Résistance

  • Il y a 20 ans, cette journée qui a boulversé l'équilibre du monde et celui de nos valeurs !

    Il fait beau ce jour là, un grand soleil d'été indien comme on l'aime à Genève. Je me trouve en patrouille avec un jeune collègue.

     

    Une journée banale à Rive, réquisition sur réquisition, mais ça va encore. Une journée comme les autres, qui nous réserve son lot d'imprévu et de surprise, ce qui fait tout l'intérêt de ma profession.

     

    Une journée où l'on pense à ce dont sera fait demain en oubliant déjà un peu hier. Une journée où l'on est plongé dans notre travail, oubliant nos proches dans le stress de la fonction.

     

    Il n'est pas encore 15 heures lorsque je reçois un sms de ma femme « Regarde vite la télé, un avion s'est écrasé sur New-York, ils ne savent pas si c'est un accident ou un attentat, mais c'est horrible ». Je regarde mon collègue qui devine que quelque chose ne va pas. Je lui lis alors le texto et lui dis que l'on doit trouver un poste de télévision rapidement.

     

    Nous sommes rue de Montchoisy, à quelques mètres d'Auto-Secours, un garage où Bisetto qui dispose bien d'une télévision dans son bureau, départ. A notre arrivée nous constatons que la place est prise. Le patron, le pompiste et trois collègues gendarmes sont déjà là. Ils sont livides et comme hypnotisés devant un tout petit poste de télé de remplacement, le grand écran du patron ayant lâché. Il y règne un silence de mort alors que CNN est au programme.

     

    « Venez voir les gars, c'est incroyable, c'est un attentat pas un accident » me lâche le chef de l'autre patrouille. Nous nous installons comme on peut. Je saisi une petite chaise d'enfant, rouge je m'en souviens, et me pose à droite de l'écran. Les premières images sont celles d'un avion qui percute le WTC, elles repassent en boucle.

     

    Immédiatement je me dis que ce n'est pas possible, que c'est un film, c'est du Spielberg. Je connais bien ces tours pour y être monté à trois reprises au sommet en dix ans. Je n'arrive pas à détacher mes yeux de l'écran. Les images de l'incendie sont effroyables et très vite l'on croit deviner le calvaire des gens qui se trouvent dans le bâtiment, une véritable tour infernale. Je me rapproche encore de l'écran, comme si je voulais me convaincre que ce que je vois n'est pas réel, que ce n'est pas un attentat, que c'est une bande annonce d'un film.

     

    Nous sommes dans l'horreur. Cinq minutes que nous sommes rivés devant les informations et nous avons déjà perdu tous nos repères. L'incompréhension est grande, les interrogations aussi. Qui, comment, pourquoi. L'événement nous dépasse et nul n'a de réponse.

     

    Et puis soudain, c'est le choc, celui des images en directe, où la réalité vient nous frapper de face pour nous assommer encore plus. Un deuxième avion s'écrase en "Live" sur la tour no 2 du WTC. C'est l'effroi qui nous gagne, avec ce sentiment terrible d'être nous aussi dans la tour au moment de l'impacte. Nos exclamations d'horreur accompagnent les images.

     

    La monstruosité de l'acte brise définitivement nos valeurs, nos croyances en l'humain. Ce n'est pas possible que l'homme commette de tels actes. On pense aux victimes, celles qui se trouvaient dans les tours en premier lieu, puis comme si nous les avions évincés, les passagers des avions détournés.

     

    Les informations tombent une à une. La situation est empirique aux Etats-Unis. D'autres attentats se produisent sur sol américain, dans la confusion la plus totale. Le Pentagone est la cible d'un troisième avion. Puis c'est en Pennsylvanie où un avion s'écrase. On redoute alors que des dizaines d'avions servent de bombes humaines. L'espace aérien est fermé par mesure de sécurité. Chaque nouveau flash d'informations retient toute notre attention, comme si l'on pouvait, mais est-ce possible, nous annoncer encore pire.

     

    Dans le bureau, nos regards se croisent, mais pas un mot, un silence religieux règne, nous sommes déjà en communion avec les victimes, avec le peuple américain, avec l'humanité entière aussi, mais nous ne le savons encore pas. Mes sentiments personnels se bousculent, je me sens vidé, comme si je venais de perdre quelque chose d'important en moi.

     

    Mes souvenirs se brouillent, mais je me rappelle qu'une patrouille est demandée pour deux cambrioleuses mises en fuite au centre-ville, je me souviens que personnes n'a répondu. Je me souviens que nous sommes restés deux heures dans ce bureau, à suivre les événements. Je me souviens que le comble de l'horreur est arrivé au moment de l'effondrement des tours, comme si tout ce que nous venions de vivre n'était pas suffisant, comme s'il fallait que ce jour effroyable se termine par le comble de l'horreur. Nous étions ko debout, vivant certes mais détruits par les émotions.

     

    Nous nous souvenons tous où nous étions ce jour là, c'était le 11 septembre 2001. Il a marqué nos mémoires, il a probablement changé nos vies, nos valeurs, nos croyances, notre avenir.

     

    Aujourd'hui, je suis toujours en pensées avec les victimes de ces attentats, avec ces morts innocents et ces milliers de blessés, avec leurs familles, leurs proches et tous mes collègues policiers, les pompiers et autres urgentistes qui ce jour là n'ont pas reculé face à un ennemi invisible, la cruauté des lâches.

    Walter Schlechten dit "Minet" 

     

     

  • Ni dans un camp, ni dans l'autre, alors que choisir ?

    Covid-19 / Vaccins / Pass sanitaire :
    Gros débats sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours (comme aucune télévision publique n’ose, ne peut ou ne veut en réaliser).
     
