Walter SCHLECHTEN, Minet libre-penseur ! - Page 5

  • Interpellation urgente écrite au Grand Conseil - IUE 1966 / 1


    "Exercice de style"

     

    Secrétariat du Grand Conseil           IUE 1966/1

     

    Interpellation présentée par un habitant de la Croix-de-Rozon :

    M. Walter Schlechten

     

    Date de dépôt : 16 octobre 2012

     

     

    Interpellation urgente écrite

    Sécurité routière, il devient urgent de rendre obligatoire le port du gilet jaune pour les cyclistes, usagers de la route qui se retrouvent en danger des aurores à l’aube.  

     

     

    Mesdames et

    Messieurs les députés,

     

    La politique menée par le Conseil d’Etat en matière de mobilité douce, soutenue par le Parlement, aspire à une diminution du parc automobile en Ville de Genève pour le trafic pendulaire et usuel.

     

    On devine une ambition toute relative afin d’améliorer les prestations des TPG, et une autre incitative auprès de la population pour qu’elle adopte le cycle comme principal article de la mobilité douce préconisée.

     

    Ainsi, le marché des deux-roues, motorisés ou pas, a explosé. Conséquences, l’offre de stationnement ne correspond déjà plus à cette mutation durable. Motos, scooters et cycles parsèment nos trottoirs. Les modifications comportementales attendues à travers l’abandon de la voiture se dessinent. Elles ont aussi des répercutions sur nos routes.

     

    Pistes et bandes cyclables fleurissent, mais elles demeurent insuffisantes pour assurer la sécurité espérée aux cyclistes, usagers qui bien souvent ignorent l’obligation d’utilisation de ses sites.

     

    Le véritable problème sécuritaire, soulevé par cette motion, est celui de la visibilité des deux-roues non motorisé et des cyclistes, surtout de nuit ou par mauvaise visibilité. Si les lois, les règlements et les ordonnances régissent l’équipement des cycles, les usagers eux ne sont soumis à aucune contrainte.

     

    Pourtant, en matière de prévention et de conseils, il existe bien des artifices pour améliorer la visibilité des cyclistes ou de leur engin, mais nous nous devons d’admettre que seul le port du gilet jaune fluorescent représente une garantie suffisante. 

     

    En effet, trop de citoyens, enfant ou adulte, circulent des aurores à l’aube sans prendre soin de s’assurer qu’ils sont visibles. Pire encore, nombreux sont ceux qui trouvent moyen d’être vêtus de sombre. Une mise en danger dont on ne saurait faire porter la responsabilité aux autres usagers de la route. Ceux-ci se doivent certes d’être prudents, d’être attentif, de faire preuve d’égards, mais pour cela faut il encore que le danger éventuel soit visible, identifiable.

     

    Les amoureux de la petite reine, dont ceux qui ne voudront pas s’encombrer ou s’accoutrer d’un gilet jaune, argumenteront que l’amélioration des éclairages publics se doit d’être la première mesure entreprise. Celle-ci est complémentaire et fait déjà partie des aménagements envisagés, mais la responsabilisation de l’humain passe par l’acte personnel, individuel, sécuritaire et pratique.


    Dans le mieux vivre ensemble il y a aussi le mieux circuler ensemble. Afin de réaliser cet objectif, chacun doit prendre ses responsabilités, l’Etat, les usagers motorisés de la route et les cyclistes.

     

    Afin d’assurer la sécurité des cyclistes, il devient urgent, au niveau cantonal, de rendre obligatoire le port du gilet jaune fluorescent pour cette catégorie d’usager, de la tombée de la nuit au levé du jour, ainsi que par conditions météorologiques engendrant une mauvaise visibilité. Nos élus, à qui s’adresse cette interpellation, sauront-t-il prendre toute la mesure de cette urgence ?

  • Hommage à Gilles Duchoud, dit "Gillou"

    Gillou, mon Gillou, toi le dernier flic à l'ancienne, le poète du bitume, l'ours au grand coeur, toi qui donnais des baffes à la vie et des noms d'oiseux aux cons, là tu ne nous fais plus rire, bien au contraire. Ton départ est prématuré et le fruit d'une grande injustice. 

     

    Dans la vie, il y a ceux dont on se souviendra, et il y a ceux que l'on n'oubliera jamais. Toi, tu fais partie des deux car on se souviendra de toi éternellement et jamais nous n'oublierons tous les bons moments partagés, en rue ou à table. 

     

    Tu soignais rarement la présentation, mais tu accordais énormément de valeur à la qualité des produits, au goût et aux saveurs de la vie. Tu auras été mon dernier chef de groupe à Rive, que de souvenirs engendrés, que de rires partagés, que de soucis éliminés, que d’histoires de comptoir échangées.  

     

    Tu étais devenu une légende urbaine. Un homme brut de décoffrage mais doté d’une très grande sensibilité envers tes amis, tes collègues et tes proches. Ceux qui se faisaient appeler « sculpteur de nuages, marchand de brouillard, professeur de chant pour oiseaux » sont orphelins ce matin, et nous en deuil.

     

    Alors, mon Gillou, quand au détour d’un songe tu reviendras nous voir, peux-tu s’il te plaît distribuer quelques tirades aux vivants qui nous pourrissent la vie, juste pour qu’ils se souviennent que Gillou veille sur nous, juste pour tes anecdotes continuent à nous faire dire que tu étais un type incroyable.

