements. Je me souviens que le comble de l'horreur est arrivé au moment de l'effondrement des tours, comme si tout ce que nous venions de vivre n'était pas suffisant, comme s'il fallait que ce jour effroyable se termine par le comble de l'horreur. Nous étions ko debout, vivant certes mais détruits par les émotions.

     

    Nous nous souvenons tous où nous étions ce jour là, c'était le 11 septembre 2001. Il a marqué nos mémoires, il a probablement changé nos vies, nos valeurs, nos croyances, notre avenir.

     

    Aujourd'hui, je suis toujours en pensées avec les victimes de ces attentats, avec ces morts innocents et ces milliers de blessés, avec leurs familles, leurs proches et tous mes collègues policiers, les pompiers et autres urgentistes qui ce jour là n'ont pas reculé face à un ennemi invisible, la cruauté des lâches.

    Walter Schlechten dit "Minet" 

     

     

  • Ni dans un camp, ni dans l'autre, alors que choisir ?

    Covid-19 / Vaccins / Pass sanitaire :
    Gros débats sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours (comme aucune télévision publique n’ose, ne peut ou ne veut en réaliser).
     
    Ce qui est terrible pour nous, simples citoyens, c’est la stigmatisation des personnes qui s’expriment, une guerre des convictions, dans un camp ou dans l’autre;
     
    Ce qui est terrible pour nous, simples citoyens, c’est la désinformation ou l’information contradictoire, dans un camp ou dans l’autre;
     
    Ce qui est terrible pour nous, simples citoyens, c’est de sentir que l’on tente de nous manipuler pas de nous convaincre, dans un camp ou dans l’autre;
     
    Ce qui est terrible pour nous, simples citoyens, c’est que même si nous ne cherchons juste qu'à comprendre, à discuter, à échanger, nous sommes immédiatement étiquetés, rangés, catalogués, dans un camp ou dans l’autre;
     
    Ce qui est terrible pour nous, simples citoyens, c’est de constater que beaucoup d’énergies sont déployées pour décider de notre mode de vie durant cette pandémie, mais si peu sont consacrées à découvrir l’origine de celle-ci, source de tous nos problèmes, dans un camp ou dans l’autre;
     
    Ce qui est terrible pour nous, simples citoyens, c’est qu’aujourd’hui on ne sait plus à qui faire confiance, dans un camp ou dans l’autre;
     
    Demeurent les décisions individuelles, personnelles, des choix assumés ou pas, des choix contraignants ou pas, des choix influencés ou pas, demeure qu’aujourd’hui on nous laisse encore la possibilité de choisir, non pas de savoir si nous souhaitons être dans un camp ou dans l’autre, mais comment nous souhaitons simplement vivre en restant libre.
     
    Minet. 

  • Il a entraîné sa propre chute, donc aujourd'hui plus qu'hier le peuple est souverain !

    Hier un politicien me demandait pourquoi un tel engagement militant de ma part lors de cette élection complémentaire.

    Tout a commencé en 2014, le mis en cause préparait alors sa nouvelle Loi sur la Police (LPol). J'avais accepté trois rencontres afin d'échanger avec lui car il était à l'écoute, enfin c'est ce que je pensais, moi l'ancien président de l'UPCP. Ma démarche n'avait rien de personnelle, je n'étais pas de sa garde rapprochée et encore moins l'un de ses corbeaux. Il en avait d'ailleurs immédiatement été convenu ainsi par lui-même : "je ne vous dois rien et vous ne me devez rien". L'avantage avec ce principe c'est qu'il laisse place à la franchise et je pouvais ainsi tenter de consolider les conditions de travail de mes collègues. Je lui avais alors entre autre expliqué que selon moi la police de proximité ne devait pas être un service dédié, pratiqué par une minorité, mais une philosophie de travail pour tous les policiers, comme à Montréal. Fidèle à son habitude, il prenait des notes sur son petit carnet tout en s'intéressant au sujet. Je me souviens que la première fois, il souhaitait m'accorder 20 minutes au coin d'une terrasse en Vieille-Ville, cela dura 70 minutes. Peu de temps après, à la lecture du projet de Loi, ma déception fut modérée, qui étais-je pour influencer un homme pareil, moi le petit Minet, trublion de la République ?                                                                                                                                                                

    Les syndicats de police ont mené une grande campagne pour le Non avec un argumentaire précis. L'histoire leur a malheureusement donné raison. Tous les travers annoncés par l'acceptation et la mise en oeuvre de cette Loi se sont produits. Certes le peuple a voté et choisi, certes des élus qui avaient pignon sur rue avaient fait campagne pour le Oui, certes les policiers passaient alors dans la presse pour des enfants gâtés plein "d'avantages", certes la criminalité a baissé rapidement mais ceci surtout grâce aux nouvelles directives du pouvoir judiciaire, pas du fait de la nouvelle LPol. Avec le recul, je me dis que c'est ce premier mensonge que nous aurions dû combattre, mais le pouvions-nous ? 