    Ce qui est terrible pour nous, simples citoyens, c’est la stigmatisation des personnes qui s’expriment, une guerre des convictions, dans un camp ou dans l’autre;
     
    Ce qui est terrible pour nous, simples citoyens, c’est la désinformation ou l’information contradictoire, dans un camp ou dans l’autre;
     
    Ce qui est terrible pour nous, simples citoyens, c’est de sentir que l’on tente de nous manipuler pas de nous convaincre, dans un camp ou dans l’autre;
     
    Ce qui est terrible pour nous, simples citoyens, c’est que même si nous ne cherchons juste qu'à comprendre, à discuter, à échanger, nous sommes immédiatement étiquetés, rangés, catalogués, dans un camp ou dans l’autre;
     
    Ce qui est terrible pour nous, simples citoyens, c’est de constater que beaucoup d’énergies sont déployées pour décider de notre mode de vie durant cette pandémie, mais si peu sont consacrées à découvrir l’origine de celle-ci, source de tous nos problèmes, dans un camp ou dans l’autre;
     
    Ce qui est terrible pour nous, simples citoyens, c’est qu’aujourd’hui on ne sait plus à qui faire confiance, dans un camp ou dans l’autre;
     
    Demeurent les décisions individuelles, personnelles, des choix assumés ou pas, des choix contraignants ou pas, des choix influencés ou pas, demeure qu’aujourd’hui on nous laisse encore la possibilité de choisir, non pas de savoir si nous souhaitons être dans un camp ou dans l’autre, mais comment nous souhaitons simplement vivre en restant libre.
     
    Minet. 

  • Cette élection complémentaire est polluée, je vais donc moi aussi voter utile !

    Jamais une campagne électorale n'aura autant opposé les contradicteurs; jamais les candidats ne s'étaient retrouvés dans une telle situation, soit en pleine crise sanitaire et économique; jamais les médias n'ont accordé autant de papier aux affaires; jamais une élection n'a été autant polluée par les conflits; jamais une élection n'a posé cette autre question :  "voter pour un homme déchu ou voter pour des valeurs sociales, économiques et morales soit pour un renouveau," jamais. 

    Dans ce cadre, il y a aujourd'hui les déterminés, ceux qui savent déjà à qui ils vont accorder leur suffrage, puis il a les autres, les déterminants, les neutres, les indécis, les septiques, les déçus, les égarés, les désespérés, les jeunes, les vieux, les abstentionnistes, les révoltés. 

    En l'état, personne ne peut dire qui va remporter cette élection complémentaire. Le taux de participation sera lui aussi décisif n'en doutons pas. 

    Hier soir, lors du débat sur Léman Bleu, Delphine Bachmann a été la meilleure lors des ces joutes. Les téléspectateur ont pu découvrir une femme déterminée, intelligente, posée, qui souhaite se mettre au service de la population, de l'économie et d'une certaine droiture. Une belle découverte qui aurait pu être gagnante si le l'Entente n'avait pas implosé. Cette jeune femme va néanmoins rassembler les voix d'une droite légitime. 

    Yves Nydegger a été fidèle à lui-même, il représente cette autre droite qui a du mal à entrer et à s'inscrire durablement au pouvoir exécutif cantonal. Il a piqué, les candidats et les journalistes, il a feinté, il a arbitré peut-être. 

    Pierre Maudet à fait du Pierre Maudet "décontracté", c'est contre-nature visiblement. Moins à l'aise que souvent car chahuté par les trois autres participants, il a moins revendiqué sont bilan tout en fustigeant les résultats de ses collègues du Conseil d'Etat, institution dont pourtant il fait partie depuis de nombreuses années.  

    Fabienne Fischer n'a pas refusé le combat qui l'attendait, elle a tenu tête à la "bête politique" tout en présentant une vision pour l'avenir. Elle a évité les pièges sans renier ses idées. On a deviné l'avocate, posée et ferme sur les prix, on a également vu la femme qui souhaite une société plus équitable, socialement, économiquement, écologiquement, cette société où de toutes façons nous devrons arriver. Les autres partis viendront surfer sur ces vagues en 2023, vous verrez. 

    En conclusion, je vais voter utile moi aussi.

    Je vais voter pour une femme, ce qui aura comme avantage de participer aux combats menés par ces dames pour l'égalité, la reconnaissance, la parité, le respect; 

    Je vais voter pour une Verte, ce qui aura comme avantage de forcer encore un peu plus les autres partis à venir sur le terrain de l'écologie, de l'économie durable, de le justice sociale; 

    Je vais voter pour une personne de gauche ce qui aura comme avantage de laisser le Parlement (de droite) arbitrer ces deux prochaines années, de reprendre les rênes en cette fin de législature compliquée. 

    Je vais voter, pour élire une voix nouvelle et pour éloigner ce qui me rebute. 

    Enfin, j'espère qu'en 2023 Delphine Bachmann se présentera à nouveau, elle aura alors tout mon soutien car elle aussi représente l'avenir, celui dont Genève à besoin, celui du renouveau pour une politique durable.  

    Walter SCHLECHTEN, électeur de Perly. 

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  • La confiance est une plante rare, une fois arrachée elle ne repousse jamais !

    Certains tiraient déjà le signal d'alarme l'an dernier alors que d'autres croyaient que ce n'était qu'une petite histoire de course d'école, des petits mensonges répétés, que ces chamailleries allaient cesser une fois la fin de la récréation sonnée, mais il n'en est rien. 

    Nous sommes aujourd'hui devant la plus grande crise institutionnelle que Genève n'ait jamais connue. Ce sont même les fondements de l'Etat et les valeurs politiques de notre République qui sont déchus. 

    Le peuple hésite, le Parlement se plaint, le Conseil d'Etat fulmine, le pouvoir judiciaire fait appel, les partis implosent, les alliances s'effritent, les Verts surfent sur cette vague inespérée, c'est réducteur mais c'est la réalité. 