     

    Là, nous sommes tristes à cause de toi, je te déteste ce matin, même si je sais que tu as bouffé la vie comme on dévore un succulent repas, sans en perdre une miette. Visiblement, tu n'avais plus la place pour le dessert de la retraite. 

     

    C’est à son épouse, à ses enfants, à ses proches, à ses amis, à ses collègues dans la peine et la douleur que je souhaite faire savoir que mon amitié vous accompagne dans cette épreuve. Du fond du cœur, je vous exprime mes plus sincères condoléances.

     

    A toi Gillou, je te dis adieu mon ami.

     

    Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon

     

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  • Hommage à Monique Stadlmayer

    Mon cœur est triste ce soir, cette saloperie de maladie a emporté une belle personne. Une injustice de plus qui a frappé une femme souriante, dévouée, engagée et courageuse. Ta lutte contre la maladie a été longue, si longue. De plus, tu n’as pas été épargnée par les embûches de la vie, ton compagnon t’ayant été arraché sans prévenir. Ce soir je sais que tu as rejoins l’homme que tu aimais, ce soir je sais que tu ne souffres plus, ce soir je te sais sereine. 

    C’est à mon arrivée à l’UPCP que nous avons fait connaissance, toi la grande et moi le petit. Tu avais l’expérience du comité, l’expérience des négociations contractuelles, l’expérience de la vie aussi. Ton parcours professionnel n’a pas été simple car tu en voulais, comme si tu avais perpétuellement cherché à être l’égal de l’homme dans cette profession masculine. Pourtant, à travers tes combats, tous tes combats, tu as été bien plus forte que bien des hommes.

    C’est souvent une leçon de vie que tu nous donnais en nous rappelant des principes élémentaires. Tu n’oubliais jamais les malades et ceux touchés par le malheur dans nos corporations. Nombreux sont ceux et celles qui ont reçu ta visite, avec cette empathie et ce sourire qui te caractérisaient si bien. Tu savais aussi remettre les chics-molles en place, avec toi il ne fallait pas se plaindre pour rien, il fallait lutter, il fallait avancer sans rien attendre des autres.

    Tu n’étais pas religieusement croyante, il me semble, mais tu aimais à croire que l’esprit humain avait la force de, le pouvoir de, si la volonté était là. Je me rappelle de cette discussion où nous avions parlé de ta maladie, je t'avais offert mon écoute mais tu avais déjà cette conviction profonde que la solution était là, juste au dessus de ta tête, à travers cet esprit, cette âme, telle une présence, une puissance capable de tout qui émane de nous et qui ne vient pas d’ailleurs.

    Ton sourire et ton regard pétillant étaient une lumière perpétuelle pour nous, tout comme tes coups de gueule étaient redoutables, redoutés. Tu es la première femme que j’ai connue qui voulait se battre comme un homme, avec les mots, avec force, avec une présence physique qui démontrait ton engagement, tout en gardant cette sensibilité féminine. 

    Pour ces quelques années partagées avec toi, pas toujours dans la bonne humeur mais noyées dans la franchise, je te dis merci ce soir. Tu sais, je ne savais pas que tu étais au Chuv, sinon je serais venu te dire au revoir, comme toi tu l'as fait pour bon nombre de nos malades à qui tu rendais visite. Tu méritais mon amitié, tu méritais cet au revoir. 

    Repose en paix Monique, toi qui pensais qu'il y avait quelque chose de positif qui émanait de l'humain, une force sans nom, sans visage, et bien elle est  si présente en ce jour de deuil qu’elle nous accompagne à travers notre chagrin, comme si tu étais encore là. 

    Tu resteras à jamais en nos cœurs, comme une femme d’exception qui voulait aller au bout de ses rêves. Que ceux-ci soient exhaussés là où tu reposes, car la souffrance n’est plus ton quotidien, car la maladie n’est plus le seul chemin, car la paix est en toi revenue.

     

    Avec sincérité et toute mon amitié, je te dis adieu Monique.

     

    Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon

    Ancien président de l’UPCP

     

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  • Constitution : dire non serait un acte profondément démocratique !

    Depuis quelques jours, des citoyens influents favorables au projet de constitution sortent du bois. Il faut dire qu’ils ont vu de quel bois se chauffent les opposants, décriant le projet de toutes flammes, arguments révélateurs pointés au tisonnier.

     

    La crainte, la peur, de voir échouer ce projet est grande. A travers un tel échec, que de gens d’esprits remis en cause, que d’heures gaspillées pour des consensus, que d’agent dépensé pour un projet sans ambition, sans mémoire, sans fondamentaux surtout.

     

    Un refus, un rejet du projet de constitution serait une "Genfereï" de plus, certes mais il serait surtout un échec individuel, personnel, démocratique de la Constituante. J’y devine alors une mauvaise lecture qui a été faite de l’environnement sociétal qui nous accompagne, qui nous guide, qui nous fait avancer, et  une méconnaissance des responsabilités fondamentales qui sont les nôtres, qui sont les vôtres face à l’avenir.

     

    Lors de l’élection des membres qui composent celle-ci, j’avais pourtant pris le soin de panacher mon bulletin de vote. Des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, de gauche, du centre, de droite, décelant des jeunes loups innovants et téméraires où des chefs de meute, mémoires vivantes et garants de nos valeurs, de nos repères sociétaux, de notre histoire. Un espoir fou que ces générations sauraient se rencontrer, fusionner. 