    Nous avons continué à échanger par SMS durant deux ans, occasionnellement et sans compromission, je pense qu'il appréciait ma franchise critique. Puis, est arrivé ce jour où je n'ai plus supporté cette guerre interne des services, de voir et d'écouter des collègues de police secours en souffrance, révoltés par le manque d'effectifs opérationnels pour les urgences et les réquisitions, aveuglés par la "promotion politique" de la police de proximité qui manquait pourtant elle aussi cruellement de moyens. Je lui ai fait part de mes craintes mais il n'a pas apprécié ce dernier message qui était pourtant un appel au bon-sens. On ne déconstruit pas ce que l'élu a mis en place. Il a préféré m'expliquer que la Loi avait été votée ainsi et que je devais maintenant me remettre en question en lieu et place de remonter des problèmes qui n'existaient pas selon lui. 

    C'est ce jour-là que j'ai compris qu'il n'avait aucun intérêt dans le suivi des restructuration. Son but était simplement de faire passer la nouvelle Loi, rien d'autre, comme il avait déjà pratiqué en Ville de Genève avec le Règlement sur la police municipale en 2010 (Rapm). La Lrdbhd puis la Ltvtc eurent droit au même traitement, des mises en applications très compliquées pour les services et les personnels concernés. En ce qui concerne Papyrus, attendons le rapport de la commission de contrôle de gestion. 

    Alors oui, quand l'affaire est arrivée, quand les mensonges on été avérés, la machine à remonter le temps s'est enclenchée et ce combat militant et politique que je n'avais pas envisagé s'est engagé. 

    Aujourd'hui, l'intéressé a été éloigné pour deux ans du pouvoir exécutif. Il voulait que le peuple souverain décide, le juge, refusant en amont de se retirer avec dignité. Un échec pour l'élu, pour l'homme aussi  mais il reviendra, n'en doutons pas, s'il saura se remettre en question. Demeure que maintenant il ne fait plus peur, que ses méthodes de management inadéquates sont apparues au grand jour, que sa probité politique est durablement remise en cause.

    Dimanche, ce n'était pas une victoire personnelle, c'était une victoire démocratique pour le plus grand bien du fonctionnement des institutions. Dimanche c'était un jour nouveau, celui de la reconnaissance des valeurs du plus grand nombre, celui des libertés retrouvées, celui du peuple souverain. 

    Walter SCHLECHTEN, habitant et électeur de Perly. 

  • Cette élection complémentaire est polluée, je vais donc moi aussi voter utile !

    Jamais une campagne électorale n'aura autant opposé les contradicteurs; jamais les candidats ne s'étaient retrouvés dans une telle situation, soit en pleine crise sanitaire et économique; jamais les médias n'ont accordé autant de papier aux affaires; jamais une élection n'a été autant polluée par les conflits; jamais une élection n'a posé cette autre question :  "voter pour un homme déchu ou voter pour des valeurs sociales, économiques et morales soit pour un renouveau," jamais. 

    Dans ce cadre, il y a aujourd'hui les déterminés, ceux qui savent déjà à qui ils vont accorder leur suffrage, puis il a les autres, les déterminants, les neutres, les indécis, les septiques, les déçus, les égarés, les désespérés, les jeunes, les vieux, les abstentionnistes, les révoltés. 

    En l'état, personne ne peut dire qui va remporter cette élection complémentaire. Le taux de participation sera lui aussi décisif n'en doutons pas. 

    Hier soir, lors du débat sur Léman Bleu, Delphine Bachmann a été la meilleure lors des ces joutes. Les téléspectateur ont pu découvrir une femme déterminée, intelligente, posée, qui souhaite se mettre au service de la population, de l'économie et d'une certaine droiture. Une belle découverte qui aurait pu être gagnante si le l'Entente n'avait pas implosé. Cette jeune femme va néanmoins rassembler les voix d'une droite légitime. 