    Tout ça à cause d'un homme, un seul, un politicien dirons-nous puisqu'il en fait profession, d'un militaire, d'un ambitieux qui a fait le choix de pousser la République dans ses derniers retranchements, quitte à la détruire. 

    Visiblement, ce personnage qui compte encore quelque Walkyries à son service se prend pour le sauveur et espère, une nouvelle fois par de beaux discours, mettre dans sa poche et son escarcelle une population perdue, désabusée, abandonnée, fragilisée et donc désespérée. 

    Pourtant, au moment très intime où le peuple souverain va déposer en l'urne, il y a une condition indispensable à l'aboutissement de notre choix; nous nous devons de pouvoir pleinement accorder notre confiance.

    "Quand la foi à la parole a été détruite, sans confiance l'intimité est impossible" écrivait Henri-Frédéric Amiel.

    Je vous le dis, aujourd'hui je ne peux plus accorder ma confiance à celui par qui le mensonge est arrivé, celui à qui nous avions pourtant confié les clefs de la République. Il a tout détruit sur son passage et continue sa charge ambitieuse, avec un certain talent oratoire certes mais sans scrupules visiblement car Il broie les hommes, il brûle les valeurs, il ruine les espoirs, il piétine les institutions, il affuble la collégialité alors qu'il convoite le pouvoir, il promet beaucoup mais il sait habiller la vérité. 

    Comment encore oser lui faire confiance ? Par désespoir probablement, je ne vois que ça !

    Heureusement, nous sommes des dizaines de milliers à ne pas être désespérés, nous sommes juste exaspérés et gardons espoir avec engouement que sans ce bourreau de la République les institutions reprendront vie. Il faudra du temps, beaucoup de temps mais c'est la seule solution pour sauver les fondamentaux qui ont fait que Genève était une référence, le coeur du protestantisme, des droits humains mais aussi le lieu d'accueil d'institutions internationales observées par le monde entier. 

    Prenons de la hauteur car il n'y a nul sauveur. Par contre il y a une crise sanitaire, une crise économique, une crise politique, une crise écologique, une crise philosophique. Dans ce cadre là, dans nos démocraties seules les institutions pourront, avec la confiance du peuple, nous permettre de stabiliser la situation avant de débuter un long chemin de reconstruction, en laissant derrière nous celui qui porte les responsabilités de ce que nous pouvons appeler ce jour, un désastre.

    Ceux qui reposent au cimetière des Rois n'aimeraient pas ce qu'il est advenu, j'en suis convaincu. 

    Walter SCHLECHTEN, électeur de Perly. 

     

     

     

     

     

  • Pandémie de la Covid-19, je ne devine qu'une seule solution !

    Alors que mon vol Lisbonne / Genève est un peu turbulent, je réfléchis sur les semaines que nous venons de traverser en Suisse, en ayant eu personnellement "la chance" de suivre les récentes actualités depuis le Portugal, un pays très touché par la pandémie. 

    Des mois que que nous écoutons, que suivons, que nous regardons, que nous obéissons, que nous ne réfléchissons plus, des mois que la Covid-19 dicte notre quotidien. 

    Des mois que nous subissons, que nous restreignons, que nous souffrons, que nous confinons, que nous oublions, des mois que les politiques dictent notre quotidien. 

    Des mois que nous vivons autrement, que nous vivons en isolement, que nous vivons masqués, que nous vivons cachés, des mois que nous vivons sans société, des mois que les mesures sanitaires dictent notre quotidien. 

    Des mois que je ne pense plus, que je ne regarde plus, que je n’envisage plus, que je n’avance plus, que je n’aime plus, des mois que la pandémie brise des vies au quotidien. 

    Et surtout il y a les malades, les hospitalisés, les décédés, il y a les bienveillants, les soignants, les médecins, les fossoyeurs, il a la vie souvent, il y a la mort parfois.

    Car en définitive ce n’est pas contre la pandémie que nous luttons mais sur ses effets, de ceux qui engendrent les peurs, les craintes, les maux, les souffrances, les espérances parfois. 

    Des mois que nous hésitons alors que les plus « grands de ce monde » ont tous dit que nous étions en guerre. 

    Face à la guerre moi je ne connais qu’une solution, l’union qui fait cette force, qui réuni les peuples, les hommes et les femmes de bonne volonté pour combattre, pour vaincre, pour gagner et protéger nos libertés, comme le passé nous l’a si souvent enseigné. 

    Sauf que cette fois il n’y a pas les hommes armés et les autres, là nous sommes tous de facto des petits soldats car si nous n’agissons pas tous ensemble nous n’y arriverons pas car là il nous faut une stratégie commune, sans quoi ces combats menés individuellement seront perdus d’avance. 

    Sachant que nous avons tous le même ennemi, engageons-nous ensemble et confinons l’Europe entière durant trois semaines, un blocus total avec certes le temps qui s’arrêtera, avec des vie qui tourneront au ralenti, avec une économie qui stagnera car en sursis, avec une vie sociale qui s’arrêtera complètement. Avec cette mesure, notre organisation occidentale sera bouleversée et pourtant on aura enfin remis l’humain au centre des débats, de la stratégie, du combat.  

    Je ne sais pas si cela est réalisable, les chinois l’ont fait donc je ne vois pas pourquoi l’Europe dont ses gouvernements sont si fiers ne le ferait pas, surtout que rien n’est impossible quand c’est le peuple qui l’exige en criant "Liberté". 

    Agissons solidairement maintenant pour mieux vivre demain, voilà ma proposition. Et pour ceux qui sont en attente d’un vaccin, considérons celui-ci comme notre deuxième ressource sachant que nous disposons tous, au plus profond de nous, une force commune pour gagner cette guerre,  ce combat qui ne sera pas le dernier soyons en certain, l’histoire nous l’a démontré. Aujourd’hui c'est une pandémie, demain probablement le climat, qui se chargent de nous le rappeler au quotidien. Cette force qui doit nous unir, c’est l'empathie et la volonté. 

