Genève

  • Il a entraîné sa propre chute, donc aujourd'hui plus qu'hier le peuple est souverain !

    Hier un politicien me demandait pourquoi un tel engagement militant de ma part lors de cette élection complémentaire.

    Tout a commencé en 2014, le mis en cause préparait alors sa nouvelle Loi sur la Police (LPol). J'avais accepté trois rencontres afin d'échanger avec lui car il était à l'écoute, enfin c'est ce que je pensais, moi l'ancien président de l'UPCP. Ma démarche n'avait rien de personnelle, je n'étais pas de sa garde rapprochée et encore moins l'un de ses corbeaux. Il en avait d'ailleurs immédiatement été convenu ainsi par lui-même : "je ne vous dois rien et vous ne me devez rien". L'avantage avec ce principe c'est qu'il laisse place à la franchise et je pouvais ainsi tenter de consolider les conditions de travail de mes collègues. Je lui avais alors entre autre expliqué que selon moi la police de proximité ne devait pas être un service dédié, pratiqué par une minorité, mais une philosophie de travail pour tous les policiers, comme à Montréal. Fidèle à son habitude, il prenait des notes sur son petit carnet tout en s'intéressant au sujet. Je me souviens que la première fois, il souhaitait m'accorder 20 minutes au coin d'une terrasse en Vieille-Ville, cela dura 70 minutes. Peu de temps après, à la lecture du projet de Loi, ma déception fut modérée, qui étais-je pour influencer un homme pareil, moi le petit Minet, trublion de la République ?                                                                                                                                                                

    Les syndicats de police ont mené une grande campagne pour le Non avec un argumentaire précis. L'histoire leur a malheureusement donné raison. Tous les travers annoncés par l'acceptation et la mise en oeuvre de cette Loi se sont produits. Certes le peuple a voté et choisi, certes des élus qui avaient pignon sur rue avaient fait campagne pour le Oui, certes les policiers passaient alors dans la presse pour des enfants gâtés plein "d'avantages", certes la criminalité a baissé rapidement mais ceci surtout grâce aux nouvelles directives du pouvoir judiciaire, pas du fait de la nouvelle LPol. Avec le recul, je me dis que c'est ce premier mensonge que nous aurions dû combattre, mais le pouvions-nous ? 

    Nous avons continué à échanger par SMS durant deux ans, occasionnellement et sans compromission, je pense qu'il appréciait ma franchise critique. Puis, est arrivé ce jour où je n'ai plus supporté cette guerre interne des services, de voir et d'écouter des collègues de police secours en souffrance, révoltés par le manque d'effectifs opérationnels pour les urgences et les réquisitions, aveuglés par la "promotion politique" de la police de proximité qui manquait pourtant elle aussi cruellement de moyens. Je lui ai fait part de mes craintes mais il n'a pas apprécié ce dernier message qui était pourtant un appel au bon-sens. On ne déconstruit pas ce que l'élu a mis en place. Il a préféré m'expliquer que la Loi avait été votée ainsi et que je devais maintenant me remettre en question en lieu et place de remonter des problèmes qui n'existaient pas selon lui. 

    C'est ce jour-là que j'ai compris qu'il n'avait aucun intérêt dans le suivi des restructuration. Son but était simplement de faire passer la nouvelle Loi, rien d'autre, comme il avait déjà pratiqué en Ville de Genève avec le Règlement sur la police municipale en 2010 (Rapm). La Lrdbhd puis la Ltvtc eurent droit au même traitement, des mises en applications très compliquées pour les services et les personnels concernés. En ce qui concerne Papyrus, attendons le rapport de la commission de contrôle de gestion. 

    Alors oui, quand l'affaire est arrivée, quand les mensonges on été avérés, la machine à remonter le temps s'est enclenchée et ce combat militant et politique que je n'avais pas envisagé s'est engagé. 

    Aujourd'hui, l'intéressé a été éloigné pour deux ans du pouvoir exécutif. Il voulait que le peuple souverain décide, le juge, refusant en amont de se retirer avec dignité. Un échec pour l'élu, pour l'homme aussi  mais il reviendra, n'en doutons pas, s'il saura se remettre en question. Demeure que maintenant il ne fait plus peur, que ses méthodes de management inadéquates sont apparues au grand jour, que sa probité politique est durablement remise en cause.

    Dimanche, ce n'était pas une victoire personnelle, c'était une victoire démocratique pour le plus grand bien du fonctionnement des institutions. Dimanche c'était un jour nouveau, celui de la reconnaissance des valeurs du plus grand nombre, celui des libertés retrouvées, celui du peuple souverain. 

    Walter SCHLECHTEN, habitant et électeur de Perly. 

  • Cette élection complémentaire est polluée, je vais donc moi aussi voter utile !

    Jamais une campagne électorale n'aura autant opposé les contradicteurs; jamais les candidats ne s'étaient retrouvés dans une telle situation, soit en pleine crise sanitaire et économique; jamais les médias n'ont accordé autant de papier aux affaires; jamais une élection n'a été autant polluée par les conflits; jamais une élection n'a posé cette autre question :  "voter pour un homme déchu ou voter pour des valeurs sociales, économiques et morales soit pour un renouveau," jamais. 

