Lettres

  • La confiance est une plante rare, une fois arrachée elle ne repousse jamais !

    Certains tiraient déjà le signal d'alarme l'an dernier alors que d'autres croyaient que ce n'était qu'une petite histoire de course d'école, des petits mensonges répétés, que ces chamailleries allaient cesser une fois la fin de la récréation sonnée, mais il n'en est rien. 

    Nous sommes aujourd'hui devant la plus grande crise institutionnelle que Genève n'ait jamais connue. Ce sont même les fondements de l'Etat et les valeurs politiques de notre République qui sont déchus. 

    Le peuple hésite, le Parlement se plaint, le Conseil d'Etat fulmine, le pouvoir judiciaire fait appel, les partis implosent, les alliances s'effritent, les Verts surfent sur cette vague inespérée, c'est réducteur mais c'est la réalité. 

    Tout ça à cause d'un homme, un seul, un politicien dirons-nous puisqu'il en fait profession, d'un militaire, d'un ambitieux qui a fait le choix de pousser la République dans ses derniers retranchements, quitte à la détruire. 

    Visiblement, ce personnage qui compte encore quelque Walkyries à son service se prend pour le sauveur et espère, une nouvelle fois par de beaux discours, mettre dans sa poche et son escarcelle une population perdue, désabusée, abandonnée, fragilisée et donc désespérée. 

    Pourtant, au moment très intime où le peuple souverain va déposer en l'urne, il y a une condition indispensable à l'aboutissement de notre choix; nous nous devons de pouvoir pleinement accorder notre confiance.

    "Quand la foi à la parole a été détruite, sans confiance l'intimité est impossible" écrivait Henri-Frédéric Amiel.

    Je vous le dis, aujourd'hui je ne peux plus accorder ma confiance à celui par qui le mensonge est arrivé, celui à qui nous avions pourtant confié les clefs de la République. Il a tout détruit sur son passage et continue sa charge ambitieuse, avec un certain talent oratoire certes mais sans scrupules visiblement car Il broie les hommes, il brûle les valeurs, il ruine les espoirs, il piétine les institutions, il affuble la collégialité alors qu'il convoite le pouvoir, il promet beaucoup mais il sait habiller la vérité. 

    Comment encore oser lui faire confiance ? Par désespoir probablement, je ne vois que ça !

    Heureusement, nous sommes des dizaines de milliers à ne pas être désespérés, nous sommes juste exaspérés et gardons espoir avec engouement que sans ce bourreau de la République les institutions reprendront vie. Il faudra du temps, beaucoup de temps mais c'est la seule solution pour sauver les fondamentaux qui ont fait que Genève était une référence, le coeur du protestantisme, des droits humains mais aussi le lieu d'accueil d'institutions internationales observées par le monde entier. 

    Prenons de la hauteur car il n'y a nul sauveur. Par contre il y a une crise sanitaire, une crise économique, une crise politique, une crise écologique, une crise philosophique. Dans ce cadre là, dans nos démocraties seules les institutions pourront, avec la confiance du peuple, nous permettre de stabiliser la situation avant de débuter un long chemin de reconstruction, en laissant derrière nous celui qui porte les responsabilités de ce que nous pouvons appeler ce jour, un désastre.

    Ceux qui reposent au cimetière des Rois n'aimeraient pas ce qu'il est advenu, j'en suis convaincu. 

    Walter SCHLECHTEN, électeur de Perly. 

     

     

     

     

     

  • Pandémie de la Covid-19, je ne devine qu'une seule solution !

    Alors que mon vol Lisbonne / Genève est un peu turbulent, je réfléchis sur les semaines que nous venons de traverser en Suisse, en ayant eu personnellement "la chance" de suivre les récentes actualités depuis le Portugal, un pays très touché par la pandémie. 

    Des mois que que nous écoutons, que suivons, que nous regardons, que nous obéissons, que nous ne réfléchissons plus, des mois que la Covid-19 dicte notre quotidien. 

    Des mois que nous subissons, que nous restreignons, que nous souffrons, que nous confinons, que nous oublions, des mois que les politiques dictent notre quotidien. 

    Des mois que nous vivons autrement, que nous vivons en isolement, que nous vivons masqués, que nous vivons cachés, des mois que nous vivons sans société, des mois que les mesures sanitaires dictent notre quotidien. 

    Des mois que je ne pense plus, que je ne regarde plus, que je n’envisage plus, que je n’avance plus, que je n’aime plus, des mois que la pandémie brise des vies au quotidien. 

    Et surtout il y a les malades, les hospitalisés, les décédés, il y a les bienveillants, les soignants, les médecins, les fossoyeurs, il a la vie souvent, il y a la mort parfois.

    Car en définitive ce n’est pas contre la pandémie que nous luttons mais sur ses effets, de ceux qui engendrent les peurs, les craintes, les maux, les souffrances, les espérances parfois. 

    Des mois que nous hésitons alors que les plus « grands de ce monde » ont tous dit que nous étions en guerre. 

    Face à la guerre moi je ne connais qu’une solution, l’union qui fait cette force, qui réuni les peuples, les hommes et les femmes de bonne volonté pour combattre, pour vaincre, pour gagner et protéger nos libertés, comme le passé nous l’a si souvent enseigné. 

    Sauf que cette fois il n’y a pas les hommes armés et les autres, là nous sommes tous de facto des petits soldats car si nous n’agissons pas tous ensemble nous n’y arriverons pas car là il nous faut une stratégie commune, sans quoi ces combats menés individuellement seront perdus d’avance. 

