Histoire

  • Il y a 20 ans, cette journée qui a boulversé l'équilibre du monde et celui de nos valeurs !

    Il fait beau ce jour là, un grand soleil d'été indien comme on l'aime à Genève. Je me trouve en patrouille avec un jeune collègue.

     

    Une journée banale à Rive, réquisition sur réquisition, mais ça va encore. Une journée comme les autres, qui nous réserve son lot d'imprévu et de surprise, ce qui fait tout l'intérêt de ma profession.

     

    Une journée où l'on pense à ce dont sera fait demain en oubliant déjà un peu hier. Une journée où l'on est plongé dans notre travail, oubliant nos proches dans le stress de la fonction.

     

    Il n'est pas encore 15 heures lorsque je reçois un sms de ma femme « Regarde vite la télé, un avion s'est écrasé sur New-York, ils ne savent pas si c'est un accident ou un attentat, mais c'est horrible ». Je regarde mon collègue qui devine que quelque chose ne va pas. Je lui lis alors le texto et lui dis que l'on doit trouver un poste de télévision rapidement.

     

    Nous sommes rue de Montchoisy, à quelques mètres d'Auto-Secours, un garage où Bisetto qui dispose bien d'une télévision dans son bureau, départ. A notre arrivée nous constatons que la place est prise. Le patron, le pompiste et trois collègues gendarmes sont déjà là. Ils sont livides et comme hypnotisés devant un tout petit poste de télé de remplacement, le grand écran du patron ayant lâché. Il y règne un silence de mort alors que CNN est au programme.

     

    « Venez voir les gars, c'est incroyable, c'est un attentat pas un accident » me lâche le chef de l'autre patrouille. Nous nous installons comme on peut. Je saisi une petite chaise d'enfant, rouge je m'en souviens, et me pose à droite de l'écran. Les premières images sont celles d'un avion qui percute le WTC, elles repassent en boucle.

     

    Immédiatement je me dis que ce n'est pas possible, que c'est un film, c'est du Spielberg. Je connais bien ces tours pour y être monté à trois reprises au sommet en dix ans. Je n'arrive pas à détacher mes yeux de l'écran. Les images de l'incendie sont effroyables et très vite l'on croit deviner le calvaire des gens qui se trouvent dans le bâtiment, une véritable tour infernale. Je me rapproche encore de l'écran, comme si je voulais me convaincre que ce que je vois n'est pas réel, que ce n'est pas un attentat, que c'est une bande annonce d'un film.

     

    Nous sommes dans l'horreur. Cinq minutes que nous sommes rivés devant les informations et nous avons déjà perdu tous nos repères. L'incompréhension est grande, les interrogations aussi. Qui, comment, pourquoi. L'événement nous dépasse et nul n'a de réponse.

     

    Et puis soudain, c'est le choc, celui des images en directe, où la réalité vient nous frapper de face pour nous assommer encore plus. Un deuxième avion s'écrase en "Live" sur la tour no 2 du WTC. C'est l'effroi qui nous gagne, avec ce sentiment terrible d'être nous aussi dans la tour au moment de l'impacte. Nos exclamations d'horreur accompagnent les images.

     

    La monstruosité de l'acte brise définitivement nos valeurs, nos croyances en l'humain. Ce n'est pas possible que l'homme commette de tels actes. On pense aux victimes, celles qui se trouvaient dans les tours en premier lieu, puis comme si nous les avions évincés, les passagers des avions détournés.

     

    Les informations tombent une à une. La situation est empirique aux Etats-Unis. D'autres attentats se produisent sur sol américain, dans la confusion la plus totale. Le Pentagone est la cible d'un troisième avion. Puis c'est en Pennsylvanie où un avion s'écrase. On redoute alors que des dizaines d'avions servent de bombes humaines. L'espace aérien est fermé par mesure de sécurité. Chaque nouveau flash d'informations retient toute notre attention, comme si l'on pouvait, mais est-ce possible, nous annoncer encore pire.

     

    Dans le bureau, nos regards se croisent, mais pas un mot, un silence religieux règne, nous sommes déjà en communion avec les victimes, avec le peuple américain, avec l'humanité entière aussi, mais nous ne le savons encore pas. Mes sentiments personnels se bousculent, je me sens vidé, comme si je venais de perdre quelque chose d'important en moi.

     

    Mes souvenirs se brouillent, mais je me rappelle qu'une patrouille est demandée pour deux cambrioleuses mises en fuite au centre-ville, je me souviens que personnes n'a répondu. Je me souviens que nous sommes restés deux heures dans ce bureau, à suivre les événements. Je me souviens que le comble de l'horreur est arrivé au moment de l'effondrement des tours, comme si tout ce que nous venions de vivre n'était pas suffisant, comme s'il fallait que ce jour effroyable se termine par le comble de l'horreur. Nous étions ko debout, vivant certes mais détruits par les émotions.

     

    Nous nous souvenons tous où nous étions ce jour là, c'était le 11 septembre 2001. Il a marqué nos mémoires, il a probablement changé nos vies, nos valeurs, nos croyances, notre avenir.

     

    Aujourd'hui, je suis toujours en pensées avec les victimes de ces attentats, avec ces morts innocents et ces milliers de blessés, avec leurs familles, leurs proches et tous mes collègues policiers, les pompiers et autres urgentistes qui ce jour là n'ont pas reculé face à un ennemi invisible, la cruauté des lâches.

    Walter Schlechten dit "Minet" 

     

     

  • Ni dans un camp, ni dans l'autre, alors que choisir ?