    Dans ce cadre, il y a aujourd'hui les déterminés, ceux qui savent déjà à qui ils vont accorder leur suffrage, puis il a les autres, les déterminants, les neutres, les indécis, les septiques, les déçus, les égarés, les désespérés, les jeunes, les vieux, les abstentionnistes, les révoltés. 

    En l'état, personne ne peut dire qui va remporter cette élection complémentaire. Le taux de participation sera lui aussi décisif n'en doutons pas. 

    Hier soir, lors du débat sur Léman Bleu, Delphine Bachmann a été la meilleure lors des ces joutes. Les téléspectateur ont pu découvrir une femme déterminée, intelligente, posée, qui souhaite se mettre au service de la population, de l'économie et d'une certaine droiture. Une belle découverte qui aurait pu être gagnante si le l'Entente n'avait pas implosé. Cette jeune femme va néanmoins rassembler les voix d'une droite légitime. 

    Yves Nydegger a été fidèle à lui-même, il représente cette autre droite qui a du mal à entrer et à s'inscrire durablement au pouvoir exécutif cantonal. Il a piqué, les candidats et les journalistes, il a feinté, il a arbitré peut-être. 

    Pierre Maudet à fait du Pierre Maudet "décontracté", c'est contre-nature visiblement. Moins à l'aise que souvent car chahuté par les trois autres participants, il a moins revendiqué sont bilan tout en fustigeant les résultats de ses collègues du Conseil d'Etat, institution dont pourtant il fait partie depuis de nombreuses années.  

    Fabienne Fischer n'a pas refusé le combat qui l'attendait, elle a tenu tête à la "bête politique" tout en présentant une vision pour l'avenir. Elle a évité les pièges sans renier ses idées. On a deviné l'avocate, posée et ferme sur les prix, on a également vu la femme qui souhaite une société plus équitable, socialement, économiquement, écologiquement, cette société où de toutes façons nous devrons arriver. Les autres partis viendront surfer sur ces vagues en 2023, vous verrez. 

    En conclusion, je vais voter utile moi aussi.

    Je vais voter pour une femme, ce qui aura comme avantage de participer aux combats menés par ces dames pour l'égalité, la reconnaissance, la parité, le respect; 

    Je vais voter pour une Verte, ce qui aura comme avantage de forcer encore un peu plus les autres partis à venir sur le terrain de l'écologie, de l'économie durable, de le justice sociale; 

    Je vais voter pour une personne de gauche ce qui aura comme avantage de laisser le Parlement (de droite) arbitrer ces deux prochaines années, de reprendre les rênes en cette fin de législature compliquée. 

    Je vais voter, pour élire une voix nouvelle et pour éloigner ce qui me rebute. 

    Enfin, j'espère qu'en 2023 Delphine Bachmann se présentera à nouveau, elle aura alors tout mon soutien car elle aussi représente l'avenir, celui dont Genève à besoin, celui du renouveau pour une politique durable.  

    Walter SCHLECHTEN, électeur de Perly. 

    B9723156098Z.1_20200407152612_000+GHCFRHJNO.1-0.jpg

  • La confiance est une plante rare, une fois arrachée elle ne repousse jamais !

    Certains tiraient déjà le signal d'alarme l'an dernier alors que d'autres croyaient que ce n'était qu'une petite histoire de course d'école, des petits mensonges répétés, que ces chamailleries allaient cesser une fois la fin de la récréation sonnée, mais il n'en est rien. 

    Nous sommes aujourd'hui devant la plus grande crise institutionnelle que Genève n'ait jamais connue. Ce sont même les fondements de l'Etat et les valeurs politiques de notre République qui sont déchus. 

    Le peuple hésite, le Parlement se plaint, le Conseil d'Etat fulmine, le pouvoir judiciaire fait appel, les partis implosent, les alliances s'effritent, les Verts surfent sur cette vague inespérée, c'est réducteur mais c'est la réalité. 

    Tout ça à cause d'un homme, un seul, un politicien dirons-nous puisqu'il en fait profession, d'un militaire, d'un ambitieux qui a fait le choix de pousser la République dans ses derniers retranchements, quitte à la détruire. 

    Visiblement, ce personnage qui compte encore quelque Walkyries à son service se prend pour le sauveur et espère, une nouvelle fois par de beaux discours, mettre dans sa poche et son escarcelle une population perdue, désabusée, abandonnée, fragilisée et donc désespérée. 

    Pourtant, au moment très intime où le peuple souverain va déposer en l'urne, il y a une condition indispensable à l'aboutissement de notre choix; nous nous devons de pouvoir pleinement accorder notre confiance.

    "Quand la foi à la parole a été détruite, sans confiance l'intimité est impossible" écrivait Henri-Frédéric Amiel.

    Je vous le dis, aujourd'hui je ne peux plus accorder ma confiance à celui par qui le mensonge est arrivé, celui à qui nous avions pourtant confié les clefs de la République. Il a tout détruit sur son passage et continue sa charge ambitieuse, avec un certain talent oratoire certes mais sans scrupules visiblement car Il broie les hommes, il brûle les valeurs, il ruine les espoirs, il piétine les institutions, il affuble la collégialité alors qu'il convoite le pouvoir, il promet beaucoup mais il sait habiller la vérité. 