    Sachant que nous avons tous le même ennemi, engageons-nous ensemble et confinons l’Europe entière durant trois semaines, un blocus total avec certes le temps qui s’arrêtera, avec des vie qui tourneront au ralenti, avec une économie qui stagnera car en sursis, avec une vie sociale qui s’arrêtera complètement. Avec cette mesure, notre organisation occidentale sera bouleversée et pourtant on aura enfin remis l’humain au centre des débats, de la stratégie, du combat.  

    Je ne sais pas si cela est réalisable, les chinois l’ont fait donc je ne vois pas pourquoi l’Europe dont ses gouvernements sont si fiers ne le ferait pas, surtout que rien n’est impossible quand c’est le peuple qui l’exige en criant "Liberté". 

    Agissons solidairement maintenant pour mieux vivre demain, voilà ma proposition. Et pour ceux qui sont en attente d’un vaccin, considérons celui-ci comme notre deuxième ressource sachant que nous disposons tous, au plus profond de nous, une force commune pour gagner cette guerre,  ce combat qui ne sera pas le dernier soyons en certain, l’histoire nous l’a démontré. Aujourd’hui c'est une pandémie, demain probablement le climat, qui se chargent de nous le rappeler au quotidien. Cette force qui doit nous unir, c’est l'empathie et la volonté. 

    Carpe Diem. 

    Minet, habitant de Perly.

  • L’absence

    « À tous ceux qui sont partis, trop vite » 

    Il y a des nuits sans étoile
    Il y a des jours sans soleil
    Il y a des heures sans seconde
    Il y a des vies sans âme

    Et puis, il y a toi, que j’attends .. si belle

    Il y a des montagnes sans sommet
    Il y a des routes sans destination
    Il y a des plages sans vague
    Il y a des chemins sans balisage

    Et puis, il y a toi, que j’attends .. si forte

    Il y a des villes sans bruit
    Il y a des immeubles sans toit
    Il y a des maisons sans enfant
    Il y a des chambres sans amour

    Et puis, il y a toi, que j’attends .. si douce

    Il y a des films sans larme
    Il y a des tableaux sans visage
    Il y a des photos sans souvenir
    Il y a images sans saveur

    Et puis, il y a toi, que j’attends .. si tendre

    Il y a des atlas sans relief
    Il y a des cartes sans couleur
    Il y a des déserts sans nom
    Il y a des océans sans fond

    Et puis, il y a toi, que j’attends .. si mystérieuse

    Il y a des recettes sans goût
    Il y a des plats sans odeur
    Il y a des mets sans chaleur
    Il y a des repas sans plaisir

    Et puis, il y a toi, que j’attends .. sans fin

    Il y a toi, sans moi
    Il y a eux, sans nous
    Il y moi, sans elle
    Il y a lui, sans voix

    Ce silence, que j’entends .. trop souvent !

    Minet

  • "Hommage à Adeline"

    Croire en l’humain est probablement une richesse, une grandeur d’esprit qui doit nous ouvrir sur le monde.

     

    Croire en l’humain est sûrement un don, une qualité qui nous investi d’une mission sociétale, d’un sacerdoce.

     

    Croire en l’humain est évidement une utopie, une vision du monde qui se veut rassurante pour nous-mêmes, pour nos proches, pour nos enfants.

     

    Croire en l’humain c’est aussi s’abandonner un peu plus, offrir un respect et une confiance à celui qui les avait bafoués.

     

    Croire en l’humain c’est également fermer les yeux sur les horreurs commises par l’homme, à travers ses actes, ses gestes, ses mots, ses choix, ses décisions, ses sacrifices, ses intérêts.

     

    Croire en l’humain c’est s’offrir un peu, c’est donner de son temps à celui qui n’en a pas, c’est donner de son âme à celui qui n’en a plus.

     

    Croire en l’humain c’est avoir confiance en soit, en l’autre, c’est se convaincre que l’homme peut changer, devenir meilleur.

     

    Croire en l’humain c’est mener un combat contre une société qui n’aime pas la différence, qui n’aime plus l’indifférence, qui vit de convictions, d'idéaux préconstruits. 

     

    Croire en l’humain, c'est observer pour ne pas devenir comme eux, comme ceux qui condamnent à mort, comme ceux qui donnent la mort.

     

    Croire en l’humain, c’est mourir un peu, c’est rendre orphelins les préjugés, ceux qui guident le bien et le mal.

     

    Croire en l’humain, c’est prendre le risque de se tromper, pas sur ses choix, pas sur ses croyances, mais sur la possibilité que l’homme sache évoluer, se reconstruire, se réinsérer.

     

    Ces gens qui, au quotidien, travaillent et vivent avec cet espoir fou, cette vision humaniste d’un monde meilleur, ces gens là méritent tout notre respect car ils sont rares. Ils entretiennent une lueur d’espoir qui doit nous laisser croire que fondamentalement l’homme est bon, que nos enfants ont un avenir dans une société qui pourtant tous les jours assassine un peu plus nos fondamentaux.

     

    Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly. 

     

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  • L'Ami Norbert

    Ainsi donc tu nous as quittés, fidèle à toi-même, discrètement, lentement, paisiblement je l'espère.