    Yves Nydegger a été fidèle à lui-même, il représente cette autre droite qui a du mal à entrer et à s'inscrire durablement au pouvoir exécutif cantonal. Il a piqué, les candidats et les journalistes, il a feinté, il a arbitré peut-être. 

    Pierre Maudet à fait du Pierre Maudet "décontracté", c'est contre-nature visiblement. Moins à l'aise que souvent car chahuté par les trois autres participants, il a moins revendiqué sont bilan tout en fustigeant les résultats de ses collègues du Conseil d'Etat, institution dont pourtant il fait partie depuis de nombreuses années.  

    Fabienne Fischer n'a pas refusé le combat qui l'attendait, elle a tenu tête à la "bête politique" tout en présentant une vision pour l'avenir. Elle a évité les pièges sans renier ses idées. On a deviné l'avocate, posée et ferme sur les prix, on a également vu la femme qui souhaite une société plus équitable, socialement, économiquement, écologiquement, cette société où de toutes façons nous devrons arriver. Les autres partis viendront surfer sur ces vagues en 2023, vous verrez. 

    En conclusion, je vais voter utile moi aussi.

    Je vais voter pour une femme, ce qui aura comme avantage de participer aux combats menés par ces dames pour l'égalité, la reconnaissance, la parité, le respect; 

    Je vais voter pour une Verte, ce qui aura comme avantage de forcer encore un peu plus les autres partis à venir sur le terrain de l'écologie, de l'économie durable, de le justice sociale; 

    Je vais voter pour une personne de gauche ce qui aura comme avantage de laisser le Parlement (de droite) arbitrer ces deux prochaines années, de reprendre les rênes en cette fin de législature compliquée. 

    Je vais voter, pour élire une voix nouvelle et pour éloigner ce qui me rebute. 

    Enfin, j'espère qu'en 2023 Delphine Bachmann se présentera à nouveau, elle aura alors tout mon soutien car elle aussi représente l'avenir, celui dont Genève à besoin, celui du renouveau pour une politique durable.  

    Walter SCHLECHTEN, électeur de Perly. 

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  • La confiance est une plante rare, une fois arrachée elle ne repousse jamais !

    Certains tiraient déjà le signal d'alarme l'an dernier alors que d'autres croyaient que ce n'était qu'une petite histoire de course d'école, des petits mensonges répétés, que ces chamailleries allaient cesser une fois la fin de la récréation sonnée, mais il n'en est rien. 

    Nous sommes aujourd'hui devant la plus grande crise institutionnelle que Genève n'ait jamais connue. Ce sont même les fondements de l'Etat et les valeurs politiques de notre République qui sont déchus. 

    Le peuple hésite, le Parlement se plaint, le Conseil d'Etat fulmine, le pouvoir judiciaire fait appel, les partis implosent, les alliances s'effritent, les Verts surfent sur cette vague inespérée, c'est réducteur mais c'est la réalité. 

    Tout ça à cause d'un homme, un seul, un politicien dirons-nous puisqu'il en fait profession, d'un militaire, d'un ambitieux qui a fait le choix de pousser la République dans ses derniers retranchements, quitte à la détruire. 

    Visiblement, ce personnage qui compte encore quelque Walkyries à son service se prend pour le sauveur et espère, une nouvelle fois par de beaux discours, mettre dans sa poche et son escarcelle une population perdue, désabusée, abandonnée, fragilisée et donc désespérée. 

    Pourtant, au moment très intime où le peuple souverain va déposer en l'urne, il y a une condition indispensable à l'aboutissement de notre choix; nous nous devons de pouvoir pleinement accorder notre confiance.

    "Quand la foi à la parole a été détruite, sans confiance l'intimité est impossible" écrivait Henri-Frédéric Amiel.

    Je vous le dis, aujourd'hui je ne peux plus accorder ma confiance à celui par qui le mensonge est arrivé, celui à qui nous avions pourtant confié les clefs de la République. Il a tout détruit sur son passage et continue sa charge ambitieuse, avec un certain talent oratoire certes mais sans scrupules visiblement car Il broie les hommes, il brûle les valeurs, il ruine les espoirs, il piétine les institutions, il affuble la collégialité alors qu'il convoite le pouvoir, il promet beaucoup mais il sait habiller la vérité. 