    Comment encore oser lui faire confiance ? Par désespoir probablement, je ne vois que ça !

    Heureusement, nous sommes des dizaines de milliers à ne pas être désespérés, nous sommes juste exaspérés et gardons espoir avec engouement que sans ce bourreau de la République les institutions reprendront vie. Il faudra du temps, beaucoup de temps mais c'est la seule solution pour sauver les fondamentaux qui ont fait que Genève était une référence, le coeur du protestantisme, des droits humains mais aussi le lieu d'accueil d'institutions internationales observées par le monde entier. 

    Prenons de la hauteur car il n'y a nul sauveur. Par contre il y a une crise sanitaire, une crise économique, une crise politique, une crise écologique, une crise philosophique. Dans ce cadre là, dans nos démocraties seules les institutions pourront, avec la confiance du peuple, nous permettre de stabiliser la situation avant de débuter un long chemin de reconstruction, en laissant derrière nous celui qui porte les responsabilités de ce que nous pouvons appeler ce jour, un désastre.

    Ceux qui reposent au cimetière des Rois n'aimeraient pas ce qu'il est advenu, j'en suis convaincu. 

    Walter SCHLECHTEN, électeur de Perly. 

     

     

     

     

     

  • Une assemblée générale pour relancer le Directoire

    La Geneva State Building (GSB) est une société internationale très importante de notre pays. Installée à Genève, elle s’est diversifiée dans de nombreux domaines (gestion / prestation / production / investissement / relation publique) et gère plus de huit milliards par années. 

     

    Durant les « Trente Glorieuses », elle a capitalisé énormément d’argent et de richesses tout en privilégiant ses investissements. Malheureusement, la crise de la fin du siècle dernier a emporté sa branche bancaire et hypothécaire. Ce n’est qu’en puisant dans ses réserves que la GSB a réussi à redresser la situation, non sans conséquences pour l’avenir. Depuis, il est difficile de trouver des personnes intéressées et compétentes pour rejoindre le Conseil de Direction, voire le Directoire. 

     

    Forte de 268'318 actionnaires, cette société demeure difficile à gérer du fait de clivages qui occupent son conseil d’administration. De plus, elle s’est fortement endettée pour à nouveau rétablir une situation financière qui n’avait pas été anticipée. Certes, elle s’appuie sur ses richesses, dont son parc immobilier, pour envisager l’avenir mais il ne faudrait pas qu’une autre crise économique apparaisse, tout en sachant que ses recettes risques d’être revues à la baisse du fait de la pandémie qui paralysie l’économie. 

     

    C’est dans ce cadre que les actionnaires vont devoir se prononcer d’ici lundi pour élire un nouveau membre du Directoire, suite à une affaire politico-judiciaire qui a déstabilisé l’organisation. 

     

    Parmi  les huit candidats, dont une femme, trois ont un profil « adéquat ». Le problème, c’est que l’un d’eux est celui qui a démissionné du Directoire du fait le l’affaire susmentionnée. Il a même été condamné par le Tribunal de Police mais son récent appel a un effet suspensif. Demeure que les membres actuels de la Direction ne veulent plus travailler avec lui car, même si à l’époque il avait été le mieux élu, il leur a effrontément menti et aujourd'hui le lien de confiance est totalement rompu. Enfin, l’image de la société est terriblement altérée par ses errements. 

     

    La position indéfectible du Directoire est connue mais quelques actionnaires croient encore que le mis en cause sera l’homme providentiel qui sortira au mieux la société de la crise économique qui se présente. C’est en tous cas l’argument qu’il avance dans sa campagne, lui qui historiquement vient de la Big Fontaine Geneva Fondation (BFGF) où il y a fait ses armes avant de franchir un cap au niveau de ses ambitions. 

     

    Dans notre pays et ailleurs, les autres sociétés de cette envergure regardent tout ceci avec incompréhension. Dans aucune autre organisation une telle situation ne serait possible. Ce qui a fait le succès de la GSB est en train de se retourner contre elle. A ce jour, les tergiversations de quelques actionnaires sèment un trouble qui ne devrait même pas exister dans l’esprit de tous, il en va de pérennité de la GSB et de son avenir institutionnel.    

     

    Les résultats définitifs de l’assemblée générale pourrait être connus lundi prochain, reste aux actionnaires à faire le bon choix, celui de l’évidence et du bon-sens.   

     

    Walter SCHLECHTEN, un actionnaire de la GSB. 

  • "Car sans doute, sans mensonges, il n'y aurait pas eu de procès"

    "Quel gâchis ..  mais c'est lui qui porte cette responsabilité parce que sans doute, sans mensonges, il n'y aurait eu de procès." Juste conclusion hier soir à Genève à Chaud de Sébastien Desfayes, ami politique de Pierre Maudet et avocat de profession. 

    Les éléments constitutifs d'un délit étaient donc bien réels, pas de cabale, pas de chasse aux sorcières, pas de vengeance politique, juste des faits.