    Covid-19 / Vaccins / Pass sanitaire :
    Gros débats sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours (comme aucune télévision publique n’ose, ne peut ou ne veut en réaliser).
     
    Ce qui est terrible pour nous, simples citoyens, c’est la stigmatisation des personnes qui s’expriment, une guerre des convictions, dans un camp ou dans l’autre;
     
    Ce qui est terrible pour nous, simples citoyens, c’est la désinformation ou l’information contradictoire, dans un camp ou dans l’autre;
     
    Ce qui est terrible pour nous, simples citoyens, c’est de sentir que l’on tente de nous manipuler pas de nous convaincre, dans un camp ou dans l’autre;
     
    Ce qui est terrible pour nous, simples citoyens, c’est que même si nous ne cherchons juste qu'à comprendre, à discuter, à échanger, nous sommes immédiatement étiquetés, rangés, catalogués, dans un camp ou dans l’autre;
     
    Ce qui est terrible pour nous, simples citoyens, c’est de constater que beaucoup d’énergies sont déployées pour décider de notre mode de vie durant cette pandémie, mais si peu sont consacrées à découvrir l’origine de celle-ci, source de tous nos problèmes, dans un camp ou dans l’autre;
     
    Ce qui est terrible pour nous, simples citoyens, c’est qu’aujourd’hui on ne sait plus à qui faire confiance, dans un camp ou dans l’autre;
     
    Demeurent les décisions individuelles, personnelles, des choix assumés ou pas, des choix contraignants ou pas, des choix influencés ou pas, demeure qu’aujourd’hui on nous laisse encore la possibilité de choisir, non pas de savoir si nous souhaitons être dans un camp ou dans l’autre, mais comment nous souhaitons simplement vivre en restant libre.
     
    Minet. 

  • Il a entraîné sa propre chute, donc aujourd'hui plus qu'hier le peuple est souverain !

    Hier un politicien me demandait pourquoi un tel engagement militant de ma part lors de cette élection complémentaire.

    Tout a commencé en 2014, le mis en cause préparait alors sa nouvelle Loi sur la Police (LPol). J'avais accepté trois rencontres afin d'échanger avec lui car il était à l'écoute, enfin c'est ce que je pensais, moi l'ancien président de l'UPCP. Ma démarche n'avait rien de personnelle, je n'étais pas de sa garde rapprochée et encore moins l'un de ses corbeaux. Il en avait d'ailleurs immédiatement été convenu ainsi par lui-même : "je ne vous dois rien et vous ne me devez rien". L'avantage avec ce principe c'est qu'il laisse place à la franchise et je pouvais ainsi tenter de consolider les conditions de travail de mes collègues. Je lui avais alors entre autre expliqué que selon moi la police de proximité ne devait pas être un service dédié, pratiqué par une minorité, mais une philosophie de travail pour tous les policiers, comme à Montréal. Fidèle à son habitude, il prenait des notes sur son petit carnet tout en s'intéressant au sujet. Je me souviens que la première fois, il souhaitait m'accorder 20 minutes au coin d'une terrasse en Vieille-Ville, cela dura 70 minutes. Peu de temps après, à la lecture du projet de Loi, ma déception fut modérée, qui étais-je pour influencer un homme pareil, moi le petit Minet, trublion de la République ?                                                                                                                                                                

    Les syndicats de police ont mené une grande campagne pour le Non avec un argumentaire précis. L'histoire leur a malheureusement donné raison. Tous les travers annoncés par l'acceptation et la mise en oeuvre de cette Loi se sont produits. Certes le peuple a voté et choisi, certes des élus qui avaient pignon sur rue avaient fait campagne pour le Oui, certes les policiers passaient alors dans la presse pour des enfants gâtés plein "d'avantages", certes la criminalité a baissé rapidement mais ceci surtout grâce aux nouvelles directives du pouvoir judiciaire, pas du fait de la nouvelle LPol. Avec le recul, je me dis que c'est ce premier mensonge que nous aurions dû combattre, mais le pouvions-nous ? 

    Nous avons continué à échanger par SMS durant deux ans, occasionnellement et sans compromission, je pense qu'il appréciait ma franchise critique. Puis, est arrivé ce jour où je n'ai plus supporté cette guerre interne des services, de voir et d'écouter des collègues de police secours en souffrance, révoltés par le manque d'effectifs opérationnels pour les urgences et les réquisitions, aveuglés par la "promotion politique" de la police de proximité qui manquait pourtant elle aussi cruellement de moyens. Je lui ai fait part de mes craintes mais il n'a pas apprécié ce dernier message qui était pourtant un appel au bon-sens. On ne déconstruit pas ce que l'élu a mis en place. Il a préféré m'expliquer que la Loi avait été votée ainsi et que je devais maintenant me remettre en question en lieu et place de remonter des problèmes qui n'existaient pas selon lui. 

    C'est ce jour-là que j'ai compris qu'il n'avait aucun intérêt dans le suivi des restructuration. Son but était simplement de faire passer la nouvelle Loi, rien d'autre, comme il avait déjà pratiqué en Ville de Genève avec le Règlement sur la police municipale en 2010 (Rapm). La Lrdbhd puis la Ltvtc eurent droit au même traitement, des mises en applications très compliquées pour les services et les personnels concernés. En ce qui concerne Papyrus, attendons le rapport de la commission de contrôle de gestion. 