     

    Le résultat est tout autre. Un report massif des responsabilités sur l’Etat à travers un catalogue démuni de nos valeurs et de nos repères historiques, démuni d’ambition et du mieux vivre ensemble, une énumération des différences qui ne fait que les stigmatiser, comme si justification il devait y avoir pour les valoriser.

     

    La constitution doit représenter les droits et les devoirs fondamentaux et élémentaires de tous, des personnes morales et physiques, de la population comme des voyageurs, de l’Etat et des institutions.

     

    La constitution c’est le livre de chevet de la démocratie, celle-là même qui nous offre la richesse humaine de se prononcer et d’oser dire non.

     "Dire non ce n'est pas refuser, c'est demander une autre vision du monde"

    Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

  • La citation est un devoir d'écriture, bonne ou mauvaise, parfois elle demeure dans les mémoires.

    « Aucun Prophète au monde ne saurait justifier toute cette violence ; aucun Dieu au monde ne saurait tolérer toute cette haine ; aucune homme au monde ne devrait accepter d'être soumis »

     

    « Ce soir une étoile de plus brillera dans le ciel, un ange ce matin a rejoint les lumières éternelles, car ni l'amour, ni le courage, n'auront suffi à vaincre la maladie. Je te sais maintenant en paix et libérée de la souffrance »

     

     

    « Confondre le développement durable et l'écologie des transports, c'est se tromper d'objectif et tuer la mobilité douce »

     

     

    « En politique il n'y a ni perdant ni gagnant, même si les dés sont pipés »

     

     

    « En religion, les hommes ont rarement le même Dieu mais ont souvent les mêmes croyances. En politique, c'est le contraire » 

     

     

    « Faut-il choisir ses cadres pour être certain d'être bien encadré, ou faut-il bien encadrer pour choisir ses cadres »

     

     

    « Hier j'ai partagé un instant de vie avec un homme mourant, rongé par la maladie. Les quelques mots échangés ont été d'une grande richesse, pour moi, pour lui. J'ai deviné un sourire sur son visage marqué, il a deviné une larme sur le mien heureux. Il nous reste tous un chemin à parcourir, mais seul l'instant présent compte, car il restera unique en nos vies »

      

     

    «Il y a des métiers où l'horaire dicte la durée de votre travail et il y a des professions où le travail dicte la durée de vos horaires » 

     

     

    « La Constitution est la bible moderne du peuple, il recherche dedans des écrits du passé qui lui parlent de son avenir »

     

     

    « La croissance est comme la gourmandise, elle fait grossir mais n'est pas garante d'un développement durable »

     

     

    « La grande différence entre faire de la politique et s'engager en politique, dans le premier cas on défend les idéaux d'un parti, dans le deuxième cas on défend les intérêts du peuple »

     

     

     « La lutte contre la maladie est un chemin plein d'embûches, qui ne réserve pas souvent de bonne surprise, même si à la lisière d'un tournant on ose y deviner l'espoir, celui du vivre mieux, de ne pas souffrir, de ne plus souffrir »

     

     

    « La richesse en politique c'est de pouvoir y exposer des idées nouvelles, la pauvreté en politique c'est de se retrouver dans la minorité »

     

     

    « L'avenir politique de l'homme, c'est aujourd'hui déjà, car demain ne sera en réalité que le reflet des erreurs d'hier » 

     

     

    « Le jour où un politicien dira ce qu'il pense et pas seulement ce que le peuple veut entendre, alors je croirai en la politique évolutive, en l'indépendance des idées face aux dogmes, en la démocratie participative »

     

     

    « Le labeur, le beurre, l'argent du beurre et les indemnités. Stop, la Suisse ne doit plus se laisser dicter la loi par nos amis européens »

     

     

    « Léger, le peuple se plaît dans la mobilité ; les élus, dans la gravité »

     

     

    « La politique n'est pas une maladie, elle n'est qu'un symptôme de l'homme »

     

     

    « Les vraies fausses idées ne sont pas des idées »

     

     

    « Le triomphe de la morale sur la politique fera que l'intérêt du plus grand nombre redeviendra un pilier de la démocratie » 

     

     

    « Le véritable problème des votations, c'est que le plus grand nombre vote pour un intérêt personnel qui est celui de la stabilité sociale, juste pour se rassurer et effacer les craintes du lendemain, alors que l'avenir c'est justement l'évolution positive de la société sous le signe de l'intérêt public général » 

     

     

    « Mieux vivre ensemble, voilà ma position politique »

     

     

    « Une zone d'ombre parvient à noyer mon écriture, telle une sanction qui tomberait du ciel, des cieux, des Dieux, les seuls à détenir le pouvoir de la pensée unique, de la lecture divine et du pouvoir du silence »

     

     

    « Vivre avec une Constitution qui a construit nos fondamentaux ou mourir avec une Constitution qui veut sacraliser la pensée bienveillante pour sauver nos consciences, mon choix est fait » 

     

     

    Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

  • Un projet sans capitale n'est pas un projet constitutionnel.

    Ce soir j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai tenté de lire le projet de constitution soumis à votation cantonale le 14 octobre 2012. Malheureusement, j'ai échoué dans cet exercice laborieux mais ma conviction est fondée. Je partage donc avec vous les premières flammes qui m'ont brûlé les yeux : 


    Dispositions générales

     

    Il n’y est pas mentionné que la capitale du Canton est la Ville de Genève.