    Toi qui dévorais la vie comme un jeune homme, toi qui étais amoureux fou du football, de celui pratiqué par les anciens, dont tu nous parlais tant au détour d'une histoire, d'un souvenir, d'un instant partagé lors de nos retrouvailles. Tu aimais les "Belli-Facchinetti-Tamini-Pasteur-Fatton - Barlie - Bosson - Meylan - Heuri - Pazmandy - Nemeth - Hamberg - Barberis - Schnyder - Neuville - Sinval - Anderson - Pédat - Favre ou Fournier, sans compter les Rappan - Snella - Petkovic - Castella - Lucien Favre" et j'en oublie.

    Tu aimais les techniciens, mais aussi les hommes qui mouillaient leur maillot. Tu aimais les gens de cœur, tu étais un clubiste, un homme simple et discret mais qui avait toujours le petit mot sympathique pour soutenir les joueurs du club, les entraineurs aussi, parfois. 

    Cher Norbert, aux côtés d'Irma ton épouse, de tes enfants Valérie et Éric, tu m'as vu grandir, moi le mioche d'Onex, le gamin des Racettes. Tu étais pour moi l'un des ces vieux grognards qui avait connu le bon vieux temps, celui ou le gendarme était craint mais respecté.

    Plus tard, c'est à travers les périples du FC Police que nous nous sommes retrouvés, côtoyés. Voyages, championnats Suisses, matchs corporatifs, soirées choucroute, lotos, souvent accompagné de ton épouse tu étais de toutes ces manifestations, présent, disponible, clubiste, amoureux du football tout simplement.

    Tu as aimé ton métier, tu as choyé ta famille, mais tu as adoré le football et toutes les amitiés sportives qui en sont nées. Pour tous ces instants partagés avec toi, je tenais, à titre personnel, à te dire merci Norbert, tout en sachant que là déjà tu discutes ballon rond avec ces anciens dont tu nous parlais tant.

    Chère farmille, Irma, Valérie, Éric, à vos proches et amis, je vous présente mes condoléances pour ce deuil qui nous touche … A toi, Norbert, je te dis simplement "Au Revoir l'Ami".

     

    Walter Schlechten, habitant de la Croix-de-Rozon.

  • De la fusion à l'érosion il n'y a qu'un temps, même en amour !

     

    Il y a quatre ans, j'ai rencontré une jeune femme, très belle mais inaccessible selon moi. Trois morceaux de fromage et un peu d'humour m'ont permis de tisser un lien avec elle. Immédiatement, cette attache a été fusionnelle, émotionnelle, irrationnelle, comme si le temps nous avait rattrapés pour nous unir, comme si le destin nous avait désignés.

     

    La communion fut grande, presque indescriptible, comme lorsque vous rencontrez une personne et que vous la considérez comme votre moitié, un morceau de vous mais dans un miroir féminin.

     

    Les deux années qui suivirent furent magnifiques, seuls nos sangs n’étaient pas unis ou mélangés, car sinon nous étions en osmose, en harmonie, tout en complicité. L’amour guidait nos pas, nos mots, nos actes et nos sentiments. Il ne laissait pas de place à l’ennemi, à l’ennui, à autrui. Ce même amour nous guidait pour le partager avec une petite fille qui avait sa place dans le coeur de sa maman et qui devait trouver la sienne dans le miens. Rapidement elle entra dans ma vie, rapidement elle entra dans mon coeur, tel l'enfant que je n'avais pas eu, que je regrettais. 

     

    Puis vint la routine, puis vint le temps où l’enfant devient adolescent, puis vint le temps où les minutes comptes et les heures passent. Les éléments du triangle infernal s'étaient installés, les rôles furent bouleversés. Tour à tour sauveur, victime ou bourreau, le cycle de la vie nous donna des rôles bien différents. Et comme si cela ne suffisait pas, la mort et le désarroi vinrent se rajouter à la turbulence des sentiments.

     

    Ajoutons à ça les turpitudes du monde du travail, les animosités qui détruisent car sournoises, les éléments extérieurs qui pénètrent le couple de l’intérieur, et il n’en fallait pas plus pour que l’amour s’envole. 

     

    Trop de larmes pour les autres, pas assez de joie pour nous, trop de misère à partager et pas assez d’amour à échanger. Le couple se meurt, l’enfant roi grandi et s’impose, l’adulte se cache et cherche sa place, l’amour lui disparaît.

     

    L’attente, l’espoir, la rébellion et le refus feront le reste par manque de dialogue. La séparation envisagée laisse alors place à l’opportunité, celle qui redonne du goût à la vie, à l’amour.

     

    Une rupture n’est pas un échec, l’échec aurait été de ne pas vivre cette histoire. Une fin où la haine remplace l’amour, comme pour mieux se séparer, comme pour mieux éviter les folles explications, comme pour dire que jamais nous nous retrouverons.

     

    Je ne garde alors ce soir que les bons souvenirs, des instants merveilleux, des mots lumineux, un amour respectueux, un projet de vie heureux. Je chasse les mauvais moments, les cris et les larmes, je ne garde pas les doutes et les explications manquées, ni les excuses élaborées, car l’échec de cette histoire est constitué par de multiples éléments qui nous ont échappés, qui libres comme l’air sont venus ronger les liens tissés.

     

    Ce fut une belle rencontre, une belle histoire, un amour sincère et profond, ce fut irrationnel aussi car intemporel, mais je l’ai vécu, je l’ai partagé, je l’ai aujourd’hui abandonné, pour mieux me reconstruire, pour vivre tout simplement car il n’y a pas plus grande souffrance que celle de la solitude vécue dans un couple. Être seul n’est pas une souffrance, c’est un choix, et il ouvre la porte à l’espoir, l’amitié, l’amour et le partage. De la revoir revivre, heureuse presque, est aussi le signe que le moment était venu de fermer la dernière page de ce beau livre. 