    Alors oui, quand l'affaire est arrivée, quand les mensonges on été avérés, la machine à remonter le temps s'est enclenchée et ce combat militant et politique que je n'avais pas envisagé s'est engagé. 

    Aujourd'hui, l'intéressé a été éloigné pour deux ans du pouvoir exécutif. Il voulait que le peuple souverain décide, le juge, refusant en amont de se retirer avec dignité. Un échec pour l'élu, pour l'homme aussi  mais il reviendra, n'en doutons pas, s'il saura se remettre en question. Demeure que maintenant il ne fait plus peur, que ses méthodes de management inadéquates sont apparues au grand jour, que sa probité politique est durablement remise en cause.

    Dimanche, ce n'était pas une victoire personnelle, c'était une victoire démocratique pour le plus grand bien du fonctionnement des institutions. Dimanche c'était un jour nouveau, celui de la reconnaissance des valeurs du plus grand nombre, celui des libertés retrouvées, celui du peuple souverain. 

    Walter SCHLECHTEN, habitant et électeur de Perly. 

  • La confiance est une plante rare, une fois arrachée elle ne repousse jamais !

    Certains tiraient déjà le signal d'alarme l'an dernier alors que d'autres croyaient que ce n'était qu'une petite histoire de course d'école, des petits mensonges répétés, que ces chamailleries allaient cesser une fois la fin de la récréation sonnée, mais il n'en est rien. 

    Nous sommes aujourd'hui devant la plus grande crise institutionnelle que Genève n'ait jamais connue. Ce sont même les fondements de l'Etat et les valeurs politiques de notre République qui sont déchus. 

    Le peuple hésite, le Parlement se plaint, le Conseil d'Etat fulmine, le pouvoir judiciaire fait appel, les partis implosent, les alliances s'effritent, les Verts surfent sur cette vague inespérée, c'est réducteur mais c'est la réalité. 

    Tout ça à cause d'un homme, un seul, un politicien dirons-nous puisqu'il en fait profession, d'un militaire, d'un ambitieux qui a fait le choix de pousser la République dans ses derniers retranchements, quitte à la détruire. 

    Visiblement, ce personnage qui compte encore quelque Walkyries à son service se prend pour le sauveur et espère, une nouvelle fois par de beaux discours, mettre dans sa poche et son escarcelle une population perdue, désabusée, abandonnée, fragilisée et donc désespérée. 

    Pourtant, au moment très intime où le peuple souverain va déposer en l'urne, il y a une condition indispensable à l'aboutissement de notre choix; nous nous devons de pouvoir pleinement accorder notre confiance.

    "Quand la foi à la parole a été détruite, sans confiance l'intimité est impossible" écrivait Henri-Frédéric Amiel.

    Je vous le dis, aujourd'hui je ne peux plus accorder ma confiance à celui par qui le mensonge est arrivé, celui à qui nous avions pourtant confié les clefs de la République. Il a tout détruit sur son passage et continue sa charge ambitieuse, avec un certain talent oratoire certes mais sans scrupules visiblement car Il broie les hommes, il brûle les valeurs, il ruine les espoirs, il piétine les institutions, il affuble la collégialité alors qu'il convoite le pouvoir, il promet beaucoup mais il sait habiller la vérité. 

    Comment encore oser lui faire confiance ? Par désespoir probablement, je ne vois que ça !

    Heureusement, nous sommes des dizaines de milliers à ne pas être désespérés, nous sommes juste exaspérés et gardons espoir avec engouement que sans ce bourreau de la République les institutions reprendront vie. Il faudra du temps, beaucoup de temps mais c'est la seule solution pour sauver les fondamentaux qui ont fait que Genève était une référence, le coeur du protestantisme, des droits humains mais aussi le lieu d'accueil d'institutions internationales observées par le monde entier. 

    Prenons de la hauteur car il n'y a nul sauveur. Par contre il y a une crise sanitaire, une crise économique, une crise politique, une crise écologique, une crise philosophique. Dans ce cadre là, dans nos démocraties seules les institutions pourront, avec la confiance du peuple, nous permettre de stabiliser la situation avant de débuter un long chemin de reconstruction, en laissant derrière nous celui qui porte les responsabilités de ce que nous pouvons appeler ce jour, un désastre.

    Ceux qui reposent au cimetière des Rois n'aimeraient pas ce qu'il est advenu, j'en suis convaincu. 

    Walter SCHLECHTEN, électeur de Perly. 

     

     

     

     

     

  • "Car sans doute, sans mensonges, il n'y aurait pas eu de procès"

    "Quel gâchis ..  mais c'est lui qui porte cette responsabilité parce que sans doute, sans mensonges, il n'y aurait eu de procès." Juste conclusion hier soir à Genève à Chaud de Sébastien Desfayes, ami politique de Pierre Maudet et avocat de profession. 

    Les éléments constitutifs d'un délit étaient donc bien réels, pas de cabale, pas de chasse aux sorcières, pas de vengeance politique, juste des faits.

    Le jugement de culpabilité rendu hier soir par le Tribunal de police est le point final de la première partie de cette pièce en trois actes, l'affaire Maudet. Vont arriver le deuxième volet, à savoir l'élection complémentaire du 7 mars 2021, où le peuple jugera librement puis, dans quelques mois, le troisième et dernier acte avec le résultat de l'appel injecté près de la Chambre pénale par les conseils du condamné. 