     

    Il n’y est pas mentionné que la cohésion cantonale est menée dans le respect de la diversité culturelle.

     

    Il n’est pas mentionné que toute personne est tenue d’accomplir les devoirs que lui imposent la Constitution et la législation, ni qu’elle doit assumer sa part de responsabilité envers sa famille et l’environnement.

     

     

    Droits fondamentaux

     

    La dignité humaine est inviolable alors qu’elle se devrait d’être intangible.

     

    Garantir constitutionnellement l’accès des personnes handicapées aux bâtiments, installations et équipements, est un mandat qui ne pourra jamais pleinement être respecté à travers toutes les constructions existantes, il aurait été préférable que l’Etat et les communes prennent des mesures en vue de compenser les inégalités qui frappent les handicapés et de favoriser leur autonomie et leur intégration économique et sociale.

     

    Le libre choix du domicile et du lieu de séjour n’y est pas garanti.

     

    Droits politiques

     

    Le syndrome de la parité, qui n’ose pas porter son nom, s’exclame à travers un Etat qui promeut une représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des autorités, alors que le coefficient de calcul de cet équilibre n’est pas mentionné (candidats-élus-parité simple).

     

    * * *

     

    J’arrête là, sachant que cette proposition de constitution est trop lourde, trop longue, elle comporte 237 articles, alors que la constitution fribourgeoise en a 153 et la vaudoise 180, allez comprendre. 

     

    Je vous souhaite néanmoins une bonne lecture du projet de constitution de la République et canton de Genève, sachant que pour ma part je le refuserai lors de la votation du 14 octobre 2012. 

     

    Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon. 

  • J'ai égaré ma liberté de pensée !

    Chers lecteurs, chères lectrices, 

    Pour des raisons indépendantes de ma volonté, cette nuit j'ai égaré ma liberté de pensée. Je ne sais si la cause en est un défaut technique, une erreur de manipulation, une lecture inappropriée d'un mode d'emploi ou une mauvaise interprétation de l'usage qui en était fait, reste que cette liberté là s'est égarée. 

    Donc, en attendant de retrouver celle-ci, je vais devoir écrire autrement, en y apposant une réflexion différente car cintrée par de grands murs habillés de barbelés, les mêmes qui limitent l'accès à la liberté dans une prison.

    Sentiment étrange que de regarder le monde depuis le point zéro, comme si un danger se devait d'être maîtrisé, comme si un langage cloisonné avait moins de valeur que celui d'un homme libre, comme si les cris et les mots n’étaient plus les outils de la parole, de l’écriture, et les armes nécessaires face à l’injustice des hommes ou à l’intolérance de nos démocraties.

    Reste que ma loyauté d'écriture demeure, à mon humble niveau, un plaisir que je vais continuer de partager avec vous sur des sujets de société, en ma qualité de citoyen du canton et d'habitant de La Croix-de-Rozon, tout comme avant. 

    Belle journée à vous, car c'est un temps idéal pour plonger dans un bon livre.                             

    Walter Schlechten, un Minet habitant la Croix-de-Rozon. 

  • 2013-2021, les enjeux politiques pour Genève !

     

    Face à la mondialisation, face aux profondes modifications sociétales qui régissent notre cadre de vie, face à la crise économique et à la disparition de nos valeurs morales, il demeure pour Genève des enjeux politiques importants dans les années à venir.

     

    Premièrement, la gestion de la dette reste la priorité, source d’équilibre au bord d’un précipice dans lequel nous ne pouvons nous permettre de tomber, avancer avec une dette maîtrisée est devenu une obligation politique, l’enjeu majeur de la décennie qui se présente à nous.

     

    Deuxièmement, même si l’Etat ne peut pas s’autoriser de ne plus investir, il se doit de trouver des partenaires privés. Les grands travaux se doivent eux aussi d’être mieux réfléchis, maîtrisés, achevés dans le respect des besoins, des attentes et des priorités. Relancer économiquement le système à travers des investissements c’est bien, rentabiliser ces investissements par une politique claire et globale, au sujet des transports, du  logement, de l’éducation, du social et de la sécurité, c'est mieux. Si je ne mentionne pas l’emploi, c’est qu’il est positivement influencé par une politique menée avec discernement, à travers la matérialisation des projets source d’activités productives.

     

    Troisièmement, Genève doit retrouver des normes sociales, nous ne pouvons continuer à vivre dans une région où les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres,  où la classe moyenne et les familles vivent en équilibre face aux charges et avec un coût de la vie qui devance perpétuellement l’inflation. A revenus comparés, la vie est plus compliquée, car instable, à Genève que dans le reste de la Suisse pour la classe moyenne inférieure. Nous ne pouvons pas nous permettre de voir plus de gens encore tomber dans l’assistance, l’aide sociale et la misère humaine. La solidarité sociale doit redevenir un pilier sociétal.

     

    Enfin, Genève se doit de garder son statut international, il en va de sa survie, de son image, de son développement, de sa position arbitrale mondiale. A n’en pas douter, une maîtrise des trois premiers points relevés devrait irrémédiablement soigner la carte de visite de Genève.

     

    Reste à trouver, avec pragmatisme, les solutions politiques pour y parvenir. Reste à trouver, avec réalisme et sans dogmatisme, des hommes et des femmes prêts à relever ces défis face aux milieux économiques qu’il faudra convaincre.