     

    Walter Schlechten, ex-habitant de La Croix-de-Rozon. 

     

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  • Putain de vie !

    « Putain de soirée de ouff que je viens de passer. Alors que je me dirige vers le parking, la musique résonne encore en moi, mon cœur bat aux rythmes des basses qui ne me quittent plus. Les shoots de Tequila absorbés n’y sont probablement pas pour rien non plus, boum, boum, boum … Faut dire qu’on n’a pas bu que du petit lait ce soir avec mes potes. Les pires ce sont les gonzesses, elles ne savent pas s’arrêter avec les petits verres, l’ivresse à en vomir, comme Coralie tout à l’heure. Elles provoquent mais ne supportent pas aussi bien que nous, les mecs.

     

    Putain, je me les caille sur ce parking et je ne trouve plus mes clefs qui étaient dans la poche de mon blazer. Déjà que la tête me tourne, je n’aurais pas dû mélanger, ni fumer ce joint qui tournait et là faudrait pas que je prenne froid. Mais bon, c’est la fête, ce n’est pas tous les samedis soir comme ça, heureusement pour mes finances et mon pauvre foie. Je crois même que je vais dégueuler si je ne me retrouve pas très vite assis dans ma bagnole. Ah voilà, la clef magique de Titine qui va me ramener à la maison, sans passer par le Start j’espère. Soirée de ouff mais je rentre seul, la Nadia n’a rien voulu entendre, elle n’était pas chaude, pas autant que moi. 

     

    Putain, je ne sais pas comment je vais rentrer, mais c’est exclu que je laisse ma tire sur ce parking de loosers. Et hop, Titine démarre toujours du premier coup, magnifique. Faut dire qu’avec ses jantes sport et son kit avant, elle en a de la gueule Titine. Je vais la faire rugir un peu d’ailleurs, même à froid elle supporte. En plus, avec elle je vais ouvrir et mettre moins de quinze minutes pour arriver à la casa, trop cool ma bagnole.

     

    Putain de nuit, demain ça va être bain chaud et thé froid pour faire passer tout ça, et après dans le canapé et devant la télé. Je ne sort pas, même si mes loosers de potes m’appellent. De toute façon ils sont aussi déchirés que moi. Même Julien a pris une mine, il est parti avant tout le monde, tout juste s’il n’a pas appelé maman à la place de Nez Rouge. Looser, on ne laisse pas sa caisse dans un parking, moi Titine c’est sacré et personne d’autre n’en prend le volant.   

     

    Putain de fiesta, faudra que je la raconte à Miguel, ce con à la grippe et n’a pas voulu sortir, il a tout raté. Quand je pense à la troisième alignée de Tequila boum boum, dix petits verres qui nous attendaient pour une nuit de ouff, on est des Kings. La dernière mine que j’ai pris comme ça c’était à l’anni de Fred, tout à la Vodka pomme, du délire aussi. Faut dire que mes potes et moi on est les rois des bottelons improvisés. Tiens, hier soir avant d’arriver à la boîte c’était à la Super Boc qu’on s’est chauffés. Deux packs de six et des culs secs du diable, Pedro est le plus rapide à ce petit jeu, pas une goutte à côté. Si demain matin j’ai pas mal à la tronche, c’est un miracle.

     

    Putain de route, pas un chat, trois voies pour moi, ouvre Titine, ouvre, la musique à fond, c’est un rodéo à la Gangnam Style qui commence, c’est une soirée de ouff.

     

    Putain de vie, à moi ce soir il ne peut rien m’arriver ... Gen'vois staïle.»

     

    Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

     

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  • Prendre le temps de vivre autrement !

    En ce jour de Noël, où une certaine magie opère, où la joie nous habite, où  l’égoïsme s’efface au profit du don de soi, où la paix gagne les hommes face aux combats, je n’aurai qu’un souhait mais il est destiné à nous tous.

     

    Que ce jour heureux puisse se reproduire tous les jours, sans artifice, sans motivation mesquine ni commerciale, sans gêne de paraître faible, trop gentil, trop aimable, trop sincère.

     

    Que cette magie d’un jour perdure en nos cœurs, en nos esprits. Avoir la chance de se dire je t’aime, de se revoir, de se retrouver, de se rendre compte que ceux qui sont loin de nous sont pourtant souvent si proches.

     

    Que cette explosion de bons sentiments, ce sens du partage, ces preuves d’amour, d’amitié, puissent occuper nos esprits au quotidien. Prendre le temps et penser d’abord aux autres, prendre le temps et vivre en harmonie avec les siens, prendre le temps et devenir plus fort ensemble.

     

    L’homme n’est violent, méchant, arrogant que par crainte de l’autre, de celui qui affiche sa cupidité. L’homme vit en se protégeant, en agressant, alors qu’il devrait exister à travers le mieux vivre ensemble.  

     

    Demain sera un autre jour, mais demain, mis à part les décors, rien n’aura changé dans nos cœurs, dans nos vies, dans cet esprit qui à su nous habiter un jour et qui se doit d’être au quotidien notre vision du monde.

     

    Je vous souhaite donc, en ce jour heureux, qu’il se reproduise toute l’année, que tous les hommes de bonnes volonté réalisent que la vie n’a pas de prix, pas de valeur, que la vie est magique et qu’elle ne nourri l’homme qu’à travers la joie et la paix qui habitent nos cœurs et que nous partageons aujourd'hui. 