    Carpe Diem. 

    Minet, habitant de Perly.

  • De l'intérêt public à la volonté générale !

    Etre élu c’est avoir réussi à obtenir la confiance des citoyens. Entretenir cette confiance c’est défendre les idéaux qui ont amené l’élu à devenir représentatif de sa population.

     

    Les idéaux ou les croyances sont bien souvent les fruits des racines d’un parti. Ce parti est lui-même le résultat de l’éternel clivage entre le riche et le pauvre, la noblesse et le gueux, le patron et l’ouvrier, l’investisseur et le payeur, l’intérêt privé et l’intérêt commun, les inégalités.                                               

     

    Dans tous les cas, et depuis des siècles, ces schémas ont été remis en cause, bousculés, chahutés, critiqués, et enfin redessinés par une gauche ouvrière et une droite libérale, les rouges contre les bleus, avec un centre et des extrêmes.

     

    Et puis, sont apparus des hommes avec des idéaux technocratiques ou dogmatiques, races à part qui jonglent uniquement pour tirer le grain de l’ivraie au seul profit de leurs causes. Souvent sans scrupule, le technocrate sacrifiera tout sur l’autel la croissance dessinée par des experts. Ses pires ennemis ne sont pas le peuple ni les élections mais la crise et les chutes de la bourse, des valeurs pécuniaires ou morales. Le dogmatique lui privilégiera toujours sa cause au détriment de l’intérêt collectif. Ses pires ennemis ne sont là aussi ni le peuple ni les élections mais la crainte populaire de l’enfermement, du cloisonnement, de la restriction par un modèle unique imposé.

     

    Pourquoi cette présentation simpliste, minimaliste et incomplète me direz-vous ?

     

    Tout simplement pour rappeler à nos élus genevois que la politique est quelque chose de très simple, un exercice perpétuel et intemporel qui consiste à représenter le peuple et surtout à servir les intérêts de ce dernier, et que ces intérêts.

     

    En politique il n’y a pas de place pour l’égocentrisme, la mégalomanie, le narcissisme, la vanité, la suffisance, l’insuffisance, en politique il n’y a pas de place pour ceux qui privilégient les intérêts partisans, dogmatiques, économiques ou maçonniques, en politique il n’y pas de place pour la culture du Moi, qu'il soit rouge ou bleu, du centre ou aux extrêmes. 

     

    Alors chers élus, si vous n’arrivez pas à faire preuve d’abnégation, d’altruisme, de dévouement, de sacrifices au profit de l’intérêt général, renoncez à votre mandat et laissez la place à ceux qui se souviennent que Jean-Jacques Rousseau avait explicité les principes du droit politique, du contrat social, dans le seul intérêt du peuple, dit souverain à travers la volonté générale.

     

    Walter Schlechten, habitant de Perly.

    Photo : Le Matin 

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  • Derrière l'antisionisme se cachent parfois les germes de l'antisémitisme, parfois seulement !

    Alors que M. Ban Ki-moon s’inquiète de la montée de l’antisémitisme en Europe, ceci dans le cadre des manifestations menées pour protester contre l’offensive israélienne à Gaza, j’ai envie à mon tour de vous présenter mes craintes.

     

    En Occident, les attaquent militaires israéliennes sont actuellement assimilées à des massacres, un début d’extermination d’un peuple, d’une société civile prise en otage entre un blocus sournois et des actions militaires dignes d’une sale guerre.

     

    Au regard de la disproportion des forces en présence, avec d’un côté un Hamas qui prône la terreur avec des roquettes imprécises et des actions commandos ciblées, et de l’autre une armée israélienne moderne, suréquipée, disposant d’une puissance de feu impressionnante, qui pratique elle aussi la terreur par des actions militaires de destruction massive, nous nous devons de relever les violences de cette guerre mais aussi la disproportion des frappes menées par Israël. Cette escalade de l’activité militaire israélienne serait presque encore compréhensible si de nombreux combattants du Hamas tombaient seuls sous les bombes, mais il n’en est rien.

     

    A Gaza, la population civile, dont de très nombreux enfants, demeure la principale victime des frappes militaires de l’Etat hébreu. La lutte contre le terrorisme palestinien n’est qu’un prétexte qui sert les idéaux d’un sionisme qui ne cache plus ses ambitions.

     

    Vu d’ailleurs, la non réaction des institutions internationales et des gouvernements demeure un mystère. Si l’histoire de l’humanité a une dette face au peuple juif, et envers d’autres aussi, sachant que la Société des Nations n’a pas su éviter l’éclosion de la dernière guerre mondiale, nous pouvons nous demander pourquoi aujourd'hui l’ONU ne prend pas toutes ses responsabilités alors que dans ce conflit israélo-palestinien, les combats qui nous préoccupent à Gaza sont les plus meurtriers de tous les temps entre ces antagonistes.

     

    Selon les services d’urgences de Gaza, en plus des 8’300 blessés, au moins 1’450 Palestiniens ont péri depuis le début de l’opération, soit le 8 juillet. Côté israélien, 56 soldats sont tombés au front ou lors d’attaques du Hamas. Désormais, plus de 230'000 réfugiés palestiniens s’entassent dans des conditions de précarité extrême dans les 85 centres de l’agence de l’ONU à Gaza, sans électricité et avec très peu d’eau et de vivres (sources : Le Soir).

     

    L’Europe réagi et les protestations pacifistes menées en rue sont légitimes face au silence, face aux massacres perpétrés, face à la détresse d’un peuple et aux craintes d’un autre.