    Il en sera alors fini de cette histoire, ou presque. Comme l'a également  suggéré Sébastien Desfayes, Pierre Maudet aura probablement la possibilité de revenir en politique, mais pas avant cinq à dix ans. Une démission en mai 2020 lui aurait probablement permis de sortir par la grande porte et de se défendre  en toute discrétion, tel n'a pas été son choix. Même condamné, il aurait pu revenir sobrement et rapidement en politique, sans le lourd fardeau qu'il porte aujourd'hui.                       

    Espérons qu'il mette à profit ces années de recul pour effectuer cette introspection nécessaire, pour changer le sens de ses valeurs, pour modifier son comportement parfois outrancier, pour revoir sa méthodologie de gouvernance et l'emprise qu'il a sur les gens, sur les choses, sur les événements. S'il n'effectue pas ce travail sur lui-même, Pierre Maudet ne demeurera qu'une bête féroce et blessée dont tout le monde aura à nouveau peur, ce qui n'est jamais bon dans la meute politique car elle, avec le temps, pardonnera moins facilement que le peuple. 

    J'espère enfin que la famille du condamné trouvera la paix espérée, car les premières victimes de l'auteur de ces mensonges, de ce délit, ce sont ses proches, sa famille, qui eux sont innocents ne l'oublions jamais. Là aussi, quel gâchis .. mais là aussi, c'est probablement lui qui en porte aussi toute la responsabilité. 

    Walter SCHLECHTEN, ancien électeur de Pierre Maudet et habitant de Perly. 

     

    Figure de la justice tenant des écailles et une épée Photo Premium

     

     

  • Election complémentaire, il est temps de siffler la fin de la récréation !

    Le 7 mars 2021 le peuple aura enfin l'occasion de siffler la fin de la récréation, à tout le moins de désigner un nouveau responsable d'établissement. Ce que la Constituante n'a pas osé accorder au Parlement ce sont les urnes qui le proposent, soit une destitution ordonnée et une redistribution au sein du bureau des maîtres de classes.  

    Comment pourrait-il en être autrement, le lien de confiance avec le proviseur sortant est rompu et le collège est en rupture. Malgré plusieurs rentrées des classes, le programme n'est pas tenu et les contraintes se sont accumulées. Pas de rattrapage possible car la branche enseignée n'offre pas de deuxième chance, j'ai nommé La Loyauté. 

    Le mensonge a été et demeure la pire des trahisons car il est engendré par la volonté de manipuler l'autre. Il n'y a pas de petit ou de grand mensonge car dans tous les cas il s'oppose à la véracité, à l'honnêteté et à la franchise.  

    De plus, si le mensonge est réitéré, il n'y a plus de sincérité possible, même dans les remords pour autant qu'ils existent. La vie n'est pas une école facile, elle nous propose des obstacles et c'est à travers notre éducation, nos croyances, nos valeurs que nous les affrontons, parfois seul, parfois entouré de nos proches. 

    Ces mêmes proches qui sont souvent les premières victimes du mensonge égoïste et sournois. Aucune motivation personnelle ou institutionnelle ne justifie cet acte que la morale condamne, sauf s'il en va de l'intérêt supérieur de l'Etat me direz-vous mais là encore l'histoire ne l'a pas toujours confirmé.

    Le mensonge étatique est pernicieux et détruit irrémédiablement la confiance, il corrompt la capacité morale de l'homme, il instaure irrémédiablement le rejet car celui qui a été élu doit aussi pouvoir être déchu. Pour un Conseiller d'Etat, le principe de dire la vérité est un devoir, pas une option, il en va de sa dignité et de celle de nos démocraties. 

    Il est temps de siffler la fin de la récréation. 

    Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly. 

     

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  • Pandémie de la Covid-19, je ne devine qu'une seule solution !

    Alors que mon vol Lisbonne / Genève est un peu turbulent, je réfléchis sur les semaines que nous venons de traverser en Suisse, en ayant eu personnellement "la chance" de suivre les récentes actualités depuis le Portugal, un pays très touché par la pandémie. 

    Des mois que que nous écoutons, que suivons, que nous regardons, que nous obéissons, que nous ne réfléchissons plus, des mois que la Covid-19 dicte notre quotidien. 

    Des mois que nous subissons, que nous restreignons, que nous souffrons, que nous confinons, que nous oublions, des mois que les politiques dictent notre quotidien. 

    Des mois que nous vivons autrement, que nous vivons en isolement, que nous vivons masqués, que nous vivons cachés, des mois que nous vivons sans société, des mois que les mesures sanitaires dictent notre quotidien. 

    Des mois que je ne pense plus, que je ne regarde plus, que je n’envisage plus, que je n’avance plus, que je n’aime plus, des mois que la pandémie brise des vies au quotidien. 

    Et surtout il y a les malades, les hospitalisés, les décédés, il y a les bienveillants, les soignants, les médecins, les fossoyeurs, il a la vie souvent, il y a la mort parfois.

    Car en définitive ce n’est pas contre la pandémie que nous luttons mais sur ses effets, de ceux qui engendrent les peurs, les craintes, les maux, les souffrances, les espérances parfois. 

    Des mois que nous hésitons alors que les plus « grands de ce monde » ont tous dit que nous étions en guerre. 

    Face à la guerre moi je ne connais qu’une solution, l’union qui fait cette force, qui réuni les peuples, les hommes et les femmes de bonne volonté pour combattre, pour vaincre, pour gagner et protéger nos libertés, comme le passé nous l’a si souvent enseigné. 

    Sauf que cette fois il n’y a pas les hommes armés et les autres, là nous sommes tous de facto des petits soldats car si nous n’agissons pas tous ensemble nous n’y arriverons pas car là il nous faut une stratégie commune, sans quoi ces combats menés individuellement seront perdus d’avance. 