     

    Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon.  

     

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  • Petite leçon d'humilité

    « Ce matin, le docteur m’a expliqué que ma maladie était très grave, que ni lui ni la médecine ne pouvaient lutter contre et que le temps ne jouait pas en ma faveur. Il m’a encore raconté, en me parlant très doucement, comment cette même maladie allait m’enlever la vie dans les semaines qui arrivent.

     

    Moi, je n’ai que huit ans, je ne suis qu’une petite fille qui n’a jamais demandé à tomber malade, je ne l’ai pas fait exprès d’ailleurs. Je n’ai rien fait pour et mes parents m’ont même dit que ce n’était de la faute à personne, que cette maladie était juste sournoise.

     

    Je ne sais pas ce que veut dire sournoise, mais ce que je sais c’est que mon ventre et mon dos me font mal, que j’ai des migraines toutes les nuits, que je ne peux plus manger ce que je veux et que les repas qui me sont destinés à l’hôpital des enfants ne sont pas terribles. Je sais aussi que je maigris, que je perds du poids et que cela va continuer. Je risque même de perdre mes cheveux dans quelque temps selon la petite fille qui partage ma chambre.

     

    L’autre jour, j’ai vu ma maman pleurer alors que les visites se terminaient. Elle venait de m’offrir les plus beaux sourires, les plus beaux je t’aime, les plus belles caresses. Elle voulait me rassurer et m'offrir tout son amour m’a expliqué le docteur mais moi je crois que c’est elle qu’elle voulait rassurer. Je ne veux pas voir mes parents tristes, je ne veux plus voir de larmes sur leurs joues, je ne veux plus qu’ils souffrent à cause de ma maladie et chaque fois qu’ils discutent avec les médecins.

     

    Ce n’est pas simple pour eux de venir tous les jours à l’hôpital, papa travaille toute la journée et maman garde d'autres enfants à la maison, elle est maman de jour. C’est le métier que je rêvais de faire. Ils font tous les efforts du monde pour ne pas me laisser seule, ils veulent me montrer qu’ils ne m’abandonneront jamais. Je me rends bien compte que c’est très difficile pour eux, moi je suis malade, c’est normale que je souffre, mais eux ils ne méritent pas ça.

     

    Dimanche papa m’a raconté une histoire avec un ange, un petit garçon qui est monté au ciel après un accident et qui est devenu le plus beau des anges gardiens. Je ne me souviens plus de la fin, mais je sais que moi aussi je veux suivre ce chemin, devenir un ange gardien pour aider, accompagner, surveiller, veiller sur mes parents et mes amis d’école. Depuis, je pense parfois que cette maladie est un miracle, elle va me permettre de monter au ciel et de devenir la plus belle des preuves d’amour, un ange de l’amour.

     

    L’infirmière de nuit m’a aussi parlé de toi, ce Dieu que l’on ne voit jamais et qui ne répond pas à nos questions. Elle m’a affirmé que tu étais la solution à presque tous les problèmes et que bien souvent il suffisait de croire en cette possibilité pour que nos vœux se réalisent, avec la force de l’âme m’a-t-elle dit.

     

    Alors ce soir, Dieu, je voudrais que tu arrêtes de faire souffrir mes parents, que tu stoppes la maladie qui me ronge, que tu nous libères tous de ce cauchemar qui fait pleurer les gens que j’aime. Donc ce soir, Dieu, je veux du plus profond de mon cœur que tu m’enlèves la vie, que tu me laisses m’envoler vers le ciel, te rencontrer peut-être mais surtout devenir cet ange gardien qui protègera mes parents, ma famille, mes amis, mes copains et copines d’école.   

     

    Maintenant, je vais fermer les yeux de mon âme, m’endormir doucement et j’espère bien que tu seras alors plus fort que la maladie pour que tu puisses m’emporter et ainsi libérer des gens qui souffrent.

     

    PS : Si par hasard tu n’as pas le temps cette nuit de t’occuper de moi, on peut réessayer demain soir, je pense que je dois pouvoir faire tourner en bourrique la maladie quelques heures de plus. »  

     

    Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

  • Interpellation urgente écrite au Grand Conseil - IUE 1966 / 1


    "Exercice de style"

     

    Secrétariat du Grand Conseil           IUE 1966/1

     

    Interpellation présentée par un habitant de la Croix-de-Rozon :

    M. Walter Schlechten

     

    Date de dépôt : 16 octobre 2012

     

     

    Interpellation urgente écrite

    Sécurité routière, il devient urgent de rendre obligatoire le port du gilet jaune pour les cyclistes, usagers de la route qui se retrouvent en danger des aurores à l’aube.  

     

     

    Mesdames et

    Messieurs les députés,

     

    La politique menée par le Conseil d’Etat en matière de mobilité douce, soutenue par le Parlement, aspire à une diminution du parc automobile en Ville de Genève pour le trafic pendulaire et usuel.

     

    On devine une ambition toute relative afin d’améliorer les prestations des TPG, et une autre incitative auprès de la population pour qu’elle adopte le cycle comme principal article de la mobilité douce préconisée.

     

    Ainsi, le marché des deux-roues, motorisés ou pas, a explosé. Conséquences, l’offre de stationnement ne correspond déjà plus à cette mutation durable. Motos, scooters et cycles parsèment nos trottoirs. Les modifications comportementales attendues à travers l’abandon de la voiture se dessinent. Elles ont aussi des répercutions sur nos routes.