     

    Et si demain cette guerre venait à cesser, je crains fortement que si l’Etat d’Israël a probablement fragilisé opérationnellement le Hamas, il aura par contre par ses actes activé une montée indirecte de l'antisionisme, et deuxièmement engendré une génération palestinienne d’enfants de la guerre qui eux n’auront sans aucun doute pas la place dans leur cœur pour respecter un Etat Hébreu génocidaire.

     

    Face à une guerre qui semble éternelle entre deux peuples qui devront coûte que coûte vivre sur un même sol, l’Europe impuissante se réveille, se révolte. Malheureusement, face aux images insoutenables de ce conflit, la haine remplace parfois la colère, et ce sont effectivement des cris antisémites qui montent aux barricades derrière le voile de l'antisionisme. Ceux-ci rappellent aussi aux grands de ce monde que la paix sociale mondiale est bien fragile.

     

    Walter Schlechten, habitant de Perly. 

  • La Prison / Le Pénitencier

     

    Problème de surpopulation à Genève, Champ-Dollon bat tous les records avec un taux d'occupation de 220 %. Les conditions de détention sont fustigées par la CEDH, les détenus se révoltent, des rixes éclatent, les gardiens et tout le personnel pénitentiaire souffrent de ces conditions de travail. La sécurité de tous ne peut plus être garantie, même si nos rues sont plus saines car des individus néfastes croupissent en prison.

     

    La prison, juste lieux pour les multirécidivistes condamnés, pour les individus dangereux enfermés et, pour l'instant, les malades délinquants neutralisés. 

     

    Et pourtant, le véritable problème n'est pas la politique, exécutive ou judiciaire, menée à Genève mais bien la catégorie des personnes détenues. 

     

    Plus de 60 % des prisonniers incarcérés à Genève devraient se trouver, non pas à Champ-Dollon, bâtiments prévus pour la détention préventive, mais dans un pénitencier, lieu de détention adéquat pour y purger une peine. 

     

    Le véritable problème sociétale n'est donc pas l'emprisonnement, mais le manque de lieux de détentions idoines. 

     

    Quand j'apprends que Mme Simonetta SOMMARUGA propose, avec le Conseil Fédéral, de revoir les conditions nationales d'hébergement administratif et les forfaits de sécurité en lien avec les requérants d'asile, ceci auprès des communes et des cantons, je me dis qu'il est possible de faire de même la problématique rattachée aux détenus de nos prisons, au sujet d'un pénitencier !  

     

    Je recommande donc la construction d'un pénitencier fédéral de 1200 places, basé sur un concordat national (partage des frais, des charges). Cet investissement, coûteux certes, correspond non seulement à un besoin, mais aussi à une réalité.

     

    Walter Schlechten, habitant de Perly ! 

  • Le diable est sur la muraille, et maintenant on fait comment ?

    Tout comme la population genevoise, j’ai accordé 20 % de mes voix au MCG. Comme la plupart de ces électeurs mon vote était un acte de protestation. Il était dirigé contre les partis gouvernementaux qui n’ont pas su trouver des solutions aux problèmes des résidents genevois.  

     

    La dernière législature a en effet été marquée par les affaires, les "genfereï", et l’incurie du Conseil d’Etat, alors qu'une crise économique s'abattait sur l'Europe. Dans ce pouvoir exécutif, seul David Hiler a su tenir la baraque en tentant de juguler la dette étatique avec des budgets maîtrisés. Certes, la dernière année fut marquée par la présence emblématique de Pierre Maudet, fraîchement élu Conseiller d’Etat, mais cela est totalement insuffisant pour tirer un bilan positif des mandats écoulés.

     

    Le Parlement, lui, s’est noyé tout seul au regard de la multitude des dossiers et la charge insurmontable des modifications législatives, ceci sans parler des travaux de la Constituante qui n’a pas osé déposer une véritable vision d’avenir constitutionnelle, se contentant de se satisfaire d'une vision du monde actuelle, mais si consensuelle.

     

    Reste qu’un quinquennat va débuter avec une structure parlementaire inédite, constituée de sept partis qui pourraient représenter trois blocs, et encore rien n’est aussi certain tant la balance penche à droite. 

     

    Aujourd’hui, les partis gouvernementaux genevois classiques doivent se rendre compte que l’émergence du MCG et la consolidation de l’UDC ne sont pas des épiphénomènes en lien avec la crise, mais bien de nouveaux outils politiques avec lesquels il faudra travailler.

     

    Demeure que si la législature précédente n’a pas su trouver les solutions aux problèmes soulevés par la population genevoise, dans celle qui s’ouvre nos élus n'auront pas droit à l’erreur sachant que tous les partis doivent retrouver le bon sens politique nécessaire pour défendre leurs idées tout en ravalant leurs idéaux, leurs dogmes. C’est le prix à payer pour que des projets politiques aboutissent au profil d’une population qui ne se contentera plus de slogans ou de tronches de gendres idéaux.

     

    La politique c’est avant tout avoir une véritable vision d’avenir pour la génération future, tout en améliorant aujourd’hui les problèmes structuraux reconnus, en instaurant les projets évolutifs nécessaires au mieux vivre ensemble.

     

    Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly.

     

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  • "Hommage à Adeline"

    Croire en l’humain est probablement une richesse, une grandeur d’esprit qui doit nous ouvrir sur le monde.

     

    Croire en l’humain est sûrement un don, une qualité qui nous investi d’une mission sociétale, d’un sacerdoce.

     

    Croire en l’humain est évidement une utopie, une vision du monde qui se veut rassurante pour nous-mêmes, pour nos proches, pour nos enfants.

     

    Croire en l’humain c’est aussi s’abandonner un peu plus, offrir un respect et une confiance à celui qui les avait bafoués.

     

    Croire en l’humain c’est également fermer les yeux sur les horreurs commises par l’homme, à travers ses actes, ses gestes, ses mots, ses choix, ses décisions, ses sacrifices, ses intérêts.