    Comment encore oser lui faire confiance ? Par désespoir probablement, je ne vois que ça !

    Heureusement, nous sommes des dizaines de milliers à ne pas être désespérés, nous sommes juste exaspérés et gardons espoir avec engouement que sans ce bourreau de la République les institutions reprendront vie. Il faudra du temps, beaucoup de temps mais c'est la seule solution pour sauver les fondamentaux qui ont fait que Genève était une référence, le coeur du protestantisme, des droits humains mais aussi le lieu d'accueil d'institutions internationales observées par le monde entier. 

    Prenons de la hauteur car il n'y a nul sauveur. Par contre il y a une crise sanitaire, une crise économique, une crise politique, une crise écologique, une crise philosophique. Dans ce cadre là, dans nos démocraties seules les institutions pourront, avec la confiance du peuple, nous permettre de stabiliser la situation avant de débuter un long chemin de reconstruction, en laissant derrière nous celui qui porte les responsabilités de ce que nous pouvons appeler ce jour, un désastre.

    Ceux qui reposent au cimetière des Rois n'aimeraient pas ce qu'il est advenu, j'en suis convaincu. 

    Walter SCHLECHTEN, électeur de Perly. 

     

     

     

     

     

  • Une assemblée générale pour relancer le Directoire

    La Geneva State Building (GSB) est une société internationale très importante de notre pays. Installée à Genève, elle s’est diversifiée dans de nombreux domaines (gestion / prestation / production / investissement / relation publique) et gère plus de huit milliards par années. 

     

    Durant les « Trente Glorieuses », elle a capitalisé énormément d’argent et de richesses tout en privilégiant ses investissements. Malheureusement, la crise de la fin du siècle dernier a emporté sa branche bancaire et hypothécaire. Ce n’est qu’en puisant dans ses réserves que la GSB a réussi à redresser la situation, non sans conséquences pour l’avenir. Depuis, il est difficile de trouver des personnes intéressées et compétentes pour rejoindre le Conseil de Direction, voire le Directoire. 

     

    Forte de 268'318 actionnaires, cette société demeure difficile à gérer du fait de clivages qui occupent son conseil d’administration. De plus, elle s’est fortement endettée pour à nouveau rétablir une situation financière qui n’avait pas été anticipée. Certes, elle s’appuie sur ses richesses, dont son parc immobilier, pour envisager l’avenir mais il ne faudrait pas qu’une autre crise économique apparaisse, tout en sachant que ses recettes risques d’être revues à la baisse du fait de la pandémie qui paralysie l’économie. 

     

    C’est dans ce cadre que les actionnaires vont devoir se prononcer d’ici lundi pour élire un nouveau membre du Directoire, suite à une affaire politico-judiciaire qui a déstabilisé l’organisation. 

     

    Parmi  les huit candidats, dont une femme, trois ont un profil « adéquat ». Le problème, c’est que l’un d’eux est celui qui a démissionné du Directoire du fait le l’affaire susmentionnée. Il a même été condamné par le Tribunal de Police mais son récent appel a un effet suspensif. Demeure que les membres actuels de la Direction ne veulent plus travailler avec lui car, même si à l’époque il avait été le mieux élu, il leur a effrontément menti et aujourd'hui le lien de confiance est totalement rompu. Enfin, l’image de la société est terriblement altérée par ses errements. 

     

    La position indéfectible du Directoire est connue mais quelques actionnaires croient encore que le mis en cause sera l’homme providentiel qui sortira au mieux la société de la crise économique qui se présente. C’est en tous cas l’argument qu’il avance dans sa campagne, lui qui historiquement vient de la Big Fontaine Geneva Fondation (BFGF) où il y a fait ses armes avant de franchir un cap au niveau de ses ambitions. 

     

    Dans notre pays et ailleurs, les autres sociétés de cette envergure regardent tout ceci avec incompréhension. Dans aucune autre organisation une telle situation ne serait possible. Ce qui a fait le succès de la GSB est en train de se retourner contre elle. A ce jour, les tergiversations de quelques actionnaires sèment un trouble qui ne devrait même pas exister dans l’esprit de tous, il en va de pérennité de la GSB et de son avenir institutionnel.    