     

    Pistes et bandes cyclables fleurissent, mais elles demeurent insuffisantes pour assurer la sécurité espérée aux cyclistes, usagers qui bien souvent ignorent l’obligation d’utilisation de ses sites.

     

    Le véritable problème sécuritaire, soulevé par cette motion, est celui de la visibilité des deux-roues non motorisé et des cyclistes, surtout de nuit ou par mauvaise visibilité. Si les lois, les règlements et les ordonnances régissent l’équipement des cycles, les usagers eux ne sont soumis à aucune contrainte.

     

    Pourtant, en matière de prévention et de conseils, il existe bien des artifices pour améliorer la visibilité des cyclistes ou de leur engin, mais nous nous devons d’admettre que seul le port du gilet jaune fluorescent représente une garantie suffisante. 

     

    En effet, trop de citoyens, enfant ou adulte, circulent des aurores à l’aube sans prendre soin de s’assurer qu’ils sont visibles. Pire encore, nombreux sont ceux qui trouvent moyen d’être vêtus de sombre. Une mise en danger dont on ne saurait faire porter la responsabilité aux autres usagers de la route. Ceux-ci se doivent certes d’être prudents, d’être attentif, de faire preuve d’égards, mais pour cela faut il encore que le danger éventuel soit visible, identifiable.

     

    Les amoureux de la petite reine, dont ceux qui ne voudront pas s’encombrer ou s’accoutrer d’un gilet jaune, argumenteront que l’amélioration des éclairages publics se doit d’être la première mesure entreprise. Celle-ci est complémentaire et fait déjà partie des aménagements envisagés, mais la responsabilisation de l’humain passe par l’acte personnel, individuel, sécuritaire et pratique.


    Dans le mieux vivre ensemble il y a aussi le mieux circuler ensemble. Afin de réaliser cet objectif, chacun doit prendre ses responsabilités, l’Etat, les usagers motorisés de la route et les cyclistes.

     

    Afin d’assurer la sécurité des cyclistes, il devient urgent, au niveau cantonal, de rendre obligatoire le port du gilet jaune fluorescent pour cette catégorie d’usager, de la tombée de la nuit au levé du jour, ainsi que par conditions météorologiques engendrant une mauvaise visibilité. Nos élus, à qui s’adresse cette interpellation, sauront-t-il prendre toute la mesure de cette urgence ?

  • Hommage à Gilles Duchoud, dit "Gillou"

    Gillou, mon Gillou, toi le dernier flic à l'ancienne, le poète du bitume, l'ours au grand coeur, toi qui donnais des baffes à la vie et des noms d'oiseux aux cons, là tu ne nous fais plus rire, bien au contraire. Ton départ est prématuré et le fruit d'une grande injustice. 

     

    Dans la vie, il y a ceux dont on se souviendra, et il y a ceux que l'on n'oubliera jamais. Toi, tu fais partie des deux car on se souviendra de toi éternellement et jamais nous n'oublierons tous les bons moments partagés, en rue ou à table. 

     

    Tu soignais rarement la présentation, mais tu accordais énormément de valeur à la qualité des produits, au goût et aux saveurs de la vie. Tu auras été mon dernier chef de groupe à Rive, que de souvenirs engendrés, que de rires partagés, que de soucis éliminés, que d’histoires de comptoir échangées.  

     

    Tu étais devenu une légende urbaine. Un homme brut de décoffrage mais doté d’une très grande sensibilité envers tes amis, tes collègues et tes proches. Ceux qui se faisaient appeler « sculpteur de nuages, marchand de brouillard, professeur de chant pour oiseaux » sont orphelins ce matin, et nous en deuil.

     

    Alors, mon Gillou, quand au détour d’un songe tu reviendras nous voir, peux-tu s’il te plaît distribuer quelques tirades aux vivants qui nous pourrissent la vie, juste pour qu’ils se souviennent que Gillou veille sur nous, juste pour tes anecdotes continuent à nous faire dire que tu étais un type incroyable.

     

    Là, nous sommes tristes à cause de toi, je te déteste ce matin, même si je sais que tu as bouffé la vie comme on dévore un succulent repas, sans en perdre une miette. Visiblement, tu n'avais plus la place pour le dessert de la retraite. 

     

    C’est à son épouse, à ses enfants, à ses proches, à ses amis, à ses collègues dans la peine et la douleur que je souhaite faire savoir que mon amitié vous accompagne dans cette épreuve. Du fond du cœur, je vous exprime mes plus sincères condoléances.

     

    A toi Gillou, je te dis adieu mon ami.

     

    Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon

     

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  • Hommage à Monique Stadlmayer

    Mon cœur est triste ce soir, cette saloperie de maladie a emporté une belle personne. Une injustice de plus qui a frappé une femme souriante, dévouée, engagée et courageuse. Ta lutte contre la maladie a été longue, si longue. De plus, tu n’as pas été épargnée par les embûches de la vie, ton compagnon t’ayant été arraché sans prévenir. Ce soir je sais que tu as rejoins l’homme que tu aimais, ce soir je sais que tu ne souffres plus, ce soir je te sais sereine. 

    C’est à mon arrivée à l’UPCP que nous avons fait connaissance, toi la grande et moi le petit. Tu avais l’expérience du comité, l’expérience des négociations contractuelles, l’expérience de la vie aussi. Ton parcours professionnel n’a pas été simple car tu en voulais, comme si tu avais perpétuellement cherché à être l’égal de l’homme dans cette profession masculine. Pourtant, à travers tes combats, tous tes combats, tu as été bien plus forte que bien des hommes.