     

    La sphère politique se doit de réagir aujourd’hui, à travers une remise en question profonde, le travaille de la Constituante n’ayant pas été suffisamment loin. Il en va de la responsabilité des élus, de la crédibilité structurelle du système politique, et de l’avenir de tous.

     

    Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon. 

  • Quelle société laisserons-nous à nos enfants, mais quels enfants laisserons-nous à cette société ?

    Il y a des jours où je préférerais ne pas me réveiller pour prendre connaissance des dernières informations. Il y a des jours où je me demande si les experts de ce monde ont une quelle conque expérience humaine des sujets dont ils traitent. 

    (Reprise partielle de mes billets d'octobre 2011)

     

    Ainsi donc Jean-Félix Savary, secrétaire général du Groupement romand d'études des addictions (GREA) sollicite ce matin une dépénalisation de la drogue ; 

     

    Ainsi donc la guerre mondiale contre les drogues a échoué, avec des conséquences dévastatrices pour les hommes et pour les sociétés du monde entier ;

     

    Ainsi donc il faut mettre un terme à la criminalisation, à la marginalisation et à la stigmatisation des consommateurs de drogues qui ne cause pas de préjudice à autrui ;

     

    Ainsi donc il faut rejeter les idées préconçues sur le trafic, la consommation et la dépendance au lieu des les renforcer ;

     

    Ainsi donc il faut encourager l'expérimentation par les gouvernements de modèles de régulation légale des drogues, de manière à réduire le pouvoir du crime organisé et à protéger la santé et la sécurité des citoyens ;

     

    Ainsi donc cette recommandation s'applique particulièrement au cannabis, pour d'autres drogues il faudrait encourager également d'autres expériences en matière de dépénalisation et de réglementation capables d'atteindre les mêmes objectifs.

     

    La politique des drogues menée à ce jour aurait eu comme effets pervers :

     

    1. Le développement d'un « gigantesque marché noir criminel » financé par les bénéfices exponentiels générés par la satisfaction de la demande internationale en drogues illicites.

     

    2.  D'importants errements politiques, résultant des ressources allouées au financement d'un vaste système de répression contre ce marché criminel.

     

    3.  Le déplacement géographique, aussi appelé « effet ballon », dû au changement des régions de production dans le but de contourner les mesures répressives.

     

    4.  Le changement de substance, ou le passage des consommateurs à d'autres substances lorsque leur drogue habituelle devient difficile à obtenir, par exemple suite à des mesures de répression.

     

    5.  La stigmatisation, la marginalisation et l'exclusion sociale des toxicomanes.

     

    http://www.idpc.net/sites/default/files/library/Global_Co...

     

    Ce sont donc notamment ces raisons qui poussent ces "experts" à tenir un discours aussi ouvert, aussi permissif, aussi irresponsable car ne tenant pas compte des réalités de la toxicomanie, de la demande et de l'offre perpétuelles, des contraintes physiques et psychiques des cures et autres prescriptions régulées qui ramènent si souvent le drogué à une consommation parallèle à son traitement.

     

    Ma colère est grande face à l'irresponsabilité des hommes et des femmes qui préconisent la dépénalisation des drogues, sachant que si la politique des quatre piliers n'est pas aboutie à travers ses priorités, elle demeure la seule solution envisageable pour l'instant. Je vous en rappelle les fondamentaux :

     

    Le pilier « prévention » contribue à la réduction de la consommation de drogues en évitant que les gens ne se mettent à en consommer et ne développent une dépendance.


    Le pilier « thérapie » contribue à la réduction de la con sommation de drogues en permettant de sortir d’une dépendance ou à en préserver la possibilité. Elle contribue en outre à la promotion de l’intégration sociale et de la santé des personnes traitées.

    Le pilier « réduction des risques » contribue à minimiser les effets négatifs de la consommation de drogues sur les usagers et – indirectement – sur la société en rendant possible une consommation entraînant moins de problèmes individuels et sociaux.

    Le pilier « répression et régulation du marché » contribue, par des mesures de régulation servant à appliquer l’interdiction des drogues illégales, à réduire les effets négatifs de la consommation de drogues.

    La dépénalisation ne représenterait qu'un désastre humain de plus, un signe fort de la perte des valeurs de notre société, de nos repères, dans une société justement à la recherche de celles-ci car disparues à travers une vision du monde utopique de nos politiques de gauche. Mais si la droite veux si mettre aussi, pas de problème, après il faudra en assumer les conséquences mais je ne suis pas certain que nos aînés suivent sur ce chemin là.


    Pour ceux qui comme moi ont des connaissances plongées dans la toxicomanie, posez cette simple question : "d'homme à homme, et pour l'avenir de nos enfants, êtes-vous pour la dépénalisation des drogues ?"

     

    Les réponses seront franches, sans équivoque et unanimes : "NON".

    Il en va de l'avenir de nos enfants et mes convictions sont grandes sur ce thème ! 

    Walter Schlechten, habitant la Croix-de-Rozon.

  • Varone, la lapidation continue !

    Commandant de la police cantonale du Valais, candidat à l’élection au Conseil d’Etat, père de famille, homme libre, Christian Varone est une personnalité reconnue en Valais.