    Le jugement de culpabilité rendu hier soir par le Tribunal de police est le point final de la première partie de cette pièce en trois actes, l'affaire Maudet. Vont arriver le deuxième volet, à savoir l'élection complémentaire du 7 mars 2021, où le peuple jugera librement puis, dans quelques mois, le troisième et dernier acte avec le résultat de l'appel injecté près de la Chambre pénale par les conseils du condamné. 

    Il en sera alors fini de cette histoire, ou presque. Comme l'a également  suggéré Sébastien Desfayes, Pierre Maudet aura probablement la possibilité de revenir en politique, mais pas avant cinq à dix ans. Une démission en mai 2020 lui aurait probablement permis de sortir par la grande porte et de se défendre  en toute discrétion, tel n'a pas été son choix. Même condamné, il aurait pu revenir sobrement et rapidement en politique, sans le lourd fardeau qu'il porte aujourd'hui.                       

    Espérons qu'il mette à profit ces années de recul pour effectuer cette introspection nécessaire, pour changer le sens de ses valeurs, pour modifier son comportement parfois outrancier, pour revoir sa méthodologie de gouvernance et l'emprise qu'il a sur les gens, sur les choses, sur les événements. S'il n'effectue pas ce travail sur lui-même, Pierre Maudet ne demeurera qu'une bête féroce et blessée dont tout le monde aura à nouveau peur, ce qui n'est jamais bon dans la meute politique car elle, avec le temps, pardonnera moins facilement que le peuple. 

    J'espère enfin que la famille du condamné trouvera la paix espérée, car les premières victimes de l'auteur de ces mensonges, de ce délit, ce sont ses proches, sa famille, qui eux sont innocents ne l'oublions jamais. Là aussi, quel gâchis .. mais là aussi, c'est probablement lui qui en porte aussi toute la responsabilité. 

    Walter SCHLECHTEN, ancien électeur de Pierre Maudet et habitant de Perly. 

     

    Figure de la justice tenant des écailles et une épée Photo Premium

     

     

  • Election complémentaire, il est temps de siffler la fin de la récréation !

    Le 7 mars 2021 le peuple aura enfin l'occasion de siffler la fin de la récréation, à tout le moins de désigner un nouveau responsable d'établissement. Ce que la Constituante n'a pas osé accorder au Parlement ce sont les urnes qui le proposent, soit une destitution ordonnée et une redistribution au sein du bureau des maîtres de classes.  

    Comment pourrait-il en être autrement, le lien de confiance avec le proviseur sortant est rompu et le collège est en rupture. Malgré plusieurs rentrées des classes, le programme n'est pas tenu et les contraintes se sont accumulées. Pas de rattrapage possible car la branche enseignée n'offre pas de deuxième chance, j'ai nommé La Loyauté. 

    Le mensonge a été et demeure la pire des trahisons car il est engendré par la volonté de manipuler l'autre. Il n'y a pas de petit ou de grand mensonge car dans tous les cas il s'oppose à la véracité, à l'honnêteté et à la franchise.  

    De plus, si le mensonge est réitéré, il n'y a plus de sincérité possible, même dans les remords pour autant qu'ils existent. La vie n'est pas une école facile, elle nous propose des obstacles et c'est à travers notre éducation, nos croyances, nos valeurs que nous les affrontons, parfois seul, parfois entouré de nos proches. 

    Ces mêmes proches qui sont souvent les premières victimes du mensonge égoïste et sournois. Aucune motivation personnelle ou institutionnelle ne justifie cet acte que la morale condamne, sauf s'il en va de l'intérêt supérieur de l'Etat me direz-vous mais là encore l'histoire ne l'a pas toujours confirmé.

    Le mensonge étatique est pernicieux et détruit irrémédiablement la confiance, il corrompt la capacité morale de l'homme, il instaure irrémédiablement le rejet car celui qui a été élu doit aussi pouvoir être déchu. Pour un Conseiller d'Etat, le principe de dire la vérité est un devoir, pas une option, il en va de sa dignité et de celle de nos démocraties. 

    Il est temps de siffler la fin de la récréation. 

    Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly. 

     

    B9723156098Z.1_20200407152612_000+GHCFRHJNO.1-0.jpg

     

     

     

  • Le virus de la politique devrait disparaître le 7 mars 2021, voire avant !

     

    Cette situation devient insupportable, des mois que cela dure et aujourd'hui tout le monde est impacté, une véritable pandémie politique. Si nous connaissions ce genre de virus, la forme prise cette fois est redoutable.

    Souvent asymptomatique, la population n'a pas vu les dangers arriver. Une grippe saisonnière qui passe après un quinquennat pouvions-nous entendre. Pas aussi simple car très volatile, il aime à se déplacer de continent à continent, de pays à pays, de département à département, de vile en ville. Ce virus, qui reste droit comme un i, est insolent et ne tient visiblement pas compte des avis des experts qui doivent eux débattre pour avancer. Ce virus a même été déclassé, il ne fait plus partie des libéraux libres.

    Maintenant que sa dangerosité est avérée, car il est parfois radial, les victimes ont pourtant rarement droit à la parole. Ce virus engendre la peur, cet ennemi des relations humaines qui fait que les plus forts tombent en soumission et que les plus faibles demeurent dans un silence profond. 