     

    Croire en l’humain c’est s’offrir un peu, c’est donner de son temps à celui qui n’en a pas, c’est donner de son âme à celui qui n’en a plus.

     

    Croire en l’humain c’est avoir confiance en soit, en l’autre, c’est se convaincre que l’homme peut changer, devenir meilleur.

     

    Croire en l’humain c’est mener un combat contre une société qui n’aime pas la différence, qui n’aime plus l’indifférence, qui vit de convictions, d'idéaux préconstruits. 

     

    Croire en l’humain, c'est observer pour ne pas devenir comme eux, comme ceux qui condamnent à mort, comme ceux qui donnent la mort.

     

    Croire en l’humain, c’est mourir un peu, c’est rendre orphelins les préjugés, ceux qui guident le bien et le mal.

     

    Croire en l’humain, c’est prendre le risque de se tromper, pas sur ses choix, pas sur ses croyances, mais sur la possibilité que l’homme sache évoluer, se reconstruire, se réinsérer.

     

    Ces gens qui, au quotidien, travaillent et vivent avec cet espoir fou, cette vision humaniste d’un monde meilleur, ces gens là méritent tout notre respect car ils sont rares. Ils entretiennent une lueur d’espoir qui doit nous laisser croire que fondamentalement l’homme est bon, que nos enfants ont un avenir dans une société qui pourtant tous les jours assassine un peu plus nos fondamentaux.

     

    Walter SCHLECHTEN, habitant de Perly. 

     

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  • Usagers motorisés de la route, les nouveaux contribuables désignés !

     

    Normalement, tout roule, mais là nous sommes en temps de crise et visiblement l’on cherche à mettre des bâtons dans les roues des usagers de la route motorisés.

     

    La Suisse dispose d’un parc de véhicules motorisés très important. Il est principalement constitué de voitures et deux-roues récents, bien entretenus et utilisés au quotidien. La politique forcée et menée pour imposer la mobilité douce ne répond pas aux attentes de ces  usagers suburbains. La plupart des trajets ne se résumant plus à aller du point A au point B, il leur est nécessaire de garder une certaine liberté de mouvement, sachant que le temps de déplacement se gère dorénavant autrement face aux contraintes sociétales.

     

    L’explosion des deux-roues motorisés en Suisse est la preuve de ces modifications de comportements en lien avec les déplacements. Par exemple, il y avait 12’370 scooters sur nos routes en 1990, il y en a aujourd’hui 260'000.

     

    Malheureusement, les infrastructures routières n’ont pas suivi, priorité étant accordée aux transports publics et à une mobilité douce urbaine. Il n’en demeure pas moins que nous ne pouvons ignorer les usagers motorisés. D’ailleurs, nous remarquons que ceux-ci sont devenus une cible économique, un contribuable supplémentaire désigné, culpabilisé et stigmatisé.

     

    En Suisse, les frais d’entretien et les primes d’assurances des véhicules sont élevés, même si les prestations sont de qualité. L’impôt plaque a été augmenté et selon la cylindrée le montant est parfois exorbitant. Les possibilités de parcage ont été restreintes en milieu urbain. Le macaron Zone Bleue payant est alors devenu indispensable pour les habitants des quartiers urbains, alors que les localités suburbaines y viennent aussi. A Genève, la fondation des Parking est devenue la bête noire des automobilistes, le stationnement limité étant sujet à un contrôle strict et immédiatement sanctionné en cas de dépassement.

     

    L’augmentation du prix de la vignette autoroutière n’est plus taboue, elle viendra s’ajouter à la longue liste des frais nécessaires à l’usage d’un véhicule à moteur. Et comme cela ne suffisait pas, voilà que les deux-roues motorisés vont devoir se soumettre au stationnement payant, le parcomètre devenant une nouvelle tirelire des finances cantonales.

     

    Est-il judicieux de l’envisager, sachant que cette catégorie d’usagers de la route a été totalement délaissée dans les projets de réhabilitation du centre-ville. Les motards et autres scootéristes doivent subir les modifications de tracés qui privilégient la mobilité douce, les transports en commun, alors qu’aucun aménagement digne de se nom n’a été prévu pour le stationnement de leurs engins.

     

    Certes le parking sauvage des deux-roues, y compris les cycles, est devenu un véritable problème sur nos trottoirs, mais l’Etat a-t’il joué son rôle en n’étant pas prévoyant dans ses projections en lien avec la mobilité et les modifications de comportements ?

     

    A trop avoir voulu chasser du centre-ville les voitures, nos politiques et autres ingénieurs en circulation ont créé un engouement pour le deux-roues motorisé, notamment le scooter. Aujourd’hui, nos centres urbains se retrouvent confrontés à des problèmes qui n’ont pas été anticipés.

     

    Et comme on ne change pas une politique qui ne fonctionne pas, la mise en place de stationnements payants sur la voie publique (mais l’est-elle encore), pour chasser les envahisseurs qui chevauchent leurs bécanes agiles et parfois bruyantes, sera la solution proposée.

     

    Ecœurant, et ce n’est pas la création d’un certain nombre de places deux-roues dans les parkings souterrains publics qui vont apporter une solution équitable, sachant qu’elles seront insuffisantes en quantité pour absorber le flux et surtout qu'elles seront créées au détriment des automobilistes, ceux-là même qui ont dû quitter la voie publique à grands frais d’abonnements de parking.  

     

    Dans notre société qui s’égare à travers des dogmes, les usagers motorisés de la route sont donc devenus une nouvelle source de revenus, un contribuable de plus qui va devoir passer à la caisse. Et le pire est à venir, car l’argument du pollueur payeur n’a pas encore été abordé, ce qui laisse entrevoir encore bien des tracas pour les finances des usagers concernés.