     

    Les résultats définitifs de l’assemblée générale pourrait être connus lundi prochain, reste aux actionnaires à faire le bon choix, celui de l’évidence et du bon-sens.   

     

    Walter SCHLECHTEN, un actionnaire de la GSB. 

  • Election complémentaire, il est temps de siffler la fin de la récréation !

    Le 7 mars 2021 le peuple aura enfin l'occasion de siffler la fin de la récréation, à tout le moins de désigner un nouveau responsable d'établissement. Ce que la Constituante n'a pas osé accorder au Parlement ce sont les urnes qui le proposent, soit une destitution ordonnée et une redistribution au sein du bureau des maîtres de classes.  

    Comment pourrait-il en être autrement, le lien de confiance avec le proviseur sortant est rompu et le collège est en rupture. Malgré plusieurs rentrées des classes, le programme n'est pas tenu et les contraintes se sont accumulées. Pas de rattrapage possible car la branche enseignée n'offre pas de deuxième chance, j'ai nommé La Loyauté. 

    Le mensonge a été et demeure la pire des trahisons car il est engendré par la volonté de manipuler l'autre. Il n'y a pas de petit ou de grand mensonge car dans tous les cas il s'oppose à la véracité, à l'honnêteté et à la franchise.  

    De plus, si le mensonge est réitéré, il n'y a plus de sincérité possible, même dans les remords pour autant qu'ils existent. La vie n'est pas une école facile, elle nous propose des obstacles et c'est à travers notre éducation, nos croyances, nos valeurs que nous les affrontons, parfois seul, parfois entouré de nos proches. 

    Ces mêmes proches qui sont souvent les premières victimes du mensonge égoïste et sournois. Aucune motivation personnelle ou institutionnelle ne justifie cet acte que la morale condamne, sauf s'il en va de l'intérêt supérieur de l'Etat me direz-vous mais là encore l'histoire ne l'a pas toujours confirmé.

    Le mensonge étatique est pernicieux et détruit irrémédiablement la confiance, il corrompt la capacité morale de l'homme, il instaure irrémédiablement le rejet car celui qui a été élu doit aussi pouvoir être déchu. Pour un Conseiller d'Etat, le principe de dire la vérité est un devoir, pas une option, il en va de sa dignité et de celle de nos démocraties. 

    Il est temps de siffler la fin de la récréation. 

    Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly. 

     

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  • Pandémie de la Covid-19, je ne devine qu'une seule solution !

    Alors que mon vol Lisbonne / Genève est un peu turbulent, je réfléchis sur les semaines que nous venons de traverser en Suisse, en ayant eu personnellement "la chance" de suivre les récentes actualités depuis le Portugal, un pays très touché par la pandémie. 

    Des mois que que nous écoutons, que suivons, que nous regardons, que nous obéissons, que nous ne réfléchissons plus, des mois que la Covid-19 dicte notre quotidien. 

    Des mois que nous subissons, que nous restreignons, que nous souffrons, que nous confinons, que nous oublions, des mois que les politiques dictent notre quotidien. 

    Des mois que nous vivons autrement, que nous vivons en isolement, que nous vivons masqués, que nous vivons cachés, des mois que nous vivons sans société, des mois que les mesures sanitaires dictent notre quotidien. 

    Des mois que je ne pense plus, que je ne regarde plus, que je n’envisage plus, que je n’avance plus, que je n’aime plus, des mois que la pandémie brise des vies au quotidien. 

    Et surtout il y a les malades, les hospitalisés, les décédés, il y a les bienveillants, les soignants, les médecins, les fossoyeurs, il a la vie souvent, il y a la mort parfois.

    Car en définitive ce n’est pas contre la pandémie que nous luttons mais sur ses effets, de ceux qui engendrent les peurs, les craintes, les maux, les souffrances, les espérances parfois. 

    Des mois que nous hésitons alors que les plus « grands de ce monde » ont tous dit que nous étions en guerre. 

    Face à la guerre moi je ne connais qu’une solution, l’union qui fait cette force, qui réuni les peuples, les hommes et les femmes de bonne volonté pour combattre, pour vaincre, pour gagner et protéger nos libertés, comme le passé nous l’a si souvent enseigné. 

    Sauf que cette fois il n’y a pas les hommes armés et les autres, là nous sommes tous de facto des petits soldats car si nous n’agissons pas tous ensemble nous n’y arriverons pas car là il nous faut une stratégie commune, sans quoi ces combats menés individuellement seront perdus d’avance. 