    Certes, quelques professions libérales estiment que le mal n'est pas aussi grave qu'il n'y parait, qu'il faut faire avec pour le bien de l'économie. Malheureusement pour eux il n'y a pas de place pour le mensonge dans ce genre de combat, il n'y a que les vérités qui comptent et les rares bilans présentés ne sont pas suffisants pour y croire. Quand les symptômes sont aussi clairs c'est qu'il n'y a pas de place pour le hasard, nous ne pouvions pas attendre que toutes les urnes soient remplies pour agir. 

    Après des mois de signaux d'alerte, le virus pourrait démissionner et laisser la population en paix, ce qui permettrait à notre société d'avancer plus sereinement. Réponse le 7 mars 2021, date où selon les médias le virus devrait disparaître pour laisser à place à un nouveau de ce monde. 

    Il n'est pas impossible que ce virus devenu imprévisible disparaisse avant, vacciné par d'autres bactéries, de celles qui luttent pour le bon fonctionnement des corps. 

    "Même avec le virus de la politique, savoir se remettre ne question n'est pas qu'une invective, cela peut devenir une qualité"

    Minet, habitant de Perly. 

    6082CC5F-F3AB-4129-BD05-F7A014156298.jpeg

  • Au menu, une grande détresse !

    Il est 18h15, trois clients boivent un verre dans l'établissement, dont un papa avec son enfant. Le patron me salue, prend ma commande et se joint à moi. Par politesse je lui demande comment ça va. Long silence puis les langues se délient. Ce tenancier est en souffrance, il vient de traverser six mois compliqués et il ne devine rien de bon pour les semaines à venir. Compatissant je lui explique que ses bons clients vont rester fidèles, même si cela ne suffira probablement pas. 

    C'est pire que cela Minet, me dit-il. Du bout du bras il s'empare de son livre de réservations, me le présente et commence à tourner les pages une à une. Quand elles ne sont pas vierges, ce sont des réservations biffées que je devine, une à deux par semaine. Estomaqué je le regarde, il a les larmes aux yeux, il est à bout. 

    Les gens ont peur et la mesure cantonale qui restreint des tables à cinq personnes n'est pas heureuse, à huit c'était jouable, et encore. Pourquoi ne pas prendre des mesures identiques au niveau de la Romandie. Tous les repas d'affaires, toutes les sorties d'entreprises, toutes les sorties d'anniversaire en famille sont annulés. L'effet a été immédiat dés ce lundi matin. Le téléphone n'a pas cessé de sonner, que des annulations. Pire encore, le service de midi ne suffit plus à garder la tête hors de l'eau. Les entreprises interdisent à leurs employés de manger au restaurant ou en groupe, mesures de précaution. 

    Mon ami ne se plaint pas, il ne comprend juste pas pourquoi les mesures sanitaires disparates émises ne sont pas cette fois accompagnées par des aides étatiques indispensables, soit dans un processus du chômage partiel, soit financières. 

    Les décideurs, nos élus, ne se rendent-ils pas compte qu'ils vont détruire des années d'investissements financiers et personnels de ces petits entrepreneurs ? 

    Il y a peu je lisais qu'un éminent économiste préconisait trois semaines de fermetures globales (confinement économique) en lieu et place de mesures graduées actuellement mises en place. Son explication, au final nous arriverons à un confinement global, donc quitte à provoquer celui-ci autant le faire immédiatement. Un pour endiguer rapidement la deuxième vague et le virus, deuxièmement pour permettre une relance rapide de l'économie pour les fêtes de fin d'année. 

    Cette longue traversée du désert est insupportable pour ces tenanciers, ils ont déjà brûlé leurs économies pour tenir de mars à juin, là ils n'y arriveront pas. 

    Autre remarque, il faut absolument que la Confédération prenne ses responsabilités. Nous ne pouvons plus nous contenter de mesures cantonales disparates. Comment expliquer que je vais sur Vaud pour manger en compagnie de six amis car à Genève c'est interdit. Comment expliquer que ces mesures issues du fédéralisme n'ont aucune efficacité si la population n'est pas cantonnée dans leur canton de résidence. Le tourisme économique et de loisir devient un vecteur indéniable dans le cadre de cette pandémie, même avec le respect des gestes barrière. 

    Je ne sais pas d'où vient ce virus, je ne sais pas si nous connaissons aujourd'hui tous les aspects de celui-ci, si les symptômes multiples peuvent être contrôlés, je ne sais pas s'il les jeunes sont à risque et si les séniors ne devraient pas être mieux protégés, je ne sais pas si la Suède a mieux fait que nous, je ne sais plus .. 

    Ce que je sais, c'est que demain sera pire qu'aujourd'hui, que la crise économique qui va découler de cette pandémie sera terrible et qu'il est temps de prendre des mesures drastiques pour sauver nos entreprises, nous ne pouvons pas laisser ces gens dans une si grande détresse. 

    Minet, habitant de Perly. 

     

     

     

  • COVID-19 ou comment la peur va anéantir nos restaurateurs !