    Sachant que nous avons tous le même ennemi, engageons-nous ensemble et confinons l’Europe entière durant trois semaines, un blocus total avec certes le temps qui s’arrêtera, avec des vie qui tourneront au ralenti, avec une économie qui stagnera car en sursis, avec une vie sociale qui s’arrêtera complètement. Avec cette mesure, notre organisation occidentale sera bouleversée et pourtant on aura enfin remis l’humain au centre des débats, de la stratégie, du combat.  

    Je ne sais pas si cela est réalisable, les chinois l’ont fait donc je ne vois pas pourquoi l’Europe dont ses gouvernements sont si fiers ne le ferait pas, surtout que rien n’est impossible quand c’est le peuple qui l’exige en criant "Liberté". 

    Agissons solidairement maintenant pour mieux vivre demain, voilà ma proposition. Et pour ceux qui sont en attente d’un vaccin, considérons celui-ci comme notre deuxième ressource sachant que nous disposons tous, au plus profond de nous, une force commune pour gagner cette guerre,  ce combat qui ne sera pas le dernier soyons en certain, l’histoire nous l’a démontré. Aujourd’hui c'est une pandémie, demain probablement le climat, qui se chargent de nous le rappeler au quotidien. Cette force qui doit nous unir, c’est l'empathie et la volonté. 

    Carpe Diem. 

    Minet, habitant de Perly.

  • Le virus de la politique devrait disparaître le 7 mars 2021, voire avant !

     

    Cette situation devient insupportable, des mois que cela dure et aujourd'hui tout le monde est impacté, une véritable pandémie politique. Si nous connaissions ce genre de virus, la forme prise cette fois est redoutable.

    Souvent asymptomatique, la population n'a pas vu les dangers arriver. Une grippe saisonnière qui passe après un quinquennat pouvions-nous entendre. Pas aussi simple car très volatile, il aime à se déplacer de continent à continent, de pays à pays, de département à département, de vile en ville. Ce virus, qui reste droit comme un i, est insolent et ne tient visiblement pas compte des avis des experts qui doivent eux débattre pour avancer. Ce virus a même été déclassé, il ne fait plus partie des libéraux libres.

    Maintenant que sa dangerosité est avérée, car il est parfois radial, les victimes ont pourtant rarement droit à la parole. Ce virus engendre la peur, cet ennemi des relations humaines qui fait que les plus forts tombent en soumission et que les plus faibles demeurent dans un silence profond. 

    Certes, quelques professions libérales estiment que le mal n'est pas aussi grave qu'il n'y parait, qu'il faut faire avec pour le bien de l'économie. Malheureusement pour eux il n'y a pas de place pour le mensonge dans ce genre de combat, il n'y a que les vérités qui comptent et les rares bilans présentés ne sont pas suffisants pour y croire. Quand les symptômes sont aussi clairs c'est qu'il n'y a pas de place pour le hasard, nous ne pouvions pas attendre que toutes les urnes soient remplies pour agir. 

    Après des mois de signaux d'alerte, le virus pourrait démissionner et laisser la population en paix, ce qui permettrait à notre société d'avancer plus sereinement. Réponse le 7 mars 2021, date où selon les médias le virus devrait disparaître pour laisser à place à un nouveau de ce monde. 

    Il n'est pas impossible que ce virus devenu imprévisible disparaisse avant, vacciné par d'autres bactéries, de celles qui luttent pour le bon fonctionnement des corps. 

    "Même avec le virus de la politique, savoir se remettre ne question n'est pas qu'une invective, cela peut devenir une qualité"

    Minet, habitant de Perly. 

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  • Dans un monde idéal, la politique serait un guide merveilleux !

     Texte déposé sur mon blog il y a deux ans, il demeure d'actualité ! 

    En étudiant rapidement les points défendus par les divers partis politiques, je me rends compte qu’ils ne sont plus véritablement des opposés, telle la gauche ou la droite l'étaient il y a vingt ans. La crise aidant, tous apportent une pierre à l’édifice sociétal moderne, et même si tous se retrouvent avec un lanceur d’alerte opposé, tel un modérateur, ceci nous autorise à croire en une vision du monde constructive et évolutive si pour autant les antagonismes historiques tombent.

     

    Prenons par exemple la problématique du chômage et demandons au PLR et aux SOCIALISTES, ou à EàG et au MCG, de travailler ensemble pour déposer une projet de vie, un projet de loi, ayant comme but de faire diminuer le chômage tout en ouvrant des perspectives d’avenir à nos jeunes, le tout à travers un fil rouge qui serait la formation.

     

    Entre les projets des uns et les aspirations des autres, je suis certain que, si les antagonismes dogmatiques et historiques étaient abandonnés, ces élus arriveraient à nous proposer une vision du monde positive, socialement égalitaire et structurellement évolutive.

     

    Il en va de même avec tous les partis pour les coûts de la santé, le logement, la migration, la sécurité, la culture, le social, la fiscalité, le développent durable et même les grands travaux.

     

    Mieux vivre ensemble est possible, il ne dépend plus d’une vision universelle et fermée car naïve et nourrie d’antagonismes, mais bien de l’intelligence plurielle dont les partis politiques devraient faire preuve en réunissant leurs ressources, au pouvoir législatif comme à l'exécutif, en abandonnant les conflits d’intérêts, leurs idéaux et leurs dogmes au profit du bon sens, de leurs idées, de leurs capacités politiques à construire ensemble et ceci dans l’unique intérêt de toutes les populations qu’ils représentent. Nos élus y arrivent bien souvent en commission, alors pourquoi ne pas l'exiger plus loin. 