    Sachant que nous avons tous le même ennemi, engageons-nous ensemble et confinons l’Europe entière durant trois semaines, un blocus total avec certes le temps qui s’arrêtera, avec des vie qui tourneront au ralenti, avec une économie qui stagnera car en sursis, avec une vie sociale qui s’arrêtera complètement. Avec cette mesure, notre organisation occidentale sera bouleversée et pourtant on aura enfin remis l’humain au centre des débats, de la stratégie, du combat.  

    Je ne sais pas si cela est réalisable, les chinois l’ont fait donc je ne vois pas pourquoi l’Europe dont ses gouvernements sont si fiers ne le ferait pas, surtout que rien n’est impossible quand c’est le peuple qui l’exige en criant "Liberté". 

    Agissons solidairement maintenant pour mieux vivre demain, voilà ma proposition. Et pour ceux qui sont en attente d’un vaccin, considérons celui-ci comme notre deuxième ressource sachant que nous disposons tous, au plus profond de nous, une force commune pour gagner cette guerre,  ce combat qui ne sera pas le dernier soyons en certain, l’histoire nous l’a démontré. Aujourd’hui c'est une pandémie, demain probablement le climat, qui se chargent de nous le rappeler au quotidien. Cette force qui doit nous unir, c’est l'empathie et la volonté. 

    Carpe Diem. 

    Minet, habitant de Perly.

  • COVID-19 ou comment la peur va anéantir nos restaurateurs !

    La réalité a rattrapé nos craintes, la deuxième vague est là. Après les mesures sanitaires initiales de mars/avril, qui ont déjà fortement impacté l’économie et les commerces, dont nos restaurateurs, voilà que de nouvelles injonctions sont imposées.

     

     

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  • La nouvelle contestation, le conflit !

    C70E6E82-8FAA-4FD8-AA57-F0FEACBAB3E4.jpegJe constate que face à son mal-être sociétal en lien avec les politiques économiques et sociales imposées, le peuple, toutes classes confondues, recherche prioritairement le conflit par la contestation idéologique. Du coup, le masque par exemple devient un symbole de cette contestation.

    Le siècle dernier on appelait ça «faire de la politique », ou comment faire passer ses valeurs. Aujourd’hui ce n’est qu’un acte d’opposition, cette fameuse opposition qui se devait pourtant de représenter un contre pouvoir, là c’est un échec démocratique.

    Nous ne pouvons pas exiger plus de droits et ne pas être participatif face aux problèmes. Soit les contestataires ont un véritable projet, soit tous les partenaires forgent ensemble les solutions à travers une vision du monde différente.

    Une autre version de la démocratie participative, une autre vision du pouvoir, un autre monde politique, une démocratie où l’humain est simplement remis au centre de nos préoccupations, l’argent et l’économie n’en étant que des outils.

    Minet.

  • Nous aussi avançons ensemble, maintenant !

    Je trouve que ce qui se passe en France est d'une importance majeure, l'idée globale du mouvement En Marche est excellente, innovante, démocratique, elle permet de nettoyer la politique et surtout de démanteler l'éternel clivage gauche / droite ou selon, majorité et éternelle opposition.

    Construire le monde de demain ensemble, mieux vivre ensemble, y parvenir ensemble et le faire maintenant, c'est l'idée que je prône depuis plusieurs années.

    À Genève les partis dits gouvernementaux s'effritent, ils ont souffert du poil à gratter MCG à qui il manquait trop d'éléments constructifs et de renouveau pour se mettre "en marche" majoritairement, souffrant aussi de ses exubérances.

    La difficulté aujourd'hui pour créer ce même mouvement ici demeure du fait qu'une dette abyssale plombe d'office tout programme novateur et qu'il faudrait, tout comme en France, engager prioritairement des réformes importantes pour réduire durablement la dette.

    Les possibilités existent et doivent être expliquées, validées, implémentées, accompagnées et surtout être complémentaires dans un programme équitable !

    Demain c'est aujourd'hui, alors créons ce renouveau ensemble et avançons !

    Minet

     

  • Une étoile nommée Utopie !

     

    Nuit paisible, je suis allongé sur ma chaise longue de jardin. Comme tout cet été, elle est installée sur mon balcon situé au deuxième étage, dirigée plein Ouest, face aux crépuscules qui jamais ne se ressemblent. Tel un tableau imaginaire, tous les soirs c’est un feu d’artifices de couleurs, de lueurs, de reflets, d’ombres aussi qui animent l’horizon.