    La réalité a rattrapé nos craintes, la deuxième vague est là. Après les mesures sanitaires initiales de mars/avril, qui ont déjà fortement impacté l’économie et les commerces, dont nos restaurateurs, voilà que de nouvelles injonctions sont imposées.

     

     

    Lire la suite

  • Nous aussi avançons ensemble, maintenant !

    Je trouve que ce qui se passe en France est d'une importance majeure, l'idée globale du mouvement En Marche est excellente, innovante, démocratique, elle permet de nettoyer la politique et surtout de démanteler l'éternel clivage gauche / droite ou selon, majorité et éternelle opposition.

    Construire le monde de demain ensemble, mieux vivre ensemble, y parvenir ensemble et le faire maintenant, c'est l'idée que je prône depuis plusieurs années.

    À Genève les partis dits gouvernementaux s'effritent, ils ont souffert du poil à gratter MCG à qui il manquait trop d'éléments constructifs et de renouveau pour se mettre "en marche" majoritairement, souffrant aussi de ses exubérances.

    La difficulté aujourd'hui pour créer ce même mouvement ici demeure du fait qu'une dette abyssale plombe d'office tout programme novateur et qu'il faudrait, tout comme en France, engager prioritairement des réformes importantes pour réduire durablement la dette.

    Les possibilités existent et doivent être expliquées, validées, implémentées, accompagnées et surtout être complémentaires dans un programme équitable !

    Demain c'est aujourd'hui, alors créons ce renouveau ensemble et avançons !

    Minet

     

  • Dans un monde idéal, la politique serait un guide merveilleux !

     Texte déposé sur mon blog il y a deux ans, il demeure d'actualité ! 

    En étudiant rapidement les points défendus par les divers partis politiques, je me rends compte qu’ils ne sont plus véritablement des opposés, telle la gauche ou la droite l'étaient il y a vingt ans. La crise aidant, tous apportent une pierre à l’édifice sociétal moderne, et même si tous se retrouvent avec un lanceur d’alerte opposé, tel un modérateur, ceci nous autorise à croire en une vision du monde constructive et évolutive si pour autant les antagonismes historiques tombent.

     

    Prenons par exemple la problématique du chômage et demandons au PLR et aux SOCIALISTES, ou à EàG et au MCG, de travailler ensemble pour déposer une projet de vie, un projet de loi, ayant comme but de faire diminuer le chômage tout en ouvrant des perspectives d’avenir à nos jeunes, le tout à travers un fil rouge qui serait la formation.

     

    Entre les projets des uns et les aspirations des autres, je suis certain que, si les antagonismes dogmatiques et historiques étaient abandonnés, ces élus arriveraient à nous proposer une vision du monde positive, socialement égalitaire et structurellement évolutive.

     

    Il en va de même avec tous les partis pour les coûts de la santé, le logement, la migration, la sécurité, la culture, le social, la fiscalité, le développent durable et même les grands travaux.

     

    Mieux vivre ensemble est possible, il ne dépend plus d’une vision universelle et fermée car naïve et nourrie d’antagonismes, mais bien de l’intelligence plurielle dont les partis politiques devraient faire preuve en réunissant leurs ressources, au pouvoir législatif comme à l'exécutif, en abandonnant les conflits d’intérêts, leurs idéaux et leurs dogmes au profit du bon sens, de leurs idées, de leurs capacités politiques à construire ensemble et ceci dans l’unique intérêt de toutes les populations qu’ils représentent. Nos élus y arrivent bien souvent en commission, alors pourquoi ne pas l'exiger plus loin. 

     

    Ce texte est naïf, j’en suis conscient, mais je pense sincèrement que les solutions se trouvent dans cette approche politique nouvelle, celle de l’intelligence collective.

     

    Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly. 

     

    Intplur.jpg

  • Genève, une crise sociale révélatrice d’un véritable problème de gestion !

    Aides-soignants, infirmiers, chauffeurs de taxis, employés de l’aéroport, employés des TPG, policiers, gardiens de prisons, enseignants, membres du Cartel, cette année Genève est chahutée par des actions syndicales franches, visibles et menées par des hommes et des femmes décidés. Si, pris individuellement, ces mouvements pourraient ressembler à des escarmouches, à travers une vision globale le problème apparaît pourtant comme bien plus important.

     

    Genève a traversé la dernière crise économique grâce à une politique d’investissements nourrie à travers un budget de 8 milliards. Notre canton a aussi bénéficié de rentrées fiscales « extraordinaires » qui n’avaient pas été prévues lors de plusieurs budgets annuels. La bonne tenue des marchés du négoce et l’implantation de nouvelles entreprises en ont été une des explications. Ne doutons pas que David Hiler savait appréhender les problèmes, mais aussi les solutions, voire les retours sur investissements. Certes, il a cessé son mandat politique avant que les caisses de pensions des fonctionnaires n’aient besoin d’être renflouées, mais en ayant mis sur les rails des projets économiquement pharaoniques tels que le CEVA ou SCORE.

     

    Demeure que la dette n’a pas été maîtrisée et dépasse aujourd’hui les 12 milliards. Là, nous ne parlons plus d’une simple « épine dans le pied », mais bien de la source du problème. En effet, comment demander à nos élus de travailler en stoppant l’endettement, avec comme objectif avoué de réduire la dette, tout en maintenant une politique d’investissements et de gestion qui engendre des surcoûts ?