     

    Ce texte est naïf, j’en suis conscient, mais je pense sincèrement que les solutions se trouvent dans cette approche politique nouvelle, celle de l’intelligence collective.

     

    Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly. 

     

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  • De l'intérêt public à la volonté générale !

    Etre élu c’est avoir réussi à obtenir la confiance des citoyens. Entretenir cette confiance c’est défendre les idéaux qui ont amené l’élu à devenir représentatif de sa population.

     

    Les idéaux ou les croyances sont bien souvent les fruits des racines d’un parti. Ce parti est lui-même le résultat de l’éternel clivage entre le riche et le pauvre, la noblesse et le gueux, le patron et l’ouvrier, l’investisseur et le payeur, l’intérêt privé et l’intérêt commun, les inégalités.                                               

     

    Dans tous les cas, et depuis des siècles, ces schémas ont été remis en cause, bousculés, chahutés, critiqués, et enfin redessinés par une gauche ouvrière et une droite libérale, les rouges contre les bleus, avec un centre et des extrêmes.

     

    Et puis, sont apparus des hommes avec des idéaux technocratiques ou dogmatiques, races à part qui jonglent uniquement pour tirer le grain de l’ivraie au seul profit de leurs causes. Souvent sans scrupule, le technocrate sacrifiera tout sur l’autel la croissance dessinée par des experts. Ses pires ennemis ne sont pas le peuple ni les élections mais la crise et les chutes de la bourse, des valeurs pécuniaires ou morales. Le dogmatique lui privilégiera toujours sa cause au détriment de l’intérêt collectif. Ses pires ennemis ne sont là aussi ni le peuple ni les élections mais la crainte populaire de l’enfermement, du cloisonnement, de la restriction par un modèle unique imposé.

     

    Pourquoi cette présentation simpliste, minimaliste et incomplète me direz-vous ?

     

    Tout simplement pour rappeler à nos élus genevois que la politique est quelque chose de très simple, un exercice perpétuel et intemporel qui consiste à représenter le peuple et surtout à servir les intérêts de ce dernier, et que ces intérêts.

     

    En politique il n’y a pas de place pour l’égocentrisme, la mégalomanie, le narcissisme, la vanité, la suffisance, l’insuffisance, en politique il n’y a pas de place pour ceux qui privilégient les intérêts partisans, dogmatiques, économiques ou maçonniques, en politique il n’y pas de place pour la culture du Moi, qu'il soit rouge ou bleu, du centre ou aux extrêmes. 

     

    Alors chers élus, si vous n’arrivez pas à faire preuve d’abnégation, d’altruisme, de dévouement, de sacrifices au profit de l’intérêt général, renoncez à votre mandat et laissez la place à ceux qui se souviennent que Jean-Jacques Rousseau avait explicité les principes du droit politique, du contrat social, dans le seul intérêt du peuple, dit souverain à travers la volonté générale.

     

    Walter Schlechten, habitant de Perly.

    Photo : Le Matin 

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  • Derrière l'antisionisme se cachent parfois les germes de l'antisémitisme, parfois seulement !

    Alors que M. Ban Ki-moon s’inquiète de la montée de l’antisémitisme en Europe, ceci dans le cadre des manifestations menées pour protester contre l’offensive israélienne à Gaza, j’ai envie à mon tour de vous présenter mes craintes.

     

    En Occident, les attaquent militaires israéliennes sont actuellement assimilées à des massacres, un début d’extermination d’un peuple, d’une société civile prise en otage entre un blocus sournois et des actions militaires dignes d’une sale guerre.

     

    Au regard de la disproportion des forces en présence, avec d’un côté un Hamas qui prône la terreur avec des roquettes imprécises et des actions commandos ciblées, et de l’autre une armée israélienne moderne, suréquipée, disposant d’une puissance de feu impressionnante, qui pratique elle aussi la terreur par des actions militaires de destruction massive, nous nous devons de relever les violences de cette guerre mais aussi la disproportion des frappes menées par Israël. Cette escalade de l’activité militaire israélienne serait presque encore compréhensible si de nombreux combattants du Hamas tombaient seuls sous les bombes, mais il n’en est rien.

     

    A Gaza, la population civile, dont de très nombreux enfants, demeure la principale victime des frappes militaires de l’Etat hébreu. La lutte contre le terrorisme palestinien n’est qu’un prétexte qui sert les idéaux d’un sionisme qui ne cache plus ses ambitions.

     

    Vu d’ailleurs, la non réaction des institutions internationales et des gouvernements demeure un mystère. Si l’histoire de l’humanité a une dette face au peuple juif, et envers d’autres aussi, sachant que la Société des Nations n’a pas su éviter l’éclosion de la dernière guerre mondiale, nous pouvons nous demander pourquoi aujourd'hui l’ONU ne prend pas toutes ses responsabilités alors que dans ce conflit israélo-palestinien, les combats qui nous préoccupent à Gaza sont les plus meurtriers de tous les temps entre ces antagonistes.

     

    Selon les services d’urgences de Gaza, en plus des 8’300 blessés, au moins 1’450 Palestiniens ont péri depuis le début de l’opération, soit le 8 juillet. Côté israélien, 56 soldats sont tombés au front ou lors d’attaques du Hamas. Désormais, plus de 230'000 réfugiés palestiniens s’entassent dans des conditions de précarité extrême dans les 85 centres de l’agence de l’ONU à Gaza, sans électricité et avec très peu d’eau et de vivres (sources : Le Soir).