    C’est souvent une leçon de vie que tu nous donnais en nous rappelant des principes élémentaires. Tu n’oubliais jamais les malades et ceux touchés par le malheur dans nos corporations. Nombreux sont ceux et celles qui ont reçu ta visite, avec cette empathie et ce sourire qui te caractérisaient si bien. Tu savais aussi remettre les chics-molles en place, avec toi il ne fallait pas se plaindre pour rien, il fallait lutter, il fallait avancer sans rien attendre des autres.

    Tu n’étais pas religieusement croyante, il me semble, mais tu aimais à croire que l’esprit humain avait la force de, le pouvoir de, si la volonté était là. Je me rappelle de cette discussion où nous avions parlé de ta maladie, je t'avais offert mon écoute mais tu avais déjà cette conviction profonde que la solution était là, juste au dessus de ta tête, à travers cet esprit, cette âme, telle une présence, une puissance capable de tout qui émane de nous et qui ne vient pas d’ailleurs.

    Ton sourire et ton regard pétillant étaient une lumière perpétuelle pour nous, tout comme tes coups de gueule étaient redoutables, redoutés. Tu es la première femme que j’ai connue qui voulait se battre comme un homme, avec les mots, avec force, avec une présence physique qui démontrait ton engagement, tout en gardant cette sensibilité féminine. 

    Pour ces quelques années partagées avec toi, pas toujours dans la bonne humeur mais noyées dans la franchise, je te dis merci ce soir. Tu sais, je ne savais pas que tu étais au Chuv, sinon je serais venu te dire au revoir, comme toi tu l'as fait pour bon nombre de nos malades à qui tu rendais visite. Tu méritais mon amitié, tu méritais cet au revoir. 

    Repose en paix Monique, toi qui pensais qu'il y avait quelque chose de positif qui émanait de l'humain, une force sans nom, sans visage, et bien elle est  si présente en ce jour de deuil qu’elle nous accompagne à travers notre chagrin, comme si tu étais encore là. 

    Tu resteras à jamais en nos cœurs, comme une femme d’exception qui voulait aller au bout de ses rêves. Que ceux-ci soient exhaussés là où tu reposes, car la souffrance n’est plus ton quotidien, car la maladie n’est plus le seul chemin, car la paix est en toi revenue.

     

    Avec sincérité et toute mon amitié, je te dis adieu Monique.

     

    Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon

    Ancien président de l’UPCP

     

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  • La citation est un devoir d'écriture, bonne ou mauvaise, parfois elle demeure dans les mémoires.

    « Aucun Prophète au monde ne saurait justifier toute cette violence ; aucun Dieu au monde ne saurait tolérer toute cette haine ; aucune homme au monde ne devrait accepter d'être soumis »

     

    « Ce soir une étoile de plus brillera dans le ciel, un ange ce matin a rejoint les lumières éternelles, car ni l'amour, ni le courage, n'auront suffi à vaincre la maladie. Je te sais maintenant en paix et libérée de la souffrance »

     

     

    « Confondre le développement durable et l'écologie des transports, c'est se tromper d'objectif et tuer la mobilité douce »

     

     

    « En politique il n'y a ni perdant ni gagnant, même si les dés sont pipés »

     

     

    « En religion, les hommes ont rarement le même Dieu mais ont souvent les mêmes croyances. En politique, c'est le contraire » 

     

     

    « Faut-il choisir ses cadres pour être certain d'être bien encadré, ou faut-il bien encadrer pour choisir ses cadres »

     

     

    « Hier j'ai partagé un instant de vie avec un homme mourant, rongé par la maladie. Les quelques mots échangés ont été d'une grande richesse, pour moi, pour lui. J'ai deviné un sourire sur son visage marqué, il a deviné une larme sur le mien heureux. Il nous reste tous un chemin à parcourir, mais seul l'instant présent compte, car il restera unique en nos vies »

      

     

    «Il y a des métiers où l'horaire dicte la durée de votre travail et il y a des professions où le travail dicte la durée de vos horaires » 

     

     

    « La Constitution est la bible moderne du peuple, il recherche dedans des écrits du passé qui lui parlent de son avenir »

     

     

    « La croissance est comme la gourmandise, elle fait grossir mais n'est pas garante d'un développement durable »

     

     

    « La grande différence entre faire de la politique et s'engager en politique, dans le premier cas on défend les idéaux d'un parti, dans le deuxième cas on défend les intérêts du peuple »

     

     

     « La lutte contre la maladie est un chemin plein d'embûches, qui ne réserve pas souvent de bonne surprise, même si à la lisière d'un tournant on ose y deviner l'espoir, celui du vivre mieux, de ne pas souffrir, de ne plus souffrir »

     

     

    « La richesse en politique c'est de pouvoir y exposer des idées nouvelles, la pauvreté en politique c'est de se retrouver dans la minorité »

     

     

    « L'avenir politique de l'homme, c'est aujourd'hui déjà, car demain ne sera en réalité que le reflet des erreurs d'hier » 

     

     

    « Le jour où un politicien dira ce qu'il pense et pas seulement ce que le peuple veut entendre, alors je croirai en la politique évolutive, en l'indépendance des idées face aux dogmes, en la démocratie participative »

     

     

    « Le labeur, le beurre, l'argent du beurre et les indemnités. Stop, la Suisse ne doit plus se laisser dicter la loi par nos amis européens »

     

     