     

    Comme je suis en vacances, je savoure le temps qui passe, le chant des oiseaux, des bruits sombres qui émanent de la forêt toute proche. Je me dis que le bonheur est là, que j’ai une belle vie, que depuis un demi-siècle j’ai de la chance, je suis serein, reposé, calme, détendu, je suis en harmonie avec moi-même, j’ai 50 ans. Le ciel est noir, des nuages cotonneux à la lueur de la lune viennent rafraichir la nuit, les étoiles jouent à cache-cache, une seule brille, elle semble perdue, elle semble réfléchir.

     

    Ça c’était pour le tableau idyllique, ce que je me raconte pour survivre, pour avancer, pour mieux oublier parfois nos réalités qui m’inspirent. Face à elles, au fond de moi brûle une grande colère, elle se nomme Injustice, elle se prénomme Révolte. En fusion, elle est nourrie du présent et du passé, elle se voudrait le garde-fou de notre futur, de notre avenir, celui de demain déjà.

     

    Pourtant me direz-vous je n’ai pas de quoi me plaindre, vous connaissez tous ma situation, ma vie, mes joies et mes plaisirs, je ne cache rien, où si peu, juste ce que vous ne pouvez voir à l’œil nu, ce que j’ai emprisonné au plus profond de mon cœur, de mon âme. Sauf que ce n’est pas pour moi que j’écris ce soir, mais pour nous, pour vous, pour ceux qui demain devront vivre dans ce monde qui perd trop rapidement toutes ses valeurs, qui noie ses croyances dans le lit de la rivière laïcité, un monde du pouvoir et de l’argent qui assassine par procuration, la mondialisation est son nouveau modèle, la politique en est son maître.

     

    Trop de guerres

    Trop de famines

    Trop de maladies

    Trop de misères

    Trop de morts

    Trop de dictatures

    Trop de démocraties

    Trop de dieux

    Trop de pouvoirs

    Trop de manipulations

    Trop de communications

    Trop d’inégalités

    Trop d’injustices

    Trop d’ignorance

    Trop d’arrogance

    Trop d’hypocrisie

    Trop d’intérêts

    Trop de faux semblant

     

    En résumé, nous vivons dans un monde qui accorde trop de responsabilités à si peu d’hommes, ces mêmes responsables qui sont devenus incapables d’écouter le peuple, de se retrouver autour d’une table, de revenir aux fondamentaux, de fuir les trafics d’influence, les dogmes, l’argent et le pouvoir pour simplement s’en tenir aux réels besoins des humains, de la planète.

     

     

    Il nous faut redessiner la politique, créer celle de demain, celle du mieux vivre ensemble. Elle se devra anticipative, participative, attentive, créative, solidaire et crédible car pragmatique. Redessinons aujourd’hui nos valeurs de demain, chassons la cupidité des hommes et adoptons la culture du bon sens, celle de l’écoute, du partage, de l’accueil, de la compréhension, de l’égalité, celle des droits humains tout simplement.

     

    Une autre étoile apparaît, elle semble discuter avec la première, la lune en rigole. Le soleil lui se repose à l’autre bout de la terre, préparant déjà son prochain crépuscule.

     

    Minet.

     

     

  • Dans un monde idéal, la politique serait un guide merveilleux !

     Texte déposé sur mon blog il y a deux ans, il demeure d'actualité ! 

    En étudiant rapidement les points défendus par les divers partis politiques, je me rends compte qu’ils ne sont plus véritablement des opposés, telle la gauche ou la droite l'étaient il y a vingt ans. La crise aidant, tous apportent une pierre à l’édifice sociétal moderne, et même si tous se retrouvent avec un lanceur d’alerte opposé, tel un modérateur, ceci nous autorise à croire en une vision du monde constructive et évolutive si pour autant les antagonismes historiques tombent.

     

    Prenons par exemple la problématique du chômage et demandons au PLR et aux SOCIALISTES, ou à EàG et au MCG, de travailler ensemble pour déposer une projet de vie, un projet de loi, ayant comme but de faire diminuer le chômage tout en ouvrant des perspectives d’avenir à nos jeunes, le tout à travers un fil rouge qui serait la formation.