     

    L’Europe réagi et les protestations pacifistes menées en rue sont légitimes face au silence, face aux massacres perpétrés, face à la détresse d’un peuple et aux craintes d’un autre.

     

    Et si demain cette guerre venait à cesser, je crains fortement que si l’Etat d’Israël a probablement fragilisé opérationnellement le Hamas, il aura par contre par ses actes activé une montée indirecte de l'antisionisme, et deuxièmement engendré une génération palestinienne d’enfants de la guerre qui eux n’auront sans aucun doute pas la place dans leur cœur pour respecter un Etat Hébreu génocidaire.

     

    Face à une guerre qui semble éternelle entre deux peuples qui devront coûte que coûte vivre sur un même sol, l’Europe impuissante se réveille, se révolte. Malheureusement, face aux images insoutenables de ce conflit, la haine remplace parfois la colère, et ce sont effectivement des cris antisémites qui montent aux barricades derrière le voile de l'antisionisme. Ceux-ci rappellent aussi aux grands de ce monde que la paix sociale mondiale est bien fragile.

     

    Walter Schlechten, habitant de Perly. 

  • Un unique et très puissant syndicat de police à Genève, une utopie ?

     

    En ces temps syndicaux orageux, où ni la pluie ni le beau temps ne semblent s’imposer, l’avenir même des syndicats de police se doit d’être envisagé.

     

    Avec la probable acceptation par le Parlement, fin août, de la nouvelle Loi sur la Police (LPol), c’est en effet toute la structure de la police qui sera redessinée. Le tronc commun et l’école unique en seront les principaux enjeux, socles nécessaires pour assurer la réussite d’une mise en application organisationnelle globale.

     

    Au-delà de cette importante modification, c’est surtout une désacralisation de la gendarmerie, de la police judiciaire et de la police internationale que nous observerons. La fin des ces structures, sous leurs formes actuelles et totalement individuelles, va logiquement diminuer la portée de leurs syndicats respectifs. On peut même se demander si le projet de loi initial n’avait pas aussi comme but politique inavoué d’affaiblir et d'éliminer l’UPCP, le puissant syndicat des gendarmes ? A ce jour, personne n’a la réponse à cette supposition.  

    Demeure le fait que ces mêmes syndicats, aujourd’hui en lutte et regroupés sous l’étendard symbolique et associatif du Groupement des Associations de Polices (GAP), vont devoir se restructurer eux aussi. Une fusion deviendrait alors une évidence, telle une nécessité, une logique stratégique car d’intérêts communs.

     

    Si cette réorganisation des syndicats devait voir le jour, il faudra alors vérifier que le proverbe qui affirme que « l’union fait la force » est une réalité. Il n’est en effet pas inenvisageable qu’un syndicat de police unique, solidaire car enfin concerné par les mêmes problèmes, les mêmes enjeux, composé de plus de deux mille membres et d’un comité renforcé, devienne un partenaire incontournable dans le paysage syndical, politique et médiatique genevois.

     

    Ce même syndicat deviendrait à son tour la plus grande section de Suisse auprès de l’organe faîtier, que représente la Fédération Suisse des Fonctionnaires de Police (FSFP), dont le Président actuel est un policier genevois, je vous le rappelle.   

     

    Walter Schlechten, habitant de Perly. 

  • Tristes élections, la politique genevoise s’est aseptisée constitutionnellement !

     

    Tristes élections, issues d’une nouvelle constitution qui souhaitait améliorer la démocratie.

     

    Tristes élections, où des listes électorales dissimulent les véritables enjeux sociétaux.

     

    Tristes élections, où les qualités individuelles sont noyées dans des stratégies de partis.

     

    Tristes élections, où aucun programme politique n’est proposé pour un avenir incertain.

     

    Tristes élections, où le choix proposé en candidats est insuffisant, partisan, sclérosé.

     

    Tristes élections, où la proximité politique furtive des stands vend un rêve utopique.

     

    Tristes élections, où personne ne prend le taureau par les cornes pour guider Genève.

     

    Tristes élections, où aucun n’ose peindre le diable économique sur la muraille.

     

    Tristes élections, où les tissus sociaux sont délaissés  par la gauche des bobos.

     

    Tristes élections, où aucune pression syndicale n’a émergé par manque de courage.

     

    Tristes élections, où les conflits de personnes gagnent sur les conflits d’idéaux.

     

    Tristes élections, où  le peuple sait que, peu importe les élus, rien ne changera durant cinqu ans, la conjoncture ne se prêtant pas à d’éventuelles améliorations, la crise étant encore bien présente alors que la relance attendue ne point pas à l’horizon.

     

    Tristes élections, où j’ai voté pour :

     

    Pierre Maudet pour son intelligence et sa véritable stature d’homme politique ;

     

    Luc Barthassat pour son expérience fédérale et son approche agraire de la politique ;

     

    Mauro Poggia pour son combat fédéral et son pragmatisme verbal politique ;

     

    Serge Dal Busco pour sa force d’analyse et sa proximité politique avec les communes ;

     

    François Longchamp pour son expérience des institutions et ses repères politiques ;

     

    Anne Emery-Torracinta pour son combat de gauche et son courage politique ;

     

    Eric Stauffer pour sa persévérance politique et son combat inégal face aux dogmes.