     

    C’est le 27 juillet 2012 qu’il est pourtant arrêté tel un gredin en Turquie, à l’aéroport d’Antalya, alors qu’il s’apprête à quitter ce pays de villégiature. Sa faute, son erreur, le délit commis, avoir ramassé une pierre peu ordinaire en bordure de route et vouloir ramener ce caillou de 12 centimètres au domicile familial comme souvenir. Le problème c’est que ce morceau de roche est taillé, ou tout du moins travaillé, et qu’il devient de ce fait un objet archéologique historique et protégé.

     

    C’est après cinq jours de prison qu’il sera libéré et qu’il pourra regagner sa terre natale, non sans être inculpé de tentative de vol de biens culturels turcs. Cette affaire, saisie très rapidement par toute la presse, va prendre de proportions incroyables.

     

    En effet, c’est l’intégrité complète et totale de cet homme qui va être remise en cause, c’est son image publique qui va être salie, c’est son parcours professionnel exemplaire qui va être effacé, c’est son avenir politique qui va être remis en question. 

     

    La proportionnalité et la présomption d’innocence n’ont jamais été l’apanage de la presse, alors en période estivale où le poisson est rare et la pêche infructueuse certains journalistes n’ont pas hésité à plonger dans l’indécence, histoire de lancer une pierre dans le jardin encensé. 

     

    Le mal était fait et d’autres se sont engouffrés dans cette chasse aux sorcières. Bien des personnes ont apporté leur soutien à l’homme blessé, mais comme toujours ces marques de reconnaissances ne sont rien face à l’opprobre déversé.  

     

    Aujourd’hui encore c’est une « nouvelle » photo de l’objet du délit qui est publiée, anonymement et sur un blog controversé, information reprise par les médias officiels, comme si la séance de lapidation n’était pas terminée.

     

    Honte au traitement de l’information, honte à la valorisation de l’information, honte au devoir de service public que représentent les médias, honte aux attaques sournoises qui cachent des intérêts sans lien avec l’affaire. Un problème privé qui se devait d’être porté à la connaissance du public, certes mais un problème qui ne devrait en aucun cas être jugé sur la scène publique. 

     

    «C’est en cherchant à briser les hommes de bonne volonté que notre société se retrouve dirigée par la mauvaise volonté. »

     

    Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon. 


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    (Lapidation de saint Étienne)

    Vitore Carpaccio

  • Responsabilité des baigneurs en aval, responsabilités politiques en amont !

     

    L'été et les grandes chaleurs sont propices à la baignade.  Que ce soit en piscine, en lac, en fleuve ou en rivière, un danger permanent demeure, celui de la noyade, de l'accident.

     

    Bains des Pâquis, Baby Plage, pont Sous-Terre ou pointe de la Jonction, l'eau y est rafraîchissante, l'ambiance y est festive mais l'inconscience y est perceptible.

     

    En rentrant ce soir, comme usager de la route j'ai descendu le pont de Sous-Terre. Comme tous les jours, des dizaines de jeunes gens, et des moins jeunes, sautaient ou plongeaient du pont. Comme tous les jours, des dizaines de curieux ou des adeptes du bronzage en ponton regardaient ces plaisanciers agir.

     

    Et pourtant, chaque fois que je passe là je regarde au loin ces corps gesticulants être emportés en aval par le courant, tel un jeu, tel un rituel. Je ne peux alors m'empêcher de me dire qu'un jour, une fois de plus, accident il y aura et que ce jour là nos élus, responsables de la sécurité de tous, se déchargeront à nouveau sur un règlement, une mise en garde, une parution dans la FAO prônant la responsabilisation des nageurs.

     

    Mais ce soir par exemple, de nombreux jeunes sautaient en amont du pont, ce qui est interdit, et pire encore je devinais les sauts de ceux qui, accrochés à la rambarde en aval, se lançaient dans l'eau, sans visibilité, sans appréhender l'arrivée de leurs copains emportés sous le pont.

     

    J'ai même vu trois gamins s'enfiler entre les rails de sécurité, écarter le filet de protection en place, et se laisser tomber à l'eau à travers cette ouverture inappropriée et sans visibilité. Tous les éléments étaient ce soir réunis pour qu'une catastrophe se produise, pour qu'une famille se retrouve plongée dans le malheur, avec un proche disparu ou un enfant polytraumatisé.

     

    Pas de policier en vue, pas d'agent de la police municipale en vue, pas de travailleur sociaux hors mur en vue, pas de garde faune en vue. Alors, soit il est autorisé de sauter, de plonger, de nager en aval du pont Sous-Terre, soit c'est interdit, mais si autorisation tacite il y a nos autorités doivent alors sérieusement envisager d'y aménager un poste de secours et d'y placer du personnel formé pour une surveillance qui devient obligatoire dans ces circonstances.

     

    Mon père, en 1955, sautait déjà de la passerelle qui a précédé la construction du pont, il aimait à nager jusqu'à la pointe de la Jonction. Les enfants du quartier ont tous connu ce grand frison, cette fraicheur des eaux et ce sentiment d'être libre, comme emporté par la nature.

     

    Je ne voudrais pas que ce lieu devienne le sanctuaire des souvenirs pour une génération qui n'a plus peur de rien, qui n'a plus le même sens des valeurs que nous, qui joue innocemment avec sa vie sans prendre conscience que nous ne sommes pas dans un jeu vidéo. Je ne voudrais pas que ces eaux fraîches deviennent la dernière demeure d'un ado qui voulait juste faire comme les autres.