     

    La mission est impossible, il faut oser le dire, le reconnaître. Si parfois en chimie les opposés s’attirent, en économie il n’en est rien. Les mathématiques sont à la base de l’évolution, les ignorer aujourd’hui sous l’égide d’un maintien à l’équilibre par la croissance, c’est sombrer et porter préjudice à notre avenir.

     

    Après un premier plan quadriennal, nous voilà soumis au quinquennat dans lequel l’action de maîtriser la dette n’arrive qu’en dixième position des priorités énoncées, alors que le Conseil d’Etat relevait lui-même que la dette publique réduit la marge de manœuvre de l’Etat. Alors que de nombreux investissements ne peuvent plus être retardés, il importe d’éviter qu’ils aggravent la charge de la dette.

     

    Pour mémoire, les mesures proposées sont celles-ci :

     

    Outre le travail en continu de priorisation des investissements et les objectifs d’augmentation du résultat de fonctionnement pour financer les investissements prioritaires, le Conseil d’Etat étudiera toutes les options de meilleure valorisation des actifs sous sa gestion. Il examinera la situation d’établissements tels que les Ports Francs et Entrepôts de Genève SA, la Banque cantonale de Genève ou les Services industriels de Genève. Il analysera durant cette législature la possibilité d’encourager la participation d’investisseurs privés à certaines infrastructures majeures (philanthropie et partenariat public-privé). De même, il étudiera toutes les possibilités de valoriser le patrimoine immobilier administratif, également dans le but de le mettre aux normes énergétiques, en saisissant d’éventuelles opportunités liées à l’offre sur le marché des locaux administratifs.   

     

    Réf : http://www.ge.ch/conseil_etat/2013-2018/communiques/doc/20140611-programme-legislature.pdf

     

    Genève à mal à sa dette, Genève souffre et n’a pas les moyens de rebondir. Genève s’enlise dans une crise sociale qui pourrait pourtant être annonciatrice d’un revers  économique, ce que personne ne souhaite. Un jour un ancien m'a dit : "avant de traverser un fleuve, il faut construire une barque, puis un pont, puis une route". Avons-nous aujourd’hui un pouvoir politique qui dispose d’une vision à long terme et surtout de la volonté de réduire la dette comme priorité mathématique.

     

    Certes, vous me direz que l’harmonisation, ou la réforme, de l’imposition des entreprises est tout aussi importante, certes vous me direz que défendre et promouvoir la Genève internationale est une nécessité, certes vous me direz que l’Aéroport de Genève doit être modernisé pour rester un atout majeur pour les pôles économiques de la région, certes … Mais Genève ne peut plus vivre au-dessus de ses moyens et la Berne fédérale ne peut plus être considérée comme une ressource, les transferts de charges sur les cantons en sont la preuve.

     

    Genève doit se mettre au régime, et pas simplement sur le dos des fonctionnaires, mais c’est  toute la classe politique qui doit œuvrer ensemble pour y arriver. Un véritable plan directeur de réduction de la dette sur dix ans est nécessaire, avec ses restrictions mais aussi un véritable programme de gestion. Il en coûtera à tous, mais si l’explication est claire, si l’objectif est défini dans le temps, si l’effort est partagé et si les résultats deviennent probants, alors il n’y aura pas que l’image de Genève qui pourra se redresser, mais aussi nos élus et la population entière car enfin nous oserons parler d’avenir avec une confiance retrouvée, sans avoir peur du lendemain.

     

    Walter Schlechten, habitant de Perly. 

  • En attendant la grève des TPG, pourquoi la manifestation de la fonction publique a-t-elle été un succès !

     

    Ils ont été patients, ils ont tenté de négocier, ils ont écouté, ils ont attendu, là ils agissent. Eux, ce sont les fonctionnaires qui se sont retrouvés en rue pour manifester leur désarroi, leur mécontentement, leur colère pas encore mais elle gronde sournoisement.

     

    Certains esprits chagrins libéraux ont rit jaune, affirmant que les manifestants n’étaient que 200, 400, voire 1000. En fait ce sont 2000 employés et divers syndicats qui se sont mobilisés pour représenter toute la fonction publique. Si ce nombre peut laisser croire à une précoce démobilisation, l’important était ailleurs lors de ce défilé contestataire.

     

    L’union, le rassemblement, la cohésion, tous enfin réunis solidairement contre la même cause, pour une même cause, l’abandon du projet SCORE. Tous les métiers, toutes les professions, sans clivage et derrière des bannières explicitent étaient au rendez-vous. Un signe fort.

     

    Au-delà des discours syndicaux, c’est cette révolte commune qui a résonné place de Neuve. En quittant la table des consultations, le Cartel et autres syndicats ont adressé un message clair au Conseil d’Etat. Ni le projet SCORE, ni la méthodologie de concertation ne sont satisfaisants ou convaincants pour aboutir à un consensus. On peut d’ailleurs à ce stade se demander si celui-ci est véritablement recherché par les antagonistes. En effet, le rejet est total, telle une évidence il est issu de la politique du secret et du fait accompli.