     

    Walter Schlechten, motard, automobiliste et habitant de Perly-Certoux. 

  • Le bruit, une pollution urbaine qui exige une solution humaine !

    La République est en effervescence depuis quatre jours, la révolte gronde, la résistance d’organise. Erreur judiciaire, injustice sociale, mensonge politique où bavure administrative, nul ne sait ? Pourtant, la presse s’en est fait l’écho et des personnalités de la place montent aux barricades.

     

    Sur des centaines de bistrots, vingt neuf n’auraient pas reçu l’autorisation de prolongation d’horaire sollicitée auprès du Scom. Une fermeture à minuit est donc exigée, comme la loi le prévoit au-delà des exceptions qui étaient devenues la règle.

     

    Nuisances, le mot est lâché et la sanction est tombée. Elle est administrative, elle est instinctive, elle est motivée et notifiée. Depuis de nombreuses années on nous parle du bruit, du fait qu’il représente une pollution, probablement la première en milieu urbain. Nos Autorités se devaient donc d’agir les exploitants n’ayant pas su réagir.

     

    Si les réactions sont aussi vives c’est que l’objectif visé est atteint, la prévention globale par la sanction administrative, sachant que la réponse pénale est inefficace. Ce coup de semonce aura le don de remettre en question des fondamentaux qui guident le monde de la nuit et une certaine économie.

     

    Le mieux vivre ensemble passe aussi par le respect et ce ne sont pas les habitants d’une rue, d’un quartier, qui ne s’investissent plus dans la vie active de ces bars branchés et qui attirent une clientèle suburbaine, qui vont s’en plaindre. Dans le pire des cas, ils pourraient retrouver le calme peu après minuit, et enfin dormir.

     

    Tous les arguments des fêtards urbains ne tiennent pas la route, ce n’est pas parce que l’on habite en ville que l’on doit tout accepter ou subir. Reste une question, la clause du besoin ne devrait-elle pas être instaurée en nos rues lors de l’installation ou la reprise d’un établissement public ?

     

    Au fait, ils ont fait comment tous les bistrots qui ont obtenu ladite prolongation ?  

     

    Walter Schlechten, ex-habitant de La Croix-de-Rozon. 

  • De la fusion à l'érosion il n'y a qu'un temps, même en amour !

     

    Il y a quatre ans, j'ai rencontré une jeune femme, très belle mais inaccessible selon moi. Trois morceaux de fromage et un peu d'humour m'ont permis de tisser un lien avec elle. Immédiatement, cette attache a été fusionnelle, émotionnelle, irrationnelle, comme si le temps nous avait rattrapés pour nous unir, comme si le destin nous avait désignés.

     

    La communion fut grande, presque indescriptible, comme lorsque vous rencontrez une personne et que vous la considérez comme votre moitié, un morceau de vous mais dans un miroir féminin.

     

    Les deux années qui suivirent furent magnifiques, seuls nos sangs n’étaient pas unis ou mélangés, car sinon nous étions en osmose, en harmonie, tout en complicité. L’amour guidait nos pas, nos mots, nos actes et nos sentiments. Il ne laissait pas de place à l’ennemi, à l’ennui, à autrui. Ce même amour nous guidait pour le partager avec une petite fille qui avait sa place dans le coeur de sa maman et qui devait trouver la sienne dans le miens. Rapidement elle entra dans ma vie, rapidement elle entra dans mon coeur, tel l'enfant que je n'avais pas eu, que je regrettais. 

     

    Puis vint la routine, puis vint le temps où l’enfant devient adolescent, puis vint le temps où les minutes comptes et les heures passent. Les éléments du triangle infernal s'étaient installés, les rôles furent bouleversés. Tour à tour sauveur, victime ou bourreau, le cycle de la vie nous donna des rôles bien différents. Et comme si cela ne suffisait pas, la mort et le désarroi vinrent se rajouter à la turbulence des sentiments.

     

    Ajoutons à ça les turpitudes du monde du travail, les animosités qui détruisent car sournoises, les éléments extérieurs qui pénètrent le couple de l’intérieur, et il n’en fallait pas plus pour que l’amour s’envole. 

     

    Trop de larmes pour les autres, pas assez de joie pour nous, trop de misère à partager et pas assez d’amour à échanger. Le couple se meurt, l’enfant roi grandi et s’impose, l’adulte se cache et cherche sa place, l’amour lui disparaît.

     

    L’attente, l’espoir, la rébellion et le refus feront le reste par manque de dialogue. La séparation envisagée laisse alors place à l’opportunité, celle qui redonne du goût à la vie, à l’amour.

     

    Une rupture n’est pas un échec, l’échec aurait été de ne pas vivre cette histoire. Une fin où la haine remplace l’amour, comme pour mieux se séparer, comme pour mieux éviter les folles explications, comme pour dire que jamais nous nous retrouverons.

     

    Je ne garde alors ce soir que les bons souvenirs, des instants merveilleux, des mots lumineux, un amour respectueux, un projet de vie heureux. Je chasse les mauvais moments, les cris et les larmes, je ne garde pas les doutes et les explications manquées, ni les excuses élaborées, car l’échec de cette histoire est constitué par de multiples éléments qui nous ont échappés, qui libres comme l’air sont venus ronger les liens tissés.

     

    Ce fut une belle rencontre, une belle histoire, un amour sincère et profond, ce fut irrationnel aussi car intemporel, mais je l’ai vécu, je l’ai partagé, je l’ai aujourd’hui abandonné, pour mieux me reconstruire, pour vivre tout simplement car il n’y a pas plus grande souffrance que celle de la solitude vécue dans un couple. Être seul n’est pas une souffrance, c’est un choix, et il ouvre la porte à l’espoir, l’amitié, l’amour et le partage. De la revoir revivre, heureuse presque, est aussi le signe que le moment était venu de fermer la dernière page de ce beau livre. 