     

    Tristes élections, où je n’ai pas voté pour :

     

    Thierry Apotheloz qui n’a pas l’envergure, doit siéger au Grand Conseil pour s’aguerrir ;  

     

    Antonio Hodgers qui abuse des dogmes et est profondément un gauchiste écologiste ;

     

    Céline Amaudruz qui n’est pas prête, devrait siéger au Grand Conseil quelques années ;

     

    Isabel Rochat qui n’a aucun bilan, néophyte elle a été broyée par la machine étatique.

     

    Tristes élections, et pourtant, j’ai voté en mon âme et conscience en espérant un monde meilleur pour demain, tout en croyant que le Parlement sera lui travailler dans un seul but, éviter que Genève ne sombre économiquement, socialement, écologiquement, internationalement, politiquement.

     

    Walter Schlechten, habitant de Perly.   

     

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  • Le diable est sur la muraille, et maintenant on fait comment ?

    Tout comme la population genevoise, j’ai accordé 20 % de mes voix au MCG. Comme la plupart de ces électeurs mon vote était un acte de protestation. Il était dirigé contre les partis gouvernementaux qui n’ont pas su trouver des solutions aux problèmes des résidents genevois.  

     

    La dernière législature a en effet été marquée par les affaires, les "genfereï", et l’incurie du Conseil d’Etat, alors qu'une crise économique s'abattait sur l'Europe. Dans ce pouvoir exécutif, seul David Hiler a su tenir la baraque en tentant de juguler la dette étatique avec des budgets maîtrisés. Certes, la dernière année fut marquée par la présence emblématique de Pierre Maudet, fraîchement élu Conseiller d’Etat, mais cela est totalement insuffisant pour tirer un bilan positif des mandats écoulés.

     

    Le Parlement, lui, s’est noyé tout seul au regard de la multitude des dossiers et la charge insurmontable des modifications législatives, ceci sans parler des travaux de la Constituante qui n’a pas osé déposer une véritable vision d’avenir constitutionnelle, se contentant de se satisfaire d'une vision du monde actuelle, mais si consensuelle.

     

    Reste qu’un quinquennat va débuter avec une structure parlementaire inédite, constituée de sept partis qui pourraient représenter trois blocs, et encore rien n’est aussi certain tant la balance penche à droite. 

     

    Aujourd’hui, les partis gouvernementaux genevois classiques doivent se rendre compte que l’émergence du MCG et la consolidation de l’UDC ne sont pas des épiphénomènes en lien avec la crise, mais bien de nouveaux outils politiques avec lesquels il faudra travailler.

     

    Demeure que si la législature précédente n’a pas su trouver les solutions aux problèmes soulevés par la population genevoise, dans celle qui s’ouvre nos élus n'auront pas droit à l’erreur sachant que tous les partis doivent retrouver le bon sens politique nécessaire pour défendre leurs idées tout en ravalant leurs idéaux, leurs dogmes. C’est le prix à payer pour que des projets politiques aboutissent au profil d’une population qui ne se contentera plus de slogans ou de tronches de gendres idéaux.

     

    La politique c’est avant tout avoir une véritable vision d’avenir pour la génération future, tout en améliorant aujourd’hui les problèmes structuraux reconnus, en instaurant les projets évolutifs nécessaires au mieux vivre ensemble.

     

    Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly.

     

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  • "Hommage à Adeline"

    Croire en l’humain est probablement une richesse, une grandeur d’esprit qui doit nous ouvrir sur le monde.

     

    Croire en l’humain est sûrement un don, une qualité qui nous investi d’une mission sociétale, d’un sacerdoce.

     

    Croire en l’humain est évidement une utopie, une vision du monde qui se veut rassurante pour nous-mêmes, pour nos proches, pour nos enfants.

     

    Croire en l’humain c’est aussi s’abandonner un peu plus, offrir un respect et une confiance à celui qui les avait bafoués.

     

    Croire en l’humain c’est également fermer les yeux sur les horreurs commises par l’homme, à travers ses actes, ses gestes, ses mots, ses choix, ses décisions, ses sacrifices, ses intérêts.

     

    Croire en l’humain c’est s’offrir un peu, c’est donner de son temps à celui qui n’en a pas, c’est donner de son âme à celui qui n’en a plus.

     

    Croire en l’humain c’est avoir confiance en soit, en l’autre, c’est se convaincre que l’homme peut changer, devenir meilleur.

     

    Croire en l’humain c’est mener un combat contre une société qui n’aime pas la différence, qui n’aime plus l’indifférence, qui vit de convictions, d'idéaux préconstruits. 

     

    Croire en l’humain, c'est observer pour ne pas devenir comme eux, comme ceux qui condamnent à mort, comme ceux qui donnent la mort.

     

    Croire en l’humain, c’est mourir un peu, c’est rendre orphelins les préjugés, ceux qui guident le bien et le mal.

     

    Croire en l’humain, c’est prendre le risque de se tromper, pas sur ses choix, pas sur ses croyances, mais sur la possibilité que l’homme sache évoluer, se reconstruire, se réinsérer.

     

    Ces gens qui, au quotidien, travaillent et vivent avec cet espoir fou, cette vision humaniste d’un monde meilleur, ces gens là méritent tout notre respect car ils sont rares. Ils entretiennent une lueur d’espoir qui doit nous laisser croire que fondamentalement l’homme est bon, que nos enfants ont un avenir dans une société qui pourtant tous les jours assassine un peu plus nos fondamentaux.

     

    Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly. 

     

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