     

    Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.

     

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    (Photo : archives GHI)

     

     

     

  • Exclusion sociétale des Roms, un problème européen ou un problème comportemental d'une communauté marginalisée ?

    Un des problèmes rencontrés par les Roms est la non reconnaissance de leurs droits, ils demeurent aux yeux du plus grand nombre comme des citoyens européens de seconde zone.

     

    Si l'opinion publique se forge une idée sur la base de préjugés, il n'en demeure pas moins que les faits rejoignent nos réalités.

     

    Le niveau élevé de pauvreté ainsi que le manque de socialisation de la population Rom font que le degré de délinquance y est important, voire très visible. Mendicité, vol, prostitution, cambriolage, recel. Ajoutez à ceci une stigmatisation politique et médiatique, il n'en faut pas plus pour que ces gens soient rejetés.

     

    Certes, nous nous devons d'être ouverts, d'accueillir l'autre, l'étranger, d'offrir les même chances à un Rom qu'à un Espagnol ou un Italien. Certes, nous nous devons de respecter les conventions européennes et la libre circulation des personnes. Certes, la discrimination demeure intolérable, mais à bien y regarder on peut aussi se demander ce que fait la communauté Rom pour s'adapter à notre société.

     

    Hygiène corporelle déplorable, comportement antisocial, agressivité verbale, non respect des biens et des personnes, ces gens mènent une vie communautaire différente de la nôtre, ils restent en marge des normes et de nos règles sociétales, ils les repoussent parfois.

     

    Difficile alors de demander à la communauté européenne de prendre à bras le corps ce problème humanitaire, car il en est un. Difficile alors d'estimer légitime que les droits acquis se doivent d'être respectés sachant qu'aucune intégration n'est actuellement envisageable pour la plus grande partie des Roms, fuyant eux-mêmes une socialisation qu'ils n'envisagent pas, leurs normes et leurs repères n'étant pas en adéquation avec les nôtres.

     

    La problématique rencontrée par la communauté Rom est donc avant tout une question de comportement, en lien avec un mode vie inadéquat en nos cités, en nos rues, en nos campagnes.

     

    Peuple persécuté à travers les temps, soumis à l'esclavage, massacré, déporté, stérilisé, humilié, mais aujourd'hui si les Roms veulent entrer en société, il leur faudra d'abord s'adapter à nos repères, à nos normes, à nos valeurs. Toutes les tentatives de sédentarisation ont été un échec, même si toutes les conditions cadres n'y ont jamais été apportées à travers des choix politiques douteux.

     

    Ces nomades ont probablement des richesses à nous apporter, à travers leur musique ou la valeur accordée à la famille, mais pour l'instant ils ne récoltent que discrimination et rejet, des outils sociétaux qui surgissent comme pour mieux nous protéger, d'une misère que l'on devine, de comportements inadéquats que l'on subit.

     

    Walter Schlechten, habitant La Croix-de-Rozon.

     

     

     

     

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  • Hommage !

     

    En ce 5 août, déjà six mois que tu nous as quittés. Pourtant, hier soir tu es venue me rejoindre dans mon rêve, et pour la première fois nous nous sommes parlés, nous avons échangé, nous nous sommes regardés puis nous nous sommes séparés, à nouveau.

     

    La douleur est perpétuelle, elle est terrible, elle nous brûle, elle nous consume, elle nous ronge. Tu nous manques, tu nourris nos larmes et donnes libre court à notre désespoir. Le plus dur est pour ceux qui restent dit on, c'est un fait que nous pouvons tous confirmer.

     

    Faire notre deuil, impossible, improbable, insupportable, chacun dans la famille le vit différemment mais se confronte au mur des souvenirs. Il n'y a que nos larmes discrètes qui pensent dissimuler nos peines, en vain.

     

    A jamais tu restes en nos cœur, à jamais tu seras là, à nos côtés. D'ailleurs, je compte sur toi pour venir nous aider, nous guider, nous gronder, nous secouer parfois, toi qui a été si forte, si courageuse, tu es l'image même d'un courage que nous n'avons pas.

     

    Reste à délivrer papa d'un lien tissé par amour et noué par le désespoir,  reste à tes enfants à grandir sans toi, reste à tes proches à oublier les mauvais instants pour ne garder que tes sourires, reste que la vie continue même si elle n'a plus le même goût, la même saveur, les mêmes couleurs.

     

    On t'aime maman, repose en paix et apporte nous celle-ci car on en a tous besoin.

     

    Walter.

     

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    Andrée SCHLECHTEN

    (05.02 / 05.08 / 2012)

     

     

  • Devoir de réserve et semi-liberté !

     

    Curieuse semaine qui vient de se terminer, avec un contraste impressionnant à travers le traitement de l'information, où médiatiquement et politiquement les paroles des uns ont plus d'importance que celles des autres, où celui qui dénonce au-delà de son devoir est lynché alors que celui qui attise la haine est resocialisé.

     

    • Jeudi, 20Minutes titrait : « Inadmissible » dérapage verbale d'un policier.

     

    • Vendredi, Le Matin titrait : Il sort de cellule pour son concert.

     

    - Dans le premier billet, on nous explique qu'un agent de la police genevoise, affecté à la centrale d'appel d'urgence, a répondu de manière inadmissible et inappropriée à l'appel d'un citoyen qui venait d'être victime d'une tentative d'agression.