     

    Défendre les intérêts des employés, les statuts de fonctions et la qualité des prestations n’est pas un choix, mais une réelle nécessité. Imposer drastiquement ses vues structurelles, économiques, c’est un choix politique qui ruine de facto l’avenir d’un projet qui se devrait d'être négociable. 

     

    Étonnamment, cette politique de consultation menée par le pouvoir exécutif a également été récemment dénoncée par l’association des communes genevoises (ACG), des élus en attente de négociations qui se sont retrouvés eux aussi avec ce fort sentiment d’être mis devant le fait accompli.

     

    Tout comme les représentants de la fonction publique, ces représentants des communes ne se sont pas reconnus comme des partenaires à part entière dans un projet  étatique, tout comme les syndicats, ils ont rejeté logiquement les premières propositions du Conseil d’Etat.

     

    La solution à ces conflits passera par la discussion, le dialogue, l’échange, la négociation, la transparence, le retour de la confiance. Malheureusement, en ma qualité d’électeur, je ne suis pas certain qu’un quinquennat suffise à réunir toutes ces qualités.

     

    Walter Schlechten, habitant de Perly. 

  • De l'intérêt public à la volonté générale !

    Etre élu c’est avoir réussi à obtenir la confiance des citoyens. Entretenir cette confiance c’est défendre les idéaux qui ont amené l’élu à devenir représentatif de sa population.

     

    Les idéaux ou les croyances sont bien souvent les fruits des racines d’un parti. Ce parti est lui-même le résultat de l’éternel clivage entre le riche et le pauvre, la noblesse et le gueux, le patron et l’ouvrier, l’investisseur et le payeur, l’intérêt privé et l’intérêt commun, les inégalités.                                               

     

    Dans tous les cas, et depuis des siècles, ces schémas ont été remis en cause, bousculés, chahutés, critiqués, et enfin redessinés par une gauche ouvrière et une droite libérale, les rouges contre les bleus, avec un centre et des extrêmes.

     

    Et puis, sont apparus des hommes avec des idéaux technocratiques ou dogmatiques, races à part qui jonglent uniquement pour tirer le grain de l’ivraie au seul profit de leurs causes. Souvent sans scrupule, le technocrate sacrifiera tout sur l’autel la croissance dessinée par des experts. Ses pires ennemis ne sont pas le peuple ni les élections mais la crise et les chutes de la bourse, des valeurs pécuniaires ou morales. Le dogmatique lui privilégiera toujours sa cause au détriment de l’intérêt collectif. Ses pires ennemis ne sont là aussi ni le peuple ni les élections mais la crainte populaire de l’enfermement, du cloisonnement, de la restriction par un modèle unique imposé.

     

    Pourquoi cette présentation simpliste, minimaliste et incomplète me direz-vous ?

     

    Tout simplement pour rappeler à nos élus genevois que la politique est quelque chose de très simple, un exercice perpétuel et intemporel qui consiste à représenter le peuple et surtout à servir les intérêts de ce dernier, et que ces intérêts.

     

    En politique il n’y a pas de place pour l’égocentrisme, la mégalomanie, le narcissisme, la vanité, la suffisance, l’insuffisance, en politique il n’y a pas de place pour ceux qui privilégient les intérêts partisans, dogmatiques, économiques ou maçonniques, en politique il n’y pas de place pour la culture du Moi, qu'il soit rouge ou bleu, du centre ou aux extrêmes. 

     

    Alors chers élus, si vous n’arrivez pas à faire preuve d’abnégation, d’altruisme, de dévouement, de sacrifices au profit de l’intérêt général, renoncez à votre mandat et laissez la place à ceux qui se souviennent que Jean-Jacques Rousseau avait explicité les principes du droit politique, du contrat social, dans le seul intérêt du peuple, dit souverain à travers la volonté générale.

     

    Walter Schlechten, habitant de Perly.

    Photo : Le Matin 

    topelement (1).jpg

  • Post Tenebras Lux

    Hier soir, incident grave au Parlement genevois, un de trop. Celui-ci met au moins en évidence que le cirque politico médiatique mené par tous les partis et depuis des années dans le "bac à sable" est totalement improductif pour la démocratie et donc pour l'intérêt du plus grand nombre, soit le peuple. Il est temps que cessent ces mascarades, il est temps que les partis gouvernementaux retrouvent leur indépendance, leur identité politique propre, leur liberté de croyance et d'expression. Les alliances de courtoisie doivent cesser, tout comme la pesanteur des dogmes ou l'absurdité des débats contradictoires perpétuellement stériles. La politique doit pouvoir redevenir constructive, évolutive, pragmatique. Nos 100 élus doivent ce matin tous se regarder dans un miroir et simplement se poser une seule question : "Suis-je encore un digne représentant du peuple et des idées politiques de mon parti, raisons qui ont provoqué mon élection au service de l'intérêt public mais en aucun cas pour des intérêts politiques particuliers ???" Bonne réflexion à vous car moi ce matin je suis écœuré par tant d'obscurantisme. Walter Schlechten, habitant et électeur de Perly.