     

    Walter Schlechten, ex-habitant de La Croix-de-Rozon. 

     

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  • Putain de vie !

    « Putain de soirée de ouff que je viens de passer. Alors que je me dirige vers le parking, la musique résonne encore en moi, mon cœur bat aux rythmes des basses qui ne me quittent plus. Les shoots de Tequila absorbés n’y sont probablement pas pour rien non plus, boum, boum, boum … Faut dire qu’on n’a pas bu que du petit lait ce soir avec mes potes. Les pires ce sont les gonzesses, elles ne savent pas s’arrêter avec les petits verres, l’ivresse à en vomir, comme Coralie tout à l’heure. Elles provoquent mais ne supportent pas aussi bien que nous, les mecs.

     

    Putain, je me les caille sur ce parking et je ne trouve plus mes clefs qui étaient dans la poche de mon blazer. Déjà que la tête me tourne, je n’aurais pas dû mélanger, ni fumer ce joint qui tournait et là faudrait pas que je prenne froid. Mais bon, c’est la fête, ce n’est pas tous les samedis soir comme ça, heureusement pour mes finances et mon pauvre foie. Je crois même que je vais dégueuler si je ne me retrouve pas très vite assis dans ma bagnole. Ah voilà, la clef magique de Titine qui va me ramener à la maison, sans passer par le Start j’espère. Soirée de ouff mais je rentre seul, la Nadia n’a rien voulu entendre, elle n’était pas chaude, pas autant que moi. 

     

    Putain, je ne sais pas comment je vais rentrer, mais c’est exclu que je laisse ma tire sur ce parking de loosers. Et hop, Titine démarre toujours du premier coup, magnifique. Faut dire qu’avec ses jantes sport et son kit avant, elle en a de la gueule Titine. Je vais la faire rugir un peu d’ailleurs, même à froid elle supporte. En plus, avec elle je vais ouvrir et mettre moins de quinze minutes pour arriver à la casa, trop cool ma bagnole.

     

    Putain de nuit, demain ça va être bain chaud et thé froid pour faire passer tout ça, et après dans le canapé et devant la télé. Je ne sort pas, même si mes loosers de potes m’appellent. De toute façon ils sont aussi déchirés que moi. Même Julien a pris une mine, il est parti avant tout le monde, tout juste s’il n’a pas appelé maman à la place de Nez Rouge. Looser, on ne laisse pas sa caisse dans un parking, moi Titine c’est sacré et personne d’autre n’en prend le volant.   

     

    Putain de fiesta, faudra que je la raconte à Miguel, ce con à la grippe et n’a pas voulu sortir, il a tout raté. Quand je pense à la troisième alignée de Tequila boum boum, dix petits verres qui nous attendaient pour une nuit de ouff, on est des Kings. La dernière mine que j’ai pris comme ça c’était à l’anni de Fred, tout à la Vodka pomme, du délire aussi. Faut dire que mes potes et moi on est les rois des bottelons improvisés. Tiens, hier soir avant d’arriver à la boîte c’était à la Super Boc qu’on s’est chauffés. Deux packs de six et des culs secs du diable, Pedro est le plus rapide à ce petit jeu, pas une goutte à côté. Si demain matin j’ai pas mal à la tronche, c’est un miracle.

     

    Putain de route, pas un chat, trois voies pour moi, ouvre Titine, ouvre, la musique à fond, c’est un rodéo à la Gangnam Style qui commence, c’est une soirée de ouff.

     

    Putain de vie, à moi ce soir il ne peut rien m’arriver ... Gen'vois staïle.»

     

    Walter Schlechten, un habitant de La Croix-de-Rozon. 

     

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  • Equilibre budgétaire pour 2013, restrictions pour 2014/2016, les dix propositions provocantes de Minet !

    La situation étant grave, nous ne pouvons plus nous permettre de supputer que, de croire que, d'espérer que. Si les recettes sont incertaines, les dépenses sont contrôlables, tel dans un ménage en proie à des difficultés financières.

    Il nous faut agir, vite, avec fermeté et conviction. Il nous faut réagir, avec détermination et solidarité. Des mesures déplaisantes mais indispensables à une maîtrise des coûts, à la stabilisation de la dette et au redressement réclamé, car devenu indispensable. 

     

    Équilibre budgétaire pour 2013, restrictions pour 2014/2016, les dix propositions de Minet :

     

    1. En 2013, baisse de 3 % des subventions dont le montant dépasse  CHF 1'000'000.-

     

    2. En 2013, baisse de 2 % des subventions contenues entre CHF 100'000.- et 1'000'000.-

     

    3. En 2013, baisse de 0,5% de la masse salariale des employés d’Etat, imputée au 13ème salaire.

     

    4. A Partir de 2013, instauration d’une taxe personnelle « anti-déficit » de CHF 200.- à tous les contribuables enregistrés du canton.

     

    5. A Partir de 2014, blocage des subventions, au niveau de la baisse précitée, durant 3 ans pour tous les bénéficiaires (cas particuliers d’investissement sur présentation d’un projet validé par la Cour des comptes).

     

    6. A Partir de 2013, blocage de l’annuité durant 3 ans pour tous les employés d’Etat.

     

    7. A Partir de 2014, baisse du nombre de cadres supérieurs dans les départements par le non remplacement des départs naturels.

     

    8. A Partir de 2014, baisse de 2 % des budgets de fonctionnement du pouvoir exécutif et législatif à travers une maîtrise des dépenses et/ou la baisse de la valeur du jeton de présence.

     

    9. A Partir de 2014, privatisation de l’OCAN et du SCOT.

     

    10. A partir de 2014, contrôle systématique par la Cour des comptes de l’usage des crédits d’études accordés par le Parlement. 

     

    Walter Schelchten, un habitant de La Croix-de-Rozon.