    « Léger, le peuple se plaît dans la mobilité ; les élus, dans la gravité »

     

     

    « La politique n'est pas une maladie, elle n'est qu'un symptôme de l'homme »

     

     

    « Les vraies fausses idées ne sont pas des idées »

     

     

    « Le triomphe de la morale sur la politique fera que l'intérêt du plus grand nombre redeviendra un pilier de la démocratie » 

     

     

    « Le véritable problème des votations, c'est que le plus grand nombre vote pour un intérêt personnel qui est celui de la stabilité sociale, juste pour se rassurer et effacer les craintes du lendemain, alors que l'avenir c'est justement l'évolution positive de la société sous le signe de l'intérêt public général » 

     

     

    « Mieux vivre ensemble, voilà ma position politique »

     

     

    « Une zone d'ombre parvient à noyer mon écriture, telle une sanction qui tomberait du ciel, des cieux, des Dieux, les seuls à détenir le pouvoir de la pensée unique, de la lecture divine et du pouvoir du silence »

     

     

    « Vivre avec une Constitution qui a construit nos fondamentaux ou mourir avec une Constitution qui veut sacraliser la pensée bienveillante pour sauver nos consciences, mon choix est fait » 

     

     

    Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

  • J'ai égaré ma liberté de pensée !

    Chers lecteurs, chères lectrices, 

    Pour des raisons indépendantes de ma volonté, cette nuit j'ai égaré ma liberté de pensée. Je ne sais si la cause en est un défaut technique, une erreur de manipulation, une lecture inappropriée d'un mode d'emploi ou une mauvaise interprétation de l'usage qui en était fait, reste que cette liberté là s'est égarée. 

    Donc, en attendant de retrouver celle-ci, je vais devoir écrire autrement, en y apposant une réflexion différente car cintrée par de grands murs habillés de barbelés, les mêmes qui limitent l'accès à la liberté dans une prison.

    Sentiment étrange que de regarder le monde depuis le point zéro, comme si un danger se devait d'être maîtrisé, comme si un langage cloisonné avait moins de valeur que celui d'un homme libre, comme si les cris et les mots n’étaient plus les outils de la parole, de l’écriture, et les armes nécessaires face à l’injustice des hommes ou à l’intolérance de nos démocraties.

    Reste que ma loyauté d'écriture demeure, à mon humble niveau, un plaisir que je vais continuer de partager avec vous sur des sujets de société, en ma qualité de citoyen du canton et d'habitant de La Croix-de-Rozon, tout comme avant. 

    Belle journée à vous, car c'est un temps idéal pour plonger dans un bon livre.                             

    Walter Schlechten, un Minet habitant la Croix-de-Rozon. 

  • Criminalité de bistrot ou "Germaine, remets trois de Gamay mon p'tit coeur" !

     

    (G) - Debleu debleu Norbert, t'as vu l'histoire d'hier.

     

    (N) - Ben non mon Gérard ... Où ça ?

     

    (G) - A la Jonction, les flics ont allumé une crapule, un tout vilain.

     

    (N) - Ah bon ... Comment ça ? - Germaine, remets trois de rouge mon p'tit coeur.

     

    (G) - Ben c'est un p'tit gars qui a braqué une pharmacie avec un flingue avant de s'en prendre à une mère de famille et son ptio pour prendre la fuite en lui piquant sa bagnole.

     

    (N) - Hein .... Tu plaisantes Gégé ?

     

    (G) - Ben non, même que le voyou a fait une embardée avec la chiotte de la blonde, il a tout ramassé, scooter, moto, même une Harley, tu te rends compte.

     

    (N) - Incroyable ... Et les flics ils étaient là ?

     

    (G) - Ben ouai, un costaud qui a vu la scène est intervenu ... Et pan, pour protéger la veuve et l'orphelin, enfin pas encore.

     

    (N) - Il l'on choppé alors ?

     

    (G) - Le salopard, ben oui, il ne pouvait pas aller bien loin avec du plomb dans l'aile.

     

    (N) - Pour une fois que les poulets sont là au bon moment, comme quoi. Et c'est quoi pour un guignol à une tune ?

     

    (G) - Tu ne devineras jamais mon Norbert !

     

    (N) - Un français, un p'tit lyonnais comme l'autre fois, suis certain ?

     

    (G) - Ben non tu vois.

     

    (N) - Un arabe, un sans papier, un de plus ?

     

    (G) - Ben non, à l'eau.

     

    (N) - Ben, un noir alors, un vendeur de drogue de Plainpalais ?

     

    (G) - Et ben non mon grand.

     

    (N) - Ce n'est quand même pas un Rom, pas là ?

     

    (G) - Non mon Norbert, tu veux une pioche ?

     

    (N) - Non non mon Gégé ... Euh ... un ... un albanais, un qui voulait rentrer chez lui ?

     

    (G) - Et non, encore raté ... tu devines pas alors ?

     

    (N) - Ben non mon Gégé, raconte alors.

     

    (G) - Tu vas jamais me croire Norbert ... Un chti Suisse, un gamin bien de chez nous, c'est même marqué dans la Julie ... Tu vois, même eux ils commencent à faire des conneries, incroyable, non ?

     

    (N) - Incroyable, ouai, pauvre gosse ... Germaine, remets trois de Gamay mon p'tit cœur.

     

    "Ceci n'est qu'une fiction, et tout fait ressemblant dans un bistrot genevois ne serait que pure coïncidence"

     

    Walter Schlechten, habitant de La Croix-de-Rozon.