     

    Entre les projets des uns et les aspirations des autres, je suis certain que, si les antagonismes dogmatiques et historiques étaient abandonnés, ces élus arriveraient à nous proposer une vision du monde positive, socialement égalitaire et structurellement évolutive.

     

    Il en va de même avec tous les partis pour les coûts de la santé, le logement, la migration, la sécurité, la culture, le social, la fiscalité, le développent durable et même les grands travaux.

     

    Mieux vivre ensemble est possible, il ne dépend plus d’une vision universelle et fermée car naïve et nourrie d’antagonismes, mais bien de l’intelligence plurielle dont les partis politiques devraient faire preuve en réunissant leurs ressources, au pouvoir législatif comme à l'exécutif, en abandonnant les conflits d’intérêts, leurs idéaux et leurs dogmes au profit du bon sens, de leurs idées, de leurs capacités politiques à construire ensemble et ceci dans l’unique intérêt de toutes les populations qu’ils représentent. Nos élus y arrivent bien souvent en commission, alors pourquoi ne pas l'exiger plus loin. 

     

    Ce texte est naïf, j’en suis conscient, mais je pense sincèrement que les solutions se trouvent dans cette approche politique nouvelle, celle de l’intelligence collective.

     

    Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly. 

     

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  • Post Mea Culpa Lux

    "Jamais les polices modernes occidentales n'ont été aussi bien formées qu'aujourd'hui, pourtant jamais elles n'ont été aussi critiquées ces dernières semaines.

    Mai 68 et les bavures des années 70 sont loin de nos réalités. Depuis les législations technocratiques sont passées par là et les droits humains ont pris le dessus sur les droits sécuritaires fondamentaux du peuple, le prévenu a plus de droits que la victime.

    Les nouveux lésés de cette politisation des actes de police sont le peuple, l'économie, nos libertés démocratiques communes et la justice face aux justiciables.

    L'adversaire s'est lui aussi adapté , il s'est endurci, il s'est formé, il s'est organisé, il s'est professionnalisé, il s'est libéré des idéaux politiques liés aux extrêmes pour devenir libre.

    A ce jour, l'ennemi anti-démocratique vise nos biens, nos symboles et nos polices représentantes du pouvoir, le fameux bras armé de l'Etat, pour déstabiliser le monde politique, sous le couvert de diverses causes alibis, la mondialisation, le chômage, la guerre, la culture parfois, la paix pas encore heureusement.

    Demain il faudra une réaction politique globale pour replacer nos valeurs, nos croyances, nos lois au centre du débat démocratique.

    Demain il faudra arrêter de tirer sur la police, il faudra revoir nos politiques antagonistes pour dénoncer les seuls coupables des événements qui nous préoccupent, à savoir les décisions politiques du passé et ses délinquants de l'ombre."

  • L'Europe, la fin des rêves, le début des cauchemars !

    "La crise sociétale, sournoise, poursuit son chemin, accompli petit à petit son œuvre, ronge l'Europe.

    Grèce, Portugal, Espagne, Italie ont été les premières victimes. Malgré des sursauts populaires de consciences politiques, ces pays luttent pour ne pas sombrer, dépendants qu'ils sont d'un système économique en lien avec un Euro lourd, pesant, écrasant.

    La France elle aussi s'enfonce, tente de sauver les apparences avec une union nationale de circonstance, valable contre l'obscurantisme mais totalement inefficace face aux restructurations institutionnelles nécessaires.

    L'Allemagne enfin, pilier économique, modèle social, source de valeurs issues du travail, d'un développement industriel réussi, tombe elle aussi face à une mondialisation morale qui efface les frontières, gomme les identités en tentant d'annihiler les différences, brûlant sur le bûcher de ces vanités nos valeurs, nos coutumes, nos croyances, notre histoire souvent, notre futur indéniablement.

    Les pays nordiques suivront, sombreront eux aussi ou résisteront mais à l'Est se dessine déjà une autre migration, une de plus qui nous conforte pour affirmer que l'aide au développement, dans tous ces pays où l'on rêve de l'Europe tel un Eldorado nouveau, doit être la première des solutions.

    Face à un mouvement migratoire sans précédent, mais déjà orphelin car dépourvu d'un baromètre économique fiable, de structures d'accueil valables dans un système social pas pérenne pour tous, ce sont nos institutions qui se retrouvent en danger."

    Minet