     

    En résumé, ces quelques paroles sont retranscrites :

     

    « Si vous n'êtes pas content, il ne faut pas élire n'importe qui. (...) Le jour où l'on donnera à la police les moyens d'agir, on agira. En attendant on préfère développer les TPG. Alors, voilà ce qui arrive. »

     

    Afin de vous faire une idée plus précise, vous pouvez retrouver l'ensemble de cet échange sur le blog du citoyen victime de la tentative d'agression, M. Alexandre Jöhl, par ailleurs vice-président des jeunes PLR, qui dénonce ces faits.

     

    http://paroles.blog.tdg.ch/archive/2012/07/24/t-as-une-cigarette-petite-histoire-d-une-agression-manquee.html

     

    - Dans le deuxième article, on nous raconte qu'un rappeur vaudois, Astreet, actuellement en semi-détention à Lausanne pour une affaire datant de 2009, va sortir de prison pour participer à un concert de hip-hop. Il y chantera notamment son titre phare « Sale Schmitt ».

    En résumé, voici quelques paroles de ce morceau artistique :

    « Le corps d'un flic mort, voilà ce qui hante mes rêves. Je veux tous qu'ils crèvent, moi. J'ai envie de leur faire mal. »

    Afin de vous faire une idée plus précise, vous pouvez retrouver le clip de cet artiste sur le lien du journal qui relate ces faits.

    http://www.lematin.ch/faits-divers/sort-cellule-concert/story/14727604

     

    • Dans le premier cas, le policier est assujetti au devoir de réserve, tient des propos jugés « inadmissibles » et sera probablement puni. Le politique s'insurge contre le comportement du policier.

     

    • Dans le deuxième cas, le rappeur sort de prison au bénéfice d'une permission, tient des propos qui ne sont pas condamnés et ne sera probablement jamais sanctionné. Le politique se tait, tolère le comportement du rappeur.

     

    Nous vivons une époque formidable, vous ne trouvez pas .... Au fait, vous n'auriez pas une cigarette, c'est pour un ami qui veut arrêter de fumer !

    Walter SCHLECHTEN, habitant de La Croix-de-Rozon.

     

     

  • "Les orphelins de la République"

     

    "Bientôt un mois que notre directrice d'école nous a quittés, elle a repris un autre établissement, plus social, moins turbulent, comme si nous n'étions que des cancres. Notre nouveau directeur, lui, on ne l'a pas encore vu. Il vient d'une institution municipale, il a de l'expérience et il est assez jeune, c'est tout ce que l'on sait de lui. Il paraît que ses anciens élèves étaient satisfaits de lui quand il était là, mais qu'ils sont contents qu'il ait bénéficié d'une « promotion », comme quoi.

     

    Nous, on est un peu orphelin, on cherche nos repères, on se raccroche à nos valeurs, on traîne dans les couloirs à la recherche du temps perdu. Faut dire que c'est les vacances, et si l'établissement reste ouvert pour les « universités d'été baptisées Phénix », nous on aimerait bien savoir ce qui va se passer à la rentrée des classes.

     

    Faut dire que ces derniers mois ce n'étaient pas simples. Tous les profs ne savaient plus sur quel pied danser, ni sur quel pied nous faire valser. Tous étaient en attente des directives pour l'année en cours, tous étaient dans l'expectative d'une révolution de salle des maîtres qui n'est jamais venue, par manque de budget. Ce qui est étonnant dans tout ça, c'est que jamais personne n'a demandé l'avis des parents, et que si les élèves, bons et mauvais, ont été sondés, nul ne sait ce qu'il a été fait des remarques déposées. Pourtant, les premiers concernés c'est nous, les adultes de demain.

     

    Il paraît que les classes devraient être remplacées par des silos, soit. Mais on met quoi dans ces silos, l'histoire et la géo du canton, les additions et les sciences naturelles, le dessin et le sport, le français et l'anglais, aucune idée à ce jour.

     

    Nous ne sommes que des élèves, nous sommes sur le chemin de la vie, au carrefour de l'apprentissage de la misère humaine, de la valeur de l'argent, des sacrifices nécessaires à la formation, sans pour autant avoir une garantie sur notre profession future. C'est un peu bizarre comme situation, celle de savoir que notre avenir, et celui de notre société, est entre les mains d'experts qui sont si éloignés des bancs d'écoles que l'on se demande comment ils font pour faire preuve d'empathie, pour deviner nos problèmes, pour anticiper nos angoisses, pour dicter le rythme des leçons alors que nous sommes déjà surmenés par les cours supplémentaires imposés.

     

    Au fond, je ne sais pas pourquoi je me fais du souci, ce n'est qu'une réforme comme tant d'autres, ce n'est qu'une page de l'histoire des Institutions qui se tourne, où comme souvent le mieux est bien souvent l'ennemi du bien, où comme souvent l'année des hannetons fera la différence.

     

    Reste pourtant à découvrir notre nouveau directeur, il va faire le tour des classes et rencontrer les profs, et surtout les élèves. Comme quoi, si nous nous n'allons pas à eux, les adultes viennent un jour à nous. Alors peut-être ne serons-nous plus orphelins de la République, alors peut-être devinerons-nous l'avenir que se présente à nous, alors peut-être nous écouteront-ils."

     

     

    «L'encre d'un écolier est plus sacrée que le sang d'un martyr.»

    de Mahomet.

    Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.